Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 18:01

 

Source : http://www.scplf-reaa.org/Historique/

La grande majorité des historiens de la maçonnerie sont d’accord pour admettre que le « Rite Écossais » est né en France vers 1740 et qu’il est devenu très vite synonyme de hauts grades. Pierre Chevalier évoque à cet égard (2) « le désir de certains maçons de réformer l’ordre vicié assez vite par les abus de toutes sortes. Les tenues n’étaient-elles pas toujours accompagnées de banquets où le champagne était de rigueur, de chansons et de musique, de propos amoureux et badins ? ».
On ne peut cependant exclure complètement une influence originelle des milieux stuartistes réfugiés à Saint Germain en Laye à la fin du XVIIème siècle ainsi que celle des nombreux Ecossais installés en France, notamment dans l’entourage des Rois de France, depuis Jeanne d’Arc.
Selon Roger Dachez (3) :
« le mot « Écossais » semble simplement traduire le fait que parmi les premiers maçons, en France autant qu’en Angleterre, le souvenir demeurait du rôle majeur joué par l’Ecosse dans la maturation finale du système maçonnique spéculatif. Les mots écossais, écossisme, en vinrent alors à désigner tout ce que la Maçonnerie désignait comme éminent, choisi, particulièrement digne de respect et d’honneur, sans qu’il faille y voir une origine proprement liée à l’Écosse elle-même ».

La création, le développement, voire la prolifération des hauts grades va en effet, sous le couvert d’un objectif visant, selon Paul Naudon, « à restituer à la Maçonnerie ce qu’elle avait perdu de la tradition », projeter cette maçonnerie dans une nouvelle direction, contraire aux excès de toute nature observés dans les loges, c’est-à-dire plus sélective, plus rigoureuse et sans doute également plus intellectuelle.
Le plus étonnant est que ces maçons dotés de hauts grades vont finir par s’octroyer et obtenir une certaine reconnaissance statutaire. Ainsi, en 1745, la loge Saint Jean de Jérusalem, loge du Grand Maître de Clermont, adopte de nouveaux statuts « devant servir de règlements à toutes les loges du Royaume » accordant aux Maître Écossais mais aussi… Parfaits ou Irlandais des droits particuliers : « …Les Écossais seront les surintendants des travaux, ils auront la liberté de la parole, et seront les premiers à donner leur suffrage, se placeront où ils voudront, et lorsqu’ils seront en faute ils ne pourront être redressés que par des Écossais».

Au début de la décennie 1740, on trouve à Paris un grade dit Écossais des 3JJJ ou Écossais de Paris ou Écossais de Clermont.
Dans le sud de la France et tout particulièrement à Bordeaux se développe à la même époque une « Maçonnerie de Perfection », système Écossais, d’abord en sept grades, puis dix grades : Apprenti, Compagnon, Maître, Maître Secret, Parfait Maçon, Maître par curiosité, Maître Prévôt et Juge (autre version du grade de Maître Irlandais), Intendant des Bâtiments, Maître Elu et Grand et Vrai Écossais. Le système est rapidement porté à quatorze grades.

Il faut rappeler qu’à cette époque, l’Écossisme s’est enrichi de plusieurs influences, dont celle des origines de la maçonnerie défendues par Andrew-Michael de Ramsay (1678-1743) dans son Discours. Georges Lamoine à cet égard écrit (4) :
« Ramsay n’aurait probablement pas connu la notoriété de figurer dans bon nombre de livres d’histoire comme partisan de la dynastie Stuart, indépendamment de ses écrits philosophico-théologiques, s’il n’avait été franc-maçon et auteur d’un Discours…dont plusieurs critiques s’attachent à dire que ce fut la Bible de la Franc-Maçonnerie française au cours du dix-huitième siècle ».

Le Discours fut, semble-t-il, prononcé la première fois en Loge le 26 décembre 1736, puis fut remanié par son auteur, imprimé, réimprimé, copié et on suppose qu’il circula dans les loges de province. On retrouve dans les différentes versions les thèmes proches de ceux développés dans les Constitutions d’Anderson. Georges Lamoine dans son ouvrage précité attire notre attention sur la tentative faite par Ramsay pour expliquer l’origine historique de la Maçonnerie en la faisant remonter aux croisades et à l’époque du début de la construction des cathédrales. Il souligne que le rattachement aux Chevaliers Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, devenus ensuite les Chevaliers de Malte est le lien entre le passé médiéval et l’Écossisme. De même, les vers cités à propos de la construction de temples pour les vertus et de cachots pour les vices renverront à la tradition écossaise conservée aujourd’hui au R.É.A.A. Albert Lantoine (5) , de son côté, confirme l’influence positive du Discours sur le travail des loges : « Il est assez curieux que ce soit précisément ce maçon, peu « symbolisant » pourrait-on dire, qui passe pour avoir donné le jour au ritualisme compliqué des Hauts Grades. Peut-être pourrait-on avancer qu’il a rendu ces derniers nécessaires en exigeant des loges un travail supérieur, que seule une élite pouvait accomplir. » Et plus loin, il ajoute (6) : « Ramsay n’a pas créé les grades écossais ou les hauts grades comme on l’en accusera, ou comme on lui en fera gloire ; il les a légitimés en faisant remonter la Franc-Maçonnerie aux croisades et en exaltant son pays d’origine, l’Ecosse ». Guy Chassagnard (7) quant à lui déclare : « Des croisades, des preux chevaliers, des rois d’Écosse conciliants, des loges en divers lieux d’Europe, il n’en fallait pas plus pour jeter les bases de l’Écossisme. Et maints maçonnologues ont vu dans le Chevalier de Ramsay le véritable créateur du grade d’Écossais, ainsi que l’initiateur des hauts grades maçonniques ».

L’Écossisme s’est également enrichi indirectement au sein de la maçonnerie anglaise, au début de la décennie 1750, de l’influence mythique de l’Écosse et tout particulièrement du courant des Ancients en Angleterre qui contestait les errements de la Grande Loge de Londres et prônait un retour à la tradition rituelle ainsi qu’à l’inspiration catholique de la maçonnerie de métier telle qu’elle se pratiquait en Ecosse et en Irlande, par opposition à la maçonnerie anglaise dite des Moderns. Ainsi se constitua le 5 décembre 1753 la Grand Lodge of the Free and Accepted Masons according to the old Institutions (Grande loge des Maçons Francs et Acceptés selon les anciennes Institutions), dite Grande Loge des Ancients par opposition à l’autre Grande Loge dite des Moderns. Jean-Pierre Lassalle (8) rappelle que :
« le RÉAA, conservatoire du noachisme est, d’une manière plus générale, le conservatoire de la tradition maçonnique ancienne voulant se démarquer de la tradition maçonnique issue de la Grande Loge de Londres de 1717. Le prédicat « ancien », qui qualifie le rite, témoigne de cette volonté, et se réfère à l’aventure singulière des Irlandais autour de Laurence Dermott qui voulurent créer une Grande Loge rivale pour revenir aux anciens usages auxquels les Irlandais étaient attachés (et certains des Écossais, puisque deux d’entre eux ont été Grands Maîtres du nouveau corps maçonnique). Le mouvement et la tendance sont évidemment antérieurs à la date de 1751 où apparaît visiblement cette autre maçonnerie dont découle le RÉAA. Un texte de 1760, bien des fois commenté, The Three Distinct Knocks (Trois coups distincts), montre à quel point le RÉAA a repris des usages rituéliques remis en vigueur par les Ancients, terme valorisant à leurs yeux, alors qu’ils qualifiaient leurs adversaires par la dénomination dépréciative de Moderns. Est « moderne » dans cette optique, tout ce qui altère le texte, le mot, la gestuelle. Cette influence ne va pas se manifester uniquement sur les rituels des trois premiers degrés ».

Comment peut-on définir, en France au milieu du XVIII° siècle, une loge écossaise s ? S’agit-il d’un atelier qui a été fondé par des Écossais d’Écosse ? Qui comporte le mot écossais ou d’Écosse dans son titre ? Qui abrite un nombre important de membres dotés de Hauts grades ? Qui fonctionne selon des pratiques n’émanant pas des Grandes Loges de France, de Paris ou d’Angleterre ? Ou encore qui ne réunit que des Maîtres, Chevaliers ou Princes Ecossais ? Il n’est pas aisé de répondre à ces questions. Guy Chassagnard (9) suggère de s’en remettre à l’opinion de Claude Guérillot :
« Il est très vraisemblable qu’à cette époque, ce que nous appelons une loge écossaise ne possède pas encore toutes les caractéristiques que l’on rencontrera par la suite.
Disons que c’est une loge pratiquant le système en trois degrés symboliques, dans laquelle une part notable des frères est revêtue de degrés supérieurs au grade de Maître, où le vénérable est presque toujours soumis à élection annuelle ».

L’Écossisme parisien des hauts grades, quant à lui, est représenté par deux systèmes à la fin de la décennie 1750 :
- le Conseil des Chevaliers d’Orient, Souverains Princes Maçons et d’Occident fondé en 1756,
- le Souverain Conseil des Empereurs d’Orient et d’Occident, Sublime Mère Loge Ecossaise, inauguré en 1758,
Par SCPLF - Publié dans : histoire de la FM
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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 07:31

Dans les années 1740, on trouve à Paris un grade dit Écossais de Paris ou Écossais de Clermont. C'est d'ailleurs dans un document parisien daté du 11 décembre 1743 que la Grande Loge de France, qui deviendra Grand orient, condamne ce qui apparaît comme une nouveauté dans le paysage maçonnique. C'est dans cette note que l'on rencontre, pour la première fois l'adjectif « écossais » pour désigner une pratique maçonnique particulière dont la particulier est de n'être pas constituée des grade d'apprenti, compagnon et maître. Ce qui suit est le rituel de l'un de ces grades, celui d'Ecossais Parisien.

 

La loge doit être tendue couleur de feu et éclairée par sept lustres rouges, trois au midi, trois au nord et un à l'orient; les trois placés au midi et au nord sont de trois, cinq et sept lumières. Et celui de l'orient en contiendra quinze, ce qui représente les quinze Maîtres qui furent choisis pour la recherche de notre Père Hiram, mon ou vif; les autres lustres représentent l'escalier fait en forme de vis pourmonter à la Chambre du Troisième, qui se monte par trois, cinq et sept. Tous les Frères qui composent la loge doivent être habillés de noir, décorés d'un grand cordon rouge où pend un Triangle sur lequel est un Compas; ils auront leurs tabliers bordés de rouge.

Ouverture de la Loge

Le Très Respectable, qui représente le roi Salomon, se nomme Très Excellent; il frappe trois, cinq et sept coups; les Surveillants, qui se nomment Adonhiram, qui est le nom de celui qui remplaça Hiram après sa mort, répondent aussi par trois, cinq et sept coups; cela fini, tous les Ecossais portent la main droite au front, qui signifie le signe d'entrée et le Très Excellent dit : « Mes Frères, aidez-moi à ouvrir la Loge »; il l'ouvre par la première question 1.

Réception

Si la loge est assemblée pour une réception, le Maître des Cérémonies doit introduire le récipiendai­re; il frappe [par] trois, cinq et sept; les Surveillants demandent alors la permission au Très Excellent de voir qui frappe à la porte du Temple; ce qui leur étant accordé, le Premier Surveillant s'en va à la porte où il frappe trois, cinq et sept coups; ensuite, il ouvrira lentement un peu la porte et demandera à celui qui frappe ce qu'il demande; le Maître desCérémonies doit répondre : « C'est un Maître Elu qui demande à être reçu Ecossais »; le Premier Surveillant ferme et va rendre compte au Très Excellent de ce qu'il a trouvé à la porte et la réponse qu'on lui a faite; le Très Excellent le charge de voir s'il a les qualités requises et, en ce cas, de l'introduire. Etant entré, le Premier Surveillant le conduit au bas de la loge tracée, qui est la partie occidentale; et là, il lui fait monter les sept degrés et le conduit au Tombeau d'Hiram par trois pas d'Apprenti; après quoi le Sur­veillant feint de lui donner le premier coup; ensuite, il le fait avancer jusqu'à l'arche par trois pas de Compagnon et lui donne le deuxième coup; de là, il le fait avance jusqu'au pied du trône du Très Excel­lent par trois pas de Maître, et on lui fait donner le mot de Maître ordinaire, après quoi on lui donne letroisième coup de maillet; ensuite, on le fait asseoir sur un fauteuil vis-à-vis du Très Excellent et au milieu de la loge; on le couvre d'un voile de taffetas blanc, bordé de noir, dans le milieu duquel est pein­te l'Etoile Flamboyante, ayant quelques taches rou­ges pour marquer le sang d'Hiram et dans le milieu sont peintes les lettres J.J.J. Etant ainsi couvert, le Très Excellent lui dit : « Mon cher Frère, vous représente

Hiram fors de sa fosse et placé dans le Saint des Saints par ordre de Salomon; c'est en mémoire de sa mon` et de sa pompe funèbre que nous vous plaçons de même afin que vous l'ayez toujours présent; après que l'on eut rendu les derniers devoirs à Hiram, Salomon choisit Adonhiram, fils de Helder, qui avait inspection sur les ouvriers qui travaillaient au Liban à la coupe du bois; ce fut sur lui qu'il se reposa pour remplacer Hiram, étant le seul qui put avoir cet avantage à cause de ses rares talents. Salomon par sa grandeur (comme était autrefois Hiram) le fit passer de la Chambre du Milieu à la Chambre du Troisième, et ce fut là qu'il lui a donné k même mot qu'il avait autrefois donné à Hiram, avec ordre de le donner à six Maîtres ex­perts, qui avaient aidé à retirer Hiram de sa fosse et le mot dont ils étaient convenus lorsqu'ils étaient à la recherche d'Hiram en cas qu'ils le rencontrassent, ainsi qu'il est arrivé, fut donné à trois mille six cents experts qui travaillaient dans la Chambre du Milieu; cette Chambre du Troisième était, mon cher Frère, celle où travaillait Hiram et le mi Salomon pour dresser les plans et les projets qui devaient servir à la construction du Temple, n'étant pas possible ni même vraisem­blable qu'ils eussent pu travailler ailleurs avec autant d'atten­tion qu'en exigeait un ouvrage si immense »

Le discours fini, on ôte le voile du récipiendaire; le Très Excellent, s'étant approché de lui, dit : Je vais vous relever, mon Tris Cher Frère, de la même manière fut retiré de la fosse; mais comme l'avant-bras était pourri, on fut obligé de le relever par k coude, par trois se­cousses » Après quoi, on le fait approcher aux pieds du Très Excellent où il prête son Obligation à Jehova en ces termes :

Serment

Je promets et m'engage solennellement devant le Grand Architecte de l'Univers et les excellents Frères de cette Loge, de tenir, garder et cacher le secret Maître.Ecossais, de ne »mais le révéler pas même à un Maçon, sous quelque pré­texte que ce puisse être; je promets de ne jamais l'écrire ni graver, sous peine d'être déshonoré Ainsi que Dieu me soit en aide !

Aide

Après quoi, le Très Excellent décore le récipien­daire du cordon de Maître Ecossais, en lui disant : « Cette couleur rouge est pour vous faire ressouvenir que notre Père Hiram prefira répandre son sang plutôt que de révéler le secret qui lui avait été confié. »

L'attouchement est en se prenant le coude sans se donner la main.

Le premier signe est de porter la main droite sur le ventre et de la retirer tout le long du ventre, ce qui est relatif d'avoir le ventre coupé.

Le deuxième signe est de porter la main droite au front, en le touchant seulement du pouce, et les au­tres doigts étendus, en levant les yeux au ciel.

Le troisième signe, que nous appelons signe d'appel, est de porter les mains jointes, les doigts croisés, élevés sur la tête, mais, comme le signe est trop marqué, les Frères ne s'en servent qu'en Loge.

Il y a quatre mots pour se reconnaître dont deux sacrés et deux profanes; les deux sacrés sont Jehova, Joachim, qui signifient à vous seul Eternel. Letroisième est Giblin, qui signifie excellent Maître et c'est là le mot d'Ecossais, le quatrième Gabaon, qui est le nom de la Chambre du Troisième.

Catéchisme

D. Etes-vous Ecossais ?

R. Oui, je le suis, car je connais les trois lettres J.J.J. D. Qu'entendez-vous par ces trois lettres ?

R. Deux paroles hébraïques sacrées.

D. Comment êtes-vous entré dans le Temple ? R. Par sept degrés.

D. Que signifient-ils ?

R. Que la Maçonnerie a sept grades.

D. Quels sont-ils ?

R. Apprenti, Compagnon, Maître, Maître Parfait, Maître Elu, Maître Ecossais et Chevalier de l'Orient.

D. Comment avez-vous été fait Ecossais ?

R. Par trois, cinq et sept.

D. Que signifient ces nombres ?

R. Les quinze experts qui retrouvèrent le corps d'Hiram et le retirèrent de la fosse.

D. Donnez-moi l'explication de chacun de ces membres et que signifie le nombre trois ?

R. Que trois gouvernent la Chambre du Milieu. D. Pourquoi cela ?

R. La Maçonnerie est l'emblème de la nature, elle gouverne comme le Grand Architecte a gouverné la Grande Loge de l'Univers; et le nombre trois est l'indice de la triple propriété divine toute puissante en toute science.

D. Pourquoi cinq ?

R. A cause des cinq ordres d'architecture.

D. Pourquoi sept ?

R. Parce que sept ne substitue qu'a un seul.

D. Cela ne signifie-t-il pas autre chose ?

R. Que le premier, le second et troisième, la perfec­tion du monde fut accomplie; et la perfection de ces trois unités représente la triple essence : or, la Divinité prévenue de l'incarnation du Verbe,ajoutant donc cette unité représentée par le Fils aux deux autres, c'est-à-dire avec le Père et le Saint-Esprit, elle forme un nombre triangulaire qui, toutefois, ne doit pas être considéré que sous une seule vérité. Donc, si on ajoute le pre­mier nombre de ces trois jours de la perfection du monde, avec l'unité de Dieu considéré dans les trois égalités, vous avez trois jours, un seul Dieu considéré en trois personnes, ce qui, ajouté en une formule, vous avez le nombre septénaire qui est la signification de la Création du monde en général, ou ce que Dieu resta pour le créer.

D. Pourquoi le nombre de trois fois vingt-sept ?

R. Parce que ce nombre est la valeur kabbalistique des lettres qui composent nos mots sacrés selon l'alphabet des anges; pour expliquer cela, il faut savoir que les trois mots sacrés, que Dieu avait donné lui-même en parlant àMoïse, composent toutes les unités, ensemble sept lettres, et comme nous connaissons trois personnes en Dieu, toutes trois égales en puissance et ne fai­sant q'un seul en tout, il est vrai de dire que cha­cune de ces Puissances contiennent des lettres d'où elles tirent leur Principe. Donc trois fois vingt-septfait la supputation angélique de quatre-vingt-un ans dont les kabbalistes donnent la clef.

D. Que signifie le mot kabbaliste ?

R. Ceux qui portaient anciennement ce nom étaient parmi les Hébreux ceux que nous appelons docteurs en religion.

D. Quel chemin avez-vous fait pour devenir Ecossais ?

R. J'ai passé de la Chambre du Milieu à celle du Troisième.

D. Comment appelez-vous cette Chambre ?

R. Gabaon.

D. Pourquoi ?

R. Parce que Gabaon était un lieu fort élevé dans la sainte Cité; c'était l'endroit où David et Salomon offraient des holocaustes au Seigneur, et c'était en conséquence de sa mémoire que Salomondonna ce nom au lieu le plus élevé du Temple.

D. Qu'avez-vous vu dans cette Chambre ?

R. Une grande lumière que la vue avait de la peine à soutenir.

D. D'où venait-elle ?

R. De l'Etoile Flamboyante.

D. Qu'avez-vous vu ?

R. Le vrai signe, le vrai attouchement et le mot ou Parole qui n'a jamais été perdue.

D, Combien y a-t-il de signes ?

R. Trois.

D. Donnez le premier

R. C'est de se couper le ventre avec la main.

D. Comment appelez-vous le deuxième ?

R. Le signe de caractère, qui est de porter la main droite au front, ce qui est propre à l'Écossais. D. Comment appelez-vous le troisième ?

R. Le signe d'appel qu'on ne doit jamais donner qu'en loge.

D. Combien avez-vous d'attouchements ?

R. Un par trois.

D. Combien de mots ?

R. Quatre, dont deux sacrés et deux profanes.

D. Quels sont les deux sacrés ?

R. Jehova, Jeachi

D. Que signifient-ils ?

R. A vous seul Eternel, qui renferme les attributs divins.

D. Quels sont les profanes ?

R. Guibelin, Gabaon.

D. Que signifie Guibelin ?

R. Excellent Maître; c'est le nom que portent les Ecossais. Et Gabaon [est] celui de la Chambre du Troisième.

D. Qui vous a confié toutes ces choses ?

R. Celui qui est représenté dans le Tableau.

D. Comment le nommez-vous ?

R. Le roi Salomon.

D. Dans quel temps vous l'a-t-il donné ?

R. Après la mort de notre Père Hiram.

D. A combien le donna-t-il ?

R. A sept.

D. Pourquoi à sept ?

R. Parce que sept furent constitués en un seul. D. Comment appelez-vous le Premier Expert ?

R. Adonhiram, fils d'Herda; il était commis sur les tribus qui travaillaient au Liban pour couper les bois qui devaient servir à la construction du Temple.

D. Que signifie l'Etoile Flamboyante au-dessus de la Chambre du Troisième ?

R. Les cinq rayons qui conduisirent les mages venus de l'orient au lieu où résidait la Divinité.

D. Pourquoi cinq rayons ?

R. Pour marquer les cinq ordres d'architecture des­quels les Francs-Maçons décorent le Temple dé­dié au Seigneur.

D. Que veut dire le cercle qui est au milieu ? R. Que Dieu n'a ni commencement ni fin.

D. Pourquoi votre Loge est-elle appelée loge de saint Jean-Baptiste ?

R. Parce que saint Jean est le premier qui a donné de justes Paroles pour la perfection de l'Edifice. D. Quel âge avez-vous ?

R. Trois fois vingt-sept ou quatre-vingt-un ans. D. Que signifie ce nombre ?

R. Le nombre mystique adoré des anges ou le cube kabbalistique.

Source : http://truthlurker.over-blog.com/

 

 

Par Rituel d'Ecossais Parisien - Publié dans : hauts grades
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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 07:29

Le degré royal-arche est le plus considéré dans la maçonnique anglaise ; on le regarde comme représentant la suprématie ou la royauté des Hébreux. L'assemblée ou chapitre représente le grand sanhédrin ; les frères, dans leur tenue, forment un demi-cercle. Les trois premiers officiers s'appellent : le 1er, le prince Zorobabel ; le 2e, le prophète Haggai ; le 3e, le grand prêtre Jeshua. Leurs sièges sont au centre de l'arc ; vis-à-vis sont placés les trois officiers, appelés habitants temporaires. Le 1er a le titre de principal ; le 2e d’ancien ; et le 3e de jeune. Il y a aussi deux couvreurs qui s'appellent, l'un l’ancien scribe Esdras, l'autre le nouveau scribe Néehemiah. Lorsqu'il manque un officier, on le prend parmi les plus anciens des membres du chapitre.

 

Le temple est orné de l'arche et de la table des pains de proposition.

 

Dans le transparent, au milieu d'une gloire, il y a les initiales des noms de Salomon, roi d'Israël ; d'Hiram, roi de Tyr, et d'Hiram-Abiff.

 

Il y a de rigueur une orgue, ou de la musique, dans la chambre contiguë, ou dans un orchestre pratiqué plus haut en forme de galerie.

 

Les officiers doivent avoir des habits propres aux offices ; Zorobabel a une couronne, et les deux autres ont une tiare. Ils entrent processionnellement dans le chapitre, le scribe en tête, et les dignitaires ferment la marche. Les scribes s'arrêtent à la porte d'entrée, et se placent un de chaque côté, et gardent le chapitre.

 

- En entrant, tous font le signe de détresse, ou autrement celui de respect, qui se fait en abaissant la tête et en portant la main droite au front. Ces signes sont répétés à l'approche, de l'autel et du piédestal d'or ; lorsque les tours sont finis, les officiers prennent leurs places, et ouvrent les travaux de la manière suivante.

 

(Zorobabel frappe un coup.) Zor. « Au commencement était la parole.

Hag. Et la parole était avec Dieu.

Jezhua. Et la parole était Dieu. (70)

 

Zor. Tout puissant.

Hag. Présent à tout.

Jeshua Qui sait tout. »

Zor. frappe un coup ; tous les frères se lèvent et répètent en chœur oe qu'on vient de lire. Voici l'obligation, ou engagement des trois premiers officiers :

« Nous trois, assemblés ici en accord, amour et unité, assurons de tenir cachée la parole sacrée du Maçon royal-arche, promettant de ne pas la révéler à qui que ce soit sur terre, à moins que nous ne soyons trois, reçus comme à présent, régulièrement et d'accord. Ainsi, nous ne donnerons le signe de détresse, qu'en trois temps, afin d'être assurés, que celui qui le reçoit est de ce même office et rang. »

 

Zor. « Compagnons, aidez-moi à ouvrir ce chapitre. Compagnon jeune habitant temporaire, quel est le devoir d'un Maçon royal arche ?

J. H. T. — Celui de voir si le chapitre est parfaitement couvert.

Zor. Veuillez vous en acquitter.

J. H. T. — Grand chef, le chapitre est dûment couvert.

Zor. Jeune habitant temporaire, quel est votre devoir dans ce chapitre ?

J. H. T. — Celui de garder la première vallée, afin qu'aucun n'y puisse entrer sans qu'il soit en possession des paroles de passe, des signes et des attouchements par nous admis, et sans en avoir obtenu la permission du principal habitant temporaire.

Zor. Compagnon ancien habitant temporaire, quel est votre soin dans ce chapitre ?

A.. H.T. — Celui de garder la seconde vallée, afin de n'y laisser entrer que ceux qui sont en possession des paroles de passe, etc., et qui ont obtenu l'adhésion du principal habitant temporaire.

Zor. Compagnon principal habitant temporaire, quel est votre devoir dans ce chapitre ?

P. A. T. Celui de garder la troisième vallée, afin de n'y laisser entrer etc., et qui ont obtenu la permission des grands chefs.

Zor. Compagnon Esdras, quel est votre devoir dans ce chapitre ?

E D'enregistrer les documents, actes, lois et transactions qui regardent le bien être de ce chapitre.

Zor. Compagnon Néehemiah, quel est votre charge dans ce chapitre ?

N. Celui d'assister Esdras dans ses opérations (71).

 

Zar. Compagnon Jeshua, quel est votre devoir dans ce chapitre ?

Jeshua. Celui d'aider et d'assister à élever la maison du Seigneur.

Zor. Compagnon Haggai, quelle est votre fonction dans ce chapitre ?

H. Celle d'aider et d'assister à accomplir la maison du Seigneur.

Zor. Faisons notre prière. — « O Dieu, toi dont l'existence est essentielle, grand Architecte de l'univers, grand principe, cause de toute existence, toi qui as élevé ces deux colonnes qui supportent le firmament formé d'arches magnifiques, toi dont le souffle a produit cette immensité d'étoiles, orné la lune de rayons argentés, et fait le soleil de toute splendeur.

Nous nous trouvons assemblés en ton nom, pour confesser ton pouvoir, ta sagesse, ta bonté et implorer ton assistance. Nous te prions, ô Dieu de grâce, de bénir nos entreprises dans la vie, et de nous accorder une heureuse fin. Accorde nous, autant que possible, la grâce de ton divin esprit, etc. Accorde-nous cela, ô Dieu ! Ainsi soit-il ! »

 

Zor. Au commencement était la parole.

H. Et la parole était avec Dieu.

Jeshua. Et cette parole était Dieu.

Zor. Compagnons chefs, quels sont les grands attributs de cette grande parole ?

H. De tout savoir.

Jeshua. De tout pouvoir.

Zor. D être présent à tout. — Il sait tout; il peut tout; et il est présent à tout, etc.

Zor. Très-excellent Haggai, de quel endroit venez-vous ?

H. De Babylone.

Zor. (T. E. Jeshua) où allez-vous à présent ?

Jeshua. Vers Jérusalem.

Zor. (T. E. Haggai) qu'est-ce que vous allez faire, en allant de Babylone à Jérusalem ?

H. Aider à rebâtir un second temple, et faire nos efforts pour obtenir le verbe mystérieux.

Zor. Compagnons, mettons la main à l'œuvre, pour célébrer un si grand projet.

(Ici on répète l'obligation, dont nous avons parlé. Nous trois, etc.)

Zor. Maintenant je déclare que ce chapitre est dûment ouvert au nom du grand Jéhova (72).

 

Ici est prononcé un discours, qui est réservé pour la fin de la séance ; s'il y a quelque réception à faire, il roule sur la légende du degré et sur les beautés de ses allégories ; après le discours, suit le catéchisme de la demande d'où il vient et de celle de donner le grand signe de royal-arche, de quelle manière il a pu être admis à cette dignité : il nomme les degrés qu'il a passés d'ap\, de Fellow Craft, du vrai compagnon, de maître Maçon, de Past master de parole, de Past master de science, enfin de Maçon royal-arche ; le reste du catéchisme roule sur la Bible, sur Giblura, sur l'adoration du serpent et de la Croix, sur Noah, Shem, Japhet, sur les pains de proposition, sur Éléazar — Âaron — Moïse, — sur les tables de pierre de la Loi, sur le vase d'or de la manne — sur le sanhédrin ; enfin, s'il y a réception, on lait faire au néophite la recherche de la parole qui est dans un puits, où on le descend au moyen d'une corde qui le tient attaché par le milieu du corps, et où il est descendu trois fois pour les fouilles sacrées. Il ne faut pas oublier que la découverte, de la parole est suivie d'oraisons et de psaumes à n'en plus finir. Tout cela est accom

pagné de cérémonies Israélites et bibliques, cousues avec d'autres tirées du N. T., et unies à des formalités romanesques et chevaleresques des anciens Chrétiens et croisés.

 

Différents emblèmes, qui sont attachés à ce grade, se rapportent à ceux des croisés ; entre autres le h. Ce signe est expliqué par Templum Hierosolime : mais, dans le fait, il n'est que l'ancien nilomètre.

 

Cette marque, par laquelle les croisés se désignaient, fut empruntée, avant toute autre, des Égyptiens par les moines. Elle décorait leurs épaules ou leurs poitrines ; ce dont on peut s'assurer par une quantité de monuments où il y a des moines, qui existaient avant les croisés, et cette marque avait été empruntée par les moines, aux divinités païennes et égyptiennes.

 

Le respect pour cet emblème date de très-loin.

Des T ou Thau existaient au Caire dans un puits appelé Michiah, qui communique avec les eaux du Nil (73). Dans l'intérieur de ce puits, il y a trois T, qui Indiquent la hauteur des eaux du Nil.

 

Les Égyptiens gravaient partout ce symbole de mesure : lorsqu'ils bâtirent Memphis, ils avaient placé, partout cette enseigne ; et c'est de la mesure du Nil que la ville reçut son nom.

 

Il fallait donner ces détails sur le royal-arche, parce qu'on a eu tant de faux rapports sur cette matière, qu'il était utile de ne plus laisser exister d'équivoques.

 

Source www.ledifice.net

Par JP Dubreuil 1838 - Publié dans : hauts grades
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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 07:15

Question : qu'est-ce que le "Chevalier de l'Aigle Noir" ?

Je fais un travail sur le chevalier de Saint-George.
On pense qu'il fut le premier maçon de couleur de l'histoire.
On rencontre régulièrement l'affirmation selon laquelle il aurait été initié
à la Loge des Neuf Soeurs. Il n'est cependant cité, ni dans le livre de
Louis Amiable, Une loge maçonnique d'avant 1789, la loge des Neuf Soeurs, ni
dans les commentaire et notes critiques de Charles Porset (Paris, EDIMAF,
1989).

Gérard Gefen estime qu'il appartenait à cette Loge sans figurer sur les
états, en raison de ses origines. Roger Cotte écrit dans son livre qu'Alain
Le Bihan estime qu'il "aurait été initié dans une Loge parisienne,
clandestinement, en raison de sa race". Interprétation confirmée dans le
livre de Pierre Chevallier : Histoire de Saint Jean d'Ecosse du Contrat
Social, Mère loge Ecossaise de France (Ed. Ivoire Clair) : il aurait été
"interdit de figurer officiellement sur un Tableau de Loge" du fait qu'il
était "né esclave et illégitime", mais il était bel et bien membre des Neuf
Soeurs. Lorsqu'il rend visite à Saint-Jean d'Ecosse du Contrat social, c'est
cependant en tant que Chevalier de l'Aigle Noir, de l'Orient de
Saint-Domingue, qu'il figure au registre, où sa signature est accompagnée de
la lettre B (comme Boulogne).

Chevalier de l'Aigle Noir :

C'est un grade mentionné par Paul Naudon comme existant en 1760-1765
( d'après les travaux de la loge -- de la GLNF -- de recherche
"Villard de Honnecourt", 1972, n°73 )

Voir Rite de la Grande Loge des Maîtres réguliers , de Lyon.

Le rituel publié en 1781 par le Grand Globe français assimile au
Kadosch les Grades de Chevalier Elu et de Chevalier de l'Aigle Noir.

En 1799, il existe comme grade autonome dans la liste dressée par
Deveau d'Hugueville :

- grade que s'attribuaient les membres du Chapitre du même nom crée
par Willermoz en 1763
( c'était le premier de ces trois grades originaux de ce chapître )
- 6eme grade de la Mère Loge Ecossaise de Marseille
- 38e grade , variante de Memphis
- 38e grade du rite de Misraïm
- 76e grade du Chapitre Métropolitain
- 5e grade de l'Ordre du Christ ( Portugal) d'après Ragon

Aujourd'hui, le 30e degré du REAA est appelé aussi "Chevalier de
l'Aigle Blanc et Noir"

Sur le chevalier de Saint-Georges :

Le 20 août 1784, le frère François Jouve, ancien Officier et Député
du Grand Orient, Vénérable des "Coeurs Unis" à l'Orient de Basse-Terre ( Guadeloupe ) eut à
défendre l'un de ses Frères de loge, accusé d'avoir épousé une mulâtresse . Pour ce faire, il
signa une planche à l'adresse du Frère Duluc, membre du Grand orient, d'où est extraite cette phrase précieuse qui, à elle seule, justifie la mention du Chevalier de Saint-Georges dans un dictionnaire de Franc-maçonnerie : " D'ailleurs , sans cependant vouloir nous étayer de de l'exemple, n'avons-nous pas eu pour Frère de la respectable
loge des Neuf Soeurs à l'Orient de paris le frère Saint-Georges, mulâtre, né esclave et illégitime ? ".
Ce qui montre que J.B ( Joseph Boulogne dit Chevalier de Saint-
Georges ) a bien était membre des Neuf Soeurs...

Remarque : Saint-Georges était un musicien et un compositeur hors pair.
On le surnommait le "Mozart Noir"
En retour certains auraient qualifié Mozart de "Saint-Georges Blanc".

Grade de Chevalier de l’Aigle Noir :

LE GRAND COMMANDEUR.
- Architecte Suprême de l'Univers ! Source de tout bien et de toute
perfection, Conducteur et Inspirateur de nos Frères, Toi qui mènes tous
les Etres du Néant à la Vie, des Ténèbres à la Lumière, et de
l'Esclavage à la Liberté, nous Te dédions toutes nos actions. Que
l'Immanente Justice les inspire, que l'Inexorable Rigueur les exécute,
et que l'Infinie Miséricorde les tempère ! Daigne dévoiler la profondeur
de nos Mystères à tous ceux qui s'en montreront dignes, éclaire nos
esprits et affermis nos coeurs, trempe nos âmes et renforce nos bras
afin que tous ceux qui, un jour, furent « choisis » et « mis à part » en
vue de Ton Service, demeurent à jamais dignes de cette Chevalerie qui
leur fut accordée, et dignes de l'AIGLE NOIR, son vivant symbole. Amen.

...

*LE GRAND COMMANDEUR. *

- Mon Frère, recevez ce Cordon noir liseré de Blanc Argent, aux couleurs
de notre Grade, et à celles de tous les Grades d'Elus. Ce sont là des
couleurs de deuil. Nous vous laissons le soin de rechercher, selon votre
degré initiatique personnel, le pourquoi de cet usage, mais sachez bien
que nous portons effectivement le deuil d'un de nos Maîtres. En outre,
dans la symbolique traditionnelle, le noir est la couleur de la foi
inébranlable, du savoir caché, du secret, de l'inflexibilité, du
sacrifice. Divers Bijoux, que vous serez amené à voir sur nos décors,
doivent également être étudiés longuement. Leur ésotérisme est d'une
profondeur sans égale. C'est ainsi que L'Aigle Noir et L'Aigle Noir et
Blanc, expriment des enseignements différents, dont l'origine se perd
dans la nuit des âges, et qui ont trait à ce que les profanes appellent
l'Autre Monde. La Croix Teutonique évoque notre lointaine origine
chevaleresque, liée aux Croisades. Et le Poignard rappelle cette
Sainte-Vehme si redoutée jadis des féodaux sans foi ni loi, et qui fit
trembler tant de princes sur leur trône, lorsqu'ils avaient mauvaise
conscience.

...

D - Quelle est la signification ésotérique de l'Aigle Noir
R - L'Aigle était dans le monde antique et dans l'Orient ancien le
symbole du Juge des Ames, du Protecteur des Tombeaux, .en un mot du
Monde des Morts. Noir d'un côté, il signifie l'Au-delà immédiat, Blanc,
il évoque l'Orient Eternel de la Maçonnerie. Il était encore l'image de
l'Ange de la Mort, que l'on nommait le Rétributeur, pour son inflexibilité.

D - Pourquoi les Kadosch se réunissent-ils également dans une Vallée ?
...

Willermoz  et le Chapitre des Chevaliers de l’Aigle Noir

Ce lyonnais d’une exceptionnelle longévité (1730-1824), fabricant
d’étoffes et commissionnaire en soieries, fut à l’évidence le père du
Rectifié. Initié en 1750 dans une loge oubliée, il en devint vénérable
en 1752 (A.Joly, 1938, p.5). Fondateur en 1756 de la "Parfaite Amitié",
constituée par la Grande Loge de France, il en tint le premier maillet
jusqu’en 1762. Il contribua entre temps à la fondation de la Grande Loge
des Maîtres Réguliers de Lyon (1760), plus tard Mère-Loge de Lyon. Il
fallait, écrivit-il plus tard, "être chevalier d’Orient pour y être
admis" (in Steel-Maret, 1893, pp.147-153). Cette Grande Loge ne se
voulait-elle pas chargée "à l’instar de celle de Paris...de veiller au
maintien de la discipline des loges, de fixer le choix de l’uniformité
des grades symboliques jusques et y compris le chevalier d’Orient" ?
Elle pratiquait officiellement sept grades, soit après les trois
premiers ceux de maître élu, maître parfait, maître écossais et
chevalier d’Orient. Là ne s’arrêtaient pas les connaissances de
Willermoz qui, à l’époque, n’avait de cesse de collectionner grades,
décors et rituels. Dans une lettre qu’il adressa le 2 mars 1763 à
Chaillon de Jonville, substitut général du Grand Maître de la Grande
Loge de France, il fit suivre sa signature des titres suivants : Maître
écossais, G(rand) Architecte, Royal Arch, Chevalier d’Orient,
d’Occident, du Soleil, de l’Aigle noir, R(ose) Croix, G.I.G.E.ch.K.
(c’est à dire Grand Inspecteur, Grand Elu, chevalier Kadosh) (reproduit
en fac similé dans Renaissance Traditionnelle, 1992, 89:31) [1]. Les
grades supérieurs au chevalier d’Orient étaient pratiqués dans un
chapitre des chevaliers de l’Aigle noir, fondé en 1763 ou 1765 et
présidé par le propre frère de Willermoz, Pierre-Jacques, médecin,
alchimiste, esprit curieux de tout et très en avance sur son temps
(A.Joly, 1938, p.15). Ce chapitre très fermé vit peut-être la création
du grade de Rose-Croix dont le succès ne devait jamais se démentir.

source ; http://fr.groups.yahoo.com/group/argolablanche/message/13639

 

Par Jean-Marc Matline - Publié dans : hauts grades
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 20:44

La loge doit être éclairée par seize lumières pla­cées aux quatre coins de la loge, qui sera tendue de rouge; le Très Illustre Maître se place à l'orient, sous un dais bleu parsemé d'étoiles d'or; les rideaux du dais doivent être rouges et houppes 1.

Manière d'ouvrir la Loge

Le Très Illustre Maître placé à l'orient, les Sur­veillants à l'occident, tous les Officiers et Illustres Maîtres à leurs places, le Très Illustre Maître Irlan­dais frappe quatre coups sur l'autel, qui sont répétés par les Surveillants, puis il leur demande :

D. Mes Très Illustres Frères, avez-vous fait votre devoir ?

R. Très Illustre Maître, la loge est couverte et nous pouvons commencer nos travaux.

D. Où se tient votre Maître ?

R. Partout.

D. Pourquoi ?

R. Pour veiller à la conduite des ouvriers et présider à leurs travaux.

D. Quelle heure est-il ?

R. Le point du jour, huit heures, deux heures et sept heures.

 

Le Très Illustre frappe quatre coups de maillet sur l'autel, qui sont répétés par les Surveillants et dit :

« Puisqu'il est le point Ù jour, huit heures, deux heures et sept heures, il est temps que les ouvriers aillent aux travaux de la loge des Illustres Maîtres Irlandais nous sommes tous Maitres Irlan­dais ! ». Ensuite, tous les Frères frappent quatre coups dans leurs mains puis ils se placent.

Lorsqu'il y a une réception à faire, le Très Illustre Maître ordonne au Frère Introducteur d'aller prépa­rer le récipiendaire; lorsqu'il le conduit à la porte, il doit frapper quatre coups, qui sont rendus par le Second Surveillant et répétés par le Très Illustre Maître, à qui les Surveillants disent que l'on frappe à la porte en  Maître Irlandais, le Très Illustre Maître ordonne d'aller voir ce que c'est, les Surveillants viennent lui dire que c'est le Frère , qui demande de passer au grade de Maître Irlandais; le Très Il­lustre Maître ordonne au Second Surveillant de lui demander s'il a fait son temps, s'il a travaillé et si les Maîtres sont contents de lui, si le Frère Introducteur l'a examiné sur tous les grades qu'il a passés et s'il en répond. Le récipiendaire et le Frère Introducteur ayant répondu aux questions, le Second Surveillant vient rendre compte au Très Illustre Maître, qui or­donne de le 3 faire entrer; alors le Second Surveillant ouvre la porte au Frère Introducteur, qui conduit le récipiendaire et le fait placer à l'occident entre les deux Surveillants, où il le laisse et vient reprendre sa place. Le Premier Surveillant prend le récipiendaire par la main et, lui ayant fait prononcer le mot Civi, il lui fait mettre le genou droit à terre, puis il lui met une épée sur l'épaule gauche. Le Très Illustre Maître, après quelque temps d'intervalle, ayant prononcé le mot Ki, le Second Surveillant fait relever le Frère, lui fait faire quatre fois le tour de la loge. A la fin de chaque tour, il lui fait saluer le Très Illustre Maître et, ainsi, il prononce le mot. D'Apprenti [au premier salut}, au second, celui de Compagnon, au troisième, celui de Maître; il lui donne le mot de Maître Irlandais et lui fait pronon­cer Jehoux.

Après les quatre tours faits, le Très Illustre Maî­tre ordonne de le faire avancer au pied du trône, en lui faisant prendre possession des quatre portes du Temple. Voici de quelle manière cela se fait : on met le récipiendaire un peu en dessous de la loge tracée, vis-à-vis de la porte de l'occident, on lui fait croiser la jambe gauche, c'est-à-dire qu' il faut que le dessus du pied gauche s'emboîte dans la jointure de la jambe droite; dans cette attitude, il doit faire un saut du lieu où il est jusque sur la porte de l'occident; il faut qu'il s'y tienne, toujours sur le pied droit, sans jamais appuyer le gauche à terre; de la porte de l'occident, il doit faire un saut sur celle du midi, un autre sur celle du nord, un quatrième, en­fin, sur celle de l'orient; y étant arrivé, il pose ses pieds en équerre et salue le

Très Illustre Maître qui lui dit :

 

Respectable Maître, c'est avec une joie infinie que je viens récompenser votre zèle pour la Maçonnerie et votre atta­chement pour le Maître des Maîtres, en vous constituant Prévot et Juge sur tous les ouvriers de cette loge; comme nous sommes convaincus de votre discrétion, nous ne faisons aucune difficulté de vous confier nos secrets les plus importants. Acquitte-vous de vos devoirs dans ce nouveau grade comme vous ramez fait dans tous ceux qui l'ont précédé. Nous vous confions le lieu où reposent le corps et le cour de notre Res­pectable Maître. Assurez-nous que vous n'en découvrirez ja­mais l'endroit où il repose Nous croyons ne pas nous tromper dans notre attente. »

 

Engagement

« Mon Très IllustreMaître, je promets, devant le Grand Architecte de l'Univers, notre Grand et Parfait Maître, et devant les Respectables Frères ici présents, de ne rien révéler de ce qui concerne les mystères du grade, soit verbalement ou par écrit, sous quelque prétexte  que ce puisse être; et de ter­miner ou faire terminer à l'amiable tous les différents qui pourraient naître parmi mes Frères, d'être un juge équitable, puisque je suis constitué dans cette loge pour rendre la justice, et c'est sous les mettes peines auxquelles je me suis soumis dans mes premières Obligations que je m'oblige encore,- ainsi Dieu veuille m'en donner la force en me donnant les senti­ments de l'équité et de la justice. »

L'engagement fini, le Très Illustre Maître fait re­lever le récipiendaire et, l'ayant fait annoncer, il lui donne un coup d'épée sur chaque épaule, en lui di­sant : je vous constitue Prévôt et Juge sur tous les ouvriers et ouvrages du Temple .' ». Ensuite, il lui met le tablier de Maître Irlandais, en lui passant au col un cordon rouge au bout duquel est attachée une clef d'or ou de métal doré; il lui donne ensuite le signe, le mot et l'attouchement.

Le signe se fait en formant sous le menton une équerre avec le pouce et l'index de la main droite, auquel signe on doit répondre en formant un com­pas sur le nez avec les deux premiers doigts de la main droite. que celui de Maître, avec la différence que celui qui le donne frappe un coup, avec le petit doigt, sur la phalange du petit doigt de celui qui l'examine, celui-ci répond par deux coups et celui qui a. commencé doit en rendre quatre pour se faire reconnaître.

 

Le mot de Maître Illustre et Parfait Irlandais est Tito.

Le mot de passe est Xainchen, qui signifie « siège de l'âme. »

Le Maître Irlandais porte un tablier blanc doublé de rouge et bordé de même, dans le milieu duquel est une petite poche, doublée de taffetas rouge, par­semée de même couleur et de rosettes blanches. Sur la bavette du tablier doit être une petite clef brodée en or.

Alphabet des lettres

Ces lettres sont les lettres alphabétiques maçon­nes de Maître Irlandais; on peut s'en servir dans le style maçonnique

Instruction

D. Etes-vous Maître Illustre et Parfait Irlandais ?

R. Interrogez-moi en parfait et i'y répondrai

D. Comment avez-vous été annoncé en loge ?

R. Par quatre coups.

D. Que signifient-ils ?

R. Les quatre portiques du Temple.

D. Qu'avez-vous rencontré à la porte ?

R. Un Second Surveillant qui m'a conduit à la porte de l'occident.

D. Qu'a-t-on fait de vous ?

R. Le Premier Surveillant me fit prononcer le mot Civi et m'a fait mettre un genou en terre.

D. Que vous a répondu le Très Illustre ?

R. Ki.

D. Que signifient ces deux mots ?

R. Le premier signifie fléchissez le genou et le se­cond levez-vous.

D. Qu'a fait de vous le Surveillant ?

R. Il m'a fait voyager autour du Temple quatre fois.

D. Que signifient ces tours ?

R. Les quatre divers âges de l'homme, sa naissance, sa virilité, sa vieillesse et sa caducité ou sa mort.
D. Ne vous a-t-il pas conduit aux pieds du Très Illustre ?

R. Oui, Très Illustre, par quatre pas de Maître qui m'ont conduit sur les quatre portiques du Tem­ple.

D. Que vous marque cette marche ?

R. L'entière inspection que nous avons sur les ou­vriers, ou sur tous les ouvrages du Temple.

D. Qu'a fait de vous le Très Illustre ?

R. Sur le témoignage qu'il a reçu de mon zèle, il m'a constitué Prévôt, Juge et Maître Irlandais.

D. Que vous a-t-il donné ?

R. Une clef pour marquer mon grade, un attouche­ment et une parole pour me faire reconnaître.

D. A quoi sert la clef ?

R. A ouvrir le petit coffret de bois où étaient ren­fermés les dessins qui devaient servir à la cons­truction du Temple.

D. Que veut dire l'attouchement ?

R. Qu'il n'y a que nous qui sachions où repose le cœur de notre Respectable Père Hiram.

D. Donnez-moi la parole

R. Tito. D. Que signifie-t-elle ?

R. Le nom du doyen des Maîtres Irlandais.

D. Qu'avez-vous aperçu dans la loge ?

R. La houppe dentelée où était suspendu un dais sous lequel était un petit coffre d'ébène.

D. Qu'y avait-il dans ce coffre ?

R. Tous les dessins qui devaient servir à la construc­tion du Temple.

D. N'avez-vous rien vu de plus ?

R. j'ai vu, au milieu de la loge, un triangle dans le­quel étaient entrelacées les deux lettres G. A. D. Que signifient-elles ?

R. Que Dieu, ayant été lui-même le Géomètre et l'Architecte pour la construction du Temple, Il en avait ainsi inspiré les dessins à David et [à] Salomon.

D. Qu'y a-t-il de plus dans votre loge ?

R. Une balance, qui signifie l'exactitude que nous

devons avoir dans nos fonctions puisque nous

sommes mandés pour terminer tous les différends

qui surviennent entre les ouvriers du Temple.

D. Où repose le corps de notre Respectable Père

Hiram ?

R. Sous le deuxième degré du Temple, en entrant. D. Où repose son coeur ?

R. Dans une urne d'or enflammée, qui est dans le sanctuaire.

D. Que signifient les lettres X et C qui sont tracées sur votre tableau ?

R. Xainchen, qui signifie le siège de l'âme (c'est là le mot de passe).

D. Que signifient les lettres J.H.S., avec la branche d'acacia ?

R. Le J signifie Jéhova, le H signifie Hiram et le S signifie Stokin, qui est le nom du Maître qui trouva le corps d'Hiram; et la branche d'acacia représente celle qui fut mise dans la fosse pour marquer l'endroit où était le corps.

D. Quel est le lieu où l'on vous a placé ?

R. A la Chambre du Milieu.

D. N'avez-vous pas travaillé à quelque chose de mé­morable en qualité de Maître Irlandais ?

R. J'ai travaillé au tombeau d'Hiram.

D. De quoi vous a revêtu le Très Illustre, après vous avoir reçu Maître Irlandais ?

R. D'un tablier blanc, doublé de couleur de feu, sur le milieu duquel est une poche rouge et autour des rosettes blanches et rouges.

D. A quoi sert la poche qui est au milieu ?

R. Elle sert au doyen des Maîtres Irlandais pour y mettre les dessins quand il va les communiquer aux Maîtres pour en prendre les proportions sur leurs planches à tracer.

D. Que représentent les rosettes ?

R. Les rouges représentent le sang d'Hiram, les blanches la fidélité des Maîtres.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Quatre fois seize ans.

D. D'où venez-vous ?

R. Je viens et je vais partout.

D. Quelle heure est-il ?

R. Le point du jour, huit heures, deux heures et sept heures.

D. Pourquoi ?

R. Parce que le Maître Irlandais, Prévôt et Juge, se trouve partout et à toute heure.

 

Publié dans : hauts grades
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 17:47

Le Grand Chapitre Général de France fut formé à Paris le 2 février 1784 par la confédération de sept Chapitres de Rose-Croix établis à Paris et semble avoir repris, entre autres, les hauts grades du Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident qui aurait été créé en 1758 par quelques Maçons de distinction revêtus de hauts grades «écossais».

Le 17 février 1786, il opéra une «réunion» avec le Grand Orient de France qui lui réserva la pratique de certains hauts grades ; il prit alors le titre de Souverain Chapitre métropolitain qu'il devait conserver jusqu'en 1789.

Ce Chapitre métropolitain de France pratiquait un rite en 81 degrés qui semble davantage un «recensement» des grades pratiqués à la fin du XVIlle siècle qu'un «système» cohérent. En fait, le Souverain Chapitre métropolitain finit par pratiquer essentiellement le Rite Français à sept grades.

1ère série

1. Apprenti,

2. Compagnon,

3. Maître,

4. Maître Secret,

5. Maître Particulier,

6. Maître par curiosité ou Maçon Anglais,

7. Secrétaire Intime,

8. Maître Prévôt et Juge ou Prévôt Irlandais,                                                                                                           

9. Intendant des Bâtiments.

2e série           

10. Élu,

11. Élu des Neuf,

12. Élu des Quinze dit de Pérignan,

13. Élu Parfait,

14. Maître Élu,

15. Élu Secret (Sévère Inspecteur),

16. Sublime Élu,

17. Élu Écossais,                                                                                                 

18. Élu des Douze Tribus.

3 série             

19. Chevalier du Lion,

20. Chevalier de l'Ancre,

21. Chevalier des Deux Aigles Couronnés,

22. Petit Architecte,

23. Grand Architecte,

24. Sublime Philosophe Inconnu,

25. Initié dans les Mystères,

26. Maître de Loge Français,

27. Maçon Parfait.                                                                                             

4è série   

28. Chevalier de L’Anneau d’Or                                                                                       ou Parfait Maçon Anglais,

29. Les Sacrifices,

30. Écossais de Clermont,

31. Écossais de Granville,

32. Écossais des 3 J.J.J. inconnus,

33. Écossais de la Voûte Sacrée de Jacques VI,

34. Écossais des Quarante,

35. Écossais Français,

36. Écossais de Montpellier.

5 série   

37. Écossais du Triple Triangle,

38. Sublime Écossais Anglais,

39. Écossais de la Perfection,

40. Écossais Irlandais,

41. Écossais Escogide,

42. Écossais de Naples,

43. Écossais Trinitaire,

44. Architecte Écossais,

45. Grand Architecte Écossais.

6è série 

46. Noachite Écossais,

47. Écossais de Saint-André ou Quatre Fois Respectable Maître,

48. Chevalier de Saint-Jean de la Palestine,

49. Chevalier de la Bienfaisance ou du Parfait Silence,

50. Chevalier du Saint-Sépulcre,

5 1. Chevalier de l'Onction,

52. Chevalier d'Orient,

53. Prince de Jérusalem,

54. Commandeur d'Orient.

7 série   

55. Chevalier de l'Aigle ou des Maîtres Élus,

56. Chevalier de l'Aigle

ou Parfait Maître en Architecture,

57. Chevalier de l'Étoile d'Orient,

58. Grand Commandeur du Temple,

59. Grand Maître des Maîtres,

60. Les Antipodes,

61. Couronnement de la Loge Bleue et de la Maçonnerie,

62. Initié dans les Profonds Mystères,

63. Écossais de Saint-André d'Écosse.

8' série   

64. Chevalier d'Occident,                                                                                                                                     

65. Chevalier de Jérusalem,

66. Chevalier de la Triple Croix,

67. La Vraie Lumière,

68. Prosélyte de Jérusalem,

69. Chevalier du Temple,

70. Chevalier du Soleil,

7 1. Grand Inspecteur Commandeur,

72. Élu de Londres.

9 série    

73. Maçon Hermétique,                                                                                                                                       

74. Élu Suprême,

75. Écossais de Saint-André du Chardon,

76. Chevalier ou Illustre Commandeur de l'Aigle Noir,

77. Les Philosophes,

78. Suprême Commandeur des Astres,

79. Sublime Philosophe Inconnu,

80. Chevalier de la Cabale,

81. Chevalier de la Balance.

Par Grand Chapitre Métropolitain - Publié dans : hauts grades
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 17:34

L'un des points notables est de délivrer l'enseignement hermétiste dans son expression maçonnique dans le cadre d'une échelle de 33 grades :

4. Maître Discret

5. Maître Sublime-Maître des Angles

6. Chevalier de l'Arche Sacrée

7. Chevalier de la Voûte Secrète

8. Chevalier de l'Epée

9. Chevalier de Jérusalem

10. Chevalier d'Orient

11. Chevalier Rose-Croix

12. Chevalier de l'Aigle Rouge

13. Chevalier du Temple

14. Chevalier du Tabernacle

15. Chevalier du Serpent

16. Sage de la Vérité

17. Chevalier Kadosh

18. Chevalier du Royale Mystère

19. Grand Inspecteur

20. Philosophe Hermétique

21. Patriarche Grand Installateur

22. Patriarche Grand Consécrateur

23. Patriarche Grand Eulogiste

24. Patriarche de la Vérité

25. Patriarche des Planisphères

26. Patriarche des Védas Sacrés

27. Maître Egyptien Patriarche d'Isis

28. Patriarche de Memphis

29. Patriarche de la Cité Mystique

30. Sublime Maître du Grand Oeuvre

31. Grand Défenseur du Rite, Chevalier de l’Aurore et de la Palestine

32. Prince de Memphis

33. Patriarche Grand Conservateur (Arcana Arcanorum)

Les Collèges Egyptiens administrent les grades du 4° au 30°. Les Académies Egyptiennes rassemblent les grades du 28° au 32°. Le Conseil réunit les Frères du 33° grade.

Dans cette échelle, les grades pratiqués rituellement qui servent d’axe à la progression sont : dans le cadre des Collèges Egyptiens, le 12° Chevalier de l'Aigle Rouge, 17° Philosophe Hermétique, 27° Maître Egyptien Patriarche d'Isis et dans l'Académie celui de 30° Sublime Maître du Grand Œuvre. Contrairement à beaucoup de systèmes de Hauts-Grades, le 33° grade de Patriarche Grand Conservateur fait l'objet d'une cérémonie rituelle en pleine et due forme et ne peut être conféré que dans le cadre du Conseil. Les grades intermédiaires sont en général conférés par communication (avec des cahiers d’études) mais font aussi dans certains cas l’objet de rituels spécifiques.

Par GOE - Publié dans : hauts grades
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 17:13

Le Rite Ecossais Ancien Et Accepté comporte 33 Grades Initiatiques qui peuvent s'analyser comme suit :

Division des degrés selon leur origine

 

Grades symboliques, primitifs et universels

1 Apprenti

2 Compagnon

3 Maître


Développement des degrés primitifs

18 Souverain prince rose-croix

30 Grand élu Chevalier de l’aigle blanc et noir ou kadosch

 

Degrés de l’illuminisme allemand du tribunal de la sainte Vehme

9 Maître élu des 9

10 Illustre élu des 15

11 Sublime chevalier élu

21 Chevalier prussien ou Noachite


Degrés d’origine hébraïque et biblique

4 Maître secret

5 Maître parfait

6 Secrétaire intime

7 Prévôt et juge ou Maître irlandais

8 Intendant des bâtiments ou Maître en Israël

12 Grand maître architecte

13 Royale arche

14 Grand écossais de la Voûte Sacrée de Jacques VI ou Grand élu

15 Chevalier d’orient ou chevalier de l’épée

16 Prince de Jérusalem

17 Chevalier d’orient et d’occident


Degrés du temple

19 Grand pontife ou sublime écossais

20 Grand maître des loges symboliques ou Maître ad vitam

23 Chef du tabernacle

24 Prince du tabernacle

25 Chevalier du serpent d’Airain ou de bronze

26 Prince de compassion, Prince de Mercy

27 Souverain commandeur du temple

29 Grand écossais de saint André d’Ecosse ou Chevalier de saint André d’Ecosse

Degrés alchimiques et rosicruciens

22 Royal Hache, Prince du Liban

28 Prince adepte, chevalier du Soleil


Degrés administratifs

31 Grand Inquisiteur Commandeur

32 Vaillant et sublime prince de royal secret

33 Grand inspecteur général

 

 

Publié dans : Rites et rituels
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 16:59

Je ne peux, mes FF que vous reproduire ce qu’a écrit un de nos Frères sur ce grade, texte admirable auquel je n'ai rien à ajouter :

Le Grade de 33° est symboliquement le couronnement d'une démarche qui devrait conduire du chaos à la lumière révélatrice les aspirants à la Connaissance.

Il y a dans le propos de ce grade une profonde détermination: la communication formelle de l'incapacité où les hommes se trouvent de parvenir, jamais, à la Souveraine Puissance, à la Connaissance Absolue, à la Véritable Sagesse.

L'échelle est montée, mais aussi redescendue. La récapitulation des étapes lors des rites d'accession au dernier grade est une façon de renouer avec une évolution dépassée, mais c'est également un retour aux origines. C'est la figuration des retours au début que l'on pratique dans le jeu de l'oie, dont la fonction est d'ailleurs du même ordre quoi que sur d'autres bases que la démarche initiatique de la Franc-Maçonnerie.

La vertu par excellence c'est l'humilité. Mais il ne saurait être question de tenir cette vertu comme qualifiant l'absence de tout discernement, ni le refus de servir. C'est très exactement le sentiment que rien ne peut être fait de grand par l'homme s'il ne parvient pas à s'oublier après avoir acquis la maîtrise de ses moyens physiques et intellectuels, afin de se mettre entièrement au service des hommes.

On n'est un grand exécutant que si l'on a entièrement oublié les moyens pour la reproduction fidèle de l'œuvre. On n'est un ouvrier digne de ce nom que si l'on met au service de son travail toutes les aptitudes dont on est doté. On n'est un homme que si l'on prend place parmi les hommes sans prétention à les dominer, à les diriger, à les utiliser, mais seulement si l'on est entièrement à leur service.

Ce qui signifie d'une part que l'on est assez fort pour affronter les épreuves de la vie, assez lucide pour discerner les pièges tendus par les circonstances et les passions humaines, assez humble pour persévérer sans prétendre à autre chose qu'au sentiment du devoir accompli, c'est-à-dire à la paix avec soi-même.

La démarche initiatique n'est pas quoi qu'on puisse le prétendre par analogie avec les religions, une démarche illuminative qui ravisse le fidèle et le conduise au ciel. Toutes les civilisations ont eu des drogues pour remplir cette fonction en l'absence de véritable inspiration.

La démarche maçonnique est une lente conquête de la lucidité et une prise de conscience de notre condition. L'homme n'est qu'une parcelle infime de l'immense existence, et son intelligence ne peut saisir qu'une part infime des rapports entre les manifestations. Mais sa raison, et son intuition lui ouvrent le champ de l'univers. Sa liberté c'est la Connaissance et sa Vérité, l'amour de l'humanité.

Situer l'action d'un maçon du 33ème grade ce n'est pas définir une vocation, c'est observer une liberté.

La plupart des individus engagés dans les appareils institutionnels se trouvent un jour ou l'autre confrontés entre le devoir de servir l'organisation, et celui de répondre aux exigences de leur conscience.

Il est heureux que les membres du Suprême Conseil n'aient pas à se poser ce dilemme précisément parce qu'ils ne sont pas les administrateurs de l'appareil, ni les responsables de l'institution dans son apparence formelle.

Parce qu'ils sont retournés au bas de l'échelle, et parce qu'ils sont libérés de toute servitude, ils ne rendent compte qu'à eux-mêmes des actes que leur rayonnement inspire.

La difficulté, on s'en aperçoit tôt ou tard n'est pas tellement d'obéir, de servir une entreprise définie, de combattre pour une cause particulière, la difficulté c'est de préserver en soi les Vertus humaines par excellence, celles qui reconnues à travers les siècles par la meilleure part de l'homme, celles qui projetées en des figures mythiques représentent les aspirations constantes de l'imagination généreuse, et de la volonté émancipatrice, celles qui définissent pour toutes les cultures et pour toutes les civilisations, le caractère de l'humain dans la perfection de son accomplissement.

Ces Vertus prennent selon les temps des noms divers, et selon les lieux des formes curieuses, mais elles demeurent vives et actives dans l'esprit des peuples.

Nulle civilisation n'a cultivé le mépris de la vie sans disparaître. Mais faut-il que les civilisations disparaissent pour que dure l'espèce ? C'est une question qui demeure posée éternellement dans la mesure où ce terme à jamais indéfini a un sens.

Mais ce que nous savons c'est que la seule façon de reconnaître aux hommes leur dignité c'est de considérer leur bonne volonté à l'égard de leurs semblables. Ils peuvent paraître se tromper selon notre jugement, mais quoi qu'ils fassent, s'ils le font par amour de l'humanité, ils méritent notre estime.

C'est le concours de tous ces êtres frêles et incertains de leurs fins qui fait la corde de la Vie, et la grandeur de notre destin.

Comment s'élever au-dessus des misères sinon en se mettant à même de les comprendre et de les dissiper ? »

Ce Frère a à l’évidence fait le chemin intérieur. il a connu la vie et a mis en pratique comme peu parmi nous les préceptes de la Voie. Je partage bien volontiers en harmonie avec lui son propos.

Charge à vous qui connaissez des Frères qui sont au sommet de la hiérarchie de dire s'ils sont au niveau de ce Frère qui mérite amplement le titre de Très Respectable, titre qui offense quasiment son absence d'égo.

Je vous donne ci-dessous, comme à l'accoutumée la partie théâtrale qu’aiment à reproduire nos FF qui ont atteint le sommet théorique de la spiritualité.

 

Signes :

1) croiser les bras sur la poitrine, le corps et la tête inclinée vers l’avant

2) tomber sur le genou gauche

3) tirer le glaive du fourreau, baiser par trois fois la lame de son épée

Ce degré n’a pas d’attouchement

Batterie : onze coups, par cinq ; trois, un et deux : 11111-111-1-11

Insignes et décors :

Un cordon blanc moiré, liseré d’or avec une rosette blanche rouge et verte avec un delta, un poignard tourné vers le centre avec le nombre 33 en chiffres arabes. (rarement respecté)

On porte de plus une croix teutonique rouge à gauche, l’aigle noir à deux têtes aux ailes étendues tient un glaive en ses serres.

Mots de passe :

1er\ de Molay

Réponse : Hiram Abis

2ème\ Frédéric

Réponse : de Prusse

Grand Mot de Passe ou Mot Sacré :

Mi-Chamichah Bealim Adonaï (qui est semblable à vous parmi les forts Seigneurs)

 

Le prochain article : il traitera d’un grade d’exception, dont vous ne trouverez de trace qu’avec d’extrêmes difficultés, si vous y arrivez jamais.

A ma connaissance, il n’existe aucune trace de ce Grade d'ultime Illumination sur Internet.

Ce grade n’a été donné qu’à très peu de Frères, dotés de grande sagesse et humilité et considérés comme seuls capables de transmettre la véritable "ultime Initiation".

Ce rituel est un rituel de mort et de renaissance.

Il est situé dans le troisième grade et au-delà de tous les Grades, car il englobe la notion du Fils.

Il est considéré comme l’ultime privilège et dernier sacrifice. Il ne fait pas partie officiellement du REAA, ni du SCPLF. Pourtant certains Frères actuellement hauts gradés, au nombre de douze plus un l’ont obtenu.

Le Rituel existe ; il est dénommé rituel « de la Parole, Source de Vie ». Il est transmis oralement, ce qui est paradoxal pour le REAA. Ce Rituel fut mis en place et vécu pour la première fois sur une tombe le 17 août 1786. Un ouvrage y fait référence dans une bibliothèque très connue du Brandebourg.

Ce Grade de l’Ultime Illumination est celui dit du « Messie, fils du Très Haut ».

 Source : http://deusmeumquejus.over-blog.com

Publié dans : hauts grades
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 07:25

 Dans sa vision de cette première période du rite maçonnique irlandais Philip Crossle va en réalité développer une thèse qui va englober les trois périodes. Aussi pour étudier cette progression nous allons commencer par la fin et le citer quand il écrit : « Il est certain que, pour l’essentiel, la philosophie sublime de la Maçonnerie du XVIème siècle (1538) n’était pas très différente de celle du XVIIIème siècle (1760) ou celle du XXème siècle. » Voilà une assertion pour le moins étonnante qui ne peut pas satisfaire les historiens d’aujourd’hui sans documentation précise.

Crossle utilise la Loge de Birr qui "jusqu’à 1797…conférait trois grades distincts" pour en déduire "c’est probablement la même que celle que décrit Pennell en 1730" :

1. Apprenti ou Frère. - 2. Compagnon du Métier. - 3. Master’s Part. (M.M), non réservé à la chaire de Maître.

Soulignons la mention ‘non réservé à la chaire de Maître’ car cette différentiation est à l’origine de bien de confusions entre le Maître en chaire et le grade de Maître comme nous le verrons.

Crossle rajoute :" Le grade 3 de Pennell comprenait, semble-t-il, l’essentiel d’une cérémonie élaborée plus tardivement, englobant les grades irlandais actuels de Maître installé de l’Arc Royal et de Maçon de la Crois Rouge"

D’après Pennel et Crossle la Maçonnerie Irlandaise diffère de la Maçonnerie anglaise ou même écossaise : "les Maçons irlandais d’origine celte furent beaucoup plus nombreux que les Maçons que leurs Frères irlandais d’origine anglaise" dit Crossle qui rajoute : ‘’Ceux qui étudient l’histoire irlandaise – ou le caractère irlandais - ne peuvent admettre qu’un autre type de Franc-maçonnerie que celui hérité de leurs propres aïeux ait pu leur inculquer cet amour profond du Métier qui, en ces temps là, était réellement présent dans le cœur des Irlandais d’origine Celte. ‘’

Toute l’argumentation de Crossle va ensuite se fonder sur les différences qui existent entre les Constitutions d’Anderson (1723) et celles de Pennell (1730) mais aussi sur les pratiques spécifiques des Loges irlandaises. On verra que par la suite une telle position va entraîner un rapport de force entre les Antients et le Modernes. Quelles sont ces différences ? D’abord religieuses. "La prière qui devait être prononcée lors de la réception d’un Frère qui se trouve page 52 du livre de Pennel (1730) et qui avait été totalement omise par Anderson (1723)… les Frères suppliaient Dieu de doter notre nouveau Frère de Sagesse divine afin que, avec l’aide de la Maçonnerie il puisse être capable de découvrir les mystères de la Sainteté et de la Chrétienté. Ce que nous demandons humblement au nom et pour l’amour de Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur, Amen." Crossle élabore en écrivant : "La confrérie irlandaise avait conservé l’ancienne foi des maçons, et ceux-ci n’avaient pas apprécié la version d’Anderson, qui consistait à ‘laisser à chacun ses propres opinions.’" C’est une preuve supplémentaire des efforts de Pennell pour modifier les Constitutions d’Anderson afin qu’elles conviennent aux Maçons de la religion Catholique.

Une autre différence concerne bien sur ce troisième grade et si par honnêteté Crossle déclare que le manuscrit du Trinity Collège de Dublin s’arrête brusquement sur la description de cette partie dite du ‘compagnon homme du métier’ c’est parce que d’après lui le rédacteur du manuscrit observe un silence discret à propos du grade de Maître. Il cite des exemples qui vont dans son sens mais ces exemples sont postérieurs à 1730. Dans sa volonté de décrire une Maçonnerie irlandaise pérenne il utilise des documents sans en respecter la chronologie. Il va fouiller les intentions d’Anderson à travers ses constitutions pour lui faire dire qu’il existait aussi dans la Maçonnerie anglaise le grade de Maître qui aurait été élevé lors de tenues de Chapitre. Les arguments de Crossle vont s’articuler autour de trois arguments : 1) Une longue dissertation sur les articles XII et XIII des Constitutions de 1730. 2) La nécessité d’avoir trois Maîtres pour constituer une nouvelle loge. 3) Le refus d’admettre le document de Prichard ‘La Maçonnerie disséquée’ comme preuve de l’apparition du grade de Maître.

1 : Articles XII et XIII : L’argumentation de Crossle repose sur une phrase de l’article XIII ou il lit "les Apprentis doivent être admis Maîtres et Compagnons de Métier là seulement sauf en cas de dispense" Il écrit que ce passage a donné lieu à de nombreux débats pour savoir si la formule ‘admis Maîtres et Compagnons de Métier’ se référait à un grade composite conféré en Grande Loge seulement. Actuellement il est généralement admis que la Maçonnerie primitive ne comportait que deux grades et que le grade de Maître n’est apparu que plus tard par une sorte de scission entre le grade de Compagnon qui donna naissance au grade de Maître. Crossle réfute cette position et tout en admettant que le passage en question est si ambigu qu’il n’est pas possible d’en donner une signification claire il essaye par une rhétorique quelque peu embrouillée de poursuivre sa mission de rétablir le grade de Maître comme ayant existé dès l’origine. Mais si on lit les articles XII et XIII dans la totalité on s’aperçoit qu’il ne traitent que des Tenues de Grande Loge trimestrielle destinées à traiter de toutes matières qui regardent la Fraternité, règlent les conflits, et confèrent ou confirment l’admission des apprentis à un grade supérieur. Point par point il examine les termes ‘admis’, ‘dispense’ et argumente sur la syntaxe en s’appuyant sur d’autre textes comme le ‘Pocket Companion for Free-masons’ On doit admettre qu’il a trouvé là dans ce passage obscur une possibilité pour défendre sa thèse. Cependant le poids d’évidences venues d’ailleurs contrecarrer ses ambitions.

2 : Nécessité d’avoir trois Maîtres pour constituer une nouvelle Loge : Quand la Grande Loge d’Irlande décida en 1731 de délivrer une patente pour une nouvelle Loge, une loi non écrite stipula que le document serait délivré à trois Maîtres ( le Maître et les deux Surveillants). Crossle pense qu’il s’agit d’une tradition antérieure et il cite Pennel (article II et X) qui permet aux deux Surveillants d’occuper la Chaire de Maître en Loge pro tempore ce qui veut dire pour lui par conséquent qu’il était nécessaire qu’ils fussent Maître pour ce faire. Citons encore Crossle : "il est évident qu’au moment de la constitution d’une nouvelle Loge, des précautions étaient prises afin de s’assurer que le Maître et les Surveillants élus avaient reçu le grade de Maître". Il rajoute que les Maçons de l’Arc Royal de la fin du XVIIIème siècle avaient conservé la coutume vénérable de considérer la présence de ‘trois Maître’ comme essentielle à leur rituel. L’Arc Royal apparaît ici d’une manière anodine mais on voit bien qu’il s’agit d’une stratégie bien établie. A la suite de la question des trois Maîtres Crosssle va se lancer dans une argumentation pour l’existence de deux grades distincts sous l’appellation d’Arc Royal, d’origine Irlandaise datant de la fin du XVIIIème et du début du XIXème siècle. Il dit disposer de preuves sures mais n’en donne pas l’origine.

3 : document de Prichard : là encore Crossle va s’inspirer de Hugnan qui a écrit dans ‘Origines du rite anglais’ que le grade de Maître décrit par Prichard ‘ne peut en aucun cas constituer une preuve’. Il donne comme explication que ‘le voile qui couvrait les vraies cérémonies du grade connu autrefois sous le nom de M.M. et ultérieurement sous celui d’Arc Royal ne fut jamais comparable à la gaze (regard) vulgaire des divulgations comme celles de Prichard’.

En conclusion il apparaît que la ténacité de Crossle peut semer le doute sur ce problème du grade de Maître du moins en ce qui concerne l’Irlande. Il faut être prudent car il y a lacune de documents authentiques qui permettraient d’élucider cette question. Laissons à Crossle le mot de la fin : "En se répétant constamment, des chercheurs maçonniques contemporains sont arrivés à considérer la phrase "Maîtres et Compagnons" comme décrivant un seul grade. Je pense que si Anderson aurait souhaité ce sens à la phrase en question, il l’aurait exprimé plus clairement".

Renaissance Traditionnelle N°121 -Janvier 2000. p 5 – Tome XXXI

Source : http://aprt.biz/

Par AS - Publié dans : Rites et rituels
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