hauts grades

Mardi 5 juin 2012 2 05 /06 /Juin /2012 18:46

Explication du Grade

Le royaume de Juda fut détruit par les Assyriens sous le règne de Sédécias, vingt-et-unième roi des­cendu de la race de David, en la personne de qui finit la prophétie du prophète royal, ainsi qu'il avait été prédit par Jérémie. Ce fut Nabuchodonosor, roi des Assyriens, qui, jaloux de la grandeur du Peuple de Dieu, entreprit de leur faire la guerre et de les détruire, ce qu'il exécuta, ainsi qu'il avait été prédit par les prophètes parce que Israël avait péché et que ses rois s'étaient [a]donné, [pour] la plupart, à l'idolâ­trie. Nabuchodonosor fit le siège de Jérusalem en la dix-huitième année de son règne et la onzième du règne de Sédécias. La Sainte Citée fut assiégée avec une valeur incroyable et défendue de même; le siège fut opiniâtre et cruel; les assiégés souffrirent, dans cette attaque, les maux les plus cruels, tels que la peste et la famine, la ville fut attaquée de toutes parts, l'ennemi faisant du dégât partout où il se pré­sentait, mais qui était aussitôt réparé par la vigi­lance, l'activité et le zèle des Maçons qui se trou­vaient renfermés dans Jérusalem. Mais il était écrit dans le Décret Divin que Jacob tomberait en servi­tude, que le cuite du Vrai Dieu serait interdit et que Son Temple, chef d 'oeuvre de la première merveille du monde, serait détruit jusqu'au fondement. Cette grande et douloureuse époque arriva l'an du monde 3493, aux six mois dix jours depuis la fondation du Temple.

Le roi Salomon en avait posé lui-même la pre­mière pierre, qui était d'agate, de forme cubique. C'était la quatrième année de son règne et le deuxiè­me jour du mois de.. . La cérémonie se fit avant le lever du Soleil et fut solennisée par de grandes fêtes. Le ciment qu'on employa pour la pose était composé de farine, de lait, d'huile et de vin; on la plaça au milieu de l'endroit destiné dans le plan pour être le Saint des Saints. L'Histoire Sacrée fait une ample description de ce Saint Temple, de même que de sa magnificence. Tout Chevalier doit, avant d'être reçu, en avoir fait la lecture et se l'être rendue familière, afin qu'étant parvenu à ce haut et éminent grade, il puisse, dans les occasions, en don­ner raison. La Sainte Cité fut prise d'assaut après dix-huit mois de siège. Ce fut dans la nuit que les Babyloniens entrèrent dans la ville par sept endroits différents, où ils s'étaient aperçus qu'on ne faisait pas trop bonne garde. Tout de suite, il se rendirent au Temple, où s'étaient réfugiés les principaux de la ville avec toutes leurs richesses, particulièrement la famille royale. La désolation où les ennemis trouvè­rent la ville les porta à la compassion, tellement qu'ils ne firent aucun meurtre, se contentant seule­ment du pillage. Mais, s'étant approchés du Saint Temple, ils furent repoussés d'abord avec fureur par les Maçons libres qui en défendaient les approches; mais, comme leur nombre était beaucoup inférieur à celui des ennemis, ils se rendirent à discrétion. Lors de la prise de Jérusalem, Nabuchodonosor était à Réblacha, ville de la Syrie, et, ayant reçu la nouvelle, il envoya à Nabuzaradan, son général, les ordres de briser et détruire le Temple après en avoir pris tout ce qui se trouvait en métal et autres choses précieu­ses, de détruire la ville de fond en comble et d'amener tous les habitants captifs à Babylone et de laisser le menu peuple errant.

Nabuzaradan exécuta fidèlement les ordres de son maître, dépouilla entièrement le Temple de ses ornements, le détruisit et le brûla, emporta tous les vases d'or et d'argent au nombre de vingt-sept mille, sans compte ceux d'autres métaux. Il fit aussi em­porter la grande Mer d'Airain et tous les vases de purification, de même que les autels et les deux grandes colonnes J. B. Celle de Booz se brisa en plusieurs pièces. Il enleva aussi quantité d'autres co­lonnes et d'autres ouvrages faits en or ou en argent, les Tables et le Chandelier.

L'Arche d'Alliance et les Livres Saints furent donnés en garde à Cephan, sous condition que sa vie en répondrait. Nabuzaraclan, après le pillage, fit sortir ces ruines de la Sainte Sion, emporta avec lui tous les trésors d'Israël et amena tous les captifs, dont le nombre était de quatre-vingt-un mille, parmi lesquels étaient le roi Sédécias et toute la famille royale, les officiers, les Sacrificateurs et les Lévites, sans compter un grand nombre de gens du peuple et de domestiques.

Nabuchodonosor entra en triomphe dans Baby­lone. Tous les captifs étaient enchaînés, sans en ex­cepter le roi, dont les chaînes étaient d'or. La figure des chaînes était faite en triangle, ayant trois anneaux dont l'un passait la tête, les autres les poignets. Ces chaînes étaient d'autant plus tristes aux yeux des Israélites que leur figure représentait l'emblème de l'Éternel dont le Saint Nom est représenté par un delta, Nom admirable qui avait été méprisé par le peuple imbécile. Dieu permit qu'il leur fut toujours présent dans la plus dure captivité et pour les faire ressouvenir de Sa Bonté, de Sa Clémence, et pour les porter à obtenir grâce de leurs fautes pas­sées.

Nabuchodonosor consacra la dépouille du Saint Temple à ses dieux. Il donna un logement au roi Sédécias et à toute la famille royale, de même qu'aux officiers. Il assigna au reste des captifs des logements aux environs de Babylone. Les plus distingués parmi eux furent consignés dans l'enceinte de la ville, du nombre desquels furent les descendants des Maçons libres, qui avaient construit le Saint Temple et il n'était permis qu'à eux seuls de l'entretenir. Il leur était défendu, paru une loi de Salomon, de travailler à d'autres ouvrages, sous peine de punition, ce qui était gardé inviolablement, ainsi qu'on en voit les effets dans Babylone. Lorsque Artaxerxès voulut faire bâtir un temple à Jupiter, aucun des Maçons libres ne voulut y travailler, ils aimèrent mieux souf­frir la mort que d'employer leurs talents à la décora­tion de l'idolâtrie. Quelle fut la douleur de ces Illus­tres Maçons d'avoir vu détruire un si grand et si bel Edifice, chef d' oeuvre de la main des hommes et conduit par celle du Tout-Puissant ! Leurs larmes coulèrent en abondance et ne cessèrent de couler que le moment que le grand jour arriva, où ils furent mis en liberté pour aller rétablir un nouveau Temple au Dieu Vivant, sur les ruines de l'ancien, non toute­fois aussi beau ni aussi riche, mais selon leurs mo­yens. Trois années après la captivité des Juifs en Syrie, le roi Sédécias mourut et finit la race des des­cendants de David, après avoir régné sur le Peuple de Dieu qua­tre cent quatre-vingt-six ans, sept mois et trois jours. En la personne de ce roi finit la Maçonnerie, atten­du que c'était leur chef et que les Maçons libres étaient devenus captifs.


Convoi funèbre placé ci-après

Tous les grades, depuis l'Apprenti jusqu'au Grand Ecossais, ne retracent que ce qui était fait lors de la construction du Temple ancien. Le seul grade de Chevalier de l'Orient est celui qui renouvelle aujour­d'hui la Maçonnerie, leur but est de rétablir le Temple, lorsque l'Eternel voudra leur en procurer les moyens, car la Maçonnerie renouvelée parmi les ouvriers n'a eu d'autre dessein que de réédifier cet Edifice sur ses anciens fondements.

Explication de la Loge

Le grand carré long qui est tracé au milieu de la loge représente le nouveau Temple de Salomon, bâti selon les dimensions que le roi Cyrus en donna. Dans la partie occidentale du Temple est le Saint des Saints où repose l'Arche d'Alliance, couverte par deux chérubins qui soutiennent de leurs ailes le Del­ta, qui signifie le Saint Nom de Dieu, qu'on ne doit prononcer qu'en tremblant. Le Saint des Saints est séparé par un grand voile des restes du Temple. Dans le lieu très saint se trouvent le Soleil et la Lune. Au devant de ce lieu très saint se trouve l'au­tel des sacrifices, qui est un cœur enflammé et a, dessus, les lettres V.M., qui signifient Vrai Maître ou Vrai Maçon : ceux qui offrent leurs cœurs à Dieu ou qui se dévouent au bien général de l'Ordre. Cet autel est accompagné de tous les instruments nécessaires à la Maçonnerie et dont on se servait pour la cons­truction du Nouveau Temple. Le Temple a trois portes, une à l'orient, qui est la principale et où se trouve le grand escalier à sept branches dont les Frè­res savent la signification, ainsi que des instruments nécessaires et c'est pourquoi on n'en fait pas mention dans le grade. Les autres portes sont au midi et au nord. A l'occident de la loge sont les deux initiales de Juda et de Benjamin. La lettre G est Gabaon, où l'on sacrifiait avant la construction du Temple, la lettre E est le mot hébreu connu de tous les Maçons. A la porte du midi et à celle du nord sont deux bras, l'un orné d'une épée et l'autre d'une truelle. Ces deux principaux instruments servi­rent à la construction du Nouveau Temple, l'un pour bâtir et l'autre pour combattre les ennemis. Du côté du bras qui tient l'épée est un trophée d'armes et un amas de pierres cubiques prêtes à être em­ployées à l'Edifice et, du côté de la gauche est un amas de pierres brutes propres à fortifier la bâtisse 2. Plus bas sont les vases et autres ornements sacrés que Cyrus fit remettre entre les mains de Zoroba­bel 3 pour en orner le Nouveau Temple, comme le Chandelier à sept branches, la table des pains de proposition, la mer d'Airain, les urnes, pots, vases, plats et autres ustensiles dont le nombre avait été très considérable tant en or qu'en argent et en cui­vre. Le milieu de la loge est traversé, du nord au sud, par le fleuve Star Bussaulier, au milieu duquel est un pont, construit en bois pour le passage des Maçons libres, sur lequel sont trois lettres L..D.P., c'est-à-dire Liberté de Passage. Ledit fleuve est cou­vert de têtes de mort des ennemis qui furent tués lors du combat. Au bout du fleuve sont des chaînes disposées en triangle ainsi qu'il a été dit. La lettre T. exprime l'endroit des carrières de Tyr [d']où l'on a tiré les pierres pour la construction du Temple et la lettre L exprime le mont Liban d'où I'on a tiré le bois. Au-dessus du mont Liban se trouve la figure d'un carré long avec un petit triangle au milieu

c'est le tombeau du roi Sédécias, dernier roi de la race de David et, tout à fait au bas de la loge est une partie du plan de la ville de Babylone.

Chaque article de l'explication de la loge renfer­me en lui bien des morales dont une partie se trou­ve dans le catéchisme et le reste est encore une énig­me jusqu'au grand jour où la vérité sera dévoilée, qui sera au moment où tous les honneurs ne seront attachés uniquement qu'au premier principe de la

Maçonnerie. Cependant, il est constant que l'Or­dre des Maçons doit être regardé comme celui qui sert à ramener tous les amusements à une fin solide et permanente. Mais bien peu de Ma­çons sont trouvés dignes d'y parvenir, aussi le nombre des vrais initiés est très petit. Heureux ceux qui peuvent parvenir à ce lieu.

L'Ordre des Maçons très libres, dits Chevaliers de l'Orient ou la Maçonnerie Renouvelée '. Après que les Tribus de Juda et de Benjamin eurent passé soixante-dix années en captivité dans la Syrie, Dieu fut touché de leurs larmes, ils trouvèrent grâce de­vant Son trône sacré. Il inspira à Cyrus, pour lors roi de Babylone, prince débonnaire, de mettre Israël en liberté. Il écouta, à cet effet, les pressantes requê­tes des principaux et les sollicitations de Zorobabel, de la Tribu de Juda, qui était, depuis longtemps, à son service et dont le mérite lui était connu. Cyrus se laissa toucher aux larmes de ce prince et lui per­mit de sortir de Syrie avec tous les Juifs qui vou­draient le suivre pour aller en Judée rebâtir le Tem­ple de Dieu, que ses prédécesseurs avaient pillé et détruit, et de l'orner de tous ses ornements et vases, tant en or qu'en argent. Pour cet effet, il fit tirer du trésor royal tout ce qui avait été apporté des dépouilles du Temple lors de sa destruction et le fit livrer entre les mains du prince Zorobabel. Cyrus ordonna que le Nouveau Temple aurait soixante coudées de largeur sur cent vingt de longueur et soixante de hauteur. Il ordonna qu'on tirerait les pierres pour la construction du Temple des carrières de Tyr et les bois des forêts du Liban. Il fit, à ce sujet, un Edit, qu'il fit publier dans ses Etats, par lequel il ordonnait à tous ses sujets de laisser sortir librement les Juifs de ses Etats, de ne les troubler en rien et de les secourir dans leurs besoins, sous peine de mort à ceux qui contreviendraient à l'Edit arrêté.

Zorobabel, après avoir reçu un tel bienfait de ce prince, se prosterna aux pieds de son trône, lui baisa la bas de sa robe et le remercia, au nom de toute la nation, de la grâce singulière qu'il daignait lui accor­der, en l'assurant que tout Israël ferait des vœux pour la conservation de sa personne et pour la pros­périté de ses Etats. Après, il se retira pour prendre des arrangements convenables avec les chefs de fa­mille des Tribus sur ce qu'il était à propos de faire pour un si grand projet. Zorobabel et Stenvas fi­rent part de ce grand événement aux chefs des Tri­bus. Ils convoquèrent un conseil où pour préparer les matériaux. La marche des Hébreux fut la plus heureuse jusqu'au fleuve Saint Harlassa­nai, qui sépare le Judée de la Syrie [et] va se perdre dans la mer de Tibériade. La première bande qui arriva au bord du fleuve, pour le traverser, fut celle des Maçons libres. Ils {y} trouvèrent, sur le bord, des gens armés pour les piller et empêcher leur pas­sage. Les chefs des Maçons firent usage du passe­port du roi Cyrus, de même que de l'arrêt qu'il avait donné en les délivrant de la captivité. Mais les bar­bares furent aveuglés par l'apparence du gain [qu'ils Feraient] s'ils pillaient les Hébreux, surtout ayant vu par leurs passeports qu'ils portaient les trésors du Temple. Sans faire attention aux ordres du roi, ils se jetèrent sur les Maçons pour les massacrer. Mais le Grand Architecte en avait disposé autrement car les Assyriens furent taillés en pièces de telle sorte que le fleuve fut couvert, dans un instant, de corps morts. Par ce moyen, ils se rendirent le passage libre et se hâtèrent d'arriver à la triste Jérusalem. Leur marche fut de trois mois [et] cinq jours. Ils arrivèrent le 22 juin, jour du solstice d'été, à trois heures après midi. Après trois jours de repos, les trois architectes et les trois adjoints se mirent en état de commencer le travail. Ils divisèrent les ouvriers par bandes, cha­cune desquelles avait son chef et son adjoint. Il y avait trois sortes de bandes : les plus simples étaient de trois fois sept ouvriers, les secondes de cinq fois sept et les troisièmes de sept fois sept. Chaque bande était payée différemment, la bande de trois par sept à la porte. Chacune de ces bandes avait son nom général, celle de trois par sept avait nom Cassia, celle de cinq par sept Guibelin et celle de sept par sept Tubellain. Outre cela, lorsqu'ils se présentaient pour leur salaire, l'architecte qui devait les payer leur demandait le mot sacré de leur bande. S'ils ne savaient pas répondre, ils n'étaient pas payés mais, au contraire, punis. Le mot de trois par sept était Jehova, celui de cinq par sept Booz et celui de sept par sept Jakin. Tel fut l'arrangement que l'on fit pour l'exécution d'un si grand Edifice. Mais il était écrit qu'Israël souffrirait ce dont l'Eternel voudrait l'exercer car à peine les fondements de ce Nouveau Temple furent commencés qu'ils eurent une guerre à soutenir contre les Samaritains, peuple sorti des Dix Tribus, qui avait abandonné le culte du Vrai Dieu pour l'idolâtrie. Ils tâchèrent, par leurs chicanes, de détourner ou retarder la bâtisse du Temple, ce qui obligea Zorobabel à se tenir sur la défensive, de ma­nière qu'il ordonna, parmi les ouvriers, qu'une partie travaillerait et l'autre combattrait ses ennemis. Par ce moyen, l'ouvrage continuerait tandis qu'on ferait la guerre. Mais, comme le combat devenait plus opi­niâtre et que, d'ailleurs, l'ouvrage allait fort lentement, il fut ordonné qu'on n'irait plus vers les ennemis mais qu'on les attendrait au travail. A cet effet, il fut dit que chaque ouvrier serait armé, c'est-à-dire qu'il tiendrait d'une main une épée et de l'autre une truel­le dont il devait travailler. Etant armés de cette sor­te, ils travaillèrent avec assurance mais non pas si diligemment qu'ils l'avaient souhaité, car la construc­tion du Nouveau Temple dura quarante ans. Cette merveille du monde fut commencée sous le règne du roi Cyrus, continuée sous celui d'Artaxerxès et finie sous le règne de Darius. Quant à la dédicace et à la décoration, on pria les Frères de s'en instruire par la lecture de la Bible. Après que ce Temple fut achevé, les Maçons se mirent à réparer les remparts de la ville et à relever les maisons ruinées et à faire revivre les Lois dans leur ancienne pureté, à suivre les Ordonnances de Moïse, à sanctifier le Temple par des sacrifices sans nombre, à rétablir l'ordre mi­litaire, à donner un arrangement dans les deux Tri­bus de Juda et de Benjamin, et à songer à se procu­rer un roi pour les gouverner aussi sagement que Salomon. Comme ce Second Temple a été aussi dé­truit, les Maçons d'aujourd'hui sont aussi descendus de ceux qui le bâtirent. Aussi doivent-ils les imiter en leur exemple et tâcher, sous la conduite d'un nouveau Zorobabel, de bâtir un troisième Temple au Vrai Dieu.

Cérémonies pour la Réception d'un Chevalier de l'Orient ou de l'Épée

La loge doit être tendue de rouge et éclairée de soixante-douze lumières. Le Maître se nomme Sou­verain, représentant Cyrus, l'aîné des Surveillants s'appelle Nabuzardam, général du roi, le Jeune Sur­veillant représente Mithridate, son grand trésorier, le récipiendaire se nomme Zorobabel. C'est pourquoi tous les Chevaliers, étant en loge, sont appelés prin­ces par le Souverain, attendu que Zorobabel était prince. La porte de la loge doit être gardée par deux gardes, c'est-à-dire par deux Chevaliers qui en font les fonctions, qui sont, ordinairement, les derniers reçus; ils sont armés d'une pique. Le récipiendaire doit venir de lui-même à la porte de la loge, couvert d'un drap noir qui soit poudré de {la} cendre; étant arri­vé à la porte, il soupirera jusqu'au point d'être en­tendu par les gardes, qui ouvriront doucement la porte pour voir ce que c'est. Sur quoi, ayant reconnu que c'est un homme en deuil, ils refermeront la porte pour en donner avis au Second Surveillant, qui se lèvera de sa place, sans rien dire, pour aller join­dre le récipiendaire et pour l'interroger sur le sujet qui l'amène à la porte du roi.


Interrogations hors de la Loge


D. Que demandez-vous ?

R. Je veux, s'il est possible, parler au roi.

D. Qui êtes-vous ?

R. Juif de nation, prince de naissance, sorti de la troisième famille de la Tribu de Juda.

D. Quel est votre nom ?

R. Zorobabel.

D. Votre âge ?

R. Quatre-vingt-un ans.

D. Quel est le sujet qui vous amène ?

R. Les larmes et la misère de mes Frères.

Le Second Surveillant dit « Attendez au bas de la porte, je vais prier le mi pour vous » Le Second Surveillant vient frapper à la porte, elle lui est ouverte par les gardes qui, l'ayant recon­nu, le laissent entrer.

Lorsque l'on frappe, on doit frapper d'un seul coup, au bas de la porte, avec le pied. Le Jeune Sur­veillant se prosterne au bas du trône du roi, il lui fait le récit de ce qu'il a entendu de Zorobabel, à quoi le roi répond qu'on le laisse entrer.

Le Jeune Surveillant, en quittant le roi, le salue en posant les deux mains sur le visage et va joindre le récipiendaire, auquel il dit : « Vous avez trouve" grâce au pied du trône du plus grand roi du monde. Il vous permet de paraître devant lui, da face couverte ». Alors, il l'intro­duit en frappant à la porte comme il a été dit, la porte ouverte, il est reçu par les deux gardes, qui le conduisent au pied du trône où ils le mettent à ge­noux et l'y laissent pour aller garder la porte.

Nota : que les gardes le fouillent avant qu'il en­tre, pour voir s'il n'aurait pas des armes cachées ou quelque autre chose qui serait contre la vie du roi. L'Orateur de la loge, faisant fonction de Premier Ministre d'Etat, interroge le récipiendaire sur le sujet qui l'amène au pied du trône de sa majesté. Pendant l'interrogation, tous les Chevaliers doivent être de­bout, l'épée à la main, la tête couverte et le récipien­daire le visage découvert.


Interrogations du Ministre


D. Quel sujet vous amène vers le roi ?

R. Pour employer sa bonté et sa sagesse.

D. Pourquoi ?

R. Demander grâce pour mes Frères les Juifs, en servitude depuis soixante-douze ans.

D. Qui êtes-vous ?

R. Zorobabel, prince sorti de la troisième famille de la Tribu de Juda.

D. Quelle est cette grâce ?

R. Que la bonté du roi nous accorde pardon et li­berté à toute notre nation et de permettre que nous allions exercer notre Religion, en suivant ce que Moïse nous a laissé, nous permettre d'aller réédifier le Temple, que la puissance des Frères étrangers, ou plutôt nos péchés, ont détruit jus­qu'aux fondements.

Après quoi, le Souverain fait signe qu'on le fasse retirer, les deux gardes viennent le relever et le conduisent hors de la chambre, l’un d'eux reste avec lui, l'autre ferme la porte. Après qu'il 2 en est sorti, le roi adresse la parole à tout le Conseil en ces termes : a Il y a longtemps que j'ai résolu de mettre les Juifs en liberté. je ne sais pourquoi, je suis depuis un temps pénétré de voir ce peuple dans les fers. Le Dieu, qu'ils appel­lent le Dieu Fort, m'est apparu en songe, il me semblait voir un lion rugissant, qui était prît à fondre sur moi pour me dévorer. Au pied de mon lit, j'ai cru voir Nabuchodonosor et Balthasar, deux de mes prédécesseurs, qui servaient de mar­chepied à ce Dieu Terrible. J'ai crû entendre deux paroles qui sortaient de sa bouche en langue hébraïque, qui, en syriaque, signifient "rend Mon peuple libre I': C'est de vous tous, mes chers Princes, que j'attends à délibérer ce que je dois faire sur un tel événement ». Après que k roi a parlé, le Conseil garde un profond silence pendant quelques minutes. Après quoi, les uns et les autres disent au Ministre leurs sentiments, qui fait semblant de recueillir les voix pour en rendre compte. Dès qu'elles sont re­cueillies, le Premier Ministre s'approche de nouveau du roi, qui ordonne de faire entrer Zorobabel. Le Second Surveillant va le joindre et lui fait ôter l'atti­rail lugubre dont il était couvert et le revêt d'une robe blanche, le ceint d'un ruban vert et, dans cet état, le met au pied du trône où, étant arrivé et à genoux, le roi lui dit : je vous accorde votre requête, je consens que tout Israël soit mis en liberté. De plus, qu'il soit libre d'aller bâtir un Temple à Dieu, qu'il soit orné et enrichi des dépouilles du Temple détruit par mes prédécesseurs, et que cela vous soit donné avant le Soleil couché De plus, je vous fais chef de toute la Nation et [ordonne] qu'on vous obéisse en tout et partout, à la réserve que vous payerez un tribut detrois agneaux, cinq moutons et set béliers. Et, pour marque authentique de ma bonté à votre égara je vais vous armer d'une épée terrible que vous porterez pour marque de distinc­tion de l'autorité que vous avez sur tous les Frères j'ordonne à mon général Nabuzardam de vous instruire pour la guerre, en d'être mieux à même de vous défendre contre les ennemis qui pourraient vous attaquer ».

Alors, on le mène au Premier Surveillant, lequel lui dit : « Mon Frère, je me réjouis des grâces que vous venez de recevoir de notre Souverain. Sa bonté doit vous encourager à les mériter. Je vais vous instruire sur l'art de la guerre mais, auparavant, je vair vous recevoir Chevalier ».

Interrogation de Nabuzardam


D. Où est situé votre pays ?

R. Au-delà du fleuve d'Harbassanay.

D. Comment s'appelle-t-il ?

R. La Judée.

D. Comment s'appelle le peuple qui habite ce pays ?

R. Israël, dont nous sommes sortis.

D. Quels noms ont ceux qui sont ici captifs ?

R. Ils sont distingués par deux Tribus, celle de Juda et celle de Benjamin.

Nabuzardam poursuit : « Le roi vous a armé d'une épée pour vous défendre contre vos ennemis. Par le pouvoir qu'il me donne, je vous revêts d'un cordon couleur d'eau, qui représente le passage de l'eau, sujet comme un vaisseau qui flotte au gré des vents, de même, nous flottons au gré de nos passions. Heureux celui qui a évité le danger par l'épée dont le roi vient de vous armer, vous, et toute votre Nation, êtes devenus libres. Ainsi, vous serez appelés Enfants des Tribuslibres, les noms de Juda et de Benjamin vous serviront pour reconnaître les vrais Frères. Je vous donne, outre cela, deux signes. Le premier se fait en portant la main droite sur demie gauche et en la descendant en serpentant sur la poitrine jusqu'à la hanche…..

Par Fonds Latomia - Publié dans : hauts grades
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Mardi 5 juin 2012 2 05 /06 /Juin /2012 06:39

Second Grade du Choix

 

L'arche de réception doit être décorée comme pour les Lévites; il doit y avoir, sur la table du Su­blime Maître, les Tables de la Loi et des rubans ou cordons de l'Ordre où seront autant d'étoiles que de Lévites à recevoir Chevaliers; l'on mettra dans le Tabernacle autant de verges fleuries; l'autel des sacri­fices sera au milieu de la salle, avec la Lampe du Feu Sacré; il n'y a point d'autel des parfums.

 

Tous les Chevaliers doivent avoir une baguette verte fleurie pendue à leur poignet par un ruban semblable à celui qui est attaché à celles qu'on a mises dans le Tabernacle. Le Sublime Maître doit être voilé sur la tête et [porter] tous les mêmes habil­lements que pour la réception des Lévites; lorsque la Tribu est assemblée, on fait sortir les Lévites, le Su­blime Maître frappe trois coups dans ses mains et demande aux Sacrificateurs :

 

 

D. Etes-vous du Choix ?

 

R. Les douze Tribus m'ont reconnu.

 

D. Qu'avez-vous vu dans l'arche ?

 

R. La gloire du Peuple Choisi.

 

D. Pourquoi avez-vous été sans souliers ?

 

R. Parce que Moïse se déchaussa pour aller au Buis­son Ardent.

 

D. Pourquoi vous êtes-vous caché ?

 

R. Je craignais, voyant tant de clarté... (Moïse rayon­nant de gloire)

 

D. Combien étiez-vous dans le Tabernacle ?

 

R. Moi, douzième (lés douze vierges, les douze Tri­bus)

 

D. Comment vous êtes-vous distingué ?

 

R. En m'habillant de vert... (la baguette d'Aaron, qui poussa des feuilles)

 

D. Qu'avez-vous reçu [de] plus que les autres ?

 

R. Des fleurs et des fruits. (A la même baguette d'Aaron).

 

D. Quel âge avez-vous ?

 

R. Trois ans de plus que mon Frère... (Aaron avait trois ans de plus que Moïse)

 

 

Le Sublime Maître, s'adressant aux deux Sacrifi­cateurs, dit : « Est-id terres d'ouvrir l'arche ? »

 

Les deux sacrificateurs disent ensemble : « Nos verges sont prîtes ! ». L'Introducteur apporte la bougie au Sublime, qui vient de mettre le feu à la lampe sur l'autel des sacrifices et, s'en retournant à sa place, dit : « Mes Frères, le feu sacré est sur l'autel et l'arche de réceptionest ouverte ! ». Les deux Sacrificateurs l'annon­cent ensemble à la Tribu et, tous ensemble saluent le Maître en se prenant le menton dans la main droite et [en] descendant les doigts en pointe sur la poi­trine, voulant figurer la barbe d'Aaron; on frappeensuite trois fois dans les mains, en disant à chaque fois Vive, règne Israël !; le Maître, levant les bras au ciel, dit : « La sainteté de l’Eternel, toujours propice aux Chevaliers ! ». Tous saluent le Maître comme il a été dit.

 

Introduction du Lévite

 L'introducteur frappe à la porte trois coups, un des Frères est nommé pour aller voir ce que c'est. L'Introducteur répond que c'est un Lévite qui a ser­vi l'autel et qui demande à entrer dans le Taber­nacle. Le Frère fait son rapport à la Tribu; le Su­blime Maître dit aux Sacrificateurs de l'aller recevoir; lorsque le Lévite est entré, le Premier Sacrificateur lui dit : « Défaites-vous de vos souliers parte que le lieu où vous êtes est saint ! »; on lui faitprendre des pantoufles propres ou des chaus­sons; le Second Sacrificateur lui donne une baguette verte mais qui n'est point fleurie.

 

Discours

 

« Mon Frère, depuis que vous avez été reçu Lévite et que votre état vous destinait au service des autels, toute la Tribu a été édifiée de votre zèle à remplir exactement vos devoirs, on ne vous a pas entendu murmurer par une basse jalousie contre ceux dont l'emplit est de tenir l'encensoir et de faire fumer les parfums aux pieds des autels,- vous vous êtes éloigne; par-hi, des crimes de Core', Dathan et d'Abiron, qui furent punis de Met aux yeux de tout Israël pour avoir osé prétendre aux honneurs du Grand Prêtre; à peine eurent-ils conçu leur des­sein que la terre s'ouvrit sous leurs pieds et ils furent engloutis sous les abîmes. Ce châtiment éclatant doit vous apprendre, mon Frère, combien vous devez être fidèle à vos engagements et à vos promesses, la légèreté des hommes d'aujourd'hui doit vous faire tenir d'autant plus sur vos gardes, puisque vous voyez journellement faire des serments et des protestations de fidélité et de discrétion par des hommes qui, dans ces moments, n'ont pas le cour d'accord avec la bouche et qui, après avoir abusé de la confiance de ceux entre les mains desquels ils ont prêté leur Obligation, agissent différemment que tout ce qu'ils ont promis; il est vrai qu'à la rigueur, les chefs des justices ont seuls le droit d'obliger au serment, mais celui que nous faisons dans une société choisie, devant laquelle nous enga­geons notre parole d'honneur de garder fidèlement notre pro­messe, sous peine d'être méprisés pour jamais, ne doit-il pas être également gravé dans le cour de d'homme et pouvons-nous y manquer sans lire parc ure et sans nous rendre méprisable ? Cependant, nous avons le malheur d'avoir bien des faux Frè­res, et les hommes méprisables ont été peu jaloux à leur gloire, ils n'ont pas gardé leur pa­role d'honneur et leur foi jurée pour le seul plaisir de parler. Comme aucun à nous ne veut leur reprocher ce crime en face, cela les tranquillise et leur front, qui ne mugit jamais, ose encore profaner nos Temples et nos autels par leur présence, sous les titres empruntés de vrais Frères et d'hommes vertueux-.

 

Mais, mes chers Frères, il est un Dieu vengeur des pagures, qui connaît le cour des hommes et qui, têt ou tard, ne laisse rien d'impuni de quelque nature qu'il soit. Réfléchissons donc, mes Frères, sur cette importante et constante vérité, et vous, mon Frère, si vous croyez pouvoir combattre vos passions et être pour jamais fidèle à vos promesses, venez respectueuse­ment, aux pieds des autels de l'arche, à la face du Taber­nacle, en présence des Tribus, pour y prêter solennellement votre Obligation. »

 

Alors, le Second Sacrificateur le conduit auprès du Sublime Maître, où il le fait mettre à genoux; le Sublime, tenant les Tables de la Loi, lui fait mettre la main droite dessus et lui fait répéter après lui ce qui suit.

 

Serment des Lévites

 

« J'ai promis et donné une parole d'honneur, lorsque j'ai été reçu Lévite, de garder un inviolable secret sur tous les mystères qui doivent m'être révélés; je jure, maintenant, d'être aussi ferme à garder cette promesse envers les Lévites, sous les mêmes peines que je me suis imposées,- je promets, devant l'Eternel et en présence de tous les Chevaliers du Choix avec lesquels je désire être admis, de ne jamais admettre personne dans l'Ordre qu'avec la permission expresse du Maître et du consentement de tous les Frères de cette Tribu. Je promets foi de fidélité et d'attachement pour le grade du Sublime Choix, sous la peine d'être regardé comme un homme sans foi et sans honneur. »

 

 

Le Maître lui dit : « Que l'Eternel vous soit propice et vous fasse fleurir en vertu ! ». Il lui reprend la baguette qu'il tient en main gauche et la met dans le Tabernacle, il reprend sa place et ôte le voile qui couvrait sa tête. A cet instant, les Sacrificateurs, les Chevaliers et les Lévites que l'on reçoit, mettent la main gauche sur les yeux en reculant d'un pas en arrière. Tous doivent faire le signe ensemble. Le Sublime deman­de au Lévite que l'on reçoit : « Pourquoi vous cachez-vous ? ». Le Lévite doit répondre : « Je crains en voyant tant de clarté ! ». Le Maître lui dit :« Venez je vais vous faire participer à mes lumières». Le Lévite s'approche et le Maître lui donne l'Etoile de d'Ordre en lui disant : « Tenez voilà l’Etoile lumineuse qui doit guider nos pas comme fit autrefois cette Colonne de lumière qui conduisit k Peuple Choisi en se montrant toujours devant lui ». Les deux Sacrificateurs lui attachent cette Etoile du côté du coeur.

 

Le Sublime, pendant ce temps, ouvre le Tabernacle et en retire une baguette fleurie qu'il donne au nouveau Chevalier en lui disant : « Votre foi est à l'éprouve et, comme un nouvel Aaron, toute la Tribu vous reconnaîtra à cette verge fleurie, et c'est en son nom que je vous fais Chevalier du Choix ! ». Toute la Tribu, dans ce moment, frappe trois fois dans les mains, disant chaque fois Vive, règne Israël !

 

Le Sublime, élevant les bras au ciel, dit : « Lasainteté de l'Eternel, toujours propice aux Chevaliers du Choix ! ».

 

Tous frappent dans leurs mains et répètent Vive, règne Israël !

 

 

Le Maître se lève et donne la ceinture bleue au nouveau reçu; après, il lui donne le premier signe, qui est de se prendre le menton avec le pouce et l'index de la main droite par trois fois et de redes­cendre ensuite la main en forme de pointe sur la poitrine; ce signe figure la barbe d'Aaron.

 

Le deuxième signe est de se couvrir les yeux avec la main gauche en disant Casé Paneca 3, qui signifie couvre la face.

 

Le troisième signe est de s'approcher le bout du pied droit, réciproquement, en disant salpé aleca qui signifie déchausse ton soulier. Le Maître donne ensuite l'explication des cinq lettres de l'Etoile 4 4 121.1- 1, qui signifient Éter­nel, Lévi, Moïse, Aaron, Israël. Cette explication ne se donne jamais que lorsque la Tribu est assemblée; le nouveau Chevalier vient se placer â l'autel des sacrifices, les Sacrificateurs l'accompagnent et l'Ora­teur lui dit :

 

« Vous voilà donc, trop heureux Chevalier, vous voilà triomphant. Ce jour fortuné sera pour vous l'époque du jour lumineux qui va désormais éclairer tous vos pas et les soute­nir sur la voie droite où vous marcherez infailliblement si vous êtes fidèle à vos promesses. Vous serez de même, à l'a­bri des embûches que pourraient vous dresser les ennemis du Peuple Choisi; Moise, votre libérateur et le nôtre, ouvrit une route assurée au milieu des flots impétueux de la Mer Rouge et, après avoir confondu l'idolâtrie et la superstition des Égyp­tiens, déconcerté l'impiété et l'endurcissement de Pharaon, par des miracles et des prodiges jusqu'alors inouïs, il fut, dans ce désert avec les Hébreux, en rendre grâces à l'Eternel. Les lieux ne sont pas, à la vérité, des déserts d'Horès ', nous ne regrettons pas les maux d'Égypte, comme firent les Juifs; toujours soumis à la Providence, Elle nous y fournit abon­damment les besoins de la vie, mais il vous est aisé de connaî­tre que tout ici n'en est pas moins la figure de ce temps éloi­gné, où nos pères traçaient à leurs fidèles descendants les règles d'une sage et pieuse conduite. Notre pain n'est-il pas la manne qui les nourrissait ? Cette eau merveilleuse d'Horeb dont vous vous êtes abreuvé n'avait-elle pas le même goût que celle qui sortit du rocher au moment où Moise le frappa de sa baguette ? Les viandes dont vous vous substantez à vos autels ne sont-elles pas les mêmes et semblables aux victimes égorgées pour le sacrifice I' La vallée d'Horeb n'était un désert que parce qu'elle n'était habitée que par un même Peuple Choisi, uni par les liens d'une même religion, d'un même cœur et d'un même esprit... Ah ! Mes Frères, quel­qu'un de vous aurait-il un esprit, un coeur différent de celui des Enfants de Dieu, de ces élèves qu'Il avait choisis avant le temps pour distribuer à toutes les nations Sa gloire et Sa puissance ? Si mes faibles discours- ne donnent pas plus de relations entre nous et les Israélites, nous n'en sommes pas moins leurs images et eux nos modèles; suppléez vous-même, Chevalier nouvellement initié, aux expressions que l'esprit infuse aux sentiments, concevez l'importance des bienfaits et la grandeur des Obligations qui l'imposent, n'oubliez jamais ce que vous avez promis et observez toutes ces choses pour entrer, avec de nouveaux Israélites, dans des terres promises »

 

Après le discours, le Sublime se lève et tous vien­nent, ensemble, faire un rond autour de l'autel des sacrifices pour se donner l'attouchement, qui est sa preuve, par les deux grands doigts de la main droite, l'on se les serre étroitement deux fois, en disant : «Voilà le lien qui nous unit ! », on répond : Que ce soit pour toujours ! »

 

Le Sublime commence à le donner au Second Sacrificateur, qui est, pour lors, à la droite, de sorte que ce signe et cette parole reviennent au Premier Sacrificateur, qui se tient à la gauche du Sublime et à qui il la rend.

 

Ensuite, chacun prend sa place et le Sublime fait les demandes suivantes pour fermer l'arche :

 

  

D. Que font les éléments au Peuple Choisi ?

 

R. L'Eau les respecte (la mer Rouge lui ouvre un passage); la Terre lui obéit (le rocher d'Horeb); l'Air le conduit (la colonne d'air) et le Feu aug­mente sa foi (la colonne de feu).

 

D. Que produisirent les tourments (les plaies d 'Egypte).

 

R. La liberté (sortie de la captivité d'Egypte).

 

D Que faites-vous quand un Infidèle vous pour­suit

 

R. Je me retourne et le fais boire (Pharaon poursui­vant Moïse et voulant, comme lui, passer la mer Rouge, il fut englouti et submergé avec toute son armée).

 

D. Que fait-on d'un Frère qui se porte au murmu­re ? R. On le fait voyager dans une terre aride (dans le désert).

 

D. Qu'est-il arrivé après la perte de votre Maître ? R. Sept grandes douleurs (les sept servitudes). D. Qui vous a défendu ?

 

R. L'homme fort (Samson à la défaite des Philis­tins).

 

D. Qu'est-il devenu ?

 

R. L'amour t'a perdu (Dalila).

 

D. Que fait-on après la désobéissance de l'homme choisi ?

 

R. On lui ôte ce qu'il a sur la tête et on le met sur la tête de l'enfant (Saül, roi d'Israël, est réprouvé et David est élu et couronné à sa place).

 

D. Qui a choisi le désobéissant ?

 

R. Le libérateur de la septième douleur (Samuel, qui avait choisi Saül par ordre de Dieu).

 

D. Que fait l'enfant de seize ans ? (David)

 

R. Il terrasse trois fois plus grand que lui (Goliath).

 

D. Que fait-il après ?

 

R. Il me gouverne avec mes onze Frères (il est roi des douze Tribus).

 

D. Où porte-t-il sa gloire ?

 

R. Sur une haute montagne (le mont Sinai).

 

D. Qu'arrive-t-il au fils révolté ?

 

R. S'il était Lévite, il pourrait se sauver (Absalon,

 

fuyant le combat, est pris par ses cheveux à un

 

chêne où Joab lui perça le coeur de trois dards).

 

D. Qui soutient la gloire du père ?

 

R. Un Maçon (Salomon, fils de David, qui bâtit le Temple).

 

Toutes ces demandes et réponses doivent être expliquées à la fin de chaque article par l'Orateur, afin que chaque nouveau reçu en sache les significa­tions.

 

Après l'instruction, le Sublime Maître demande aux Sacrificateurs : «Mes Frères, est-id temps de fermer l'arche 1»

 

R. Nos baguettes fleuries en sont retirées.

 

Le Maître dit alors : « Mes Frères, l'arche est fer­mée ! ». L'Introducteur vient à l'autel des sacrifices éteindre la lampe du feu sacré; toute la Tribu frappe trois coups dans les mains en disant Vive, règne Israël ! et tous se retirent et se déshabillent.

 

  Instruction pour se comporter selon
les Grades de l'Ordre du Sublime Choix

 

Dans l'arche de réception, on se nomme Frères; en ville, on se nomme Chevaliers; les Lévites se nomment Frères entre eux, mais ils doivent nommer Chevaliers ceux qui en ont le grade; il peut y avoir des Lévites qui ne parviennent pas au deuxième gra­de, ils sont pour le service de l'Ordre et des autels; ils sont décorés de cordons sans Etoile et peuvent assister à la réception des lévites seulement.

 

Noms pour faire connaître
que l'on est vu ou entendu par des Infidèles

 

(Pour les hommes) Il sent mauvais..., les plaies d'Egypte..., la peste..., il grêle..., l'air est fort obs­cur..., les ténèbres...

 

(Pour les femmes) J'entends des grenouilles..., je vois des sauterelles..., je sens des insectes...

 

Noms des pièces pour la table

 

La table... l'autel; le pain... la manne; le sel... l'en­cens; le poivre... la pastille; le vin rouge... l'huile mâle; le vin blanc... l'huile vierge; la bouteille... l'ur­ne; le gobelet... la lampe; verser... imbiber; boire... éteindre; la serviette... le rochet; manger... sacrifier; l'eau...

 

Entrée à l'autel

 

Tout le monde, devant l'autel 3, se tient debout. Le Sublime frappe deux coups dans ses mains, prend ensuite le rochet 4, les Chevaliers le mettent en forme de tablier et les Lévites l'attachent au col.

 

Les deux Sacrificateurs sont à côté du Maître et l'Introducteur doit être vis-à-vis; l'on observe l'ancienneté des Frères pour les placer à droite et à gauche du Maître. Le Maître dit :« Mes Frères Chevaliers, je vous invite à bien éclairer l'autel et à sacrifier' de même ! ». L'autel doit être éclai­ré par douze lumières, ou lampes ardentes, représen­tant les douze Tribus; si les Frères ne sont en grand nombre, on n'en met que sept, représentant le Chandelier à sept branches, ou un groupe de cinq ensemble au milieu de l'autel, ce qui représente l'Etoile lumineuse. Après l'invitation du Maître, tous les Frères se saluent, les Chevaliers par leurs signes et les Lévites par les leurs. On boit les santés ainsi : le Maître frappe deux coups dans les mains et dit : « Mes Frères, imbibez vos lampes ! 2 », l'on imbibe. Le Maître propose la santé, disant qu'on va éteindre les lampes 3; le Maître dit : « Allumez vos lampes ! », tous portent la main à la lampe, « Haut la lampe ! », tous élèvent leur lampe à la même hauteur, en serpentant deux tours devant l'estomac, « Eteignez vos lampes ! », tous portent la lampe à la bouche, par deux contours; après avoir bu, on représente, par les mêmes mou­vements, la lampe en avant, on la rabaisse par deux contours; on en fera deux fois le tour ensemble. L'on frappe ensuite deux fois dans ses mains, disant « Vive Israel ! ». Tous les Frères peuvent demander à faire imbiber pour les santés qui leur plaisent, l'on s'annoncera en frappant deux fois dans ses mains pour proposer ou dire quelque chose. Lorsque l'on est sur le point de quitter l'autel, on chantera le cantique suivant en chorus :

 

Frères très vertueux,
Nous qui sommes ensemble,
C'est de l'aveu de Dieu
Que le Choix nous rassemble;
Afin que par nos voix
De l'arche nous chantions ici la gloire
Et tous ceux dont on fait choix,
Pour en avoir mémoire Nous devons admirer
Cette verge de gloire
Et devons célébrer
En tous lieux sa victoire;
Par elle nous savons
Des Chevaliers faire la différence
Des Infidèles nous bravons
La parfaite ignorance

 

Lorsque nous allumons
Nos lampes imbibées,
Qu'après nous tarissons
Nos huiles consacrées;
En ce moment heureux
Nous jouissons d'une parfaite gloire
Et du plaisir mystérieux
Nous avons la mémoire.

 

Après le cantique, le Maître commande pour éteindre la dernière lampe. Tous les Chevaliers frap­pent à l'ordinaire dans leurs mains, disant Vive Is­raël; tous ôtent ensemble leur rochet, se lèvent en­semble de l'autel et saluent le Maître. Le 28 mai 1308, Moïse reçut les Tables de la Loi sur le mont Sinaï, ce jour doit être célébré, ainsi que le 10 avril, quand on sortit d'Egypte.

 

La Loi défend de s'assembler le 11 juillet, jour que Moïse cassa les Tables de la Loi, ainsi que le 25 juillet, jour de la mort d'Aaron.

 

 

Par Fonds Latomia - Publié dans : hauts grades
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Mardi 5 juin 2012 2 05 /06 /Juin /2012 06:31

Lorsque le Grade du Sublime Choix a paru en forme pour la première fois (ce fut l'an du Seigneur 1744), les plus anciens Maîtres des Loges ont jugé que, vu l'excellence de ce grade, il ne devait se con­férer qu'à des Ecossais choisis, c'est-à-dire à des Ma­çons zélés et dont les moeurs fussent reconnues.

 

Ornements des Chefs

 

Le Très Sublime porte un large cordon en sau­toir, moitié rouge et moitié vert, bordé d'un filet d'or des deux côtés; à ce cordon pendront deux pe­tites tables d'or représentant celles de la Loi.

Le Premier Sacrificateur a le grand cordon auquel pendra un petit serpent d'or. Le Chevalier Introduc­teur porte le grand cordon avec l'étoile de l'Ordre.

L'Orateur porte une médaille d'or représentant quelque mystère sacré du Peuple Choisi. Le Secré­taire porte une ou deux plumes d'or.

Le Trésorier porte une clef d'or.

Tous les Chevaliers portent le petit cordon, qui s'attache du côté du coeur, où ils pendront l'étoile de l'Ordre.

Les Lévites ne portent que le petit cordon, sans étoile.

Cette étoile doit avoir cinq pointes d'or, elle doit être garnie, au milieu d'une émeraude et, dans cha­que angle, d'un rubis; le Grand Secret du Choix est enfermé dans les cinq lettres qui sont gravées ou émaillées sur les pointes; ces lettres sont …

 

Décoration de l'arche de réception

 

Une arche d'alliance, ou représentation du Taber­nacle, doit être placée sur des gradins, dans le fond, couverte d'un pavillon d'or, les richesses doivent éclater, l'Etoile lumineuse, marquée des cinq lettres, doit être au-dessous de l'arche, de façon à en pou­voir donner l'explication aux nouveaux reçus; si on pouvait les rendre transparents, cela ne vaudrait que mieux.

Un chandelier à sept branches d'or sera placé devant le Tabernacle; en bas des gradins est la place du Sublime Maître; il aura à sa droite une table cou­verte d'un tapis riche sur lequel seront les Tables de la Loi, des ciseaux, un poignard, avec des cordons pour en décorer le nouveau Lévite; l'autel des sacri­fices est au milieu de la salle, sur lequel sera la Lampe du Feu Eternel, avec un coutelas orné. Au bas de la salle est l'autel des parfums sur lequel il doit y avoir un vase, rempli d'une eau amère, et un autre avec du feu et, enfin, un troisième, rempli d'eau ordinaire.

Les deux Sacrificateurs se tiennent debout, à droite et à gauche de l'autel des sacrifices; ces deux Lévites sont placés de même aux deux côtés de l'autel des parfums; l'Orateur est à la droite du Maître, ayant devant lui un pupitre.

Le Secrétaire est à la gauche avec une petite table devant lui, où sont les livres qui contiennent les Sta­tuts et procès-verbaux des réceptions. L'Introducteur se tient debout vis-à-vis de l'autel des parfums.

Le Trésorier n'a point de place fixe.

Tout le tours de l'arche de réception doit être orné d'emblèmes et de guirlandes représentant les mystères du Peuple Choisi.

Tous les Chevaliers de la Tribu doivent être pla­cés des deux côtés; les Lévites se placent de même après les Chevaliers.

Habillement

Le Maître est habillé en Grand Prêtre, avec une robe blanche qui va jusqu'aux pieds, un rochet par­dessus, qui ne va que jusqu'aux genoux, l'or doit y éclater, les manches de la robe doivent être étroites et venir jusqu'aux poignets; celles du rochet sont larges et ne viennent qu'à la moitié du bras; il est ceint d'un cordon dont les extrémités sont à franges d'or; il doit avoir la tête couverte d'un voile.

Les deux Sacrificateurs ont une longue robe rouge dont les manches viennent jusqu'aux poignets, avec une large ceinture de soie noire à franges d'or; ils ont à leur ceinture chacun un poignard, duquel ils se servent dans leurs fonctions au sacrifice.

L'Orateur a une robe bleu céleste, avec une cein­ture rouge à franges d'or.

Le Secrétaire et le Trésorier sont habillés de même que lui.

Tous les Chevaliers assistants sont en robe blan­che avec une ceinture bleue frangée.

Les Lévites ont la robe blanche et la ceinture de même.

L'arche de réception doit être bien fermée et l'on doit avoir un grand soin d'en écarter les Infidèles. Cette décoration est celle de la réception des Lévites, qui est le premier grade du Choix; ceux qui ne sont point de cet Ordre sont appelés Infidèles.

 

Façon de préparer celui que l'on veut

recevoir Lévite, lorsqu'on l'aura mis dans une
chambre particulière

 

Le Frère qui doit le préparer sera dans ses habits ordinaires, il viendra trouver le récipiendaire, et lui demandera s'il veut bien lui prêter tout ce qu'il possède, tant en argent que dia­mants, bijoux, bague, montre, épée, tabatière; et il sort ensuite et le laisse seul; cet emprunt se fait en mémoire de celui que firent les Israélites chez les Egyptiens.

Un instant après, un autre Frère vient au réci­piendaire, lui demande comme le premier l'emprunt de ses bijoux, celui-ci, n'ayant rien à donner, on le fait sortir de l'endroit et on le conduit, sans lui rien dire, dans une autre chambre obscure et qui n'est éclairée que d'une lampe très sombre; dans cette chambre doit être un Frère à longue robe noire, avec des gants lèprés, qui représente un des fléaux d'Egypte; cet homme paraît plongé dans la tristesse; le Frère qui a conduit l'infidèle dans cette chambre lui fait ôter son habit, le revêt d'une robe noire; il lui fait aussi ôter ses souliers et lui fait mettre des pan­toufles et des gants léprés; après quoi, il lui dit : « Voter infidélité peut vous réduire à passer le reste de votre vie dans l'état où vous vous voyez mais vous pouvez vous en consoler en la compagnie de cet infidèle avec lequel je vous laisse ». Il se retire après cela et ferme la porte; le Frère qui est avec le récipiendaire lui tient ce langa­ge : « Serait-il possible que vous soyez assez dépourvu de ce même courage qui vous animait autrefois, pour suivre des hommes qui se disent des Choix, sans avoir d'autre prétexte que la curiosité de savoir leurs clystères ? N'avons-nous pas des magiciens qui en font autant qu'eux ? Soyez plus ferme et persistez comme moi ! Si nous sommes à présent dans les ténèbres, couverts de lèpre et accablés encore d'autres maux, faut-il nous en épouvanter ? Le mi, noire Maître, nous en retirera par quelque prodige; nous avons été de trop bonne foi en donnant à ce Peuple tout ce que nous avions de précieux, tout est perdu pour nous et nous voilà dans un état de misère. Mais imitez-moi, demeurez ici, au risque de mourir de faim et de soif ! ».

Celui qui a conduit le récipiendaire vient ensuite demander à l'infidèle s'il veut rester toute sa vie dans les ténèbres. Mais la proposition qu'on a faite de mourir de faim ou de soif ne lui plaisant pas, il  répond « Non ! ». Aussitôt, le Frère lui bande les yeux, le fait sortir de la chambre et le met entre les mains de l'Introducteur; celui qui reste dans la chambre fait tous ses efforts pour engager le réci­piendaire à rester avec lui, le retenant par sa robe, mais inutilement.

Pendant le temps de la préparation de l'infidèle, le Maître a dû ouvrir l'arche de réception poux les Lévites; il faut être un nombre de douze afin de représenter les douze Tribus, mais, à défaut de ce nombre, le Maî­tre, les deux Sacrificateurs, l'Introducteur et les deux Lévites, faisant le nombre de six, on peut l'ouvrir.

 

Ouverture de l'arche de réception

 

Le Maître frappe deux coups dans ses mains et tous doivent être attentifs; le Maître interroge le Chevalier Introducteur.

D. Pourquoi êtes-vous sorti d'Égypte ?

R. Pour me retirer de la servitude et pour servir Israël.

D. Qui vous a conduit dans l'arche ?

R. Israël a conduit mes pas.

D. Comment l'homme choisi voyagea-t-il sur l'eau ? R. Dans un coffre de jonc sur le fleuve.

D. Quelle est la fonction d'un Lévite ?

R. Il est destiné au service des autels.

D. Quel est le signe de vie ?

R. La marque du sang'      l'ange exterminateur. D. Qu'avez-vous vu dans votre servitude ?

R. La métamorphose de la baguette en serpent. D. Que représente la chambre obscure ?

R. Les ténèbres de l'Egypte.

D. N'y avait-il point d'autres maux ?

R. La lèpre couvrait le corps des infidèles.

D. Comment avez-vous été purifié ?

R. Par l'eau, le fer et le feu.

D. Pourquoi vous a-t-on coupé les cheveux ? R. Parce que les Lévites doivent être rasés.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Entre vingt-six et soixante ans... C'est marque qu'il faut être majeur pour être Lévite, mais la Tribu peut donner dispense d'âge.

D. Quel temps faisait-il en Egypte ?

R. Ni jour ni nuit, ni pluie ni beau temps.

 

Après ces demandes, le Sublime Maître demande aux deux Sacrificateurs s'il est temps d'ouvrir l'arche.

 

R. Oui, Très Sublime Maître.... en saluant suivant l'ordre, qui est de tenir le bras gauche le long du corps et de l'empoigner de la main droite au-dessus du coude. Le signe est en mouvement de la douleur que causait la lèpre.

L'Introducteur prend un bougeoir sur la table des parfums, dans lequel est une bougie allumée, il vient la présenter au Très Sublime, qui met le feu à la lampe sacrée qui est sur l'autel des sacrifices et ils se rendent chacun à leur place. Le Sublime Maître dit aux Sacrificateurs : « Mes Frères, le feu sacré est sur l'au­tel et l'arche est ouverte pour les Lévites ! ». Les Sacrifica­teurs saluent le Sublime et l'annoncent ensuite à la Tribu.

Tous ensemble saluent le Maître très profondé­ment et donnent le signe, qui est de porter la main droite sur le bras gauche. Tous frappent ensuite deux fois dans les mains en disant, chaque fois, « Vive Israël ! ». Le Maître, levant les bras vers le ciel dit : « la sainteté à l'Ekeren ». Tous resaluent le Maître.

 

Alors l'Introducteur sort et va attendre le réci­piendaire; c'est lui qui va conduire l'Ornaëlite au lieu fortuné qu'habite Israël.

 

Introduction

 

L'Introducteur frappe deux coups à la porte, un Lévite, par ordre du Sublime Maître, va voir ce que c'est. L'Introducteur dit que c'est un Israélite 2 re­penti qui se recommande à la charité des Chevaliers du Choix. Le Sublime dit à haute voix, de façon à être entendu du récipiendaire, Coré Dathan. L'Introducteur frappe deux autres coups, le Second Sacrificateur, faisant comme le Premier, crie Abiron, l'Introducteur répond Israël.

Le Lévite va ouvrir la porte et les deux Sacrifica­teurs vont recevoir le récipiendaire et l'amènent entre l'autel des sacrifices et [celui] des parfums; le Sublime demande aux Sacrificateurs :

 

D. Quel est cet esclave ?

R. C'est un enfant d'Israël qui se repent de ses crimes et qui demande à être reçu pour le sacri­fice de nos autels.

 

Le Sublime lui dit : « Comment osez-vous vous présen­ter parmi le Peuple Choisi après l'avoir si cruellement persé­cuté ? »

 

Le récipiendaire répond : « je demande grâce ! »

Le Premier Sacrificateur dit : « Il se repent de ses fautes ! ». Le Second Sacrificateur dit : «voulez-vous le recevoir parmi nous ? ». Le Sublime répond : « II faut éprouver sa foi ».

L'Orateur, fait ici le premier discours

 

« Le service des autels, auquel vous désirez lire admis dans ce jour, n'est pas une de ces choses que l'humeur incons­tante ou la légèreté des hommes puisse détruire, puisqu'il n'a rien d'arbitraire ni d'inutile et qu'il n'a point été établi par le hasard, le caprice au l'intérêt. C'est, au contraire, un Ordre qui tient de la première Loi du monde son origine, sa splen­deur et sa gloire, et auquel la Loi est redevable, à son tour, de sa pureté, de sa sagesse et de ses prodiges. Le Sublime Choix est connu comme le précurseur de la Loi que l'Eternel confia à Moise sur la montagne du Sinai; c'est lui qui a dis­tingué le Peuple de Dieu des nations étrangères et barbares, lui, qui a condamné leurs cultes, renversé leurs idoles et inter­dit leurs oracles. De là, les ennemis de l'Eternel, déconcertés, humiliés, anéantis, leurs lois confondues, des frères engloutis dans le fond des abîmes; de là, le triomphe de la Justice, la création du sacerdoce, la gloire de l'Arche, la sainteté du Ta­bernacle; c'est, en un mot, du choix que le Tout-Puissant fit dans la Tribu de Lévi des enfants d'Emeran et Jocabis, que sont dus tous les prodiges, toutes les merveilles qui se sont opérés dans l'ancienne Lai. Et c'est pour en graver dans l'es­prit et dans le cour une éternelle mémoire que le Sublime Grade du Choix a été établi jugez par-là, noble et zélé néophyte', des honneurs et des avantages auxquels vous allez participer lorsque vous serez initié dans nos mystères dont l'incontestabilité va tous devenir également utile et noble; mys­tères impénétrables à l'esprit, mais dont les consolations et [les] suavités intérieures sauront convaincre, ravir et charmer votre cour. J'appelle mystère tout ce qui regarde un grade aus­si auguste que le n'âtre et, parce qu il est de la dernière impor­tance de n'en révéler aucune circonstance aux Infidèles Egyp­tiens, à ces ennemis du Peuple Choisi, qui, assez loin du vrai culte et de la pratique de la vertu, errent dans l'ombre de la mort et cherchent, partout, à rompre les liens d'amour et de paix qui nous unissent. Le serment que vous allez prononcer au pied de l'Arche et à la face du Tabernacle va vous dépouiller du vieil homme et vous revêtir du nouveau, briser vos chaînes et vous rendre la liberté des vrais enfants de la Maison. ,Quelle gloire et quelle félicité, pour vous et pour nous ! Pour vous qui, des sombres obscurités de la nuit où vous languissiez êtes passé et [avez7 été appelé à une lumière pleine d'éclat et de charme; pour nous, qui mettons notre bon­heur à faire des heureux. Allons arracher des mains tyranni­ques de l'esclavage et de l'infidélité un rejeton du cruel Ismaël et en faire un Israélite.

Vous concevez sans doute maintenant la grandeur du bénéfice que vous êtes sur le point de recevoir; approchez res­pectueusement vers le cité de l'Arrhe or; le Grand prêtre va vous disposer ausacrifice. »

Les deux Sacrificateurs font avancer le récipien­daire auprès du Sublime, le faisant mettre à genoux sur un coussin qui est placé au bord des marches de l'autel.

Le Sublime tient d'une main les Tables de la Loi, lui fait mettre les mains dessus; il tient de l'autre un poignard dont la pointe est appuyée sur le coeur du récipiendaire et lui dit de répéter après lui ce qui suit.

Obligation

 

Je promets devant l'Eternel et fais serment sur la Loi sainte et les Saints Commandements, en présence de tous les Chevaliers du Choix, de garder fidèlement tous les mystères qui vont m'être révélés; de ne jamais parler de ce que je vais voir qu'a des Chevaliers que je reconnaîtrai pour Frères, et de ne jamais faire aucune des choses qui concerne le Sublime Choix qu'avec la permission du Sublime Maître et de toute la Tribu assemblée. Je promets de soulager tous mes Frères dans leurs besoins selon mon pouvoir; de leur rendre tous les services qui dépendent de moi, de les aimer comme moi-même : je promets de m'appliquer au service de l'autel sans murmu­rer, détestant pour jamais ce qui porte au crime de Coré, Dathan et d'Abiron. Je le promets sous la peine d'être mépri­sé pour jamais et d'être regardé comme un homme sans foi et sans honneur [par] tous ceux qui assistent à ma réception.

L'Obligation finie, les deux Sacrificateurs le ramè­nent devant l'autel des sacrifices et se tiennent à ses côtés. Le Sublime, lui adressant la parole, lui dit : « Voilà, Ismaélite, quel est votre engagement. Prenez garde que vous venez de le faire devant l’Eternel, Dent en main les Tables de la Loi Sacrée; si vous aviez jamais le malheur de vous écarter de toutes les promesses que vous avez faites, vous ne sauriez jamais échapper aux dangers et aux peines que vous vous êtes vous-même imposées; mais je vous crois assez de fidélité pour les garder toujours; ayez  donc assez de fermeté pour vous soumettre aux sacrifices et aux épreuves qui vont précéder votre initiation »

Le Sublime, s'adressant ensuite aux Sacrificateurs, dit qu'on lui donne à boire et qu'il se désaltère comme fit autrefois tout le peuple d'Israël; le Pre­mier Lévite apporte un vase dans lequel est de l'eau amère, qu'il présente au Premier Sacrificateur; ce dernier le présente au récipiendaire et le fait boire; il rend ensuite le vase au Lévite qui le rapporte sur l'autel des parfums.

L'Orateur reprend aussitôt la parole : « Le breu­vage mystérieux qu'on vient de vous donner, cher néophyte, doit vous remettre sans cesse devant les yeux le miracle écla­tant qu'opéra la verge de Moise sur le nicher du désert d'Oreb en faveur des Israélites, dont l'Eternel voulut éprouver la foi par une soif dévorante; la mémoire de ce prodige est une sage et ingénieuse instruction pour vous : se soumettre humble­ment à toutes les disgrâces dont la vie est remplie, c'est désar­mer, pour ainsi dire, la main qui les distribue et la foire à nous devenir bienfaisante »

Le Sublime prend la parole et demande au réci­piendaire : « Vous trouvez-vous en état de souffrir les effets du feu et de l'eau ? » L'Ismaélite doit répondre que oui. Le Sublime dit aux Sacrificateurs : « Allons, mes Frères, préparez-vous pour le sacrifier »; les deux Sacrifi­cateurs répondent : « Nous sommes _prêts à l'immoler ! ». Le Sublime leur dit de renverser la victime; les Sacri­ficateurs le font mettre à genoux aux pieds de l'autel des sacrifices, l'Introduc­teur prend à l'instant le coutelas sur l'autel et va le présenter au Sublime, lui disant « Voici le couteau ». Le Sublime se lève et vient à l'autel des sacrifices, tenant le coutelas; les deux Sacrificateurs font pen­cher la tête du récipiendaire sur l'autel et le Sublime le frappe trois fois de son coutelas, prononçant à chaque coup Coré, Dathan et Abiron; il remet le coutelas sur l'autel et retourne à sa place, les Sacrifi­cateurs le relèvent et le mènent à l'autel des par­fums.

L'Orateur dit aussitôt : « Sortes monstre d'orgueil a de témérité, d'un lieu consacré au Tris-Haut, et soyez englou­ti à jamais dans le fond des abîmes, murmurer ou se plaindre de ceux que le Tout-Puissant a choisi pour la gloire et le salut de son Peuple, c'est un crime de lise-majesté divine, crime puni plus promptement et plus sévèrement que tous les autres, parce que c'est du respect dû aux Maîtres et aux législateurs que dépend l'exécution et les progrès de la Loi de la Souveraineté; n'appartenant qu'a Dieu, elle est sacrée en Lui et en tous ceux à qui Il l'a confiée; vouloir la disputer, la contredire, ou s'en approprier la moindre partie, c'est le comble de la témérité, toujours impardonnable, s'arroger le droit d'introduire quelqu'un dans l'arche ou contredire le Grand et Sublime Maître, c'est se rendre complice des crimes de Coré, Dathan et d'Abiron, auxquels nous avons tous renonce; comme le généreux néophyte y renonce actuellement d'esprit et de catir »

Le Très Sublime lui demande : « Renoncez-vous à tous ces crimes ? ». L'Ismaélite répond que oui. Le Sublime ordonne de le purifier avant de l'immoler; les deux Sacrificateurs lui ôtent les gants lèpres et les deux Lévites, à l'autel des parfums, présentent, l'un, un vase de feu et l'autre un vase d'eau, l'un lui plon­ge la main gauche dans cette eau et l'autre doit lui faire sentir la chaleur du feu à la main droite, de sorte qu'il puisse sentir ensemble le froid et le chaud. Le Sublime demande si tout est prêt pour le sacrifice, les Sacrificateurs disent : « Oui, Très Subli­me .1 ». Le Sublime dit : « Que la victime s'humilie ! »; alors les Sacrificateurs le ramènent à l'autel des sacri­fices, le font mettre à genoux sur un coussin, lui font étendre les bras ouverts vers le ciel, mettant chacun une de leurs mains sur la tête, et, de l'autre, ils tiennent leurs poignards levés.

Le Maître dit : « .Qu'on lui donne la lumière, après quoi, frappez et que son sang rejaillisse sur l'autel ! »; à cet ordre du Sublime, tous les Frères Chevaliers de la Tribu étendent les bras vers le ciel, en signe d'invo­cation, l'Introducteur vient derrière le récipiendaire et lui débande les yeux; à peine reçoit-il la lumière que le Sublime, se levant précipitamment, dit aux Sacrificateurs : « Frappez la victime ! ». Les Sacrifica­teurs font un grand mouvement comme pour le frapper, tout doit se faire à la fois; aussitôt que les Sacrificateurs vont porter leur coup, l'Orateur s'écrie

« Suspendez vos glaives, trop zélés Chevaliers, le sang de la victime déplairait à l'Eternel, Il ne veut que le coeur et Il a en horreur tout autre sacrifice. Il est vrai qu'Il veut ce cour sans partage, Abraham et Isaac ne Lui furent pas moires agréables et ne furent pas moins dignes de Sa Promesse, quoi­que le sacrifice ne fut pas sanglant. L'épreuve du feu étant le symbole, l'holocauste a été purifié, c'est assez ! »

L'Introducteur le mène aux pieds du Sublime, qui lui coupe un peu de cheveux, lui disant : « De l'aveu de toute la Tribu assemblée, je vous reçois Lévite, pour être, à l'avenir, employé au service des autels ». Il le relève ensuite et lui dit d'aller chercher la robe de pureté; l'Intro­ducteur le conduit à l'autel des parfums où les Lévi­tes lui ôtent la robe noire et lui en remettent une blanche, ainsi qu'une ceinture de même; ils lui font aussi ôter ses pantoufles lèprées et remettre ses sou­liers 2. Après quoi, l'introducteur l'amène vers le Sublime, qui lui donne le cordon, qui est fait en ro­sette et qui s'attache sur le coeur, il lui donne le si­gne, qui est de passer la main droite dans la manche du bras gauche et de la retirer après en la regardant en dedans et en dehors, ce qui signifie que la lèpre affligeait l'Egypte; l'attouchement est de pren­dre réciproquement par le petit doigt en forme de crochet, pour marquer que les Lévites, étant encore éloignés 2 du Sublime, il faut peu pour le devenir. Le mot est Abarim,qui signifie passage, nom du der­nier campement ou station que firent les Israélites.

Le Sublime, l'embrassant, lui donne le nom de Frère et il va ensuite prendre sa place. Alors, le Sublime fait quelques questions pour son instruction. Le Secrétaire doit avoir dressé un procès-verbal du jour de l'assemblée de la Tribu et de la réception du nouveau Lévite, que tous les Chevaliers doivent signer. Lorsque tout est fini, le Sublime Maître, s'adressant aux Sacrificateurs dit : « Est-il temps de fermer l'arche ? »

Le Premier Sacrificateur dit : « La Tribu d'Israël est satisfaite ! »

Le Second Sacrificateur dit : « Tout le Peuple Choisi est content ! »

Le Sublime dit alors : Mes Frères, l'arche est fer­mée ! ». Tous saluent le Maître en portant la main droite au bras gauche; puis on frappe deux fois en­semble dans les mains, en disant à chaque fois Vive Israël !

 

Par Fonds Latomia - Publié dans : hauts grades
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Mardi 5 juin 2012 2 05 /06 /Juin /2012 06:26

Le grade de Grand Architecte, qui est au-dessus de Maître Grand Ecossais, est une connaissance parfaite et générale de l'ancien Temple de Salomon, une récapitulation de tous les faits qui se sont passés lors de sa construction et l'explication de toutes les figures, meubles, ornements, &c, et de tous les em­blèmes, de même que des signes, paroles et attou­chements qui ont servi à tous les grades précédents.

 

Loge d'Apprenti

La loge est tendue de rouge, il doit y avoir un trône élevé sur trois marches, couvert d'un dais bleu céleste parsemé d'étoiles d'or et garni de franges d'or; l'autel doit être couvert d'un tapis d'étoffe rou­ge, garni de franges, et, sur le devant, doit être un triangle en jaune, sur lequel sera brodé le mot

qui signifie Jehova. La loge doit être éclairée par vingt-sept lumières, rangées de neuf en neuf comme en loge ordinaire, c'est-à-dire qu'il y aura, à l'occi­dent, trois chandeliers portant chacun trois lumières, trois [autres] au midi et trois à l'orient. Dans le mi­lieu de la loge est un Tableau où doit être tracé le pavé du Temple, dans lequel est [un] carré de trois pieds de haut, le parvis des prêtres avec les quatre portiques, l'autel d'airain pour les sacrifices, la mer d'airain soutenue par douze boeufs et les dix cuviers; à la sortie du parvis des prêtres ou Sacrificateurs est la porte, autrement dit le vestibule où sont, à droite et à gauche, les colonnes J et B avec leurs orne­ments.

Au-dessus du trône, il doit y avoir une Etoile flamboyante et transparente; au milieu de laquelle sera la lettre G, le soleil à droite et la lune à gauche.

Cette même étoile doit être tracée sur le tableau entre deux colonnes. Sur le piédestal de la colonne J doit être tracé, en hébreu, le mot ….et, sur le

piédestal de la colonne B, celui de….. indépendamment des lettres J et B.

Les Apprentis Grand Architectes doivent porter un tablier blanc, bordé et doublé de rouge, avec une seconde bordure, d'un ruban bleu dont le milieu [porte] un triangle en bro­derie d'or, entouré d'un nuage bleu et or, surmonté d'un arc-en-ciel; et, sur la bavette, est également bro­dé un triangle enfermant un cercle dans lequel est la lettre G.

Les Apprentis doivent porter, à la boutonnière de leurs habits, une ganse de ruban bleu, où pend un triangle renfermant un cercle; ils doivent avoir des gants bordés de rouge.

 

Façon d'ouvrir la Loge

La loge est tendue et éclairée comme nous l'avons dit ci-dessus, le Très Puissant Maître, qui représente Salomon, doit être assis sur son trône, ayant à sa droite Hiram, roi de Tyr, et à sa gauche Mahanom successeur du Respectable père Hiram Abif; à la deuxième place à droite, doit être le Frère Adonhiram et, à la deuxième place à gauche, le Frère Orateur. Les Frères Trésorier et Secrétaire doivent faire les fonctions de Surveillants. Tous les autres Frères doivent être placés à droite et à gauche par ancienneté.

Le Très Puissant Maître frappe trois coups de maillet sur l'autel, qui sont répétés par les Surveil­lants; il en frappe encore trois autres, qui sont en­core répétés par les Surveillants; il finit enfin par en frapper trois autres et, après que les Surveillants les aient rendus, le Très Puissant Maître se lève et dit :

Mes Frères Très Respectables et Très Puissants, aidez-moi à ouvrir la loge d'Apprenti Grand et Parfait Architecte ! ».

Les Surveillants répètent la même chose.

Le Très Puissant Maître, adressant la parole aux Surveillants 1, lui dit : « Vous savez mes Chers et Res­pectables Frères, qu'une loge ne saurait être trop bien cou­verte, sommes-nous à l'abri des profanes ? »

A quoi les Surveillants répondent : « Nous sommes entièrement à l'abri, nous avons fait notre devoir, vous pouvez commencer l'ouvrage ! »

Le Très Puissant parle alors en ces termes :

D. Etes-vous Apprenti Grand Architecte ?

R. j'ai été assez heureux pour le mériter.

D. A quoi pourrai-je le reconnaître ?

R. Aux signes, attouchements, aux paroles et à mes connaissances.

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Dans le parvis des Sacrificateurs, à l'entrée du
Temple du vrai Dieu, entre les deux Colonnes.

D. Quelle heure est-il ?

R. La Grande Lumière commence à luire.

Le Très Puissant Maître dit alors « Puisque la Grande Lumière commence à luire, id est temps que les ouvriers aillent aux Travaux; profitons-en, mes Chers et Respectables Prim, la loge est ouverte, nous sommes en Apprentis »

Le Très Puissant porte la main sur le front, le pouce appuyé, les quatre doigts serrés et étendus formant une équerre, regardant trois fois le ciel; de la main gauche et du bras, il forme un triangle sur la hanche, puis il frappe un coup de maillet sur l'autel. Tous les Frères frappent trois fois des mains et cha­cun prend sa place.

Pour la réception d'Apprenti, lorsqu'il y en a une à faire, le Très Puissant ordonne au Frère Adonhi­ram d'aller examiner le récipiendaire sur tous les grades par lesquels il a passé, et lui en demande les signes, les mots et les attouchements; après qu'il ait satisfait, il 2 vient en rendre compte au Très Puis­sant; en entrant en loge, il doit frapper un grand coup à la porte, que les Surveillants répètent et [dont ils] rendent compte au Très Puissant (cela doit se pratiquer toutes les fois que le Frère Adonhiram veut entrer en loge).

Le Frère Adonhiram va rejoindre le récipiendaire et, l'ayant désarmé, il lui bande les yeux et le conduit à la porte de la loge, où il frappe un grand coup de maillet, auquel les deux Surveillants répondent et, ayant dit au Très Puissant que l'on frappe en Grand Architecte, le Très Puissant ordonne, si c'est le réci­piendaire, de le faire entrer; les Surveillants ayant ouvert la porte, le Frère Adonhiram introduit le réci­piendaire et, l'ayant placé entre les deux Surveillants, il va reprendre sa place. Le Très Puissant demande au récipiendaire son nom, son âge et son grade, le récipiendaire y ayant répondu, il lui demande les si­gnes, les mots et attouchements de tous les grades par où il 3 a passé. Toutes les questions faites, k Très Puissant l'avertit que les épreuves auxquelles il va être livré sont terribles, que toutes celles qu'il a essuyé dans tous les grades par où il a passé ne sont rien en comparaison de celles qui restent à soutenir; qu'il serait au déses­poir s'il venait à y succomber [et] qu'il l'en avertit pour n'avoir rien à se reprocher. Il lui demande trois fois s'il persiste dans le dessein de se faire recevoir, lui laissant entrevoir qu'il doute de sa fermeté et qu'il craint pour lui; il ajoute qu'il est le moment de se retirer et que sa crainte ne lui fera point de tort parmi les Frères. Il tâche de l'ébranler autant qu'il est possible et le laisse quelque temps livré à ses réfle­xions. Le récipiendaire persistant à demander d'être reçu, le Très Puissant ordonne aux Frères Terribles de faire leur devoir; alors les quatre Frères, postés de chaque côté de lui, le saisissent chacun par un membre et, l'ayant élevé à plat autant qu'il est pos­sible, ils le couchent à plat dos sur le Tableau. Les Surveillants lui découvrent le sein du côté du coeur, ils lui appliquent la pointe d'une épée sur la mamel­le; cette épée étant à plomb, un des quatre Frères Terribles a soin de la soutenir avec attention par le pommeau

Le Très Puissant, l'ayant laissé quelques moments dans cette situation, il lui dit : Ce qui vous reste à faire est plus sérieux que vous ne pensez. vous êtes encore à temps de vous retirer, mais, bientôt, vous ne serez plus en même de le pouvoir, je vous conjure, par l'amitié que j'ai pour vous, et au nom de toute la log, de faire bien vos réflexion I »; alors le Très Puissant ordonne, élevant la voix, : Il n'est plus temps de vous dédire, malheureux ! Vous avec violé voter serment en révélant nos secrets, vous allez être puni comme vous le méritez ! Frères Terribles, faites votre devoir, je vous l'abandonne ! ».

Alors le Premier Surveillant le saisit et le relève à la façon des Maîtres et prononce tout haut Malle­nak; on le conduit ensuite au pied du trône où, étant arrivé, le Très Puissant ordonne de le faire voyager par neuf tours autour du Temple; le premier [tour] fait et le récipiendaire étant arrivé entre les deux Surveillants, on lui fait saluer le Très Puissant en Apprenti et prononcer le mot J. 2; la fin du se­cond, il salue le Très Puissant en Compagnon et prononce le mot B. a; à la fin du troisième, il salue en Maître et prononce Obligation

« Je jure et je promets, devant la face du Dieu Vivant, Grand Architecte de l'Univers, qui éclaire nos ouvrages, de garder un secret inviolable sur tout ce qui rapport au Maçon ou à la Maçonnerie, et de ne jamais communiquer à aucun Maçon de grade inférieur au mien le sublime grade de Grand Architecte sans une permission de ma mire loge,- en cas d'infraction, je consens de perdre la vue, l'odorat, fouie, le goût et l'attouchement, de perdre enfin la vie dans les tour­ments les plus affreux; ainsi Dieu me soit en aide ! »

Au moment où il finit, et au signe que fait le Très Puissant par un coup de maillet sur l'autel, le Premier Surveillant lui débande les yeux. Le Très Puissant le laisse un moment dans cette situation, après quoi il ordonne à tous les Frères de reprendre leurs places, leur disant qu'il est très persuadé que le Frère récipiendaire a assez de zèle et de fermeté pour qu'on n'ait pas besoin d'eux. Après que tous les Frères aient repris leurs places, le Très Puissant dit au récipiendaire qu'il le dispense des épreuves qui lui restent à faire et qu'il s'en rapporte à lui; il le fait relever, lui donne le mot, le signe et l'attouche­ment.

(Signe) Le signe est de porter le pouce sur la bouche, les quatre doigts serrés et étendus, formant une équerre; et, du bras gauche, on forme un trian­gle en mettant la main sur la hanche gauche.

(Attouchement) L'attouchement se fait en se sai­sissant réciproquement le poignet avec la main gau­che, celui qui examine répond en donnant de la main droite l'attouchement de Maître.

Les mots sont Gomes, Jesoys, Naovoi I. Le premier fut la première parole que prononça le pre­mier homme après la Création, en action de grâce; le deuxième signifie Dieu Tout-Puissant et c'est le mot le plus utile parmi les Grecs; le troisième signi­fie jeune et vigilant

Le mot de passe est Jakin.

Le récipiendaire ayant reçu le signe, les mots et attouchement du Très Puissant va les rendre à tous les Frères, chacun à leur tour et, ensuite, il se place entre les deux Surveillants et le Très Puissant pro­cède à l'instruction de la loge.


Instruction

D. Etes-vous Apprenti Grand et Parfait Architecte ?

R. J'ai été assez heureux pour le mériter.

D. A quoi le reconnaîtrai-je ?

R. Aux signes, attouchements, paroles et à mes con­naissances.

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Dans le parvis des Sacrificateurs; à l'entrée du Temple du Vrai Dieu, entre les deux colonnes et B.

D. A quoi vous occupiez-vous avant votre récep­tion ?

R. A édifier le-s Apprentis et Compagnons par mon exactitude à remplir mes obligations.

D. Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir Apprenti Grand Maître et Parfait Architecte ?

R. Pour mériter davantage, en devenant plus parfait et plus vertueux.

D. Qu'avez-vous vu en entrant en loge ?

R. Rien I

D. Qu'avez-vous entendu ?

R. Une voix ineffable qui m'aidait à faire mon de­voir.

D. Que vous disait-elle ?

R. Des paroles tendres, frappantes et insinuantes.

D. Qu'est-ce qui s'est opposé à votre réception ?

R. Les plus rudes épreuves.

D. Les avez-vous soutenues ?

R. Le zèle que j'ai toujours eu pour la Maçonnerie est si grand qu'elles m'ont parues légères, en égard au bonheur dont je devais jouir.

D. Qu'avez-vous vu après votre réception ?

R. Le parvis du Temple du porche de Salomon

D. A quoi servait ce parvis ?

R. A contenir le Temple laïque.

D. Quelle en était la longueur et la largeur ?

R. Un carré parfait de soixante coudées.

D. Comment y entre-t-on ?

R. Par quatre grands portiques.

D. Comment étaient-ils disposés ?

R. L'un était à l'orient, l'autre à l'est, les autres au nord et sud est.

D. Quelle était la plus belle de ces portes ?

R. Celle de l'orient.

D. Comment s'appelait-elle ?

R. La porte du jufred ou Scio.

D. Qu'y avait-il dans le milieu de ce parvis ?

R. Une élévation d'airain, comme un échafaud de cinq coudées de long et de large et de trois de hauteur.

D. A quoi servait cette élévation ou échafaud ?

R. Ce fut là où Salomon fit sa prière à Dieu au nom de son peuple.

D. Qu'avez-vous vu ensuite ?

R. J'ai vu le parvis des prêtres et des Sacrificateurs.

D. Quelle en était la grandeur ?

R. Soixante coudées en carré.

D. Combien y avait-il de portes ?

R. Deux, l'une à l'orient, l'autre à l'occident.

D. De quoi étaient couverts ces portiques ?

R. De cuivre doré.

D. De quoi était décoré ce parvis ?

R. D'un pavé, de marches noires très gracieuses, dont les compartiments composent un grand ornement.

D. A quoi servait le parvis ?

R. A y sacrifier et immoler les victimes.

D. Qu'avez-vous remarqué ?

R. Un autel, un grand vase et dix autres pe­tits.

D. A quoi servait cet autel ?

R. A offrir des sacrifices à Dieu.

D. Où était-il placé ?

R. Au milieu du parvis.

D. Quelles en étaient les proportions ?

R. Il avait vingt coudées en carré et dix en hauteur.

D. De quelle matière était le parvis ?

R. Il était d'airain et creux à l'intérieur.

D. De quoi était-il couvert ?

R. D'une grille d'airain en forme de dais.

D. Qu'y avait-il à l'entour de cet autel ?

R. Une balustrade d'airain doré.

D. A quoi servait-elle ?

R. A écarter les laïcs : les Sacrificateurs pouvaient seuls en approcher.

D. Comment s'appelle-t-elle ?

R. En hébreu : Gison.

D. Comment appelez-vous le grand vase ?

R. La mer d'airain.

D. A quoi servait-elle ?

R. Aux Lévites et aux Sacrificateurs, pour se purifier et se laver le visage et les mains et les pieds avant de monter à l'autel ou entrer dans le Tem­ple.

D. Comment était faite cette mer ?

R. Elle était d'airain, de figure ronde.

D. Quelles étaient ses proportions ?

R, Dix coudées de diamètre, cinq de hauteur et trente de circonférence.

D. De quoi était-elle décorée ?

R. De deux ceintures garnies chacune de trois cents bossettes en forme de courge où étaient gravées des têtes de bœufs.

D. Combien contenait ce grand vase ?

R. Dix mille Baksa 1, qui était une mesure de ce temps.

D. Où était-elle placée ?

R. Elle était à gauche, en entrant dans le parvis, du côté du septentrion.

D. Sur quoi était-elle soutenue ?

R. Sur douze boeufs, dont trois faisaient face à l'aquilon 2, trois à l'orient, trois à l'occident et trois au midi.

D. A quoi servaient les dix autres lavoirs ou vases ?

R. A purifier les entrailles des victimes qui devaient être offertes en sacrifice.

D. Où étaient-elles placées ?

R. Cinq à droite et cinq à gauche.

D. De quelle matière étaient-elles ?

R. Ils étaient également d'airain.

D. Quelle était leur forme ?

R. Ils étaient de figure ronde et portés par des sou­bassements de même matière, portés sur quatre roues; ces soubassements étaient décorés par des gravures représentant des têtes de lion, de chéru­bins et de boeufs.

D. Quelle était la forme des soubassements ?

R. Un carré parfait de quatre coudées.

D. Où furent-elles fondues ou faites ?

R. Salomon les fit fondre en la contrée du Jourdain, en terre argileuse, entre l'Ernotte et Sarradazette

D. Qu'avez-vous fait ensuite ?

R. J'ai passé dans le porche ou vestibule du Temple, où l'on m'a fait prêter mon Obligation entre les deux Colonnes J. et B., en face de la porte du Temple.

D. Comment appelez-vous ce lieu en hébreu ?

R. Olam, qui signifie vestibule.

D. Comment s'appelaient les dix lavoirs en hébreu ?

R. Muchemoir 3.

D. Quelles étaient les proportions du vestibule ?

R. Dix coudées de long et vingt de large.

D. De quoi était couvert le parvis des Sacrificateurs ?

R. D'une voûte d'airain doré et orné de feuillage.

D. Qu'avez-vous trouvé dans ce vestibule ?

R. Les Colonnes d'airain J. et B.

D. Qui avait construit tous ces vases ?

R. Nul autre n'en eut été capable que notre Respec­table Père Hiram Abif.

D. Qu'avez-vous vu ensuite ?

R. La porte du Temple.

D. Y êtes-vous entré ?

R. L'on ne m'en a pas jugé digne.

D. De quoi était couvert le pavé du porche ?

R. De la cervelle de notre Respectable Père Hiram Abif.

D. Qu'a fait de vous le Très Puissant ?

R. Après m'avoir fait prêter le serment, il m'a donné des signes pour me faire reconnaître pendant le jour et des attouchements pour connaître mes Frères pendant la nuit, et des mots.

D. Quels sont ces signes ?

R. (Il les donne).

D. Quels sont les attouchements ?

R. (Il les donne).

D. Quels sont les mots ?

R.Gomes,jeses,Naavai

D. Que signifie le mot Gomes ?

R. C'est la maîtresse parole du Maître Ecossais et la première que prononça le premier homme après sa création, en action de grâce à Dieu.

Par Fonds Latomia - Publié dans : hauts grades
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Lundi 4 juin 2012 1 04 /06 /Juin /2012 17:38

Les plus anciens rituels du grade Rose-Croix datent de 1760 (Strasbourg) et 1761
(Lyon), sous le titre de Chevalier de l'Aigle et du Pélican ou le Souverain
Prince de Rose-Croix et d'Hérédom. Le discours d'introduction à ce grade évoque
l'origine de la sagesse des Rose-Croix : « individus qui, pendant bien des
siècles, s'en assurèrent la possession exclusive en se servant d'un voile
impénétrable ; c'est ce qui donna lieu à ces institutions célèbres dont les
Sabéens et les Brames (sic) sont des restes sublimes. Les Mages, les
Hiérophantes, les Druides furent autant de branches de ces mêmes Initiés »
(version de 1765 à la Bibliothèque historique de Paris). On retrouve ici l'idée
de Tradition Primordiale chère à l'Hermétisme de la Renaissance et au
Rosicrucianisme du XVIIe siècle. En outre, les Rose-Croix y sont présentés comme
les héritiers d'une chaîne d'Initiés dont les maillons sont les Égyptiens,
Zoroastre, Hermès Trismégiste, Moïse, Salomon, Pythagore, Platon et les
Esséniens. Cette lignée rappelle celle évoquée par Michael Maier dans le
Silentium Post Clamores (1617). On retrouvera cette idée dans un autre discours
de 1801, le Régulateur des Chevaliers Maçons ou les quatre Ordres supérieurs
suivant le régime du G... O..., où la Franc-Maçonnerie est présentée comme une
Science des Sages héritée des Sabéens, des Brames (sic), des Mages, des
Hiérophantes, des Druides et des Chevaliers Rose-Croix, descendants d'une lignée
d'Initiés remontant aux Égyptiens, à Zoroastre, Trismégiste, Moïse, Salomon,
Pythagore, Platon et aux Esséens (sic, pour Esséniens).

Publié dans : hauts grades
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Lundi 4 juin 2012 1 04 /06 /Juin /2012 09:26

Décoration de la Loge.

Tenture blanche, soutenue par huit colonnes dorées.

 

TITRES

La loge se nomme Souverain Tribunal.

Le maître prend le titre de Très parfait Président ; les surveillants celui d'Inspecteurs; le secrétaire, celui de Chancelier; et tous les membres du souv\ tribunal, celui de Très éclairés.

SIGNES

Croiser les deux mains devant soi sur le nombril.

La réponse, dite d'équité, est de croiser les deux bras en-dessus de la tête, les doigts allongés, la paume de la main tournée vers le dehors.

ATTOUCHEMENT

S'approcher réciproquement du pied droit, faire toucher le genou, se prendre la main gauche, et, de la droite, se frapper mutuellement un coup léger sur l'épaule droite.

BATTERIE

Neuf coups : - !

Suivant quelques rituels, la batterie devrait se faire par quatre, deux et trois ; les trois derniers coups plus lents que les autres :  - - !

HABILLEMENT.

On ne porte point de tablier dans le souverain tribunal. Dans les loges inférieures, on peut avoir un tablier blanc, sur la bavette duquel est brodée une croix teutonique, qui est celle de l'ordre. Le cordon est blanc, il se porte en camail; sur la pointe du cordon, est brodé, en or, un triangle radieux, au milieu duquel est le nombre 3i, en chiffres arabes. Dans les loges inférieures, au lieu d'un cordon, les grands inspecteurs portent une chaîne d'or, passée au cou, a laquelle est suspendue la croix de l'ordre ; les chaînons sont composés des attributs, entrelacés, des degrés fondamentaux de la maçonnerie. Une croix teutonique, en argent, est le bijou de ce grade.

Il n'y a point de mot de passe.

MOTS SACRÉS.

JUSTICE ; réponse : Equité; ensemble : AINSI SOIT-IL !

 

Source : Le Tuileur de Vuillaume

Par Le Tuileur de Vuillaume - Publié dans : hauts grades
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Lundi 4 juin 2012 1 04 /06 /Juin /2012 07:11

Reception


La loge est tendue en rouge, il n'y a pas de tableau, les lumières sont dispersées indifféremment par toute la loge. Le Grand Maître représente Salo­mon; il y a deux Surveillants et les Vénérables Frères sont assis.

Le récipiendaire est dans une chambre séparée, qui est éclairée. Le Frère Terrible est avec lui et il lui donne, dans la main gauche, une tête de mort et, avec la droite, [le récipiendaire] lève le poignard qui est attaché à son cordon. Le Frète Terrible frappe neuf coups égaux; on répond, puis il entre et le réci­piendaire se place entre les deux Surveillants.

D. Le Grand Maître demande ce qu'il veut.

R. Le Second Surveillant répond pour le récipiendaire : La récompense de ce que je viens de faire ! ».
D. Le Grand Maître : « Votre coeur, en satisfaisant votre vengeance, était donc intéressé ? »

R. Le Surveillant répond : «Oui, mais je demande moins pour ma propre satisfaction que pour faire connaî­tre à la postérité que le crime ne reste jamais impuni, ni la vertu sans récompense ».

D. Le Grand Maître : « Est-il bien sûr qu Hiram sait vengé ? »

R. Le Surveillant répond : « En voici un grand et sûr témoignage ! » (Il lui montre la tête de mort). Le Grand Maître, après cela, le fait avancer neuf petits pas, lui fait prêter son Obligation et lui signe donne le signe, qui est d'opposer la main droite, [ce) qui est le mouvement que fit Hiram lorsque Stokin ,lui porta un coup de poignard; puis l'attouchement, qui est de s'entrelacer les doigts de la main droite;

ensuite la parole, qui est Nack Mazooz.

Quand on demande la parole, le premier dit Ma­zooz et le second répond Nack, et, ensuite, ils di­sent ensemble Nack Mazooz.

Il lui donne aussi l'attribut, qui est une étoile à neuf pointes, qui est de nacre, oit il est gravé un poignard et, au revers, un Soleil.

Le Grand Maître dit : Je vous nomme illustre, vous et vos descendants, pour !'action que vous venez de faire ! ». On lui 3 fait un discours qui est une répétition de l'his­toire d'Adonhirarn, de sa mort et de celle du traître Abyram, enfin la récompense que Salomon donna à Stokin pour prix de son zèle, qui 4fut illustre, lui et ses descendants. Il lui donna, pour cet effet, cette Etoile de nacre.

Catéchisme des Illustres

D. Etes-vous Illustre ?

R. Oui, je le suis, avec autant de justice que j'ose me flatter de l'avoir mérité

D. Qu'avez-vous fait pour l'avoir mérité ?

R. J'ai vengé le Maître des Maîtres en punissant son assassin.

(Ici, on peut faire des questions d'Elu)

D. A quoi reconnaîtrai-je que vous êtes Illustre ?

R. Aux signe, parole et attouchement.

D. Donnez-moi la première

R. Donnez-moi la seconde, je vous donnerai la pre­mière !

D. Mazooz I

R. Nack I Ensemble : Nack Mazooz

D. Quel était votre attribut ?

R. Une étoile extraordinaire à neuf pointes, au mi­lieu de laquelle est un poignard et sur le revers un Soleil.

D. Expliquez-moi cela

R. L'étoile signifie que l'action de Stokin causera dans le monde autant d'admiration que la vue d'un phénomène en cause lorsqu'il paraît aux yeux; le poignard, qui est au milieu de l'étoile, signifie l'instrument de la vengeance; enfin, le Soleil, qui est sur le revers, signifie que, comme le Soleil répand ses rayons par tout l'univers, de même cette action se répandra à la postérité et sera toujours regardé comme un modèle de la plus haute vertu.

D. De quel métal était votre attribut ?

R. De nacre de perle.

D. Pourquoi ?

R. Parce que l'or et l'argent étant, du temps de Salomon, communs comme de la pierre, il préféra la nacre comme moins commune et plus riche.

D. Où se tiennent les Surveillants ?

R. A l'occident.


Nota en loge de table


Après la santé du Maître, on boit en mémoire de Salomon et, pour la distinguer des autres santés, lorsque les Surveillants ont parlé, le Grand Maître frappe un coup de maillet et poursuit l'exercice.

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Lundi 4 juin 2012 1 04 /06 /Juin /2012 07:09

Obligation

« Je le promets, parole d'honneur » (il met la main sur le coeur).

Le Maître dit alors : « Conduises-le à l'autel pour sceller son Obligation ! ». Le Puissant Frère Introduc­teur lui fait faire les sept tours circulaires, au sep­tième, il prend la couronne avec les deux autres Sur­veillants et la lui pose sur la tête. A l'instant, tous les Frères disent : « Moabon ! ». Ensuite, il prend de l'encens avec la cuillère et dit en le jetant sur le feu

Discours du Récipiendaire

« Souverain Grand Maître, reçois cette offrande de mon coeur et la parole d'honneur du lien inviolable que je forme volontairement avec mes Frères de n'avoir qu'un coeur et qu'une volonté avec eux pour la gloire et notre union intime. »

L'Introducteur le conduit ensuite s'asseoir à la droite du Très Puissant Maître qui lui donne les si­gnes, les marques et les Paroles sacrée et de passage, puis il va les rendre aux trois Surveillants, ainsi que le baiser. Si l'assemblée n'est pas trop nombreuse, il les donne à tous, sinon seulement le salut et le bai­ser. Il reprend après sa place et l'on s'entretient de ce qui concerne l'Ordre, on lit les Constitutions à haute voix. Le maître, ou quelque Frère, fait après un discours d'éloquence où l'on parle science, où l'on s'enseigne les uns les autres, puis on ferme le Tabernacle ainsi qu'il va être dit.

Signes

Le grand signe est de porter sur la tête les deux mains ouvertes et de les joindre par le bout des deux pouces et des doigts index, de façon qu'ils for­ment tous les quatre un triangle. Ce signe ne se fait qu'en loge ou Hiérarchie.

Le second signe, qui est celui de reconnaissan­ce, est de porter la main droite ouverte, sur les yeux, comme pour se garantir des rayons du Soleil; ensuite, la porter sur l'épaule gauche et la descendre sur la hanche droite et rester en cet état.

 

Attouchement

 

L'attouchement est de la main droite, prendre le coude gauche, ployant le bas pour former ensemble un cercle.

Paroles

La Parole sacrée est VA VAVA.

Le mot de double passage est

en demande .....

en reponse …

Le Très Puissant demande si aucun des Frères présents n'a rien â proposer pour le bien et la pro­pagation du Sublime Grade du Tabernacle ou pour le soulagement de quelque Frè­re, ensuite, il dit, tous les Frères étant assis :

 

Fermeture du Tabernacle

 

« Puissants Frères Premier, Second et Troisième Surveil­lants, examinons l'ordre de nos constitutions ! »

Chaque Frère reste assis et se met au signe de reconnaissance et le fait tout entier.

Le Maître dit ensuite au Puissant Frère Secrétai­re : ,Quel est le double mot de passage ? ».

Le second  :

D. Pourquoi annoncez-vous la Vérité ?

R. Parce qu'elle fut le triomphe de mon couronne­ment et, qu'étant éclairé, tous les Tabernacles me sont ouverts.

D. Quel temps y consacrez-vous ?

R. Douze fois dans l'année. La Lune y paraît dans son plein sur l'orient du temple que j'habite; qua­tre fois le Soleil au solstice 3 y renouvelle les sai­sons qui mesurent les années de ma vie; seize fois, au premier jour de repos qui succède à ces périodes divines, je viens offrir à la Prééminence le sacrifice de tout autre plaisir,

D. Qui vous assiste ?

R. Les Tout-Puissants Frères constituteurs, dont l'amour est égal au mien.

D. Où sont les absents ?

R. Les uns ont été soustraits par l'ordre du destin et leur souvenir subsiste au cercle invisible de nos solennités, les autres le sont pour des causes légitimes [et d'autres, enfin,] fuyant la splendeur de la Vérité qui les blesse, s'éclipsent pour se prosti­tuer à loisir par une vie terrestre et mortelle, mais, jusqu'à ce qu'ils frappent par de nouveau suffrages, ils se sont volontairement proscrits

D. Peuvent-ils être admis en loge hiérarchique ?

R. Oui. Mais véritablement déchus des privilèges et tout Puissant Frère a droit de les accuser, de les interroger et de les punir à la manière des Ma­çons.

D. Puissant Frère, expliquez-nous la suite de nos Constitutions

Très Puissant, l'antiquité de la Hiérarchie a été dite et fondée sur des faits inviolables de justice et de raison, faits qui, dans l'ordre de la nature, éternisent cette heureuse disposition qui nous fait agir avec tout le discernement que le Souverain Grand Maître nous a imprimé, cette antiquité se transmet de Frères en Frères à perpétuité. Le Très Puissant adresse alors la parole en géné­ral et dit : « Puissants Frères, tout est accompli ».

 

Tous s'inclinent, la tête appuyée sur les mains. Après un instant de silence, le Très Puissant frappe sept coups que les trois Surveillants répètent à tous les Frères, qui lèvent la tête et font le signe de re­connaissance. Alors, le Très Puissant dit :

 

D. Puissant Frère Second Surveillant, pourquoi restez-vous dans l'inaction ?

R. Très Puissant, le mouvement par lequel le Souve­rain Grand Maître excite mes travaux n'est point sujet aux vicissitudes d'une odieuse oisiveté mais, si le sommeil fait cesser l'activité qui me fait mouvoir, ce n'est que pour réparer mes forces pour les employer de nouveau au service du Sanctuaire sacré de Celui qui me les donne.

D. Puissant Frère Introducteur, que signifient nos quarante-neuf lumières ?

R. Très Puissant, les douze principaux que le Souve­rain Grand Maître nous accorde pour nous élever aux Cieux la plus parfaite demeure.

Le Maître dit : « Puissants Frères Premier, Second et Troisième Surveillants, Puissants Frères de cette Hiérarchie, conservons le feu divin en nos cours, afin qu en quelque temps que la mon nous surprenne, nous puissions accomplir tour ce qu'Il se propose de nous et tout ce que notre amour nous fait désirer en eux ».

Tous les Frères prennent chacun une lumière à la main, le Très Puissant marche au vestibule, les Sur­veillants, les Officiers et tous les Frères, par rang d'ancienneté, suivent le Maître, éteignent leurs lumiè­res et se déshabillent'.

Fin du Tabernacle

 

Les Loges ne sont jamais indiquées par lettre 3circulaire, les jours en étant convenus dans les Cons­titutions. On ne s'en absente pas, à moins pour cause de maladie.

Il n'y a point de loge, soit pour réception ou as­semblée d'obligation, qu'elle ne soit inscrite sur le registre des Parfaits Elus, non plus que les délibéra­tions, convocations extraordinaires, réceptions, agré­gations, aumônes et dépenses, enfin tout ce qui se passe, le tout paraphé du Maître en exercice et du Secrétaire.

Toutes les lettres d'affaires, mandats, correspon­dances, doivent être datés d'Eden, au cercle hiérar­chique visible à et plus, et, adressant quel­que lettre à un Elu, l'on met "notre cher et Puissant Frère" et l'on entoure la signature d'un cercle.

Toutes les pièces d'éloquence et de science qui sont présentées à la loge doivent être copiées sur un livre particulier, avec le nom de l'auteur, lesquelles pièces ne peuvent être transcrites par aucun membre sans la permission expresse de l'auteur.

Les lettres et correspondances doivent aussi être transcrites 2 avant que de les envoyer, ainsi que les réponses que l'on reçoit.

 

Cérémonies de table des Elus Suprêmes

 

La table doit être exactement ronde, couverte d'une nappe blanche. L'on pose, au milieu, une sou­coupe ronde sur laquelle sont autant de gobelets en cercle qu'il y a de Frères, l'on verse dans chacun du vin et on les couvre d'une petite tranche de pain très mince. Auprès de la soucoupe, on place le grou­pes des coeurs qui était sur l'autel et la cuvette d'encens. L'on place autour du groupe de coeurs sept bougies allumées dans des chandeliers. Ensuite, tous les Frères vont au vestibule, se déco­rent de tous leurs habits et ornements pour venir faire la cérémonie de la table. L'on part du vestibule, chacun selon qu'il convient, le Maître à la tête 1, l'on fait le toux de la table. Lorsque le Maître est placé, chacun se place selon son rang. Tous étant debout à leur place, le Très Puissant met son sceptre sur la soucoupe et sa couronne sur la table auprès de lui. Tous les Frères font de même, puis le Très Puissant frappe sept coups, que les trois Surveillants répètent. Ensuite, tous les Frères font le signe de reconnais­sance et le Très Puissant dit :

D. Frère Premier Surveillant, quelle heure est-il ? R. Très Puissant, la première heure.

Le Maître frappe en disant : « Frères Premier, Se­cond et Troisième Surveillants, Puissants Frères de cette Hiérarchie, voici la première heure du premier jour des set que le Souverain Grand Martre employa à la création du monde, la première heure du premier jour qui constitua notre puissante Hiérarchie. Il est temps de lui rendre nos homma­ges ». On fait les sept tours circulaires autour de la table, au septième, chacun, à son tour, prend l'encens et le met sur le feu et se remet à sa place. L'on fait, de nouveau, le signe de reconnaissance, l'on se salue les uns les autres et, ensuite, le Très Puissant demande :

 

D, Puissant Frère Introducteur, pourquoi les aliments ?

R. Très Puissant, le Souverain Grand Maitre les a donner pour nourrir, sustenter et fortifier et for­tifier nos corps mortels. Mais il est une nourri­ture spirituelle qu'Il a destinée à notre esprit, la­quelle nous devons rechercher avec soin et em­pressement pour en profiter.

D. Comment l'un et l'autre sont-ils acquis ?

R. Si ma puissance égale ma reconnaissance en satis­faisant à la nature humaine, je suis le cultivateur des dons de la nature et j'acquiers, par mon tra­vail, en rendant au Souverain Grand Maître les hommages qui Lui sont dus, j'acquiers de nouvel­les faveurs et de nouveaux bienfaits pour les parta­ger avec les indigents.

 

Ici, chaque Frère met sur la soucoupe la quotité convenable tant pour le repas que pour les aumônes, cette somme doit être enveloppée dans un papier signé de celui qui le donne. Cela doit être tout prêt avant d'entrer à la salle pour le donner sans aucune interruption ni bruit.

 

Le Très Puissant dit : « Dans ce moment, donner à qui est dans l'indigence, tels sont les privilèges et les lois dic­tées par les cœurs et l'humanité à tout homme vertueux Que l’esprit est satisfait  lorsqu'il fait le bien et soulage son sem­blable ! Empressons-nous donc, Puissants Frères, d'y sous­crire. Mais si du bien procède le bien même, que vos solenni­tés en règle à jamais le légitime usage ». Ici, on lève les yeux au ciel, l'on fait le grand signe, l'on se pros­terne, le genou gauche à terre, en prenant chacun le verre de la main droite, l'on se lève, l'on mange le pain, l'on boit le vin, l'on fait une fois les accords du gobelet par un triangle, une fois en cercle, et, après, le signe du cordon avec le gobelet, et l'on pose sur la table, l'on fait les acclamations par trois fois Moabon. Ensuite, le Très Puissant reprend sa couronne et son sceptre, et tous les Frères aussi, et viennent se remettre à table sans aucune cérémonie.

 

 Manière usitée de porter les santés

Lorsque l'on veut porter les santés d'obligation, le Très Puissant se lève ainsi que tous les Frères, il frappe sept coups, répétés par les trois Surveillants et dit :

 

« Puissants Frères, l'ardent midi de nos solennités sollicite nos azurs à de nouvelles libations ! ». Alors, tous se ver­sent à boire ;Le Très Puissant dit alors :

 

D. Puissant Frère Surveillant, quelle suite de bon­heur nous annoncez-vous ?

R. Très Puissant, depuis que par la création les grandeurs de VAVAIZA I sont devenues visibles, la nature est un lieu délicieux [et] orné pour nos plaisirs raisonnables. C'est ainsi qu'en Eden, de l'autel de sa pure origine, nous joignons à la douce volupté les actions utiles de notre libéral arbitre 2; remplissons à la fois nos devoirs et nos désirs, perpétuant ainsi l'encens qu'elle offre à la Divinité.

Le Maître dit : « Frères Premier, Second et Troisième Surveillants, Puissants Frères de cette Hiérarchie, célébrons les grandeurs du glorieux destin qui nous unit. C'est véritable­ment prospérer et acquérir l'immortalité que d'en jouir par les parfaits accords de nos solennités ! ». Le Très Puissant salue tous les Frères qui lui rendent le salut et se lèvent et boivent debout. Ils font l'exercice une fois en triangle, une fois en cercle, et les acclamations par trois fois Moabon, ils s'assoient et continuent le banquet.

 

Troisième santé

L'on commence comme aux autres. Le Maître, après avoir dit : « Puissants Frères, l'ardent midi de nos solennités sollicite nos mirs à des libations nouvelles », dit :

D. Puissant Frère Premier Surveillant, quelle heure est‑ il?

R. Très Puissant, la même que la première heure du premier jour qu’en Eden, parfait et consommé dans sa beauté, les créatures célestes élémentaires commencèrent à sillonner le globe et à répandre sur lui les influences qui perpétuent l'effet de son abondante fécondité. Nos coeurs, élus pour concourir à cultiver ses fruits par de nouveaux travaux, s'empressent d'embellir sa variante per­spective.

D. Puissant Frère, quels talents réunissez-vous ?

R. Très Puissant, je partage indivisiblement les dons que le Souverain Grand Maître imprime aux Frères pour mériter les suffrages et l'amour de tous.

D. Où sont vos Frères ?

R. Le Souverain Grand Maître les dirige en loge et les couronne en Hiérarchie.

Le Très Puissant frappe sept coups, ensuite trois fois trois. Les Surveillants les répètent. Le Maître dit : « Puissants Frères, la sapiente loge hiérarchique étant ouverte, nous portons la santé de tous les Maçons Elsa ou à élire, qui ont travaille, qui travaillent et qui travailleront par les accords de sept et trois fois finis ». Après, on boit, on fait l'exercice du gobelet, on frappe dans les mains par trois fois trois, l'on fait les acclamations Moa­bon trois fois trois, on s'assoit et l'on continue le banquet.

Quatrième santé

L'on commence comme les précédentes, l'on frappe de même. Les gobelets étant garnis, le Très Puissant dit : Puissant! Frères, nous portons la santé du roi, notre auguste monarque, et de toute la famille royale. Que le Souverain Grand Maître leur donne joie, santé et prospérité et qu'Il les couronne de son séjour de gloire à la fin de leurs jours ! ». Ils disent encore : Vive k roi ! » trois fois, l'on boit ensuite comme aux santés précé­dentes avec les mêmes acclamations et cérémonies.

Après la dernière santé d'obligation, l'on peut en porter d'autres avec les mêmes formalités, mais assis. Chacun est libre de proposer et de passer ce qui peut concerner le bien et la propagation de la puis­sante Hiérarchie. On peut égayer la conversation décemment sur tout ce qui peut faire le bonheur et la félicité des hommes; l'on peut parler sciences, puisqu'elles sont admises dans cette puissante loge, on doit même faire un certain cas des savants qui sont distingués, on doit les encourager à découvrir ce qui doit être utile au genre humain. A la fin du repas, l'on ferme la loge de table comme celle de réception et l'on se retire avec décence.

 

Fin du Tabernacle

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Lundi 4 juin 2012 1 04 /06 /Juin /2012 07:05

Titres

 

Le Maître qui préside au Tabernacle se nomme Très Puissant et siège sur un Tabouret, à l'angle de l'orient et du midi, avec une petite table auprès de lui, à sa gauche, sur laquelle est un bougeoir allumé avec son sceptre. Mais tout cela n'est point réputé trône, ne devant pas y en avoir dans le Tabernacle. Les trois Surveillants sont nommés Tout-Puissants Frères et les autres mem­bres Puissants Frères, à l'exception que l'on ajoute la qualité de chaque Officier. Le Premier Surveillant est placé à la porte du midi, le Second Surveillant à l'occident et le Troisième Surveillant, ou Introduc­teur, au septentrion.

Lorsque l'on va procéder à l'ouverture du Taber­nacle, tous les Frères forment un cercle, soit debout soit assis.

Lorsqu'il y a des réceptions, l'ouverture du Ta­bernacle doit se faire avec la deuxième perspective représentée dans la planche ci-après. Si c'est une loge sans réception, ce doit être la quatrième pers­pective qui doit être tendue.

Ouverture du Tabernacle

Lorsque tous les Frères sont assemblés à l'endroit désigné, l'on entre au vestibule, qui doit être décoré de tous les Grades de la Maçonnerie. Le Très Puis­sant peut être placé à un trône dans cet appartement seulement.

S'il y a quelque visiteur, il doit être examiné dans ce lieu et questionné sur tous les emblèmes qui lui sont représentés. S'il est en état d'être admis, le Très Puissant dit : « Mes Frères, habillons-nous, il est temps d'entrer dans le Tabernacle ».

Ils s'habillent comme il a déjà été dit, ensuite le Maître, le sceptre en main, passe le premier et est suivi par tous les Frères. Chacun selon son rang, ils entrent en loge du Tabernacle. Etant tous placés, le Très Puissant dit :

« Puissants Frères Premier, Second et Troisième Surveil­lants et Puissants Frères de cette Hiérarchie,  l'amour du Souverain Grand Maître, pour qui les rois, les potentats de la terre descendent de leurs trônes, nous unit en ce jour pour augmenter le nombre des sept parfaits adorateurs ». Le Très Puissant commence ensuite et dit

D. Puissant Frère Premier Surveillant, quelle heure est-il ?

R. Très Puissant, la première heure du jour des sept que Jehova employa à la construction de notre Hiérarchie, la première heure de la vie et de [la] justice.

D. Puissant Frère Premier Surveillant, annoncez que

le Tabernacle des Parfaits Elus est ouvert...

Le Très Puissant frappe sept coups distants du sixième au septième.

Le Premier Surveillant annonce que la Loge du Tabernacle est ouverte, ensuite sept membres répè­tent ce qu'a dit le Premier Surveillant.

Lorsqu'il n'y a point de réception, le Tabernacle s'ouvre à la quatrième perspective, mais, lorsqu'il y en a et que le candidat est proposé et accepté, après les scrutins et formalités requises et que les sept en­semble ont répété l'ouverture du Tabernacle, tous les Frères font le signe d'admiration. Ensuite, le Puis­sant Frère Introducteur, ou Troisième Surveillant, revêtu de son habit, sort et va chercher le candidat, qui doit être dans le vestibule, revêtu de son tablier et de son cordon. Il le mène à la porte du Taber­nacle dans autre formalité que de lui avoir inspiré beaucoup de respect pour tout ce qu'il 2 va voir et apprendre. Etant arrivé à la porte, il  frappe sept coups comme il a été dit ci-dessus.

Le Second Surveillant dit : «Puissant Maître, on  frappe à la porte ».

D. Le Très Puissant : Tout-Puissant Frère Second Surveillant, voyez qui frappe ainsi

R. Très Puissant Maître, c'est un respectable Maçon
qui demande à être présenté au Temple achevé.

D. Combien de temps a-t-il travaillé ?

R. 2185 à obéir, autant à imiter et autant à perfec­tionner.

D. Quelle preuve en donne-t-il ?

R. La mort, dans l'énorme attentat de celle d'Hiram Abif et de la résurrection dans le sens de la ver­tu.

D. Qui lui a inspiré ce désir ?

R. L'amour des solennités et le Nom Ineffable de Celui qui a promis d'y fixer Sa demeure.

D. Que demande-t-il de plus ?

R. La sapience qui fut accordée à Salomon.

D. Est-il en état de paraître dans le Saint des Saints ?

R. Oui, Très Puissant. Le Très Puissant doit être assis, ainsi qu'il a été dit, et doit avoir, à son côté gauche, une petite table avec un bougeoir et son sceptre d'Élu. Tous les Frè­res sont assis devant un cercle autour du Chandelier à sept branches, qui est au milieu du Pavé Mosaïque, lequel doit être éclairé de sept lampes ou sept bou­gies.

Alors le Très Puissant dit : « Puissant Frère Intro­ducteur, faites avancer le récipiendaire par six pas ordinaires et un septième plus grand, faites-le ensuite reculer de même, puis avancer de nouveau encore par sept ».

Lorsqu'il est arrivé et placé près de la petite table qui est auprès du Tout-Puissant, le Très Puissant Maître dit : « Voi­ci la dernière heure du jour que dura la construction du Tem­ple, unissons-nous pour la sanctifier ».

Le Puissant Frère Surveillant 2 s'avance vers le récipiendaire et dit : « Le Temple est ébranle', les autels sont renversés, un culte impie oppose les ténèbres de l'erreur il la lumière de la vérité ».

Le Puissant Frère Second Sur­veillant s'avance de même, se place de l'autre côté de l'autel et dit : « L'Urim 3 et k Thumin sont inaccessi­bles et muets, le Saint des Saints n'exhale plus le pur encens offert par Salomon et son parvis sacré ne reçoit les signes mé­morables d'un véritable adorateur ». Le Très Puissant dit après : « Salomon édifia un Temple par l'ordre du Maître de ce Temple qui promit de venir l'habiter, Il reçut en Ga­baon ce qu'Il avait déjà reçu en Sion. Mais Salomon, par ses erreurs, donna atteinte à la gloire de jehova, Son esprit se retira de lui s,voila, pour toujours, Ses tabernacles sacrés. Cet exemple, aussi frappant que celui des Enfants d'Israël pendant les quarante jours que le prophète resta en Sinaï 6, nous a fait assez connexe l'instabilité et l'aveuglement de l'homme, mime réputé le plus sage. Si, néanmoins, par vos ouvrages jusqu'ici merveilleux, vous évitez mon Très Cher Frère, les écueils où ce mi, votre Frère, se perdit, vous réuni­rez nos suffrages et recouvrirez tous les droits que vous avec pour mériter l'entrée de nos Tabernacles sacrés ».

D. Persistez-vous, mon Frère, et voulez-vous continuer votre route jusqu'à la prééminence des

hauts lieux, séjour parfait de nos demeures ?

R. Oui, Très Puissant Maître.

 

Le Très Puissant poursuit

« Puissant Frère qui sur­veillez à l'occident, annoncez aux Respectables Frères de la sagesse du Conseil, plus éminente que la gloire d'Israël ne fut autrefois, l'heureuse résolution du Frère.

Frère Introducteur, conduisez le Respectable Frère aux points cardinaux de ce Temple ! »

Le Frère Puissant Introducteur fait faire au réci­piendaire le tour de la loge en commençant par le côté du midi. Etant arrivé au bout du nord, du côté de l'orient, il le fait entrer dans le couloir qui sé­pare également la Gloire 2 et la Loge, il le fait rester assez longtemps pour que l'on change la loge en la troisième perspective, représentée dans le troisième dessin. L'on enlève les colonnes, le Pavé Mosaïque, pour laisser voir le sol du Temple, qui représente la mer, des paysages, des animaux, de façon qu'il ne reste de la deuxième perspective que le Chandelier à sept branches et les bougies du tour, non allumées. Tout étant disposé, le Frère Introducteur conduit le Respectable Frère au Second Surveillant, à l'occident, par la voie du midi, lequel 3 demande au récipien­daire le signe de Maître et dit : Mon Frère, les voies que vous cherchez sont perpétuellement ouvertes aux yeux de l'univers, allez en Silve , en Gabaon, au Liban, à Oleb ' et en Sinaï 6 ,vous trouverez partout des traits qui déterminent une volonté sainte et vertueuse. Mais ne vous arrêtez pas au lieu de scandale et d'opprobre où Salomon, délaissant les voies du Seigneur, arbora l'étendard séducteur qui le précipita dans les mutes égarées du Paganisme. Le Temple, dédié à l'exécrable idole de Moloch, n'est pas la seule prévarication : chargé de l'administration des richesses d'Israël, qu'il avait consacrées au culte de Dieu, il prodi­guait ce qu'il y avait de plus précieux. Vous trouverez, dans la carrière qu'il vous reste à courir les marques lascives de ses orgies scandaleuses, qui justifieront l'horreur que je désire vous avoir inspirée de son péché. Puisvous imiterez les vertus du Puissant Frère qui vous précède. Revenez sans tache, ayant mérité les suffrages qui vous sont préparés ».

Ce discours fini, on donne l'attouchement et la Parole de Maître. Ensuite, le Puissant Frère Intro­ducteur conduit le récipiendaire au Premier Surveil­lant, du midi, lequel, après avoir reçu le signe de Maître, lui dit, en lui faisant remarquer les idoles qui sont à la troisième perspective :

 

« Puissant Frère, le Temple de Jehova souillé, délaissé et profané en Sion, le temple de Moloch abreuvé du sang des victimes humaines et son autel fumant de l'encens qui n'est dd qu'ai la Divinité, ne sont pas les seules taches que Salomon fit à sa gloire, ni les moindres dangers que vous avez à éviter. Astarot idole des Sidoniens, Chamos 3, Oscussion de Moab, Melehon s, les abominations des enfants d'Ammon, que vous voyez assis sur les autels, Bétheldam 6 souillé des abominables productions de Phrahim, Samarre  Asot, Damas, et toute la suite des faux cultes qui furent rendus et dont les idoles furent enlevées 9 dans la Palestine et l'Égypte où ils recevaient le culte que leur rendaient les humains, pour­rait s'opposer par les appas séducteurs de leurs faux plaisirs au point de vue des vertus qui vous guident, et vous faire briser contre cette égide redoutable qui renversa l'impie Salo­mon. Nous nous flattons cependant qu'en continuant les vic­toires que vous multipliez sur vos pas, vous arriverez au champ de glaire où vous devez être couronné ». Ici, tous les Frères se donnent réciproquement le signe, l'attou­chement et le mot de Maître.

Ensuite, le Puissant Frère Introducteur fait approcher le candidat devant le Très Puissant Maître qui lui dit :

« Les vapeurs qui s'élèvent du limon de la terre peuvent avoir un éclat à la splendeur du Soleil mais, sitôt que cet astre se retire, l'éclat du nuage s'éclOse et disparaît. Tel apparut, aux yeux du Respectable Frire, la variété des faux dieux que l'orgueil a forcé l'imbécillité de croire, ses oreilles ne se sont point prêtées aux chants mystiques qui les exaltent, sa bouche ni son azur ne les ont point adorés, son esprit, accoutumé à s'élever aux grandeurs suprêmes pour y chercher le puissant Dieu qui les remplit de Son immensite; comme l'aimant qu'une venue sublime attire, cherche avec em­pressement l'Urim et le Thurim de ses tabernacles sacrés. Déjà, en vous voyant au sanctuaire où il apprit de trouver son bonheur, il précipite, d'un pas rapide, sa brillante carrière pour vous inviter à l'unir à nous ».

Le Très Puissant pose la main sur les yeux du candidat et dit : Retirez-vous, sombres fantômes, noires exhalaisons, enfants incestueux de la chimère et du délire, qui égarent le voyageur incertain,. retirez-vous, oracles, prestiges, augures, devins sublimes et faux prophètes, monstres auda­cieux et chimériques usurpateurs des dons précieux que la Nature reçoit des Cieux, le Respectable, sur l'Olympe, triom­phe de la folie de vos sacrilèges attentats ! ».

Pendant que le Puissant Maître impose la main sur les yeux du récipiendaire et qu'il prononce les paroles ci-dessus, on retire la troisième perspective pour ne laisser voir que les paysages qui, avec le sol, doivent représenter le Paradis terrestre sans figure 1, Le Très Puissant, retirant la main de dessus les yeux du récipiendaire, il lui dit :

« Ne pleurez pas sur les malheurs d'Eden, sur les malheurs de Sion, ils ne sont point l'effet d'une volonté absolue, le frivole génie gui les traîna dans le néant de son empire avorté. Eden, cette patrie 2 an­tique de nos pères, ce Paradis visible, l'écoulement de la splen­deur des cieux qui l'embellirent, l'environnent et l'éternisent, ce séjour de triomphe et de béatitude que l'Eternel créa pour la postérité de notre Hiérarchie sera, désormais, votre demeu­re! 

Je n'entreprendrai pas de vous développer la grandeur du grade qui va vous être conféré. D'autres puissances vont s'unir à moi pour vous en donner, dans une exacte intelligence, la juste idée.

Prêtez toute l'attention dont vous êtes capable peur com­prendre, discerner [et] profiter de ce que vous allez voir et entendre, Puissant Frère Introducteur, rimez le Respectable Frère à la perspective du Temple où tout ouvrage est pal-ait et su' il   s’y repose un ins­tant r »

 

Pendant qu'il  va à l'occident, on enlève le Chandelier à sept branches et on ne laisse que le piédestal pour servir d'autel. S'il est assez grand, l'on y met sept bougies allumées disposées en cercle et, au milieu, un groupe coeurs dont l'un, plus grand que les autres, puisse contenir du feu. L'on met en­suite une coupe remplie de parfums et une petite cuillère. Si l'autel n'est pas assez grand, l'on pose les lumières dans des chandeliers rangés en cercle au­tour de l'autel.

 

Lorsque tout est préparé, le Premier Frère Intro­ducteur fait asseoir le candidat à l'occident, lui cou­vre la tête de son tablier et lui fait poser la tête in­clinée sur ses mains. Pendant qu'il est ainsi situé, l'on retire les nuages qui couvrent le firmament, l'on fait paraître la Lune en son croissant, puis en son plein, ainsi que les étoiles qui ornent le firmament. A mesure qu'elles disparaissent, le Soleil doit paraître comme à l'aurore, ensuite dans toute sa splendeur. On doit faire attention que, comme toutes ces cho­ses doivent être mouvantes, il faut que chacune pa­raisse assez longtemps afin que le candidat puisse tout examiner attentivement. Lorsque tout est prépa­ré et que les quarante-neuf lumières du tour de la loge sont allumées, le sol du temple change pour laisser voir la terre et la mer. Le Puissant Frère In­troducteur relève le récipiendaire et lui fait ôter les mains de dessus le visage et lui laisse toujours le tablier sur les yeux. Tous les Frères forment un cer­cle autour de l'autel et sont assis sur des tabourets. Le Puissant Introducteur vient y prendre place et laisse le candidat seul et debout. Ensuite, le Très Puissant Maître dit au récipiendaire : « Si vous vous sentez assez de courage pour soutenir l'éclat des merveilles gui vont apparaître à vos yeux, découvrez vous vous-même le visage ! ». Le récipiendaire ôte le tablier qui lui servait de voile, le met autour de lui et le Très Puissant commence l'Instruction, ainsi qu'il va être dit ci-après, ce qui fait partie de la réception.

 

Instruction

 

D. Puissant Premier Surveillant, êtes-vous membre du Tabernacle ?

R. Très Puissant, regardez-moi (il fait le signe du cordon, c'est-à-dire qu'il fait le signe du Grand Ecossais, le poing sur le côté ).

D. Qui êtes-vous ?

R. Un de vos Frères, le dernier des hommes éclai­rés.

D. Comment me le prouverez-vous ?

R. Le mot de passe, le Globe et le Triangle que je porte sont des preuves des connaissances que j'ai acquises.

D. Donnez-moi le mot de passe !

R. (Voyez à la page     et marque).

D. Où avez-vous puisé ces connaissances ?

R. Dans le Grand Livre de la Loi souveraine et im­muable qui m'en a donné la science.

D. Où est ce Livre ?

R. Il est perpétuellement ouvert aux yeux de l'uni­vers.

D. Comment est-il écrit ?

R. En caractères lumineux et ineffaçables.

D. Qui vous en a donné l'intelligence?

R. Celui qui invite l'esprit à s'élever aux choses su­blimes.

D. Que vous ont fait apparaître ces connaissances ?

R. La beauté, la stabilité et la puissance réunies au souverain degré de perfection.

D. Quels furent ensuite les objets de votre admira­tion ?

R. La Lune, cet astre céleste (la Lune en croissant doit paraître) faisant sa ronde dans les cieux; sa figure, sa forme, qui se remplit d'une lumière au-dessus d'elle, qu'elle dispensait sur le sommet d'un pratte  où je reposais. (Elle paraît ici en son plein).

D. Que vîtes-vous de plus ?

R. Des étoiles dans leurs orbes mobiles, continuant à décrire leurs cercles et qui faisaient encore apercevoir, à l'occident, les décorations du firma­ment, lorsque j'aperçus, à l'orient, l'aurore qui annonçait le retour du Soleil.

D. Qu'arriva-t-il ? (Le Soleil paraît)

R. Les barrières du jour, précédées de l'étoile du matin, s'ouvrirent, le Soleil, plein de majesté, pa­rut, dirigeant sa course immortelle de l'orient à l'occident et parcourant la sphère, dispersant à l'univers les rayons éthérés d'une lumière si par­faite qu'il est impossible aux yeux d'en supporter l'éclat.

D. Que produisit le Soleil ?

R. La beauté des deux dans toute sa splendeur; il réfléchissait le jour, produit de ses rayons, à cette immense sphère et éclairait, avec activité, les montagnes, les vallons, les plaines et les vastes réservoirs des eaux; toute la nature, prête à s'éteindre, reprend sa première beauté à l'influen­ce de sa chaleur vivifiante.

D. Qu'entendez-vous par chaleur vivifiante ?

R. Qu'à son aspect la terre obéit et reprend l'essor de son abondante fécondité. J'ai vu le sperme des créatures vivantes, les semences des fleurs et des fruits dont sa présence perfectionne la maturité, les fait éclore, germer et se produire. Et c'est ce qui renouvelle à chaque instant et perpétue les effets des ouvrages des six jours.

D. Quelle autre évidence en avez-vous ?

R. Mon existence matérielle, mortelle et visible, mon existence invisible et immortelle, caractérisée par la puissance que j'ai de voir, d'entendre et de comprendre.

D. Quelle puissance avez-vous par votre existence matérielle, visible et mortelle ?

R. Elle se borne à me démontrer substantiellement et visiblement le rapport qui lie la multiplicité et la variété des objets que j'admire dans la nature; elle me démontre encore que les créatures, for­mées et organisées d'un assemblage des quatre Elements, dans chaque règne, vivent, meurent, se dissolvent et sont la preuve de l'anéantissement du corps dans la matière.

D. Que vous apprend votre existence spirituelle, possible et immortelle ?

R. Comme elle émane du Principe Divin qui donne le mouvement à tout ce qu'il y a de mortel en mon corps, elle m'élève à la connaissance de l'immortalité où réside la puissance première et originale de toute existence.

D. Qu'entendez-vous par puissance première et ori­ginelle de toute existence ? R. Tes ouvrages sont grands, Divin Architecte de l'univers, vixvpliA vAvAlLA '. Tu ne te communique point à l'avidité de mes yeux, qui te cherchent, invisible au milieu de Ta splendeur, Tu résides sur un trône inaccessible sans que je puisse Te voir ni Te connaître; également attentif à T'élever au-dessus de mes regards et à Te ma­nifester aux sens de mon intelligence, Tu main­tiens les premiers dans l'immuabilité de Tes or­dres sacrés et Tu protèges les seconds dans Tes voies éternelles qui Te caractérisent et Te démontrent. La vaste circonférence du ciel, les espaces immenses qui séparent les constellations innombrables qu'il contient, l'étendue que mesure chaque constellation mille et mille fois plus gran­de que la terre, sont les témoignages que Tu me donnes de Ton immensité, de Ta grandeur et de Ta puissance. Les astres qui ornent le firmament, les Elements qui, depuis le premier jour que Tu les créas, conservent, sans dissipation ni augmen­tation de substance, la beauté et la stabilité de Ta puissance souveraine, sont les signes par lesquels Tu manifestes que Tu es l'Essence Unique et prééminente 2 de toutes les beautés. La plénitude de Ta puissance et Ta stabilité réunissent le sou­verain degré de toutes les perfections.

D. Définissez plus amplement tous les signes de cette puissance première et originelle

R. V.ALVAICA. L'univers, que Tu expo­ses à mes yeux pour être le perpétuel témoignage de Ton existence suprême, ne s'exprime pas d'un langage que je puisse rendre sensible à la voix. Je ne suis, moi-même, qu'un atome des nations, mais, dans le grand signe des Maîtres du Taber­nacle

(Ici, la Gloire doit paraître.)

à l'aspect de la brillante lumière qui vient éclairer et présider à notre Loge, vous êtes forcé de le faire avec moi.

Ici le Très Puissant lève les yeux vers la Gloire, fait le signe et tous les Frères l'imitent, c'est-à-dire qu'après avoir levé les yeux à la Gloire, on les couvre avec la main gauche, et la main droite sur la poitrine, la tête bien inclinée.

D. Puissant Second Surveillant, quelle heure est-il ?

R. La dernière heure des six jours, où tout l'ouvrage fut accompli.

Le Puissant Maître adresse ainsi la parole à tous les Frères : « Puissants Frères de cette Hiérarchie, voici k première heure du premier jour de repos, heure de vie et de suavité. Remplissons nos devoirs ! »

Alors, tous les Frères, qui étaient assis en rond autour de l'autel, à l'exception du récipiendaire, qui est debout à l'occident, se lèvent et posent leurs couronnes au pied de l'autel. Le Maître pose son sceptre dessus. Ensuite, tous font le grand signe, qui est de former un Triangle avec les deux pouces et les deux doigts index, les mains tendues et retournées.Ensuite, ils se prosternent du côté de la Gloire et se lèvent aux sept coups que donne le Très Puissant Maître, ils tournent, en une procession, six fois au­tour de l'autel, très posément; au septième chacun, en passant à l'endroit où est la coupe d'encens, en prend et la jette dans le feu allumé; ils reprennent leurs places et se prosternent avant de s'asseoir comme auparavant.

Ensuite, le Frère Introducteur va reprendre le récipiendaire et le conduit devant le Très Puissant Maître, qui lui adresse ainsi la parole

« Très Respectable Frère, instruit, comme vous l'êtes, des lois de la Maçonnerie, que vous avez si dignement professée, vous connaissez ce que vous devez à l'Erre Suprême [et] aux hommes, et ce que vous vous devez à vous-même, pour l'entre­tien et le bonheur qui imprime la raison, qui forme les désirs qui rendent Pâme inquiète, a pu troubler' jusqu'à cette heure la paix intérieure que vous comptiez gainer dans les fastueuses maximes du monde d'où vous sortiez. Qu'avez-vous de désir maintenant, Très Respectable Frère ? Vous avez joui, dans les mystères qui nous constituent, dans notre sapiencifique Hiérarchie, vous connaissez nos solennités, nos autels, notre latrise nos extatiques contemplations fixées à la béatitude suprême de VAVAVA, qui reçoit en Sa Gloire le pur encens de Son amour 4,pour Lui-même, enflammé 5 dans nos azurs. Voulez-vous are uni au cercle qui enferme ces fidèles adorateurs ? »

D. C'est en ce Nom Ineffable que je vous demande si vous consentez, sans aucune répugnance, d'y être parfaitement uni ?

R. Oui, Très Puissant Maître.

Le Maître dit : « Puissant Frère Introducteur, mettez le récipiendaire à l'aspect de l'autel ! »

Il  est conduit par six pas égaux en avant et un plus grand, on le fait reculer de même et avance ensuite à nouveau, après quoi on le fait se proster­ner, la face en terre, la tête sur les mains. Pendant qu'il est ainsi prosterné, tous les Frères font ensemble les acclamations par trois fois, en di­sant « Moabon, Moabon, Moabon ! ». Après, le Frère Introducteur fait relever le récipiendaire et le fait avancer vers le Très Puissant Maître par sept pas avancés et reculés. Lorsqu'il I est à la gauche du Maître, le Très Puissant lui donne l'habit, en lui disant : « Que cet habit lumineux te voile à jamais aux ténè­bres de l'erreur et des vains préjugés». Lorsqu’il est habillé, le Très Puissant prend le cordon, le pose un instant, en triangle, sur la tête du récipiendaire [et] ensuite lui passe le cordon et lui dit : « Ce cordon dont je t'environne est le embole de l'éternité du Souverain Grand Mar>, qui na ni commencement et n'aura point de fin. Le Triangle qui te couronne est la preuve que tu as mérité d'être couronné du céleste Urim et Thurim, signes parfaits de ta vertu et de ta puissance ! ».

Ensuite, le Très Puissant lui donne le Tablier et les gants. Il lui fait un discours dans lequel il lui fait connaître les obligations qu'il contracte, de veiller et de travailler avec les Maçons, qu'il doit être leur prince et leur soutien, leur pro­tecteur et leur modèle. Ensuite, il ' lui donne le bai­ser, qui est au front, puis il dit au Frère Introducteur de le conduire à l'autel :

 

 

« Puissant Frère Introducteur, conduisez notre Très Res­pectable Frère à l'autel offrir à notre Souverain Grand Maître l'encens qui va l'engager à s'unir à jamais avec nous, s promet d'être fidèle observateur de tout ce qu'il vient de voir et d'entendre, ainsi que du secret inviolable, avec tout ce qui est indigne de participer à nos solennités et d'être instruit de ce qui concerne le sublime grade ».

Par Fonds Latomia - Publié dans : hauts grades
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Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 17:44

Catéchisme

D. Connaissez-vous d'autres mystères dans le grade d'Elu que les lettres N. M. ?

R. Oui, je connais la lettre P, qui est la première de l'inconnu qui décela l'assassin ou l'endroit de sa retraite.

D. Que signifient les trois lettres K, G, A ?

R. Kunvel, Gravelot et Abyram, noms des trois as­sassins de notre Maître.

D. Comment étaient-ils placés dans le Temple pour cette action ?

R. Kunvel était à la porte de l'occident, Gravelot à celle du midi et Abiram à celle du norD.

D. Que devinrent les deux premiers ?

R. Ils se sauvèrent, mais ils ne purent s'échapper aux recherches de Salomon.

D. Comment l'inconnu sut-il qu'Abiram était caché dans une caverne ?

R. L'inconnu travaillait auprès d'un buisson où elle était située, il y vit entrer un homme effarouché, la curiosité le porta à savoir qui c'était; Abiram, croyant être reconnu, se jeta à ses pieds, lui con­fia son secret, le priant de ne pas le révéler et de l'assister dans la fin qui le dévorait.

D. Pourquoi l'inconnu le décela-t-il à Salomon ?

R. Pour satisfaire à l'édit qu'il avait fait publier.

D. Combien de temps fut-il à découvrir sa retraite ?
R. Sept jours, parce qu'il n'apprit l'édit qu'en allant à

Jérusalem chercher des vivres pour Abyram et

pour lui.

D. Comment nommez-vous l'inconnu ?

R. Pérignan, qui était le nom du grade appelé l'in­connu

D. Quel est le mot sacré ?

R. Moabon, qui signifie Dieu soit loué 1

D. Donnez-moi le signe !

R. C'est de lever les yeux au ciel, ensuite de vouloir s'arracher la langue, à quoi on répond en levant les mains en haut comme quelqu'un, surpris d'un crime, demande miséricorde, en disant : « Dieu soit loué de ne laisser aucune mauvaise action impunie »

D. Donnez l'attouchement !

R. C'est de présenter la main, l'autre la baiser

D. Pourquoi cet attouchement ?

R. Parce qu'Abiram, s'étant jeté aux pieds de Pérignan, lui prit la main et la baisa pour l'engager davantage à se taire par cette marque d'humilité.

D. Donnez-moi le mot de passage

R. Abyram.

D. Pourquoi un nom si infâme ?

R. C'est pour l'avoir sans cesse devant nos yeux afin de ne point l'imiter.

D. Que devint la tête de ce malheureux ?

R. Salomon la fit exposer au bout d'une pique, tra­versée d'un poignard, à la porte du septentrion pendant le reste de la construction du Temple, pour ef­frayer les ouvriers Apprentis et Compagnons.

D. Que signifient les sept pas en forme de saut que l'on vous fait faire avant de prêter votre Obliga­tion ?

R. Les sept jours que fut Pérignan à déclarer la re­traite d'Abiram.


Histoire de la Vengeance


Vous devez vous rappeler, mes Frères, l'énorme parricide commis envers notre Maître et de quelle façon il succomba sous les coups de trois scélérats. Salomon, voulant absolument connaître les auteurs de ce crime, fit publier un édit dans tous ses Etats, par lequel il promettait de grandes récompenses à quiconque lui en donnerait des nouvelles et [promet­tait] que le coupable obtiendrait sa grâce s'il venait lui-même s'accuser et nommer ses complices. Il se passa cependant quelque temps sans que l'on apprit rien à ce sujet, malgré les recherches que faisait Sto­kin, qui avait découvert le corps d'Hiram. Un jour que Salomon s'entretenait de cette perte avec ses favoris, on vint lui annoncer qu'un inconnu deman­dait à lui parler en particulier dans son cabinet où il fut le joindre. Et, après lui avoir parlé, il fit appeler tous les favoris et leur dit, avec émotion, qu'on ve­nait de lui apprendre le lieu de la retraite du meur­trier d'Hiram et que l'on s'offrait de conduire ceux qui voudraient arrêter le scélérat. Mors, tous les fa­voris de Salon-ion crièrent Vengeance et s'offrirent pour l'aller arrêter. Salomon leur fit sentir qu'il n'était pas besoin de tant de monde pour arrêter un seul homme. En craignant d'exciter leur jalousie, il les fit tirer au sort; neuf d'entre eux étant choisis, ils suivi­rent l'inconnu avec ordre de se saisir du scélérat et de l'amener devant Salomon, afin d'avoir révélation de ses complices. Ce fut à l'entrée de la nuit que les neuf Maîtres parvinrent, sous la conduite de l'incon­nu, qui les mena, par des chemins détournés, à l'en­trée de la caverne au pied d'un buisson et leur dit que c'était là le lieu où était caché le meurtrier d'Hi­ram. Un des neuf Maîtres, animé par un excès de zèle et par l'envie de punir le coupable, et sans se ressouvenir des ordres de Salomon, entra dans la caverne précipitamment et, ayant aperçu, à la som­bre lueur d'une lampe, un poignard qui était à terre, il s'en saisit et, se lançant sur Abyram, il lui en dé­chargea un coup sur la tête (ici, le Maître donne un petit coup de poignard sur la tête du récipiendaire), qui le fit tomber mort en prononçant N.M., qui si­gnifie vengeance. Ensuite, ce Maître, non content d'avoir puni cet assassin, lui coupa la tête et fut se désaltérer à une fontaine, qui était à l'entrée de la caverne, tenant la tête d'une main et le poignard de l'autre. Il vint joindre ses compagnons, qui le suivi­rent au palais de Salomon, à qui il présenta la tête d'Abyram pour lui prouver que si la vengeance n'avait pas été exécutée selon ses ordres, du moins le traître n'avait pas échappé à sa poursuite. Or, cet inconnu qui alla déclarer à Salomon la retraite du meurtrier, qui se nommait Pérignan {il} était un ouvrier qui travaillait dans les bois et dans les champs. Un jour qu'il travaillait près de la caverne, qui était entourée de buissons, qui servaient d'autant mieux à cacher la retraite du scélérat qu'elle était très caché; ce Péri­gnan aperçut un homme effrayé, comme une figure que les remords semblaient rendre effroyable, qui rentrait dans cette caverne. La curiosité le porta à le suivre mais Abiram, croyant d'être poursuivi et découvert, saisi de peur, se jeta aux pieds de l'incon­nu, lui avoua son crime, lui demanda le secret sur le lieu de sa retraite et le pria de lui donner quelque chose pour apaiser sa faim. Il accompagnait toutes ses paroles d'un air si suppliant et si humble, en bai­sant les mains de l'inconnu, qu'il se laissa toucher et lui donna de quoi vivre pendant quelques jours. Mais, allant à Jérusalem, le septième jour de la re­traite d'Abiram, pour chercher des vivres pour lui et pour cet assassin, il entendit publier un édit de Salo­mon, qui ordonnait à tous ceux qui auraient quelque connaissance de ce qui aurait rapport à l'assassin d'Hiram d'en donner avis sous peine de punition exemplaire. L'inconnu, se croyant, en conscience, plus obligé d'obéir à son prince que de garder le secret à un scélérat, fut aussitôt demander à parler à Salomon, pour lui déclarer son secret e lui apprenant le lieu de la retraite d'Abiram. Salomon y envoya, comme il a été dit ci-dessus, neuf Maîtres zélés. Mais ses ordres ne furent pas exécutés comme il l'avait ordonné par le zèle de l'un d'entre eux nom­mé Stokin, qui tua Abiram, qui fit couper la tête et la porta à Salomon, qui lui fit grâce à cause de son zèle 2. Salomon fit embaumer la tête d'Abiram, la fit planter sur un piquet à la porte du nord avec un poignard qui la traversait, pour faire voir l'instrument qui avait puni le crime. Elle y resta tout le temps de la construction du Temple pour effrayer les ouvriers, Apprentis et Compagnons et leur ôter le désir de commettre aucun crime. Ensuite, elle fut transportée sur la porte de la ville, du côté nord, où elle resta jusqu'à ce qu'elle fut détruite par le temps.

Par Fonds Latomia - Publié dans : hauts grades
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