Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 20:29

M : - Ist etwas zwischen Euch und mir ?

Y a-t-il quelque chose entre vous et moi ?

Bruder : - Ja, ehrwürdiger Meister, ein Geheimnis.

Oui, V M, un secret.

M : - Was ist es ?

Quel est ce secret ?

B : - Maurerei.

La franc-maçonnerie.

M : - So seid Ihr ein Freimaurer ?

Vous êtes un franc-maçon ?

B : - Meine Brüder Meister und Gesellen erkennen mich dafür.

Mes frères maîtres et compagnons me reconnaissent pour tel.

M : - Woran soll ich erkennen, dass Ihr es seid ?

A quoi reconnaîtrais-je, que vous êtes franc-maçon ?

B : - An Zeichen, Wort und Griff und der Wiederholung der besonderen umstände meiner Aufnahme.

A mes signes, mots et attouchements ; et la répétition des circonstances particulières de mon acceptation.

M : - Das rechte Zeichen habt Ihr mir gegeben, sagt mir nun das Wort.

Vous avez donné le signe, donnez-moi le mot.

B : - Ich spreche es nicht aus, gebt mir den ersten Buchstaben, so will ich Euch den zweiten geben.

Je ne le dirai pas, donnez moi la première lettre, je vous donnerai la deuxième.

cela est fait avec le concours du 1 surveillant

M / - Bruder zweiter Aufseher, lass Dir den Griff geben.

Frère second surveillant, faites-vous donner l'attouchement.

II A : - Ehrwürdiger Meister, Bruder Mariette hat sich mir als Freimaurer zu erkennen gegeben.

V M le frère Mariette s'est fait reconnaître comme franc-maçon.

M : - So sei uns willkommen, mein Bruder.

Sois le bienvenu, mon frère.

Source : Mariette Cyvard

 

Par Rituel de la Grande Loge - Publié dans : Rites et rituels
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 20:21

Plusieurs corps maçonniques se sont disputés la possession de ce rite (écoss. anc. et acc.), et chacun d'eux préconisait la sublinité et ses initiations. Il faut croire cependant que, de part et d'autre, on n'éprouvait un si vif enthousiasme pour ces admirables mystères que sur la loi des maçons qui les avaient apportés, car, à l'exception de quelques grades, tels, par exemple, que le rose-croix et le kadosch, la série des degrés de l'écossisme n'est donnée que par communication et d'une manière fort succincte. Très peu de frères, pourvus de hauts grades, savent en quoi consistent les merveilleuses connaissances qui s'y rattachent ; et, certes, et ne sont pas ceux qui se montrent le plus fiers de les posséder. En effet, quant à la doctrine, tout est trivial, ou inconséquent, ou absurde dans ces grades supérieure ; et quant au cérémonial, il consiste en des formalités insignifiantes, lorsqu'elles ne sont pas niaises ou ridicules, et même dégradantes, pour la dignité du récipiendaire » (Hist.pitt. de la Francm.).

 Le baron de Tschoudy, dans son Étoile flamboyante (t. 1er p. 163), disait, en 1766, que le mécanisme de tous les grades maçonniques n'avait pas d'autre principe, d'autre ressort ni d'autre moyen que le désir de se distinguer aux yeux de ses semblables, et, après être posé cette question :

 « Pourquoi, renonçant ainsi à la simplicité, à l'essence de leur institution, les maçons se sont-ils perdus dans les espaces imaginaires ? il ajoute : « Habillés à la mosaïque, chargés de décorations inutiles, qui ne sont que les livrées de la prétention et de la vanité, cette vanité ne serait-elle pas le germe de ces mêmes grades qu'ils annoncent avec emphase et traitent avec gravité… » Et plus loin (pag. 167) : « C'est à l'ambition, à ce vice cruel, l'arme du fort, l'oppresseur du faible, qu'il faut attribuer, sans balancer, tous les excès qui se commettent journellement dans le grand tout de la société générale, le désordre des sociétés particulières, et notamment l’abus qui s'est glissé dans la Maçonnerie par la multiplicité des grades, dont l'invention moderne est l'effet des prétentions et de l’envie de dominer ».

 Et pourtant, ce maçon distingué et consciencieux préconisait trois grades dits supérieurs : l'écossais de Saint-André (104), le chev. de la Palestine et le philosophe inconnu. Il énumère (p. 174) jusqu'à quarante de ces grades prétendus supérieurs, qu'on pratiquait alors.

Le frère Beyerlé, conseiller au parlement de Nancy, dans son Essai sur la Franc-maçonnerie (2 vol. in-8°), publié en 1784, dit (p. 13 de la préface) :

 « Le second principe qui sert de base à cet ouvrage, c'est que le germe de toutes les connaissances maçonniques est renfermé dans les trois premiers grades ; ainsi cette multiplicité de grades qui ont été enfantés par la cupidité, le charlatanisme et l’extravagance, doivent être, à jamais, exclus du régime maçonnique ; et si l'on se permet d'en conserver les documents, ce ne  doit être que pour servir à l’histoire des extravagances maçonniques ; ils doivent, en conséquence, être renfermés soigneusement dans un lieu dont le maçon peu instruit n'approche pas. »

Le frère Vernhes, de Montpellier, après avoir fait une juste critique des innovations de Ramsay dans son Parfait Maçon (1 vol. in-8°, 1820-21), s'écrie (p. 197) :

« Enfants de l’orgueil et de l’avidité, une foule de grades toujours plus éloignés de l'ancien esprit maçonnique se joignit bientôt à ceux que Ramsay avait introduits, chacun s'arrogea le droit d'en créer de nouveaux. »

 Chemin-Dupontès, dans son Encyclopédie maçonnique (4 vol. in-12, 1820 à 1825), après avoir dit (t. III, p. 174) qu'en France la Maçonnerie était frivole et vaniteuse, ne tarde pas à ajouter :

 « On n'est un peu maçon que dans les loges symboliques : au-delà, il n'y a plus que puérilité, niaiserie, vanité, contre-sens maçonniques, féodalité, titres et formes despotiques. On y dédaigne le beau nom de frère ; on s'y donne le titre de chevalier ; on n'y est plus sous la loi douce et bénigne du niveau et du maillet, où le chef n'est que le premier entre ses égaux, et qui rappelle l'âge d'or du bon roi Saturne (105) ; on est sous l'empire absolu du sceptre et de l'épée, où des titres ridiculement fastueux sont empruntés des siècles de fer du moyen-âge. On ne s'y occupe pas ou presque pas du soulagement de l'infortune ; on n'y apprend rien de plus que dans les grades symboliques ; on ne s'y livre qu'à des pratiques qu'il est très modéré de n'appeler qu'insignifiantes. »

Citons le passage suivant du Cours des initiations, p. 193.

« Le système presque moderne des hauts grades, regardé par quelques-uns comme une amplification utile, et par beaucoup d'autres, comme une création arbitraire et une vraie superfétation, n'a pas la haute portée des trois premiers degrés. Ceux-ci font de toutes les nations une seule nation ; au contraire, dans les hauts grades, chaque nation veut, chez elle, être chez elle ; elle s'isole du monde maçonnique, et arrange, à sa manière, pour ses habitudes et pour ses besoins, le système soi-disant supérieur de l’écossisme, ou toute autre spéculation dé l'esprit.

« Un visiteur se présente-t-il avec des grades élevés pour participer à des tenues supérieures à celles des loges, on s'occupe moins, pour l'admettre, de sa qualité de haut maçon, qu'une variante dans ses grades peut faire rejeter, que de l'intérêt direct qu'il peut inspirer aux maçons nationaux, de sa position profane, et de la manière d’être de son pays avec celui qu'il visite. À l'étranger, plus qu'en France, ces scrupules ou plutôt ces abus sont poussés fort loin.

D'où l’on peut conclure que si les grades capitulaires et philosophiques sont supérieurs aux trois premiers degrés en dénominations fastueuses et en appareil de travaux, ils leur sont tout-à-fait inférieurs en résultats humanitaires et même philosophiques. »

Tout a été dit sur l'incohérence des grades qui composent le rite écossais ancien et accepté dans les cours Maçonniques des frères Ragon, Vassal et Chemin-Dupontés, mais nous ferons ici une observation sur l’instruction de l’apprenti écossais, dont, selon nous, les premières questions doivent être supprimées ; examinons le dialogue entre le vénérable et le premier surveillant.

Dem. : Qu'y a-t-il entre vous et moi ? — Rép. : Un culte.

 ¾       Quel est ce culte ?                     C’est un secret.

 ¾       Quel est ce secret ?                     La Maçonnerie.

D'abord, la Maçonnerie n'est pas un culte, son cérémonial le prouve ; si ce culte (invisible) est un secret, il est bien gardé, car les jésuites, auteurs de ces questions, ne l'ont dévoilé que dans leur Rose-Croix, grade catholique et nullement maçonnique. Mais ils avaient un but, de là le ridicule de ce début.

Voici ces trois questions réduites à une :

Dem. : Qu'y a-t-il entre vous et moi ? — Rép. : La Maçonnerie.

Cette demande d'un vénérable à un surveillant n'est-elle pas ridicule, pour ne pas dire plus ? Quoi ! La Maçonnerie est entre ces deux frères ! Qu’y fait-elle et qu'en font-ils ? Le catéchisme n'en dit mot.

L'apprenti moderne, créé en Angleterre et adopté, en 1786, par le G.-O. de France avec de légères modifications, n'a pas ce défaut. Nous avons vu maints cahiers d'apprenti, antérieurs à cette date, qui ne présentaient pas cette anomalie, qu'on ne trouve pas non plus dans la 24e édition des grades symboliques publiés par Samuel Prichard dans sa Masonry dissected, portant la date du 13 octobre 1730, quoique cet auteur ait écrit sous l'influence jésuitique. Ashmole, mort en 1692, auteur primitif des cahiers, n'y avait pas introduit, ces questions étranges que Prichard aurait reproduites, ce n'est donc que plus tard que cette tache est venue souiller le rituel dit écossais (106).

Source : www.ledifice.net

Par JM Ragon - Publié dans : hauts grades
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 16:48

Au Rite Français du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France les Souverains Chapitres sont "souverains". Ils ont la liberté d'élaborer leur rituel, quitte à respecter les valeurs fondamentales du Rite et celles du Grand Orient de France. Ayant pratiqué comme beaucoup de frères du Grand Orient de France le rite français en loge bleue et le rite écossais ancien et accepté dans les "hauts" grades puisqu'il n'y avait alors que cette possibilité, nous avons assisté à la fin du XXème siècle à la résurrection du Rite Français pour les grades "dits de Sagesse". D'abord avec une relative indifférence et ensuite avec un prudent scepticisme parce que la rumeur des parvis faisait courir l'idée que ce Rite Français était autant sinon plus " christique " que le Rite Ecossais Ancien Accepté.

Lorsque nous avons eu la curiosité d'accéder aux textes, ce sont d'abord les ressemblances entre les deux rites qui ont retenu notre attention : même fond légendaire, même présence de la bible dans la structure intime du rituel avec de surcroît un aspect farce relevant des Monty Python qui, pour être amusant peut-être, semblait conduire le symbolisme aux limites du simplisme et aux frontières d'un ridicule meurtrier. C'est dire que cela ne correspondait à aucune de nos attentes et ne donnait aucune raison de changer de rite pour tomber de Charybde en Scylla.


Nos attentes

A force d'observer le fonctionnement du Grand Orient De France, en participant à ses activités dans le respect de ses traditions et de son histoire et dans la culture de ses valeurs, nous étions venus, comme beaucoup de frères, à rêver d'un rituel qui serait libéré de sa gangue religieuse, biblique, judéo-chrétienne. Ce rituel idéal serait dégagé de ses prétentions chevaleresques qui - pour être supposées traditionnelles - n'en sont pas moins obsolètes. Il serait aussi nettoyé de ses référents à des moyens de violence - épées, poignards - dont sans doute la force de l'habitude empêchait de voir l'inanité ou le ridicule.


Pour être plus explicite


Il nous semblait urgent que la franc-maçonnerie se libère de la tutelle biblique hébraïsante, chrétienne et catholico-protestante et que, dans ses structures institutionnelles au niveau du rituel, elle s'ouvre naturellement vers toutes les sources de tradition, toutes les formes et tous les moyens de la connaissance pour en explorer les corrélations, les apports et les démarches et s'approcher de leurs secrets. Il nous semblait urgent de libérer les symboles de leur personnalisation judaïque (Hiram, Salomon, Zorobabel, Temple de Jérusalem …) qui les étrécit en les réduisant à une localisation géographique, hébraïque occidentale : celle-ci a pu avoir une justification historique ou politique dans le passé mais elle semble aujourd'hui abusivement réductrice.


D'autre part il nous semblait utile d'affranchir le rituel du poids de ses ambitions chevaleresques qui relèvent d'une tradition parfaitement datée historiquement, sociologiquement et politiquement et de ce fait évidemment obsolète. Et s'il fallait proposer des modèles, porteurs de valeurs fortes qui servent de parangon mobilisateur, ouverts sur l'avenir, nous suggérerions de promouvoir le "chevalier" en "Citoyen". De fait le citoyen bénéficie de deux siècles de promotion dans notre république laïque, révolutionnaire à vocation démocratique. Il constitue le peuple souverain source légitime de tous les pouvoirs. Il porte des valeurs aussi "nobles" que celles de la chevalerie. Il a de nombreuses fois démontré sa pugnacité, son dévouement dans la défense de la nation, son sens de l'honneur, du courage et de la fidélité ainsi que celui du sacrifice.

Enfin il nous semblait urgent - profitant du mouvement - d'éliminer l'arme blanche (épée, poignard….) de l'arsenal de notre société de pensée initiatique qui prétend l'utiliser comme support, symbole et moyen de notre recherche philosophique et spirituelle. L'érection de cet instrument en outil symbolique de notre démarche sur les chemins de la connaissance relève bien sûr du leurre : on argue que l'épée peut être présentée comme un symbole de l'Egalité datant d'une époque aristocratique où la noblesse tenait le haut du pavé avec le privilège de porter les armes pour défendre la société. Au XVIIIème siècle l'aristocratie aurait octroyé ce privilège à la roture qui fréquente la loge pour casser la tradition ségrégationniste, fondement de la société féodale aristocratique inégalitaire.


Dans cette perspective ce symbole - si symbole il y a - est donc fortement connoté historiquement (XVIIIème siècle) et de plus censément dépassé depuis que l'Egalité est inscrite dans la Constitution de nos Républiques et aux frontons des édifices publics. On observe aussi que l'idée de "désarmer" les loges passe aux yeux de certains de nos frères pour une manifestation de naïveté répréhensible face aux dangers qui menacent la société : on ne voit pas cependant qu'on aie jamais érigé en symbole la plume ou le crayon.


Il n'empêche que ceux-ci ont toujours été les instruments de la pensée qui se libère et de réflexion qui avance sur le chemin des vérités. Mais on voit bien au contraire que Moïse a éliminé à l'arme blanche trois mille des siens parce que ceux-ci ne pratiquaient pas la bonne religion de la bonne manière, à son retour du Mont Sinaï, d'où il rapportait les Tables de la Loi. La maîtrise des armes n'a guère servi dans l'histoire qu'à assurer la domination de ceux qui les détiennent pour la seule justification qu'ils en sont les détenteurs. Quant au peuple qui est assujetti par ces armes, il n'y trouve pas le moyen de sa liberté alors qu'on lui interdisait de lire et écrire pour le maintenir dans l'assujettissement. Convenons que pour nos usages, la règle, l'équerre et le maillet se révèlent des substituts autrement efficaces pour notre approche de la vérité et du centre de l'idée.

Nous appellerions ce rituel par dérision "rituel libéré" pour le distinguer des rituels français dits "Modernes", du Régulateur des chevaliers maçons de 1801. Car, à discuter avec des initiateurs de la résurrection du Rite français dans les années 1990, nous avions découvert que chaque Souverain Chapitre avait la liberté de son rituel, quitte à respecter les " fondamentaux " du Rite Français au sein du G.O.D.F.

C'est cette liberté qui nous a engagés à faire le pas, à mettre au point notre rituel et à créer à Blois le Souverain Chapitre " Je Doute " en mars 2002. Nous avons simplement tranché tous les liens qui renvoient impérativement ou insidieusement sur les livres de la Bible (Ancien et Nouveau Testament). Et cela suffit à faire apparaître la richesse fondamentale d'un Rite ouvert dès lors dans sa structure sur l'entier des hommes.


Concrètement :

Le nom d'Hiram est effacé : il nous reste le concept de l'Architectequi construit, conçoit, dirige le chantier. C'est dire le Maître par définition. Ce n'est plus le constructeur du seul Temple de Salomon. C'est peut-être Dédale, ou le constructeur anonyme des pyramides, des ziggourats ou des cathédrales. C'est librement chaque frère qui reprend le flambeau et construit son temple intérieur.

Le nom de Salomon est effacé : il nous reste le
Souverain, c'est-à-dire la source fondamentale des pouvoirs. Le souverain n'est plus réduit à une incarnation historique et biblique. Il s'incarnera selon les époques dans tel type de monarque, de roi … Ou aujourd'hui dans le "Peuple" source de toute légitimité qui n'est soumis à personne, à aucune autorité supérieure et génère la loi humaine, sociale, politique ...

Zorobabel évincé : il nous reste le franc-maçon persécuté. L'histoire du XXème siècle est suffisamment tragique pour le franc-maçon (Allemagne, Espagne, France ..) pour y trouver à nourrir cet aspect du mythe. Joaben, l'Elu tiré au sort, devient l'Ouvrier
qui œuvre à l'édification de la justice pour dépasser la vengeance. Alibalq se réduit au Meurtrier. (Meurtrier du père).

Le "chevalier" expulsé est promu en "Citoyen." La réalité concrète du rôle du chevalier dans l'histoire de la société occidentale ne permet pas de justifier sa présence dans la mythologie maçonnique comme parangon de valeurs morales exemplaires alors même que le peuple citoyen a conquis sa liberté et sa dignité et peut travailler en conscience à promouvoir ses valeurs lui-même.

L'arme blanche (épée ou poignard) est rangée au placard pour être avantageusement remplacée par la Règle, l'Equerre ou le Maillet. Accessoirement nous avons aussi éliminé l'aspect farce Monty Python des têtes coupées fichées sur un pieu et maculées de sang. On préserve la symbolique en exposant simplement les outils des trois mauvais compagnons associés à leur devise.


Tout le système légendaire des "hauts" grades reste donc intact. Mais il est débarrassé de sa chape de plomb biblique hébraïsante et peut révéler son infinie richesse. Ainsi libéré, il élargit son champ d'interprétation et permet de nourrir toutes les directions de recherche sans s'étrécir sur une seule source obligée enkystée dans sa structure.


Depuis sa création, l'atelier se montre exigeant quant au respect du rituel qui crée un lieu et un espace-temps rigoureux au sein desquels la réflexion se libère de ses carcans, s'ouvre à tous les champs de la tradition et s'examine dans sa propre genèse. Le fond légendaire est intégralement présent. Il sert de support et de catalyseur à la recherche des frères qui s'appuient sur l'apport de nos anciens pour entrer librement dans un présent ouvert sur l'avenir. Comme il se doit la symbolique est soumise au libre examen de chacun sans être contraint à de subreptices renvois institutionnels et dogmatiques vers les livres bibliques.


Le titre du souverain chapitre "Je Doute" implique chacun dans son intime : s'il n'interdit pas les convictions, il retient de les asséner comme des vérités. Chaque frère poursuit sa démarche à son pas, dans la direction qui s'ouvre à lui. Il fait part de ses découvertes bien persuadé qu'il ne s'agit que d'étapes nouvelles dont la remise en cause lui permettra d'aller plus loin, s'il peut trouver une lumière occasionnelle dans les contributions de ses frères.


Pas de maître à penser. Pas de guide. Ni gourou, ni prêtre, ni pasteur, ni rabbin. Aucun imam. Aucune autorité de référence. Aucun pouvoir de l'un sur l'autre. Aucune sujétion. Ni devoir d'obéissance et de fidélité. Chacun rencontre en soi-même ses propres exigences sans se trouver jamais justifié d'imposer à qui que ce soit des rigueurs fantasmatiques. Seulement des francs-maçons, maîtres souverains, citoyens libres sur le chemin de l'à-venir. Des frères sceptiques à qui l'on essaie d'expliquer notre démarche de libération vis à vis de toute référence religieuse et de la bible eurent cette remarque : "Mais alors il ne reste plus rien ?". Amusant !… Comment mieux justifier l'urgence de notre démarche ?

Du Crayon et de la plume comme outils de la pensée -

 

Pourquoi ce poignard dans le temple ? Pourquoi ces épées dans la franc-maçonnerie ? Que viennent faire ces armes blanches dans nos confréries qui se veulent affranchies des servitudes du profane ? Tout est symbole, dit-on. Tout n’est que symbole ? Ce symbole n’en porte pas moins sens. Si tout symbole est libre d’interprétation par chaque frère, il n’empêche que l’épée porte en elle son pouvoir, sa charge de signification que l’on ne peut nier.

 

Poignards, épées sont des armes qui blessent et tuent et font couler le sang. Ce sont les instruments d’une violence, que celle-ci soit légitime ou criminelle : à quoi sert une épée ? à quoi sert le poignard ? Et ces têtes coupées, fichées sur leurs piques, exposées à l’orient converti en pilori.

 

Exemples de la vengeance accomplie : justice est faite ! Pour être crédible, la justice accomplit la vengeance ! Si elle n’épuise pas l’énergie de la vengeance, elle ouvre la porte à tous les ressentiments. Et la Justice punit. Et châtie bien : prison peut-être, exécution capitale parfois. Couper la tête du criminel, l’exposer au pilori. Justice est faite. Le sang punit le sang. Le sang couvre la dette.

 

Et je devrais vivre tranquille. Dormez bonnes gens. Dormez mes frères. La Justice inflexible règle les comptes et apure les dettes. Le rituel du chapitre "Je Doute" a jeté le poignard aux oubliettes. Rangé l’épée au placard. Parce que l’épée et le poignard ne sont pas des instruments de la pensée, les outils de la réflexion. Encore moins les moyens de l’Utopie.

 

Quelle est cette justice qui rend le sang pour le sang, l’œil pour l’œil, la dent pour la dent, au fil des ornières de l’histoire depuis des milliers d’années. Par sa violence calculée, elle justifie la violence criminelle et lui donne de la crédibilité. Pour punir le crime, la justice n’aurait pas trouvé d’autre moyen que de recourir à l’instrument du crime. Ce faisant elle le légitime aux yeux du criminel. Si le meurtrier tue, elle le justifie d’avoir semé la mort en le condamnant lui-même à mort.

 

La justice est-elle accomplie en exposant à l’orient les têtes coupées des trois mauvais compagnons ? La justice consiste-t-elle à éliminer par un moyen ou un autre, le coupable ? La victime s’en trouverait-elle satisfaite ? Les frères trouvent-ils la sérénité dans cette conception de ce qui est juste ?

 

N’y a-t-il pas lieu d’examiner cette conception ? Est-il possible de la faire évoluer ? La sanction du crime passe-t-elle nécessairement par une répression simpliste qui prend, dans ses moyens, modèle sur le crime ? *** La franc-maçonnerie qui se veut force de proposition et se prétend prospective, ne pourrait-elle pas imaginer et proposer des formes plus humaines, plus matures, plus civilisées, de prise en compte du délit et du crime. Le poignard et sa symbolique sont-ils à jamais la forme du recours ? Alors même que, au profane, l’institution judiciaire s’interdit aujourd’hui l’exécution capitale et prévoit des peines de substitution pour limiter l’incarcération dans des prisons reconnues indignes de la République.

 

En supprimant le poignard et l’épée de son paysage symbolique, le Chapitre "Je Doute" s’est libéré du poids et des ornières d’un passé qui orientaient a priori la réflexion et l’ankylosait. Sur cette table rase, il lui reste le crayon, la plume pour tout examiner librement. Et faire des propositions pour l’avenir, dignes de cette Utopie que la franc-maçonnerie affectionne.

 

Source http://srv07.admin.over-blog.com/
Par Cyrille - Publié dans : Rites et rituels
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 16:38

Par référence à ce qu’elle appelle la Tradition, la franc-maçonnerie des hauts grades érige ses membres en chevaliers. Ainsi la franc-maçonnerie crée des chevaliers.

Au XXIème siècle, on rencontre donc, au rite écossais ancien et accepté, des chevaliers d’Orient, des princes de Jérusalem, des chevaliers d’Orient et d’Occident, des souverains princes Rose+Croix, des grands Pontifes ou sublimes écossais dits de la Jérusalem Céleste, des chevaliers prussiens ou Noachite, des chevaliers Royal Hache ou princes du Liban, des chevaliers du serpent d’airain, des chevaliers du Soleil, des chevaliers du soleil grands maîtres de la lumière et grands écossais de Saint-André d’Ecosse et patriarche des croisades, des chevaliers Kadosh ou chevaliers de l’aigle blanc et noir, des grands inspecteurs-inquisiteurs et commandeurs, des chevaliers de Saint-André sublimes princes du royal secret, des souverains grands inspecteurs généraux. Le rite français n’est pas en reste avec ses chevaliers maçons. Bref, objectivement, la franc-maçonnerie génère une aristocratie dans ses hauts grades.

On sait que dans l’histoire, la chevalerie organisée en ordres procède d’une tradition chrétienne concomitante de ses origines. On a pu recenser l’ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem (1099), l’ordre Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem ou ordre Souverain de Malte (1113), l’ordre du Temple (1118), l’ordre de Calatrava (1158), l’ordre de Saint-Jacques-de-l’épée (1170), l’ordre de Montjoie (1175), l’ordre d’Alcántara (1177), l’ordre Constantinien de Saint-Georges (1190), l’ordre Teutonique (1198), l’ordre de Saint-Lazare de Jérusalem et Notre-Dame du Mont Carmel (1200), l’ordre de Saint-Georges d’Alfama (1201), l’ordre des Chevaliers Porte-Glaive (1202), l’ordre de Dobrin (1216), l’ordre de Sainte-Marie d’Espagne (1272), l’ordre de Montesa (1317), l’ordre du Christ du Portugal (1319), l’ordre de Saint-Georges de Hongrie (1326), l’Ordre Très Noble de la Jarretière (1348), l’ordre des Chevaliers de la Noble Maison de Saint-Ouen ou Chevaliers de l’Etoile (1351), le Très Honorable Ordre du Bain (1399), l’ordre du Dragon (1408), le Noble Ordre de la Toison d’Or (1430), l’ordre de l’Eléphant (1462), l’ordre de Saint-Michel (1469), l’ordre de San Stefano (1561), l’ordre des Saint-Maurice-et-Lazare de Savoie (1572), l’ordre du Saint-Esprit (1578),le Bailliage d’Utrecht de l’Ordre Teutonique (1580), l’ordre Très Ancien et Très Noble du Chardon (1687), l’ordre Royal et Militaire de Saint-Louis (1693), l'ordre de la Légion d’Honneur (1802).

Dès le XIIIe siècle, d’importants princes et souverains ont créé des ordres de chevalerie laïcs, afin d’exalter la noblesse et de perpétuer les valeurs chevaleresques. En réalité, ces nouveaux ordres n’ont d’autres buts que d’asseoir l’autorité des monarques, en regroupant autour d’eux un cercle de nobles dévoués à leur cause. Ces différents ordres vont ensuite se développer, se transformer, jusqu’à devenir bien plus tard des distinctions de mérite ou des décorations, qui n’ont plus aucun rapport avec leurs buts d’origine. Par la suite, à partir du XVIe siècle, des ordres de chevalerie purement honorifiques verront le jour, ne gardant plus qu’un très lointain rapport avec l’idée première de la chevalerie mais constituant une aristocratie.

La chevalerie maçonnique, une discrimination sociale ?

Au XVIIIème siècle, aux origines de la maçonnerie, la chevalerie des hauts grades participe tout naturellement d’une discrimination sociale et politique : "... (La multiplication des Hauts-grades) participait d’un souci de nature élitiste peu compatible avec les principes de bases de la franc-maçonnerie. Force est d’admettre que, précisément en cette ère des Lumières, le développement de ces "hauts grades" correspondait à une certaine réticence de la part des adeptes issus de la noblesse ou du haut clergé à entretenir des rapports fraternels et familiers sur un pied d’égalité avec des membres du tiers état que leur tradition leur avait toujours fait considérer comme socialement inférieurs" -
Robert Kalbach, Aristocratie des Hauts-Grades in L’Ordre maçonnique p. 296.

Ou encore : "La fraction de la société française où la franc-maçonnerie s’est introduite et propagée est étrangère à toute forme d’égalité entre des personnes de rangs différents, et en vérité elle n’a que faire d’une institution qui lui propose de représenter des ouvriers du bâtiment, même s’ils sont hautement qualifiés et travaillent sous l’égide du roi Salomon… La société du XVIIIème siècle est figée en castes, qui se côtoient certes, mais ne se mélangent pas, aussi était-il nécessaire que la franc-maçonnerie française s’adapte à la structure de la société française. La solution adoptée consista à ajouter aux trois degrés venus d’Angleterre une série de grades ou de degrés dotés de titres qui reflètent la situation sociale des adeptes"- Michel Brodsky, préface à Irène Mainguy - Symbolisme des grades de perfection et des Ordres de Sagesse.

D’autre part, "Ramsay (1735/1736) assignait à l’ordre, de manière péremptoire et sans grande justification historique, des origines templières voire procédant de l’Ordre des Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem. Ce faisant, Ramsay offrait aux francs-maçons français des classes supérieures de la noblesse ou du clergé, une généalogie moins plébéienne que celle d’ouvriers du bâtiment, fussent-ils salomoniens, et simultanément les confortait dans l’aspiration à une maçonnerie des hauts-grades bien plus en accord avec les structures de la société civile de leur temps " - Robert Kalbach - L’Ordre maçonnique.

La tradition chevaleresque en maçonnerie, une sublimation des valeurs ?

La chevalerie est venue à afficher des valeurs qu’elle revendique et porte en étendard au nom du christianisme : "L’ordre de chevalerie, antique et originel, n’a pas d’autre organisation … que le respect exigé de chacun des préceptes religieux et moraux qui fondent l’état de chevalerie : fidélité à Dieu et à l’Eglise, piété, sacrifice de soi, service des pauvres, des faibles et des opprimés, générosité et noblesse du cœur, droiture et loyauté, honneur, respect et service des dames, actions justes au service du droit, du roi ou de son suzerain".

Dans la Franc-maçonnerie moderne, les chevaliers affichent et cultivent ces valeurs : "La Chevalerie est née d’elle-même. Aucun acte souverain ne la créa. Elle est moins une situation qu’un idéal. Au Moyen-Age, cet idéal était celui du christianisme. A la vérité le chevalier est un combattant qui engage sa personne et ses ressources au service d’une cause qu’il considère comme affectée d’un caractère suprême. Porter en soi les qualités humaines de droiture, d’amour du bien, du vrai et du beau, d’ardeur militante et d’altruisme et se dédier corps et âme, au triomphe de la cause qui paraît la plus digne d’être embrassée par l’humanité en quête de perfectionnement, tel est le chevalier" -
Pierre Mollier, In Souverain Chapitre Métropolitain à l’Orient de Paris.

"Le XVIIIème s. est un siècle charnière entre la société traditionnelle et la modernité. La maçonnerie des hauts grades va se révéler comme un véritable conservatoire qui préserve dans le huis clos des loges tout un patrimoine symbolique - chevaleresque et hermétique - que la société moderne va balayer ailleurs. Aujourd’hui, beaucoup, notamment parmi les francs-maçons, sont décontenancés par les rituels des hauts grades. En fait, cette matière multiforme et un peu insaisissable ne nous semble pouvoir être comprise que si l’on considère que c’est un véritable cycle légendaire qui s’est constitué en plein Siècle des Lumières. Il faut appréhender ses textes comme les romans de chevalerie du Moyen-âge. De grade en grade, les frères apprennent des secrets nouveaux sur la geste de Salomon, d’Hiram et de leurs disciples : les Grands Élus. Mais, sous un habillage vétéro-testamentaire, le Salomon des Maçons est un proche cousin du roi Arthur. Les Grands Élus sont en fait les gardiens intemporels de la Tradition Primordiale. Les légendes qui sont révélées aux frères, souvent bien éloignées des sources bibliques, sont plus soucieuses d’enseignement symbolique que de cohérence historique ou scripturaire. Au travers de l’histoire mythique des trois temples, Jérusalem est le lieu géométrique - et magique - où se reflète, pour les cherchants, l’espace d’une cérémonie, les grands archétypes spirituels qui hantent la psyché humaine. Aujourd’hui comme hier, les rituels du Souverain Chapitre Métropolitain (Le Rite français) nous invitent à vivre le roman d’une quête qui est d’abord le Roman de Jérusalem" -
Pierre Mollier ibid.

Prenons l’exemple du chevalier d’Orient et d’Occident au 17ème grade : "Ce grade évoque l’époque de la naissance de la Chevalerie née au milieu de l’anarchie et de la tyrannie du régime féodal. Elle a consacré le culte des affections généreuses et des sentiments magnanimes. Elle a érigé quelques-uns des principes qui ont relevé l’espèce humaine courbée sous le joug de l’ignorance et de la barbarie : celui de la défense du faible et de l’opprimé ; celui qui adoucit le plus promptement les mœurs : l’amour respectueux de la femme, la générosité qui ne connaît plus d’ennemi quand il est désarmé ou à terre. Elle a valorisé cette maxime qui résume toute la morale : Fais ce que dois, advienne que pourra" - Jean-Pierre Bayard, Symbolisme maçonnique des hauts grades - t. II, p. 70).

Chevalier ou Citoyen ?

La société moderne que la franc-maçonnerie du Grand Orient De France revendique de construire au XXIème siècle peut-elle s’accommoder de tels parangons ? Elle se veut républicaine, laïque, égalitaire en droits, fondée sur les principes proclamés par la Révolution et affichés aux frontons de nos constitutions.

Dès 1791, elle dispose que "Il n’y a plus ni noblesse, ni pairie, ni distinctions héréditaires, ni distinctions d’ordres, ni régime féodal, ni justices patrimoniales, ni aucun de titres, dénominations et prérogatives qui en dérivaient, ni aucun ordre de chevalerie" … que "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits".

Est-il encore judicieux et nécessaire aujourd’hui que cette franc-maçonnerie cultive et entretienne une tradition chevaleresque obsolète à forte connotation religieuse chrétienne et assure la pérennité d’une aristocratie à vocation élitiste inégalitaire ?

Ne serait-il pas plus urgent et utile à son projet de produire des citoyens laïques, armés pour construire un avenir ouvert à toutes les formes de pensée et de culture ?

Source : http://www.troispoints.info

Publié dans : hauts grades
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 11:05

"Comment se fabrique un assassin"

"De temps en temps depuis un siècle, se commet un crime dont les circonstances extraordinaires étonnent le peuple et excitent les recherches des penseurs.[...]

De ces assassins, les uns disparaissent à la faveur des troubles politiques; les autres échappent aux recherches et au châtiment, soit parce qu'ils sont trop haut placés, soit parce qu'ils sont puissamment protégés ;...[...]

Alors, aveux écrits, révélations se complètent les uns les autres. Ils montrent à qui remonte la responsabilité, à la grande puissance satanique du siècle, à la Franc-Maçonnerie.[...]

Certaines gens qui n'ont pas étudié la Franc Maçonnerie dans ses doctrines et dans ses pratiques, seront peut être tenter d'accuser d'exagération les paroles qui précédent. Elles diront nous connaissons monsieur Un-Tel et monsieur Tel-autre qui sont francs-maçons. Ils n'ont pas les mêmes opinions que nous, c'est vrai; mais ils sont pourtant fort honnête gens. Ils n'ont jamais assassiné personne et nous jurerions sur notre tête qu'ils n'auront jamais la plus petite idée de tuer qui que ce soit"

D'accord, mais c'est alors que les francs maçons dont vous parlez ne sont pas arrivé au 30 e degré de la hiérarchie maçonnique, c'est qu'ils n'ont pas reçu le grade de chevalier Kadosh.[...]

...Bien peu...portent en eux les qualités nécessaires pour devenir Chevalier Kadosh, c'est à dire assassins patentés de la Franc Maçonnerie. Les grades nombreux qui constituent la hiérarchie de la secte on justement pour but : 1 e de procéder à des éliminations successives des adeptes; de laisser les rangs inférieurs ceux dont les chefs occultes n'attendent que peu de services ; de faire au contraire, monter aux rangs supérieurs les hommes intelligents et déterminés, capable d'accroître la puissance de l'Ordre; 2 e de former des élus, choisis par ces sélections progressives, aux rôles qu'ils sont appelés à jouer

Sélection, éducation : ces deux mots résument et expliquent toute la hiérarchie maçonnique... En l'étudiant [la hiérarchie], on y sent à chaque instant la griffe du Maître dont la secte pleure les malheurs, de l'archange déchu que rêve de venger la Franc Maçonnerie, la veuve de Satan.

[...] C'est au 30e degré seulement , c'est à dire au grade de Chevalier Kadosh, que le Franc Maçon se rend compte du chemin qu'on lui a fait parcourir.

[...]On voit dès lors ce que signifie cette expression maçonnique "pratiquer la vertu". c'est tout simplement se livrer à la débauche...Qu'il nous suffise de faire remarquer que la Franc Maçonnerie ajoute aux moyens de perversion qu'elle employait avec les Apprentis, la pratique réglée et louée de la dépravation la plus abjecte. Elle écarte ainsi ses adeptes de leur devoirs religieux et domestiques et prend sur eux une emprise considérable

...On fait jouer au candidat à la maîtrise le rôle d'Hiram dont on lui raconte la légende. Cette légende est curieuse à plus d'un titre...[...]

Suivant l'autre interprétation, Hiram descend en droite ligne de Tubalcaïn, lequel descend lui-même de Caïn. Or Caïn, suivant la doctrine de la Franc Maçonnerie, était non pas le fils d'Adam, mais bien le fils d'Eve et d'Eblis, l'ange de lumière, lequel Eblis est tout simplement Lucifer...

[...]... l'initiation au grade de Maître a une importance capitale au point de vue de la sélection que les chefs inconnus de l'ordre opèrent dans la masse des Frères...C'est en effet parmi les Maîtres que sont choisis les adeptes capables de s'élever par une suite d'initiation de plus en plus criminelle jusqu'au rang de chevalier Kadosh qui, comme nous l'avons dit sont les assassins patentés de l'ordre...

Un mois après sa réception le nouveau Maître est convoqué à une tenue spéciale au Troisième degré pour communiquer à la loge ses impressions maçonniques. Des frères haut gradés, c'est à dire appartenant au 30 e 31 e 32 ou 33 e degré, assistent toujours à cette séance , car il faut que l'autorité centrale sache à quoi s'en tenir sur le nouveau maître.

...;mais voici celui qui montera au plus haut grade c'est le frère qui s'exprimera ainsi :

"La terre est partagée entre deux camps qui se disputent le pouvoir. Parmi les hommes, les uns sont les enfant d'Adam, ils adorent Adonaï, le Jéhovah auquel Salomon élevait un temple, le Dieu des chrétiens. Les autres - et nous francs Maçons, nous sommes de ces autres là - se regardent comme les descendants de Tubalcaïn et de Caïn, fils d'Eblis, l'ange de lumière Lucifer...nous voulons monter plus haut...venger le grand opprimé...et prendre la revanche d'Eblis notre Père, contre Jéhovah son persécuteur, et nous poussons notre cris de guerre : "Vengeance contre "toi, ô Adonaï"

A ce discours sacrilège, les grands dignitaires de la Franc Maçonnerie tressaillent d'admiration : "celui-ci pensent-ils est digne de prendre place parmi nous. Nous en feront un Chevalier Kadosh. A partir de ce moment, cet homme que la vanité...a fait entrer dans la secte...dont on a corrompu les moeurs...auquel enfin on a donné, lors de l'initiation à la maîtrise, les premières leçon de satanisme, cet homme entraîné d'un coté par sa propre perversion de sa nature, et poussé de l'autre par les excitations et les enseignements pervers des francs-maçons haut gradés, ce malheureux va désormais s'avancer à grand pas sur le chemin du crime, au bout duquel apparaît dans une gloire le poignard tout ensanglanté du Chevalier Kadosh d'où tombent lentement de longues gouttes de sang rouge.[...]

" La consécration au grade de Sublime Chevalier Elu est reçu entre trois têtes empalées...Au fur et à mesure que l'Adepte pénètre plus avant dans les mystère dela secte on obscurcit à plaisir son esprit...développant la doctrine gnostique ...Il paraît fort difficile qu'un homme entré sain d'esprit dans la Maçonnerie ne devienne pas un peu fou...dans le dédale d'erreurs, par lequel font passer les initiations successives...

Disons cependant que la plus grande place dans ces initiation est occupée par des cérémonies reproduisant, pour les tourner en dérision, la communion et la confession.[...]

il admire dans un transparent la glorification de l'Enfer, de Satan et de Caïn, le premier meurtrier; il adore Lucifer sous la figure du soleil et sous la forme du feu.

"Mais il y a plus fort dans l'impiété. Chaque année, dans la nuit du Jeudi Saint au Vendredi Saint, a lieu un banquet auquel tous les Rose-Croix sont tenus d'assister.

Dans ce banquet , sur la table disposée en forme de croix, est apporté un agneau rôti, dont la tête est surmontée d'une petite couronne d'épine et dont les pieds sont traversés chacun par un clou. Cet agneau est placé au centre de la croix, tourné sur le dos et les pattes de devant écartées. Il n'y a pas à s'y tromper : il représente la victime du calvaire.

Le président du banquet sacrilège coupe la tête et les pieds de cet agneau et les jette dans un fourneau allumé. Il les offre ainsi en holocauste à Lucifer, adoré par les Rose-Croix sous la forme du feux.

... Ajoutons en passant que les Rose-Croix sont les espions attitrés des loges. En entrant dans le 19° degré, l'initié pénètre dans la maçonnerie noire. Il n' a plus grand chose à apprendre pour devenir un assassin parfait et pratique; aussi à partir de ce moment s'avance-t-il à pas de géant vers le grade de Chevalier Kadosh...; c'est l'adoration directe et cultuelle de Lucifer; c'est l'abrutissement progressif par la pratique de la Magie; puis les hommages rendus à Satan sous la forme d'un serpent ... Il évoque Satan , dont-il a fait son dieu. Il l'évoque selon le rituel de la Haute Magie, rédigé par un prêtre apostat qui s'appelait Constant; il l'adore sous la figure de Baphomet, idole infâme à la tête et aux pieds de bouc, aux seins de femme et aux ailes de Chauve Souris .

Enfin il est jugé digne d'être reçut Chevalier Kadosh. A cette initiation suprême il frappe à coup de poignard une tête de mort surmontée d'une tiare, représentation de la papauté, et une autre ornée d'une couronne royale, emblème de la puissance civile. Il se prosterne devant Lucifer et brûle l'encens sur son autel.

[...]

Le Chevalier Kadosh évoque Satan suivant les formules du rituel de haute magie; adossé à la hideuse idole du Baphomet templier il brandit son poignard en craint "Nekam, Adonaï! Vengeance contre toi,ô Adonaï". Il récite l'oraison à Lucifer, composé par le F Proudhon

Viens, Lucifer, viens ! ô calomnié des prêtres et des rois ! Viens que nous t'embrassions, que nous te serrions sur notre poitrine ! Il y a longtemps que nous te connaissons et que tu nous connais aussi. Tes oeuvres, ô le béni de notre coeur, ne sont pas toujours bonne et belle aux yeux du vulgaire ignorant; mais elles seules donnent un sens à l'univers et l'empêche d'être absurde. Toi seul anime et féconde le travail. Tu ennoblis la richesse, tu sers d'essence à l'autorité; tu met le sceau à la vertu...

" Et toi Adonaï, dieu maudit, retire-toi, nous te renions ! Le premier devoir de l'homme intelligent est de te chasser de son esprit et de sa conscience; car tu es essentiellement hostile à notre nature, et nous ne relevons aucunement de ton autorité. Nous arrivons à la science malgré toit, au bien être malgré toi, à la société malgré toi; chacun de nos progrès est une victoire dans laquelle nous écrasons ta divinité.

"Esprit menteur, Dieu imbécile, ton règne est fini; cherche parmi les bêtes d'autres victimes. Maintenant te voila détrôné et brisé. Ton nom si longtemps le dernier mot du savant, la sanction du juge, la force du prince, l'espoir du pauvre, le refuge du coupable repentant, hé bien ce nom incommunicable, Père éternel Adonaï ou Jéhovah, désormais voué au mépris et à l'anathème sera conspué parmi les hommes ! Car dieu c'est sottise et lâcheté; Dieu, c'est l'hypocrisie et mensonge; Dieu c'est tyrannie et misère; Dieu c'est le mal... "Tant que l'humanité s'inclinera devant ton autel, l'humanité, esclave des rois et des prêtres, sera réprouvée. Tant qu'un homme, à ton nom exécrable recevra le serment d'un autre homme, la société sera fondée sur le parjure; la paix et l'amour seront banni d'entre les mortels

" Dieu retire toi ! car dès aujourd'hui, guéris de ta crainte et devenus sages, nous jurons, la main élevée vers ton ciel, que tu n'est que le bourreau de notre raison et le spectre de notre conscience"
Cette oraison à Lucifer, qui résume la doctrine Kadosh, est épouvantable nous défions qui que ce soit catholique, protestant, mahométan, tout homme fut-ce-le plus grand criminel ayant conservé au fond du coeur quelque sentiment honnête de la lire sans la trouver abominable.

source : http://www.onnouscachetout.com/forum/topic/12628-grand-inquisiteur-chevalier-kadosh/

Publié dans : Anti-Maçonnisme
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 09:47

 C’est à la fin de sa cérémonie de réception au 30ème degré, au pied de l’échelle mystique, après l’avoir symboliquement montée et redescendue, et avoir reçu la collée, que le récipiendaire est proclamé, au nom de Dieu, de Saint Michel et de Saint Georges, Chevalier, par le Très Puissant Grand Maître. C’est à ce moment précis que ce dernier affirme, à celui qu’il vient de consacrer Grand Elu Chevalier Kadosch :

« Le combat » que mène un chevalier consiste à conquérir une liberté,

à délivrer d’une oppression, à briser un attachement devenu esclavage ; afin de permettre

à l’irradiation infinie de l’Etre pur, le véritable souverain, de se manifester.

Gérard DE SORVAL

" Chevalier, mon Frère, Tu es armé maintenant pour le combat de la Vie".  Puis lui intime l’ordre : " Marche va dans le Monde. La route est libre. Mais souvient-toi, pèlerin inconnu, tu connaîtras le monde et personne ne te connaîtra"    

Si le triptyque, bien voir, bien comprendre, bien agir, résume parfaitement les étapes essentielles de la démarche de l’adepte, dans son évolution maçonnique ; la trilogie, plus, large, connaissance, amour, action, en constitue, alors, l’axe fondamental de sa progression initiatique au sein de notre Rite Ecossais Ancien et Accepté.

Le combat pour le quel le Chevalier Kadosch est armé ; s’inscrit, de ce fait, dans son vaste champ d’action dans le monde, voir dans sa mission au sein du Rite, et ce après avoir réalisé son indispensable qualification. 

Puisque cette action semble être la finalité du parcours du Franc-maçon, en général, et celle du Chevalier Kadosch, en particulier ; pourquoi prend elle, alors aujourd’hui, la forme de combat, pour celui qui est arrivé au terme de son initiation individuelle, et combat pour la Vie qui plus est ?                           

Tout en essayant d’apporter une réponse à cette interrogation ; nous tenterons de rapprocher le combat du Chevalier Kadosch, de celui du mystique soufi, en tant que chevalier « wali », c'est-à-dire, Saint, adepte de la futuwa, cette chevalerie spirituelle du monde musulman.   

" Chevalier, mon Frère, Tu es armé maintenant pour le combat de la Vie "

Certes ; chaque terme a son importance, dans cette phrase affirmative, et contribue, sans doute, à lui donner, sa puissance, sa profondeur et son dynamisme. Cependant ; l’adverbe " maintenant" en constitue, à mon sens, la clef de sa porte d’entrée. Car non seulement il indique une véritable limite dans l’espace ; (où ? Au 30ème degré de la pyramide du Rite, terme de la réalisation ascendante, de l’adepte,) et dans le temps (quand ? A la fin de la cérémonie de consécration, du chevalier), mais ainsi placé juste après l’adjectif qualificatif " armé", il signifie, implicitement, qu’avant d’avoir atteint le 30ème degré, et avant d’y avoir été adoubé ; l’adepte n’est pas vraiment armé pour mener un combat, et encore moins pour livrer le combat de la vie.    

Et pourtant ; l’adepte a bien porté différentes armes et mené de nombreux combats au cours de son évolution sur l’échelle du Rite. En effet dès le 11ème degré ; Sublime Chevalier Elu, Excellent Emereck, " Homme vrai en toute circonstance ", armé de l’épée de justice, par le roi Salomon, ayant pour devise " vaincre ou mourir."  , il avait engagé, en un combat singulier, sa vie jusqu’à la mort, pour une cause noble et juste.         

C’est, précisément, pour une juste cause que, l’épée d’une main, la truelle de l’autre ; Chevalier d’Orient et de l’Epée, il a été appelé à construire le Temple, d’une main, et à le défendre de l’autre. Sa devise était " liberté de passer", c’est pourquoi, il a dû livrer combat pour pouvoir franchir le pont de Gandhara et passer, ainsi, du monde matériel au monde spirituel. Son combat bien que physique s’avère, finalement, de portée spirituelle. 

Armé de son épée ; Chevalier d’Orient et d’Occident, conscient de la nécessité de combattre les méfaits de l’intolérance, des préjugés et du fanatisme ; le Chevalier Kadosch a été le pèlerin Chevalier, oeuvrant afin d’être reconnu fils de la Lumière. Il s’est battu pour concilier les opposés extrêmes ; Orient et Occident, ombre et Lumière et ainsi tenter de surmonter la dualité.      

Bien que sa seule arme matérielle, ne fut que son bâton de pèlerin, symbole de l’axis mundi et des combats intérieurs, il a prêté serment, en tant que Chevalier Rose-croix, sur l’épée de justice, promettant de défendre les faibles et de soulager les affligés. Il s’est proposé comme but de " combattre l’orgueil, l’égoïsme et l’ambition, pour faire régner à leur place le dévouement et la Charité". Pour la défense du Vrai, du bien et du Juste, prouesse, largesse, tel était son idéal chevaleresque.

S’il est vrai que les combats qu’a livrer, jusqu’ici, le Chevalier Kadosch, sont une condition nécessaire, bien qu’insuffisante pour mener le combat de la vie, l’accomplissement de ce parcours, fait dans la pratique de Vertus chevaleresques, contribue, pleinement, à sa qualification et à cette aptitude, que le Très Puissant Grand Maître reconnaît en lui, et ce en le considérant comme digne de combattre, enfin, dans les rangs de la Milice du Temple.

Si tout combat implique une certaine préparation, et une aptitude certaine, il nécessite, cependant, des armes.

"Tu es armé maintenant " :

L’arme, pour le combat de la Vie, du Chevalier Kadosch, qui orne son cordon, n’est certainement pas ce poignard avec lequel Johabert, assoiffé de vengeance et de sang, donna la mort à Abairam, le meurtrier d’Hiram, en le décapitant.

Son arme étant d’un autre type, son combat sera forcement d’une autre nature car, mené sur d’autres plans.

" Au nom de Dieu, de Saint Michel et de Saint Georges, je te fais chevalier "

Ainsi, trois types d’armes nous sont, suggérés, le Caducée de Mercure, l’épée de Saint Michel, et la lance de Saint Georges. Alors que d’autre part, l’arme principale du Grand Elu Chevalier Kadosch, lui est, clairement désignée, et présentée par le Puissant Grand Maître, dès sa descente de l’Echelle Mystique :

" Voici en vérité ; le Caducée de Mercure, tout ce que tu touches du bout de cette arme, se transformera en or pur".

S’agit-il de trois en une ? Car son arme sera à la fois, sa "baguette magique qui conjurera le sortilège de la matière, son épée flamboyante qui transformera les éventements, son glaive de Khérub qui lui rouvrira les portes du Paradis."  

L’injonction donnée, par le Très Puissant Grand Maître, au Chevalier Kadosch, qui vient d’être consacré, " marche. Vas dans le mode. La route est libre." ; ne laisse aucun doute quant au lieu du déroulement de son combat. Son action, en tant que collaborateur du Grand Architecte de l’Univers "mes droits consistent à ne pas me soumettre aux décrets de la loi Divine mais, d’y collaborer" n’a de sens, que si elle est menée dans le monde de la manifestation.

Son action, sera exécutée, en adéquation avec la devise de notre Ordre "ORDO AB CHAO DEUS MEUMQUE JUS", Ordre qu’il a commencé d’abord a réaliser en lui-même, car il faut " Vaincre nos passion" en se rectifiant, en se libérant, après avoir emporté le combat contre son ego, cette guerre Sainte que le Soufi appelle : Le Grand Djihad.Sur ce plan, les deux Chevaliers mènent le  même combat, car le combat du Soufi n’est pas un combat horizontal contre l’autre, pour une conquête matérielle, mais un combat vertical intérieur, pour une quête spirituelle ; qui aboutit au dont de soit, au bénéfice de l’autre. C’est ce passage de l’épopée héroïque à l’épopée mystique qui constitue, pour le chevalier Soufi, le passage du petit djihad au grand djihad, la véritable « guerre sainte ».

 " Tous les héros ont toujours combattu le serpent pour le vaincre et le contraindre à servir". Alors muni de son épée flamboyante, tel l’Archange Saint Michel, Prince de la Milice Céleste, il terrasse le dragon pour le maîtriser et le contrôler. Et s’il lui épargne la vie, c’est parce qu’il sait que mort, il ne servirait plus à rien. Mieux vaut donc le convertir. Ainsi, vainqueur de Saton, l’adversaire ; son combat loin d’être destructif, s’avère constructif, porteur de promesse et de Vie. C’est dans ce sens que l’on peut dire que l’Epée du Chevalier Kadosch, est l’arme de sa guerre sainte, menée contre les égarements de la dimension corporelle et conduisant à sa réconciliation avec la dimension spirituelle. C’est par cette Epée Flamboyante que le Vénérable Maître crée, constitue et reçoit le Néophyte Apprenti. C’est par son biais, que s’opère le passage, symbolique, du stade de profane à celui d’initié franc-maçon. Son arme est bien transformatrice   

Armé maintenant, de ses armes de Lumières, le caducée de Mercure, le glaive flamboyant de Saint Michel et la Lance inflexible de Saint Georges, parti seul dans le monde, sans peur ni reproche, le Chevalier de l’Aigle Blanc et Noir, se souvient que le dernier voyage de toute cérémonie d’initiation est toujours une projection dans le futur du parcours de l’initié. Le temps est donc venu, pour lui, de mettre, enfin, en action la sentence du dernier voyage du Maître Secret : "Ce que la Maçonnerie te demande, c’est de promouvoir la justice". C’est donc ici est maintenant dans le monde manifesté qu’il se doit de participer efficacement au rétablissement de l’Ordre, en son âme et conscience, conformément au Plans Divin perçus en haut de l’Echelle Mystique, et ce " NON NOBIS, DOMINE, NON NOBIS, SED NOMINI TUO DA GLORIAM" 

Si le Chevalier Kadosch, Etre de Lumière, ainsi, armé, a maintenant, le droit à l’initiative pour agir et combattre, c’est parce qu’il a réussi à gravir les sept échelons de l’Echelle mystique, et purifié par le pneuma de Sophie, il a reçu l’initiation maçonnique suprême. C’est parce qu il a conquis, de ce fait, cette liberté de la créature tant cherchée " pour ceux qui ont franchi les obstacles ", celle que l’on conquiert " au-delà des limites des royaume des formes".

C’est parce qu’à ce degré de proximité du principe, "Nec plus Ultra", séparé, il a reçoit son ordre de mission, et a pris, lors de son retournement à ce sommet, "l’engagement de ne point subir les événements, mais de les transformer."Alors que le Chevalier Soufi, qui arrive à cette « station du cœur", qui devient protégé de Dieu « Wali » et qui reçoit de son Maître les secrets de la Connaissance ésotérique " la Gnose" et l’investiture de la "Baraka", se soumet entièrement à Dieu.

Leurs armes, bien que toutes deux de natures divine : le Caducée de Mercure pour l’un, la « Baraka » pour l’autre, n’ont, cependant, pas la même portée. Car la « Baraka » que reçoit le Chevalier Wali, en tant que "protégé et "ami de Dieu", apparaît comme une récompense pour " effort fourni", donnée à celui qui s’est engagé dans la voie la de la « Hakika », la Vérité, en se soumettant à la Loi Divine. Médiateur entre Dieu et les hommes, au service de ses semblables, le Wali, est prêt à secourir les faibles et à guérir les malades par les pouvoir de la « Baraka » dont il est investi, cependant, son remède même s’il est efficace, n’agira qu’en surface, juste sur la plaie du blessé, ou sur le mal dont souffre le malade. Alors que le Caducée de Mercure du Chevalier Kadosch, l’intercesseur, agit en profondeur en rectifiant et en transforment la matière. Tout ce qu’il touche du bout de ses doits se transformera en or pur. C’est par transmutation qu’il opère sur la matière en la spiritualisant. Son but ne se limite pas à panser les plaies du patient ou de le débarrasser de son mal, mais d’en faire un médecin, pour qu’il puisse à son tour soigner et guérir tous ceux qui souffrent des maux engendrés par les ténèbres afin de les libérer de toute oppression et injustice.

Ainsi il sera en droit de penser, comme Albert Camus, " J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre"           

Se battre pour conquérir la Liberté, pour les autres, tel est, me semble-t-il, l’un des sens du Combat de la Vie du Chevalier Kadosch, combat, qu’il doit mener armé de son Caducée de Mercure, c'est-à-dire, sa propre puissance spirituelle, résultante de la synthèse de son vécu et de ses victoire passées.                  

"Afin de permettre à l’irradiation infinie de l’Etre pur, le véritable souverain, de se manifester"

S’il ne fait aucun doute, qu’être continuellement au service d’autrui, dans une relation d’altérité, par un dépassement de l’ego, constitue, aussi bien les bases fondamentales de l’idéal chevaleresque du chevalier Kadosch, que celles du chevalier Soufi ; cette spiritualité, malgré ces similitudes évidentes, et bien qu’aboutissant au même Principe, diffère cependant par certains points.

 Le Chevalier soufi, qui appuie sa spiritualité sur sa foi islamique, en remettant entièrement son destin entre les mains de Dieu, voit, ses actions guidées par un déterminisme transcendant, et dès lors sa liberté d’action dans le monde se trouvant limité, il dirige son combat essentiellement contre ses ennemis intérieurs et particulièrement contre « El Nefs », son ego. Dans sa quête spirituelle, c’est l’amour de Dieu qui lui fait aimer l’homme. Alors que le chevalier Kadosch, qui prend son destin en main, qui base sa spiritualité sur sa foi maçonnique et sur celle qu’il a dans la perfectibilité de l’homme, se positionne comme collaborateur du Grand Architecte de l’Univers. Et dés, lors son action tournée nécessairement vers l’extérieur, sa mission, en tant qu’Homme Universel, est celle de transmettre ses connaissance. Et son combat, armé de son Caducée de Mercure, qui n’est autre que lui-même, sera de consacrer sa Vie toute entière à parfaire le monde, et ce conformément aux plans du Principe.

Dans cette optique c’est précisément l’amour de l’homme qui lui fait aimer Dieu.

Certes l‘Amour et le don de soi, sont les vecteur communs qui motivent les combats, que mènent les deux chevaliers spirituels, cependant, si le comportement chevaleresque de l’un, vise l’ouverture, future, des portes du paradis céleste pour soi ; le but de l’autre, est le bonheur, ici et maintenant, de l’humanité tout entière, dans la perspective de l’avènement du Saint Empire.

Je suis armé, maintenant, pour le combat de la Vie

J’ai dit.

source : www.ledifice.net

Par alain.dhaoui - Publié dans : Planches
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 09:35

Très Eminent Commandeur et vous tous mes Frères Grand Inspecteur et Grand Elu Chevalier Kadosch en vos grades et qualités, il m’a été demandé de réfléchir sur le sujet suivant : « Chevaliers, vous voici armés pour le combat ».

Je vous avoue, qu’à peine initié au 30ième degré, la tache m’a semblé de prime bord insurmontable, mais il est dit que je suis là pour me perfectionner ; je me suis donc mis au travail, à la lecture du rituel des différents degrés, de divers écrits glanés ici où là et en voici le fruit qui n’est certes pas encore mur.

Chevalier, nous le sommes depuis longtemps puis que différents degrés ( 11ième, 13ième , 15ième , 17ième , 18ième , 21ième, 22ième, 25ième, 28ième et 30ième ) font référence à cette qualification.

Le chevalier, j’oserai dire classique, est celui qui incarne certaines qualités telles que la loyauté, le courage, le sens de la Justice et du devoir, la rectitude, la persévérance ; grâce à sa monture, sans laquelle il serait orphelin, il s’accomplit dans l’action et cela jusqu’au sacrifice de lui-même si nécessaire ; c’est le défenseur d’une certaine façon de vivre.

Du 15ième au 17ième degré, cette condition du chevalier va évoluer de telle sorte que d’un statut terrestre, matériel, elle va prendre une connotation toute spirituelle.

Au 15ième degré, le Chevalier d’Orient et de l’Epée, dont le prototype est Zorobabel, né en captivité, va partir de Babylone pour rejoindre Jérusalem, c’est à dire qu’il quitte géographiquement l’Orient pour se rendre à l’Occident . Autrement dit, il accomplit symboliquement un retour de son état présent vers son passé. Né 70 ans après le début de l’exil de son peuple, déraciné, c’est pourtant à lui que le Dieu des Hébreux va, au travers d’un songe de Cyrus, confié la mission de reconstruire le temple ; cela signifie qu’il va devoir assumer pleinement l’histoire de son peuple avant de reconstruire.

Par analogie, nous aussi, nous devons, avant d’aller plus loin dans notre entreprise de reconstruction, analyser notre passé et reconnaître tout ce qu’il comporte comme qualités mais surtout, voir clairement tous les défauts et imperfections, tous les compromis douteux, tous les reniements, en fait toutes les situations malsaines en rapport direct avec la manifestation de notre ego,mais aussi de celui de nos prédécesseurs.

 Armé de son épée d’une main, le Chevalier va combattre avec ardeur ses ennemis intérieurs, toutes les pulsions qui s’opposent à l’avènement de ses nouveaux plans , jusqu’à tous les abattre avant de pouvoir passer le pont au-dessus du fleuve Starbuzanaï.

 Ce faisant, il aura acquis la Liberté De Passer, «  Yaveron Hamaïm », liberté extérieure, physique, visible mais aussi et surtout, liberté intérieure qui le rend disponible pour embrasser un nouvel avenir tout en respectant son passé. Yaveron Hamaïm exprime ce lien entre notre passé et notre avenir .

Mais de quel avenir s’agit-il ? En effet, au 16ième degré, le temple ancien est détruit et il faut le relever de ses murs. Il faut trouver un nouveau modèle. Celui-ci va être esquissé au 17ième degré avec l’apparition d’un autre univers, celui de la Jérusalem d’en haut, Celle qui « descend du ciel d’auprès de Dieu ».

Nous constatons à cet instant une sorte d’inversion dans la dynamique de l’initiation, puisqu’il n’est plus question de relever le temple terrestre, qui, par nature, est

 Il s’agit en quelque sorte de se placer dans un autre ordre des choses, dans une nouvelle dimension ; il s’agit maintenant de construire un Temple dédié à l’Esprit.

Dans l’introduction aux grades de Perfection, il est dit : « il ne s’agit pas de l’acquisition d’un savoir ou d’une culture, mais de la recherche d’une Connaissance métaphysique ». Métaphysique, c'est-à-dire au-delà du physique , au-delà de la dimension du temps qui gère notre mode d’existence profane. De même à la fermeture des travaux au 17ième degré, il est dit : « il n’y a plus de temps » ; c’est l’apparition d’un au-delà sans limite, d’un univers intemporel.

Devenu disponible et libéré intérieurement, nous pouvons maintenant nous atteler à envisager tout le symbolisme qui découle de l’Apocalypse et de la Jérusalem céleste et savourer notre bonheur au 18ième degré, celui de Chevalier Rose-croix, qui ,lui, œuvre complètement au plan spirituel.

Mais le chemin n’est pas terminé car la raison d’être d’un chevalier est toujours d’aller plus loin , plus haut dans la quête de la Vérité . Il doit lutter contre les forces du mal qui tourmentent son existence quotidienne, tout mettre en œuvre pour promouvoir un monde toujours meilleur .

Un autre niveau lui est encore proposé par le REAA tout au long des degrés capitulaires, dont le 30ième, Grand Inspecteur et Grand Elu, Chevalier Kadosh constitue l’apogée. Il s’agit de parfaire notre recherche métaphysique en réalisant au plus profond de nous, l’échelle mystérieuse qui nous conduira au Nec Plus Ultra.

Je ne peux pas dans ce travail m’attarder sur tous les enseignements dégagés par le symbole de l’échelle, présente dans de nombreuses traditions, mais si on veut approcher le sens des armes dont le Chevalier Kadosch  dispose pour mener à bien son combat,  je dois quand même en dire quelques mots.

En effet, c’est cette échelle qui va nous permettre d’accéder au plus haut de la connaissance métaphysique et en ce sens , elle devient quasi mystique. Il s’agit, ici et maintenant, de faire en sorte que le binaire qui gère notre destinée, qui est la caractéristique principale de notre existence quotidienne, soit résolu, intégré dans le principe unitaire, dans le Principe créateur. Celui-ci ne peut être considéré que comme quelque chose d’ineffable, uniquement concevable sur un plan qui nous dépasse, sur un plan supra humain. Il s’agit en fait du concept de Lumière originelle, celle-là même qui prévaut à tous nos efforts sur le chemin initiatique depuis que nous avons frappé un jour à la porte du temple et qui donne un sens à notre quête.

Cette échelle donc, de nos jours est double, stable , composée de deux montants et de sept échelons de chaque côté. Il est possible de la gravir indifféremment par l’un ou l’autre côté, mais la démarche qui est la notre, dans la progression initiatique vers le Principe, nous fait préférer comme voie ascendante, celle de l’Amour, but ultime de notre démarche .

C’est là aussi que, vouloir exprimer avec des mots ce que nous ressentons ou de ce que nous pensons au plus profond de notre Etre est le plus difficile.

Oheb Eloah et Oheb Kerobo, respectivement traduits par Amour de Dieu et Amour du Prochain, sont les deux montants de l’échelle.

Amour de Dieu, c’est-à-dire à la fois l’amour que Dieu a pour nous et l’amour que nous lui portons. Ceci sous-entend et implique qu’entre le Principe et nous, s’établisse une mise à nu complète de toutes nos conceptions les plus évoluées de la nature humaine, un sacrifice même de notre principe vital , de notre âme. Chacun de nous, au plus profond de notre caverne et à la lumière de notre flambeau, doit tenter de faire le pas décisif vers cet endroit sans limite où a germé la manifestation universelle, où Dieu et créature, donc nous, s’estompent puis s’effacent. Il s’agit d’une sorte de mutation tellement profonde et personnelle, mettant en jeu tant de sensibilité, tant de spiritualité et aussi tant de raison que d’en parler longuement et surtout clairement m’est très difficile.

C’est en fait, à ce moment là, que le Chevalier Kadosch aura réalisé son sacerdoce, et accompli pleinement sa quête métaphysique. Il aura accéder au « Nec Plus Ultra » de son initiation. Il sera parvenu au degré le plus haut de la chevalerie de l’Esprit ; il sera chevalier de l’éternel et de l’intemporel.

Il est évident que, si cet état est difficile voire impossible à décrire avec des mots courants, il est encore plus difficile à atteindre et si parfois, à force de méditation, de persévérance et de travail , nous parvenons à nous en rapprocher , l’instant demeure éphémère et non reproductible à volonté.

Heureusement d’ailleurs, car même Chevalier Kadosch, nous ne restons pas moins des hommes, des laïcs oeuvrant au progrès de la société et demeurer à un tel niveau de Conscience nous conduirait à un mysticisme qui n’est nullement prôné ou véhiculé par le REAA.

Venons en maintenant à Oheb Kerobo, amour du prochain, du prochain immédiat bien entendu mais aussi de l’ensemble des hommes qui peuplent l’univers. Tout comme lors de la phase ascendante vers le Principe, cet Amour du prochain est toujours l’Amour de Lui pour Lui, mais envisagé cette fois-ci, d’un point de vue descendant où celui qui descend est le seul à pouvoir se prévaloir d’une position, dune vision englobant l’existence universelle.

En fait, si dans la phase ascendante nous nous sommes tourné vers Dieu et nous nous sommes en quelque sorte suicidé, autodétruit pour que LUI soit LUI, dans la phase descendante, c’est l’initié, le Chevalier Kadosch, le séparé, le Saint  qui descend et qui se tourne vers tout ce que LUI peut réaliser dans l’univers mais  dont il va percevoir la multiplicité dans l’unité du regard de ce LUI, le Divin.

En effet, parvenu au stade ultime de sa réalisation métaphysique, le Chevalier Kadosch  a compris que si, lorsque qu’il gravissait l’échelle, la finalité était Aime ton Dieu, une deuxième finalité en découlait automatiquement et était le Droit de Dieu, à savoir aime pour Moi ; cet Amour pour Dieu sous-entend de respecter le droit de Dieu en chacun des êtres de l’univers et implique une descente, un retour parmi les hommes. 

D’ailleurs, cela est en parfaite adéquation avec la fonction de Chevalier, qui ne consiste pas qu’à défendre l’idéal qui a justifié le sens de sa vie, même au péril de celle-ci, mais aussi à transmettre la Connaissance qu’il a acquise : « allez dans le monde, seul, univers complet, riche de connaissance et d’amour » .

Pour ce faire, il dispose en fait de deux armes selon le rituel. La première est un poignard , bijou du grade, symbole d’action et de combat. Chevaliers, vous voici armés pour le combat ; cette fois-ci , on y est ; action et combat, voilà nos attributions.

« Quel combat doit mener le Chevalier Kadosch ? » : celui de défendre la cause de la justice et les droits de l’homme contre toute autorité usurpée ou abusive, quelle soit politique, militaire ou religieuse », dit le rituel. Et encore, lors de l’ouverture des travaux au 30ième degré : «  Eminent Premier Grand Juge, cherchez vous autre chose ? Justice ».

Amour et Justice constituent les manifestations les plus sensibles de la quête de la Vérité que nous avons entamé dès le premier degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté.

Le concept de la Justice a été de tout temps adossé à celui de vengeance et en Franc-maçonnerie les grades d’Elus sont dits grades de Vengeance ; c’est particulièrement vrai pour le 30ième degré.

 

Ce thème de la Vengeance et de la Justice peut à lui seul constituer matière à de nombreux travaux, mais je ne peux pas faire l’économie d’ en dire quelques mots car arme et vengeance sont souvent fait pour s’entendre.

Le 9ième degré en est certainement un des plus représentatifs à ce sujet.

En effet,rappelons-nous, Johaben, empressé de satisfaire aux injonctions de Salomon de punir le meurtre du Maître, va manifester tout son zèle en tranchant, à l’aide de son poignard, la tête du mauvais compagnon endormi dans la caverne, après l’avoir frappé à la tête et au cœur.

Ce faisant, il ne tuait en fait que celui dans lequel il se reconnaissait trop ; il pensait accomplir un acte juste mais il ne réalisait qu’une action violente de la vengeance de son ego blessé . La réaction de Salomon est d’ailleurs tout à fait explicite et immédiate : c’est la mise à mort.

Les deux degrés suivants vont permettre à Johaben de revenir dans une conduite plus spirituelle en devenant Emerek, Sublime Chevalier Elu, Homme vrai en toutes circonstances.

Cette approche de la Justice et de la Vengeance va évoluer et au 30ième degré il est dit que « votre poignard n’est point le poignard du sicaire, la hache du bourreau, la flèche empoisonnée du calomniateur : votre action se situe sur un tout autre plan ».

En lisant diverses publications, une explication m’a beaucoup éclairé.

 

En effet il existe une dualité du mot Vengeance . Il a une origine latine qui est vindicta et qui exprime comme le verbe vindicare, l’idée de réclamer justice, de punir et de défendre ; la conscience offensée réagit de façon radicale et spontanée en réclamant le rétablissement de la vérité, la punition d’un acte injuste et la réparation d’un préjudice.

Mais, chez les Romains, la vindicta était aussi une baguette permettant aux seigneurs de rendre la liberté  à un esclave en frappant la tête de ce dernier d’un léger coup. Vindicare in libertatem : mettre en liberté.

C’est ce sens symbolique qui nous intéresse particulièrement au 30ième degré.

La Justice comprise avec ce regard, n’est plus l’assouvissement d’une réaction émotionnelle pleine d’agressivité et de violence. Le Chevalier Kadosch , censé avoir atteint le sommet de l’initiation, fort de la Connaissance et de l’Amour dont il s’est investi, va devoir redescendre parmi les hommes qui sont tous des créations de Dieu et les aider en tentant de faire passer la Vérité contre l’erreur , d’éveiller l’Amour face à la haine et la sérénité face à la violence .

Cette action, ce combat qu’il doit livrer, ne peuvent bien évidemment se faire dans le monde profane, que s’il a préalablement commencé par les exercer sur lui-même ; il doit lutter contre toutes les pulsions intérieures qui s’opposent encore à sa propre libération et développer cette nouvelle conception de la vengeance.

Il pourra ainsi être un exemple pour ses Frères et ses semblables , manifester en toutes circonstances miséricorde et compassion. Il saura alors se servir de sa deuxième arme qui est le glaive, cette arme à double tranchant qui est surtout faite pour séparer et dont la manipulation requiert un maximum de discernement.

Au plus profond de son Etre, le Chevalier Kadosch comprendra que ce glaive ne peut être pour lui que le glaive de l’Esprit, cette force qui va lui permettre de séparer le Bien du Mal, la Justice de l’injustice et de faire en sorte que la Lumière de la Vérité guide toutes ses actions. Il s’agit de cette force unificatrice, de cet UN qui nous est consubstantiel et qu’enfin nous arrivons à faire resplendir. Seul, univers complet, responsable devant notre conscience et riche de connaissance et d’amour, nous allons pouvoir agir et exercer notre rôle de soldat de l’universel et de l’Eternel. 

 Très Eminent Commandeur et vous mes Frères Chevaliers Kadosch, j’ai dit.  

    

Source : www.ledifice.net

Par Jacques Martin - Publié dans : Planches
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 08:56

Résumé : Seules l’emploi des armes pures que constituent l’Amour, la Force et la Sagesse peuvent déclencher la mise en œuvre de la devise des CKS, et dés lors, entraîner le succès de leur entreprise.

Si le Chevalier Kadosch est armé de l’épée et du poignard, son blason est d’une autre nature que celui d’un Chevalier Rose Croix voué à l’Amour, et bien évidemment d’une essence différente des grades dits « de vengeance » très en aval derrière lui.

Pourquoi est-il armé si ce n’est plus pour la vengeance, de quelles armes dispose-t-il, quels sont les objectifs qu’il doit atteindre avec ces armes ? sont ce d’ailleurs vraiment des armes ?

Les armes sont des instruments de coercition et de contrainte, au mieux des instruments de défense et préservation ;

Le Conseil s’interroge sur le concept d’armes pures, car si l’on donne au premier terme une vocation militaire, le rapprochement des deux termes ne peut aboutir à aucune réalité concrète : les armes sont des armes, ni pures ni impures, même si certains essayent de convaincre qu’il en existerait de propres (bombes sélectives ?!) et d’autres, sales.

Il remarque aussi que les armes de la non violence développées par certains mouvements pacifistes, ne sont pas forcément adaptées aux situations qu’ils rencontrent, et s’interroge par exemple sur les chances de succès de Gandhi face aux armées hitlériennes.

Par ailleurs, une arme peut avoir vocation à ne jamais être utilisée, dans le cadre d’une politique de dissuasion par exemple. De la même manière, considérant que les armes ne sont que des objets inanimés, la pureté dont le rituel parle ne peut s’appliquer à elles seules, mais seulement à la manière dont elles sont utilisées ou à l’intention qui préside à leur mise en œuvre.

« Contre toutes les formes de tyrannie, le Kadosch usera des armes morales qu’il se sera forgées et qui n’ont rien de commun avec le poignard du sicaire » (rituel p 20)

Le Conseil de Lille, considérant que la question de l’utilisation des armes guerrières, propres ou non, constitue un autre débat, décide de voir dans les armes sujettes à discussion, celles du rituel, les moyens qu’utilise le CKS pour aboutir à ses fins et non les instruments militaires du soldat

Le rituel permet d’ailleurs d’en isoler certaines et de servir de guide aux engagements profanes du CKS

« Montrons nous fidèles à nos préceptes d’Amour de la Vérité et d’Amour de l’Humanité (agissons toujours avec AMOUR). Dans les combats que nous avons à livrer (c’est à dire dans l’usage de la FORCE), nous apporterons un cœur pur et n’userons que d’armes pures. Nous serons sans peur et sans reproche, ( parce qu’empreints de SAGESSE ) conformément à notre devise : Fais ce que dois, advienne que pourra » (rituel p 30 lignes 7-8 et 9)

Autrement dit, nos armes (Amour, Force et Sagesse) sont d’ordre moral et plus à forger que disponibles en armurerie. Mais surtout leur apparition dans le rituel entre deux modalités d’action, juste avant à la devise, conditionne la mise en œuvre de cette dernière.

En effet, la place des armes, encadrée de la manière de s’en servir (entre cœur pur et sérénité), non seulement détermine l’usage qui doit en être fait, mais n’accorde de vertu à leur mise en œuvre qu’aux conditions expresses d’une intention pure au service d’une finalité élevée au rang de devise.

L’éthique des moyens n’est déconnectée ni de la morale de l’intention ni de la finalité de l’action. Armes et Devise sont donc intimement liées.

AVEC DES ARMES PURES, SANS PEUR ET SANS REPROCHE « FAIS CE QUE DOIS… ADVIENNE QUE POURRA »

1 La pureté de l’intention doit présider au choix des moyens :

Quelle est la portée d’une devise ? ce n’est pas un théorème vérifiable à chaque expérience, c’est une approche du monde, une vision condensée et mythique de ce qui doit être ; il n’y a pas corrélation immédiate entre action et devenir, mais bien nécessairement décalage dans le temps entre résolution , réalisation pratique et survenance de l’objectif…

Par ailleurs, elle présuppose sa propre universalité pour atteindre l’efficacité…une devise qui ne serait valable que pour une seule personne, n’est qu’une règle de conduite particulière, sans incidence réelle sur le devenir collectif.

Elle participe obligatoirement de l’utopie en ce sens qu’elle révèle la vision cosmogonique de son auteur ; elle contient dés lors une part importante d’idéal et implique un décalage entre action (fais) et réalité (advienne que pourra).

Le principe d’une devise implique à la fois l’universalité de son principe d’action ainsi qu’un a priori : celui d’une vision cosmogonique que l’on espère partagée par autrui…

On acceptera également de considérer qu’une devise ne vaut que dans le temps, la durée, sinon elle se réduit à une proposition temporaire sans accéder au niveau de la Règle

Une devise est donc la traduction d’un système de valeurs morales, applicable à soi, mais dont on souhaite, sinon la réalisation concrète (par définition inaccessible, ce serait dans le cas contraire, un simple projet matériel), dont on souhaite l’applicabilité au groupe, voire à l’humanité toute entière..

Mais le voyage vers Utopia dépassant largement une unité de vie humaine ; c’est une succession interrompue et prolongée d’observances du Devoir qui permet d’approcher la Cité idéale. On se situe pas dans l’espace-temps d’une obligation ponctuelle, d’un objectif marchand, voire d’un plan de carrière.

L’objectif est collectif, loin des plans de carrière, et la réussite souhaitée, partagée entre tous. Mais l’enfer étant pavé de bonnes intention, il faut aussi que :

.2 La pureté des moyens conditionne la qualité du succès

Une devise sans moyens ne vaut et l’usage de moyens impurs ne peut que dévaloriser le résultat

Devant l’éternel dilemme de la qualité des moyens et des fins, où la pureté des intentions ne dispense pas de s’assurer de la valeur des outils, le Chevalier dispose à la fois du feu du missionnaire et des armes du soldat .

Mais il n’est pas le serviteur amblyope d’une idéologie, qu’un missionnaire intégriste ou un mécréant protestataire.

Le rituel stipule qu’il n’est pas doté du poignard du sicaire, du couperet du bourreau ou du stylet du calomniateur. Son épée n’est pas celle du duelliste, mais le glaive de St Michel, la lame de St Georges, le Caducée de Mercure…

Aussi malgré l’épée et le poignard, qui certes, correspondent à la mission historique du Kadosh, bras vengeur de son Ordre, il use aussi d’armes bien plus efficaces et subtiles pour s’opposer aux forts, intercéder pour les faibles ou réparer les maux sans attendre de récompense ou de gratitude.

Durandal, Joyeuse ou Excalibur, ne peuvent être utilisées que pour le service du Bien et se retourneraient contre leur possesseur dans le cas contraire, elles sont polarisées comme une boussole et ne peuvent s’opposer qu’au Mal. « L’épée tomberait des mains » dit le rituel p.21

Par conséquent, seul un cœur pur rend les armes pures et seul l’emploi d’armes pures peut déclencher l’obligation d’action .« Fais ce que dois » .

Le Kadosch met en jeu toutes ses facultés intellectuelles et morales :..Car au delà des armes, la Vertu du Kadosh lui permet d’engager l’action en évitant les effets destructeurs de la force brute.. Si la Force est en lui, elle est d’abord morale et vertueuse.

C’est un Galaad de la Table Ronde, obéissant à la Règle de la Chevalerie, mettant sans réserve, son devoir et sa vertu au service de ses semblables. Un seul souci le guide : ne pas faillir. Pour cela, il pense et il agit en respectant le symbolisme de l’échelle double.

Il pense en homme d’action, mu par l’Amour de la Vérité et, ayant perçu les errements du Monde, il développe l’intuition, imagine la progression tant individuelle que collective de l’espèce humaine, fait appel à sa raison, sans oublier la nécessité de la beauté que l’art ajoute, confronte ses ambitions aux possibilités reconnues par les sciences et érige le résultat en modèle philosophique. Il a gravit l’ubac.

Puis, il agit en homme de réflexion, mu par le souci de la perfection, armé de la patience nécessaire quand il s’agit de l’Homme, fort de la persévérance que requiert toute action d’importance, plein de courage et respectueux de l’équité, il avance avec prudence en Homme sage investi de l’Amour de l’Humanité…Il redescend l’adret sereinement.

Investi, au sens de totalement acquis, à la force des 3 vertus pratiqués par le Rose Croix qu’il fut et qu’il demeure, ayant gravit les échelons, guidé par le culte de la Vérité des faits et des personnes, il est redescendu plein d’attention pour l’Humanité, pour mettre en œuvre son devoir, sans peur et sans reproche, …

Sans peur, car de la même manière que le jugement de Dieu donne toujours raison et victoire à celui dont l’âme et la cause sont pures, celui de sa Conscience le fortifie dans son jugement…Que pourrait il craindre dans ces conditions, assuré qu’il est du bon droit qu’il défend et de sa validation morale par la Règle …

Sans reproche, car Chevalier du Bien combattant le Mal, son action tend à ordonner peu ou prou, le chaos. Il se trouve du côté de la Lumière et ne peut être confondu avec un quelconque Dark Vador, ce Chevalier de la « Guerre des Etoiles » incarnant le côté sombre de la Force ; il avance, assuré de l’invincibilité de ses principes, de la justesse de sa cause et du résultat de son engagement.

Il n’agit pas de façon immature, s’opposant sans raison ou de façon déraisonnable, ne s’engage pas de façon velléitaire ou superficielle, n’est pas béatement optimiste, n’agit pas comme un despote qui impose sa vision du Monde, mais, faisant en sorte d’acquérir la « connaissance qui mène à la Sagesse, éclairée par la Science, sanctifiée par la Conscience »…il met en oeuvre les moyens les plus élaborés de la condition humaine.

Le pari de Pascal vient de la Foi religieuse et de l’espérance a priori heureuse, des conséquences de ce pari ; le Kadosch, lui, après un long parcours de maturation depuis l’initiation, a acquis la conviction qu’il doit s’investir dans l’action. Il est responsable de ses actions et comptable de son inaction mais surtout dispose d’armes validées par l’éthique humaniste du grade. Il connaît et pratique l’échelle double.

Comment dés lors pourrait il se tromper si la science comme sa conscience le confortent dans son analyse et l’amènent à la sagesse dans l’action ?

3- Pureté des intentions et des moyens assurent la réussite :

Il fait donc ce qu’il doit, sans peur de se tromper ou de tromper les autres, et sans craindre de reproches, grâce à la mise en œuvre des armes pures que constituent la volonté bonne et l’intention parfaite, entre amour de la raison et celui de l’humanité.

Notre devise, d’inspiration religieuse (car issue d’un recueil de vêpres), entraîne le dépassement de soi ; mais empreinte d’esprit chevaleresque elle réclame la pureté de sa finalité d’autant que sa connotation templière, indépendante des 3 couronnes, rejoint la modernité de l’exigence maçonnique actuelle du Chevalier Kadosh qui doit savoir

- manier de concert la Rose, l’Epée et le Caducée

- ou ses armes pures que sont…l’Amour, la Force et la Sagesse!

En effet, sans l’Amour, la sagesse n’est que froideur et la force brutalité ; sans la Force, l’amour est faible et la sagesse passive ; sans la Sagesse, l’amour n’est que folie et la force bestialité.

En d’autres termes :

La Force sans amour ni sagesse n’est que brutalité et bestialité,

l’Amour sans force ni sagesse n’est que faiblesse et folie

et la Sagesse sans amour ni force n’est que froideur et passivité.

Dés lors, Maniés avec amour, force et sagesse, l’épée et le poignard, armes de combat, de pouvoir et de domination deviennent des outils de paix, de raison, de droit et de morale… le soldat devient bâtisseur et le désordre s’organise..

Source : http://esmp.free.fr/Bbilio-Numerique/b20/

Publié dans : hauts grades
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 08:43

« On ne peut pas commencer un poème sans une parcelle d’erreur sur soi et sur le monde, sans une paille aux premiers mots ».

C’est avec cette citation de René CHAR que j’ai pris la plume pour tourner ce balustre et tenter de définir ma conception du CKS.˙. dans ce siècle que nous ne verrons pas finir.

Notre chance, ma chance, fut de voir s’achever un siècle et participer au commencement d’une nouvelle épopée en citoyen F.˙.M.˙.

Suis-je devenu meilleur depuis que je porte ce titre de « Chevalier de l’Aigle Blanc et noir, Grand Elu et parfait Initié » ?


Le rituel m’aide dans la réponse à apporter à cette question qui, depuis le début de mon parcours maçonnique, m’interpelle et souvent m’irrite. Ne pas se la poser est signe de faiblesse, répondre avec sincérité est difficile, puis je me faire juge de mes actes et quelle valeur donner à ce miroir déformant ?

Si le « Connais toi toi-même » raisonne dans ma tête, je n’ose dire que je connais l’ univers, et encore moins les dieux.

Mais c’est avec le symbole du Noir et du Blanc que je tente de répondre puisque j’accepte de ne pas être totalement blanc, car le noir de mes imperfections me recouvre souvent. Pourtant je m’efforce d’être ce Champion du Bien, conciliant les deux couleurs, non pour devenir gris, mais pour maintenir ce cap commencé il y a 34 ans quand, devenu avocat dans le monde profane, je me suis identifié à ces champions du moyen âge qui portaient les couleurs de leur camp pour faire triompher leur seigneur, comme l’avocat porte la cause de son client dans l’arène judiciaire.

J’ignorais en 1971 qu’un jour, je retrouverais cette allégorie et participerais activement à poursuivre ce chemin sans faiblesse, et même avec une certaine exaltation.

Il est écrit que le grade de CKS.˙. est l’aboutissement, le « NEC PLUS ULTRA » du R.˙.E.˙.A.˙.A.˙.

Nous avons tutoyé, avec le haut de l’échelle mystérieuse, la « Philosophie », gage de la liberté de notre esprit, pour puiser aux sources de la Raison et ainsi mesurer nos limites puisque nous sommes redescendus, armés des 7 vertus indispensables, pour exercer l’Action, une fois acquises « Connaissance et Sagesse ».

Mais quelle action pour le CKS.˙. en ce début de siècle ?

Comment bien comprendre le message porté par ce grade et comment assimiler notre devise «Fais ce que dois, Advienne que pourra » ?

Comment agir au-delà des incantations si puissantes soient elles ?

Pour essayer de répondre et être ainsi apte au travail utile et profitable , je me suis plongé d’abord dans l’histoire, remontant dans le temps, parcourant à l’envers le chemin de nos aînés, non pour réécrire l’histoire de notre rite, cela a été fait de façon remarquable par l’Aréopage SOURCES, mais pour y retrouver les racines premières qui éclairent la symbolique écossaise.

1.Entre Tradition hébraïque et tradition maçonnique, la force des symboles.

Je me suis interrogé dans un premier temps sur l’ampleur des emprunts à l’hébreu et à la Kabbale dans l’écriture des rituels des hauts grades et même de ceux de nos loges bleues.

J’ai trouvé une première réponse dans un ouvrage de l’un de nos FF.˙., Pierre Marie SAVAIGNAC, « Kabbale et Maçonnerie ».

Celui ci nous renvoie à un livre de Jean REYOR : « Sur la route des Maîtres Maçons »

« Nous avons vu que la Bible est le livre sacré des Maçons ; la conservation des mots hébreux dans le rituel de tous les grades, depuis celui d’apprenti jusqu’au plus élevé des hauts grades, indique suffisamment que l’hébreu est la langue sacrée des Maçons et que, par suite, c’est surtout le texte hébreu de l’Ancien Testament qui doit faire l’objet de leur étude. »

Le décor est là.. Incontournable mais nécessaire, car, justement, il crée le lien entre tradition et modernité, et permet de renforcer l’ aspect immémorial de la Franc-maçonnerie.

Il suffit de se reporter aux mots sacrés et aux mots de passe pour constater que l’ hébreu est la langue de la maçonnerie.

L’ hébreu est la référence, mais ce n’est que l’une des composantes.

Pour comprendre la Franc-maçonnerie, la référence à la Kabbale s’impose car de là s’explique le rôle et l’influence des nombres mystérieux tirés des mots et expressions utilisées. Les corrélations entre un thème donné et une certaine valeur numérique donnent du sens à l’emploi des mots. Les réciter sans en comprendre le sens, me paraît s’inscrire dans une démarche idolâtre, ce que nous condamnons pourtant.

Quelles significations donner à ces nombres qui rythment notre parcours initiatique, sans se référer à leurs origines, bibliques pour la plupart d’entre eux ?

Comment les F.˙.M.˙. acceptent t’ils de les prononcer en voulant gommer leur référence originelle….. ?

Pierre Marie SAVAIGNAC traite de la guémâtrie sinaïtique pour interpréter la Torah et le Cantique des Cantiques et, plus particulièrement, tenter d’élucider un des mystères les plus cachés de la Franc-maçonnerie écossaise, à savoir l’origine des divers âges maçonniques auxquels nous parvenons en tant que maçon tout au long de notre progression dans les hauts grades du R.˙.E.˙.A.˙.A.˙.

Pour lui, le R.˙.E.˙.A.˙.A.˙. peut être relié à la Mystique Cosmologique juive et à la Divine Comédie. IL suffit de constater la ressemblance entre l’échelle de Jacob et l’échelle que nous, les CKS.˙., devons franchir lors de notre initiation à la rencontre de la terre et du Ciel.

La Kabbale (qu’il écrit sans K et avec un seul b), est la doctrine de la tradition hébraïque qui a pour objet de dégager le sens secret des écritures afin de permettre à l’homme d’acquérir une compréhension totale de la manifestation et par là de faire émerger la divinité qui est en lui.

« Connaissance totale du monde : de l’homme aussi bien que de la nature, en vue d’agir favorablement sur eux.. »

Cette injonction s’identifie à celle que la tradition maçonnique développe et j’ai été interpellé par la correspondance entre l’arbre séfirotique de la Kabbale et « l’arbre » des différents degrés de perfection, chevaleresques, philosophiques et administratifs…Enfer et Terre, Purgatoire et Paradis…..

L’étude de ces correspondances nécessiterait des heures d’explication mais ce qui m’a frappé, c’est cette correspondance avec les âges maçonniques, nos âges, ceux que l’on apprend….3, 5 7 ans et, plus encore, les âges des « hauts grades ».

Je ne vais volontairement citer que deux grades, le premier 25° degré du REAA, « Chevalier du Serpent d’Airain » qui nous fut conféré lors de notre cérémonie de consécration au 30° CKS.˙.

Il faut suivre l’auteur lorsqu’il note l’égalité guématrique entre Naha sh, le serpent, et Machiah, le messie, l’âge du grade, 89 ans, et sa valeur guématrique de 89 !!!

Enfin notre grade de CKS.˙. notre age « 100 ans au moins » , nous savons que la signification de ce mot est saint sacré, séparé…

Nous sommes arrivés près de l’extrême limite de la manifestation, presque au niveau de l’ « éther primordial », Avir Qadmon, qui égale 100. Le CKS.˙. a pu apprécier la « mesure de la hauteur » (shih’our qomah) et utiliser la clé d’ivoire (mafteah mi shénav). Là encore, la correspondance est 100…..

Ces correspondances sont étranges, dérangeantes pour le CKS.˙. que je suis aujourd’hui, membre du GODF, athée au-delà des limites possibles.

Alors comment justifier l’utilisation de ces rituels, de ces nombres, de ces symboles rarement expliqués et ânonnés à chacune de nos tenues ?

Comment expliquer que l’âge du Prince de Jérusalem (16°) soit de 92 ans, si l’on ne découvre pas que cette valeur résulte en fait de l’addition du mot de passe « Tiveth », dixième mois de l’année qui correspond à la rentrée des Anciens à Jérusalem et du mot sacré « Adar » qui désigne le douzième mois de l’année , correspondant à l’action de grâce : l’addition des deux expressions 50 et 42 donne 92….. ?

Je vous l’avoue, j’ai été subjugué par cet ouvrage particulièrement dense qui m’a permis d’approcher les « mystères » (je dis bien les mystères) qui nous sont communiqués si vite que sans travail personnel, nous pouvons très vite nous égarer et perdre le sens de ce chemin initiatique tracé par nos aînés.

Est-ce un détour du balustre pour déboucher sur le rôle du CKS.˙. aujourd’hui dans ce siècle. Je ne le pense pas……Car avant de se lancer dans l’Action, le CKS.˙. doit savoir d’où il vient pour éviter de s’égarer, simple porteur d’un décor supplémentaire…..

Ce fut un travail de lecture passionnante pour commencer à écrire à partir de cette incantation de l’un des anciens rituels…

2. « Soldat de l’univers et de l’éternel » ….. Quel rôle, quelle mission, utopie absolue ou début d’un nouveau parcours ?

Parfait initié, je ne sais, je m’efforce avec vous de mériter ce titre et j’ai donc lu beaucoup, au-delà de cet ouvrage surprenant mais au combien éclairant….Les mystères demeurent mais je crois que j’approche.

Cependant comme le souligne Pierre Marie SAVAIGNAC, le rite écossais est semblable à un fleuve alimenté par nombres d’affluents importants.

Je me suis attardé sur la tradition hébraïque et kabbalistique, mais s’ajoutent la tradition pythagoricienne, le christianisme johannite, la gnose, l’hermétisme et surtout, à notre grade, la chevalerie templière.

L’intérêt de cette étude préalable est de mieux appréhender notre tradition maçonnique, de la comprendre et de tenter de l’assimiler pour en définitive s’en dégager et poursuivre son parcours sans remords et surtout sans honte.

Car n’en déplaise, il suffit de se reporter loin dans l’histoire de l’humanité pour constater qu’ont existé des hommes qui portaient des valeurs universelles bien avant les religions du LIVRE et que notre héritage est antérieur à la tradition judéo chrétienne…même s’ il fut difficile aux maçons du XVIII° siècle de s’en défaire…

La « légende » a commencé avec un premier livre :

« La DIDACHE » petit livre qui fut écrit en langue grecque, sans doute en SYRIE, vers la fin du premier siècle ou au début du deuxième siècle de notre ère, ( entre 70 et 150), découvert par le patriarche de Nicomédie vers 1873 dans la bibliothèque du Saint Sépulcre…..

Ce document a été de bonne heure l’objet d’une grande vénération et pendant longtemps la DIDACHE était lue avec les épîtres, lors des cultes de la primitive Eglise.

En grec DIDACHE ou DIDAKHE, signifie enseignement ou doctrine. Elle est composée de seize « chapitres » qui furent repris dans les livres qui composent le Nouveau Testament dont elle est contemporaine.

Premier document extra canonique du christianisme primitif, tous les enseignements sont déjà écrits !!!!

Je ne retiens que l’un des « commandements » :

….. « Réunissez vous fréquemment, cherchant ce qui convient à vos âmes, car tout le temps de votre foi ne vous servira à rien si au dernier moment vous n’êtes pas devenus parfaits ».

Sans vouloir faire de comparaison avec les phrases de notre rituel, il est signifiant de remarquer que le CKS.˙. suit cet enseignement, l’âme étant traduite du mot psyché : la vie, l’âme, le cœur , le centre sentimental.

Une adaptation libre, peu éloignée de la phrase prononcée par le T.˙.P.˙.G.˙.M.˙. lorsque le Chev.˙.Gr.˙.Serv.˙. d’Armes montre l’étendard au nouveau CKS.˙. :

« Si vous sentiez votre foi faiblir, si votre dignité risquait de s’abaisser, ressaisissez vous en vous souvenant qu’en un jour solennel, celui-ci, vous avez promis de lutter avec l’arme de lumière et de justice, que vous brandirez contre les forces de la nuit qui ne pourront rien contre elle »

Après ce détour à la recherche du temps passé, nous voilà désormais dans l’action .

3. LE CKS dans l’action en ce XXI° siècle : sa mission, utopie ou début d’une ébauche d’un état de citoyen engagé et responsable ?

Comment concilier la mission du grade illustrée par la devise « Fais ce que dois » au quotidien.

Peut-on adopter l’enseignement traditionnel récité le plus souvent lors des tenues d’initiation comme nous venons le souligner ?

Que reste-il de l’éthique chevaleresque (le bien dans le désintéressement, le beau dans le détachement, la noblesse de pensée dans la noblesse du cœur) ?

Le rappel du combat du chevalier dans l’enceinte sacrée pour faire triompher le bien sur le mal, n’est pas la seule piste de réflexion.

Certes il convient de privilégier l’action d’extériorité (action opérative) au cœur de la Cité, mais là nous pouvons mesurer la difficulté à maintenir les anciennes devises de la tradition maçonnique. D’autant que, si certaines activités profanes permettent de s’en approcher, d’autres peuvent s’en éloigner sans pour autant démériter a priori.

Devant cette difficulté, il est possible de décliner l’action intérieure du CKS.˙., qui poursuit sa quête personnelle par la réflexion, l’écriture, la parole portée au sein du temple pour aboutir à une réflexion collective développée au sein de notre communauté maçonnique, plus particulièrement à ce grade qui est conçu comme un aboutissement renforcé par notre devise « Nec plus ultra ».

Parfait initié, le CKS.˙., homme libre par excellence, se doit d’être exemplaire.

C’est là que la transmission des symboles hérités de nos aînés prend son sens.

Guides de l’action du CKS.˙. dans le monde d’aujourd’hui, vecteurs d’idées forces illustrées par les trois symboles du grade : l’échelle mystérieuse, les trois couronnes, le thème templier sont au cœur de la réflexion du CKS.˙.

Sans développer chacun de ces symboles qui à eux seuls méritent un balustre, il m’est apparu nécessaire d’y revenir en quelques lignes car ils sont la « Référence ».

Nous savons que l’échelle mystérieuse est au cœur de notre cérémonie initiatique.

La déclinaison des vertus, le franchissement virtuel des échelons, vécu dans l’émotion est un élément essentiel à la compréhension du grade.

La montée et la descente symboliques que nous effectuons lors de notre initiation a pour but de nous rappeler qu’il faut conjuguer toujours sentiment et raison, science et conscience.

Ce message est fort car il permet d’éviter l’écueil de la passion et de la haine qui conduit à la désunion, source des conflits qui agitent le monde profane où la force et l’intérêt sont devenus les piliers de cette mondialisation génératrice d’un déséquilibre croissant de toute l’humanité.

La tradition templière prend ici tout son sens ; le Chevalier du Soleil, grand Ecossais de saint André d’Ecosse entend le Grand Maître décliner la devise du CKS.˙. : « Fais ce que dois Advienne que pourra ».

Sans attendre de récompense ou de gratitude de la communauté profane, « armé » de la seule morale qu’ il s’est forgé tout au long de son parcours maçonnique, il va s’engager dans le combat le plus difficile qui l’attend désormais.

Ce thème templier, nos armes virtuelles, l’épée et sa sœur la dague ou « main gauche » sont un rappel des combats menés à l’époque de la chevalerie pour faire triompher les causes justes.

J’ai déjà souligné que ces combats en champ clos m’étaient familiers comme les « juges » du Camp. Entre l’arène judiciaire et celle recréée dans notre Aréopage, le but poursuivi est le même. Je reste ce combattant de l’idéal face aux forces obscures qui mènent la lutte contre l’équité et la justice sociale.

La démesure sécuritaire que nous vivons aujourd’hui illustre le troisième symbole, celui des trois couronnes. Lorsque nous les découvrons à l’ouverture du coffret, nous vivons un moment essentiel de la philosophie du grade.

Pour ma part, il est en définitive, le plus signifiant, toujours d’actualité, avec le décalage entre la volonté du peuple et la surdité de nos politiques pour qui démagogie et langue de bois constituent la seule réponse via des médias dépendants, un pouvoir religieux renforcé, dictant la politique des moeurs dans toute l’Europe, et un pouvoir militaire aux ordres, toujours prêt à soutenir les dérives génocidaires à l’appel du marché soucieux, non des hommes, mais de la protection des richesses naturelles à son seul profit.

Le monde dans lequel nous vivons met en évidence l’association criante des effets dévastateurs de l’alliance perpétuelle de la religion et des armées qui tiennent la main du politique pour tirer l’humanité vers les bas fonds où le XX° siècle s’est vautré avec une complaisance maléfique.

4. Comment dés lors pour le CKS.˙. restaurer la liberté et la justice en ce début du XXI° siècle ?

C’est à la source de ces symboles que le CKS.˙. doit forger sa conviction pour agir en poursuivant dans la Cité l’action contre l’injustice sociale et contribuer ainsi à respecter la promesse faite lors de son initiation.

Si la dictature s’est effacée, l’asservissement de la personne, de la pensée, de l’esprit est bien présent au quotidien.

Or, nous avons promis de résister, obligation majeure que nous avons souscrite. Cet engagement est à mon sens primordial, car de son respect se déduisent les autres promesses que nous avons faites.

Et cette action hors du temple doit être accomplie avec constance car elle est le lien fondamental qui nous conduit tous vers cet « Empire sans frontières » que nous pourrions illustrer par cette Europe sociale que nous attendons de voir se réaliser pour éclairer enfin l’humanité sur toute notre planète.

C’est là que notre esprit critique constitue la meilleure des armes, mais non la pratique du refus systématique, mais bien au contraire une gouvernance de comportement rassemblant toutes les valeurs portées par la F.˙.M.˙. pour vivre en harmonie dans le respect des droits et devoirs de chacun.

Désormais la mission du CKS.˙. est tracée : « Fais ce que dois advienne que pourras ».

Fais ce que dois dans le respect des autres mais avec justement cet esprit critique de l’homme libre, agnostique, pour éviter d’être rattrapé par la pensée unique, le politiquement correct, paravents de l’oppression religieuse et économique qui connaît à nouveau un essor considérable au prétexte de lutter contre le bonheur terrestre.

Non, ce n’est pas archaïque que de vouloir le bonheur ici et maintenant. Ce n’est pas succomber à l’ultra modernité.

Assez de sacrifices pour un prétendu « paradis » dans l’au-delà, ou d’un nouveau salut terrestre version LCR.

Edgar MORIN a souligné cette « Évangile de la perdition ».

Nous avons désormais à choisir une autre voie.

Hier avec l’avènement des Lumières, nos aînés ont accepté leurs statuts de mortels, et le pouvoir de l’Eglise a reculé.

Une religion d’un troisième type s’est créée, une religion de « salut terrestre », comme l’analyse Edgar MORIN, qui ne sait pas qu’elle est une religion et qui s’est pleinement épanouie à partir du message marxiste socialiste promettant le bonheur et l’égalité sur terre.

Cette religion s’est fondée sur une promesse absolue, MARX l’a dotée d’un Messie, le prolétariat industriel et d’une Apocalypse, la révolution.

Nous savons ce qu’il est advenu de cette religion du salut terrestre….Les religions anciennes en profitent et reviennent en force car, si le communisme n’a pas permis de tenir sa promesse de paradis terrestre, la promesse du paradis au Ciel est invérifiable….

Comme Edgar MORIN le précise, et c’est aussi le sens du combat du CKS.˙., la difficulté est celle du sens à donner à sa vie. Il nous faut accepter le fait que nous n’avons pas besoin de salut pour nous forger un sens proprement humain, à partir des idées de fraternité ou de solidarité.

C’est là notre devoir, certes avant tout personnel, mais la démarche isolée ne pourrait que rester vaine si justement elle n’était pas à un moment rassemblée.

C’est le temps fort de l’Aréopage, où nous nous ressourçons pour quelques heures dans cette réflexion collective avant de nous retrouver seul à tenter d’agir, guidé par ces valeurs intemporelles qui tracent les causes justes et qui, parce qu’elles on été bafouées depuis toujours , ont abouti aux martyrs templiers, à l’Inquisition, la Shoah, à la Kolyma, et aujourd’hui à la guerre en Irak et en Palestine, au génocide du RWUNDA, au travail forcé des enfants dans le tiers monde, à l’asservissement des femmes dans les pays musulmans, au déséquilibre Nord Sud……

Le chantier est immense, mais il nous faut l’accomplir chacun à sa mesure mais avec une volonté permanente.

Tel est notre engagement, entre morale de conviction et morale de responsabilité, c’est à ce croisement que le CKS.˙. doit trouver le juste équilibre pour rester ce « soldat de l’éternel et de l’universel ».

source : http://emsomipy.free.fr/Articles/

Par Gérard SABATER - Publié dans : hauts grades
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 08:27

D - Mon Frère, êtes-vous Maçon ?

R - Mes Frères me reconnaissent comme tel.

D - Etes-vous Maître ?

R - L'Acacia m'est connu

D - Etes-vous Maître Elu des Neuf ?

R - La Caverne m'est connue.

D - Etes-vous Illustre Elu des Quinze ?

R - Je le dois à mon zèle.

D - Etes-vous Sublime Chevalier-Elu ?

R - Mon nom vous le prouvera.

D - Etes-vous Chevalier Prussien ?

R - Dites-moi qui vous êtes, je vous dirai qui je suis.

D - Etes-vous Chevalier Kadosch ?

R - Je le suis. Son nom fut autre et le même pourtant.

D - Quel âge avez-vous ?

R - Un siècle ou plus. Je ne compte plus.

D - Que signifie le mot Kadosch ?

R - En hébreu, il signifie saint, séparé, parfait, nec plus ultra.

D - Quels buts poursuivent les Kadosch ?

R - Combattre sans trêve et à outrance toute injustice, toute oppression, d'où qu'elles viennent.

D - Quel nom porte le lieu où se réunissent les Kadosch ?

R - Un Aréopage.

D -Où se situe un Aréopage ?

R - Dans un Camp.

D - Pourquoi les Kadosch se réunissent-ils dans un Camp ?

R - Pour signifier qu'ils sont toujours prêts à combattre.

D - Donnez-moi le Mot de Passe ?

R - (celui qui interroge fait le Signe et dit « B... -K... », soit « tout évolue en soi-même ». L'interrogé répond « P... K... », soit « tout est expliqué »).

D - Que signifie le signe qui accompagne la "marche" du Grade ?

R - Il rappelle le « vol » héraldique ornant le cimier des casques des Chevaliers Teutoniques, et les trois pas précipités du trot de leurs chevaux.

D - Quelle est la mise à l'Ordre du Grade ?

R - Glaive droit le long du flanc, tenu en main gauche. La main droite est sur le coeur, doigts écartés.

D - Que signifie ce Signe ?

R - La main droite représente l'Etoile du Matin se levant en notre coeur.

D - Pourquoi, mon Frère ?

R - Parce que la Main est l'Image de l'Etoile à cinq Branches.

D - Comment se fait le Signe ?

R - Etant à l'Ordre, laisser tomber la main droite sur la cuisse droite, en fléchissant le genou.

D - Que signifie ce Signe ?

R - Le combat où Jacob fut vainqueur de l'Ange, bien que celle-ci l'ait meurtri à la hanche.

D - Donnez-moi le Mot Sacré ?

R - M... B... A... .

D - Quelle est la signification de ces trois mots hébreux ?

R - Qui, d'entre les forts, est semblable à Toi, Seigneur ?

Cette phrase figurait sur les étendards de Juda Macchabées, luttant contre la tyrannie d'Antiochos.

D - Donnez-moi l'Attouchement ?

R - On le donne.

D - Qu'avez-vous observé en entrant dans le Conseil

R - Une Echelle double, dont j'ai gravi la première partie et descendu la seconde.

D - Que signifie cette Echelle ? Et ces Mots emblématiques

R - Que les principaux Travaux des Kadosch doivent être la recherche de la Vérité, de la Bonté, de la Douceur et aussi de la Prudence qui mènent à la Sagesse

D - Quelle est la caractéristique de ce Grade ?

R - L'Amour de la Vérité et de l'Humanité.

D - Pourquoi est-il placé au trentième degré du Rite ?

R - trente, selon la Kabbale, représente le nombre du Sacrifice.

D - Quelle est la signification ésotérique de l'Aigle Noir

R - L'Aigle était dans le monde antique et dans l'Orient ancien le symbole du Juge des Ames, du Protecteur des Tombeaux, .en un mot du Monde des Morts. Noir d'un côté, il signifie l'Au-delà immédiat, Blanc, il évoque l'Orient Eternel de la Maçonnerie. Il était encore l'image de l'Ange de la Mort, que l'on nommait le Rétributeur, pour son inflexibilité.

D - Pourquoi les Kadosch se réunissent-ils également dans une Vallée ?

R - Le mot hébreu géhenne signifie vallée. Le Kadoch est censé avoir franchi les Portes de la Mort. Les textes judéo-chrétiens parlent d'ailleurs de la Vallée de la Mort, pour désigner l'autre monde.

D - Quel est l'emblème de ce Grade ?

R - Le Kadosch qui a, par son initiation, franchi les Portes de la Mort, et est revenu dans le Sanctuaire de la Vie, se doit de combattre toutes les Tyrannies, tous les Abus, toutes les Ignorances. Il est le milite, toujours debout, de la pensée libre, de la justice et du droit, de la vérité

D - Que signifie la couleur noire du Sautoir ou du Cordon ?

R - Elle signifie, selon la symbolique ancienne : foi, savoir caché, secret, inflexibilité, sacrifice, deuil.

D - Pourquoi est-elle liserée de blanc ?

R - Pour souligner que les Kadosch portent le deuil de tous les Martyrs de l'Intolérance et de la Tyrannie, également pour montrer le lien mystérieux reliant ce grade, et son initiation, au monde mystérieux des Morts.

 

D - Que signifient les trois lettres K\ A\ E\ S\, qui sont parfois brodées sur les Cordons ?

R - Kadosch Adonaï Elohim Sabaoth, soit en hébreu « Saint est le Seigneur, le Dieu des Armées du Ciel ».Les Hermétistes donnaient le nom d'Al Kaest au dissolvant universel utilisé en Alchimie. Et l'action des Kadoch peut se comparer à celle de ce Kaest, sans lequel le Grand Oeuvre est impossible à réaliser.

D - Que signifie l'Attouchement ?

R - La transmission initiatique, par la remise du Poignard; image de la Sainte-Vehme

D - Que signifie la Croix Teutonique rouge ?

R - La naissance de cet Ordre de Chevalerie, à Saint-Jean d'Acre, en 1112, sous sa forme militaire, et les liens de cet Ordre avec le trentième Grade.

D - Pourquoi est-elle rouge ?

R - Comme la croix des Croisés était rouge, la Croix du Kadosch l'est également, puisque le Grand Elu est de fait enrôlé dans une croisade, illimitée en durée comme en lieu.

D - Pourquoi l'étendard des Kadosch est-il parti blanc et noir ?

R - Il est l'exacte réplique de la bannière des Templiers.

D - Pourquoi y a-t-il un temple noir, un temple blanc, un temple bleu et un temple rouge ?

R - Pour rappeler que le Grade est le très réel refuge de la Maçonnerie toute entière, la bleu, la rouge, la noire et la blanche. C'était également les quatre couleurs de la Charbonnerie, au 19esiècle.

D -       Que rappellent les Croix rouges pattées et alésées des diverses tentures ?

R -       La Croix rouge pattée et alésée des Templiers.

D -       Que rappelle la Croix verte de Saint André ?

R -       L'Ordre du Chardon de Saint-André, constitué à la Saint-Jean d'Eté 1314, par Robert Bruce, roi d'Ecosse, pour y abriter les Templiers écossais.

D -       Que s'était-il passé ?

R -       Les Templiers d'Ecosse avaient aidé les troupes de Robert Bruce à gagner la bataille de Bannockburn, et à y vaincre les troupes d'Edouard II d'Angleterre, beau-fils de Philippe le Bel.

D -       Que rappelle le Mausolée du Quatrième Appartement et les flammes qui l'entourent ?

R -       Il rappelle le bûcher de l'Ile aux Juifs où Jacques de Molay et Guy d'Auvergne furent brûlés vifs en mars 1314, sur l'ordre de Philippe le Bel.

 

Par Rituel RAPMM - Publié dans : hauts grades
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