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Hauts Grades

Quelques symboles

11 Mars 2015 Publié dans #Planches

À titre d’exemple, de la méthode à suivre, nous allons aborder quelques symboles liés à certaines traditions initiatiques, et à certains ordres de chevalerie. Peu importe d’où ils viennent, car ce sont les principes, les enchaînements, les mécanismes qui doivent solliciter notre attention.

L'AUTEL

L’autel est un des éléments fréquents de tout exercice de spiritualité. L’un des premiers autels est la pierre du sacrifice d’Abraham, puis la Pierre de Béthel, ointe par Jacob qui avait dormi dessus lors de sa vision. La quête spirituelle arrivant dans une phase de pratique nécessite, nous en reparlerons ailleurs, une action de type sacrificiel. Qui dit sacrifice, dit autel. L’autel est à l’origine une pierre cubique, ou une table de pierre où l’animal est abattu, dépecé, les morceaux préservés à Dieu sont brûlés. Il devient le centre du Temple. Tout sacrifice étant l’aboutissement d’une action violente, fut-elle symbolique, la présence d’un autel est un signe de la reconnaissance de la nature humaine dans ses traits positifs ou négatifs. En Franc-maçonnerie, on parle dans certains rites d’un autel des serments, qui supporte la Bible, l’équerre et le compas. Chez les Chrétiens, l’autel est cette table de Pierre centrale, la surface sur laquelle la Messe est dite. Par extension on considère souvent comme un autel une table sur laquelle quelques objets sacrés sont disposés, un Graal, une statue. Or, souvent l’autel ou certains de ses éléments sont voilés, comme l’iconostase chez les chrétiens orientaux, comme le Saint des Saints occulté derrière le rideau du Temple de Jérusalem, ou du Tabernacle dans le désert…

L'HEXAGRAMME

Très souvent, l’hexagramme est représenté comme la suite du Pentalpha, ce qui relève que d’une réalité très étroite, et peu symbolique : le 6 succède au 5 ! L’hexagramme occidental est sans rapport avec les hexagrammes chinois du Yi King, au nombre de soixante-quatre, et qui sont une sorte d'alphabet symbolique. Attention au syncrétisme. La figure de l’hexagone permet de tracer l'hexagramme, par l'entrelacement de deux triangles équilatéraux. Il est ainsi connu dans les milieux cabalistes comme étant le bouclier de David, ou le sceau de Salomon. Il correspond à la jonction équilibrée du triangle spirituel, base en haut, et du triangle humain ou matériel, base en bas. C'est également un symbole alchimique enseignant que « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut», pas identique, mais semblable. Une image ou un reflet n'a jamais été une réalité, l'apparence n'étant jamais la vérité. C'est l’équilibre des contraires, un état de stabilité. Nous noterons que les étoiles à sept branches, additionnant alors un triangle et un carré apparaissent dans d’autres degrés adjacents de l’Arche Royale. Cette figure à sept points ne peut pas être tracée par construction géométrique, ceci indiquant encore un changement de plan et une nouvelle dimension, où le chiffre 7 règne en maître. Cette séquence des figures du triangle à heptagone est une clé de la géométrie appliquée à l’initiation. Voyons à présent la dynamique des deux triangles, ou le rapport du monde d’en haut avec celui d’en bas. Deux triangles égaux et équilatéraux s’affrontent par un sommet de telle façon que les côtés se trouvent dans le prolongement l’un de l’autre, à l’image d’un X. Les forces opposées ne se mélangent pas, mais ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Les deux mondes se regardent dans un miroir ou tout est inversé. Les triangles s’interpénètrent jusqu’à ce que les pointes touchent les bases opposées en leur milieu. C’est le Sceau de Salomon, le fils, ou Bouclier de David, le père, il est représenté par deux triangles inversés égaux et équilatéraux, dont chacun des côtés de l’un coupe les côtés de l’autre en leur milieu. C’est une figure statique, équilibre des forces contraires, avec une zone commune en hexagone, et des pointes particulières aux deux mondes. Si le mouvement se poursuit, les deux bases se confondent et la figure forme un parallélogramme caractéristique : un losange. La base commune représentant une humanité sans cesse en conflit entre le monde du haut et celui du bas. La Shékina est parfois représentée comme un triangle équilatéral avec un second triangle interne formé par les lignes joignant les milieux des trois côtés. Cette figure est remarquable, et très représentative d’un ésotérisme traditionnel et initiatique. On obtient en effet trois petits triangles à chaque extrémité et un quatrième inversé au centre. Ce schéma est dynamique, orienté, et multiplicateur. La signification en est la suivante : En assemblant trois éléments d'une façon particulière, on crée un quatrième élément inversé par rapport aux trois autres. Ceci est un grand secret la géométrie, car il s'agit là d'une des voies de la matérialisation ou de la création de certains éléments. C'est en assemblant leurs trois Noms divins et en joignant leurs trois prières, orientées vers le haut, vers Dieu, que les initiés vont provoquer la manifestation d'un quatrième élément orienté vers le bas, et attirer la bénédiction sur l'œuvre entreprise. Nous démontrons ainsi comment « l'union des trois » que nous avons déjà abordée dans un précédent chapitre peut permettre la sacralisation d'un lieu, ou d'une personne, ou d'un événement. On sort ainsi complètement de la notion d'égrégore, qui ne saurait dépasser le niveau des participants rassemblés, pour entrer dans la notion de manifestation. « Quand le Disciple est prêt, le Maître apparaît. » Notons dans le symbolisme du « 4 », comment opère le processus initiatique quant à certains noms divins. Voyons la composition du premier tétragramme YHWH : trois lettres dont l’une est redoublée. Voyons dans la Kabbale hébraïque l’une des significations des premières lettres du tétragramme : le YOD représente la semence, la potentialité, l'impulsion fondamentale, le premier HÉ est la matière dans laquelle le Yod agit pour matérialiser, réaliser ou créer, le VAV est l’action qui matérialise le Yod dans le HÉ. Mais, la quatrième lettre, le second HÉ, par sa redondance, boucle le cycle de manifestation en cours et prépare le cycle suivant où il servirait de « Yod », qu’il remplace, pour la nouvelle création dans la triade suivante. Le nom d’Allah est aussi un tétragramme. Les deux « a » sont différents, le second modifié par la lettre « h », mais les deux « l » sont identiques. Nous nous trouvons ainsi en présence de trois lettres dont celle centrale est redoublée. Coïncidence ? Bien que nous n'en ayons trouvé trace nulle part, nous pourrions proposer une interprétation qui n'engage que nous du tétragramme chrétien INRI, trois lettres dont l’une est redoublée: il donnerait une redondance de la première lettre. Ceci pourrait se concevoir dans une Kabbale de type chrétien, où le triangle inversé joue un grand rôle, notamment chez les hermétistes et les alchimistes (Igne Natura Renovatur Integra). La notion de réintégration, et de retour au principe, est alors primordiale. Un autre tétragramme à lettre redoublée, maçonnique celui-ci, existe avec les initiales : J.B.M.B. Pour toute personne ayant une petite teinture de biologie, l’allusion à un codage à quatre lettre (mais pas de redoublement) évoque d’emblée les mécanismes de l’organisation et de multiplication de l’A.D.N. (Acide Désoxyribo-Nucléïque). Tout ce qui vit sur terre possède une molécule d’A.D.N. ou de d’A.R.N. (Acide Ribo-Nucléïque), dont la clé est constituée par quatre acides aminés, l’adénine, la thiamine, la guanine et la cytosine. Les combinaisons A.T.G.C. sont les bases du génome de tout ce qui vit. Ces molécules sont la clé de la fabrication de toutes les protéines qui sont les éléments spécifiques de la vie. S’il y a protéine, il y a vie. Toute protéine est constituée de la combinaison d’une vingtaine d’acides aminés, soit vingt lettres dont quatre de bases pour exprimer toute vie. Intéressant pour les kabbalistes ? L’ADN forme une double hélice, et l’A.R.N. une simple hélice. Ce schéma hélicoïdal, en escalier à colimaçon évoquant le caducée des médecins et pharmaciens. Il a inspiré quelques réflexions à Jérémy Narby dans son livre « le Serpent Cosmique ». À la lumière de ce qui précède, on ne peut être qu’admiratif devant les messages cachés dans les symboles et mythes initiatiques, et expliquant pourquoi il ne faut pas trop y toucher. Le triangle équilatéral symbole de Dieu représente aussi les pouvoirs créateurs, protecteurs et destructeurs de la Divinité. Le pouvoir créateur et protecteur de la Divinité est bien connu de tous, et parfaitement admis, mais le troisième pouvoir, celui de destruction, tant redouté, est généralement refusé, ou oublié volontairement, par les profanes. Quand il est mis en exergue, on parle de divinité maléfique comme Baal ou Shiva. Le Dieu vengeur de la Bible ne fait pas recette auprès des fidèles. Seuls ceux qui sont morts une première fois, et qui sont deux fois nés, ont une connaissance, du moins partielle, de la nécessité et de la place de la destruction dans l'œuvre de la création. Nous sommes dans un processus continu de la création divine, dont la composante du temps n’est qu’une variable. L'architecte pour construire doit raser ce qui existait auparavant, et s'il construit en terre vierge, c'est alors la nature elle-même qu'il doit détruire. Le jardinier sait qu'il faut tailler et couper, que si le blé ne meure, il ne peut renaître au centuple. L'homme de l’art, dont le discernement permet de comprendre sa propre place dans le projet divin, donne un ordre nouveau à ce qui l'entoure. La création est un acte permanent dépassant la temporalité, et la vie elle-même n'existe que par équilibre avec la mort; car pour passer d'un état à un autre, il faut forcément quitter le précédent. Ce que Dieu a donné, Il le reprend toujours, et Il est le seul à pouvoir juger, en dehors des cycles temporels, de ce qui est juste ou de ce qui ne l'est pas. L'homme est né de la poussière et retournera à la poussière. Que sont en face de cela nos plaisirs, nos joies, nos peurs et nos tristesses individuelles? Tout, si elles restent à l'échelle de notre humanité personnelle, rien, si elles viennent s'inscrire dans le plan d'ensemble de la création du Grand Architecte de l'Univers. C'est donc à nous de faire l'effort de reconnaître et d'admettre le plan divin afin d'inscrire nos sentiments dans son harmonie universelle. Cette voie nous est donnée par la révélation de la volonté divine, exprimée le petit triangle inversé dans le grand, exprimant l'essentiel des grands principes du plan créateur divin, ainsi que les règles de conduite nous permettant d'être des «co-laborateurs» du Grand Architecte de l'Univers.

LE TAU ET LA CROIX

Dans certains rituels, tour à tour, le tau est une marque, un signe, puis un symbole de la vie. Mais, le tau en forme de T est aussi l’un des modèles de la croix le plus répandu lors du premier siècle du christianisme. La croix est un symbole d’origine égyptienne, bien connu dans sa version de la croix ansée. Cette croix reste toujours le symbole préféré des franciscains avec cette forme très spécifique. Dans le symbole de la croix, le support vertical représente l’axis mundi, l’axe du monde, mais peut-être plutôt des mondes. La branche transversale est le symbole du croisement avec un plan de l’existence. Certaines croix sont encore plus directives, en précisant deux ou trois niveaux, par deux ou trois barres transversales, pouvant être respectivement de longueur variable. Nous n’allons pas explorer tous les cas de figure, mais attirons l’attention sur les croix orthodoxes, avec : une barre inférieure de crucifixion des pieds, généralement oblique, représentant le monde matériel dans sa dualité, où nos actes sont pesés, reposant sur un crâne, à la fois le Golgatha, mais aussi la mort, terme inéluctable de toute vie matérielle. la barre transversale des bras qui symbolise le monde des chrétiens, de la religion, du salut des multitudes, de l’exotérisme. Le Soleil et la Lune sont parfois représentés au-delà des mains. et enfin la barre supérieure, panneau de l’inscription INRI, dont les bras sont courts, symétriques et perpendiculaires, indiquant la voie du petit nombre des élus, ou de l’ésotérisme. « Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus » La croix en forme de tau est celle qui se rapproche le plus de la réalité historique. Un poteau de torture, fiché dans le sol, restait en permanence sur le lieu des exécutions. Seul le bras horizontal était amovible, simple planche peut-être, ajouté pour les crucifixions. Cette croix en tau représente pour les moines franciscains l’épanouissement de l’Être sur les plans supérieurs, au plus simple, sans entrer dans une cosmogonie complexe, ou plus directement le changement de plan nécessaire à la révélation. C’est comme regarder la surface lorsque l’on est au fond du puits. La croix à quatre branches représente la matérialité, le chiffre 4, et même l'axis mundi; par contre la croix sans sommet, ou tau, se réfère à la fois au symbolisme du binaire et du ternaire, d'une façon qui rappelle assez le symbole de la rose-croix, car en fait, la barre horizontale représente l'épanouissement lorsque l'on est arrivé au sommet de sa quête, l'axe vertical représentant l'élévation spirituelle de l'être. C’est le passage de la dualité au ternaire. C'est ainsi sans surprise que l'on retrouve souvent des caducées en forme de tau avec un serpent cloué dessus, ce qui n'est pas sans évoquer en plus le serpent d'airain de Moïse dans le désert. Le tau est évoqué aussi dans l'Ancien Testament, dans la prophétie d'Ézéchiel : «Passe au milieu de la ville et fais une marque sur le front de tous ceux qui se lamentent...». La tradition rapporte encore que, si Isaac fut épargné lors de son sacrifice, ceci fut dû au fait que le bois qu'il portait sur ses épaules lui donnait une silhouette en forme de tau. L'ancienne lettre tav en hébreu se rapprochait tout à fait de la lettre tau en grec, alors que le thêta présente une forme complètement différente. Il semble que le tav en hébreu a toujours été un signe pour marquer quelque chose, tout comme dans l'alphabet moderne on utilise le « X » en forme de croix de Saint-André. Cette lettre tav aurait préfiguré la marque apposée comme signature par ceux qui ne savaient pas écrire. Dans la franc-maçonnerie de l’Arche Royale, on ne peut évoquer le symbole du triple tau sans songer au sigle I.H.S. avec soit une croix, soit un tau surmontant le H. Ce trigramme, connu depuis de nombreux siècles, a maintes interprétations selon les traditions . Les plus connues : soit Iesus Hominum Salvator, soit In Hoc Salus, le tau surmontant alors le H. Ce graphisme rappellerait ausssi le « In Hoc Signo Vincet » de l'empereur Constantin, ensuite une erreur de translittération depuis le grecque, à la place de IESOU en abréviation IHS, d’autres significations encore ont été proposées : Instar Homini summus, In Homini Salus, Imago Hominis deuS. Le symbole du tau venant des disciples de Saint François d'Assise, celui qui parlait le langage des oiseaux, il revêt vraisemblablement une connotation ésotérique très proche de nos recherches les plus profondes. Les chrismes, et le symbole du poisson, sont également des combinaisons de jeux de lettres. Le symbole de la croix ansée des Égyptiens diffère du symbolisme du tau en raison de cette boucle, qui est une image parfaite de ce qui n'a ni commencement ni fin dans le temps. Nous retrouvons sur une pierre à graver des premiers siècles après Jésus-Christ, un chrisme, dont l'axe vertical en forme de tau est particulièrement suggestif, d'autant plus que nous voyons, dans la partie inférieure au pied de cette croix, le mot Salus également évoqué dans In Hoc Salus. Chez les chevaliers, remontant au temps des croisades, l’épée avec sa garde droite classique forment une croix que l’on n’hésite pas à prier avant le combat, et que l’on fiche sur une tombe en guise de crucifix. Les sabres ou autres coutelas n’ont pas ce symbolisme. Quant à la croix dite de Malte adoptée par les marchands d’Almafi, ce symbole des quatre pointes de flèches se touchant au centre, certains évoquent une origine carthaginoise avec Tanit ! Le terme de croisade inclut le symbole de la croix, mais il s’est étendu en matière de navigation au terme de croisière.

LA BANNIÈRE

En dehors de l’aspect du voile déjà abordé, la bannière a un rôle de fédération de personnes qui se placent en dessous. La principale référence biblique à des bannières se rapporte aux douze tribus de l’Armée d’Israël, et donc aux douze fils du Patriarche Jacob. Le symbolisme de ces douze bannières doit être étudié en les considérant de deux façons différentes; d'une part les douze bannières représentant les douze tribus, et d'autre part les quatre étendards de tête des quatre divisions de l'armée d'Israël. Il n’y a pas de superpositions strictes des douze bannières avec les douze fils de Jacob, puisque la Tribu de Levi n’aura pas de territoire en Canaan, et que les deux fils de Joseph (Manassé et Ephraïm) se partageront la tribu de leur père. La bénédiction de Jacob, comme les bénédictions précédentes de la Genèse, donne des indications particulièrement intéressantes sur les invocations des forces mobilisées. En ce qui concerne les quatre bannières représentant un bœuf, un homme, un lion, un aigle, leur signification est universelle. Elles ont inspiré les armoiries de toutes les plus grandes familles en Europe. On ne peut manquer la référence à la vision du prophète Isaïe, dans cette célèbre théophanie où les anges, au milieu des cercles de feu, présentent quatre faces : une face d'homme, celle d'un taureau, celle d'un aigle, et celle d'un lion. Ces quatre «vivants» ont été repris dans le christianisme, et symbolisent les quatre évangélistes, Matthieu, Marc, Luc et Jean. Les symboles sont respectivement, l'aigle pour Saint Jean, le Lion de Saint Marc, le bœuf pour Saint Matthieu, et l'homme pour Saint Luc. Ces quatre symboles se retrouvent présents, non sans raisons, en Franc-maçonnerie dans les armoiries de la Grande Loge des Anciens et sont donc toujours en bonne place dans les armoiries de la Grande Loge unie d'Angleterre. Le taureau ou le bœuf est symbole de sacrifice et de fertilité. On sait que dans le pays de Canaan, celui de Melkisédeq vraisemblablement, Dieu était El, représenté par le taureau de la fertilité, encore appelé le Compatissant. Le boeuf Apis a le même rôle dans la mythologie égyptienne. Ephraim est de même un symbole de fertilité. L'aigle avec son œil qui voit évoque le prophétisme. L’aigle représente la tribu de Dan, qui veut dire juge. Les Juges, comme les Prophètes sont en communication directe avec Dieu ; l’aigle exprime la rapidité et la promptitude avec lesquelles les volontés de Dieu sont exécutées. L'homme est dans la plénitude de ses pouvoirs adamiques : royal, prophétique et sacerdotal. Il peut parfois se présenter comme un ange. Mais, l’homme est au-dessus des anges, car il a son libre arbitre. Il est ainsi représenté comme Ruben, dans toute son humanité, dans sa grandeur comme dans sa petitesse. Le lion couché est l’emblème de la tribu princière de Juda, de la lignée royale de David et donc du Christ. Dans le Degré de Chevalier de l’Epée, attenant à l’Arche Royale, citons le rêve de Cyrus : Dans mon rêve, j’ai vu un lion prêt à m’attaquer et à me dévorer et à quelques pas de là Nabuchodonosor et Beltshazzar se tenaient enchaînés. Ils étaient comme frappés d’admiration devant une Gloire évoquant la splendeur du mot sacré que les maçons donnent au Grand Architecte de l’Univers. Dans les cieux, apparut un aigle tenant dans ses serres un ordre : ”Rends la liberté aux captifs sinon tu perdras ton trône.” Cette association de l’aigle et du lion peut être sujet de réflexion. Le lion est le symbole de Babylone, mais aussi des Perses. La louve romaine, le coq gaulois, le léopard normand sont des restes de ces attributs. Au Rite Écossais Rectifié, dans les rituels de J. B. Willermoz, lors de la cérémonie de Maître écossais de Saint-André, un tableau est présenté au candidat, figurant un lion couché dans une grotte, jouant avec des instruments d'architecture sous un ciel d'orage. Cette référence au lion est donc une constante caractéristique du candidat sur le chemin de la redécouverte de la parole perdue. À Babylone, comme à Persepolis, les représentations des lions, taureaux, aigles, etc… sont multiples, associant souvent celles-ci en des animaux mythiques, sphinx, griffons, licornes. La porte d’Ishtar en est couverte, il faut avoir visité Babylone et vu le Lion de pierre terrassant son ennemi à la porte du désert pour comprendre la puissance de ce symbole. Les Chérubins qui gardent l’entrée du Jardin d’Eden sont parfois représentés sous forme de taureaux ailés. Les Égyptiens eux-mêmes présentent leurs dieux avec des têtes d’animaux. Si, effectivement, le lion représente la royauté, le taureau exprime la fertilité, comme animal de sacrifice , le sacerdoce , et l’aigle indique la volonté divine, comme le prophète, alors, ces trois animaux évoquent les dignités vers lesquelles tend notre humanité. Ainsi le tétramorphe peut-il être considéré, dès les anciens temps, comme la représentation d’une spiritualité universelle ou œcuménique.

Source : http://www.tombelaine.sitew.fr

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