Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Hauts Grades

Pour éclairer le chemin des loges bleues

22 Mai 2015 , Rédigé par Solange Sudarskis Publié dans #Planches

Tu es un oiseau…
Mais je n’ai pas d’ailes !
Tes ailes, ce sont des mots.
Parle ! Envole-toi ! Traverse l’espace et le temps ! Brise les chaînes d’une histoire qui ne t’appartient pas, qui n’a pas le droit de t’alourdir et de te retenir.
Fais éclater l’horizon! Retrouve l’instant précieux du déchirement créateur, où, soudain, dans un paysage inconnu, les choses revêtent un autre aspect.
Souviens-toi que les hommes, même s’ils doivent mourir, ne sont pas nés pour mourir mais pour changer, innover, s’ouvrir à la naissance et à la renaissance.
Et le Rabbi Nahman de Braslav ajoutait : Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui le connaît…Tu ne pourrais pas t’égarer… Le vocabulaire est une porte qu’il faut franchir pour accéder à la compréhension de la franc-maçonnerie où tout s’annonce comme symbole. Ni jargon, ni pédanterie, le langage utilisé se révèle, dans sa sémantique, comme un véritable outil de progression pour les francs-maçons. Le passage d’une culture vernaculaire à une approche, a priori, hermétique, oblige les frères et sœurs à surmonter une naturelle difficulté, celle des mots constitutifs d’une manière de vivre en franc-maçonnerie, celle de la compréhension des paroles entendues dans les échanges entre francs-maçons, celle de l’interprétation de ce qui est entendu au cours des rituels. La spécificité lexicale n’est pas dans la terminologie mais dans l’usage qui en est fait et cela constitue véritablement un langage. Le raccordement nourricier est essentiellement la langue française, mais des termes latins, hébreux, anglais… trouvent leur place parce qu’ils indiquent les traces historiques ou les sources intellectuelles et spirituelles de la franc-maçonnerie. L’unité linguistique est fondée, d’abord, sur le regard et l’écoute auxquels ont accès les jeunes francs-maçons : il s’agit, ainsi, de décrire l’environnement à l’intérieur du Temple, les cérémonies qui y ont lieu, le fonctionnement des tenues, les rituels, l’organisation des obédiences, les décors visibles à chaque degré, les termes de reconnaissance dans le monde profane... L’évolution au sein des loges bleues suppose trois niveaux successifs de sens. Il faut tout d’abord entendre, c’est-à-dire se mettre en situation d’écoute pour enregistrer une parole, retenir un acte, imprimer un écrit ; c’est un état d’être qui nécessite un exercice, un entraînement, une discipline. Il faut ensuite comprendre afin d’intégrer en soi ce qui a été reçu de l’extérieur ; ce qui suppose, cette fois-ci, une herméneutique, c’est-à-dire une méthode d’interprétation qui permet de traduire le dépôt reçu en acte d’être. Il faut enfin transmettre, c’est-à-dire rendre compréhensible, non plus seulement à soi mais aussi aux autres, la chose reçue car il n’existe pas de témoin esseulé, de témoin solitaire. La difficulté de la formation des apprentis est de trouver un bagage sémantique suffisamment léger, pour être assimilé par le novice, mais qui n’écarte pas la profondeur des expressions symboliques ; c’est le 2nd surv\ qui est tout particulièrement le guide de ce commencement de voyage vers l’être en devenir. Certains mots, certains thèmes sont davantage à développer, soulignant leur importance dans la démarche initiatique. Ils exposent des réflexions analytiques puisées aux sources de la Tradition des frères et sœurs qui se sont essayés à dévoiler le sens ésotérique dissimulé derrière l’apparence du vocabulaire, tentant de faire remplir aux mots les fonctions qu'on attend d’eux. Les réflexions ne sont pas figées. Ici tout est symbole. Ne pas être idolâtre, c’est rester dans la recherche du sens du symbole et ne pas tomber dans le piège de la pétrification d’un « ceci signifie cela, et cela seulement ». Le symbole est une mise en mouvement ; à partir de son silence, un chemin s’ouvre vers notre parole. Le symbole est plein d’énigmes. Il est ouvert, aussi permet-il de sortir de notre raideur, c’est-à-dire de la certitude de notre monde, de l’opiniâtreté de notre inertie. Le symbole, dans son secret, sa profondeur, son infini vivier de sens, est une source de rencontres où se croisent et se focalisent nos questionnements, nos sensibilités. User de symboles, c'est donner à chacun la possibilité, mais aussi la nécessité, de rechercher, par l'effort et la tension du questionnement, l'ouverture aux sens, la quête de nos possibilités par l'interprétation et le respect des possibilités de l'autre. C'est rendre les mots communs propres à chacun. Chacun apporte aux mots son histoire individuelle, son développement mental et intellectuel, son bagage d'expérience et de réflexion. Mais en même temps, l’apprenti doit trouver une libération de son être, càd qu’il témoigne d’une capacité de se dégager du déterminisme de ses conditionnements historiques, éducatifs et sociaux. Le symbole est un médiateur, une représentation, une évocation qui dissimule, dans un signifié, un signifiant sédimenté par le questionnement ontologique de ceux qui se penchent sur le mystère de l’Être. Le symbole ne recouvre pas d'obscurantisme, il dévoile, il révèle une connaissance du monde toujours plus vaste qu'une parole enfermerait et réduirait dès lors qu'elle se donnerait à entendre sous forme de discours. Parce que le symbole condense en lui un nombre illimité de significations, il est par excellence le support de toute pensée effectivement synthétique et l'instrument de ceux qui travaillent sur eux-mêmes à effacer la coupure qui sépare la réalité du Réel. Les symboles délivrent des messages. Ils sont des ponts entre la réalité vécue et celle de l’univers, des ponts de compréhension, des ponts de sensibilité. Ils permettent de prendre contact avec ce que l’intelligence, dans sa finitude, ne peut pas comprendre. Le signifiant, c'est la moitié visible du symbole. Le signifié, ce à quoi renvoie le signifiant, c'est la moitié invisible, ineffable, ce qui positivement ne peut être vu, nommé, mais seulement évoqué, suggéré. Ainsi tout symbole a deux caractères : il est à la fois fragmentaire et complémentaire. Le symbole est un fragment de vérité qui renvoie à la Vérité, un fragment d'être qui renvoie à l'Être. Et si dans notre vie quotidienne nous vivons dans le fini, la pensée symbolique permet d'accéder à l'Infini. Les symboles sont des catégories de pensée, ils sont indicateurs de comportement. Les symboles, souvent associés aux mythes, disent la voracité, la maternité, la haine, l’amour, la peur, la solitude et même le meurtre, ils disent aussi l’équilibre, la fraternité, l’harmonie, le mystère. Ils montrent l’homme dans son rapport avec lui-même, avec les autres, et avec le cosmos. Les symboles ne sont que les vêtements qui habillent les énergies qu'ils représentent. Leur polyvalence les rend toujours délicats à utiliser et l'usage de la seule raison est souvent insuffisant. Il est habituel dans le cadre de l'initiation d'apporter au nouvel initié un référentiel symbolique traditionnel. Si un sens lui est proposé, cela ne devrait pas être de manière définitive, mais plutôt comme une invitation à parcourir un nouveau chemin, dont la pertinence ne lui apparaîtra que plus tard par son travail personnel, avec une perspective infinie car toute catégorie d'existants est, de proche en proche, en relation de correspondance avec toutes les autres. Chaque décor, chaque mot, chaque geste à l’intérieur du temple recèlent encore d’innombrables richesses qui attendent d’être recueillies. La construction d'un langage qui rend possible cette pensée est difficile, son acquisition progressive est ardue et sa préservation infiniment précieuse. L’apprenti mesurera son chemin parcouru grâce à sa nouvelle familiarité avec le vocabulaire de son degré, à sa compréhension du rituel, à son appropriation intellectuelle et spirituelle du lieu si particulier qu’est le temple ; il constatera les changements survenus dans sa manière de penser et de se conduire. Cependant, s’il a reçu un minimum de connaissances et d'initiations, ce qui demeure nécessaire mais encore insuffisant, il ne s'étonnera pas de devoir passer d’autres épreuves, donc de subir des bouleversements mentaux, lesquels produisent des modifications cognitives et, surtout, des évolutions d'état d'être qui n'existeraient pas sans elles. Vers 1737, le rituel de Compagnon s'est enrichi de « L'Étoile flamboyante » formant un pentagone avec, en son cœur, la lettre « G ». Les deux degrés d'Apprenti et de Compagnon formaient, en réalité, un tout dont le premier degré est une représentation, tandis que second en est la réalisation. Les cinq voyages d'initiation du Compagnon maçon n'ont plus alors le caractère d'épreuves des voyages de l'apprenti mais figurent des étapes de la Connaissance. Ainsi, au compagnon vont être offertes de nouvelles voies de la Connaissance, les nombres, leur nature et leur adéquation aux lois de l’univers, l'étoile flamboyante avec la lettre « G », la pierre cubique à pointe, le nom de la colonne du grade, les significations des rituels, les outils de métier, le sens de la marche, l’hermétisme et la parole. On ne peut manquer de remarquer, dans la symbolique du 2ème degré, des voies de connaissance analytiques et logiques, mais aussi des systèmes symboliques, voies de connaissance holistiques et analogiques avec des traces du métier, du pythagorisme, de l’ésotérisme johannique, de la gnose, de l’hermétisme, de l’alchimie, de la kabbale. Là où la pensée analytique scanne en quelque sorte le réel, étudiant chaque plan à part avec des outils conceptuels différents et cloisonnés, la pensée analogique est au contraire verticale et transversale. En abritant les vestiges des antiques traditions, la franc-maçonnerie manifeste l’intérêt qu’elle leur accorde. Ces voies de la Connaissance nous donnent le vertige d’assister à l’énigme même de l’univers. Il y a dans leur compréhension des espaces qui sont comme un désir métaphysique de transcendance. Les œuvres d’art qui en témoignent, plus que tout autre langage, projettent sur nous des lumières insoupçonnées, des lumières arrachées à tous les interstices de la pensée pour donner naissance à de multiples voûtes étoilées. Chaque degré maçonnique possède une spécificité et une plénitude qui lui sont propres. Le grade de compagnon est sans doute le plus opératif des degrés de la franc-maçonnerie ; le travail intellectuel, quand il est vraiment réussi, atteint presque la valeur du travail manuel, écrivait le franc-maçon Oscar Wilde. Le terme opératif ne doit pas être considéré exactement comme un équivalent de « pratique » en tant que ce dernier terme se rapporte toujours à l’action ; en réalité, il s’agit de cet accomplissement de l’être qu’est la réalisation initiatique, avec tout l’ensemble des moyens des diverses voies de la Connaissance qui peuvent être employés à cette fin. Entre « or riant et oxydant », le mot « œuvre », vocable de la construction, n’est-il pas tout autant usité dans la terminologie alchimique ? Mais surtout, le chantier devient le lieu de la fraternité sans laquelle le compagnon ne peut se prévaloir de progrès initiatiques. En remontant aux Anciens Devoirs de la Maçonnerie, on découvre, insérée de façon plus ou moins voilée dans les règles normatives qui y sont énumérées, une indication précieuse pour les recherches du compagnon : il y est affirmé que l’amour fraternel constitue la pierre de fondation et la clef de voûte, le ciment et la gloire de cette antique Fraternité, méthode qui vise au dépassement des barrières limitatives qui entourent le moi vis-à-vis des autres. Recherche pour ton Frère soixante-dix excuses, et si tu ne les trouves pas, reviens vers ton âme avec suspicion et dis-lui: ce que tu vois en ton Frère, c’est ce qui est caché en toi ! A la construction en pierre se substitue l'idéal d'une mise en chantier allégorique. Il s'agit ainsi de promouvoir les valeurs morales et spirituelles, qui conduisent à un perfectionnement individuel au sein d’un atelier d’ouvrage dans lequel le nouveau compagnon, ayant déjà inséré sa pierre, doit la faire vibrer, tant par la parole, par ses actes que par ses savoirs, pour se montrer digne de devenir un maître. Le Compagnon doit devenir un Maître avant qu'il ait fini son temps de compagnonnage. C'est parce qu'il sera devenu un maître qu'on l'élèvera à la Maîtrise. Ce n'est qu'avec la deuxième édition des Constitutions d’Anderson, publiée en 1738, que la maîtrise sera formellement intégrée comme troisième degré hiérarchique de la franc-maçonnerie. James George Frazer a soutenu, à partir d’exemples australiens, que l’essence des cérémonies initiatiques consiste à enlever au jeune homme son âme pour la faire passer dans son totem par un rituel de mort, puis à lui infuser une vie nouvelle, celle de son totem, par un autre rituel de résurrection ; il s'agirait en quelque sorte d'un échange d'âme. Leo Frobenius, frappé surtout par le rôle des déguisements et des masques, y voit une technique spéciale pour transformer les individus en esprits des ancêtres et de la brousse et leur faire ainsi acquérir des pouvoirs surnaturels. Emile Durkheim, dans une perspective analogue, mais pour les seules sociétés tribales totémiques, pense que des déformations corporelles ont pour objet de donner au récipiendaire, sous une forme plus ou moins symbolique, l'aspect de son totem. Ces conceptions valent sans doute, en partie, pour les initiations religieuses, magiques, tribales, étrangement elles pourraient s'appliquer aux initiations au grade de maître. Avec la mise en place du grade de maître, les rituels adoptés développent un psychodrame. Le drame, au grade de maître, réside dans la transmission de la Tradition interrompue par un meurtre. Il reste le mot substitué et les symboles, outils de l’inconscient, qui vont permettre, malgré cette interruption malheureuse, de construire un être nouveau, un initié, capable d’agir sur lui-même, d’être l’auteur de sa propre transformation. La mort n’est plus vécue comme un évènement mais comme un avènement. La cérémonie de passage au grade de maître met en scène des personnages masqués qui s’interfèrent comme cadavre, meurtrier, assassiné et psychopompe. Un même personnage peut recouvrir des significations antithétiques. Par exemple, le « rôle » joué par le très respectable maître se situe à deux niveaux : la présidence de l’atelier (Salomon dans sa chaire) et un des trois assassins d’Hiram, en fait celui qui achève l’architecte. L’impétrant est désintégré dans sa putréfaction, puis, son corps rassemblé, relevé lui donne une nouvelle naissance au cours de laquelle il devient (ou remplace) Maître Hiram. Il est fait Homme debout entre Ciel et Terre, entre équerre et compas. C’est une époptie, funèbre par son étalage mortuaire, qui s’achève par un cri de joie éclatant à l’accomplissement de la renaissance du maître qui ramène la lumière. A la résurrection s’ajoute l’effulgence. Au risque de contrarier les libres penseurs, la franc-maçonnerie a longtemps labouré le même terrain que la mystique juive et celle de l’alchimie ; il en reste des herméneutiques empruntant aux symboles judéo-chrétiens. Au-delà de l’image messianique, Hiram est à la fois l’Homme et le paradigme du corps enseveli dans le tombeau qui doit s’en libérer et ressusciter. Pour revenir à la légende d’Hiram telle qu’elle est contée, s’agit-il de l’exécution d’un maître dont on veut s’emparer des secrets ou bien de la mise à mort d’un compagnon qui dépasserait le maître, comme celle de Talos (dont le génie inventa le compas) par Dédale son maître et son oncle ? Dans un cas nous parlons des moyens de faire un martyr, dans l’autre d’interrompre une quête. Dans les deux cas, cependant, il s’agit d’un personnage majeur abattu en raison de ses relations avec les secrets du monde et dont le voyage dans l’au-delà sera le moyen de transmettre la Connaissance. Le degré de maître est considéré comme un achèvement de la formation du franc-maçon. Cependant, il est à remarquer que les rituels, modestement, n’utilisent pas le terme d’initié en tant que substantif et ce, bien que la franc-maçonnerie se proclame initiatique et progressive. C’est une façon de reconnaître que l’initiation maçonnique propose avant tout une méthode, des moyens de progression et de transformation, mais qu’elle ne fabrique pas, clés en mains, un initié. Réservé au grade de maître, le Rituel particulier de la Marque (RDLM), en parallèle du RÉAA, constitue une addition heureuse à la franc-maçonnerie traditionnelle. Par une cérémonie d’avancement, ce rite achève l’initiation du compagnon bâtisseur et constructeur, sans psychodrame mortifère, où seul l’excellence du travail promeut le compagnon vers le grade de maître. Aux mots résumant les degrés initiatiques, pour le premier, introspection et humilité, pour le deuxième, exploration et fraternité, s’ajoutent mort et transfiguration au 3ème et dernier degré des loges bleues. Les travaux en franc-maçonnerie ont, ainsi, pour but de montrer, par l’étude de la vie et de la mort, que c’est l’intelligence seule qui constitue l’homme, et que, pour conserver toute notre intégrité, il faut résister, toujours et quand même de toutes nos forces, aux attaques mortelles de l’ignorance, de l’hypocrisie et de l’ambition. Le neurologue Paul Macleen a pu observer et mettre en évidence que, dans les lobes frontaux, l’introspection était connectée à l’empathie, intimement liée aux valeurs altruistes, à l’action sociale. Au fur et à mesure que je descends en moi-même, je deviens plus tolérant, plus ouvert, j’accepte davantage l’altérité. Dans le temple et au cours de la tenue je cherche, je découvre et je porte à l’extérieur ce qui a été vivifié en moi. La quête initiatique est une façon d'habiter le monde. C'est admettre et vouloir s'orienter, c'est vouloir sortir du chaos; c'est faire un pari existentiel sur le sens contre l'absurde et c'est au cœur d'une telle démarche que se construit aussi la fraternité. La franc-maçonnerie n'est ni une religion, ni son substitut, même si la démarche maçonnique intègre, dans sa réflexion, les traditions populaires, mythologiques, hermétiques et religieuses, afin d’y rechercher ce qui peut révéler le sens de la destinée de l’homme et la signification de l’aventure humaine. Bruno Etienne nous disait : il y a société initiatique lorsque les 10 variables suivantes sont réunies, après acceptation des mots, rites, symboles et mythes : 1- Une légende de base justifiant le rite. 2- Un dépouillement physique vestimentaire accompagné d’une réclusion. 3- La présence d’époptie dévoilée pour la contemplation des symboles et des mytho-drames, c'est-à-dire le rite fondateur. 4- La présence des 4 éléments. 5- Un ou plusieurs voyages unidirectionnels. 6- Un rapport chute-élévation. 7- Une guidance, c'est-à-dire une utopie voire une eschatologie. 8- Une uchronie. 9- Une eurythmie en rapport avec les types de temps et d’espace séparés donc sacrés. 10- Des épreuves physiques réelles ou symboliques liées au passage, à la mort et à la résurrection. A ces titres, la franc-maçonnerie est bien une société initiatique, aux francs-maçons à œuvrer pour devenir dignes d’elle. Oser, ce n’est pas d’emblée adopter, c’est s’autoriser une pensée autre, un espace de recherche. Se spiritualiser n'est pas acquérir un esprit religieux ni croire au(x) Dieu(x) des religions. C'est simplement tourner son âme vers l'esprit, admettre que notre corps n'est pas notre unique composant et que nous sommes reliés à une réalité qui nous échappe, vers laquelle nous voulons nous élever. Dans cette vision, matière et esprit ne sont pas opposés mais font tout deux partie du Tout qui est en même temps le Un. Je terminerai par cette parole de Michel Zéraffa : Le cosmos est un cryptogramme qui contient un décrypteur, l’homme, en rajoutant que la franc-maçonnerie stimule et encourage les frères et les sœurs à être cet homme-là.

Solange Sudarskis

Source : http://solange-sudarskis.over-blog.com/

Partager cet article

Commenter cet article