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Hauts Grades

Le Rite York en Franc-maçonnerie (extrait)

6 Février 2016 , Rédigé par Cl.Pe Publié dans #Planches

…L’époque historique de la connaissance et de l’organisation maçonnique commence au début du 18ème siècle, lorsque les comptes-rendus des Loges commencèrent à être conservés. Divers documents existent qui nous fournissent une image imparfaite des pratiques maçonniques de la fin du 17ème et du début du 18ème siècle. Il s’agit de minutes, de correspondance, de chartes, de certificats, de comptabilité, ainsi que de littérature contemporaine non maçonnique. De ces rapports superficiels, les historiens maçonniques en déduisent qu’avant 1700, les Loges opératives ne devaient pas pratiquer de système avec de nombreux degrés, mais usaient plutôt de cérémonies sobres pour avancer un membre au plus haut rang de la confrérie. Les dénominations des degrés, tels ceux d’Apprenti Entré et de Compagnon, (et non de Maître), se mirent lentement en place dans la confrérie entre 1690 et 1717. Cependant, comme on l’a vu, ces titres avaient été utilisés de temps immémorial en maçonnerie opérative, mais non pour désigner des degrés cérémoniels. Les légendes et traditions maçonniques d’origine biblique apparaissent dans les écrits maçonniques au cours de la même époque. Après la formation de la première Grande Loge d’Angleterre en 1717, nombre d’anciens documents furent collectés et étudiés. Ceux-ci prirent la dénomination de « Constitutions gothiques ». Ces allégories, légendes et devoirs prenaient leur origine dans les confréries opératives du 12ème au 16ème siècle. Ces légendes sont semblables par le fait qu’elles font remonter les pratiques maçonniques à des sources antédiluviennes comme ENOCH et LAMECK, en passant par les leaders bibliques de l’Ancien Testament, les Césars romains de l’ère chrétienne et les Francs des âges reculés (500 – 1500), jusqu’à l’époque contemporaine. Les devoirs de la corporation qui apparaissent dans les Constitutions Gothiques concernent les Compagnons de la période opérative. On peut affirmer de façon sûre que la Franc-maçonnerie spéculative que nous connaissons s’est formée au cours du 18ème siècle. Toutefois le peu de comptes rendus de Loges qui subsiste de cette époque ne nous apporte guère de lumière sur leurs pratiques. Les minutes d’une Loge rendent compte qu’elle s’est réunie, que plusieurs Frères ont réglés leurs arriérés, que la Loge a acheté du charbon, sans mention de l’endroit où elle se réunissait, qui en étaient les Officiers, ou quelle autre activité non financière fut traitée. Par chance, en de rares occasions, un secrétaire que le Frère JONES avait été initié ou le Frère SMITH avancé au degré de Compagnon du métier, etc. Une compilation de ces comptes rendus succincts a permis aux historiens maçonniques d’en déduire que les Loges commencèrent à conférer trois degrés comprenant les traditions bibliques que nous connaissons dès le début des années 1700. Personne n’est certain du contenu de ces degrés dans ce 18ème siècle naissant. Il n’existait pas de rituels écrits. Tout le travail ésotérique était communiqué de bouche à oreille, et les minutes de Loges n’évoquaient jamais cette partie de leurs activités. Des exposés sur la maçonnerie existent toutefois à partir de 1723 et c’est à ces sources que nous pouvons valider de nombreux usages maçonniques au cours du 18ème siècle.

LA (PREMIERE) GRANDE LOGE D’ANGLETERRE (Modernes) 1717

En 1716 quatre Loges s’assemblèrent à la taverne du Pommier à Londres et fondèrent une Grande Loge pro tempore. Elles jetèrent les bases d’une Grande Loge et choisirent le jour de la Saint-Jean Baptiste, le 24 juin 1717, pour date de leur première réunion. A la date convenue, ces quatre Loges s’assemblèrent à la brasserie à l’enseigne de l’Oie et du Grill à Londres, et élurent un gentleman du nom d’Anthony SAYER comme Grand Maître. Les autres Officiers étaient à la fois des membres opératifs et spéculatifs. La Grande Loge toutefois, fut essentiellement une organisation spéculative. Il fut établi que la Communication annuelle de Grande Loge aurait lieu chaque année le jour de la Saint Jean, et qu’il y aurait des Communications trimestrielles entre deux. Initialement, cette Grande Loge ne contrôlait qu’un petit nombre de Loges de Londres et de Westminster. En quelques années des Loges supplémentaires d’Angleterre s’y agrégèrent. Il fallut toutefois de nombreuses années, avant que les Loges anglaises s’affilient à une Grande Loge. Immédiatement après l’organisation de cette Grande Loge, des recherches furent conduites à travers l’Angleterre pour retrouver des documents maçonniques existants. Les minutes d’anciennes Loges, diverses listes des devoirs des ouvriers (Old Charges ou Anciens Devoirs), de documents historiques de toute nature et des correspondances furent collectées et analysés. Le Docteur James ANDERSON, Pasteur presbytérien, passa au crible les informations collectées et bâtit une Constitution pour le gouvernement de la Grande Loge. Celle-ci fut adoptée en 1723. Les Constitutions d’ANDERSON de 1723 comprennent une « histoire » de la maçonnerie précédant celle de l’histoire écrite, qui était un condensé des nombreuses légendes et allégories ayant préalablement existé dans la confrérie. Ces informations furent communiquées aux candidats sous forme de lectures et sans aucun doute reçues comme des faits avérés comme tels par beaucoup d’entre eux. La Constitution comprenait également les « Devoirs » de l’Apprenti Entré et du Compagnon du Métier. Après plusieurs années, des matériaux fondateurs supplémentaires furent ajoutés et le Docteur ANDERSON révisa sa Constitution à la lumière de ses nouvelles découvertes. Cette nouvelle édition fut acceptée par la Grande Loge et est aujourd’hui connue sous le nom de Constitutions d’Anderson de 1738. Des amodiations avaient été apportées à l’histoire légendaire de la confrérie, et un certain nombre de devoirs préalablement mis à la charge des Compagnons, transférés au nouveau degré de Maître Maçon. Les premières constitutions gothiques de la Franc-maçonnerie étaient indiscutablement chrétiennes par nature. Les Maçons opératifs étant de manière prédominante des Catholiques Romains en Angleterre, jusqu’à la réforme protestante du 16ème siècle. Les Constitutions d’ANDERSON de 1723 et 1738 omirent toutes les références pré existantes au Christianisme et la Franc-maçonnerie moderne et symbolique embrassa toutes les religions. Les armes de la Grande Loge des « Modernes », constituées de trois tours chargées d’un chevron surmonté d’un compas (voir illustration page suivante), dérivaient de celles de la Compagnie des Franc-maçon de Londres. De nombreux Maçons spéculatifs de cette époque estimaient que l’occasion de promouvoir des insignes à forte valeur symbolique avait été manquée et que les prochaines Grandes Loges corrigeraient cette omission (voir les caractéristiques signifiantes des armes de la Grande Loge des « Ancients »).

LA GRANDE LOGE DE TOUTE L’ANGLETERRE (Grande Loge d’York – 1725)

La Loge d’York qui a repris ses travaux en 1705 mais revendiquait son existence aussi loin que celle des constitutions d’ATHELSTAN de 926, se constitua en Grande Loge de toute l’Angleterre en 1725. A de rares exceptions ne contrôla que des Loges de la région d’York. Elle connut des périodes intermittentes d’activité jusqu’en 1792 où elle disparut. Plusieurs Loges de sa juridiction travaillèrent de manière indépendante jusqu’au début du 19ème siècle. Du fait que cette Grande Loge était située à York, berceau de toute la maçonnerie anglaise, elle essaya d’adhérer aux anciens devoirs et usages de la maçonnerie opérative. Ainsi du fait de sa localisation historique certaines Loges indépendantes comptèrent sur elle pour faire jouer les arbitres dans le gouvernement de leur organisation. La Grande Loge d’York conférait régulièrement les degrés de Chevalier du Temple et de la Sainte Arche Royale comme 4ème et 5ème degrés, accordant ces degrés en complément de la « Maçonnerie Ancienne York ». Des documents existants révèlent que de nombreuses Loges inversaient ces degrés. Alors que cette Grande Loge resta modeste tout au long de son existence, la contribution majeure qu’elle fit à la Franc-maçonnerie moderne fut sa connexion historique entre l’ancienne et la nouvelle fraternité.

LA GRANDE LOGE D’IRLANDE (1730)

Il existe des indications selon lesquelles la maçonnerie spéculative existait en Irlande à la fin du 17ème siècle. La Grande Loge d’Irlande fut instaurée en 1730, et publia son Livre des Constitutions la même année. Cette Grande Loge délivra des patentes à nombre de Loges militaires des régiments britanniques pendant la période d’expansion coloniale. Beaucoup de ces premières Loges irlandaises et de celles rattachées aux régiments militaires conféraient dans cet ordre les degrés de Maçon de l’Arche Royale et de Grand Prêtre du Temple. En 1790, le Député Grand Secrétaire de cette Grande Loge écrivait : « Nous, Franc-Maçons d’Irlande, sommes une branche des Ancients Maçons d’York ». Les emblèmes de l’Arche Royale, le Lion, le Bœuf, l’Homme et l’Aigle étaient présents sur son blason héraldique. Aujourd’hui, la Grande Loge d’Irlande a encore quatre Loges sous sa charte attachées aux régiments militaires britanniques. Celles-ci ne confèrent plus que les degrés symboliques.

LA GRANDE LOGE D’ECOSSE (1736)

Bien que les Loges maçonniques d’Ecosse admirent des membres spéculatifs plus tôt que dans n’importe quelle région des îles britanniques, ce fut la dernière région britannique à constituer une Grande Loge. La Loge de Canongate-Kilwinning à Edinburgh est réputée avoir proposé la formation d’une Grande Loge en 1736. A cette époque, il existait plus de 100 Loges en Ecosse et beaucoup d’entre elles encore essentiellement composées de Maçons opératifs. La Grande Loge fut constituée en 1736 quand des délégués de 33 Loges s’assemblèrent pour cette occasion. Les Loges écossaises furent numérotées sur la base de preuves documentaires attestant leur ancienneté. En conséquence, des discussions sur l’ancienneté comparée de certaines d’entre elles ont persisté jusqu’à aujourd’hui.

LA GRANDE LOGE DES ANCIENTS - (1751)

L’intitulé officiel de cette Grande Loge fut « Le Grand Comité de la plus Ancienne et Honorable Fraternité des Maçons Libres et Acceptés conformément aux Anciennes Institutions ». Elle fut également connue sous l’intitulé de Grande Loge ATHOL du fait du Duc d’ATHOL qui en fut le Grand Maître pendant de nombreuses années. Après l’établissement de la Grande Loge de Londres en 1717, cette structure instaura nombre de pratiques qui modernisaient excessivement la confrérie selon l’opinion de nombreux Maçons. Il devint dans la pratique de ces Loges « modernes » d’exclure les travailleurs manuels parmi leurs membres pour recruter dans les sphères aristocratiques de la société. C’est pour cette raison que de nombreuses Loges d’Angleterre refusèrent de s’affilier sous son contrôle. Dans le même esprit, des Maçons irlandais réguliers résidant à Londres virent leur droit de visite rejeté dans les Loges d’aristocrates. C’est pourquoi en 1751 six Loges indépendantes de Londres formèrent ce qui devint « La plus Ancienne et Honorable Fraternité des Maçons Francs et Acceptés conformément aux Anciennes Institutions », ou « Grande Loge des Ancients ».

Le second Grand Secrétaire de cette Grande Loge fut Lawrence DERMOTT élu à cette charge en 1752, qui avait été fait Maçon à DUBLIN en 1740. On prête à DEMOTT la structuration et l’organisation administrative de cet Ordre, ainsi que la rédaction d’AHIMAN REZON en 1756, qui fut adopté comme constitution pour son gouvernement et ses Loges subordonnées. DERMOTT déclara dans Ahiman Rezon, que « je suis fermement convaincu que l’Arche Royale est la racine, le cœur et la moelle de la Franc-maçonnerie ». En complément des trois degrés de la Maçonnerie reconnus par les « Modernes » à cette époque, les « Ancients » considérèrent le degré de l’Arche Royale comme une part nécessaire de l’ancienne Maçonnerie de métier, et la placèrent sous leur contrôle. Les armes héraldiques de cette Grande Loge comportèrent à l’origine un symbolisme relevant de l’Arche Royale (voir page précédente). On évoquera plus complètement ce degré de l’Arche Royale plus loin, à la section correspondante de cet ouvrage. Il faudrait cependant indiquer ici que la communication de ce degré en Loge symbolique fut un point de discussion qui existe encore aujourd’hui. Au cours de la période s’étendant de 1760 à 1770 environ, la Grande Loge des Anciens fut dans la certitude erronée que la Grande Loge d’York s’était mise en sommeil, et il fut donc fait référence à plusieurs reprises à leur propre système comme étant celui de « l’Ancienne Maçonnerie d’York ». Du fait de ces prises de positions, nombre d’auteurs maçonniques créditèrent la Grande Loge à York de diverses activités, alors qu’en réalité, ces références auraient dû être créditées à la Grande Loge des Ancients. La grande Loge des Ancients a toujours prétendu qu’elle pratiquait « l’Ancienne Maçonnerie d’York », dérivant de l’organisation originelle mise en place par le Roi ATLESTAN à York en 926, et de ses développements ultérieurs dans la confrérie opérative. A ce titre, elle rejeta les développements modernes en conflit avec les « Anciens Devoirs » (Ancient Charges). C’est pour cette raison que les Loges et Grandes Loges qui se développèrent à partir de la Grande Loge des Ancients d’Angleterre ont été reconnues comme pratiquant « l’Ancienne Maçonnerie d’York ». Et c’est parce que les Loges des Ancients conféraient régulièrement les degrés de la Sainte Arche Royale et de Chevalier du Temple, que ces degrés achevèrent d’être assimilés à la Maçonnerie d’York et transposés dans les usages du Rite d’York aux Etats-Unis aujourd’hui.

LA GRANDE LOGE UNIE D’ANGLETERRE (1813)

Après une longue période de discussions, la Grande Loge des Ancients et celle des Modernes fusionnèrent pour devenir la « Grande Loge unie d’Angleterre » en 1813. Leurs représentants avaient différents points de vue quant à savoir si une place devait être faite ou non au degré de la Sainte Arche Royale dans la structure officielle de la Franc-maçonnerie. Certains délégués de la Grande Loge des Modernes plaidaient pour son omission, alors que les délégués des Ancients maintenaient qu’il devait être incorporé au système. Après de nombreux débats et arbitrages, la proclamation suivante fut insérée dans l’acte de l’union : « Il est déclaré et prononcé que la pure et antique Maçonnerie consiste en trois degrés, et pas davantage, soit celui d’Apprenti, de Compagnon du métier et de Maître Maçon, incluant l’Ordre Suprême de la Sainte Arche Royale ». Cette proclamation poursuivait ainsi : « Cet article ne prétend cependant pas empêcher aucune Loge ou Chapitre de tenir réunion dans les degrés des Ordres de Chevalerie, en conformité avec les constitutions desdits Ordres ». C’est ainsi qu’en 1813, en Angleterre, l’Arche Royale et les Ordres de Chevalerie furent confirmés comme ayant une connexion légale avec la structure maçonnique reconnue par la plus haute autorité, la Grande Loge Unie. Les armes héraldiques choisies par la Grande Loge Unie combinèrent les tours des Modernes et les bannières de l’Arche Royale des Ancients, soutenues par des chérubins modifiés et le Chef des Ancients.

Pendant que prenait forme la Franc-maçonnerie spéculative en Angleterre, des Loges se constituèrent dans les colonies américaines. La plus ancienne référence à un Loge s’étant réunie dans les colonies d’Amérique fut une Loge de Philadelphie en 1730. Il s’agissait d’une Loge sans patente. Sous les « Old Charges » en effet, les Francs-Maçons étaient autorisés à s’assembler, à former une Loge et à ouvrir les travaux sans patente ni charte. Si une telle Loge parvenait à une activité permanente, on la désignait alors sous le terme de « Loge de temps immémorial » et était considérée comme régulière. Benjamin FRANKLIN fit allusion à plusieurs Loges existant en Pennsylvanie en 1730. FRANKLIN devint Maçon l’année suivante dans une Loge se réunissant à la « Tun Tavern de Philadelphie ». (taverne du tonneau). William ALLEN en devint le V\M\de cette Loge en 1731 et déclara vouloir former une Grande Loge dans l’intention d’acquérir juridiction sur la Maçonnerie de la région environnante. Cette Loge n’eut pas d’existence effective et disparut en peu de temps. Les Francs-Maçons de Boston, Massachussetts, furent probablement aussi actifs que ceux de Philadelphie dans les premières années, bien qu’aucun compte rendu antérieur à 1733 n’ait survécu à ce jour. En 1733, Henry PRICE fut nommé Grand Maître Provincial de Nouvelle Angleterre par le Grand Maître d’Angleterre (Modernes). PRICE ouvrit les travaux de sa Grande Loge le 30 Juillet 1733 à Boston et consacra celle qui fut connue depuis lors sous l’appellation de « Première Loge ». Cette Loge devint la Saint John’s Lodge et est encore aujourd’hui en activité. Le Massachussetts revendique l’antériorité de l’établissement de la « Maçonnerie régulière » dans les colonies d’Amérique. Une délégation fut envoyée à Daniel COXE en Juin de l’année 1730 pour qu’il devienne Grand Maître Provincial de New York, de la Pennsylvanie et du New Jersey, mais il n’existe aucun enregistrement d’une quelconque activité maçonnique de sa part. James OGLETHORPE, fondateur et premier gouverneur de la colonie de Georgie était un supporter loyal de la Franc-maçonnerie, en grande partie pour son propre intérêt. «La Loge de Savannah, Georgia » fut consacrée le 10 février 1733. En 1777, elle changea de nom pour devenir la Solomon’s Lodge ». Des Grands Maîtres Provinciaux furent nommés dans diverses autres contrées au cours des cinquante années suivantes. A l’époque de la guerre d’indépendance, le Massachussetts, la Pennsylvanie et New York eurent Des Grandes Loges Provinciales à la fois sous les constitutions des Modernes et sous celle des Ancients. Ces Grands Maîtres Provinciaux donnèrent à l’occasion des patentes à des Loges d’autres lieux hors de toute juridiction maçonnique. De surcroît, nombre de « Loges de temps immémorial » se constituaient. Beaucoup d’entre elles étaient la conséquence des activités maçonniques de Loges militaires rattachées aux régiments britanniques stationnés dans ces colonies. Beaucoup de ces Loges militaires avaient reçu patentes de la Grande Loge d’Irlande et pratiquaient la Maçonnerie des Ancients. La nature aristocratique de la Grande Loge des Modernes en Angleterre s’était propagée dans les colonies, avec pour conséquence durant la guerre d’indépendance, qu’un grand nombre de ses membres étaient de sensibilité loyaliste. Durant les années de guerre, la plupart de ces loyalistes rentrèrent en Angleterre, conduisant ainsi à l’extinction et la disparition de nombreuses Loges de Modernes. Avec la fin de la guerre d’indépendance et la rupture des liens diplomatiques et politiques avec l’Angleterre, les Francs-Maçons américains, par désir et par nécessité, commencèrent à constituer leurs propres Grande Loges. George WASHINGTON fut approché en plusieurs occasions pour devenir Grand Maître des Etats-Unis. Il déclina l’offre, et les différents Etats s’orientèrent alors vers la constitution de leur propre Grande Loge. Ce fut un aboutissement difficile dans la mesure où les Loges particulières pratiquaient une diversité de rituels qui provenaient de différentes règles. Néanmoins, elles constituèrent treize Grandes Loges souveraines dans autant d’états. Lorsque de nouveaux Etats et territoires furent ajoutés, des Grandes Loges supplémentaires furent créées. A l’origine, la plupart de ces nouvelles Grandes Loges se réclamaient elles-mêmes des Ancients Maçons d’York, signifiant ainsi leur adhésion aux Lois et usages sous les Constitutions des Ancients, tandis que quelques autres se réclamaient plutôt du système des Modernes. C’est pourquoi aujourd’hui, les Grandes Loges des Etats-Unis utilisent les appellations de Maçons Ancients, Libres et Acceptés, Maçons Libres Ancients, ou Maçons Libres et Acceptés.

LES GRANDES LOGES AUX USA

Les Grandes Loges américaines sont souveraines et gouvernent la totalité de la Franc-maçonnerie symbolique sous leur juridiction. Leurs constitutions et Lois s’imposent à tous leurs membres affiliés à des structures qui doivent s’y soumettre. Dans la pratique, les droits et privilèges de ces Loges requérant pour leurs membres d’être Maîtres Maçons, ont été instaurés depuis nombres d’années. Les Lois, pratiques et usages, ainsi que les rituels varient dans des proportions assez significatives d’un Etat à l’autre. Toutefois, un Maître Maçon régulier se sentira chez lui lorsqu’il sera en visite quelle qu’en soit la juridiction. Dans le même esprit, le travail rituélique dans différentes Grandes Loges proviendra soit des Ancients, soit des Modernes, en conséquence des connaissances et de l’expérience passée de ses fondateurs. De nombreuses Grandes Loges furent à l’origine constituées sur les bases de l’Ancienne Maçonnerie d’York, ce qui apparaît dans leur intitulé. Que cela figure ou non dans leur intitulé, toutes les organisation américaines se considèrent elles-mêmes comme des « Plus Vénérables Grandes Loges » (Most worshipful), à l’exception de celle de Pennsylvanie, laquelle prétend adhérer aux « antiques traditions » et s’intitule elle-même « Très Vénérable » Grande Loge. (Right Worshipful). Il existe plusieurs variantes dans les titres des Officiers, bien qu’au niveau des charges les plus élevées, les appellations soient assez standardisées :

Plus Vénérable Grand Maître (Most worshipful Grand Master)

Très Vénérable Député Grand Maître (Right Worshipful Deputy Grand Master)

Très Vénérable Premier Grand Surveillant (Right Worshipful Senior Grand Warden)

Très Vénérable Deuxième Grand Surveillant (Right Worshipful Junior Grand Warden)

Très Vénérable Grand Trésorier (Right Worshipful Grand Treasurer)

Très Vénérable Grand Secrétaire (Right Worshipful Grand Secretary).

Ceux-ci sont normalement élus lors des Communications annuelles. Dans différents Etats, ces Officiers le sont pour deux ou trois ans. Les Officiers suivants sont élus ou nommés selon la Constitution propre à chaque Grande Loge :

Vénérable Premier Grand Diacre (Worshipful Senior Grand Deacon)

Venerable Second Grand Diacre (Worshipful Junior Grand Deacon)

Venerable Grand Maréchal (Worshipful Grand Marshal)

Venerable Grands Intend ants (2) – (Worshipful Grand Stewards)

Venerable Grand Tuileur (Worshipful Grand Tyler)

Venerable Grand Chaplain (Worshipful Grand Chaplain)

Venerable Grand Archiviste (Worshipful Grand Historian)

Vénérable Grand Conférencier (Worshipful Grand Lecturer)

Venerable Grand Orateur (Worshipful Grand Orator).

D’autres Officiers existent dans quelques Grandes Loges, tels que “Grand Porte Glaive” (Grand Sword Bearer) et “Grand Poursuivant” (Grand Pursuivant). Beaucoup de juridictions sont divisées en Districts, et un Député Grand Maître de District est nommé pour superviser les activités des Loges qui y sont rattachées.Au cours des dernières années, certaines Grandes Loges y ont ajouté l’office de « Education Chairman on the State, District et/ou Lodge » que l’on peut traduire par « Président de l’instruction de l’Etat, du District ou de Loge », et porte la Lumière de la connaissance comme insigne de cet office. Une conférence nationale des Grands Maîtres se tient chaque année pour coordonner les sujets d’intérêt commun. La confédération des Grandes Loges supervise et soutient de nombreux programmes nationaux d’importance. Parmi ceux-là, le bâtiment du « George Washington Masonic Memorial » à Alexandrie en Virginie, et la « Masonic Services Association » dont le siège est à Silver Spring au Maryland. Le « George Washington Masonic Memorial » est un édifice inspiré dédié aux principes de la Franc-Maçonnerie. De nombreux Ordres maçonniques affiliés en ont meublé et magnifiquement décoré les salles. Les visiteurs y sont les bienvenus. Cette organisation gère un fonds permanent utilisé pour entretenir de manière permanente cet édifice ; toutes les contributions sont les bienvenues. La « Masonic Services Association » prépare et édite « Short Talk » (Brèves), un bulletin mensuel destiné aux Frères, ainsi que d’autres articles et littérature maçonniques. Elle entretient également un programme de visites des Francs Maçons hospitalisés. Ce programme est bien établi et organisé par des Maçons bénévoles à travers tous les Etats-Unis.

LA LOGE SYMBOLIQUE (Bleue)

La Loge symbolique est le fondement et la pierre angulaire de la Franc-maçonnerie. Elle constitue la cellule locale qui a la responsabilité quotidienne de mettre en œuvre les programmes et politiques de la fraternité. La première mission d’une Loge est de faire des Maîtres Maçons. Cette activité va au-delà de la communication des degrés et procure une éducation maçonnique générale à tous ses membres. Ces Loges ont été surnommées « Loges bleues », car le bleu est l’emblème de la fraternité, caractéristique particulière de l’ancienne maçonnerie de métier. La couleur des bords du tablier, des colliers et autres décors de la Loge symbolique est bleue. La liste des Officiers de Loges diffère peu selon les juridictions, et celle qui suit est à peu près standard :

Vénérable Maître (Worshipful Master)

Premier Surveillant (Senior Warden)

Deuxième Surveillant (Junior Warden)

Trésorier (Treasurer)

Secrétaire (Secretary)

Premier Diacre (Senior Deacon)

Deuxième Diacre (Junior Deacon)

Intendants (2) - (Stewards)

Chapelain (Chaplain)

Tuileur (Tyler)

Certaines Loges nomment un Maréchal (Marshal) et un Organiste (Musician ou Organist)

LES DEGRES DE LA LOGE SYMBOLIQUE

Au cours des siècles où se bâtirent les cathédrales, il n’y avait que deux catégories d’ouvriers, les Apprentis et les Compagnons du métier. Un Maître était seul dans sa catégorie, et peu d’ouvriers atteignaient cette position. C’est la raison pour laquelle, quand les anciennes cérémonies d’avancement, quelles qu’elles fussent, devinrent les degrés de la franc-maçonnerie spéculative, après 1700, deux degrés seulement étaient pratiqués, celui d’Apprenti entré et de Compagnon du métier. Les Constitutions d’ANDERSON de 1723 se réfèrent à ces deux degrés seulement. Les rituels n’étaient pas consignés par écrit et les historiens maçonniques n’ont eu accès qu’à une partie des faits, issus des rares écrits publiés à cette époque. Il semblerait qu’initialement, les degrés consistaient seulement dans la communication d’attouchements et de mots de reconnaissance. Alors qu’il existait dans la confrérie pendant toute l’époque opérative, nombre de légendes bibliques ayant des applications pratiques et morales, les références disponibles indiquent qu’elles ne furent pas mises en œuvre lors de la transmission des degrés avant les environs de 1720. D’où ces usages prirent-ils naissance, on ne le sait pas, mais ils commencèrent ensuite à se répandre à travers les Loges en Angleterre. Ce n’est qu’à partir de 1725 que la Grande Loge des Modernes adopta un règlement permettant aux Loges de son obédience de « faire des Maîtres ». Avant cette époque, un Compagnon était considéré comme étant « un Maître dans son métier », et le Maître comme étant « Le Maître de la Compagnie ». Un degré de Maître Maçon fut promulgué. Le plus ancien compte-rendu existant, de la transmission d’un degré de Maître sous la charte d’une Loge remonte à 1732. L’édition de 1738 des Constitutions d’ANDERSON utilise le terme de Maître Maçon en nombre de circonstances où il était fait référence au Compagnon du Métier dans l’édition de 1723. A partir de ce moment, les trois degrés de la Loge symbolique évoluèrent vers notre actuel système. De plus, nombres de Loges sous différentes constitutions commencèrent à conférer les degrés de Maître de Marque, Maître installé, Arche Royale, ainsi que le degré de Chevalier du Temple. On en reparlera plus loin dans cet ouvrage aux chapitres correspondants. Les Loges symboliques aux Etats-Unis et en Angleterre confèrent aujourd’hui, comme en France, les degrés d’Apprenti Entré, de Compagnon du Métier et de Maître Maçon.

Le degré d’Apprenti Entré communique les principaux enseignements de la Franc-maçonnerie, qui sont l’Amour Fraternel, la Compassion et la Vérité. Ce sont les ingrédients nécessaires à une vie bien ordonnée et les fondations des leçons ultérieures en vue du développement moral et spirituel. L’Apprenti commence à utiliser les outils de travail qui lui apporteront la lumière spirituelle, morale et philosophique dans sa progression future.

Le degré de Compagnon du métier conduit le candidat au statut d’ouvrier accompli. Bien qu’il ne soit pas encore en possession des secrets et de la sagesse d’un Maître, il est le Compagnon du métier qui réalisa la majeure partie de la construction des anciennes cathédrales. Ce degré sollicite l’utilisation des cinq sens et développe l’esprit grâce à la mise en pratique des sciences et des arts libéraux. La Franc-maçonnerie est une science progressive.

Le degré de Maître Maçon tout en apportant une sagesse symbolique supplémentaire, invite le candidat à la recherche quotidienne de davantage de lumière et de sagesse. Ce degré révèle la sublime Vérité nécessaire à une vie bien construite et l’espérance en la vie éternelle dans « cette maison qui n’est pas faite de mains d’homme, éternelle dans les cieux ».

LE TABLIER MACONNIQUE

Les anciens membres de la confrérie portaient un tablier de cuir pour se protéger des éclats de la pierre qu’ils taillaient. Cet insigne distinctif fut adopté par la société spéculative comme étant l’emblème du Maçon. Vers la fin du 18ème siècle, il fut à la mode de peindre ou de broder des représentations sur la bavette et le tombant du tablier. Beaucoup d’entre eux sont très beaux, représentant des scènes artistiques à signification maçonnique. Parmi ceux qui nous restent de cette époque, on en trouve beaucoup qui intègrent des symboles relatifs à l’Arche Royale et aux Chevaliers du Temple. Des centaines de ces tabliers sont aujourd’hui présentés dans les musées maçonniques de par le monde. L’une des plus remarquables collections se trouve au musée de la Grande Loge d’Écosse à Édimbourg. Le tablier maçonnique que Madame de Lafayette broda en cadeau pour George WASHINGTON aux environs de 1780 révèle que celui-ci avait reçu le degré de Maître de Marque et sans doute aussi de l’Arche Royale. Ce tablier est visible au musée de la Grande Loge de Pennsylvanie à Philadelphie. Aujourd’hui, aux Etats-Unis, les membres portent des tabliers entièrement blancs, alors que ceux des Officiers et Passés Officiers sont bordés de bleu et chargés les insignes de leur rang.

LE SYMBOLISME MACONNIQUE

Au cours du développement de l’ancienne maçonnerie de métier, il devint évident que les arts et les sciences mis en œuvre par les ouvriers avaient des racines antiques. Nombre des légendes et allégories qui s’étaient introduites dans la science de la confrérie, bien que d’origines inconnues, attribuaient des valeurs morales et spirituelles à de nombreuses fonctions géométriques et aux outils de travail des compagnons. Les formules algébriques et géométriques, l’utilisation des outils de travail n’étaient pas complètement comprises par tous, car le Maître seul en possédait toute la connaissance. Les Apprentis allaient faire les courses, relevaient des mesures simples, et apprenaient éventuellement à donner à leur pierre les bonnes dimensions en utilisant le maillet à dégrossir. Les Compagnons taillaient alors la pierre pour lui donner la touche finale, de forme carrée à l’aide du fil à plomb, de l’équerre et du niveau. Une valeur morale était donnée à chaque outil. Ainsi, le maillet à dégrossir était destiné à assouplir le caractère, le fil à plomb incitait à la rectitude de conduite, l’équerre pour mettre ses actes d’équerre vis à vis des autres Compagnons, et il y en avait encore beaucoup d’autres. Avec ces enseignements moraux, chaque membre de la confrérie devait diriger sa vie aussi bien que son propre ouvrage. Le Regius relate l’enseignement moral de la corporation au cours de ces âges reculés. D’autres représentations morales et spirituelles sont révélées par les fonctions géométriques. L’un des exemples édifiant est celui du point à l’intérieur du cercle. L’un des outils indispensables au bâtisseur est l’équerre à angle de 90°, et à cette époque reculée, utiliser le principe du « point à l’intérieur du cercle » était la méthode la plus simple pour construire cette équerre. L’invention de ce principe est antérieure à l’histoire écrite et a existé dans tous les anciens mystères de l’Inde et de l’Egypte. L’utilisation de ce schéma était l’un des secrets du Maître. C’est ainsi qu’il était capable de vérifier l’exactitude des équerres de ses ouvriers, ou autrement dit, de tester les équerres. Si les outils de travail des ouvriers étaient testés régulièrement, il devenait impossible que leurs outils ou leur ouvrage divergent, de manière à ce qu’en fin d’ouvrage, les pierres et le bâtiment soient d’équerre, de niveau et alignés. Dans les anciens mystères, le cercle représentait le soleil et il était bordé par deux lignes parallèles perpendiculaires au cercle représentant les solstices. On lui donna une connotation spirituelle en plaçant le nom de Dieu au centre, avec les parallèles représentant la puissance et la sagesse de Dieu. La franc-maçonnerie a remplacé le nom de Dieu en ajoutant la Sainte Bible au-dessus du cercle, et les parallèles représentant les deux Saint-Jean, les Saints patrons de la Maçonnerie. Une autre analogie symbolique nous confronte aux mystères antiques, si nous nous souvenons que les deux lignes parallèles représentaient les solstices. Ces solstices sont ceux du Cancer et du Capricorne au-delà desquels le soleil arrête sa course. Les dates correspondant à ces solstices sont normalement, le 21 Juin et le 21 Décembre, ce qui coïncide à peu près avec les fêtes de nos saints patrons ; celle de Saint-Jean Baptiste le 24 Juin, et celle de Saint-Jean l’Évangéliste le 27 Décembre, tous deux représentés maçonniquement par les deux parallèles au cercle. Alors que de nombreux emblèmes ont été choisis par la fraternité pour symboliser les valeurs morales, et que ces moyens tirent leurs origines des superstitions des anciens mystères, la Franc-maçonnerie tente de libérer ses initiés de toute forme d’esclavage superstitieux et lui procure l’illumination morale pour sa conduite future. Il n’y a pas la place dans cet ouvrage pour explorer complètement tous les symboles qui apparaissent aux différents degrés de la Loge bleue. Dans les Constitutions américaines, l’autel occupe le centre des Loges maçonniques ; sur celui-ci, est posé le Livre Sacré ou la Loi Divine. Les outils de travail comme le compas, ouvert à 60°, le maillet à dégrossir, le fil à plomb, l’équerre, le niveau et la truelle, sont tous porteurs de significations morales pour les Frères. Tous les symboles utilisés par la fraternité ont une signification morale ou spirituelle. La valeur que place la fraternité en chacun de ces symboles est presque une évidence. L’interprétation de ces valeurs et leur mise en pratique dans la vie quotidienne de chaque Frère sont laissées à sa libre interprétation. Chaque individu, en fonction de ses références spirituelles, citoyennes ou éducatives, donnera des valeurs et des poids différents à chacun.

LES DEUX SAINTS JEAN

Les Loges Maçonniques sont dédiées à Saint-Jean le Baptiste et à Saint-Jean l’Évangéliste. Saint-Jean le Baptiste a été le patron de la Franc-maçonnerie depuis les tous premiers écrits de la confrérie. Il fut également le patron de nombreuses autres organisations qui eurent précocement de l‘influence dans la formation de la pensée maçonnique. Saint-Jean l’Évangéliste comme saint patron de la confrérie à une période plus récente, à partir du 16ème siècle, un peu avant l’organisation de la Maçonnerie moderne, comme nous le savons désormais. A l’époque médiévale de la maçonnerie opérative, Saint-Thomas était le saint patron des architectes et des bâtisseurs, et de ce fait, des maçons opératifs. Il était donc tout désigné pour parrainer notre maçonnerie moderne, mais il lui fut préféré les deux Saints Jean. Les attributs et enseignements des deux Saints Jean sont exemplaires pour l’enseignement et la pratique de la Maçonnerie. Saint Jean la Baptiste est bien connu pour son intégrité personnelle qui le conduisit dans l’adversité la plus redoutable à être fidèle aux commandements qu’il avait reçus de Dieu et de son compagnon. Alors qu’il continuait à pourfendre le vice y compris chez le Roi, il prêchait également le repentir et le besoin d’une vie vertueuse (Luc 3 : 2-14). Son adhésion à ses convictions lui coûta la vie. Saint Jean l’Évangéliste prêchait continuellement la culture de l’Amour Fraternel chez ses disciples et ses lecteurs. Le fil conducteur de son évangile et de ses épîtres est celui de la nécessité de l’amour fraternel. A lui seul parmi les disciples, il fut permis d’entrevoir plusieurs visions mystiques. Il est possible que cette lumière supplémentaire lui fût accessible dans la mesure où son esprit était en état de comprendre et d’utiliser cette lumière pour l’enrichissement de ses compagnons. Ce qu’il s’efforça de faire. Le premier épître de Jean est de l’enseignement maçonnique sous sa forme la plus pure. Bien que la nécessité de l’amour fraternel ait existé bien avant l’époque de Caïn et Abel, c’est seulement à partir de ce moment que cette exigence figure aussi clairement dans la Bible comme on le voit dans les enseignements de Jésus tels que détaillés par Saint Jean l’Évangéliste. Avec tous ces éléments à l’esprit, il est très facile de comprendre pourquoi les deux Saints Jean furent choisi pour symboliser l’enseignement et la pratique maçonnique. Il est également intéressant de considérer que jamais deux individus ne furent plus semblables dans leurs caractères et apparences personnelles, ce qui en soit dispense une remarquable leçon…

Source : Cl.Pe

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