Mercredi 13 juillet 2005

Le temps étant venu où Salomon devait élever un temple à la gloire du Grand Architecte de l'Univers, sur les plans tracés par une main céleste, qui avaient été remis à David son père, il fut aidé dans cette grande entreprise par Hiram, roi de Tyr. Ce prince lui fournit en abondance les matériaux les plus précieux et lui procura un grand nombre d’excellents ouvriers. Mais il lui fit un don bien plus estimable en lui envoyant Hiram Abif, Tyrien de nation, l’architecte le plus célèbre de l’Univers et l’ouvrier le plus habile dans tous les ouvrages de l’art.

Salomon étant doué de la plus haute sagesse reconnut tout le prix des talents et des Lumières d’Hiram ; il lui donna sa confiance, le chérit comme son père et l’établit chef principal de tous les ouvriers qui travaillaient à la construction du Temple.

Hiram Abif les sépara d’abord en trois classes pour leur donner à chacun une paie proportionnée à leur mérite et à leurs talents ; il donna à chaque classe des signes, attouchements et mots différents. Il appela les premiers ou les Apprentis à la colonne J pour y recevoir leur salaire et les Compagnons à la colonne B. Mais il introduisit les Maîtres dans la chambre du milieu pour y être récompensés selon leur grade. Un ordre si bien établi devait assurer la tranquillité de toutes les classes et l’autorité de leur chef. Mais l’orgueil, l’envie et la cupidité traînent à leur suite le désordre, la confusion et le crime.

Trois Compagnons perfides conçurent le détestable projet de forcer Hiram Abif à leur donner le mot de Maître pour s’en procurer la paie et de l’assassiner s’il le leur refusait. Dans ce dessein, ils se placeraient à trois différentes portes du temple à l’heure où, après que les ouvriers s’étaient retirés, Hiram avait coutume d’aller seul vérifier les travaux. Le Maître étant entré à son ordinaire par la porte d’occident et voulant ensuite se retirer par celle du midi, il y trouva un des Compagnons qui lui demanda arrogamment le mot de Maître avec menace de le tuer s’il le lui refusait ; et, sur le refus du Maître Hiram, ce scélérat lui donna un grand coup de marteau sur l’épaule gauche. Le Maître Hiram chercha son salut dans la fuite et, se présentant pour sortir par la porte du nord, il y trouva le second assassin qui lui fit la même demande avec la même menace et, sur son refus, ce monstre lui porta un grand coup de massue sur l’épaule droite, dont il fut presque terrassé. Cependant, il eut encore la force de se sauver vers la porte d’orient, mais il y trouva le troisième Compagnon qui, le voyant déjà affaibli par les coups qu’il avait reçus, lui demanda impérieusement le mot de Maître. Hiram ne put se dissimuler l’extrémité du danger où il se trouvait en le refusant, mais il préféra son devoir à la conservation de sa vie et le Compagnon, irrité d’éprouver le même refus et conduit par sa cupidité, lui porta un grand coup de maillet sur le front qui le fit tomber mort.

 Ces furieux, voyant le Maître Hiram mort, résolurent d’enterrer son cadavre, espérant que leur crime resterait inconnu ignoré, mais comme il était encore jour, ils le couchèrent d’abord sous un monceau de pierre et, la nuit étant survenue, ils le transportèrent sur un lieu élevé aux environs du temple, où ils l’enterrèrent. Le Roi Salomon, qui aimait tendrement le Maître Hiram, s’affligeait de son absence et, après que sept jours furent écoulés sans le voir reparaître, étant fort inquiet de son sort, il ordonna à neuf Maîtres d’en faire la recherche et de lui en rendre compte. Les neuf Maîtres se partagèrent en trois bandes, trois d’entre eux sortirent par la porte du midi, trois par celle du nord et enfin les trois autres prirent leur route par la porte d’orient, pour tenter de découvrir les traces du Maître Hiram. Ils le cherchèrent inutilement dans tous les environs du temple, mais trois d’entre eux, attirés par l’éclat d’une Lumière extraordinaire, se dirigèrent vers l’éminence où le cadavre avait été enterré. Là, accablés de fatigue et de lassitude, ils s’assirent. Mais, à l’instant, ils s’aperçurent que la terre avait été fraîchement remuée en cet endroit ; voulant en approfondir la cause, ils se mirent à fouiller et ils trouvèrent un cadavre qu’ils reconnurent à la lame d’or triangulaire dont il était encore décoré, pour être le corps de notre respectable Maître Hiram. Aussitôt, ils avertirent de leur découverte les deux autres bandes de Maîtres, en leur faisant signe de venir à eux et ceux-ci reconnurent également le corps du Maître Hiram. L’état où ils le trouvèrent leur fit voir aisément qu’il avait été assassiné et ils ne purent soupçonner de ce meurtre abominable que quelques méchants Compagnons qui auraient voulu lui arracher le mot de Maître pour en avoir la paie. Dans la crainte où ils furent qu’il n’eût été forcé de le leur dévoiler, ils projetèrent ensemble de ne plus employer l’ancien mot et d’y substituer la première parole qu’ils prononceraient entre eux en exhumant le cadavre d’Hiram. Après cet accord, ils plantèrent une branche d’épine nommée acacia pour reconnaître le lieu où il était et ils allèrent porter cette triste nouvelle à Salomon.

Le roi Salomon ayant appris la mort tragique du Maître Hiram fut extrêmement affligé de sa perte et, pour témoigner la vénération et la tendre amitié qu’il avait pour lui, il ordonna à tous les Maîtres d’aller exhumer son corps et de le transporter dans le temple ; et, ayant approuvé la résolution qui avait été prise de ne plus employer le mot de Maître, il fut convenu d’y substituer la première parole qu’ils prononceraient entre eux en déterrant le cadavre. Les Maîtres s’empressèrent tous d’exécuter les ordres de Salomon, mais les neuf Maîtres qui avaient été chargés de faire les premières recherches se hâtèrent de devancer leurs camarades et, étant arrivés les premiers sur l’éminence où ils avaient vu le cadavre du Maître Hiram, ils reconnurent facilement le lieu qu’ils avaient désigné par la branche acacia et se mirent en devoir de le déterrer. L’un d’eux le prit par le doigt index, mais la peau se détacha de l’os et lui resta dans la main ; un autre le prit par le doigt du milieu, mais la chair lui resta aussi dans la main ; enfin, un troisième essaya de l’enlever en le prenant par le poignet, mais comme aux deux premiers, la chair lui resta dans la main.

Alors il s’écria M... B..., ce qui signifie "le corps est corrompu" ou "la chair quitte les os" et il se mit en devoir d’exhumer le cadavre ; les neuf Maîtres se réunirent à lui pour l’enlever et ils le retirèrent en effet de la fosse, en présence de tous les autres Maîtres qui étaient survenus en cet endroit. Ils portèrent le corps du respectable Maître Hyram dans le temple avec une grande pompe, étant décorés des marques de leur grade, avec des gants blancs pour témoigner qu’ils étaient innocents du sang de leur Maître.

Le roi Salomon lui fit faire des obsèques magnifiques dans le temple et, pour récompenser le zèle et la fermeté de son architecte, il fit placer sur son tombeau la lame d’or triangulaire sur laquelle la parole des Maîtres était gravée et il en confia la garde à ses plus intimes favoris. Après les funérailles, tous les Maîtres se rangèrent en cercle pour exécuter leur projet de substituer un autre mot à la parole des Maîtres ; celui qui avait relevé le corps d’Hiram donna le mot M... B... à celui qui était sur sa droite pour le faire circuler jusqu’à ce qu’il fut connu de tous et ce mot est resté depuis aux Maîtres pour se reconnaître entre eux.

 

 

Par Rituel RER - Publié dans : fondements bibliques de la FM
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Mercredi 13 juillet 2005

Le Maçon que nous pleurons est celui qui nous éclairait dans nos travaux, qui nous consolait dans nos afflictions et qui soutenait notre courage dans les difficultés. Il a péri par le plus détestable des crimes.

Le sage Roi Salomon avait conçu le pieux dessein d'élever au GRAND ARCHITECTE DE L'UNIVERS un Temple, où seul il recevrait l'encens des hommes.

HIRAM, fils d'un tyrien et d'une femme d’Israël savant dans tous les arts et spécialement dans l'architecture et dans le travail des métaux, fut envoyé à Salomon par HIRAM, Roi de Tyr, pour conduire cette noble et vaste entreprise et diriger les ouvriers, dont il fut nommé le chef et le surintendant.

Pour régler d'aussi grands travaux, HIRAM divisa les nombreux ouvriers, qui furent mis sous ses ordres, en trois classes. Ceux de la première, sous le nom d'apprentis, étaient employés à abattre les bois sur le Mont Liban et à les équarrir; à arracher des carrières les pierres et les marbres et à les dégrossir. Ceux de la seconde classe, sous le nom de compagnons, étaient occupés à terminer les pièces ébauchées par les apprentis et à les mettre ensuite en place sous la direction des ouvriers de la troisième classe, que l'on nommait les maîtres. Ceux-ci prenaient immédiatement les ordres d'HIRAM dans un lieu secret que l'on nommait la Chambre du Milieu, qui plus tard devait être le sanctuaire du Temple. On raconte que les ouvriers employés à la construction du Temple étaient au nombre de cent quatre vingt trois mille six cent (183.600). On peut juger qu'il eut été difficile de les gouverner sans l'ordre établi par HIRAM. Chaque classe d'ouvriers avaient un signe et un mot secret, que l'ouvrier devait donner au trésorier pour recevoir son salaire; de sorte qu'aucun ne pouvait avoir que la paie qui était attribuée à sa classe. Les apprentis parvenaient à la classe des compagnons après un temps déterminé, lorsqu'ils avaient mérité cette récompense par leur zèle, leur intelligence et leur assiduité au travail. Les compagnons obtenaient par les mêmes moyens la faveur d'être élevés au rang des maîtres .

 

 

HIRAM avait heureusement conduit les travaux presqu'à leur perfection et bientôt l'édifice allait être achevé et consacré à sa destination. Mais le génie des ténèbres qui voyait, par cette oeuvre, son règne menacé, souleva toutes les passions pour tenter de ruiner ce bel ouvrage avant son achèvement et mettre le trouble parmi les ouvriers en les privant subitement de leur guide. Il souffla dans l'esprit des ouvriers des moindres classes le poison de l'envie et de la jalousie; il leur inspira le dégoût du travail; il fit naître en eux le désir présomptueux d'obtenir des salaires plus élevés, sans s'être donné la peine de les acquérir avec le temps, par l'étude et l'application. Il insinua plus particulièrement cet esprit de désordre parmi les compagnons, qui, déjà initiés aux premiers secrets de l'Art, se regardaient comme des victimes de l'injustice et de la partialité, parce qu'ils n'étaient pas rendus égaux aux maîtres. Cependant le respect qu'HIRAM savait inspirer par sa douceur, par ses vertus, par son impartialité, maintenait encore les esprits révoltés, et peut-être tout allait-il rentrer dans le devoir, lorsque trois d'entre les compagnons formèrent le projet d'arracher, de gré ou de force, le mot sacré des maîtres, pour s'introduire frauduleusement dans la Chambre du Milieu; ils se concertèrent sur les moyens de surprendre notre maître HIRAM s'il était possible.

Ils arrêtèrent qu'ils tenteraient par la menace d'intimider HIRAM, afin de lui arracher, par la crainte, ce qu'ils n'espéraient pas obtenir de sa libre volonté; mais soit qu'ils y parvinssent, soit qu'ils échouassent, ils étaient résolus à lui donner la mort, afin de se soustraire à la juste punition que devait attirer sur leur tête une si téméraire et si criminelle audace. Ils comptaient aussi dérober aux autres ouvriers la connaissance de la part qu'ils auraient prise au meurtre du Maître. Vaine prétention ! Les outils, dont ils devaient faire usage pour commettre ce crime, devaient aussi révéler la classe d'ouvriers à laquelle appartenaient ses auteurs ! Ayant ainsi combiné leur crime et pris leurs mesures, ils attendirent l'instant où, à la chute du jour, les ouvriers, ayant rempli leur tâche, auraient quitté l'atelier pour aller se livrer au repos; alors le Maître, qui demeurait toujours le dernier, se trouverait seul et à leur discrétion.   

Le Temple avait trois portes : I'une à l'orient, qui communiquait à la Chambre du Milieu et qui était réservée aux maîtres; une autre au Midi et la troisième à l'occident; celle-ci était l'entrée commune à tous les ouvriers; c'était aussi par là qu'HIRAM avait coutume de se retirer après avoir reconnu les travaux du jour. Les conspirateurs, au nombre de trois, se placèrent à chacune de ces portes, afin que si le maître échappait à l'un, il ne pût éviter les autres. Après quelques instants d'attente, HlRAM sortit de la Chambre du Milieu pour visiter les travaux, s'assurer, comme de coutume, que ses plans avaient été suivis et exécutés ..Le maître aperçoit un des conjurés, armé d'une règle pesante, embusqué près de là, et lui demande pourquoi il n'a pas suivi les autres ouvriers et ce qu'il veut de lui.

Le compagnon lui répond, avec audace : “Maître, il y a longtemps que vous me retenez dans les rangs inférieurs; je désire enfin de l'avancement; admettez-moi donc au rang des Maîtres”. - Je ne puis, dit HIRAM, avec sa bonté ordinaire, je ne puis à moi seul t'accorder cette faveur; il faut aussi le concours de mes Frères; lorsque tu auras complété ton temps et que tu seras suffisamment instruit, je me ferai un devoir de te proposer au conseil des maîtres.

 “Je suis assez instruit, et je ne veux pas vous quitter que je n'aie obtenu de vous le mot des maîtres ” objecte le Compagnon. “Insensé ! Ce n'est pas ainsi que je l'ai reçu, ni qu'il doit se demander ! Travaille, et tu seras récompensé !”, poursuit HIRAM. .Le compagnon insiste et va jusqu'à la menace. HIRAM, toujours bon, mais également ferme, lui répond avec douceur que c'est en vain qu'il espère obtenir, par ce moyen, la faveur qu’il sollicite. Il fait un mouvement de la main pour engager cet importun à se retirer; au même instant, le scélérat veut lui asséner sur la tête un violent coup de la règle qu'il tient dans la main. Cependant, le coup est détourné par le geste que fait HIRAM et la règle, tombant sur l'épaule droite du maître, cause un engourdissement qui le rend incapable de désarmer son adversaire.  

 

 

HIRAM s'avance alors précipitamment pour sortir par la porte du Midi.Mais il y est attendu par le second des conjurés, qui lui fait, d'une manière encore plus pressante, la demande du mot de maître. HIRAM, qui commence à entrevoir le danger qu'il court, surtout s'il est poursuivi par le premier compagnon, se hâte de gagner la porte de l'occident, en faisant le réponse qu'il avait déjà faite à la porte de l'orient. Cependant, il ne fuit pas assez promptement pour éviter un coup de pince que le misérable veut lui porter sur la tête, mais qui ne l'atteint que sur la nuque.

Tout étourdi de ce coup, le maître se dirige, en chancelant, vers la dernière issue du Temple, par où il espère s'échapper. Vain espoir t II est arrêté, de nouveau, par le troisième conjuré. La même demande lui est faite, qui se heurte au même refus.

“Plutôt la mort, que de trahir ainsi le secret qui m'a été confié !” A l'instant, le troisième Compagnon le frappe, au front, d'un grand coup de maillet qui le renverse sur le pavé... Ainsi périt l'homme juste, fidèle au devoir jusqu'à la mort.

Le Très Vénérable Maître

Mes Frères ! Depuis le fatal événement qui nous a privé du Maître, le monde est demeuré dans les ténèbres les plus épaisses; tous les travaux sont suspendus. Ne pourrions-nous donc rien entreprendre pour recouvrer la lumière ? Mais, qui ne serait découragé à l'aspect d'un si funeste sort ? Si l'homme d'une vertu si éminente à dû succomber, quel espoir aurions-nous d'être plus heureux ?lui seul, d'ailleurs, possédait le secret de l'oeuvre commencée; qui oserait se présenter pour lui succéder ?

Cependant, mes Frères, ne perdons pas courage ! Après avoir pleuré notre Maître, cherchons ses restes que les meurtriers ont sans doute cachés, afin de rendre à sa dépouille mortelle les honneurs qui lui sont dus. Peut-être recueillerons-nous quelques traces de sa science; la Lumière peut reparaître encore ! Voyagez, mes Frères, de l'occident à l'orient, du Septentrion au Midi, jusqu'à ce que vous ayez découvert le lieu sacré où les indignes scélérats ont pu déposer le corps de notre Respectable Maître ! Les Vénérables Maître Expert et Maître des Cérémonies, suivis de sept Vénérables Maîtres, font par trois fois, dextrorsum, le tour de la Loge. Il s'arrêtent ensuite, de manière que l'Expert se trouve près de la branche d'acacia.

Le second Surveillant (de son plateau)

Cet arbre funéraire, cet acacia, annonce une sépulture. Il n'y a pas longtemps qu'il est planté; peut-être ombrage-t-il le tombeau de notre Respectable Maître HIRAM...

Le premier Surveillant (de son plateau)

Oui ! Il est dit que la Connaissance repose à l'ombre de l'acacia ! Ce lieu désert me porte à croire que ce pourrait être, en effet, le tombeau de notre Maître. Mais, que vois-je? Une équerre et un compas qui paraissent y avoir été placés à dessein, ne me laissent plus aucun doute ! Gardons-nous donc de toucher à cette terre jusqu'à ce que nous ayons averti le Maître ! Que trois Frères demeurent ici, tandis que nous l allons rendre compte de notre découverte. En voyageant vers l'orient nous avons aperçu, à la lueur du crépuscule, un acacia qui ombrageait un tombeau dont la terre paraissait encore fraîche; une équerre et un compas, placés par-dessus, nous ont fait penser que c'est là que repose notre Maître HIRAM; mais nous n'avons osé troubler le repos de sa dépouille et nous nous hâtons de vous informer de cette découverte, afin que vous veniez avec nous reconnaître si nos conjectures sont fondées. Trois de nos Frères sont demeurés pour la garde de ce lieu respectable….

 

Par rituel REAA - Publié dans : fondements bibliques de la FM
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Mardi 12 juillet 2005

Que les supérieurs gardent et retiennent entre leurs mains, avec soin, ces instructions particulières et qu'ils les communiquent seulement à quelque peu de profès ; instruisant de quelques-unes les non-profès, lorsque l'avantage de la Société le demandera, et cela sous le sceau du silence et non comme si elles avaient été écrites par un autre, mais prises de la propre expérience de celui qui les dit. Comme plusieurs des Profès sont instruits de ces secrets, la Société a réglé depuis son commencement que ceux qui les sauraient ne puissent se mettre dans aucun des autres ordres, excepté dans celui des Chartreux, à cause de la retraite on ils vivent et du silence inviolable qu'ils gardent, ce que le Saint-Siège a confirmé.

Il faut bien prendre garde que ces avertissements ne tombent entre les mains des étrangers, parce qu'ils leur donneraient un sens sinistre, par envie pour notre ordre. Que si cela arrive (ce qu'à Dieu ne plaise!) que l'on nie que ce soient là les sentiments de la Société, en le faisant assurer par ceux que l'on sait de certitude l'ignorer, et en leur opposant nos instructions générales et nos règles ou imprimées ou écrites.

Que les supérieurs recherchent toujours avec soin et avec prudence si quelqu'un des nôtres n'a point découvert à quelque étranger ces instructions; car personne ne les copiera ni pour soi ni pour un autre, ni ne souffrira qu'on les copie, que par le consentement du général ou du provincial, et si l'on doute si quelqu'un est capable de garder de si grands secrets, qu'on lui dise le contraire et qu'on le renvoie.

   De quelle manière
la Société doit se conduire
lorsqu’ elle commence quelque Fondation.

 

Qu'ils se souviennent tous de demander modestement et religieusement le moyen d'exercer les ministères de la Société et qu'ils tâchent de gagner la bienveillance principalement des ecclésiastiques et des séculiers de l'autorité desquels on a besoin.

  De quelle manière les pères de la Société
pourront acquérir et conserver la familiarité
des Princes des Grands et des personnes les plus considérables.

Comme l'expérience enseigne que les princes et les grands seigneurs sont principalement affectionnés aux personnes ecclésiastiques, lorsque celles-ci dissimulent leurs actions odieuses, et qu'elles les interprètent favorablement, comme on le remarque dans les mariages qu'ils contractent avec leurs parentes ou alliées, ou en de semblables choses, il faut encourager ceux qui les font, en leur faisant espérer d'obtenir facilement, par le moyen des nôtres, des dispenses du pape, qu'il accordera si on lui explique les raisons; si l'on produit des exemples semblables, et si l'on expose les sentiments qui les favorisent, sous prétexte du bien commun et de la plus grande gloire de Dieu, ce qui est le but de 1a Société.

Il faut faire de même, si le prince entreprend quelque chose qui ne soit pas également agréable à tous les grands seigneurs; il faut l'encourager et le pousser, et porter les autres à s'accorder avec le prince et à ne pas le contredire; mais, en général sans descendre jamais à aucune particularité, de peur que, si l'affaire échouait, on ne l'imputât à la Société; et enfin que, si cette action est désapprouvée, on produise des avertissements contraires qui la mettent hors de cause, et que l'on emploie l'autorité de quelques pères, à qui l'on soit assuré que ces instructions sont inconnues, et qui puissent affirmer par serment que l'on calomnie la Société, à l'égard de ce qu'on lui impute.

Pour s'emparer de l'esprit des princes, il sera utile que les nôtres s'insinuent adroitement, et, par quelques tierces personnes, pour faire pour eux des ambassades honorables et favorables chez les autres princes et rois, mais surtout chez le pape et les plus grands monarques. Par cette occasion, ils pourront se recommander, et avec eux la Société; c'est pourquoi il ne faudra destiner à cet office que des personnes fort zélées et fort versées dans notre institut.

Il faut gagner surtout les favoris des princes et leurs domestiques, par de petits présents et par divers offices de piété, afin qu'ils instruisent fidèlement les nôtres de l'humeur et de l'inclination des princes et des grands; et, ainsi la Société pourra facilement s'y accommoder.

L'expérience nous a appris combien il a été utile à la Société de .:e mêler des mariages de la maison d'Autriche et de ceux qui se sont faits en d'autres royaumes, en France, en Pologne, etc., et en divers duchés. C'est pourquoi il faut proposer prudemment des partis choisis, qui soient les amis et familiers des parents et des amis des nôtres.

On gagnera facilement les princesses par leurs femmes de chambre, et pour cela, il faut entretenir leur amitié, car, par là, on aura entrée partout, et même dans les choses les plus secrètes des familles.

Dans la direction de la conscience des grands seigneurs, nos confesseurs suivront le sentiment des auteurs qui .font la conscience plus libre contre le sentiment des, autres religieux, afin que, abandonnant ceux-ci, ils veuillent entièrement dépendre de notre direction et de nos conseils.

Il faut aussi insinuer habilement et prudemment le, pouvoir très ample que possède la Société d'absoudre même des cas réservés, en comparaison des autres pasteurs et religieux, et, de plus, de dispenser, à l'égard des jeûnes, des dettes que l'on a à rendre ou à exiger, des empêchements des mariages et autres choses connues; ce qui fera que beaucoup de gens auront recours à nous et seront nos obligés.

Il faut les inviter aux sermons, aux confréries, aux harangues, aux déclamations, etc.; les honorer par des vers, par des thèses, et, s'il le faut, leur donner même des repas et les saluer en diverses manières.

Il faudra s'attirer le soin de réconcilier les grands dans les inimitiés et dissensions qu'il y aura entre eux; car, par là, nous entrerons peu à peu dans le commerce de ceux qui leur sont familiers, dans la connaissance de leurs secrets, et nous obligerons l'une ou l'autre des parties.

Si quelqu'un qui n'aime pas notre Société se trouve au service de quelque monarque ou de quelque prince, il faut travailler ou par nous-mêmes, ou plutôt par d'autres, à le rendre ami et familier à la Société par des promesses, par des faveurs, et par des avancements qu'on lui procurera de la part du monarque ou du prince.

Que tous se gardent de recommander auprès de qui que ce soit, ou d'avancer ceux qui sont sortis de quelque manière que ce soit de notre Société, et principalement ceux qui ont voulu sortir de leur propre mouvement, parce que, quoi qu'ils dissimulent, ils ont toujours une haine irréconciliable pour la Société.

Enfin, que chacun se préoccupe de gagner la faveur des princes, des grands et des magistrats de chaque lieu, afin, lorsque l'occasion se présentera, d'agir vigoureusement et fidèlement pour nous, même contre leurs parents, alliés et amis.

  Comment la Société doit se conduire
à l’égard de ceux qui sont de grande Autorité dans l’État
et qui, sans être riche, peuvent néanmoins rendre d’autres services.

Outre ce qu'on vient de dire, et tout cela peut s'appliquer aux grands, il faut encore s'attirer leur faveur contre nos ennemis.

Il faut se servir de leur autorité, de leur prudence et de leur conseil pour mépriser les biens et pour acquérir divers emplois qui puissent être exercés par la Société, en se .servant, tacitement et en secret, de leurs noms, dans l'acquisition des biens temporels, si l'on croit que l'on puisse assez s'y fier.

Il faut se servir d'eux pour adoucir les personnes viles, et la populace contraire à notre Société.

Il faudra exiger ce que l'on pourra des évêques, des prélats et autres supérieurs ecclésiastiques, selon la diversité des raisons, et le penchant qu'ils auront pour nous.

Quelquefois ce sera assez d'engager les prélats et les curés à faire en sorte que ceux qui leur sont soumis laient du respect pour la, Société, et qu'ils n'empêchent point nos fonctions dans d'autres lieux, où ils ont plus de puissance, comme en Allemagne, en Pologne, etc. Il leur faudra rendre de grands respects, afin que, par leur autorité et par celle des princes, les monastères, les paroisses, les prieurés, les patronats, les fondations de messes, les lieux consacrés, puissent tomber entre nos ,mains ; car nous les pourrons facilement obtenir, là où les catholiques sont mêlés avec les schismatiques et les hérétiques. Il faut remontrer à ces prélats l'utilité et le grand mérite de semblables changements, qu'on ne peut pas attendre des prêtres, des séculiers et des moines : s'ils les font il faut louer publiquement leur zèle, même par écrit, et rendre éternelle la mémoire de leur action.

A cette fin, il faut tâcher que ces prélats se servent des nôtre, soit pour les confessions, soit pour les conseils ; que s'ils aspirent à de plus hauts degrés dans la cour de Rome, il les faudra aider de toutes nos forces et par nos amis qui peuvent y contribuer en quelque chose.

Que les nôtres s'attachent, auprès des évêques et des princes, lorsqu'ils fondent des collèges et des églises paroissiales, à ce que la Société ait le pouvoir d'y mettre des vicaires ayant cure d'âmes, et crue le Supérieur dit lieu, en ce temps-là, en vit le curé, afin que tout le gouvernement de cette église soit à nous, et que les paroissiens soient, tous soumis à notre Société en sorte que l'on puisse obtenir tout d'eux.

Là où ceux des académies nous sont hostiles, là où les catholiques ou les hérétiques empêchent les fondations, il faut agir par les prélats et occuper les premières chaires, car ;ainsi il arrivera que la Société fera connaître, au moins par occasion, ses nécessités et ses besoins.

Il faudra, surtout, obliger les prélats de l'Église, quand il s'agira de la bénédiction ou de la canonisation des nôtres, et il faudra, en toutes manières, obtenir des lettres des grands seigneurs et des princes par lesquelles l'affaire soit avancée auprès du siège apostolique.

S'il arrive que les prélats ou les grands seigneurs fassent une ambassade, il faudra bien prendre garde qu'ils ne se servent d'autres religieux qui sont en rivalité avec nous, de peur qu'ils ne fassent passer cette passion dans leur esprit, et qu'ils ne la portent dans les provinces et dans lies villes où nous demeurons ; que si ces ambassadeurs passent dans les provinces et dans les villes où la Société a des collèges il faut les recevoir avec beaucoup d'honneurs et d'affection, et les traiter aussi bien due la modestie religieuse le permettra.

 Ce qu’on doit recommander
aux prédicateurs et aux confesseurs des Grands.

Que les nôtres dirigent les princes et les hommes illustres de façon à ce qu'ils paraissent seulement tendre à la plus grande gloire de Dieu , et à une telle austérité de conscience que les princes mêmes voudront bien accorder ; car leur direction nie doit pas regarder d'abord, mais insensiblement le gouvernement extérieur et politique.

C'est pourquoi il importe de les avertir souvent que la distribution des honneurs et des dignités, dans l'État, regarde la justice; et que les princes offensent directement Dieu, lorsqu'ils n'y ont point d'égard, et qu'ils agissent par passion ; qu'ils protestent sauvent et sérieusement qu'ils ne veulent point se mêler de l'administration de l'État, mais qu'ils parlent malgré eux, par raison de leur devoir. Quand les princes auront bien compris cela, qu'on leur explique quelles vertus doivent avoir ceux que l'on choisit pour les dignités et pour les charges publiques et principales, et qu'on leur nomme et recommande enfin les amis sincères de la Société. Cela, néanmoins, ne doit pas se flaire immédiatement par les nôtres, mais se pourra faire de meilleure grâce par ceux qui sont familiers avec le prince, à moins qu'il ne force les nôtres de le faire.

C'est pourquoi les confesseurs et les prédicateurs de notre Société seront informés, par des amis, de ceux qui sont propres à quelque charge que ce soit, et surtout qui sont libéraux envers la Société ; qu'ils aient leurs noms, et qu'ils les insinuent, en leur temps, aux princes avec adresse, ou par eux-mêmes ou par d'autres.

Que les confesseurs et les prédicateurs se souviennent de traiter les princes avec douceur, et, en les caressant, ne les choquer ni dans les sermons, ni dans les entretiens particuliers, d'écarter d'eux toutes sortes de craintes, et dé les exhorter principalement à la foi, à l'espérance et à la justice politique.

Qu'ils ne reçoivent presque jamais de petits présents poux leur usage particulier ; mais qu'ils recommandent la nécessité publique de la province ou du collège ; qu'ils soient content à la maison d'une chambre ,meublée simplement, qu'ils ne s'habillent pas trop proprement et qu'ils aillent promptement aider et consoler les plus humbles personnes du palais, de peur qu'on ne croie qu'ils ne sont prêts à servir que les grands seigneurs.

Aussitôt après la mort des officiers, qu'ils aient soin de parler de bonne heure de leur substituer quelques amis de la Société, et qu'ils évitent le soupçon d'arracher le gouvernement des mains du prince. C'est pourquoi, comme on l'a déjà dit, qu'ils ne s'en mêlent pas directement, mais qu'ils y emploient des .amis fidèles et puissants, qui puissent soutenir la haine s'il arrive qu'il y en ait.

 Comment il faut se conduire à l’égard des religieux
qui remplissent dans l’Église les mêmes fonctions que nous.

Il faut supporter avec courage cette espèce de gens et faire entendre à propos aux princes et à ceux qui ont quelque autorité et qui sont en quelque sorte attachés à nous, que notre Société renferme la perfection de tous les ordres, excepté le chant et l'austérité extérieure dans la manière de vivre et dans les habits ; et que si les autres religieux excellent en quelque chose la Société brille d'une manière plus éminente dans l'Église, de Dieu.

Que l'on cherche et que l'on remarque les défauts des autres religieux, et après les avoir découverts et publiés avec prudence, et comme en les déplorant, à nos fidèles amis, que l'on montre qu'ils ne s'acquittent pas si heureusement des fonctions qui nous sont communes avec eux.

Il faut s'opposer avec plus d'efforts à ceux qui veulent établir des écoles pour enseigner la jeunesse dans les lieux où les nôtres enseignent avec honneur et avec profit ; que l'on fasse comprendre aux princes et eaux magistrats que ces gens causeront du trouble et des séditions dans l'État, si on ne les empêche,, et que les brouilleries commenceront par les enfants qui seront instruits diversement, et qu'enfin la Société suffit pour instruire la jeunesse ; si ces religieux ont obtenu des lettres du pape, ou s'ils ont pour eux la recommandation des cardinaux, que les nôtres agissent contre eux par les princes et par les grands qui informeront le pape des mérites de la Société et de la suffisance pour instruire la jeunesse en paix ; qu'ils tâchent d'avoir et qu'ils produisent des témoignages des magistrats, touchant leur bonne conduite et leur bonne instruction.

Cependant, que les nôtres s'efforcent de donner des marques particulières de vertu et d'érudition, en exerçant les écoliers dans les études, et par d'autres jeux scolastiques, propres à attirer l'applaudissement, et représentés devant les grands, les magistrats et le peuple.

 

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Mardi 12 juillet 2005

LES DOUZE REGLES POUR LE COMBAT SPIRITUEL

 I. - Si l'homme trouve dure la route de la vertu, parce que sans cesse il nous faut lutter contre la chair, le diable et le monde, qu'il se souvienne que quelque vie qu'il ait choisie, fut-elle selon le monde, beaucoup d'adversité, de tristesses, de désagréments, de travail s'y rencontreraient.

 II. - Qu'il se souvienne que, dans les choses du monde, plus longtemps on combat, plus péniblement un travail succède à un autre travail, avec, au bout, le châtiment éternel.

 III. - Qu'il se souvienne qu'il est insensé de croire qu'on puisse parvenir au ciel autrement que par une lutte de ce genre, de même que notre chef, le Christ, n'est monté au ciel que par la Croix ; la condition du serviteur peut-elle être meilleure que celle du Maître ?

IV. - Qu'il se souvienne que non seulement il faudrait supporter ce combat, mais le désirer, même s'il ne nous arrivait aucune récompense, seulement pour se conformer à la doctrine du Christ notre Dieu et Seigneur. Chaque fois qu'en résistant à l'un quelconque de tes sens tu te fais violence, pense à la partie de la Croix du Christ à laquelle tu te rends ainsi conforme. Quand, résistant à ton ventre, tu mortifies le goût, rappelle-toi sa boisson de fiel et de vinaigre ; quand tu retires ta main du rapt de quelque chose qui te plaît, pense à ses mains fixées pour toi sur le bois de la croix ; et si tu résistes à l'orgueil, rappelle-toi celui qui, alors qu'il avait la forme d'un Dieu, a accepté pour toi la forme d'un esclave et a été humilié jusqu'à mourir sur la croix, et quand tu es tenté par la colère, souviens-toi que lui qui était Dieu, et le plus juste de tous les hommes, se voyant malgré cela raillé, insulté, flagellé, couvert de toutes sortes d'opprobres comme un voleur, mélangé avec des brigands, n'a cependant donné aucun signe de colère ou d'indignation, mais supportant tout très patiemment, répondait à tous avec la plus grande douceur, et ainsi, en suivant tout point par point, tu ne trouveras aucune souffrance qui, par un certain côté ne te rende conforme au Christ.

V. - Mais ne te fie pas à ces douze armes pas plus qu'à aucun moyen humain ; confie-toi en la seule vertu de Jésus-Christ qui a dit : " Prenez confiance, j'ai vaincu le monde " et ailleurs : " Le prince de ce monde est jeté dehors " ; aussi fions nous à sa seule force pour vaincre le monde et dompter le diable ; et pour cela, nous devons toujours demander son secours par la prière et le secours de ses saints.

VI. - Souviens-toi quand tu as vaincu une tentation, que toujours une autre va venir, car le diable rôde toujours autour de nous, cherchant à nous dévorer. C'est pourquoi il faut toujours se tenir dans la crainte et dire avec le prophète : " je me tiendrai sur mes gardes. "

VII - Non seulement il ne faut pas être vaincu par le diable, mais il faut toi-même le vaincre, et cela se fait quand non seulement tu ne pèches pas, mais que, dans ce qui t'avait tenté, tu trouves l'occasion d'un bien ; de même, si quelque bonne, action t'est procurée, pour que tu te laisses aller à ce sujet à une vaine gloire, pense aussitôt que ce n'est pas ton oeuvre, mais un bienfait de Dieu ; humilie-toi, et songe à être plus reconnaissant envers Dieu de ses bienfaits.

VIII. - Quand tu combats, combats comme sûr de la victoire, et devant avoir enfin une paix perpétuelle, car Dieu t'accordera peut-être cette grâce que le diable, confus, de ta victoire, ne reviendra pas ; quand tu as vaincu, comporte-toi comme si tu allais encore combattre, comme si tu combattais encore. Souviens-toi toujours de ta victoire, et, dans la victoire, souviens-toi du combat.

IX. - Quoi que tu te sentes bien gardé et fortifié, fuis cependant toujours les occasions de pécher ; le Sage a dit : " Qui aime le danger y périra ".

 X. - Dans les tentations, cours toujours au principe et précipite les enfants de Babylone sur la pierre ; la pierre, c'est le Christ ; car le remède est toujours préparé tardivement, etc.

XI. - Souviens-toi que même dans le moment du combat, c'est une ruse de la tentation de montrer la bataille : et, cependant, il est bien plus doux de vaincre la tentation que d'aller au péché où la tentation t'appelle. Et, en cela, beaucoup sont trompés ; car ils ne comparent pas la douceur de la victoire à la douceur du péché, mais le combat au plaisir : et cependant l'homme, qui mille fois a fait l'expérience de ce qu'était céder à la tentation, devrait bien, une fois du moins expérimenter ce qu'est amère ta tentation.

XII. - En outre, parce que tu es tenté, ne te crois pas abandonné de Dieu ou peu agréable à Dieu, ou peu juste et imparfait. Souviens-toi qu'après que Paul eut vu la divine essence, il subît les tentations de la chair que Dieu permit qu'on lui envoyât, pour lui éviter celles de l'orgueil. Et en cela l'homme doit remarquer que Paul, qui fut un vase d'élection et fut ,enlevé jusquíau troisième ciel, était cependant en danger de s'enorgueillir de ses vertus comme il le dit lui-même : " Pour que la grandeur des révélations ne me fut pas un danger, on m'a donné l'aiguillon de la chair qui me souffletât ". Ainsi, de toutes les tentations, celle de l'orgueil est-elle celle dont l'homme doit le plus se défier, car l'orgueil est la racine de tous les maux : le seul remède contre elle est de songer sans cesse que Dieu s'est humilié pour nous jusqu'à la croix et que la mort, malgré nous, nous humiliera jusqu'à faire de nous la nourriture des vers.

Les douze armes du combat spirituel que l'homme doit avoir sous la main au moment où le péché l'attire :

1. Le plaisir est court et faible.

2. Il a pour compagnon : le dégoût, le remords.

3. C'est la perte d'un plus grand bien.

4. La vie est un rêve, une illusion.

5. La mort est là, venant à l'improviste.

6. La crainte de l'impénitence.

 7. La récompense est éternelle ; le châtiment.

 8. Dignité et destination de l'homme.

 9. Paix de l'âme pure.

 10. Bienfaits de Dieu.

 11. La Croix du Christ.

 12. Le témoignage des martyrs, l'exemple des saints.

Les douze conditions de celui qui aime :

 1. Aimer une seule personne, tout dédaigner pour elle.

 2. Estimer malheureux l'amant séparé de celle qu'il aime.

 3. Tout souffrir, même la mort pour être avec elle.

 4. Prier qu'on lui plaise.

 5. Etre toujours avec elle, au moins en pensée, si matériellement c'est impossible.

 6. Aimer tout ce qui lui touche de près : ses amis, sa maison, ses habits, ses portraits.

 7. Désirer entendre ses louanges, ne pouvoir supporter un mot offensant à son égard.

 8. Croire d'elle les plus grandes merveilles, souhaiter aussi que tous les croient.

 9. Désirer souffrir pour elle et trouver du plaisir à cette souffrance.

 10. Pleurer souvent à son sujet, de douleur en son absence, de joie en sa présence.

 11. Toujours languir, toujours brûler de désir pour elle.

 12. Servir, sans arrière-pensée de payement ou de, récompense

 

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Mardi 12 juillet 2005

« Je promets et déclare de surcroît que je ferai, dès que l'opportunité se présentera, une guerre implacable, secrètement ou ouvertement, contre tous les hérétiques, protestants ou libéraux, comme je suis dirigé pour le faire, de les extirper et les exterminer de la face de la terre entière, et que je n'épargnerai personne quel que soit son âge, son sexe ou sa condition, que je pendrai, brûlerai, ferai dépérir, abîmerai, écorcherai, étranglerai, et enterrerai vivant ces infâmes hérétiques ; que j'arracherai les ventres et les matrices de leurs femmes, écraserai les têtes de leurs enfants contre les murs, afin d'annihiler à tout jamais leur exécrable race.

Que au cas où cela ne pourrait pas être fait ouvertement, j'utiliserai secrètement le récipient empoisonné, la corde à étrangler, le fer du poignard ou le plomb de la balle, sans égard pour le rang, l'honneur, la dignité ou l'autorité d'une ou des personnes, quelle que puisse être leur condition de vie, publique ou privée, puisque je puis être sommé de le faire par n'importe quel agent du Pape, ou par un supérieur de la Fraternité de la Sainte Foi, de la Société de Jésus.

En confirmation duquel, je dédie par la présente mon existence, mon âme et tous mes pouvoirs corporels, et qu'avec cette dague que je reçois maintenant, je signe de mon nom écrit de mon propre sang, pour attestation ; et s'il est avéré que je manque par fausseté ou faiblesse dans ma détermination, que mes frères et soldats de la Milice du Pape me tranchent les mains et les pieds, et la gorge d'une oreille à l'autre, que mon ventre soit ouvert et qu'on y brûle du soufre, avec toutes les punitions qui puissent m'être infligées sur terre, et que mon âme soit torturée par les démons dans un enfer éternel ».

 

 

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Mardi 5 juillet 2005
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Mardi 5 juillet 2005
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Lundi 4 juillet 2005

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Lundi 4 juillet 2005

GMP : « Très Digne Grand Surveillant Supérieur. Je te prie de me dire, parce que je suis perdu, es-tu un Chevalier de laRose-Croix? »

GSS : « Je suis régulièrement fait Chevalier Rosicrucien pour accomplir ce qui est juste éviter de faire le mal dont je n’aurai jamais peur. »

GSS : « Dans une Loge complète, tous des Chevaliers de renom et par un Grand Maître de renom également. »

GMP : « Comment t’es-tu procuré cet honneur ? Dis-moi, avec ton Caractère et nom. »

GSS : « De mon propre désir avancé, je fus incarcéré dans la Tour ; relâché par un juste essai et en payant les frais de passage, puis élevé au Pouvoir ; fais Conseiller, Rang d’un grand honneur et je suis depuis fais Chevalier pour mes loyaux services. Mon propre nom et Caractère auquel est adjoint ‘Monsieur’ est…tel que vous pourrez le trouver dans les registres. »

GMP : « Quel nombre atteindre pour former une Loge de Chevalerie complète ? »

GSS : « Le nombre trois est suffisant, bien que souvent ce soit beaucoup plus. »

GMP : « Pourquoi est-il Dit que trois soit suffisant ? Dis-le moi et dis-moi la vérité. »

GSS : « Parce qu’il y a un Dieu juste au Ciel que nous appelons Père ; Son seul Fils, notre Sauveur, le Christ qui souffrit pour nous tous ; le Saint-Esprit le Consolateur ; Grands et puissants Trois, pourtant Trois en Un avec qui nous espérons être Eternellement. » 

GMP : « Qui était ton Présentateur, ami, quand tu t’es présenté pour la Chevalerie ? »

GSS : « Le Grand Garde me mena à l’Entrée, il frappa : j’ai de suite été admis, reçu entre les Grands Surveillants qui me menèrent par la main jusqu’à mon arrivée devant le Grand Maître qui me demanda mon Caractère et nom, et me fit agenouiller à ses pieds. »

GMP : « Qu’as-tu répété ici et là ? »

GSS : « J’ai pris un Engagement solennel et j’ai fait très volontairement un serment. »

GMP : « Quelles autres cérémonies furent utilisées quand tu fus présenté pour la Chevalerie ? »

GSS : « Avec mes genoux pliés, j’étais placé là, avec l’Epée dans ma main droite et la Truelle dans ma main gauche, pendant que les Chevaliers m’encerclaient. Ensuite, on passa la Bannière de façon solennelle trois fois au-dessus de ma tête ; j’ai également reçu trois touches d’Epée sur mon dos ; relevé enfin, il m’a été donné  un Signe et une Marque chacun formant une Croix complète ; j’ai également reçu un Mot une fois sur mes pieds. »

 GMP : « Tu me montreras le Signe et la Marque dans chacun desquels il t’apparut une croix, et tu nommeras le Mot qui te fut donné une fois relevé sur tes pieds. »

GSS : « Le Signe est ainsi (il donne le Signe) ; je donne ainsi la Marque (aidé par Le Grand Surveillant Second) ; ‘I.N.R.I. est le Mot que j’ai ensuite reçu. »

GMP : « Tu dois expliquer la signification de ce Mot, qu’il soit sacré ou profane. »

GSS : « Il est sacré, incontestablement, s’il est justement compris : bien qu’il fut largement profané par ceux qui versèrent le sang de doux Jésus. Les quatre initiales placées sur un signe au-dessus de la tête de notre cher Sauveur, les Lettres doivent être lues comme le Mot des Ecritures. Le ‘I’ signifie le nom de doux Jésus, le ‘N’ est utilisé pour Nazareth, le ‘R’ représente Rex, le Roi en Ecossais, et ‘I’ signifiant les Juifs. »

GMP : « Dans quel but la Chevalerie de la Rose-Croix fut-elle établie ? »

GSS : « Pour nous rappeler l’arbre qui porta la charmante rose de Charon qu’était Jésus et la foire de lis qui soufflait dans la vallée. »

GMP : « Que t’apprend cet Ordre ? »

GSS : « De mettre ma croyance entière et ma confiance en Jésus, Fils de Dieu, qui, couronné d’épines par les soldats de Ponce Pilate et fouetté d’un bâton pour les péchés des hommes, mourut sur une Croix entre deux voleurs ; de là il descendit en enfer, maintenant il trône hautement jusqu’au Jour du Jugement ; quand il ressuscitera avec le pouvoir absolu et la vertu de juger tous les fils des hommes. Les vivants et les morts se lèveront au son des dernières trompettes pour entendre leurs condamnations prononcées par Lui, leur Juge profond. Cela m’apprend également à espérer la mort de mon cher Sauveur, pour obtenir la rémission de mes péchés et cela seulement par la foi ; et que je me tiendrai en ce Jour devant le Seigneur tout puissant que je pourrai voir de ces mêmes yeux auxquels Il donne maintenant la vue ; ensuite, notre Sauveur Jésus Christ séparera les chèvres des moutons, il pourra donner la Vie Eternelle à ceux pour qui Il avait essayé pour qu’ils se reposent pour toujours dans Sa Loge céleste en compagnie des Saints et des Anges bénis qui servent la glorieuse Trinité que le Trois en Un adore. »

GMP : « A qui toute Domination, Pouvoir et Louanges pour toujours. »

Tous : « Amen. »

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Lundi 4 juillet 2005

 Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), où étais-tu ?

GGS : « Dans la Tour de Repos. »

Tirshatha : « Comment es-tu entré dans cette Tour ? »

GGS : « Par un escalier en colimaçon de quinze marches avec trois paliers. »

Tirshatha : « Combien de marches jusqu’au premier palier ? »

GGS : « Sept. »

Tirshatha : « Pourquoi sept ? »

GGS : « Parce que sept constitue une Loge juste et parfaite. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Surveillant Junior. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Signe, la Marque et le Mot d’un Apprenti Présenté. »

Tirshatha : « Que je demande, également. Approche ce Rang et donne le Signe, la Marque et le Mot. »

Le Grand Gardien Second et le Grand Garde Supérieur se lèvent et se tiennent face à face.

GGS : « Le Signe est ainsi (il le montre) ; je donne ainsi la Marque (il la donne) ; le Mot est B... »

Les Gardiens reprennent leur place.

Tirshatha : « Combien de marches jusqu’au deuxième palier ? »

GGS : « Cinq. »

Tirshatha : « Pourquoi cinq ? »

GGS : « Parce que cinq constitue une Loge de Compagnons. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Surveillant Supérieur. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Signe, la Marque et le Mot d’un Camarade Artisan. »

Tirshatha : « Que je demande, également. Approche ce Rang et donne le Signe, la Marque et le Mot. »

Le Grand Gardien Supérieur et le Grand Garde Second se lèvent et se tiennent face à face.

 

GGS : « Le Signe est ainsi (il le montre) ; je donne ainsi la Marque (il la donne) ; le Mot est J.

 

Les Gardiens reprennent leur place.

Tirshatha : « Combien de marches jusqu’au troisième palier ? »

GGS : « Trois. »

tirshatha : « Pourquoi trois ? »

GGS : « Parce que trois régit une Loge. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Maître Maçon. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Signe, la Marque et le Mot d’un Maître Maçon. »

Tirshatha : « Que je demande, également. Approche ce Rang et donne le Signe, la Marque et le Mot. »

Le Grand Gardien Supérieur se lève et avance vers l’estrade. Le Tirshatha se lève et descend pour faire face au Grand Gardien Supérieur.

GGS : « Le Signe est ainsi (il le montre) ; je donne ainsi la Marque (il la donne) ; le Mot est Machaben. »

Tirshatha et le Grand Gardien Supérieur reprennent leur place.

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il m’a mené vers le Grand Porche. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Grand Présentateur et Examinateur. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Mot de Passe d’un Camarade Artisan. »

Tirshatha : « Que je demande, également. »

GGS : « Boaz. »

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il me livra à un Grand Gardien Second. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Mot de Passe d’un Maître Maçon. »

Tirshatha : « Que je demande, également. »

GGS : « Jachin. »

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il me livra à un Grand Gardien Supérieur. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le premier Signe, la Marque et le Mot de Heredom. »

Tirshatha : « Que je demande, également. »

Les Gardiens se lèvent et se tiennent face à face. Le Grand Garde Supérieur donne au Grand Gardien Second le Signe, la Marque et le Mot de Heredom. Les Gardiens reprennent leur place.

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il m’a mené au Grand Maître. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « D’où vins-je ? »

Tirshatha : « D’où viens-tu ? »

GGS : « De la Tour de Repos. »

Tirshatha : « Quelle recommandation en ramènes-tu ? »

GGS : « Des vœux chaleureux pour tous mes Frères de Caractère. »

Tirshatha : « Peux-tu décrire cette Tour ? »

GGS : « Dans cette Tour, on trouve trois chambres, la première, celle du milieu et la chambre intérieure. Dans la première, nous sommes présentés, dans la deuxième, reçus. Dans la troisième, nous sommes élevés à l’honneur. »

Tirshatha : « Y a-t-il d’autres pièces dans cette Tour ? »

GGS : « Il y a également un donjon obscur dans lequel quiconque est jeté doit peiner sous la lourde Pierre de Taille. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cette Tour ? »

GGS : « Une Loge y était tracée en forme, dont la Voûte était le Paradis, ornée de Principes et de Vertus, qui font notre sept mystique. Les Principes si grands et bons sont au nombre de trois et sont appelés Amour Fraternel, Assistance et Vérité. Les Vertus sont au nombre de quatre, Prudence et Courage, Modération, Justice : et rien de plus : toutes vertus capitales sont bonnes. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré dans cette Tour ? »

GGS : « Le protecteur de l’Art Royal, le Surveillant de la Tour, qui, pour son prix, me prononça libre ;  me donna un Mot que j’ai maintenant : j’ai ainsi traversé le Pont. »

Tirshatha : « Donne-moi ce Mot avec le Signal. »

GGS : « Zerubbabel. »

GGS donne le Signal.

A la conclusion de cette Section, les Frères ne donnent pas le Signe.

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), où étais-tu ? »

GGS : « Au Piédestal. »

Tirshatha : « Comment est appelé le Piédestal ? »

GGS : « Force. »

Tirshatha : « Donne-moi le Piédestal en Mot et Signe. »

GGS : « Salathiel. »

Le Signe est donné en tenant le bout du pouce sur le front avec les autres doigts fermés ensemble et éloignés du pouce.

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré au Piédestal ? »

GGS : « Trois jeunes hommes. »

Tirshatha : « Que t’ont-ils demandé ? »

GGS : «  Ce qu’était le plus fort. »

Tirshatha : « Quelle réponse as-tu donnée à chacun ? »

GGS : « Au premier, j’ai répondu le Vin, au deuxième les Femmes et au troisième le Roi. »

Tirshatha : « Qui d’autre as-tu rencontré au Piédestal ? »

GGS : « Zerubbabel. »

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il m’a mené du Piédestal par l’Axe jusque dans la Capitale. »

Tirshatha : « Comment fus-tu conduis ? »

GGS : « Dans un escalier en colimaçon composé de neuf fois Sept marches. »

Tirshatha : « Comment est appelé l’Axe ? »

GGS : « Beauté. »

Tirshatha : « Et la Capitale ? »

GGS : « Sagesse. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cette Capitale ? »

GGS : « Une Loge et un Entablement. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cet Entablement ? »

GGS : « Une Sphère représentant l’Univers. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cette Sphère ? »

GGS : « Un Livre ouvert. »

Tirshatha : « Comment se distingua-t-il ? »

GGS : « Par le Carré, la Balance et la Ligne de Plomb en dessous, et les Compas en forme de Carré au-dessus, par lesquels je savais que c’était le Mot. »

Tirshatha : « Donne-moi ce Mot. »

GGS : « Jéhovah ; Jireh ; Machaben. »

Tirshatha : « Comment Zerubbabel t’a-t-il ensuite renvoyé ? »

GGS : « Il m’a descendu le long de l’Axe par le Piédestal et me libéra. »

Tirshatha : « Avant de se séparer l’un de l’autre, que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Ce qui était le plus fort. »

Tirshatha : « Et qu’est-ce le plus fort ? »

GGS : « La Vérité est la plus forte des choses. »

Tous se lèvent : « Gloire au Dieu de la Vérité, maintenant et pour toujours. Amen. »

Tous reprennent leur place.

Tirshatha : « Mon Frère, tu devrais maintenant accomplir un voyage long, périlleux et mystique ; mais, dans la mesure où il est à peine possible de décrire à l’œil humain les scènes avec exactitude, je vais, avec l’accord de ces Frères, t’accepter immédiatement au Conseil de Sagesse.

Frères, êtes-vous ainsi en accord ?

Tu vas donc prendre ta place parmi nous et écouter la Conférence suivante qui explique le voyage que tu étais censé avoir accompli. »

Le Grand Maréchal conduit le Candidat vers une place au Nord.

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), où étais-tu ? »

GGS : « J’ai voyagé à travers le monde. »

Tirshatha : « En quête de quoi ? »

GGS : « Le Saint-Rocher ou le Mont d’Adamant. »

Tirshatha : « Comment y es-tu arrivé ? »

GGS : « Par les sommets des montagnes, à travers l’immensité des déserts, et j’ai couru de grands périls jusqu’au Saint-Rocher où j’ai découvert mon salut. »

Tirshatha : « Qu’y as-tu vu ? »

GGS : « Une Fontaine s’écoulant du côté d’un rocher. »

Tirshatha : « Qu’y entendis-tu ? »

GGS : « La voix d’un Agneau. »

Tirshatha : « Que dit-elle ? »

GGS : « Viens boire. »

Tirshatha : « Que vis-tu d’autre sur ce Rocher ? »

GGS : « Une grande Eglise dans une grande Cité. »

Tirshatha : « Comment fut fondée la Cité ? »

GGS : « Ni dans le sang ni dans l’iniquité, mais dans la Vertu et la Vérité. »

Tirshatha : « Pourquoi ni dans le sang ni dans l’iniquité ? »

GGS : « Parce qu’il est dit : ‘La pierre criera du mur, et la poutre de bois lui répondra. Malheur à celui qui bâtit une ville par le sang et établit une cité par l’iniquité.’ (Hab. ii. 11 et 12) »

Tirshatha : « Pourquoi la Vertu et la Vérité ? »

GGS : « Parce qu’elles sont stables telles un Rocher. »

Tirshatha : « Comment était habitée la Cité ? »

GGS : « Par ‘des familles et des langues et des nations.’ (Revel. Xiii. 7.) »

Tirshatha : « Comment était-ce gardé ? »

GGS : « Par un groupe d’Anges aux épées ardentes. »

Tirshatha : « Comment s’appelait-il ? »

GGS : « ‘La Shamniah de Jéhovah’ ou ‘Le Seigneur est là’. (Ezek. Xlviii. 35.) »

Tirshatha : « Où se situait ton Eglise ? »

GGS : « Au centre. »

Tirshatha : « De quelle forme ? »

GGS : « Une Croix carrée normale. »

Tirshatha : « De quelle longueur ? »

GGS : « D’Est en Ouest. »

Tirshatha : « Pourquoi cela ? »

GGS : « Parce que la Gloire de Dieu apparaît à l’Est et disparaît à l’Ouest, et donc toutes les Eglises, les Chapelles et tous les endroits de Culte Religieux sont ou devraient ainsi être situés. »

 

Tirshatha : « De quelle largeur ? »

 

GGS : « Du Nord au Sud. »

Tirshatha : « De quelle taille ? »

GGS : « D’une taille immesurable. »

Tirshatha : « De quelle profondeur ? »

GGS : « D’une profondeur insondable. »

Tirshatha : « Qu’entendis-tu ? »

GGS : « La voix du Grand Architecte. »

Tirshatha : « Que dit-il ? »

GGS : « ‘Venez à moi, tous qui peinez et êtes lourdement chargés, et je vous offrirai le repos.’ (Matt. xi. 28.) »

Tirshatha : « Travaillas-tu et peinas-tu à la construction de l’Eglise ? »

GGS : « Oui. »

Tirshatha : « Quel était ton salaire ? »

GGS : « L’espoir d’un Royaume ? »

Tirshatha : « Quel Royaume ? »

GGS : « Pas de ce monde. »

Tous se lèvent et se tiennent debout avec la première partie du Signe Pénal.

Tirshatha : « Puissions nous, vous et moi et tous les Frères, qu’ils soient présents ou absents, peiner et travailler de telle sorte que nous puissions aller au Mont Sion, et dans la cité du Dieu vivant, la divine Jérusalem, et à une compagnie innombrable d’anges, à l’assemblée générale et à l’église du premier-né, qui sont inscrits au Ciel, et à Dieu le Juge de tous et à tous les esprits des hommes justes rendus parfaits, et à Jésus le Médiateur du Nouveau Covenant où notre soleil ne se couchera plus, et la lune ne se retirera plus car notre Seigneur sera notre lumière éternelle, et les jours de notre deuil à jamais finis. (Heb. Xii. 22-24 ; Isa. Lx. 20.) »

Les Frères complètent le Signe et se rassoient.

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), où étais-tu ? »

GGS : « Dans la Chambre du Milieu. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vus dans la Chambre du Milieu ? »

GGS : « Les trois grandes Lumières de la Maçonnerie. »

Tirshatha : « Que sont-elles ? »

GGS : « Le Naturel, la Mosaïque et les Lois Chrétiennes. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu dans la Chambre du Milieu grâce aux trois grandes lumières ? »

GGS : « Les Meubles d’une Loge. »

 

Tirshatha : « Que sont-ils ? »

 

GGS : « La Bible, le Carré et les Compas. »

Tirshatha : « En tant que Meuble d’une Loge, que t’apprend la Bible ? »

GGS : « La Conformité à la Loi de Dieu. »

Tirshatha : « Et le Carré ? »

GGS : « Ne pas faire ce que je ne voudrais pas qu’on me fasse. »

Tirshatha : « Et les Compas ? »

GGS : « Vivre dans une juste mesure. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu d’autre dans la Chambre du Milieu grâce aux trois grandes Lumières ? »

GGS : « Les Joyaux Moraux ? »

Tirshatha : « Que sont-ils ? »

GGS : « Le Carré, la Balance et la Ligne de Plomb. »

Tirshatha : « Que t’enseigne le Carré en tant que Joyau Moral ? »

GGS : « La Justice est dans tous nos actes. »

Tirshatha : « Et la Balance ? »

GGS : « L’Humilité dans le cœur et le comportement. »

Tirshatha : « Et la Ligne de Plomb ? »

GGS : « L’Honnêteté dans nos pensées et nos intentions. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré dans la Chambre du Milieu ? »

GGS : « Trois hommes sages. »

Tirshatha : « Comment ont-ils pris congé de toi ? »

GGS : « Ils m’ont mené au Conseil de Sagesse. »

Tirshatha : « Comment fus-tu conduit ? »

GGS : « Par une Etoile Flamboyante apparaissant au Nord. »

Tirshatha : « Que signifie Conseil de Sagesse ? »

GGS : « Une stalle. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré dans ce même Conseil de Sagesse ? »

GGS : « Un Frère glorieux, sa Sainte Epouse et le Mot toujours béni. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Joseph, Marie, Jésus. »

Tous se lèvent : « A Lui, comme il est dû, nous attribuons toute la Gloire, l’Honneur, le Pouvoir , la Majesté, la Domination, maintenant et pour toujours. Amen ! »

Les Frères restent debout durant les deux prochaines Sections, donnant la première partie du Signe Pénal.

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Supérieur, depuis l’ouverture de ce chapitre, qu’as-tu fait ? »

GGS : « J’ai cherché un Mot qui était perdu mais que, grâce à ton assistance, nous avons maintenant retrouvé. »

Tirshatha : « Quand le Mot fut-il perdu ? »

GGS : « Le Mot fut perdu aux fils des hommes quand le Sauveur descendit dans l’antre infernal. »

Tirshatha : « Quand le Mot fut-il trouvé ? »

GGS : « Quand Il, victorieux, s’éleva. Sur les Péchés et la Mort, nos ennemis éternels »

Tirshatha : « Qu’a fait le Mot pour nous ? »

GGS : « Il vécut trente trois ans sur terre, nous laissa un exemple clair et brillant, souffrit d’une mort douloureuse et ignominieuse pour nous sauver

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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