Jeudi 5 juillet 2007

passé, qu'Abyram, un des meurtriers de notre Respectable Maître fut tué dans une caverne.  

 

Le squelette que vous voyez sur le tapis de loge, en haut, à son orient est le sien; il tient le même instrument avec lequel il frappa, Hiram‑Abif, notre Maître. Salomon fit embaumer sa tête pour qu'elle pût se conserver et être exposée avec celle des deux autres assassins quand on les aurait trouvés.  

 

Six mois après, Bennacar, un des Intendants de Salomon, faisant des perquisitions dans le pays de Geth, tributaire du Roi, apprit que Sterkin et Osterfult, les deux autres assassins s'y étaient retirés en se croyant en sûreté. L'ayant appris, Salomon, écrivit immédiatement à Maalla, roi de Geth, et lui marqua le désir qu'il avait de découvrir les coupables et de leur infliger la peine due à leur crime.  

 

En conséquence Salomon choisit quinze des plus dignes Frères et des plus zélés Maîtres dans le nombre desquels ils comptaient les neuf qui avaient été à la recherche d'Abhyram‑Akiroph. Ils partirent le 15 du mois Thammuz (répondant au mois de juin de notre ère) et arrivèrent le 28 du même mois dans le pays de Geth. 

 

Ils remirent la lettre de Salomon à Maalla qui épouvanté de cette nouvelle donna sur le champ des ordres pour que l'on fit rechercher le plus exactement les deux brigands et qu'ils fussent livrés à Salomon, se trouvant fort heureux de débarrasser ses états de pareils monstres. On employa 5 jours à faire les plus exactes perquisitions. Zerbal et Heleanam furent les premiers qui les découvrirent dans une caverne nommée " Bendicat ".  

 

Ils furent enchaînés ensemble et chargés des plaques sur lesquelles on grava le crime dont ils étaient coupables et le genre de châtiment qui leur était réservé. Ils arrivèrent à Jérusalem le 15 du mois suivant et furent conduits à Salomon qui leur reprocha leur noir forfait. II ordonna qu'on les conduisit dans la tour d'Achyar jusqu'au moment de leur exécution.  

 

Le lendemain à 10 heures du matin, ils furent attachés à deux poteaux par le col, les pieds et les bras liés par derrière. Leurs corps furent crucialement ouverts depuis la poitrine jusqu'à l'os pubis. Ils demeurèrent dans cet état pendant huit heures. Les mouches et autres insectes vinrent se repaître de leur sang et de leurs entrailles. Leurs cris et leurs gémissements étaient si lamentables qu'ils touchèrent même le cœur de leurs bourreaux qui leur coupèrent la tête et jetèrent leurs corps par-dessus les murailles de Jérusalem pour servir de pâture aux corbeaux et aux bêtes féroces.

 

par Rite de Misraïm publié dans : hauts grades
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Jeudi 5 juillet 2007

Longtemps après la mort d'Hiram et de Salomon, après que les armées de Nabuchodonosor eurent détruit le royaume de Juda, rasé la ville de Jérusalem, renversé le Temple, emmené en captivité ceux qui avaient survécu au massacre des populations ; alors que la montagne de Sion n'était plus qu'un désert aride où paissaient quelques maigres chèvres gardées par des Bédouins faméliques et pillards, un matin trois voyageurs arrivèrent au pas lent de leurs chameaux.  

 

Ces trois voyageurs étaient des Mages, des Initiés de Babylone membres du Sacerdoce Universel, qui venaient en pèlerinage et en exploration aux ruines de l'ancien Sanctuaire. Les Pèlerins parcoururent l'enceinte ravagée. Les vestiges des murs et des fûts des colonnes leur permirent de déterminer les limites du Temple. Ils se mirent ensuite à examiner les chapiteaux gisant à terre, à examiner les pierres pour y découvrir des inscriptions ou des symboles.  

 

Pendant qu'ils procédaient à cette exploration, ils découvrirent une excavation sous un pan de mur renversé au milieu des ronces. C'était un puits situé à l'angle Sud-Est du Temple. Ils s'employèrent à en déblayer l'orifice, après quoi l'un d'eux, le plus âgé, se couchant à plat ventre sur le bord, regarda à l'intérieur.  

 

On était en été au milieu du jour, le Soleil brillait au Zénith et ses rayons plongeaient presque verticalement dans le puits.Un objet brillant frappa les yeux du Mage. II appela ses compagnons, qui se placèrent dans la même position et regardèrent. Il y avait là un objet digne d'attention : sans doute un bijou sacré. Les trois pèlerins résolurent de s'en emparer. Ils dénouèrent les ceintures qu'ils avaient autour des reins, les attachèrent bout à bout et en jetèrent une extrémité dans le puits. Alors, deux d'entre eux s'arc-boutant, se mirent en devoir de soutenir le poids de leur chef qui descendait. Celui-ci, empoignant la corde, disparut par l'orifice. En remontant jusqu'au meurtre d'Hiram, nous allons vous dire quel était l'objet qui avait attiré l'attention des pèlerins.  

 

Quand le Maître, devant la porte de l'Orient, eût reçu le coup de pince du deuxième mauvais compagnon, il s'enfuit, ainsi que cela vous a été dit lors de votre réception au degré de Maître, pour gagner la porte du Sud ; mais, craignant soit d'être poursuivi, soit de rencontrer un troisième mauvais compagnon, il enleva de son cou un bijou qui y était suspendu par une chaîne de 77 anneaux, (Durée de la construction du Temple : 77 mois) et le jeta dans le puits qui s'ouvrait au Sud-Est du Temple.  

 

Ce bijou était un Delta d'une palme de côté fait du plus pur métal, sur lequel Hiram, avait gravé le nom Ineffable et qu'il portait sur lui, la face en dedans, le revers, seul exposé aux regards, ne montrant qu'une surface unie. Tandis que, s'aidant des mains et des pieds, le Mage descendait dans la profondeur du puits, il constata que la paroi de celui-ci était divisée en zones ou anneaux faits en pierres de couleurs différentes, chacun d'eux d'une coudée environ de largeur.

 

Quand il fut en bas, il compta ces zones et trouva qu'elles étaient au nombre de dix. II baissa alors ses regards vers le sol, vit le bijou d'Hiram, le ramassa, le regarda, et constata avec émotion qu'il portait le mot Ineffable qu'il connaissait lui-même, car il était, lui aussi, un initié parfait. Pour que ses compagnons, qui n'avaient pas comme lui, reçu la plénitude de l'initiation, ne pussent le lire, il suspendit le bijou à son col par la chaînette, mettant la face en dedans, ainsi qu'avait fait le Maître. II regarda ensuite autour de lui et constata l'existence, dans la muraille, d’une ouverture par laquelle un homme pouvait pénétrer. Il y entra, marchant à tâtons dans l'obscurité. Ses mains rencontrèrent une surface, qu'au contact il jugea être du bronze. Il recula alors, regagna le fonds du puits, avertit ses compagnons pour qu'ils tinssent ferme la corde, et remonta. En voyant le bijou qui ornait maintenant la poitrine de leur chef, les deux Mages s'inclinèrent devant lui; ils devinèrent qu'il venait de subir une nouvelle consécration. Il leur dit ce qu'il avait vu, leur parla de la porte de bronze. Ils pensèrent qu'il devait y avoir là un mystère; ils délibérèrent et résolurent d'aller ensemble à la découverte. Ils placèrent une extrémité de la corde faite des trois ceintures sur une pierre plate placée près du puits, et sur laquelle on lisait encore le mot « Jakin ». Ils roulèrent dessus un fût de colonne où l'on voyait le mot « Boaz », puis s'assurèrent qu'ainsi tenue la corde pouvait supporter le poids d'un homme. 

 

Deux d'entre eux firent ensuite du feu sacré à l'aide d'un bâtonnet de bois dur roulé entre les mains et tournant dans un trou fait en un morceau de bois tendre. Quand le bois tendre fut allumé, ils soufflèrent pour aviver la flamme. Pendant ce temps, le troisième était allé prendre, dans les paquetages attachés en croupe des chameaux, trois torches de résine qu'ils avaient apportées pour écarter les animaux sauvages de leurs campements nocturnes. Les torches furent successivement approchées du bois enflammé et s'enflammèrent elles-mêmes au feu sacré. Chaque Mage, tenant sa torche d'une main, se laissa glisser le long de la corde jusqu'au fond du puits. Là, ils s'enfoncèrent sous la conduite de leur chef, dans le couloir menant à la porte de bronze. Arrivés devant celle-ci, le vieux Mage l'examina attentivement à la lueur de sa torche. Il constata, au centre, l'existence d'un ornement en relief ayant la forme d'une couronne royale entourée d'un cercle composé de points, au nombre de 22.  

 

Le Mage s'absorba dans une profonde méditation, puis prononça le mot « Malkut » et la porte s'ouvrit brusquement. Les explorateurs se trouvèrent alors devant un escalier qui s'enfonçait dans le sol; ils s'y engagèrent, en comptant les marches. Quand ils en eurent descendu trois, ils rencontrèrent un palier triangulaire sur le côté gauche duquel commençait un nouvel escalier. Ils s'engagèrent dans celui-ci et après cinq marches trouvèrent un nouveau palier de mêmes forme et dimension. Cet escalier continuait du côté droit et se composait de sept marches. Ayant franchi un troisième palier, ils descendirent neuf marches et se trouvèrent devant une deuxième porte de bronze. Le vieux Mage l'examina comme la précédente et constata l'existence d'un autre ornement en relief représentant une pierre d'angle, entourée aussi d'un cercle de 22 points. Il prononça le mot « Iesod » et cette porte s'ouvrit à son tour.  

 

Les Mages entrèrent dans une vaste salle voûtée et circulaire, dont la paroi était ornée de neuf fortes nervures partant du sol et se retrouvant au point central du sommet. Ils l'examinèrent à la lueur de leurs torches, en firent le tour pour s'assurer qu'il n'y avait pas d'autre issue que celle par laquelle ils étaient entrés. Ils n'en trouvèrent point et songèrent à se retirer ; mais leur chef revint sur ses pas, examina les nervures les unes après les autres, chercha un point de repère, compta les nervures et, soudain, il appela. Dans un coin obscur, il avait découvert une nouvelle porte de bronze. Celle-là portait comme symbole un soleil rayonnant, toujours inscrit dans un cercle de 22 points. Le chef des Mages ayant prononcé le mot « Hod » elle s'ouvrit encore et donna accès à une deuxième salle. Successivement les explorateurs franchirent sept autres portes également dissimulées et passèrent dans de nouvelles cryptes. Sur l'une de ces portes, il y avait une tête de lion ; sur la suivante, une lune resplendissante ; puis ce furent : une règle, une courbe molle et gracieuse, un oeil, un rouleau de la Loi, et, enfin, une couronne royale.  

 

Les mots prononcés furent : Nesah, Tiphereth, Khesed, Din, Binah, Chochmah et Kether.  

 

Quand ils entrèrent dans la neuvième Voûte, les Mages s'arrêtèrent surpris, éblouis, effrayés. Celle-là n'était point plongée dans l'obscurité ; elle était, au contraire, brillamment éclairée. Dans le milieu étaient placés trois lampadaires d'une hauteur de onze coudées, ayant trois branches, sur chacune desquelles étaient trois lampes. Ces lampes qui brûlaient depuis des siècles, malgré la destruction du royaume de Juda, le démantèlement de Jérusalem et l'écroulement du Temple, brillaient d'un vif éclat, illuminant d'une lumière à la fois douce et intense, tous les détails de la merveilleuse architecture de cette Voûte sans pareille, taillée en plein roc. Les pèlerins éteignirent leurs torches devenues inutiles, ôtèrent leurs chaussures et rajustèrent leur coiffure comme en un lieu saint, puis ils s'avancèrent en s'inclinant neuf fois vers les gigantesques lampadaires. A la base du triangle formé par ceux-ci, était dressé un Autel de marbre blanc cubique de deux coudées de côté.  

 

Sur la face est étaient représentés, en or, les outils de la maçonnerie, la règle, l'équerre, le compas, le niveau, la truelle et le maillet. Sur la face nord, on voyait les figures géométriques, le triangle, le carré, l'étoile à cinq branches, et le cube. Sur la face latérale sud on lisait les nombres: 27, 48, 343, 729, 1334, 2197.  

 

Enfin sur la face Ouest, était représenté l'acacia symbolique. Sur cet autel était posée une pierre d'agate de trois palmes de côté ; au dessus, on lisait, écrit en lettres d'or, le mot « Adonaï ». Les deux Mages disciples s'inclinèrent, adorèrent le nom de Dieu; mais leur chef, relevant au contraire la tête, leur dit : 

 

 « Il est temps pour vous de recevoir le dernier enseignement qui fera de vous des Initiés complets. Ce nom n'est qu'un vain symbole qui n'exprime pas réellement l'idée de la Conception Suprême ». Il prit alors à deux mains la pierre d'agate, se retourna vers ses disciples en leur disant : « Regardez ! La Conception Suprême, la voilà ! vous êtes au centre de l'Idée ! ». Les disciples épelèrent les lettres Iod, Hé, Vau, Hé, et ouvrirent la bouche pour prononcer le Mot, mais il leur cria : « Silence ! C'est le mot ineffable qui ne doit sortir d'aucune lèvre ! ». Il reposa ensuite la pierre d'agate sur l'autel, prit sur sa poitrine le bijou du Maître Hiram et leur montra que les mêmes signes s'y trouvaient gravés.  

 

 « Apprenez maintenant, continua-t-il, que ce n'est pas Salomon qui fit creuser cette Voûte hypogée, ni construire les huit qui la précèdent, pas plus qu'il n'y cacha la pierre d'agate. La pierre fut placée par Enoch, le premier de tous les Initiés, l'Initié initiant, qui ne mourut point, et qui survit dans tous ses fils spirituels. Enoch vécut longtemps avant Salomon, avant le Déluge. On ne sait à quelle époque furent bâties les huit premières Voûtes et celle-ci creusée dans le roc vif ».  

 

Cependant les nouveaux Grands Initiés détournèrent leur attention de l'autel et de la pierre d'agate, regardèrent le ciel de la salle qui se perdait à une hauteur prodigieuse, parcoururent la vaste nef où leurs voix éveillaient des échos répétés. Ils arrivèrent ainsi devant une onzième porte, soigneusement dissimulée et sur laquelle le symbole était un vase brisé. Ils appelèrent leur Maître et lui dirent : « Ouvre-nous encore cette porte, elle doit cacher un nouveau mystère ». « Non, leur répondit-il, il ne faut point ouvrir cette porte. Elle cache un mystère, mais un mystère terrible, un mystère de mort ! »". « Oh ! tu veux nous cacher quelque chose, le réserver pou toi; mais nous voulons tout savoir, nous l'ouvrirons nous-mêmes, cette porte ». Ils se mirent alors à prononcer tous les mots qu'ils avaient entendus de la bouche de leur Maître ; puis, comme ces mots ne produisaient aucun effet, ils dirent tous ceux qui leur passèrent par l'esprit. Ils allaient renoncer, quand l'un deux prononça: »Nous ne pouvons pas cependant continuer à l'infini ( En Soph.) ». 

Sur ce mot, la porte s'ouvrit avec violence, les deux imprudents furent renversés sur le sol, un vent furieux souffla dans la Voûte; les lampes magiques en furent éteintes.  

 

Le Maître se précipita sur la porte, s'y arc-bouta, appela ses disciples à l'aide; ils accoururent à la voix, s'arc-boutèrent avec lui ; et leurs efforts réunis parvinrent à refermer la porte. Mais les lumières ne se rallumèrent point ; les Mages furent plongés dans les ténèbres les plus profondes. Ils se rallièrent à la voix de leur Maître. Celui ci leur dit : « Hélas ! cet événement terrible était à prévoir. Il était écrit que vous commettriez cette imprudence. Nous voici en grand danger de périr dans ces lieux souterrains ignorés des hommes. Essayons cependant d'en sortir, de traverser les huit Voûtes et d'arriver au puits par lequel nous sommes descendus. Nous allons nous prendre par la main, nous marcherons jusqu'à ce que nous trouvions une muraille; nous suivrons ensuite celle-ci jusqu'à ce que nous rencontrions la porte de sortie. Nous recommencerons dans toutes les salles jusqu'à ce que nous soyons arrivés au pied de l'escalier de vingt-quatre marches. Espérons que nous y parviendrons ». Ainsi firent-ils. Ils passèrent des heures d'angoisse, mais ils ne désespérèrent point. Ils arrivèrent au pied de l'escalier de vingt quatre marches.  

 

Ils le gravirent en comptant, 9, 7, 5, 3, et se retrouvèrent au fond du puits. Il était minuit; les étoiles brillaient au firmament ; la corde pendait toujours. Avant de laisser remonter ses compagnons, le Maître leur montra le cercle découpé dans le ciel par l'ouverture du puits et leur dit : 

 

 « Les dix cercles que nous avons vus en descendant symbolisent les neuf Voûtes et l'escalier. La dernière correspond au nombre onze, celle d'où à soufflé le vent du désastre : c'est le ciel infini et ses luminaires hors de notre portée ». Les trois initiés regagnèrent l'enceinte du Temple en ruines; ils roulèrent de nouveau le fût de colonne, sans y voir le mot « Boaz » ; ils détachèrent leurs ceintures, s'en enveloppèrent, se mirent en selle, puis, sans échanger de paroles, plongés dans une profonde méditation, sous le ciel étoilé, au milieu du silence de la nuit, ils s'éloignèrent dans la direction de Babylone, au pas lent de leurs chameaux.
par Rite de Misraïm publié dans : hauts grades
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Jeudi 5 juillet 2007

Nous voici donc conduits à cet Infini dont le nom hébreu, EN SOPH, vous a été révélé. Vous connaissez aussi "MALKUT", ou le Royaume dont vous êtes Maîtres, puisque vous le circonscrivez avec votre compas mental. Mais est-il possible de relier le Fini à l'infini, le concret à l'abstrait, MALKUT à EN SOPH ?  

 

Vous savez comment nos prédécesseurs de l'Antiquité ont résolu la question puisque vous avez traversé les neuf voûtes cabalistiques, dont chacune est caractérisée par le nom d'une des Séphiroths. Nous ne pouvons ici vous enseigner en détail la doctrine des Séphiroths, mais nous allons vous exposer quelques notions pour orienter vos méditations. 

 

Frère Gardien de le Tour, qui, pour veiller à notre sécurité, observez le monde extérieur, veuillez nous dire ce qu'on peut penser à propos de la dixième séphire MALKUT ? 

 

Le Frère Gardien.

Ce mot signifie Royaume. Or l'Homme est le Roi de tout ce qui est à sa portée: II est le Régent de l'Univers. Mais le domaine de notre activité n'est qu'une immense fantasmagorie que l'Initié ne doit pas confondre avec la Réalité Vraie. Celle-ci ne tombe pas sous les sens et le Sage doit s'appliquer à chercher ce qui se dissimule derrière les apparences.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Que nous direz-vous à propos de JESOD ?  

 

Le Frère Gardien.  

 

Jesod, la 9ème séphire, signifie Base ou Fondement. Tout objet Perceptible, comporte des éléments qui échappent à notre perception, et qui sont coordonnés entre eux selon un plan invisible, mais concret d'après lequel les êtres se construisent. Lorsque les Maîtres travaillent sur la planche à tracer, ils agissent sur ce Plan, c'est-à-dire que leur action s'exerce sur Jesod, base ou fondement de ce qui doit prendre corps.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Frère Second Grand Surveillant, vous qui représentez Mahabon, le plus zélé des Maîtres de son temps, ami d'Hiram-Abi, veuillez nous éclairer sur la signification de HOD.  

 

Le Second Grand Surveillant.  

 

HOD, huitième Séphire évoque la gloire du Grand Architecte de l'Univers. Si les Francs‑Maçons travaillent, à cette gloire, ce n'est pas pour rendre hommage à un Être Suprême qui serait forcément au-dessus de toute glorification. La Gloire resplendissante désignée par Hod s'identifie avec la Logique, l'Ordre, la Coordination, la Loi, qui assurent le fonctionnement régulier de tous les rouages de l'organisme universel. Pour travailler à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, il ne s'agit donc pas de chanter ses louanges, mais de remplir fidèlement le rôle qui nous est assigné par la destinée. Que chacun accomplisse sa tâche particulière et qu'il fasse scrupuleusement son devoir, afin de donner la note qui lui est demandée dans le concert de l'harmonie universelle.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Frère Premier Grand Surveillant, vous qui représentez ici Adoniram, Chef des tribus chargées de couper les cèdres sur les flancs du mont Liban, comment interprétez-vous NETSAH, désignation de la 7ème Séphire ?  

 

Le Premier Grand Surveillant.  

 

Ce mot signifie Victoire ou Triomphe; or pour vaincre ou triompher, il faut s'associer à l'évolution et à la marche du Progrès, dont il importe de se faire l'agent actif ; NETSAH, forme avec HOD et JESOD, le ternaire dynamique de l'arbre des séphiroth ; NETSAH représente le principal générateur ou directeur du mouvement du travail universel ; HOD est la loi selon laquelle s'opère l’œuvre constructive ou l'organisation universelle ; JESOD, enfin, figure le plan déterminé de ce qui doit se faire, le type constructif destiné à s'objectiver.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Pouvez-vous également nous indiquer le sens du mot TIPHERETH ?  

 

Le Premier Grand Surveillant.  

 

TIPHERETH, sixième Séphire signifie Beauté, et nous rappelle que le Beau, qui s'impose à nous, doit nous inspirer dans l'accomplissement de nos aspirations et la réalisation de notre Idéal. Ne craignons pas de désirer le mieux, fortifions notre désir, rendons le profond afin qu'il parte du plus intime de notre être. Sachons rêver avec ferveur, construisant en rêve ce dont nous désirons ardemment la réalisation pratique. N'oublions pas que les plus grandes choses sont nées de l'imagination d'un rêveur.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Frère Second Grand Surveillant, veuillez nous parler de GEBURAH, PEC'HAD ou DIN, noms attribués à la 5ème Séphire ?  

 

Le Second Grand Surveillant.  

 

GEBURAH se traduit par Rigueur, Sévérité. PEC'HAD par Punition, Crainte, et DIN par Jugement.  

 

Tous ces mots font allusion à la nécessité d'être maître de soi-même. L'Homme n'est vraiment libre que s'il sait se gouverner et se dominer. De même que les richesses laborieusement accumulées ne doivent pas être dépensées inconsidérément, il appartient au sage d'économiser les forces dont il dispose. La vie échappe à qui ne sait la retenir; elle reste au service de qui la condense en soi, pour la mettre ensuite en œuvre à bon escient.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Frère Second Grand Surveillant veuillez nous indiquer le sens de C'HESED ou GEDULAH.  

 

Le Second Grand Surveillant.  

 

Le nom de la 4ème séphire, C'HESED signifie grâce, miséricorde, on l'appelle aussi GEDLLAH qui signifie grandeur, magnificence. Au ternaire dynamique constitué par NETSAH, HOD et JESOD, se superpose un ternaire animique dans lequel C'HESED correspond au principe qui donne et répand la vie, alors que GEBURAH administre la vie donnée, et que TIPHERETH nous montre la Beauté comme le résultat de l'activité vitale ou animique.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Frère premier Grand Surveillant, que direz-vous de BINAH ?  

 

Le Premier Grand Surveillant.  

 

BINAH, 3éme séphire signifie intelligence, compréhension. C'est la faculté qui conçoit les idées. Elle a été comparée à une Vierge Mère enfantant les images originelles des choses. C'est une faculté féminine ou réceptive. C'est elle qui revêt l'idée pure d'une forme, grâce à laquelle elle devient exprimable, après avoir été formulée. Toute idée doit se refléter dans l'imagination. Le Penseur n'imagine pas en vain. II peuple l'ambiance mentale d'images destinées à être recueillies par les intelligences réceptives. Les idées ont besoin d'être semées, même si les hommes qui les sèment ne sont compris que dans un avenir plus ou moins lointain.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Frère Grand Orateur, vous qui avez pour mission de faire prévaloir ici la saine raison et la pure logique, quelle idée nous donnerez vous de C'HOCHMAH ?  

 

Le Frère Grand Orateur.  

 

La deuxième séphire, C'HOCHMAH, c'est la sagesse, le verbe. C'est la Pensée créatrice, ce suprême rayon de la Lumière universelle qui éclaire tout homme venant en ce monde. Cette Lumière brille en chacun de nous dés que nous avons su rendre transparentes les écorces corporelles qui tendent à l'obscurcir. Les purifications initiatiques font tomber le bandeau qui dérobait à notre vue la clarté de notre lumière intérieure. L'Initié bénéficie d'une Illumination produite par l'éclat de sa propre raison, rendue plus active, plus consciente d'elle-même et mieux mise en rapport avec C'HOCHMAH, source centrale de toute sagesse et de toute raison.  

 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître.  

 

Quand à la Première séphire, KETHER, la Couronne, c'est la Cause Première, inconcevable pour l'esprit humain. Mais à qui revient le droit de s'identifier à CE QUI EST, à ce qui possède L'ÊTRE EN SOI ? Aucun d'entre nous ne peut dire : JE SUIS puisque nous n'apparaissons que pour disparaître. Nous concevons cependant un principe possédant l'Être en soi, c'est l'ÊTRE ETANT, que les cabalistes représentaient par le mystérieux tétragramme inscrit sur la pierre d'agate devant laquelle vous avez été conduits. Il ne m'appartient pas de vous révéler ici toute la portée de ce mot ineffable. Rappelez-vous simplement que ce mot sacré, qui ne doit pas être prononcé se compose de quatre lettres ( IOD, HÉ, VAU, HÉ ).  

 

Le IOD initial évoque le Principe Créateur, cause agissante, concevant et commandant. Le premier HÉ, c'est l'émanation qui rayonne d'un point central pour remplir l'espace. II correspond au travail, à la vie ou à l'opération envisagée en elle même. Le VAU figure le rapport qui relie la Cause à l'Effet.  

 

Le second HÉ manifeste le résultat de l'action, le travail effectué et s'effectuant, la création en voie d'accomplissement.

par Rite de Misraïm publié dans : hauts grades
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Lundi 2 juillet 2007

Vous avez maintenant entendu, par la voix de nos Illustres Patriarches, les principales doctrines des trois grandes religions d' Orient. Elles vous ont été données de façon impartiale, sans aucun argument pour ou contre. C' est     l' unique manière par laquelle un tel sujet peut être abordé. Le but de ce degré n' est pas de faire un plaidoyer minutieux pour chacun de ces credos, mais de montrer à nos Frères combien la religion, comme l' histoire, se répète continuellement.  

 

Il n' y pas, et il n' a jamais été, une seule religion, qui n' ait emprunté quelque partie de sa doctrine d' une plus ancienne. Bien sûr nous reconnaissons les plus anciens Patriarches qui vénérèrent Dieu de la plus primitive façon, mais toujours, depuis que des formes de culte et de prière sont apparues, les mêmes idées, les mêmes dogmes, les mêmes préjudices, plus ou moins modifiés, ou les mêmes formules ont pu être retrouvés et identifiés à travers les dernières élaborations du plus récent imposteur comme du plus récent prophète. 

 

L' idée d' un Etre suprême est commune à toutes les religions, même si elles ont dévié vers le polythéisme ou le culte des idoles. Le Para-Brahma des Hindous, l' Intelligence éternelle des Bouddhistes, le Zeruane Akerene des anciens Perses, le Principe suprême flottant à la surface des eaux obscures de la mythologie des anciens Scandinave, le Belus des Chaldéens, le Ulomos – ou El Om Os – Dieu éternel, doué de raison et conscient des Phéniciens, le Kneph des Egyptiens, le Virococha des Mexicains, sont tous identiques et représentent le Dieu des Juifs, des Chrétiens ou des Musulmans.  

 

Chaque religion définit une dialectique entre le Bien et le Mal, Dieu et Satan, Brahmâ et Moisasur, Ormuzd et Ahriman, Belus et Moloch, Osiris et Typhon, Vitzliputzli et Tezcatlipoca. Toutes ont leur paradis et leur enfer, et spécifiquement trois définissent un purgatoire, les Catholiques romains, les Egyptiens et les Parsis. Les Brahmines ont leur Trinité dans l' Unité comme les Chrétiens. Ces trois sont symbolisés par l' or, l' argent et le fer, ou les trois sommets du Mont Meru. Dans les mystères brahmaniques, les Mystagogues – ou Initiateurs aux Mystères sacrés – représentaient Brahmâ, Vishnu et Shiva, ou le Soleil au Levant, au Midi et au Couchant.  

 

Le nombre quatre est commun à toutes – les quatre éléments, les quatre saisons, les quatre points cardinaux, Nord, Sud, Est et Ouest, et presque inutile d' en multiplier les exemples, la grotte d' Elephanta est ainsi supportée par quatre piliers massifs. Le nombre sept apparaît tellement fréquemment dans toutes les religions et cérémonies qu' il semble aisé d' en conclure qu' il est un lien entre elles. Commençons par les sept jours de la semaine, et les sept Planètes des Anciens. Les Rabbis juifs décrivent sept enfers et leur ont donné un nom. Les Musulmans croient en sept enfers et sept paradis. Zoroastre dit qu' il y a sept classes de Démons. Il y a sept divinités chez les Goths, les sept Pléiades, les sept Hyades, les sept Titans et Titanides, les sept Héliades des anciens Grecs, les sept Cabiri des Phéniciens, les sept fols de Ptah à Memphis, et les sept grands et les sept moindres Dieux, les sept Amschaspands des Parsis, les sept Manus, les sept Pitris, les Rishis ou Sages du peuple Aryen, le corps de Bacchus a été découpé en sept morceaux par les Bacchantes, il y avait sept Temples sacrés en Arabie, sept lampes dans le Temple de Bactriane. Le nom de la femme de Thot est Sfkh, Sabah pour les Hébreux, ce qui veut dire sept. Son symbole est sept rayons, ou cinq rayons et deux cornes, allusion aux cinq planètes plus le Soleil et la Lune, par lesquels les fêtes et les saisons sont ordonnées, et laquelle Philo Herennius de Byblos a qualifié " d' objets sans conscience à travers lesquels les créatures douées de raison sont conçues, appelés Zophasemin, ou Gardiens du Paradis ". Je pourrais encore citer des milliers d' exemples de son universalité. Pour les lecteurs de la Bible il est inutile de faire mention de sa perpétuelle récurrence en relation avec les plus importants évènements. Le nombre douze est de façon identique rencontré dans tous les Rites religieux, les Egyptiens avaient douze Dieux zodiacaux, les Scandinaves avaient douze Prêtres, et Jésus douze disciples.  

 

Il est remarquable que maintes institutions et cérémonies tant des Bouddhistes que de l' Eglise Catholique Romaine sont si voisines qu' elles paraissent identiques, mais comme la religion de Bouddha est huit ou neuf cents ans plus ancienne que cette dernière Eglise, comment pouvons nous simplement croire à une mystérieuse coïncidence ?  

 

Une grande proportion des Bouddhistes sont persuadés que leur prophète est né d' une vierge, et les Parsis affirment que Zoroastre est né en état d' innocence, sans péché, qu' il se mit à parler sitôt venu au monde, et était gardé par des anges dans son berceau. Dans les temples de Fo, ou Bouddha, en Chine, il y avait toujours, placée sur une arche, un tableau de Shinto, la sainte mère, avec un enfant dans les bras. La tête de la femme est surmontée d' un rayon de gloire, et des lumière restent continuellement allumées devant elle. Dire que toutes ces merveilleuses coïncidences sont le seul résultat du hasard est une insulte à  l' intelligence humaine. Je pourrais encore montrer d' autres aussi surprenantes ressemblances entre les religions, comme, par exemple, l' usage d' eau bénite, ou de feu pendant les cérémonies, depuis l' époque où Caïn et Abel offraient des sacrifices au Seigneur, jusqu' à l' utilisation de cierges de cire ou d' encensoirs par l' Eglise catholique, mais garder votre attention éveillée pour cela deviendrait à la longue inutile. Illustre frère, puissent tous les bienfaits combinés des religions que nous avons évoquées combler votre cerveau aujourd' hui et pour toujours. Souvenez vous, ne condamnez jamais sans avoir entendu ! Examinez, réfléchissez et tolérez ! Vous êtes maintenant suffisamment éclairé par cette instruction des trois derniers degrés pour appréhender leur application et établir la relation entre les différents mystères d' Orient et d' Occident, et vous pourrez dorénavant être à même de considérer la grande valeur de la Maçonnerie    d' être un système universel. Nos prochains Rites vous instruirons dans ces magnifiques cérémonies qui sont appelées les Petits et les Grands Mystères des Prêtres de l' ancienne Egypte, dédiés au culte d' Isis et d' Heresi ou Osiris.

par Rituel de Patriarche des Vedas(RAPMM) publié dans : hauts grades
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Lundi 2 juillet 2007
Le Zend Avesta est le Livre sacré des anciens Perses et des actuels Parsis. Il enseigne que Zervane Akenere, ou le temps incréé, donna naissance à deux Divinités nommées Ormuzd et Ahriman, de deux natures foncièrement différentes, l' Une étant le fruit de la foi, et l' Autre celui de l' incrédulité. Ormuzd est Dieu de lumière et de bonté, demeurant dans un monde radieux, et créateur des anges glorieux et de toutes les choses indispensables au profit et au bonheur de l' humanité, tandis que Ahriman est esprit  d' obscurité et de malheur, et le créateur des anges maléfiques et de toute chose qui peut nuire aux hommes, détruire l' humanité et contrarier les plans d' Ormuzd Ainsi, entre ces principes opposés de lumière et d' obscurité il y a une bataille permanente pour la suprématie. Finalement    l' empire d' Ormuzd sera établi et Ahriman et ses troupes seront pardonnés, et tous connaîtront le bonheur éternel. L' homme déchu par le péché originel est exposé à la tentation d' Ahriman et les Devas, les esprits du Mal. Mais Ormuzd et son armée d' anges restent constamment en éveil pour le sauver de ce pouvoir malin. L' intercesseur pour cette entreprise est Mithra qui était né dans une caverne creusée dans le rocher. C' est ici l' occasion d' exposer une allégorie persane : Ormuzd a été créé de pure lumière, et Ahriman, au contraire, de plus sombre obscurité. Ormuzd a créé six Divinités bénéfiques semblables à Lui-même, et Ahriman, six Divinités maléfiques. Puis Ormuzd en fit vingt-quatre autres qu' Il plaça dans un œuf. Mais Ahriman en fit un nombre égal qui brisa l' œuf. C' est de cette façon que fut créé le monde avec son mélange de bon et de mauvais. Les vingt-quatre Divinités bénéfiques sont les douze mois de l' année, répartis en quinzaines de jours, et symbolisent le déclin puis la croissance de la Lune, comme c' était l' usage chez les Indiens et les Romains. L' Avesta insiste auprès des croyants pour la prière, la charité et la résistance à la tentation, l' obéissance aux lois du gouvernement et le soin dans le travail de la terre. Zoroastre n' est pas l' auteur du Zend Avesta, ni le fondateur de cette religion, mais Il en fut à la fois le plus grand exégète, réformateur et prophète. Il a été aussi créateur des mystères perses, qui furent assimilés à ceux de Memphis, dont Zoroastre fut un adepte.
par RAPMM publié dans : hauts grades
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Lundi 2 juillet 2007

Il y a plusieurs millions d' années, quand il n' y avait ni la terre, ni le soleil ni les étoiles, et que seule était la matière indistincte, existait déjà de toute éternité l' Etre suprême, non créé, invisible  et incognicible, sans forme et pourtant occupant l' ensemble de l'espace infini. Cette âme universelle fut le germe de tout ce qui s' est depuis développé, la matrice qui contenait un modèle de toutes choses. Ainsi tout ce qui existe maintenant est l' émanation archétypale et l' image de ce Dieu incognicible. Par l' effet de Sa seule volonté la Terre, le Soleil, les éléments et toutes les énergies de la nature virent le jour.

Ce Créateur, dont la gloire est si grande et dont  il ne peut être fait aucune description, est appelé Sat en sanskrit, ce qui veut dire Celui qui est, Swayambhu, Celui qui s' est créé par Lui-même, Nervi Kalpa, Celui qui est Incréé, Av Yaka, Celui qui est Invisible, As Hariri, Celui qui n' a pas de corps, et Brahm ou l' espace infini, déterminant la forme des choses mais pas forme Lui-même, ou esprit opposé à la matière.

De Son cerveau, ou de Sa volonté, jaillit Brahmâ, appelé aussi Pita Maha, ou le Père de toutes choses, Prajapati, ou Seigneur des existences, Dhatra ou le Géniteur, le principe mâle, Lokapurwayas ou le premier-né des êtres, Surasvara, ou les Seigneur des Divinités. Et à Lui, Para-Brahma, ou Brahm, la cause primordiale, transmit tous Ses pouvoirs et retourna à sa condition première d' éternité et de béatitude. Le Livre de Manu dit : " Après avoir créé l' univers, Lui, à Qui la notion de pouvoir est incompréhensible, disparut à nouveau absorbé par l' Âme suprême. S' étant retirée dans les ténèbres primitives, la Grande Âme demeura avec l' inconnaissable et fut vide de toute forme. C' est ainsi, par une alternance de veille et de repos, que l' immuable Principe, cause que toutes les créatures vivent et meurent, est successivement actif puis inerte. "

par Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraim publié dans : hauts grades
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Lundi 2 juillet 2007

Le Volume de la Sainte Loi nous apprend qu’un jour, David, roi d’Israël, assis dans son palais, réfléchissait à l’avenir de son peuple. Il lui vint à l’esprit que si lui, le roi, habitait un palais magnifique fait de bois de cèdre, l’Arche d’Alliance et la Shekinah, qui représentaient la présence de JEHOVAH, n’avaient pour abri que le tabernacle, une cons truction mobile en forme de tente. Le Roi jugea que ce n’était pas bien ni convenable. Il décida de bâtir un Temple magnifique pour abriter l’Arche comme il le faut, où la Gloire du Seigneur pourrait résider pour l’éternité. Il dressa donc les plans du futur bâtiment et donna des instructions pour rassembler de grandes quantités d’or, d’argent, de pierres précieuses et d’autres choses semblables. Mais le prophète Nathan lui rapporta la parole du Seigneur: lui, le roi, ne pourrait entreprendre cette tâche, car il avait fait la guerre et ses mains étaient tachées de sang. Ce serait son fils, Salomon, qui aurait la charge de réaliser cette œuvre quand il monterait sur le trône d’Israël. Le Roi David se soumit à la volonté du Tout-Puissant et, à son heure, rejoignit ses pères. La quatrième année du règne du roi Salomon, le pays d’Israël était en paix, car il avait depuis quelque temps soumis les nations belliqueuses vivant à ses fron tières. Le roi Salomon n’avait pas oublié la promesse de son père, ni celle du Tout-Puissant, et il se prépara à construire le Grand Temple. Les Israélites étaient un peuple de paysans et de bergers, et il possédait peu l’art de construire. Salomon, qui n’ignorait pas cela, savait bien qu’il serait nécessaire de chercher de l’aide en dehors de son royaume. Le roi Hiram de Tyr avait été l’ami de son père David, en l’aidant à construire son palais car, à cette époque, les Phéniciens étaient connus pour leurs compétences comme architectes et comme bâtisseurs. Le Roi Salomon se résolut à joindre le roi Hiram de Tyr pour lui demander son aide. Lorsque le roi Hiram reçut les messagers du roi Salomon et qu’il entendit sa demande, il promit avec joie de faire tout ce qu’on lui demandait, en raison de l’amitié qu’il avait eue pour le roi David. Il commanda alors à ses serviteurs d’aller dans les forêts du Liban, et d’y couper des cèdres, qui furent convoyés par mer en radeaux, jusqu’au port maritime de Jaffa, qui était le port le plus proche de Jérusalem. Le roi Hiram envoya aussi des Ouvriers expérimentés pour couper et pour tailler le bois et, aussi, pour préparer les pierres de la future construction et enseigner cet art aux hommes d’Israël. En retour, le roi Salomon livrait au roi Hiram du blé, de l’huile et du vin. Le nombre d’ouvriers employés à la préparation de la construction était de 153 000, et le roi Salomon trouva plus sage d’avoir un homme qui ferait office d’Architecte en chef, ou d’Inspecteur, pour diriger les travailleurs et voir comment le travail avançait selon les plans. Il demanda de nouveau aide et conseil au roi Hiram, et celui-ci lui envoya un homme qui se révéla, à ce poste, capable et compétent dans tous les domaines. Cet homme s’appelait aussi Hiram, et c’était un ouvrier habile et d’expérience. On le connaissait comme le «fils de la veuve». Son père était Tyrien et sa mère une Israélite de la tribu de Nephtali. Cet Hiram était très respecté par le roi Hiram de Tyr, qui lui avait donné le titre de «ABIF», marque de respect signifiant «mon père». Les travailleurs furent divisés en trois classes, ou grades. D’abord, ceux qui faisaient les tâches les plus rudes, comme couper les arbres et la pierre; ensuite ceux qui étaient un peu plus expérimentés et qui façonnaient les matériaux à la forme et à la taille voulue; enfin, les Maîtres Ouvriers, ou Inspecteurs, amenaient les matériaux à leur place dans la construction. On préparait tout le travail de sorte que le bois, comme la pierre, prenait sa place sans qu’on entendît le son d’une hache ou d’un marteau, et qu’on n’utilisât un outil de fer. Lorsque nous lisons cette Légende, nous donnons des noms modernes à ces trois grades, et nous parlons d’Apprentis, de Compagnons et de Maîtres Maçons. Le roi Salomon, le roi Hiram et Hiram Abif s’établirent, sur cette vaste multitude de travailleurs, comme ce que nous pourrions appeler des «Grands-Maîtres». Ils faisaient office de Cour d’Appel, pour régler les différents et les problèmes qui pouvaient surgir entre les travailleurs. Pour montrer leur autorité, chacun d’eux portait sur la poitrine une Équerre d’or. Les salaires des ouvriers étaient payés comme suit: pour le premier grade, les Apprentis, en nature, blé, huile, etc.; pour le deuxième grade, les Compagnons, en partie en nature, et en partie en numéraire; et pour le troisième grade, les Maîtres Maçons, entièrement en numéraire. On comprend ainsi aisément que les premier et deuxième grades avaient l’ambition naturelle d’acquérir aussi vite que possible l’expérience qui leur permettait de passer au grade supérieur de Maître Maçon, pour recevoir un salaire plus élevé. On attribua un mot secret à chaque grade d’ouvriers, mot que ceux-ci devaient donner aux trésoriers lorsqu’ils venaient pour être payés, ce qui était fait selon leur grade. Le roi Salomon, le roi Hiram et Hiram Abif avaient une telle estime pour le grade de Maître Maçon, qu’ils se promirent solennellement ceci: le mot secret de Maître Maçon ne pourrait être communiqué qu’en leur présence, à un ouvrier, lors de son accession à ce Grade. La construction tirait à sa fin, et quinze ouvriers parmi les Compagnons eurent la crainte de ne pas accéder au Grade de Maître Maçon, avant que le Temple ne soit fini. Ils formèrent un complot pour trouver le mot secret du Maître Maçon, et trois d’entre eux, plus résolus et plus déterminés, déclarèrent qu’ils étaient prêts à commettre un meurtre, si cela leur permettait d’obtenir ce qu’ils convoitaient. Les douze autres quittèrent le complot, car ils n’étaient pas prêts à aller jusque là. À l’heure où le soleil est à son Méridien, les ouvriers avaient l’habitude de se reposer, pour prendre leur repas de midi. Hiram Abif passait cette heure de calme et de repos à l’intérieur du bâtiment en partie terminé, pour y méditer. Les trois conspirateurs connaissaient cette habitude, et ils savaient que le Grand-Maître était ainsi seul et coupé de l’ensemble des ouvriers. Ils estimèrent qu’il était bien celui à qui ils devaient parler, pour obtenir à tout prix ce qu’ils convoitaient si ardemment. Ils s’armèrent de lourds instruments, l’un d’une Règle de vingt-quatre pouces, l’autre d’une Équerre et le troisième d’un Maillet, et ils se mirent en attente à l’extérieur des portes de la cour du Temple, l’un à la porte du Midi, l’autre à la porte de l’Occident et le troisième à la porte de l’Orient. Lorsque Hiram Abif voulu quitter les abords du Temple par la porte du Midi, il se trouva face au premier conjuré qui lui demanda le mot secret du Maître Maçon. Le Grand-Maître lui expliqua que lui-même n’avait pas reçu le mot de cette manière et, donc, qu’il ne pouvait pas le lui communiquer. Il encouragea l’Artisan à continuer à travailler avec patience et zèle et que, sans nul doute, il recevrait sa récompense en temps voulu. Contrarié de ne pas avoir obtenu ce qu’il cherchait, le conjuré porta un coup à la gorge du Grand-Maître avec la Règle de vingt-quatre pouces. Effrayé par une attaque aussi brutale, le Grand-Maître ferma aussitôt la porte et chercha à fuir par la porte d’Occident, mais il y trouva le deuxième conjuré qui lui demanda, de la même manière, le mot secret du Maître Maçon. Hiram Abif lui fit des remontrances, et l’incita à ne pas chercher à obtenir ce qu’il désirait par des moyens aussi brutaux et aussi coupables. Furieux de ce refus, le conjuré le frappa au sein gauche, avec son Équerre. Le Grand-Maître ferma rapidement la porte d’Occident, et se dirigea vers la porte d’Orient pour s’échapper enfin. Mais, en traversant la cour, il fut prêt de s’évanouir, à cause de cette double . Arrivé à la porte d’Orient, il fut abordé par le troisième conjuré qui exigea de lui le mot secret du Maître Maçon, avec brutalité. Le Grand-Maître, toujours ferme dans son engagement, refusa de lui donner ce qu’il cherchait, et lui dit: «Ce n’est pas ainsi que je l’ai reçu, et je mourrais plutôt que de le révéler irrégulièrement». À cette réponse, le conjuré leva le lourd Maillet et frappa violemment le Grand-Maître au front, en disant: «Meurs, donc!». Constatant que le Grand-Maître était mort, les conjurés enlevèrent le corps et l’enterrèrent sommairement. Puis, ils s’enfuirent loin de Jérusalem. L’absence d’Hiram Abif plongea les ouvriers dans la confusion, car plus aucune instruction ne leur arrivait. Les douze ouvriers qui s’étaient retirés du complot initial, craignant que le Grand-Maître n’ait été mis à mort par les trois conjurés, se présentèrent devant Salomon pour lui dire ce qu’ils craignaient. Le roi Salomon ordonna immédiatement que des équipes partent pour trouver une piste ou obtenir des nouvelles de ce qui avait pu arriver au Grand-Maître et, aussi, pour trouver les meurtriers. On devait lui amener ces hommes, si on les trouvait. Trois équipes de recherche se mirent en route. L’une partit vers le Midi, et revint au bout de quelques jours, sans avoir rien trouvé. Une deuxième équipe partit vers l’Occident, et parvint finalement à la côte, à Jaffa, mais là, elle abandonna tout espoir, craignant que les assassins n’aient fui le pays par bateau. Pendant que les hommes réfléchissaient sur la conduite à tenir, ils entendirent, à leur grande stupéfaction, des voix qui semblaient venir du sol. Après avoir mieux cherché, ils découvrirent que les sons provenaient d’une grotte donnant sur la plage. En écoutant attentivement, ils entendirent une voix qui disait: «Malheur à moi! Que n’ai-je eu la gorge tranchée, la langue arrachée à la racine et enfouie dans les sables de la mer, à marée basse et à une encablure du rivage, là où le flux et le reflux se produisent deux fois en vingt-quatre heures, plutôt que d’avoir conspiré contre notre bon et généreux Grand-Maître». Une deuxième voix s’exclamait: «Malheur, malheur à moi! Que n’ai-je eu le sein gauche ouvert et le cœur arraché, et jeté aux rapaces de l’air, plutôt que d’avoir conspiré contre notre bon et généreux Grand-Maître». Et la troisième voix s’exclamait encore: «Malheur, malheur, malheur! Que le malheur soit trois fois sur moi! Que n’ai-je eu le corps coupé en deux, les entrailles arrachées, et le corps réduit en cendres et dispersé aux quatre vents de l’espace, pour qu’aucune trace d’un être aussi vil ne subsiste, car c’est ma main droite qui a porté le coup qui a tué notre bon et généreux Grand-Maître». Entendant ces mots, qui étaient une confession, les hommes de l’équipe se précipitèrent dans la grotte où ils trouvèrent les assassins. Ils les maîtrisèrent, les ligotèrent et les conduisirent devant le roi Salomon, qui ordonna que les châtiments qu’ils avaient invoqués leur soient appliqués avec la plus grande rigueur. La troisième équipe, après des recherches infructueuses, revint enfin à Jérusalem. Les hommes se reposèrent un moment, en réfléchissant à ce qu’ils allaient dire au roi Salomon. Après s’être mis d’accord entre eux, l’un des membres de l’équipe se préparait à aller voir le roi. En voulant se lever, il agrippa un arbuste qui, à sa grande surprise, s’arracha facilement du sol. Il attira l’attention de ses Frères sur ce fait inhabituel, ce qui les incita à examiner le sol plus attentivement. Ils en conclurent qu’on y avait probablement creusé, en toute hâte, une tombe pour quelque animal ou quelque personne impurs. Ils plantèrent une branche d’Acacia, pour marquer l’endroit, et pour servir d’avertissement aux passants et éviter, ainsi, par respect pour la loi de Moïse, qu’un Prêtre ou qu’un Lévite ne soit souillé. Craignant le pire, ils allèrent voir le roi Salomon, et lui firent part de leur découverte. À ces nouvelles, le roi leur ordonna de revenir auprès de ce qu’ils pensaient être la tombe, d’examiner ce qu’elle contenait et si, par hasard, elle contenait le corps du Grand-Maître absent, de procéder à la levée du corps, et de l’amener là où il pourrait être enterré de manière bien plus décente. Le roi leur ordonna aussi de faire très attention à tout ce qui pourrait se produire d’inhabituel, comme des Mots qui seraient prononcés ou des Signes qui seraient faits par ceux qui assisteraient à l’ouverture de la tombe. La mort prématurée d’Hiram Abif avait, en effet, mis un terme à la méthode utilisée pour communiquer les secrets du Maître Maçon et il fallait donc y substituer de nouveaux Mots et de nouveaux Signes et une méthode pour les communiquer. L’équipe de recherche revint à ce qu’ils pensaient être la tombe et ils se mirent aussitôt à en examiner le contenu. Après avoir enlevé un peu de terre, la tête d’un cadavre apparut, avec une profonde blessure au front. À cette vue, tous ceux qui regardaient se touchèrent le front, etc. Après avoir enlevé encore un peu de terre, ils sentirent monter la puanteur d’un corps en décomposition, ce qui fit se retourner ceux qui étaient là. Après avoir enlevé tout ce qui recouvrait le cadavre, les hommes découvrirent l’Équerre d’Or, sur la poitrine du corps. En la voyant, certains s’exclamèrent: «Hélas! c’est l’Architecte!» et, levant les mains au ciel, etc. Un des Ouvriers descendit dans la tombe pour relever le corps, et essaya de le relever par la Grippe d’Apprenti. À cause de la décomposition, la chair se détacha, et la main retomba sur le côté Un deuxième Ouvrier entra dans la tombe, et essaya de le relever au moyen de la Grippe de Compagnon. Une fois encore la chair se détacha, et la main retomba sur le côté.  Enfin, un Ouvrier d’expérience entra dans la tombe et, prenant la main du cadavre au moyen de la grippe connue sous le nom de ——, il releva le corps du niveau des morts vers celui des vivants [de l’horizontale à la verticale], comme je vous relève maintenant.  Je vous relève donc par les cInq Points du Compagnonnage [de la Maîtrise].

 

par RITE IRLANDAIS publié dans : hauts grades
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Jeudi 28 juin 2007

 

Nouveaux Chevali