Rites et rituels

Mardi 23 octobre 2012 2 23 /10 /Oct /2012 07:15

Il a été introduit à Paris vers 1775.

Les Elus-Coëns ont toujours affiché de grandes prétentions: ils n'ont admis qu'un petit nombre d'hommes choisis, encore les ont-ils reçus avec beaucoup de circonspections. Il était un moyen de faire valoir l'institution et de conser­ver les secrets des formules d'initiations. Mais ils eussent atteint ce but bien plus sûrement, s'ils n'eussent rien écrit sur leurs mystères. L'expérience a prouvé que tout ce qui est confié au papier est divulgué tôt ou tard, et devient le partage de personnes qui n'ont aucun motif pour garder le silence.

C'est ce qui est arrivé à l'égard des rites des Elus-Coëns. Après la mort de M.de Saint-Martin, on a trouvé les cahiers des grades ainsi que les instructi­ons et règlements manuscrits. La famille a disposé de sa succession maçonni­que en faveur d'un de ces amis, qui n'a fait aucune difficulté de les commu­niquer à quelques frères qui en ont tiré des copies. M. Savalette de Langes, qui appartenait à la secte, les avait ainsi; on sait que ses manuscrits ont été vendus avec sa bibliothèque. il est résulté de tout cela que, malgré les initiés eux-mêmes, les mystères des Elus-Coëns. ont été divulgués comme toutes les autres.

Ainsi nous pouvons facilement donner des détails authentiques sur ce rite; nous avons la certitude qu'ils ne seront pas démentis par les Ff. Coëns; nous en connaissons encore quelques-uns à Paris et dans l'étranger.

La création de l'homme, sa désobéissance, sa punition, les peines du corps, de l'âme et de l'esprit qu'il épreuve, forment l'ensemble de la doctrine d'initiati­on dans le rite des Elus-Coëns.

Sa régénération et sa réintégration dans sa primitive innocence ainsi que dans les droits qu'il a perdu par le péché original, sont le but qu'on se propose. D'après ce mystère, l'homme qui se présente pour être reçu, n'est, aux yeux de la secte, qu'un composé de boue et de limon. Les chefs de cette société théocratique lui donnent la vie, à condition qu'il s'abstiendra de goûter les fruits de l'arbre vivifiant. Il est séduit; il oublie sa promesse; il est puni et précipité dans les flammes. Mais bientôt il renaît à une vie nouvelle: il est réintégré dans sa dignité primitive, si des travaux utiles, si une vie sainte et exemplaire l'en rendent dignes.

Voilà ce qu'on apprend aux initiés de la première classe dans trois degrés qu'on appelle, apprentissage, compagnonnage et maîtrise, dont, ainsi qu'on en pourra juger, la genèse a fourni le programme.

L'homme ayant recouvrit ses droits primitifs, et s'étant rapproché de son créateur par une vie spéculative, est animé du souffle divin. Il devient propre a connaître les secrets les plus cachés de la nature; la haute chimie, la cabale, la divination les sciences ontologiques (métaphysiques) ne sont pour lui que des connaissances communes, dans lesquelles il peut être instruit facilement.

Ces êtres privilégiés forment la seconde classe dans l'ordre des Elus-Coëns. Ces classes se subdivisent en plusieurs autres (1) dans lesquelles on enseigne aux initiés, en raison de leurs goûts ou de leur génie, la cabale et les sciences occultes dans toutes leurs parties.

(1) Voici la nomenclature des degrés d'avancement dans cet Ordre:

 

Première classe: Apprenti - Compagnon - Maître - Grand-Elu.

Deuxième classe: Apprenti-Coën - Compagnon-Coën - Maître-Coën - Grands architectes - Chevalier commandeurs.

Suivant ce plan on voit que l'Ordre des Elus-Coëns a dû réunir, non seule­ment toutes les personnes qui avait des goûts pour les connaissances surnatu­relles, mais encore toutes celles qui se faisaient remarquer par des opinions singulières en matière de théologie mystique, tels que les sectateurs de Martinès Paschalis de Swedenborg, etc. Tout le monde sait, en effet que Saint Martin, le baron d'Holbach, Duchanteau et beaucoup d'autres, étaient membres de cet Ordre; il est probable que c'est de cette école que sont sortis beaucoup d'ouvrages philosophiques, plus ingénieux que solides.

Les Elus-Coëns se sont constamment fait remarquer non seulement par les connaissances variées des membres de leur association, mais encore par leur mœurs thérapeutiques, on comptait autrefois parmi eux, en France et dans l'étranger, beaucoup de savants modestes dont les leçons tendaient a inspirer l'amour du prince, de la patrie, de la justice et de l'humanité.

Après avoir donné ces notions succinctes de l'ensemble de la doctrine des Elus-Coëns, nous offrirons aux lecteurs quelques détails sur leurs initiations, qui ne seront pas déplacés dans un ouvrage dont le but est de donner en quelque sorte, le tableau des mystères des sectes maçonniques.

Celui qui veut être reçu est obligé de se présenter lui-même pour solliciter son admission. Des personnes sont envoyées pour l'examiner, connaître son nom, sa patrie, ses opinions religieuses. Si toutes les conditions exigées des candidats se trouvent réunies dans celui-ci, on le fait mettre à genoux et prêter serment, 1° de discrétion, 2° de fuir la débauche et les jeux publics, 3° de ne point fréquenter les femmes publiques, de ne point commettre d'adultère, et enfin d'être fidèlement attaché aux statuts de l'Ordre.

Ces préliminaires remplis, on l'invite à se retirer. Sa réception n'a lieu que plusieurs jours après.

1erpoint de la Réception d'un Elu-Coën

Quatre chambres sont indispensables pour ces initiations, 1° le parvis; 2° une pièce qu'on appelle le porche, 3° une autre qu'on appelle le temple ou le tribunal; 4° et enfin une chambre dite de retraite. C'est celle dans laquelle le candidat est livré à ses réflexions.

Chaque Loge de Coëns doit être pourvue des instruments suivants; savoir: une machine propre à imiter le tonnerre; trois autres propres à former des éclairs; une terrine avec des charbons allumés; un vase plein d'eau; un vase contenant de la terre pétrée; trois draps, l'un rouge, l'autre noir, et le dernier blanc; un crayon noir; un escalier à vis; se divisant en trois paliers de 3, 5 et 7mar­ches, sur la dernière des quelles doit se trouver une trappe et des trous placés triangulairement pour donner passage à des flammes; une branche de palmier, une de cèdre, une d'olive et une de saule; trois baguettes, une de houx, une de frêne et la troisième de coudrier; un encensoir, des parfums, et trente bougies dans des flambeaux qui doivent être distribués autour des cercles ou circonférences tracés au milieu du temple: ces cercles représentés figurativement le centre de l'univers.

Les officiers nécessaires à l'ensemble des cérémonies des réceptions sont: un Tout-Puissant Maître, un Très-Respectable Maître, une Très-vénérable Maître, deux Surveillants, un Vicaire qui est le chef des tuileurs, un Maître conducteur en chef qui dirige les Maîtres des cérémonies.

Le T.P.Maître préside dans le temple avec deux Surveillants.

Le T.P.Maître préside dans le porche aussi avec deux semblables officiers. Le T.P.Re Maître a la direction des parvis.

Nous avons réuni tous ces détails ici pour ne point interrompre l'historique de l'initiation de l'Elu-Coëns.(1)

(1) Nous passons sous silence toutes les formalités exigées pour l'ouverture des loges de Coëns, et enseignées dans un rituel fort détaillé. Ceux qui pourront se procurer cette pièce assez rare, y trouveront les cérémonies d'entrée dans le temple, les prières qu'on adresse à l'Eternelle les cérémonies d'introduction des Ff. des hauts grades, les exhortations aux surveillants, la cérémonie des poignards, la manière de distribuer les mots courants, d'ouvrir les portes du temple et du porche, celle de les fermer, ils y verront comment les mots sont rendus aux réaux et aux grands officiers, les prières de fermetu­re ou action de grâce; comment on allume et éteint les bougies, les batteries, etc. Ces détails sont étrangers à notre plan, en ce qu'ils tendraient à dévoiler les secrets matériels  de cet Ordre ce qui n'est pas dans notre intention.

Le néophyte qui a reçu l'avis du jour de son admission, se rend au parvis et est immédiatement renfermé dans la chambre de retraite.

Pendant ce temps, les branches de palmiers, de saule, d'olivier, le vase de feu qui est le symbole du feu élémentaire et ceux qui contiennent l'eau et la terre pétrée sont disposés circulairement autour des circonférences. Ceux qui doivent lancer la foudre et les éclairs occupent leurs places; le conducteur en chef prend la sienne, ainsi que le vicaire. Tout étant en ordre, le V. Maître traverse le parvis et se rend dans la chambre de retraite. Le candidat y est interrogé sur le but qu'il se propose en cherchant de pénétrer les secrets de l'Ordre. on lui demande s'il est décidé à entrer dans une société, 'qui ne tend qu'à la vertu et qui est ennemi des vanités de ce monde périssable'. Sur sa réponse affirmative, le V. Maître dit aux tuileurs qui l'accompagnent:

« Disposez cet homme à retracer aux yeux des frères qui sont dans le tribunal le spectacle de ce qui s'est passé au commencement des temps, au centre de l'Univers.

A ces mots, les tuileurs le dépouillent de tous métaux, et le déshabillent de façon, qu'il ne lui reste que sa chemise et un caleçon de flanelle blanche, ensuite il le couchent sur les trois tapis, noir, rouge et blanc; d'abord le blanc, ensuite le rouge, et le noir le dernier Ils l'enveloppent soigneusement dans ces draps de le porte de suite au Tribunal, ou il le couche sur le dos au centre des circonférences, ayant la tête à l'occident, les pieds à l'orient, les deux genoux en l'air et les poings sur les yeux. Ils lui mettent sous la tête une pièce triangulaire. Le candidat étant dans cette position, on place le vase de feu à côté de sa tête, celui qui contient la terre pétrée vers la partie du cœur; enfin on met le vase plein d'eau du côté opposé. » (1)

(1) Manuscrit de M.Savalette de Langes. Tous les passages de cet article marqués par des guillemets sont pris dans ce manuscrit.

Le plus grand silence règne pendant quelques minutes, alors quatre grands coups de tonnerre se font entendre: à ce signal, les Respectable et Vénérable Maîtres circulent six fois autour des circonférences l'un partant de l'orient par le septentrion. Ils s'arrêtent devant le T.P.Maître qui leur donne la bénédiction d'Israël si leur avancement dans l'Ordre leur permet de la recevoir, ou seulement leur impose les mains, suivant la circonstance. Pendant ces tours, les éclairs brillent, le tonnerre gronde, et les circonférences sont encensées. Après ces cérémonies et quelques instants de repos, de nouveaux coups de tonnerre se font entendre, de nouveaux éclairs embrasent le Temple; c'est Tout-Puissant qui va paraître: accompagné de ses acolytes sacrés, il va opérer le miracle de la création.

Le T.R.M. armé de sa baguette de houx, touche les genoux du candidat, qui les allonge aussitôt. Le V.M. touche avec sa baguette de frêne le cœur du candidat, ensuite côté droit, il lui fait étendre successivement les deux bras.

Tous ceux enlèvent tour à tour le drap noir et le drap rouge qui font partie de ceux qui enveloppent le candidat de sorte qu'il se trouve seulement couvert du drap blanc, les bras étendus et les jambes écartés. Le V.M. se place au pied du néophyte et le R.M. se place à sa tête, où il prononce à haute voix la prière suivante:

« Grand Architecte de l'Univers, toi qui as bien voulu faire l'homme à ton image et à ta ressemblance, pour lui assujettir le grand monde, dont il sera la victime si tu ne le combles de tes grâces, ne permets pas que l'ouvrage de tes mains périsse, fais, au contraire, que ces ennemis rougissent de honte de l'inutilité de leurs efforts pour remporter des victoires sur lui; Cependant que ta sainte volonté soit faite ». Le V.M. répond Amen.

Cette prière terminée, le néophyte est entièrement découvert, le tonnerre se fait entendre, le lieu de l'assemblée présente l'image du chaos: peu à peu le calme se rétablit, et le candidat est conduit aux pieds du T.P.Maître qui le bénit et lui donne l'ordination en prononçant des paroles mystérieuses. Cette cérémonie consiste à appuyer successivement sur son front, la partie du cœur, le côté droit et la tête, le pouce, l'index et le médium de la main droite; ce qui offre l'image d'un triangle, les autres doigts étant repliés dans la main.

Le V.M. conduit ensuite le néophyte au centre des circonférences, la lui donne les signes de reconnaissance et lui dit: Ces quatre branches qui s'offrent à tes yeux te seront d'une grande utilité si tu observes les commandements de celui qui t'a donné l'être, mais tu seras en proie à tous les malheurs et sujet à la mort si tu les transgresses. Tu peux jouir de tout ce que tu vois; mais garde-toi de toucher à ces quatre branches. (Il lui montre avec sa baguette la branche de palmier.) 'Voilà le symbole de la sagesse universelle du Dieu vivifiant (il lui montre la branche de cèdre.) Voilà l'emblème de la puissance universelle du Dieu vivant, il lui montre la branche d'olivier Voilà l'emblème de la puissance universelle du Dieu de vie; (il lui montre la branche de saule) Voilà enfin le symbole de la mort éternelle.

Ensuite il lui fait jeter les yeux sur la terre pétrée, sur l'eau et le feu. « Vois, homme, ce que tu es, je t'ai tiré de là: si tu ne veux pas rentrer dans les abîmes de la terre d'Egypte, observe fidèlement les défenses qu'on t'as faites, et n'oublie jamais les engagements que tu contracteras avec l'Ordre ». Le candidat est abandonné seul au milieu des circonférences; là on le laisse quelque temps livré à lui-même. Pendant qu'il réfléchit sur la nouveauté du spectacle qui a frappé ses yeux, un Elu-Coëns, qui représente un mauvais génie, traverses les cercles, s'approche de lui, et cherche à lui démontrer le ridicule des défenses qu'on lui a faites. Il l'engage à s'approcher des bran­ches, à les examiner, à tracer des caractères autour; suivant ce tentateur, il résultera de cette désobéissance des connaissances précieuses, desquelles doivent dériver un pouvoir supérieur à la puissance de celui qui l'a créé. 'Attache-toi surtout, lui dit il, à connaître parfaitement ce que renferme l'arbre vivifiant, puisqu'il est tout science et toute puissance. Tu soumettras tout à ton empire et tu commanderas à tous les animaux, tant visibles qu'invi­sibles , etc.' Le malheureux néophyte se laisse tenter et persuader par ce séducteur, il est accablé de reproches et chassé du Temple.

Rentré dans le parvis, il tombe dans les mains de trois tuileurs que représen­tent les mauvais génies; ils lui attachent les bras avec de fort liens, le char­gent d'un énorme fardeau et lui font faire neuf fois le tour de la pièce et le couvrent d'eau et de boue: les éclairs brillent la foudre éclate     

Ici se termine le premier point de l'initiation.

IIe Pointde la réception d'un Elu-Coëns.

Pendant que le néophyte est livré aux tourments que lui font souffrir les mauvais génies, on change la décoration du Temple ou du Tribunal; on élève l'escalier à vis au milieu des circonférences mystérieuses, et l'on prépare tout pour le complètement de ces laborieux mystères.

Après un certain temps, le premier tuileur vient rendre compte au T.P.Maître du ressentir et de l'humiliation du candidat, et implorer son pardon. 'Allez, répond le Tout P.Maître, que l'homme me soit présenté devant moi. On court chercher le néophyte; on l'arrache avec peine des mains des mau­vais génies qui s'efforcent de le retenir: 'Laissez cet homme en paix', leur dit le premier tuileur (qui représente un mauvais génie), 'retirez-vous et que désormais aucun de vous l'environne'. Le T.P.M. lui a fait grâce. 'Retirez-vous, chacun dans votre région; obéissez à celui qui vous commande au nom du Maître'.

Le candidat chargé de chaînes, est conduit aux pieds du V.M., il implore sa grâce. Te voilà dont rentré dans la terre d'Egypte! (lui dit-il) Comment as ‑tu pu oublier les défenses qu'on t'as faites?       Infortune! ton crime t'a rendu l'esclave de la mort qui exercera son empire sur toi et la postérité!' Lève toi, homme, la faute t'es remise. C'est à toi maintenant à travailler pour gagner la vie éternelle, etc.

Le T.R.M. le délivre de ses liens et le conduisant à l'entrée de l'escalier à vis, il le lui montre en lui indiquant qu'il est divisé en trois paliers auxquels on arrive par trois, cinq et sept marches, symboles des trois peines qu'il souffri­ra dans la réintégration de sa personne avec son principe: ces peines sont celles des corps, de l'âme et de l'esprit.

Le néophyte monte, en reculant, l'escalier mystérieux. Arrivé au premier palier, il prête le premier tiers de son obligation, qui consiste à promettre de garder le secret sur les mystères des Elus-Coëns, etc.

Arrivé au second palier il prête le second tiers de son obligation; il s'engage à être fidèle à la religion catholique, apostolique et romaine; à aider ses frères de ses conseils et de sa bourse, etc.

Enfin il est conduit au dernier palier où il prête le dernier tiers de son serment, qui consiste à se soumettre à ne jamais fréquenter les assemblées de ces sociétés qui prennent le type de Maçon sans le connaître, etc. Cette épreuve est la dernière de celles qui est condamné à subir, elle complète son initiation comme apprenti. On lui donne les mots de reconnais­sance, sept signes imitatifs des figures des sept planètes; enfin on le proclame comme membre de l'Ordre.

Nous avons dit que les peines imposées à cet homme nouveau, en raison de sa désobéissance, étaient celles du corps, de l'âme et de l'esprit. Dans le grade d'apprenti, il a subi celles du corps, restent les deux autres qui forment l'objet de la doctrine de l'initiation aux grades de compagnon et maître.

Nous n'entrerons pas dans les détails de ceux-ci: les épreuves de l'initié sont du même genre, et comme dans le premier grade, l'escalier en forme de vis y joue le principal rôle. Nous pouvons même le dire et les Elus-Coëns en conviendront, ces derniers actes de la réception sont bien inférieurs au premier, dans lequel les inventeurs semble avoir épuisé toutes leurs ressour­ces.

Au reste, ces adeptes forment une classe bien distincte de celle des Francs-Maçons, dont ils ont cependant emprunté quelques usages. Les Elus-Coëns apprécient eux-mêmes, sans doute, à leur juste valeur, leurs formules d'ad­mission ; et nous pensons que toutes les allégories des réceptions pourraient s'expliquer ainsi: Pour entendre et propager des vérités nouvelles, il faut des hommes nouveaux. Tel a sans doute été le but des inventeurs des mystères de cet Ordre, et ce symbole nous semble énoncé très clairement dans tous les actes différents de ces singulières initiations.

Progression des Grades.

Apprenti Symbolique.  

Compagnon Symbolique ou maître particulier du Porche.  

Maître particulier ou premier degré de l'ordre.  

Grand maître ou grand Elu sous la grande bande noire.

Apprenti Coën ou fort marqué ou apprenti Ecossais

Compagnon C. ou double fort marqué ou compagnon Ecossais

 Maître C. ou triple fort marqué ou Maître Ecossais

Grand Architecte  

Chevalier d'Orient  

Grand Commandeur d'Orient Réaux +

Par X - Publié dans : Rites et rituels
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Vendredi 19 octobre 2012 5 19 /10 /Oct /2012 07:33

OUVERTURE DES TRAVAUX

Tous les FF.°. sont habillés dans le parvis intérieur, le Grand Maître des Cérémonies ayant allumé préalablement toutes les bougies. La salle une fois préparée  sur l'invitation du Grand Maître des Cérémonies les frères se rassemblent en silence dans les parvis. Le T S et VM  pénètre seul, puis les frères conduit par le Grand Maître des Cérémonies se présentent au passage, l'un après l'autre et entrent main gauche sur le cœur. Arrivés devant le Président (qui se tient au pied de son Trône) saluent en s’inclinant et prennent leurs places respectives. Le Consistoire n'est éclairé que par la lumière des bougies.

Le TS et VM. Prenez place mes frères Fidèles Gardiens.

Illustre Grand Orateur, le Consistoire est-il au secret ?

Le Grand Orateur : Les Allées sont désertes, nul bruit n'y résonne, les portes sont closes. Nous pouvons nous livrer à notre oeuvre.

Le TS et VM. Illustre Grand Inspecteur, quel âge avez-vous ?

Le Grand Inspecteur : Je ne compte plus.

Le TS et VM : Quel est votre emploi ?

Le Grand Inspecteur : Combattre pour l’établissement de la Vérité

Le TS et VM : Quelle heure est-il ?

Le Grand Inspecteur :  Nous sommes en parfaite sûreté. Il est minuit pour le monde profane mais le soleil luit au cœur du Consistoire.

Le TS et VM : Puisque nous ne craignons pas d'être interrompus, donnez avis que nous allons reprendre nos travaux et que le Consistoire va s'ouvrir.

Nous pouvons nous occuper avec assurance de notre œuvre.

Le TS et VM  : rappe un coup du pommeau de son épée, que répète le Grand Inspecteur.

Le TS et VM : Que toute pensée profane s'éloigne de ce lieu ! Avec une bougie de transfert il prend la flamme au feu éternel puis: Il allume la première bougie et dit : Que la Sagesse, nous éclaire et nous guide!

Seconde bougie: Que la Vérité, écarte de nous toute obscurité !

Troisième bougie: Que la Charité nous donne la paix intérieure !

Quatrième bougie: Que la Force, suivant la Loi, nous accorde ce qui est juste !

Il éteint alors la flamme d'appoint et dit: Que l’éclat de l’Harmonie, nous illumine, car c'est en elle, depuis l'origine jusqu'à la fin des temps, que résident le savoir, la volonté et la perfection de toutes choses ! Suivant la Lois dès cet instant, que l'œuvre se poursuive car c'est avec fidélité et suivant les traditions que nous voulons accomplir notre Devoir ! Que le haut s'unisse au bas! Que le bas s'unisse au haut ! Afin que règnent la Paix, l'Harmonie et la Lumière ! Prenez place mes FF, les travaux du Consistoire ont repris. Grand Chancelier, veuillez nous communiquer le compte rendu de notre dernière assemblée.

Le Grand Secr. TS et VM et vous tous mes frères Fidèles Gardiens. Ceci fait

Le TS et VM. Mes frères Fidèles Gardiens, avez-vous des observations à produire ? Frère Grand Orateur, quelles sont vos conclusions ?

Le Grand Orateur. Favorable à l'adoption.

Le TS et VM. Mes frères Fidèles Gardiens, veuillez donner la caution du Consistoire. (ceci fait) Le compte rendu est adopté.  

RECEPTION

Il faut installer dans les parvis une table et trois sièges.

Le Candidat, est mis en méditation dans une salle durant l’ouverture.

Le moment venu le Grand Maître des Cérémonies conduit le récipiendaire dans les parvis intérieurs du Consistoire et arrive devant la petite table ou se trouve assis le TS et PM, son Parrain et le Grand Orateur. Le récipiendaire reste debout. Après quelques instants de silence puis le TS et VM lui pose les questions suivantes:

Le TS et VM. Mon frère, vous avez parcouru un long chemin pour venir jusqu’à la porte du Consistoire, et vous avez dû sonder les replis de votre conscience.

Que vous ont apporté les initiations que vous avez vécues jusqu'à ce jour ?

Le Candidat : ……………………

Le TS et VM.  Qu'espérez-vous de votre admission qui vous sera peut être accordée

Le Candidat: ……………………

Le TS et VM : Mon frère Grand Orateur, vous qui êtes le fidèle gardien , ce frère vous semble-t-il prêt à prendre part à nos travaux ?

Le Grand Orateur : Ce frère, malgré ses qualités indéniables, sa fidélité à l'Ordre et sa volonté de chercher la Vérité, ne me semble pas encore prêt pour nous rejoindre. Il me semble préférable qu'il continue à méditer pendant un long temps et qu'il poursuive son travail dans son assemblée !

Le TS et VM : Mon frère Grand Orateur, je connais votre rigueur et votre souci de n'admettre aux travaux de ce Consistoire que des frères. ayant atteint un degré de conscience très élevé, mais vous me semblez sévère concernant notre Frère que nous connaissons depuis longtemps, demandons donc l'avis de son parrain.

Le Parrain : TS et VM, je me porte garant de l'intégrité et de la fidélité de notre Frère  et je suis convaincu que son désir de servir notre Consistoire est sans aucune retenue et qu'il est animé du désir de se perfectionner sans cesse, je sollicite donc, humblement votre accord pour qu'il puisse participer à nos travaux.

Le PPM : frappe avec le pommeau de son épée et dit :

Qu'il en soit ainsi !

Le TS et VM, le Parrain et le Grand Orateur retournent dans la salle du Consistoire. Le Grand Maître des Cérémonies accompagne le candidat une fois les trois officiers en place. Ils entrent et s’arrêtent .

Le Grand Inspecteur : TS et VM, un maçon trouble la méditation du Consistoire.

Le Grand Expert. Qui se manifeste ?

Le G.Maît. des Cérémonies : C'est un Très illustre Prince, Chevalier du Royal Secret de son état, nommé secrètement, qui est sincèrement attaché à l'Ordre.

Il voit avec tristesse les souffrances de l'humanité depuis la mort de son maître et humblement, il sollicite la faveur d'être admis au Consistoire.

Le Grand Inspecteur : Répète la réponse au TS et VM. C'est un Très illustre Prince du Royal Secret de son état, nommé secrètement, qui est sincèrement attaché à l'Ordre. il voit avec tristesse les souffrances de l'humanité depuis la mort de son maître et humblement, il sollicite la faveur d'être admis dans le Consistoire.

Le TS et VM. Puisqu'il possède les qualités nécessaires et que son Parrain s'est porté garant, le Grand Orateur permet son avancée en ce Consistoire. Le Grand Maître des Cérémonies le tient et le guide par l’épaule gauche : devant le TS et VM, il s'incline devant le Delta.

Le TS et VM : Inclinez vous devant la source de cette lumière, qui inspire les travaux de notre Ordre depuis le début. Combien sont étonnants les rayons de lumière qui éclairent à l'Orient.

Gloire soit rendue à son nom, maintenant et à jamais ! Respectable Chevalier, pénétré de l'obligation qui, de toutes les autres, est la plus sérieuse et la plus importante à laquelle l'homme puisse se soumettre vous sentez la persuasion des terribles peines que l’Ordre inflige à tous ceux qui la violerait.  Le Candidat, les mains sur la bible, prononce l'obligation suivante:

Obligation :

Moi, engage solennellement ma parole d'honneur et sacrée, je jure et promets sincèrement sur ce glaive, en présence du Grand Architecte De L’Univers que je ne révèlerai jamais les secrets et mystères de la sublime distinction que je suis prêt à recevoir.

En outre, je jure de suivre strictement les statuts, constitutions et règlements de ce grade, d’en garder un secret absolu, et d’en remplir tous les devoirs, diligemment, fidèlement et sans partialité, faveur ni affection.

Que j'inculquerai nos devoirs envers notre prochain, autant qu'il sera en mon pouvoir, par mes paroles et mes actions. Je suis intimement persuadé que la Vertu peut seule nous rendre respectable et heureux.

Si je venais à manquer à ces devoirs, je prends conscience que je devrais en assumer les toutes les conséquences que l’Ordre m'imposera. Après l'obligation le PPM lui met l'épée dans la main droite en disant :

Le PPM : Respectable Chevalier, tendez le bras droit devant vous, nous plaçons dans vos mains une arme, dont nous enseignons de ne jamais faire usage. Mais seulement de vous en servir contre les ennemis de l'Ordre. Elle symbolise également les pouvoirs qui vous sont transmis, voyez la difficultés et le poids que ces devoirs représentent pour celui qui doit commander. Le Candidat doit tenir son épée bras tendu, pointe en l'air un temps suffisant pour qu'il en sente tout le poids    

Vous pouvez baisser votre bras.

Relevez-vous ! Grand Maître des Cérémonies venez prendre à l'autel le Feu de l’Ordre afin que notre nouveau SUBLIME GARDIEN puisse s’en pénétrer. Le Grand Maître des oeuvres  prend le feu sur l'autel, il tient la bougie à hauteur de ses yeux et dit:

Le Candidat : Ainsi que le Feu éternel règne dans le tout. C'est par ce feu que je participe à la chaîne des initiés.

Une harmonie pure et élevée m'unit aux frères de l'Ordre. Puis en disant:

PAR CE FEU, JE REGENERE MON ESPRIT, JE RAVIVE LA FLAMME DE MON ARDEUR, AFIN QU'ELLE DEVIENNE INEXTINGUIBLE.

Le Grand Juge : Lui pose la main droite sur la tête et dit lentement :

Souvenez-vous : « Transmettre l’esprit des symboles est le premier des devoirs, transmettre l’esprit de notre art de vivre et de construire est la science des sciences, l’Art Royal. Consacrez lui tous vos efforts. » Ceci fait, le Grand Maître des Oeuvres lui rend son épée puis rapporte le feu  et regagne sa place.

Le TS et VM lui dit:  Je vous lie pour l’éternité à l'Ordre, et je vous reçois   SUBLIME ET FIDELE GARDIEN.

Qu'elle vous rappelle toujours les obligations solennelles que vous avez contractées envers l'Ordre.

Parvenu à la dernière classe du Cinquième Ordre considérez qu’il ne s’agit pas d’un nouveau grade que nous vous avons communiqué mais proposé une alliance avec un Devoir éternel.

En nous rejoignant vous devenez un esprit immortel partie de l’esprit de ce feu que nous avons manifesté à vos yeux et qui vous habite maintenant. Jurez de ne jamais abandonner cette voie.

Le Candidat : Je le jure.

Le TS et PM. Je vous revêts maintenant de votre sautoir auquel une seconde rosette violette s’ajoute : elle marque notre gouvernement au nom de l’Ordre . Prenez place parmi nous au siège de……. Votre arrivée parmi nous ne crée pas votre place, mais elle ne fait que compléter notre Consistoire vers le nombre parfait de neuf. Le nouvel arrivant prend le siège vacant et en assure les fonctions. Je vous félicite sincèrement que vous ayez eu le désir d'arriver au sommet du secret maçonnique.

En effet, c'est de ce point élevé, que vous pourrez, avec plus de compassion, porter vos efforts sur une humanité qui languit encore dans l'ignorance, courbée sous les préjugés et la superstition.

Depuis que, Souverain Prince Rose Croix, pasteur vigilant, vous avez accepté la haute mission d'éclairer les hommes, d'écarter tout ce qui divise les esprits, de professer tout ce qui peut unir les cœurs.

Vous voici devenu Fidèle Gardien, votre mission s'agrandit; c'est un sacerdoce plus élevé qui vous est confié; il vous place au rang des propagateurs de la vérité. Vous devez être un des rayons de ce flambeau, l'auguste et bienfaisant Ordre des Francs Maçons.

Vous devez aussi guider et éclairer les Loges, gardien de la LOI, de la DOXA, vous leur recommanderez surtout de n'ouvrir nos mystères qu'aux esprits libres et ornés, aux élus du cœur et de la pensée, et de na pas déchirer les voiles du mystère devant ceux qui ne peuvent voir, devant des intelligences qui ne savent point comprendre.

Nous n'avons d'autres mystères que dans la manière de contribuer à rendre les hommes heureux et vertueux.

Nos méditations doivent prendre un essor plus élevé. Nous ne développons que ce que l'antiquité a institué, car mon frère cherchez au fond des choses, fouillez dans les mystères d'Isis, d'Osiris, de Pythagore, mais que votre raison et votre conscience soient toujours vos ultimes juges.

CLOTURE DU CONSISTOIRE

Le TS et PM : Grand Inspecteur, quel âge avez-vous ?

Le Grand Inspecteur : Je ne compte plus.

Le TS et PM : Quel est votre emploi ?

Le Grand Inspecteur : De combattre pour l’établissement de la Vérité

Le TS et PM : Quelle heure est-il ?

Le Grand Inspecteur : Le Soleil du matin illumine le Consistoire.

Le TS et PM  : Puisque le Soleil s'est levé pour illuminer le monde, levons-nous mes frères pour répandre dans l'esprit de ceux qui sont dans les ténèbres, l'effulgence de la lumière maçonnique et pour être un exemple de vertu dans le monde.

Annoncez que je vais fermer le Consistoire et suspendre l’assemblée .Il frappe un coup avec le pommeau de son épée . Le TS et PM  éteint chaque bougie à l'inverse de l'allumage, puis dépose la flamme de la bougie de transfert au feu éternel et dit alors: Que la Lumière reste en nous et nous guide sur la voie droite! Qu'elle nous permette de ne pas nous perdre dans les ténèbres ! Qu'elle nous illumine et nous donne la paix. Suivant la Loi, je suspend les travaux ! Le Grand Maître des Cérémonies conduit les frères dans les parvis intérieurs. Les frères quittent la salle un à un et s'inclinent  lorsqu'ils passent devant le TS et PM et  ils échangent alors le baiser de Paix avec lui.

Par GCG GODF - Publié dans : Rites et rituels
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Vendredi 19 octobre 2012 5 19 /10 /Oct /2012 07:19

Tous les IP entrent dans la salle obscure seulement éclairée par les bougeoirs que portent les 3 premiers officiers.

Une fois chacun en place.

Le TS et VM   Quelle heure est-il ?

Le G Insp : Le point du jour paraît.

Le TS et VM   Nos travaux reprennent force ! Illuminons le Conseil Philosophique de ALETHEIA sous le titre distinctif de la VRAI SAGESSE. Le G Insp       prend un bougeoir et allume quatre bougies les plus basses Que l’Amour de l’humanité préside à nos décisions. Le G Orat      prend un bougeoir et allume quatre autres bougies Que la Vérité anime nos travaux. Le TS et VM prend un bougeoir et allume la dernière bougie Que la Paix et l’unité rassemblent tous ceux qui désirent servir l’Ordre. Mes Frères Unissons nos mains dans le cercle fraternel .Tous les Frères unissent leurs mains sans croiser les bras.

Le TS et VM   Que la Foi nous soutienne

                        Que l’Espérance nous guide

                        Que la Charité rayonne de nos cœurs                     

Prenez place mes Frères.

L’ordre du jour de notre assemblée appelle la réception de notre Très Illustre Frère Nous allons y procéder. Très Illustre Grand Expert allez chercher notre Frère. La salle est seulement éclairée par le Chandelier à neuf branches et par les bougeoirs. Le Très Illustre Frère est introduit sans décor et sans gant et reste près de la porte. Le candidat salut en s’inclinant comme à l’accoutumé.

Le TS et VM   Le Conseil Philosophique est assemblé aujourd’hui pour vous recevoir en son sein. Cette réunion témoigne de votre persévérance, puisque vous parvenez au terme de votre démarche. Ayant parcouru ce chemin pour arriver jusqu’à nous, nous considérons aujourd’hui que votre esprit et votre cœur sont libres de toute attache particulière. Dans son assemblée, le Conseil Philosophique rassemble et coordonne sous son principe forces et moyens pour obtenir un bien plus général. Etes vous disposé à coopérer à ce but par tous les moyens qui sont en votre pouvoir ?

Le TIM : Oui, le suis.

Le TS et VM   Depuis votre entrée dans la Franc-Maçonnerie, on a exigé de vous le serment de garder inviolablement le silence sur ce qui concerne l’Ordre. Avant d’aller plus avant, sachez que vous êtes appelé à l’observer encore plus strictement sur tout ce qui concerne le Conseil Philosophique, notamment ses membres et ses modalités de réunion. Etes vous dans cette disposition ?

Le TIM : Oui, je le suis. Le Maître des Cérémonies  le conduit auprès du TIGM

Le TS et VM   Posez votre main droite sur le crâne et veuillez lire votre première obligation :

Obligation      

J’engage solennellement, devant cette assemblée, ma parole d’honneur, sacrée et sincère. Je jure et promets de suivre strictement les statuts et les délibérations de cette assemblée et de remplir avec impartialité tous les devoirs d’un Illustre Prince.

J’appose volontairement et sans contrainte ma signature sur le dit engagement.

Que la force et la volonté pour l’accomplir dans tous ses points, pour la gloire de l’Ordre, ne m’abandonnent pas.

Le TS et VM   Que le Grand Architecte de l’Univers protège notre entreprise et nous garde en équité et en droiture. Puis les autres membres sortent car nul n’a jamais assisté à la réception d’un Illustre Prince. Cela fait : Le T.I.M. se dispose pour le serment suivant les indications du G.M. la main droite sur la bible et la main gauche couverte par la main gauche du G.M.

Le TS et VM   Apprenez que la plus infime indiscrétion pourrait nous détruire et ensevelir notre entreprise. Persistez-vous dans votre demande qui vous liera à nous pour toujours ?

Le TIM : Oui …Après un long silence…

Le TS et VM   Je vais lire vos promesses, vous direz, je le promet et je le jure.                                    Promettez-vous et jurez-vous sur ce que vous avez de plus cher et de plus sacré de pratiquer les oeuvres de charité et de ne jamais dire à personne qui vous a reçu et en quel lieu ?

Le TIM  : Je le promet et je le jure.

Le TS et VM    Promettez-vous et jurez-vous d’être de bonne foi et en conséquence, de ne jamais recevoir en ce Conseil un Frère qui ne serait pas un ami intime?

Le TIMJe le promet et je le jure.

Le TS et VM   Promettez-vous et jurez-vous que toujours et avec toute la douceur d’esprit dont vous êtes capable, vous aiderez vos frères dans le besoin comme dans l’adversité ?

Le TIMJe le promet et je le jure.

Le TS et VM   Promettez-vous et jurez-vous de toujours régler vos paroles sur la vérité ?

Le TIM : Je le promet et je le jure.

Le TS et VM   Promettez-vous et jurez-vous de voyager à la gloire et pour le progrès de notre idéal et d’obéir en tout point à tout ce qui sera ordonné ou prescrit par le  TS et VM auquel vous jurez obéissance ?

Le TIMJe le promet et je le jure.

Le TS et VM : Promettez-vous et jurez-vous d’être patient dans l’adversité de ne jamais recevoir dans ce degré un homme qui ne serait pas totalement libre ?

Le TIM : Je le promet et je le jure.

Le TS et VM   Enfin, promettez-vous et jurez-vous de participer assidûment à nos travaux, et de garder inviolablement les ultimes secrets que je vais vous confier ?

Le TIM : Je le promet et je le jure.

Le TS et VM : Par les sept serments que vous venez de prêter et en vertu des pouvoirs qui m’ont été conférés et transmis, je vous reçois Illustre Prince des Maçons, Prince du Royal Secret, Sage et Vrai Maçon. Veuillez gravir symboliquement ces degrés mystérieux car aujourd’hui, vous ne pouvez plus reculer. Le GM donne ensuite l’accolade à l’IP

Le TS et VM   Apprenez que ces degrés que vous venez de gravir sont lourds de sens. Celui de l’histoire, celui de l’Ordre Maçonnique, jamais à l’abri des trahisons et des dévoiements depuis qu’un jour, Hiram, Maître des Maîtres, trouva une mort affreuse sur le chantier du Temple.          

Votre discrétion prouvée dans les degrés précédents vous a valu de recevoir l’entière lumière et il ne vous reste plus rien à désirer que l’effet de votre obéissance au Consistoire dirigé par le TS et VM, nos chefs et les grands élus de l’Ordre qui viennent aujourd’hui de vous octroyer cette faveur.           

Vous voici maintenant au rang de ceux qui sont Elus pour le Grand Œuvre. Les délicieux parfums de vos actes et de vos obligations vous transporteront vers le vrai bonheur auquel vous aspirez, ce que je souhaite bien sincèrement. Le GM se déplace, et va frapper un grand sur la porte du Conseil pour appeler les membres du conseil philosophique qui rentrent et prennent place A ce moment on allume la salle.

Le TS et VM   Saisissez à présent des deux mains, les deux poignards qui sont posés sur la table.         Et croisez les sur votre poitrine. L’un figure la protection que nous devons aux innocents, l’autre nous indique la juste punition des parjures. Le GM porte son glaive et le pose au croisement des deux poignard.

Le TS et VM   Devant vos Amis Intimes, que votre cœur soit juste et votre détermination Sans faille. Le GM pose son glaive, puis : Je vous rend votre sautoir auquel s’ajoute maintenant une rosette violette. Désormais les gants vous seront inutiles pour participer à nos travaux. Je vous invite à prendre place au siège qui vous a été préparé. Plus rien ne nous retenant au Conseil, je vais en suspendre les travaux. Il s’approche du chandelier et éteint successivement les 8 bougies

Le TS et VM   Que toute trace de ce qui vient de se passer disparaisse au regard de ceux qui n’appartiennent pas à notre Conseil. Travaillons en lieu sûr à rétablir secrètement le Temple idéal. Que le souvenir de cette cérémonie reste à jamais gravé dans nos mémoires. Il éteint ensuite la 9ème.

Le TS et VM   Allez de par le monde et que la lumière qui s’éteint maintenant, s’allume en chacun de nous. Répandez-la avec discernement et sagesse.

Que le Grand Architecte de l’Univers favorise notre dessein !

Que la Paix soit avec vous. Les IP se retirent en silence.

Par Grand Chapitre Général du Grand Orient de France - Publié dans : Rites et rituels
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Jeudi 18 octobre 2012 4 18 /10 /Oct /2012 18:47

Les membres du Conseil Capitulaire s’assemblent et se décorent dans la salle de réunion. Ils se disposent autour de la table. Ils restent debout pendant que le Gardien du seuil allume les neuf étoiles rouges avec la blanche qui reste par principe toujours allumée.

Le Président : Très Illustres Frères reprenons les travaux de l’Assemblée du Cinquième Ordre…. Il salue de part et d’autre les Frères assemblés en s’inclinant, lesquels répondent de la même manière.

Frère Chancelier, veuillez donner le compte rendu de notre dernière assemblée.

Le Frère Chancelier donne lecture du compte rendu des derniers travaux, lesquels sont adoptés en la forme habituelle, après une éventuelle discussion. (éventuellement) Très Illustre Frère Gardien du seuil, veuillez introduire les Frères visiteurs que vous installerez à mes côtés. Debout Très Illustres Frères. Ceci fait, après avoir souhaité la bienvenue aux Frères visiteurs, on passe à l’ordre du jour.

Le Président : l’ordre du jour appelle l’étude de la question présentée par le Très Illustre Frère……….Ou l’intégration du S.P.R.C……… au sein du Cinquième Ordre

Intégration d’un S.P.R.C. au Conseil Capitulaire du Cinquième Ordre

Pour être reçu au Cinquième Ordre, il faut répondre aux conditions définies dans le règlement particulier de cet Ordre. Le jour de la réception, il est demandé au Frère de rédiger un nouveau testament philosophique suivant le document qui lui sera préalablement remis.

Le Président : Lors de notre dernière assemblée vous avez accepté de recevoir au Cinquième ordre le SPRC…….. Si personne ne réclame la parole, il va y être procédé. Le silence régnant, Très Illustre Frère Gardien du seuil introduisez le Bien Aimé Frère………. afin qu’il reçoive de cette assemblée les marques de notre reconnaissance.

Vous me ferez parvenir son testament philosophique. Le Frère est introduit, il porte les décors du quatrième Ordre. Il est placé devant la table où se trouve les deux coupes.

Mon Bien Aimé Frère, le Conseil Chapitral du Cinquième Ordre Provence Fidélité, a accepté de vous admettre en son sein afin de participer à la mission qui va vous être exposée. 

Le Cinquième Ordre confère aux SS.PP.RR.CC. qui en sont porteur, la qualité pour aider leurs Frères et faire régner dans toutes les assemblées la paix et la concorde. pour favoriser personnellement la régularité dans les travaux aux différents degrés des Chapitres. pour être une composante individuelle dynamique et novatrice de réflexion au sein des hauts grades du Rite Français des Modernes.

Le Cinquième Ordre a la particularité d’être un Ordre ouvert aux SS.PP.RR.CC., au seul regard de leur zèle et de leur dévouement. Il ne constitue en aucune manière un passage obligé pour l’ensemble des SS.PP..RR.CC.

Si l’initiation traditionnelle de la Maçonnerie des hauts grades du Rite Français s’arrête au Quatrième Ordre, le Cinquième Ordre n’en constitue pas moins le sommet du Rite.

Non seulement il renferme tous ses enseignements mais il regroupe en son sein l’ensemble des courants de l’Ecossisme. Il en constitue une assemblée d’étude, de pratique et un conservatoire de la tradition maçonnique.

En qualité de membre de ce Conseil des Sages, il situe chacun de ses membres au niveau le plus fort dans l’exercice de la responsabilité, de la pratique des vertus et de la connaissance maçonnique.

Sachez que nos anciens règlements établis en 1784, précisent que le Cinquième Ordre comprend tous les grades physiques et métaphysiques de tous les systèmes et particulièrement ceux adoptés par les associations maçonniques en vigueur. Cette disposition place bien le Cinquième Ordre, dans l’esprit des rédacteurs de l’époque, comme le conservateur des rituels des hauts grades.

Le Cinquième Ordre est subdivisé en trois classes : Le Conseil Capitulaire, le Conseil Philosophique et le Consistoire.

En prêtant votre obligation, vous serez seul avec votre conscience, limité seulement par votre propre liberté.

Cependant, sachez si cela peut adoucir votre solitude que nous partageons le poids de cette charge.

Mon Frère, rompez le signe d’ordre que vous ne reprendrez plus dans cette assemblée. Veuillez ôter vos décors, puis vous découvrir et vous déganter. Etendez la main droite et portez la main gauche sur le cœur.

Très Illustres Maîtres debout.

Mon Bien Aimé Frère, veuillez lire votre obligation :

Le postulant : Moi………………. Régulièrement investi des pouvoirs et des obligations de la charge des SS.PP.RR.CC. je promets sur cette épée et devant cette assemblée de me dévouer à la garde, à la transmission des Ordres du Rite Français et des hauts grades écossais.

Je promets également et jure sans équivoque ni réserve de garder secret tout ce que je verrai, entendrai, ou ferai dans cette assemblée sous peine d’être exclu de cette chaîne d’union. Que le Grand Architecte de l’Univers me soit en aide.

Le Président : Un moment de silence…

Je prends acte de votre promesse. 

Les devoirs qui vous attendent sont doubles, vous devrez rayonner autour de vous en gardant un silence absolu sur votre appartenance, sur nos travaux et tout ce qui touche le cercle intérieur.

Le silence est une discipline morale d’autant plus méritoire qu’elle est difficile à maintenir et qui exige l’abandon de toute ostentation.

Le silence est la vertu par excellence. Le propre du sage est de se taire, tout en gardant : l’esprit, le cœur et les yeux ouverts

Regantez-vous mon Frère.

Avant de procéder à votre intégration, Méditez encore les images symboliques qui vont être évoquées.

Très Illustre Frère Gardien du seuil, veuillez accompagner notre Bien Aimé Frère, après lui avoir remis l’étoile du cherchant. Le F Gardien du seuil le conduit successivement dans les quatre directions cardinales en commençant par le nord-ouest, ensuite le sud ouest, puis le nord-est et enfin le sud-est. Il s’arrêtera devant chaque figuration. Chaque figuration est présentée par un Membre de l’Assemblée. A l’issue de chaque présentation, le candidat allumera l’étoile liée à chacune de ces dernières.                                   

Le premier : L’Aigle (étoile bleue)

Il est celui qui vole au plus haut et le seul qui plonge son regard dans le soleil. Au plus élevé de l’échelle invisible reliant ce qui est en haut et ce qui est en bas, le Maître d’œuvre a le devoir d’éprouver l’ensemble des matériaux de l’entreprise commune et d’exercer sa Vigilance.

Le deuxième : Le Phénix (étoile noire)    

Seuls demeurent ceux qui renaissent sans-cesse. Ceux qui s’arrêtent, et se fixent sont condamnés au vieillissement et à la mort.

C’est le principe de la recherche permanente qui en voyageant symboliquement, nous invite à cette transformation et nous rappelle à la Persévérance.

Le troisième : L’Etoile Flamboyante (étoile verte)

Elle est l’emblème du Génie qui élève aux grandes choses et aujourd’hui avec plus de raisons encore, elle est le symbole de cette lumière d’espérance aux rayons de laquelle nous pouvons connaître la Vérité et exercer la Justice.

Le quatrième : L’arbre fleuri (étoile rouge)

L’initiation est un art et une science conduisant chacun au cœur de son jardin intime où réside l’arbre mystérieux.

Cet arbre est le pilier essentiel du Temple de l’homme que nous bâtissons inlassablement et qui ne sera jamais achevé.

Aussi, le Maître d’œuvre est avant tout animé par l’esprit d’une entreprise commune et fraternelle.

A cet instant, la pierre cubique s’est changée en rose, elle symbolise particulièrement l’Amour de l’Humanité.

Le Président : Persévérance, Vigilance, Justice, Vérité, Amour de l’Humanité, sont depuis le début, les lumières successives de votre démarche. J’éclaire aujourd’hui La Sagesse pour découvrir et comprendre le trait unique qui relie chacun de nous au plan parfait. (étoile blanche)

Elle illumine de façon éclatante, les lois immuables de notre entreprise ainsi que la finalité de l’œuvre. Le Président prend l’épée, se dirige vers le récipiendaire et pose cette dernière sur la tête.

Le Président : A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, par les pouvoirs que me délègue le Consistoire, ultime assemblée de l’Ordre au sein du Rite Français des Modernes, je vous reçois au Cinquième Ordre et membre de ce Conseil Capitulaire, pour exercer pleinement les devoirs que vous venez de contracter. Le F. Gardien du seuil lui tend le verre

Le Président : A présent, buvez de cette eau ; ce fût votre premier geste au sortir de la caverne du Premier Ordre. Ceci fait :

En construisant, rappelez-vous sans cesse de la fragilité des édifices humains.

Partageons cette coupe de vin en mémoire de votre réception au Quatrième Ordre .Ceci fait :

Dans la solitude, souvenez- vous de la force que renferme notre idéal, quand il est partagé. Je brûle symboliquement le testament que vous venez d’écrire et que nous n’avons pas lu. Le temps égare ou efface les écrits des hommes, mais ce qui a été confié au feu perdure indéfiniment.

Il sera à jamais le secret que nul ne pourra partager avec vous. Je vous demande d’en méditer le sens. Ceci fait :

En se consumant, ce testament vous rappelle le premier geste que vous avez accompli au moment d’entrer dans l’Ordre des Francs-Maçons et il vous indique qu’un jour, nous retournerons d’où nous sommes venus, quelle que soit notre situation. Le Président lui remet à présent le sautoir

En vous remettant ce sautoir, je vous libère de tous vos engagements ce qui n’efface pas leurs contenus. Votre conscience et votre sens moral sont vos seuls guides et vos seuls juges.

Allez maintenant recevoir le baiser de paix de chacun des membres du Conseil et que je vous donne à présent.

Prenez place Très Illustres Maîtres. Ceci fait, on procède à la suspension des travaux.

Le Président :  Avez-vous des propositions à faire pour le bien de l’Ordre ?

 Ceci fait : Le Frère Gardien du seuil éteint les 5 bougies de couleur dans l’ordre inverse ou elles ont été allumées.

Puis le Président dit en éteignant les 9 étoiles rouges en commençant par les plus basses et en remontant deux par deux : Très Illustres Frères séparons-nous, avec au cœur le sentiment que rien ne pourra entraver la marche de nos travaux ni la sérénité de nos décisions .Que partout on nous reconnaisse pour la qualité de nos actes et l’humilité de nos paroles. Je déclare suspendus les travaux du Conseil Capitulaire du Cinquième Ordre … (Il éteint la dernière bougie) Le Président salue les Frères qui lui rendent le salut.

Par Grand Chapitre Général du Grand Orient de France - Publié dans : Rites et rituels
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Jeudi 18 octobre 2012 4 18 /10 /Oct /2012 18:19

Le Rite français, également appelé parfois Rite moderne, est un rite maçonnique pratiqué sous différentes formes et par plusieurs obédiences françaises.

Histoire

Le Rite français est intimement lié à la naissance de la franc-maçonnerie en général et en France en particulier. Les exilés britanniques apportent le rite des Modernes qui sera traduit, progressivement, en français. Mais si cette forme hybride ne connaît encore le nom de Rite Français, c'est bien pour se distinguer des systèmes dits écossais que celui-ci se forme. Afin d'assurer une franc-maçonnerie à dimension nationale, le Grand Orient de France organise l'uniformisation des rites « modernes » hexagonaux dès 1782. En 1785, le modèle est fixé pour les trois premiers degrés en « loge bleue » qui connaissent une forte influence anglaise en distinction toujours des rites écossais. En 1801, un imprimeur peu scrupuleux diffuse le rite sous le titre : Le Régulateur du Maçon, qui contient d'ailleurs de nombreux rajouts et rectifications par rapport aux cahiers officiels du G.O.D.F, qui eux étaient délivrés contre argent sonnant et trébuchant, et uniquement aux Loges de l'obédience qui en faisaient la demande par écrit. Plusieurs réformes du rite vont être entreprises. En 1858 s'impose le Rite français dit « Murat», qui revient aux fondements des Constitutions d'Anderson sans pour autant transformer durablement le rite, car le texte n'est guère différent de celui du Régulateur. Après la rupture de 1877, le Grand Collège des Rites du Grand Orient de France décide d'une nouvelle réforme. Celle-ci aura lieu en 1879 où sont évincés du Rite français les formules à connotations religieuses dont, par exemple, la référence au Grand Architecte de l'Univers et les devoirs envers Dieu. La commission dirigée par Louis Amiable en 1866 conclura la forme adogmatique du rite en lui donnant une teinte positiviste. On parlera après cette date du Rite français dit « Amiable ». Ce dernier connaîtra quelques rectifications de moindre importance en 1907 pour rester ensuite tel quel jusqu'en 1938. 1938 voit l'initiative du Grand Maître Arthur Groussier du Grand Orient de France pour une nouvelle réforme du rite. Il s'agit d'une tentative d'un retour aux sources après la somme des rajouts et des suppressions qui rendirent le Rite français quelque peu illisible ,et surtout dénué de son âme. La version définitive du Rite français dit « Groussier » sera achevée en 1955 sous l'autorité de Paul Chevalier. Dans les années 1960-70, plusieurs maçons - dont René Guilly - en quête de la lettre originelle du rite opéreront une nouvelle tentative afin de réanimer le caractère initiatique et symbolique de celui-ci. La volonté de pratiquer ces rituels sans aucun « ajout » ultérieur, sans modification ni influences externes, a fait la spécificité de ce rite. Comme disait Roger Girard: « la spécificité du rite français, c'est justement de ne pas en avoir ». Il est ainsi indiscutable que ce rite est sans doute le plus conforme à celui qui était pratiqué en Angleterre dès le premier quart du xviiiesiècle et, en France, dans la 2e moitié du xviiie siècle. René Guilly sera à l'origine de la création d'un chapitre de Rite Français Traditionnel, chapitre toujours existant aujourd'hui au sein de la Loge nationale française. En 1974, naitra un autre chapitre à Paris, sous l'impulsion d'un membre de la Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra. Ce dernier conduira à la création du Souverain Collège du Rite Français Traditionnel, à vocation pluri-obédientielle. Les recherches d'autres maçons les conduisent au Brésil, où le Suprême Conseil du Rite Moderne pour le Brésil leur accordera une patente, afin d'établir le Grand Chapitre Français (GCF) en 1989. Au sein du GODF c'est avec la refondation du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, en 1999, détenteur des patentes des ordres de sagesse, qui débute le renouveau du Rite français en 3 grades et quatre ordres + 1, tels que codifiés dès 1784. Le Cinquième Ordre a été reconstruit officiellement le 24 Septembre 1999 par Jean-Pierre Duhal, président de la chambre d'Administration du Grand Chapitre Général du GODF, et Gérard Pourpour, Président de la Chambre du Rite.

Pratique du rite au  sein des obédiences

Le Rite Français est pratiqué au sein de nombreuses obédiences maçonniques, dont le Grand Orient de France, où il est majoritaire à 80 % dans les trois premiers grades (Apprenti-Compagnon-Maître). En 1973, le GODF a remis la patente du Rite Français à la Grande Loge féminine de France.L'obédience féminine a donc développé une version du rite français dans plusieurs styles. En 1999, le GODF a remis la patente des Ordres de Sagesse et en 2001 a été créé le Grand Chapitre Général Féminin de France. Précisons en outre que le rite Français (travaillant selon le Régulateur du Maçon de 1801) est également présent à la Grande Loge nationale française depuis 1979. Les Frères Maîtres « réguliers » au Rite Français peuvent intégrer les Ordres de Sagesse du Grand Chapitre français. On le trouve sous ses diverses dénominations et réformes au sein de ces obédiences dont le Rite Moderne Français rétabli ou Traditionnel, Groussier, etc. Hors de France, le Rite français est diffusé en Belgique, au Luxembourg, au Brésil, aux Pays-Bas, en Suisse, en Espagne, au Portugal, en Roumanie, en Bulgarie, en Italie et Irlande. Il existe de manière plus minoritaire dans d'autres pays, surtout ceux dans lesquels le Grand Orient de France a implanté des loges.

Le système du Rite français est un régime en trois grades et quatre Ordres:

En  loge bleue  : 1 Apprenti 2 Compagnon 3 Maître

Quatre ordres : Premier Ordre : Élu secret Deuxième Ordre : Grand Élu écossais Troisième Ordre : Chevalier d'Orient Quatrième Ordre : Souverain Prince Rose-croix, Parfait Maçon libre, Grand commandeur du Temple (au GODF) et Quatrième Ordre : Chevalier de l'Aigle, Parfait Maçon Libre sous le nom de Rose-Croix (au Grand Chapitre Français)

Il existe un cinquième Ordre, prévu dès l'origine du Rite. Ce cinquième Ordre est mentionné dans la première version du Régulateur de 1801. Il est pratiqué au Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, au Grand Chapitre de France, au Grand Chapitre Français, au Grand Chapitre Général Féminin de France et au Sublime Conseil du Rite Moderne pour la France. Son rituel ultime (sur les 81 rituels qui sont soumis à l'étude des Maçons de cet Ordre) au Grand Chapitre Général du Grand Orient de France est celui de "Sublime Philosophe Inconnu", au Grand Chapitre Français celui de "Chevalier de l'Aigle Blanc" et au Sublime Conseil du Rite Moderne pour la France celui de "Chevalier de la Sagesse".

Spiritualité

Le Rite français, dans sa version pratiquée au Grand Orient de France, est souvent considéré comme le rite maçonnique le plus « laïc ». Le Rite Français est en fait le plus fidèle à celui de la Grande Loge de Londres, rite fondateur de la Franc-maçonnerie spéculative. Il perpétue notamment quelques fondamentaux, dont la position des colonnes J et B, la disposition des chandeliers autour du tapis de loge, les batteries en 2 coups brefs et un plus long, l'entame du pied droit, etc..., toutes choses que la Grande Loge des "Anciens", changea, par la suite.

Rite français rétabli

Le Rite français rétabli (ou Rite français traditionnel) est une variante de la famille des rites français. Il repose sur l'idée de restaurer un Rite français le plus proche possible des anciens rituels de la Grande loge des Modernes. Il s'inspire en particulier des premiers rituels « français » publiés par le GODF en 1786 et du Régulateur du Maçon de 1801.Il cherche donc à dégager le Rite français des évolutions qu'il a connues au cours des XIXe et XXe siècle, en particulier au sein du Grand Orient de France.Son caractère composite fait qu'il en existe de nombreuses versions suivant les obédiences voire les loges.

Grand Masonic Orient of Ireland

Source : http://www.gmoirl.com/fr/rituals.html

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Mardi 16 octobre 2012 2 16 /10 /Oct /2012 07:27

Le Cinquième Ordre est avant tout une étape, l’ultime étape de l’initiation maçonnique, celle qui conduit vers la Connaissance suprême par une étude approfondie des symboles qui fondent les plus hauts grades en vigueur dans tous les rites.

Cette quête de la connaissance ne permet pas de limiter le Cinquième Ordre au périmètre initiatique d’un grade : c’est pourquoi il est un Ordre dans lequel sont rassemblés, étudiés, pratiqués autant que faire se peut, les degrés les plus élevés et les plus illustres collationnés par ces rites.

Le Cinquième Ordre est réservé aux Frères qui ont retrouvé la parole perdue, et qui cherchent à découvrir au-delà du miroir leur miroir - quel monde peuple la république des ombres.

Le Cinquième Ordre n’étant pas un grade mais un niveau de capacité d’étude et de compréhension de tous les grades existants, il n’a pas d’appellation particulière.

Par voie de conséquence, ses membres ne portent pas de titre distinctif ce qui est la marque de la plus grande humilité. Néanmoins, et pour des raisons de convenance, ils sont reconnus sous la dénomination de « Très Illustres et Parfaits Maîtres ».

Tous réunis, ils représentent l’Assemblée Universelle du Cinquième Ordre.

En assemblée tenante, ils constituent également un laboratoire de la pensée où sont abordés librement, par une approche philosophique appropriée, les préoccupations de l’homme dans sa recherche du bonheur au sein d’une société qu’il souhaite meilleure et plus fraternelle.

Mais cette grande richesse de grades, cette grande diversité de rites (…tous les systèmes…),pose aussi un problème : celui d’en appréhender tout leur contenu. C’est-ce qui a amené les refondateurs du Grand Chapitre Général de France à faire évoluer le parcours à l’accession à ce Cinquième Ordre, en décidant que tout Frère nouvellement admis dans cet Ordre, doit préalablement s’investir au sein de la CHAMBRE des GRADES dans la recherche et la connaissance la plus large possible des 81 grades qui constituent le patrimoine du Rite, avant d’être admis par la suite à la CHAMBRE des RITES, pour y parfaire, in fine, ses connaissances maçonniques universelles, en participant à des séminaires d’étude et d’approfondissement des autres rites, en premier lieu les rites les plus couramment en usage dans la Franc-maçonnerie moderne.

Le Cinquième Ordre comprend au maximum 81 titulaires parmi lesquels sont élus les Grands Officiers d’Honneur, et les Grands Officiers Généraux qui composent le Bureau du Grand Directoire du Grand Chapitre Général de France.

Le Cinquième Ordre est dirigé par un Conseil des Sages (9membres) assistés par trois Grands Officiers d’Honneur. Il est présidé par le Grand Chancelier, Grand Conservateur du Rite.

Le Cinquième Ordre n’a pas de frontière territoriale ni obédientielle. Sa vocation universelle le conduit à recevoir les plus hauts dignitaires et les plus hauts responsables des juridictions de hauts grades activant d’autres rites que le Rite Moderne, pour travailler et réfléchir ensemble sur des sujets de leur choix et, peut-être, penser la Maçonnerie de demain, au moment où beaucoup de Frères se noient dans des océans d’ennui dans le cadre de leurs structures maçonniques habituelles devenues, dans bien des cas, des continents d’inertie.

Source : http://grandchapitregeneraldefrance.org/Vordre.html

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Mardi 16 octobre 2012 2 16 /10 /Oct /2012 07:13

Le texte qui suit est un extrait de la présentation Power Point donnée le 12 juin 2011 par le Souverain Grand Inspecteur Général du Suprême Conseil du Rite Moderne pour le Brésil le T.I.F. José Maria Bonachi Batalla, lors du Convent de Barcelone.

En 1793, des loges travaillaient au Portugal, sous une influence très forte des loges de Paris.

Il y en avait à Porto et à Coimbra, dont faisaient partie des étudiants des provinces d’Outre Mer, dont le Brésil.

En 1797 se créa la première loge brésilienne. Une frégate française, à l’ancre dans la baie de Bahia, fonde la loge Les Chevaliers de la Lumière, à Salvador de Bahia.

En 1801, la première loge régulière du Brésil fut La Réunion, fondée à Rio de Janeiro. Puis la loge Ile de France, dans l’océan indien, sous l’égide du Grand Orient de l’île Maurice, qui pr om ouvait un idéal politico social.

En 1802 se crée le Grand Orient du Portugal, avec son premier Grand Maître[26]. En 1807, le 30 novembre, le général français Junot, membre de l’armée de Napoléon Bonaparte, envahit le Portugal, entre dans Lisbonne et supprime la Régence.

En 1815, fondation au Brésil de la loge Le C om merce et les Arts, sous l’égide du Grand Orient du Portugal. Elle travaille au Rite Moderne, selon la Constitution de 1806 de cette obédience.

En juin 1822, la loge Le C om merce et les Arts crée deux loges : l’Union et la Tranquillité, et l’Espérance de Niteroi. Elles travaillent au Rite Moderne.

Ces trois loges métropolitaines fondent alors le Grand Orient du Brésil (GOB) et continuent de travailler au Rite Moderne. Le GOB reçoit une lettre de Constitution du Grand Orient du Portugal.

Dès le 12 juillet 1822, le Grand Orient du Brésil, lors de sa cinquième session, se réfère à un système en 7 grades et

procède à l’élévation de plusieurs frères au 4e grade, soit le 1er Ordre d’Elu Secret des grades philosophiques du Rite Moderne.

Ce rite moderne était le rite officiel du Grand Orient de France, du Portugal et du Brésil.

Le 23 juillet 1822, le Grand Orient du Brésil, lors de sa septième session, donne à nouveau le grade d’Elu Secret, 1er Ordre du Rite Moderne, à plusieurs frères.

Lors de la même session est conféré le grade 7, Chevalier Rose Croix, IVe Ordre du Rite Moderne, au Grand Maître José Bonifacio de Andrade e Silva.

En 1822, l’indépendance du Brésil est intimement liée à la fondation du Grand Orient du Brésil.

Cette même année, le prince régent D. Pedro I est initié en la loge Le C om merce et les Arts, le 2 août 1822. Il adopte le n om de Guatimozim, le dernier empereur aztèque mort en 1522.

En septembre 1822, D. Pedro I proclame l’indépendance du Brésil. Il devient Grand Maître du Grand Orient du Brésil.

D. Pedro I, devient alors Rose Croix, grade 7, IVe Ordre des grades philosophiques du Rite Moderne. Ce rite est resté celui du GOB pour tous les travaux des autres corps maçonniques, des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

En résumé :

Transmission historique et légitime du Rite Moderne au Grand Orient du Brésil

Le Grand Orient du Brésil est né en 1822 au Rite Moderne. Il fut constitué par la loge « C om ercio e Artes », qui elle-même fut constituée par le Grand Orient Lusitanien, mieux connu de 1815 à 1822 c om me « Grand Orient du Portugal, du Brésil et Algarves », ce dernier ayant été constitué en 1804 par lettre patente du Grand Orient de France (appendix 1).

Le Grand Orient du Brésil fut reconnu entre 1822 et 1832 par le Grand Orient de France, la Grande Loge Unie d’Angleterre, et les Etats-Unis d’Amérique.

La patente que possédait alors de Grand Orient Lusitanien avait été transmise au Brésil à la loge « C om ercio e Artes » qui elle-même l’a ensuite transmise par scissiparité aux autres loges, futures fondatrices de l’obédience.

Hauts Grades : le procès-verbal de la séance du Grand Orient du Brésil du 12 juillet 1822 confirme explicitement l’adoption par l’obédience de la franc-maçonnerie en Sept Grades, ce qui figure déjà dans le procès-verbal du 15 mai 1822 de la loge « C om ercio e Artes », qui pratique les Hauts Grades dans son chapitre associé, selon la coutume générale de l’époque (Chapitre 3, article 1 et Chapitre 13, articles 1 et 2).

Les pouvoirs, concédés par lettre patente par le Grand Orient du Portugal, du Brésil et Algarves, appartenaient donc par filiation à l’obédience Grand Orient du Brésil, qui s’est créée par scissiparité de la précédente, ce qui impliquait le transfert de la totalité de ses devoirs et de ses droits légitimes, dont celui, traditionnel et imprescriptible, de les concéder à son tour.

Le Grand Orient du Brésil pratique aujourd’hui six rites officiels :

Le rite adonhiramite

Le rite brésilien

Le rite écossais ancien et accepté

Le rite moderne

Le rite Schröder

Le rite d’York

Le Rite Moderne se structure c om me suit :

jusqu’en 1999, 7 grades dont 3 symboliques et 4 philosophiques.

les grades 4 à 7 (Ordres I à IV) : l’Elu, l’Elu Ecossais, le Chevalier d’Orient et de l’Epée, le Chevalier Rose Croix, réunis en des chapitres régionaux.

Depuis 1999, ont été activés les grades 8 et 9 du Ve Ordre, soit :

Le 8e grade, Chevalier de l’Aigle Blanc et Noir, Inspecteur du Rite ;

Le 9e grade, Chevalier de la Sagesse, Grand Inspecteur du Rite.

Le 8e grade du Ve Ordre se pratique en un Grand Conseil Kadosch philosophique.

Le 9e grade du Ve Ordre se pratique au sein du Suprême Conseil du Rite Moderne, juridiction nationale dirigeant tous les grades philosophiques.

Correspondance des Grades et des degrés.

Grade 9 33e degré du REAA

Grade 8 30e degré du REAA

Grade 7 Rose Croix 18e degré du REAA

Grade 6 Chevalier d’Orient 15e degré du REAA

Grade 5 Elu Ecossais 14e degré du REAA

Grade 4 Elu Secret 9e degré du REAA

En 1972, le Grand Orient du Brésil a signé un traité d’alliance et d’amitié avec le Suprême Conseil du Rite Moderne pour le Brésil.

En 1992 a été célébré le 150e anniversaire de la fondation du Suprême Conseil du Rite Moderne pour le Brésil.  

 

En 1999, c’est de ses mains que le Grand Chapitre Français a reçu des patentes pour les Ordres I, II, III, IV du Rite français.Tout ceci remonte, in fine, au Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, né à Paris en 1784, ce que personne au monde ne conteste.

Mais le Suprême Conseil du Rite Moderne du Brésil est resté le seul et unique chef d’ordre du Rite Moderne ayant eu une activité ininterr om pue dans la maçonnerie universelle de Rite Moderne à travers tout le XIXe et le XXe siècles, l’autorisant à se dénommer le Suprême Conseil du Rite Moderne ou Français. Source : http://montaleau.over-blog.com/

Par Jean van Win, Ve Ordre, Gr 9 - Publié dans : Rites et rituels
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Vendredi 5 octobre 2012 5 05 /10 /Oct /2012 06:51

Le f. Introducteur arrive à la porte du Temple ou de la Chambre du milieu, frappe en Compagnon; le T. R. ordonne de suite au Vénérable second Surveillant d'aller à la porte et de voir qui frappe en Compagnon ; le second Surveillant s'étant acquitté de cette commission, vient dire au T. R. que le f. Introducteur présente un Compagnon qui demande à passer de l'Equerre au Compas. Le T. R. ordonne de lui demander s'il a fait son temps et si ses Maitres sont contents de lui, s'il n'a jamais varié dans ses principes, et s'il a toujours le même zèle pour la maçonnerie ; enfin s'il désire de voir le tombeau; à chacune de ces questions que le second Surveillant va lui faire, il doit en venir rendre compte au T. R.; quand il va faire la dernière question, si le Récipiendaire répond, Oui, le T. R. ajoute : Ne l'épargnez pas, faites le entrer dans ce lieu pour qu'il découvre le spectacle qui se présentera à ses yeux.

Le second Surveillant lui arrache son Tablier, tire avec précipitation son épée, lui en présente la pointe de la main gauche ; le Récipiendaire la prend de la main droite et la tient sur son cœur. Il est introduit de cette sorte, on lui fait faire, par ordre du T. R. neuf fois le tour de la chambre du milieu, de l'Orient à l'Occident par le midi. On réduit ces Neuf voyages à trois seulement.

Au premier voyage, le Récipiendaire parvenu à l'Orient salue le T. R. qui lui dit :

D. Etes-vous Maçon ?

R. Mes frères et Compagnons me reconnaissent pour tel.

D. Donnez-moi le mot sacré d'Apprenti ?

R. Je ne l'ai pas reçu de même, donnez moi la première lettre je vous donnerai la seconde.

Il le donne à la manière accoutumée. Au second voyage le Récipiendaire parvenu devant le T. R. le salue, le T.R. lui dit :

D. Donnez moi le mot sacré de Compagnon ?

R. Je ne l'ai pas reçu de même, donnez moi In première lettre je vous donnerai la seconde.

il le donne à la manière accoutumée.

Au troisième voyage, le Récipiendaire de nouveau parvenu devant le T. R. le salue, et celui-ci lui dit :

D. Donnez-moi le mot de passe d'App. et celui de Comp. .

R . Il les donne.

Après chaque demande que fait le T. R. au Récipiendaire, il ordonne de continuer le voyage par le Nord. Au dernier voyage parvenu à l'Occident, le Récipiendaire reste entre les deux Surveillants. Le T. R. dit au Vénérable 1er Surveillant :

D. Vénérable 1er Surveillant, qui me présentez vous 7

R. Un Compagnon qui demande à passer de l'Equerre au Compas.

D. A-t-il fait son temps ?

R. Il a travaillé et ses Maîtres sont contents de lui.

D. Est-il digne d'être reçu Maître ?

R. Il le mérite par son application et son zèle.

D. Répondez-vous de lui ?

R. J’en réponds.

D. A-t-il vu le Tombeau ?

R. Non, mais il désire le voir.

Le T. R., s'il le juge à propos fait quelques questions au Récipiendaire sur les grades d'App. et de Compagnon. Il faut observer que depuis le moment que le Récipiendaire est entré dans la Loge, jusqu'à ce moment ci, tous les Maîtres ont l’épée à la main, la pointe baissée sur le cercueil.

Le T. R. ordonne au Vénérable premier Surveillant de faire placer le Récipiendaire les pieds en Equerre, et de le faire passer de l'Equerre au Compas en lui faisant traverser le tombeau d'Hiram, par trois pas de Maître, ensuite de le faire approcher de l'autel, où étant arrivé, il met un genou à terre. Le T. R. vis à vis duquel il se trouve, tient son maillet levé, et le Récipiendaire la main droite sur la Bible.

Le T. R. lui dit : Promettez vous, sous les mêmes obligations que vous avez contracté précédemment de garder le secret des Maîtres envers les Apprentis et Comp. et envers les profanes ?

Oui, T. R., répond le Récipiendaire.

Promettez-vous d'être un zélé membre de notre Loge et de vous intéresser à son élévation ?

Oui, T.R., répond le Récipiendaire.

Promettez-vous de ne jamais faire valoir le motif de nos assemblées quoi qu'elles ne fassent pas partie de nos secrets ?

Oui, Très respectable.

Le T.R. fait relever le Récipiendaire et lui dit : Après ce que vous venez de promettre, vous devez sentir ce que peut mériter un parjure, qui serait assez malheureux que de violer son obligation, en révélant nos mystères aux profanes, on ne saurait lui réserver qu'un châtiment proportionné à son crime, il tomberait à mes pieds expirant sous mes coups, et comblerait ce tombeau de son propre cadavre. C'est à des réflexions justes et sages que je vous abandonne, après que vous aurez prêté une oreille attentive au récit que je vais vous faire.

 

Histoire

 

Après la mort de David, Salomon étant monté sur le Trône, et voulant travailler à l'élévation du Temple de Jérusalem, écrivit à Hyram roi de Tyr, qui adorait, comme lui, le Roi d'Israël, et lui envoya des Ambassadeurs pour faire alliance avec lui ; il lui demanda les bois propres pour la construction du Temple. Hyram répondit à Salomon, et lui promit tous les bois, pierres et matériaux nécessaires. Les bois furent coupés dans la forêt du Liban et les pierres furent taillées dans les carrières de Tyr. Salomon employait à cet ouvrage trente mille ouvriers, et les faisait relever tous les quatre mois, par trente mille autres. La nourriture de ces ouvriers et leur entretien étaient payés par Salomon, en bois et en huile. Hyram, roi de Tyr, jaloux de concourir par tous les moyens possibles à l'élévation de cet immortel édifice, envoya à Salomon un ouvrier fameux à travailler toutes sortes de métaux et très instruit dans l'architecture ; il s'appelait Hiram - Abif, il était le fils d'un Tyrien nommé U.s.I et sa mère, qui était alors veuve, était sortie de la tribu de Nephtali. Salomon le fit son grand architecte et lui communiqua ses projets et ses plans, le chargea de la conduite du grand Edifice qu'il élevait à Dieu, et le nomma de plus Inspecteur général de tous les ouvriers du Temple. Hiram les divisa en trois classes, celle des Apprentis, celle des Compagnons, et celle des Maîtres. Il donna à chaque classe un Signe, un attouchement et un mot, pour pouvoir reconnaître les ouvriers, et les payer selon leur mérite. Il nomma et désigna ensuite les endroits où ils devaient passer en revue et recevoir leur payement à la fin de la sixième journée. Les Apprenti s qui étaient au nombre de soixante dix mille étaient payés à la Colonne J. Les Compagnon s qui étaient au nombre de quatre vingt mille étaient payés à la Colonne B. Ces deux colonnes, comme vous le savez, étaient placées à l'entrée du Temple. La Colonne J au Nord, et la Colonne B au Midi.

Les Maîtres au nombre de trois mille six cent soixante, recevaient leur appointement dans la Chambre du milieu.

Tels étaient les arrangements que ce grand homme avait pris pour payer les ouvriers, mais comme il n'aurait pu subvenir à tout, Salomon lui donna deux adjoints qui portaient le nom de Surveillants, le premier était proposé pour payer les Compagnons, et le second les Apprentis.

Ils avaient aussi l'inspection sur les ouvriers qui étaient chargés de la police, comme aussi d'accommoder les différends qui naissaient parmi eux. Trois compagnon s mécontents des salaires qu'ils recevaient, imaginèrent de demander à Hiram, le Signe, le mot, l'attouchement de Maître et se proposèrent de l'avoir de gré ou de force, Ce grand homme était en usage à la fin de chaque semaine de faire une revue générale de tous les ouvrages. Les trois scélérats attendirent que les ouvriers fussent sortis. Ils furent se poster, un à la porte de l'Orient, l'autre à la porte du midi, et le troisième à la porte de l'Occident. Hiram ayant fait sa ronde et voulant se retirer, se présenta à la porte de l'Occident, le compagnon qui s'y trouvait lui demanda le Signe, le mot et l'attouchement de Maître ; Hiram s'y refusa mais lui promit de les lui donner lorsqu'il aurait mérité le grade ; le compagnon persistait toujours à les lui demander, et voyant qu'il ne pouvait les obtenir, lui donna un coup de règle qui l'étourdit.

Ici, le T. R. donne un coup de maillet sur le front du Récipiendaire.

Hiram revenu à lui tâcha de s'échapper par la porte du Midi, il y trouva le second de ces scélérats qui lui fit les mêmes demandes, il les refusa également, ce compagnon voyant qu'il ne pouvait rien obtenir par la douceur, employa de fortes menaces, elles ne produisirent pas plus d'effet ; transporté de colère des refus qu'il essuyait, il lui donna un coup de marteau sur la tête qui le blessa dangereusement.

Ici le T. R. donne un second coup de maillet sur la tête du Récipiendaire.

// s'enfuit par la porte de l'Orient où il eut bien de peine d'arriver ; il y trouva le troisième de ses assassins qui le menaça de le faire mourir, s'il lui refusait les Signe, le mot et l'attouchement de Maître. Hiram lui représenta qu'il ne pouvait pas les lui donner et que ce n'était pas de cette façon qu'il pouvait les recevoir, que son application au travail pourrait un jour lui mériter ce grade, et qu'alors il les lui donnerait volontiers. Ce misérable mécontent de cette réponse, insista à vouloir lui arracher les secrets de Maître par la force ; mais Hiram continue à les lui refuser avec la plus grande fermeté, ce scélérat le terrasse d'un coup de levier qu'il lui donne sur la tête.

A ces derniers mots le T. R. lui donne un coup de maillet sur la tête, comme s'il voulait l'assommer.

Les Surveillants qui sont derrière lui le placent dans le cercueil, le couvrent de suite d'un drap noir, et le visage d'un linge blanc où l'on a répandu quelques gouttes de sang.

Le T. R. ayant gardé pendant tout ce temps le silence, continue : C'est ainsi que le plus respectable de tous les Maçons aima mieux perdre la vie que de donner le Secret du Maître à des Compagnons indignes de le recevoir.

Comme il était encore jour, les scélérats qui venaient de l'assassiner, n'osaient le sortir du Temple, ils le cachèrent sous quelques pierres, et quand la nuit fut venue ils le transportèrent sur le mont Hebron où ils l'enterrèrent à peu de distance d'un acacia. Sept jours s'étant écoulés, et Salomon ne voyant point paraître Hiram, fit cesser les travaux du Temple et ordonna des recherches pour savoir ce qu'il était devenu ; mais n'en pouvant avoir des nouvelles, il rendit un Edit, par lequel il déclarait qu'aucun ouvrier ne serait payé qu'Hiram n'eut été retrouvé mort ou vif. Il ordonne à neuf Maîtres de s'emparer des portes du Temple pour s'informer de tous les Maîtres, Compagnons et Apprentis, s'ils n'auraient quel qu'indice sur l'absence d'Hiram.

Ces neuf Maîtres exécutèrent ce que Salomon leur avait prescrit en faisant des questions à quelques Compagnons; ils soupçonnèrent ceux de ce grade d'avoir assassiné Hiram pour en obtenir le mot de Maître ; mais ce qui les confirma davantage dans leurs soupçons ce fut, qu'ayant visité toutes les loges où les maçons demeuraient par nombre séparé, ils reconnurent que trois Compagnons avaient disparus. Salomon de concert avec les neuf Maîtres décida que si on découvrait le corps d'Hiram, le premier mot qu'ils prononceraient serait celui dont on se servirait dans la suite pour distinguer les Maîtres des Compagnons, et que le Signe et attouchement seraient en même temps changés. Les neuf Maîtres après avoir fouillé très exactement dans tous les recoins du Temple se divisèrent en trois branches.

Trois sortirent par la porte de l'Occident, trois par celle du midi et trois par celle de l'Orient, dans le dessein de ne pas revenir qu'ils n'eussent quelque nouvelle d'Hiram ; ils eurent l'attention en faisant leur perquisition de ne s'éloigner les uns des autres que de la portée de la voix. Après avoir cherché inutilement pendant huit jours, ils arrivèrent le neuvième sur le mont Hébron l'un d'eux harassé de fatigue se reposa, mais sentant que la terre s'éboulait sous ses pieds, il s'aperçut qu'elle avait été nouvellement remuée, ce qui le surprit d'autant plus que cet endroit et les environs étaient incultes graveteux et stériles ; il appela les autres Maîtres, et s'étant assurés que quelqu'un y pouvait être enterré, sans passer plus avant, ils résolurent d'en instruire Salomon, mais pour retrouver l'endroit à leur retour, ils coupèrent une branche de l'acacia qui était à une petite distance ; ils la plantèrent sur le terrain où ils se proposaient de faire une fouille. Ayant rendu compte à Salomon de cette découverte, ce Prince les engagea d'y retourner et d'y creuser dans l'endroit désigné.

Ici le T. R. quitte sa place, après avoir frappé trois coups de maillet sur l'autel et dit: Mes frères, entourez le cercueil.

Tous les frères placés, ils en font trois fois le tour ; le T. R. marchant le premier. Après le dernier tour, le T. R. s'arrête à l'Orient et tous les frères entourent de nouveau le cercueil. On fait la chaîne. Le T. R. fait passer en silence trois paroles :

La 1ère Le Maître est mort.

La 2° Trois Compagnons l'ont tué.

et La 3° Jéhovah . (ancien mot de Maître).

Après quoi le T. R. continue l'histoire, en disant :

Les neuf Maîtres retournèrent sur le Mont Hébron, ils commencent à fouiller la terre, et reconnurent que c'était effectivement le Corps d'Hiram qui y était caché, ils portèrent tous la main sur la poitrine, en témoignage de douleur et tenant la main gauche tendue en signe d'étonnement et d'horreur, comme si on voulait éloigner un objet odieux. Ensuite, un d'eux le prit par le premier doigt et prononça le mot Jakin , le second le prit par le second doigt, et prononça Booz ; le doigt lui resta à la main, un troisième le prit par le poignet et sentant qu'il se séparait du bras, prononça et dit Makbenak , qui signifie : la chair se sépare des os.

Ici le T. R. ayant relevé le Récipiendaire après lui avoir pris le premier doigt, ensuite le second, ensuite le poignet, il lui dit que c'est là le mot, le Signe et l'attouchement des Maîtres, et que ce signe doit se faire en mettant pied contre pied, genoux contre genoux, poitrine contre poitrine, joue contre joue, et en passant le bras gauche par dessus l'épaule prononçant le mot Makbenak . Enfin, étant convenu que ce mot serait dorénavant celui des Maîtres, ils achevèrent d'exhumer le corps d'Hiram, pour lui rendre les derniers devoirs. Ils le transportèrent dans le Temple de Salomon, où il lui fit dresser un tombeau sur lequel il fit poser un médaillon en Or, fait en triangle, où était gravé M. B. Tous les Maîtres assisteront à la cérémonie en tablier et en gants de peau blanche, pour marquer qu'aucun d'eux n'avait souillé leurs mains du sang de leur Chef.

Vous venez de voir dans cette histoire que notre R. M. Hiram a préféré la mort, plutôt que de trahir ses serments. Ainsi doivent être les maçons, ils doivent avoir sans cesse devant les yeux le courage héroïque de ce grand homme et imiter sa discrétion et ses vertus.

Le T. R. après avoir achevé le récit de l'histoire d'Hiram, donne le mot de passe au Récipiendaire, qui est Giblimm ; et lui dit d'aller donner le Signe, l'attouchement, le mot sacré et le mot de passe, aux Vénérables frères premier et second Surveillants, et généralement a tous les frères. Dès que le Récipiendaire a pris sa place, le T. R. aidé des Surveillants commence l'Instruction.

Instruction

D . Etes-vous Maître ?

R . Examinez moi, éprouvez moi, l'Acacia m'est connu.

D . Où avez-vous été reçu Maître ?

R . Dans la chambre du milieu.

D . Comment y êtes-vous parvenu ?

R . Par un escalier dérobé, fait en forme de vis, qui se monte par Trois, Cinq et Sept.

D . Que signifie ces nombres ?

R . Qu'il faut Trois ans pour faire un apprenti, Cinq pour un Compagnon et Sept pour un Maître ?

D . Comment avez-vous passé à la Maîtrise ?

R. En passant, de l'Equerre au Compas, et traversant le tronc de notre Respectable Maître Adon-Hiram.

D . Sans doute que vous avez été reçu Apprenti et Compagnon

R . J et B me sont connus, et j'ai à ma disposition la Clef de toutes les loges.

D . Qui s'est opposé à votre entrée dans la Chambre du milieu ?

R . Un Vénérable Surveillant.

D . Qu'a-t-il exigé de vous ?

R . Un Signe, un mot, un attouchement.

D . Donnez moi le Signe ?

R . Pour réponse : on le donne.

D . Donnez moi le mot ?

R . Vous savez mieux que moi T.R. que je ne puis le donner qu'en Loge.

D . Nous y sommes.

R. Donnez moi la première partie, je vous donnerai la seconde.

D. Qu'avez-vous vu en entrant dans la Chambre du milieu ?

R . Tristesse, gémissement et lumière.

D. Comment voyagent les Apprentis et les Compagnons ?

R . De l'Occident à l'Orient.

D . Pourquoi ?

R . Pour aller chercher la lumière.

D . Comment voyagent les Maîtres ?

R . De l'Orient à l'Occident.

D . Pourquoi ?

R . Pour aller répandre la lumière.

 

D . Si un de vos frères était perdu, où iriez vous le trouver ?

R. Entre l'Equerre et le Compas.

D . Pourquoi ?

R . Parce qu'un bon maçon ne saurait s'écarter du chemin de la vertu et de la probité.

D. Combien y-a-t'il de portes à votre Loge ?

R . Trois.

D - Comment sont-elles placées ?

R . Une à l'Orient, une au Midi, et l'autre à l'Occident.

D . Comment le savez vous ?

R . On me la dit en m'apprenant la façon dont fut massacré notre T. R. Maître, par trois Compagnons scélérats qui voulurent lui arracher la parole de Maître ou la vie.

D. Comment sait-on que c'était des Compagnons qui avaient commis ce crime ?

R. Par l'appel général qu'on fit des ouvriers auquel trois Compagnons ne se trouvèrent point.

D. La parole ayant été perdue, comment a-t-on pu la retrouver ?

R. Les Maîtres soupçonnant l'assassinat d'Hiram et craignant que la force des tourments ne lui eut arraché la parole de Maître, convinrent entre eux que le premier mot qui serait proféré, en le retrouvant, leur servirait à l'avenir pour se reconnaître, il en fut de même du Signe et de l'attouchement.

D. Combien envoya-t-on de Maîtres à la recherche d'Hiram ?

R. Neuf, désignés par les neuf lumières qui éclairent la Chambre du milieu.

D. Où trouva-t-on le corps de notre Respectable 'Maître ?

R. Dans un tas de décombres d'environ neuf pieds cubes, sur lequel on avait planté une branche d'acacia.

D. A quoi devait servir cette branche ?

R. Aux Maîtres qui furent envoyés à la recherche du corps d'Hiram, pour reconnaître l'endroit où ils soupçonnaient qu'il avait été enterré.

D. Combien avez-vous vu de grandes lumières ?

R. Trois.

D. Nommez les moi.

Le Soleil, la Lune et l'Etoile flamboyante.

D. Pourquoi trois lumières ?

R. Parce qu'une bonne Loge ne saurait être trop éclairée.

D. Où avez vous passé pour parvenir au Grade de Maître ?

R. Entre deux colonnes et un portique.

D. Quelle était la largeur et la hauteur de ce portique ?

R. D'une telle proportion qu'aucun profane ne pouvait passer.

D. Où avez vous reçu des gages en qualité de Maître ?

R. A la Chambre du milieu.

D. Avez-vous été payé ?

R. Je suis content.

D. Qu'avez vous vu de plus dans la Chambre du milieu ?

R. Une grande lumière plus éclatante que le soleil, au milieu de laquelle j'ai aperçu la lettre G.

D . Que signifie la lettre G. ?

R . Elle est l'initiale du mot Got, qui en anglais, signifie Dieu.

D . Que venez vous faire ici ?

R . Chercher ce qui était perdu, et qu'avec votre secours, j'espère recouvrer.

D . Qu'est-ce qui était perdu ?

R . La parole de Maître.

D . Comment fut-elle perdue?

R . Par trois grands coups et par la mort d'Hiram.

D. Où fut-elle retrouvée ?

R . Dans son Tombeau.

D. Quelle forme avait ce Tombeau ?

R . Trois pieds de largeur, Cinq de profondeur et Sept de longueur.

D. Quelles sont enfin les marques distinctives des Maîtres?

R . Un Signe, un attouchement, deux paroles, et les cinq points parfaits de la Maîtrise.

D . Quel est le mot de passe de Maître?

R . Four réponse on le donne.

D . Comment vous nommez vous?

R. Acacia est mon nom.

D. Lorsqu'un Maçon est en danger, que doit-il faire pour appeler

les frères à son secours?

R . Il doit faire le Signe de Secours et dire

D Que signifient ces mots ?

R. Que les maçons se regardent comme les descendants d'Hiram et se disent Enfants de la Veuve.

D . Quel âge avez-vous en qualité de Maître ?

R . Sept ans.

D. Que signifie cet âge ?

R . Le temps que Salomon employa à construire le Temple.

D. Où se tient le T. R. Maître ?

R. A l'Orient.

D. Pourquoi ?

R . A l'exemple du soleil qui commence et ouvre la carrière du jour du côté de l'Orient, de même le T. R. Maître s'y tient pour ouvrir et éclairer la Loge, et mettre les ouvriers en œuvre.

D. Où se tiennent les Vénérables Surveillants ?

R . A l'Occident.

D . Pourquoi ?

R . A l'exemple du soleil qui termine la carrière du jour vers cette partie du monde, de même les Vénérables Surveillants s'y tiennent pour payer et congédier les ouvriers, et fermer la Chambre du milieu.

D . Sur quoi travaillent les Maîtres ?

R . Sur la planche à tracer.

D . A quoi sert-elle ?

R . A tracer les plans qui doivent servir de règle aux Compagnons.

D . Quelles doivent être les qualités d'un Maître 7

R . Sagesse, force et beauté.

D . Comment peut il réunir ces qualités si rares ?

R. La sagesse, dans ses mœurs, la force, dans l'union avec ses frères ; et la beauté dans son caractère. Pour fermer les Travaux dans la Chambre du milieu .

 

D . Vble 1er Surv. quel âge avez-vous en qualité de Maître ?

R . Sept ans.

D. Où se tiennent les Vénérables Surveillants ?

R . A l'Occident.

D . Pourquoi ?

R. A l'exemple du soleil qui termine sa carrière à l'Occident, les Surv. s'y tiennent pour aider le T. R. à fermer les Travaux de la Chambre du milieu.

D . Quelle heure est-il ?

R . Il est minuit.

Il est donc temps de fermer les Travaux dans la Chambre du milieu.

Le T. R. frappe 3 fois 3 coups. Les V. Surv. les répètent. Tous les frères frappent ensuite ensemble 3 fois 3 coups dans leurs mains et disent trois fois......

Ensuite le T.R. dit aux V. Surv. :

Avertissez les frères que les travaux sont fermés dans la Chambre du milieu. Et chacun se retire.

Source : http://legende-hiram.blogspot.be/

Par Rituel Mère Loge Ecossaise - Publié dans : Rites et rituels
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Lundi 1 octobre 2012 1 01 /10 /Oct /2012 07:34

Très Sage,

Mes Très Chers Frères Chevaliers Rose-Croix,

Rappelons qu’à son commencement, le signe et le contre signe du grade montre distinctement la voie du Ciel et de la Terre. Il définit ainsi magistralement les objectifs à atteindre qui sont de relier tout ce qui est en bas avec tout ce qui est haut sans obligation dogmatique quant à la définition de ce parcours puisque la qualification de ce dernier appartient à celui qui fait réellement le signe. D’autre part, le parcours ne peut être vécu seul puisqu’il faut être deux pour réaliser l’entier du signe et du contre-signe. En somme, nous voyons apparaître le GADLU dans une dimension représentative puisque c’est le chevalier qui l’interpelle dans ce remarquable dialogue à deux.

Le GADLU est bien en haut mais il est aussi en moi puisque je l’appelle par l’autre qui me montre la réalité de moi-même sur cette terre. En résumé nous sommes irrémédiablement seul face au mystère de Dieu mais conjointement ensemble, en l’occurrence à deux, dans la vie ici bas. Le rituel du signe et du contre signe montre l’émergence de l’altérité, force indispensable dans toute réalisation humaine mais aussi de sa nécessaire organisation. Dans cette dimension nous retrouvons à la fois la définition même du christianisme qui établit un Dieu relationnel qui aime le contact avec sa création et son amour pour tout ce qu’il crée mais sans la chute, je veux dire sans la culpabilité vis à vis des actions terrestres et sans recherche obsessionnelle à travers les évangiles du pourquoi et comment de la reconquête vers la Lumière. Aujourd’hui nous sommes en tant que Chevaliers Rose-Croix, les dispensateurs des lumières de l’Amour et de la Vérité afin que puisse se poursuivre l’aventure humaine dans une dimension sociale respectueuse de toutes les diversités et sans trahir la complexité propre à l’organisation naissante de notre civilisation moderne. La tyrannie et l’égoïsme doivent être combattues chaque jour sous peine d’engendrer le monstre qui sommeille en nous et qui est toujours prêt à se substituer à l’Amour et à la Vérité. C’est de ce combat permanent et terrible que pourra jaillir avec bonheur la force qui contient les fruits de la substance maçonnique chevaleresque qui permettra à chaque chevalier de réaliser sa mission sur terre.

Dans le premier appartement du rituel alchimique, que nous pratiquons par ailleurs dans le Chapitre La Prudence sans abattre les colonnes du Temple, le chemin est balisé par la Foi, l’Espérance et la Charité. Dans les mondes infernaux il n’y a que la lumière tenue de l’Espérance qui peut nourrir la conscience puisque celles de la Foi et de la Charité se sont éteintes. Dans ce drame terrible où la perte des valeurs inutiles amène l’impétrant nu et exsangue vers la lucidité nécessaire pour la conquête de la Vérité, le signe et le contre signe reste cet espoir tenu mais certain contre l’immuabilité de la mort symbolique. La couleur noire du premier appartement est la représentation symbolique du caveau vide du Christ. Métaphoriquement parlant, nous pouvons dire que lorsque la lumière est absente et que les ténèbres parlent nous pouvons abandonner en toute conscience, et sans l’aide d’artifice égotique ce qui nuit à la clarté de la lumière. Nous sommes en ce moment-là comme Jésus déterminé à l’abandon de l’ego parce que la résurrection, c'est-à-dire la vie épurée de toutes les scorie inutiles unie à sa partie la plus noble qui pourrait être la surconscience ou l’esprit du GADLU est la suite logique d’une descente dans les mondes inférieures. La renaissance vers la lumière, vers les mondes supérieurs passera logiquement par la porte de la Raison et de l’Intelligence puisque le chevalier illuminé (dans le sens de rayonnant de lumière) sera l’espérance d’un monde nouveau revivifié par la Foi et la Charité. Redevenu trinitaire, je veux dire qu’ayant retrouvé l’esprit du GADLU, sa volonté d’agir s’inspirera naturellement des valeurs issues de la Foi, de La Charité et de l’Espérance.

Mon Frère Chevalier Donne- moi le signe : Emmanuel ; Le contre-signe : Pax Vobis. Inspiré d’en haut mais vivant en bas nous sommes comme Hermès trismégiste face à sa table d’Emeraude les porteurs de l’harmonie dans une construction perpétuellement inachevée qui doit s’adapter sous peine de se corrompre. Ainsi vont les Chevaliers Rose-Croix sur les chemins de la vie en se rappelant, comme le disait si bien Jean Mourgues , je cite « il n’y a jamais de dernier mot , l’espèce continue et la nécessité de s’adapter à chaque circonstance nouvelle, c’est la vie »

Le mot sacré I.N.R.I. qui est la parole perdue et retrouvée, représente l’entrée dans la Loi nouvelle, passant de la loi juive à la mission évangélique. Le rituel de Rose-Croix d’origine chrétienne disait : Jesus Nazaremus Rex Judeorum et dans sa version alchimique Igne Natura Renovatur Integra mais tout les deux font référence au Maçon errant qui cherche en vain la parole perdue dans les profondes ténèbres pendant le temps de trois jours. A ce propos il me semble que la formulation alchimique est mieux adaptée à l’initiation du chevalier qui voyage dans le royaume des morts. En effet, la plupart des Traditions disent qu’il doit descendre dans les régions infernales et obscures du monde inférieur afin d’abandonner toutes les passions inutiles. La dimension initiatique de la démarche est conforme aux antiques coutumes qui par ailleurs disent que c’est aussi après un temps de 3 jours qu’il pourra retrouver la parole perdue, en l’occurrence la Rédemption dans le cas du rituel d’inspiration chrétienne et les chemins de la Science et de la Vérité pour celui d’inspiration alchimique. Notons ici l’extrême différentiation entre les deux rituels en effet, celui d’inspiration chrétienne est statique puisqu’il informe sur la rédemption et le mystère de la résurrection tout en interpellant le chevalier dans sa relation avec Dieu tandis que le rituel alchimique est dynamique puisqu’il suggère au chevalier un chemin dont l’origine et la finalité font partie du mystère de la création et de la vie dont il doit définir lui-même la direction. L’association du mystère des origines et de l’aventure métaphysique du chevalier détermine en quelque sorte la fonction symbolique des trois colonnes que sont la Foi, l’Espérance et la Charité. Dans le rituel chrétien, elles sont constituées « au nom de la très sainte et très indivisible Trinité » ce qui n’est pas du tout le cas dans la version alchimique. Rappelons que les trois colonnes surmontées des mots Foi, Charité et Espérance permettent d’entreprendre le voyage de 3 jours (alchimiquement le travail des 3 ordres, c'est-à-dire l’obtention du souffre alchimique ou médecine du premier ordre jusqu’à l’obtention de la médecine du 3ème ordre ou pierre mystique). Cette distanciation du dogme trinitaire dans la version alchimique est importante sur le plan maçonnique et parfaitement en cohérence avec l’esprit du R.E.A.A. En effet, celui-ci prônant qu’il n’y a aucune limite à la recherche de la Connaissance, quelques chevaliers s’arrêteront en chemin mais ce qui est essentiel c’est que tous les autres continuerons à voyager, travailler et espérer. Il s’ensuit que si les voyages sont réalisés selon les arcanes alchimiques, la maçonnerie ne puisera jamais son énergie dans les dogmes formateurs de toutes les tyrannies, mais s’abreuvera à la source de la Vérité, qui jaillissante de la montagne sacrée étanchera la soif de connaissance et revigorera l’ardeur au combat du Chevaliers RC. En contrepartie pour celui qui ne veut plus voyager selon la proposition alchimique, les trois mots Foi, Espérance et Charité ne seront compris que dans le sens social et au niveau externe. Il ne possédera alors qu’une partie des clés de sa responsabilité dans ses rapports avec lui-même et les autres.

A ce stade de la réflexion nous voyons bien que le symbolisme chrétien dans le rituel du 18ème grade est si évident qu’il est faux d’affirmer qu’il est purement maçonnique. En fait, ce grade rappelle l’essence chrétienne, évangélique et pour tout les maçons qui cherchent vraiment à comprendre l’écossisme, il ne fait guère de doute qu’il s’agit d’un symbolisme hermétique, alchimique, maçonnique allié au plus profond ésotérisme du christianisme.

Le rituel du 18ème grade du Chapitre La Prudence est un exemple probant de cette ésotérisme chrétien profondément alchimique et rénové par rapport au rituel chrétien. Prenons le cas de la Rose sur la croix, le rituel dit, je cite « La croix qui forme le bijou est aussi un enseignement. La ligne verticale est le symbole de la vie, la ligne horizontale qui la traverse est le symbole de la mort, c'est-à-dire qu’on arrive à la vie immortelle qu’après avoir franchi les barrières de la mort. La Rose est le symbole du Secret, donc la Rose et la Croix signifient le Secret et l’immortalité. »

Nous devons être reconnaissant aux concepteurs de ce rituel d’avoir évacué la symbolique du Christ souffrant en croix qui n’inspire en fait qu’une image morbide d’un homme crucifié par ses semblables. La croix en elle-même est un bijou c'est-à-dire qu’elle est précieuse par son enseignement ésotérique. La vie et la mort indissolublement liés au point de rencontre des deux lignes sont recouvertes par la rose symbolisant le secret. Les valeurs initiatiques sont donc respectées puisqu’il faut mourir pour renaître transformé, plus lucide dans le mystère de la création. Ne sommes-nous pas mes TCF Chevalier interpellé par le premier verset du prologue de Jean qui dit : « Au commencement était le verbe et le verbe était auprès de Dieu et le verbe était Dieu » Nous ressentons bien que cette transformation par les vertus de l’initiation ne puisse être conçue comme un effet sans cause, ni comme l’effet d’une cause connaissable. Le secret dans l’évolution est la clé de tout, c’est donc le mystère qui nous habite et non la création en elle-même. Le sens du premier verset du prologue de Jean est finalement la pierre angulaire de toute démarche initiatique. Quant il est dit que le verbe était auprès de Dieu et il était Dieu, ne signifie-t-il pas que le monde est organisé mais qu’il est mystérieusement organisé car il est l’effet d’une cause inconnaissable.

Il y a donc deux mystères : l’aspect mystérieux de l’organisation et la cause inconnaissable de la création.

Sur la Croix alchimique du 18ème grade se rencontre la plus pure essence de l’ésotérisme chrétien. Nous sommes mes TCF Chevalier RC ici dans la dimension métaphysique de l’initiation symbolique du Chevalier Rose-croix. Mais rappelons-nous aussi avec pertinence que nous ne sommes pas dans le domaine du religieux et de la croyance.

La couleur rouge du second appartement et du cordon, c’est la couleur du soleil ou de la lumière à son foyer. C’est aussi le symbole de l’amour, dit le rituel du 18ème grade du Chapitre La Prudence. Par cette coloration rouge nous sommes dans une dimension alchimique associée à l’ésotérisme christique. Aucune vie n’existerait sans le soleil qui est notre grand dispensateur d’énergie. Il est aussi métaphoriquement parlant le géniteur de toute vie puisqu’il ensemence toutes les réactions qui entretiennent la complexité de la vie organique. Pour que ce remarquable édifice de vie biologique puisse perdurer, il est absolument nécessaire de développer l’altruisme. Où se trouve la conscience d’être ensemble dans l’amour de sa famille, si ce n’est dans la lumière à son foyer solaire. Ce retour à la source de l’essence même de la survie des espèces et en l’occurrence du genre humain ne pourra pas se faire sans l’amour du prochain. « Aimez-vous les uns les autres » a dit Jésus. Cette belle et consolante parole est le sésame qui ouvre toutes les portes qui mènent à l’amour vrai, à l’union du cœur et de l’esprit mais aussi à la survie de l’espèce puisque sans stratégie altruiste l’homme ne pourra jamais dominer la complexité de sa création. Mais elle représente avant tout symboliquement le baiser mystique, je veux dire cette humilité de la raison devant la grandeur du mariage du cœur et de l’âme dans le foyer de la lumière solaire. Ainsi armé d’une conscience nouvelle, le Chevalier RC devient universel et rejoint l’élite chevaleresque qui combat partout où règne l’injustice.

Comment gérer la complexité de la multi culturalité de la vie sociale, les inévitables aléas de l’organisation de l’évolution Darwinienne, les incroyables dominances politiques dévastatrices, sans amour, sans compassion, sans rédemption sur la finalité de toute chose et sans adogmatisme de la raison. La dimension héroïque du Chevalier Rose-croix est peut-être la réponse. En tout cas elle est proposée à la fin de la tenue chapitrale lorsque le chevalier le plus humble parmi les plus humbles, éclairé parce qu’il sait que toute science vient d’en haut part chez les hommes combattre l’orgueil, l’égoïsme et l’ambition pour faire régner à leur place le dévouement, la charité et la vérité.

Enfin, n’oublions jamais que le symbolisme de l’Aigle rappelle la puissance de l’homme divin héritée de celle du Père ou du Fils dans le symbolisme chrétien et que l’Aigle de Jean, c’est ce qui donne les pouvoirs ou la clairvoyance, la lucidité ou l’ésotérisme.

Très Sage , j’ai dit

Source : http://www.fideliteprudence.ch/am_reaa_forum_01.htm

 

 

   

Par André M. - Publié dans : Rites et rituels
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Dimanche 30 septembre 2012 7 30 /09 /Sep /2012 18:48

"Le Grand Mot est Emmanuel"

Par Rituel de KT - Publié dans : Rites et rituels
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