Samedi 12 juillet 2014 6 12 /07 /Juil /2014 08:58

" L’Armorial Maçonnique Universel (http://armorial-maconnique.net) a pour objectif d'enregistrer et publier les "armes" (blasons) des CBCS (Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte – Régime Ecossais Rectifié), mais aussi tout ce qui touche l'héraldique et la Franc-Maçonnerie (blasons des obédiences, loges, chapitres, etc.).

Le projet n'en est qu'à ses débuts, mais comporte déjà une quarantaine de références, datées du XVIIIe siècle au XXIe sècle.

A ce jour, il comporte aussi, en annexe, les représentations héraldiques des Grades du Régime Ecossais Ancien et Accepté.

Pour contribuer au projet, si vous êtes CBCS, il suffit de remplir le formulaire d'enregistrement de ses armes."

Par L'Ami de la Rose
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Vendredi 11 juillet 2014 5 11 /07 /Juil /2014 07:50

Certains s’accordent historiquement à situer la création des grades d’élus dans l’écosse du 17ème 18ème siècle.
La société écossaise de cette époque fonctionne sur le mode du clan (gaélique : clannad, famille) Un clan est une famille ou un groupe d’individus ayant des liens de parenté très forts, vivant sous la conduite d’un chef ; Les membres d’un clan portent le même nom parfois précédé du mot fils de :
A l’époque l’appartenance à un clan se signale par les couleurs particulières par un insigne portant les armoiries, autour de cet insigne est disposé un « moto » : une devise.
Vers 1740/1745 le grade d’élu apparaît à Lyon (1743) venant d’écosse.
En Angleterre en écosse comme en France déjà à ces époques la violence était quotidienne, et la vengeance une conduite naturelle, n’oublions pas au passage que la violence et la vengeance sont le fondement de la vie sociale des structures claniques. (Vendetta).
Dans une France du 18ème emprunte de christianisme, violence et vengeance étaient des conduites plutôt naturelles (les églises chrétiennes ne condamnaient pas la peine capitale, elles la prononçaient confiant son exécution au bras séculier).
Eliminant de ses rituels les pratiques violentes, morbides, sanguinaires le rite français propose une maçonnerie qui change d’état d’esprit, et de nature.
Si la vengeance est un thème populaire pour l’art et la culture à travers l’histoire, les exemples ne manquent pas, j’avoue que j’ai été très surpris de le rencontrer dans la maçonnerie.
Il faut bien s’éveiller à la connaissance !!!
Au commencement c’était les plus forts qui régnaient, les dieux, les sociétés antiques et féodales et même contemporaines …
Interrogeons nous dans quelles mesures et pourquoi les rapports de droit constituent un dépassement sur rapports de force. L’inspiration première du droit c’est d’essayer d’établir des rapports humains sur autre chose que la force, à savoir, la vengeance.
Dans un rapport de droit, je sais à quoi m’attendre de la part d’autrui, et de son côté, autrui sait à quoi s’attendre de ma part.
Le rapport humain devient prévisible, il y a des règles du jeu, tandis que dans le rapport de force tout est imprévisible, tous les coups sont permis.
L’homme, que la tradition philosophique et religieuse occidentale définit comme un « animal rationnel » est par nature un être doué de raison : cette faculté dont il dispose et que nous nommons raison lui permet effectivement de se distinguer des animaux chez qui il est parfois possible de reconnaître une certaine intelligence, mais non la raison.
Supposé inné dans la
conscience humaine : il y aurait en chaque être humain un « sens de la justice
» qui le rendrait apte à évaluer et juger les décisions et les actions, pour lui-même et pour autrui.
Alors quelles sont les raisons précises qui poussent les hommes à renoncer à l’exercice de la raison ?
La raison nous distingue des bêtes qui elles n’en ont pas un peu mais au contraire « en ont point du tout » comme l’affirme Descartes (dans la cinquième partie du Discours de la Méthode)
La raison est le « propre » de l’homme : la raison humaine appartient en effet à l’homme, non pas seulement à tous les hommes, mais à tout homme possible.
Commune à tous les hommes, il convient donc de considérer la raison humaine comme une structure stable, solide qui peut être perçue comme la puissance de vérité en l’homme, une faculté de l’esprit humain qui garantit que notre pensée est, ou peut être vraie.
Cette faculté de raisonner permet à l’homme de bien juger et de discerner le vrai du faux, le juste de l’injuste.
L’être humain, qualifié d’homme raisonnable tant qu’il en possède la raison, dispose de cette puissance particulière lui offrant la possibilité d’user avec discernement des représentations pour connaître les choses et les évaluer à leur juste valeur.
Les Hommes observent leur intérêt suivant leur seul instinct et sans jamais se soucier d’autrui ou de l’avenir. C’est une vision presque « animale » de l’Homme, présenté comme un être déraisonnable gouverné par ses seuls désirs et instinct. Et bien qu’elle puisse sembler exagérée, elle nous éclaire sur la nécessité des lois pour éviter que le monde ne soit constamment le théâtre de conflits d’intérêts personnels.
Pour bien faire la distinction entre justice et vengeance, il faut nous pencher sur certains aspects de la nature humaine Pour Spinoza « ...nulle société ne peut subsister sans [...] des lois qui modèrent et contraignent l’appétit du plaisir et les passions sans frein. » car ce sont ces « passions sans frein » qui sont, en autres choses, à l’origine de la vengeance.
Spinoza considère que la faiblesse humaine vient de la recherche de richesse, de plaisirs sensuels et de gloire : des biens périssables.
La loi du Talion, qui était en vigueur en Grèce antique instituait un
code qui exigeait que le coupable subisseune punition du même ordre que le tortqu'il avait commis
. Ce qui rendait la vengeance personnelle légale puisqu’elle apparaissait déjà comme légitime. En effet la vengeance repose avant tout sur un principe d’honneur. On ne peut laisser une action impunie si elle salit l’honneur d’une famille.
Les lois et la justice auraient donc pour fonction de limiter les conséquences de l’intempérance humaine.
Mais peut-on et doit-on vraiment exiger de la justice qu’elle assouvisse notre souhait de vengeance ? Est-ce bien là le rôle réel de la justice ?
Dans son Manifeste contre la peine de mort Robert Badinter écrit: la vengeance est dans la nature de l’être humain. En effet, on parle bien d’instinct de vengeance, la vengeance apparaît donc comme nécessaire à l’homme. Les familles des victimes réclament souvent la peine de mort pour venger le parent qu’elles ont perdu.
Rousseau propose de: séparer force (vengeance) et droit (justice), la force fera toujours des mécontents enclins à la revanche, c’est un principe inégalitaire.
Pour Alain aussi, l’idée d’une justice vengeresse n’est pas concevable ; en effet il prône « le droit par la paix » : il demande une certaine entente avant le procès, les deux partis doivent accepter le jugement quel qu’il soit, qu’il satisfasse leur intérêt ou pas, et qu’ils devront se mettre d’accord sur ces principes avant le procès ;
Bien que la vengeance soit ancrée dans la nature de l’homme et qu’elle ait certaines utilités pour certains, elle ne peut exister dans une société évoluée elle risque de réduire cette dernière en un état de nature désorganisée où la violence régnerait.
En revanche la justice
concept et principephilosophique et moral reposant sur le respect du Droit et de l’équité comme fondement de la vie sociale et de la civilisation
, punit pour montrer l’exemple et pour dissuader les autres de faire le même mal et non pas tellement pour venger les victimes.
De plus est il est concevable que l’Etat, la justice, puissent délivrer une punition dans le seul but d’une vengeance.
La vengeance est l’utilisation de la force alors que la justice est celle du droit, et le droit par la force ou la force par le droit seraient une contradiction évidente dans les termes. La justice doit faire régner la loi et donner une certaine sécurité en se servant des lois instituées et approuvées démocratiquement par tous, et non en s’abaissant à cet instinct basique et violent qu’est la force.

VENGEANCE - JUSTICE

Deux termes proches étymologiquement :
Justice vient du grec « judicare » qui signifie « faire le droit »
Et vengeance vient du grec « vindicare » ou « réclamer justice ».
Toutefois la justice est liée au droit positif, qui vise à ordonner la cité vers le Bien, alors que la vengeance est considérée comme l’expression d’un mal. Si la Justice apparaît comme une institution, la vengeance reste une « organisation individuelle » c'est-à-dire le « droit d’un seul ou d’un petit groupe » qui s’exerce sur un seul en représailles.
« Ma
vengeanceest perdues'il ignore en mourantque c'est moi qui le tue
. » Il faut que cela se sache.
Si le châtié ignore par qui et pourquoi il est châtié, la vengeance ne s’exerce plus.
Celle-ci tient à trois points :
Le mobile de l’action, la connaissance mutuelle d’une « faute à venger » et la connaissance de l’identité de l’auteur du châtiment lorsque celui-ci s’exerce.
En effet la vengeance prend tout son sens si la victime connaît son agresseur au moment de l’action, ceci lui permettra de déterminer le mobile de l’action, qui est lié à une action précédente. Avec la vengeance s’exerce le sentiment de culpabilité, qui justifie en quelque sorte ce désir de vengeance.
La vengeance reste avant tout une affaire de passions, une incapacité des hommes à entendre raison et à remettre à la « justice-institution » une affaire qu’ils jugent personnelle.
La raison pourrait se définir comme la capacité à contrôler les élans, les sentiments, et à soumettre nos décisions à un examen du logos, en vue de faire un choix rationnel.

Pour Nietzsche le rapport élémentaire et fondamental entre les Hommes c’est l’échange. C’est pourquoi il considère le premier cadre qui a été institué pour les échanges comme la première forme de cadre légal. L’Homme fixe la valeur des objets, qui ne se limite pas à leur valeur d’usage. « Toute chose à son prix, tout peut être payé »
Il apparaît donc que pour vivre en société, le plus calmement possible, puisque ceci semble être le but de la vie en communauté, il convient de trouver un autre mode de justice que la justice personnelle, ou vengeance.
D’autre part, la solution semble résider dans la mise en place d’une organisation régulant la vengeance et lui donnant un autre caractère. Ainsi le droit positif a pour but de codifier les pratiques institutionnelles de la cité. Il semble tout d’abord avoir pour objectif de corriger les relations entre les hommes, Le droit prévoit les déviances possibles et leur attribue une punition, Le droit positif apparaît comme l'ensemble des
règlesdéfinissant ce qui est légal et illégal, dans une société donnée. L'institution du droit positif signale la séparation entre la puissance matérielle (capacité de faire) et le pouvoir forme
l (droit de faire). Nul n'est autorisé à faire tout ce qu'il aurait la capacité physique ou mentale de faire. Ceci a pour but d’éviter les phénomènes d’escalade de violence et de réguler les rapports entre les hommes.
On remarque donc que les thèmes de Justice et de Vengeance sont étroitement liés et que la Justice elle-même incarne une certaine idée de vengeance, conceptualisée certes à travers une réparation des dommages et une condamnation.
Robert Badinter, dans son discours de 1984 contre la peine la mort, affirmait qu’il ne faut pas utiliser la peine de mort comme vengeance, car la vengeance c’est refaire le même mal à celui qui nous en a causé, c’est en autre s’abaisser à son niveau.
C’est pour cela qu’il faut laisser à l’Etat le soin de punir les coupables. C’est ce que dira Max Weber : « L’Etat est la seule source de violence légitime. »

SUR QUOI FONDER LE DROIT DE PUNIR ?

Si l’humanité était naturellement bonne et respectueuse envers autrui, la punition n’aurait pas lieu d’exister. En effet, depuis que l’homme a eu besoin d’autrui, il a du abandonner l’état de nature où le seul droit était celui du plus fort, pour passer à l’état social en échangeant et partageant une partie de sa liberté naturelle.
Comme Salomon l’état jouit de la légitimité ses fonctions régaliennes Définissent le
droit et rendre la justice
il détient ainsi le privilège de punir.
Le respect de la règle qui régit la société, l’application d’une sentence punitive qui correspond à la contrepartie des dommages commis et qui reconnaît les tords causés à la victime.
Selon Hegel, on honorerait le criminel en lui infligeant une punition. On le traiterait ainsi, comme un être rationnel, et on lui attribuerait le suprême honneur, qui est de le traiter comme un être ayant le droit de bénéficier du droit. Pour Hegel, ce qui ne serait pas légitime, ce serait que le criminel ne soit pas puni. En effet punir une personne ne revient pas à la punir pour l’individu qu’elle est, mais pour l’acte qu’elle a pu commettre.
Pour Platon, il est juste de « châtier » celui qui a commis une injustice car c’est « ce qu’il y a de pire pour son âme ». Ne pas lui infliger de punition serait alors la pire des punitions puisque son âme ne pourrait se repentir. En effet il est juste de punir une personne ayant commis une injustice dès lors où c’est un homme juste qui prononcera la peine.
De la simple réprimande jusqu’à la sanction suprême. La punition serait ainsi dans l’absolu une forme d’éducation permettant d’empêcher toute forme de récidive.
La punition acte légitime dès lors qu’elle est prononcée dans le but unique de sanctionner le fait du coupable et non la personne elle-même. Elle repose ainsi sur un fondement objectif, et non subjectif, ou arbitraire.
La justice étant collective et dépassionnée contrairement à la vengeance individuelle qui le plus souvent est le fait d’une personne ou d’un petit groupe animés de passion et de rancune
Dans toute société de droit l’application de la justice répond au respect de la règle qui régit la société et à l’application d’une sentence punitive qui correspond à la contrepartie des dommages commis et qui reconnaît les tords causés à la victime.

J’ai dit,

Source : www.ledifice.net

Par Jean Michel C\ - Publié dans : Planches
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Jeudi 10 juillet 2014 4 10 /07 /Juil /2014 07:01

Sans remonter à l'Homme de Neandertal, force et de constater que Dame Justice n'est plus très bien dans ses « baskets », trop d'erreurs sont commises qui ne sont jamais réparées ou si peu.

De Socrate à Outreau combien de juges ont eu des certitudes de culpabilité.

Combien d’Innocentes victimes d’un appareil judiciaire grippé sont montées sur les échafauds. Que ceux-ci soient de hache ou de neuroleptiques le couperet est là bien réel, l'erreur est là présente.

Trop souvent, l'erreur judiciaire commence par un bon gros déni.

Souvenons-nous aussi que nos RITUELS, nos règlements, nos statuts, regorgent du mot JUSTICE ?

Les « Instructions » du premier au trente-troisième degré parlent JUSTICE.

Pour le Maçon Lambda qui a une « culture » juridique qui ne dépasse guère les séries TV et qui n'a jamais était confronté à l'appareil judiciaire. Il pense, et c’est normal que sa justice va bien, que les dérapages des magistrats sont pour les autres pays, ou exagération journalistiques.

Bien entendu dans la plus grande majorité des cas tout va bien. La justice passe et passe bien. Mais, hélas, ce n'est pas toujours le cas. Et quand ça passe mal, ce n'est pas seulement qu'une simple crise de foie, mais bien d'une perforation d'estomac, d'un cancer.

Ce préambule étant terminé passons au Morceau d’Architecture de ce Midi.

Le titre en est :

Comment réaliser des Dénis de justice et pour quelles raisons en mettre sur pied ?

Pour le chroniqueur judiciaire et le public qui fréquentent les couloirs des Palais de Justice, pour les journalistes qui interviewent les justiciables (surtout les avocats) - en France, en Belgique, en Suisse, où n'importe où ailleurs - les ingrédients, les recettes sont toujours les mêmes.

Seules les épisses changent, rendant l'assaisonnement plus où moins indigeste pour les justiciables qui subissent les oukases des juges.

[Loin de nous l'idée de mettre tous les magistrats dans le même panier, mais nous gardons en mémoire que l'esprit de corporation et par essence blocage. Cet esprit très Fraternel permet de joyeux repas entre gens de Robe, mais assure un silence condamnable en cas de dérapages].

Les gens de presse, le public avide de la vie des accusés, constatent qu'il y a plusieurs styles de Dénis de Justice.

On peut les classer dans sept grandes catégories.

1) Déni de justice simple : Le plus courant ! Facile à réaliser.

Un justiciable Lambda dépose une requête pour récupérer son bien. Le juge chargé de traiter ce dossier, pour une raison quelconque le laisse traîner dans un coin de son bureau, de nouvelles requêtes, venant quotidiennement grossir les « chemises » et autres « cartons d'archivages ».
Les suppliques des citoyens ne sont que quérulences aux yeux des magistrats, peu importe l'exactitude des demandes.

Les piles s’épaississent très rapidement. Au bout de quelques jours, le dossier de notre brave citoyen Lambda sera « perdu » noyé dans un local d'archives bien trop petit.

Et lorsque le dossier ressortira, la prescription aura passé comme la « Grande Faucheuse ».

2) Déni de Justice Judiciaire : Le plus pratiqué ! Avec un peu d'habitude certains magistrats deviennent de véritables professionnels de ce genre de déni.

Le juge chargé du cas demandera : Des nouvelles pièces, des actes de toutes sortes, en vois-tu en voilà, à la pelle, en pagaille ! Il lui manquera toujours des « écritures ». Une nouvelle question à un nouveau témoin.

Après plusieurs longs mois, voire de nombreuses années, il faudra une kyrielle de cartons d'archivages pour contenir cette quérulence. La prescription venant clore les débats. Débats qui n'ont jamais eu lieu.

Le Déni est consommé.

Et lorsque le dossier ressortira, la prescription aura passé comme la « Grande Faucheuse ».

3) Déni des Conseils Juridiques : Le plus coûteux ! Il faut bien faire gagner sa vie à des camarades de faculté.

Même principe que pour le Déni Judiciaire - Juridique mais cette fois-ci sur le dos des mandants respectifs [honoraires]. Les Études d'avocats demanderont réciproquement et conjointement (versus) des actes, des comparutions, de nouveaux témoins, des mémoires complémentaires, des mémoires supplétifs, des expertises, des compléments d'expertises, des contres expertisent, des compléments de contres expertises et ainsi de suite.

Le juge sachant que ses deux amis de la Faculté de Droit ont de la peine à joindre les deux bouts, jouera le jeu. Il pourra rajouter de lui-même quelques actes de procédure pour faire bonne mesure. Pour faire durer ce procès (la presse nous relate de tels faits).

Nous ne comptons pas les appels, les recours, les demandes de révisions qui ne seront jamais considérées comme des quérulences maladives ! Puisque, ce sont les avocats qui déposent des écritures et font durer le litige. Mais, uniquement comme la recherche de la Vérité Jurisprudentielle.

(Tous ceux qui fréquentent les Palais de Justices du monde entier vous conteront les anecdotes où au bout de plusieurs années les partis ne savent même plus pourquoi elles sont convoquées).

Et lorsque ce dossier ressortira des oubliettes, la prescription aura passé comme la « Grande Faucheuse ».

4) Déni de Justice Étatisé. Le plus discutable ! Très répandu ? Plus les politiques se réclament de démocratie, plus ce type de déni est fréquent.

Le justiciable Lambda assurant sa défense seule (cela évite les cas décrits aux numéros trois et quatre). Cette pratique est très mal vue des fonctionnaires [juges - greffiers – secrétaires] - les avocats n'aiment pas non plus que les justiciables se défendent sans leur aide…pas seulement parce qu'ils ne peuvent pas produire des honoraires en voici en voilà, …mais pour quantité de raison, trop longue à expliquer ici.

Un seul exemple : Bien souvent, les « conseils juridiques » ne connaissent des dossiers de ses mandants uniquement pas la page de couverture.

Entre deux yeux : je peux vous dire que bien des conseillers juridiques ont passé plus de temps à la cafétéria de leurs facultés de droit que sur les bancs des amphithéâtres…

Bien des conseillers juridiques ne connaissent même pas le dossier de leur mandant, seuls leurs stagiaires l'ont ouvert et comme ces stagiaires passent leurs examens, …je vous laisse deviner le reste.

M’a dit un jour un ténor du Palais qui partait jouer au golf avec l’une de ses stagiaires…

Notre citoyen Lambda se verra après deux ou trois démarches guère plus. Être déclaré recourricient. (Si la partie adverse a accès dans l'Antre du Pouvoir Judiciaire « les jeux ne sont fait rien ne va plus », une seule démarche engendrée par un justiciable suffit amplement).

Si, notre justiciable insiste un brin, le juge où son greffier trouvera un psychologue pour déclarer le justiciable Lambda trop tenace Malade Mental [psychose progressive/processive]. Maladie qui n'existe que dans la littérature des juristes…et encore…mais pas dans les livres des psychologues ? Allez savoir pourquoi ? (depuis que j'ai écrit ce Tracé, les grandes « Pharma » ont introduit cette notion dans la « Bible » des maladies neuroleptiques il faut bien vendre les petites pilules - mais ceci est une autre Planche…).

Du reste, l'expert n'aura bien souvent qu'à signer des copier-coller préparés longtemps d'avance. Le traitement de texte et les courriels permettant cet exercice qui fait gagner bien du temps. Mais ne diminuent absolument pas les frais d'expertise.

Il est entendu que toute contre-expertise sera écartée, que toute expertise faite par un grand et sérieux psychologue sera, elle aussi, écarte.

Il arrive même selon certains médias que le « malade » ne voie jamais son expert ou après que l'expert ait renvoyé l'expertise. Les règles de déontologie sont aussi souples qu'un élastique, mais ça, c'est une autre histoire...

Et lorsque le dossier ressortira, si, il ressort, la prescription aura passé comme la « Grande Faucheuse ».

5) Déni de Justice Administratif. Peu connus du grand public ! Ce déni permet quelques jolis paris et des bonnes bouf.

Une fois déclaré malade mentale, zinzin en somme, notre justiciable se verra affublé d'un tuteur, souvent camarade de faculté des greffiers et des juges (qui sont devenu juges parce qu'ils n'ont pas pu rester avocats.)

Les rapports des Conseils Supérieurs de la Magistrature nous content ces faits.

Ce tuteur attendra une bonne année pour convoquer son pupille et il lui apprendra, qu'il n'a pas encore pu prendre connaissance du dossier.

Il demandera des pièces au Conseil Supérieur de la Magistrature ou à un autre service de l'État, pièces qui sont déjà dans le dossier de son/sa pupille, qui sont devenues obsolètes. Il oubliera de demander les P.-V. des séances pouvant disculper son/sa pupille.

Quoi qu'il en ait l'obligation d'agir avec l'accord de son pupille, il n'en tiendra aucunement compte ? Il agira en électrons libres et comme un électron, il prendra des décisions sans en référer à quiconque.

[Sauf à la partie qui spolie son/sa pupille cela va de soi.]

Normal, il a besoin de justifier ses prestations. Pour perdre du temps et augmenter ses honoraires, il pourra aussi demander le téléphone, l'adresse de sa/son pupille...car dans son service, il n'y a pas d'annuaire téléphonique, son département à des restrictions budgétaires… Que voulez-vous, il faut bien perdre du temps ?

Il demandera des actes judiciaires. Un exemple : Le Conseil Supérieur de la Magistrature qui se réunira pour savoir si, il enverra des copies des p.-v. Qui figurent déjà dans le dossier. Retour à la case départ. Et patati et patata.

Ce paragraphe n'est pas une redondance, c'est une réalité triste, mais une triste réalité. Et lorsque le dossier ressortira la prescription aura passé comme la « Grande Faucheuse ».

6) Déni de Justice Partie de Ping-pong. Technique mise sur pied dans le but de provoquer un « pétage de plomb » de la part du justiciable.

Pratiquement inconnu du grand public, mais bien connu des pupilles en tous genres surtout des pupilles mis sous tutelles dans « Les Dénis De Justice Etatisés ».

Le Tuteur de point 5 étant tellement mauvais qu'il devient gendarme (les pauvres, ils n'ont déjà pas assez à faire comme ça). Il passe son mandat à une avocate stagiaire, bien entendu qui n'a pas le temps de voir le dossier, il est évident que cette jeunesse n'a aucun pouvoir. Elle ne peut prendre aucune décision. C'est une de ses collègues nommée ad-interime (genre travail temporaire fait dans le cadre des réinsertions de chômeurs sans formations) qui peut et doit recommencé à se demander comment faire pour perdre son temps et enfin arrivé à la prescription.

Mais comme cette intérimaire est en attente d'un bambin, en vacances en congé pour déménager… Vous voyez le topo. Et lorsque le dossier ressortira la prescription aura passé comme la « Grande Faucheuse ».

7) Le déni de justice de confusion. C'est celui qui ne permet plus aux médias de démêler l'embrouille et fait passer tout justiciable pour un psychopathe.

Ressemble à une salade russe la saveur et l’arôme en moins.

Le service des Tutelles ou le défenseur ou etc. cherchant à ne pas défendre un justiciable confond volontairement les bulletins de salaire, jamais fournis et des quittances. Puis il se substitue purement et simplement à un Tribunal avec l’accord d'un juge du Tribunal des Tutelles.

Véridique tristement véridique.

Le justiciable Lambda aura beau demander par des requêtes, des doléances des revendications, des protestations, des demandes, etc. des renseignements, il n'obtiendra jamais rien.

Si, il demande aux politiques d'intervenir, il pourra le faire, mais qu'en période électorale après ne plus compter sur les élus du peuple comme les juges, ils s'enferment dans des tours d'Ivoire, toutes bien fermées…les @ sont fermés, voir ils passent sous le contrôle de l'administration, les courriers sont perdus, …par la poste bien entendu.

Mes Biens Aimées Sœurs, Mes Biens Aimés Frères, En Vos Grades et en Qualités.
Vous qui décorez l’Orient de vos Augustes Lumières,
Vénérable Maître,
J’ai dit

 

source : www.ledifice.net

Par J\ K\ - Publié dans : Planches
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Mercredi 9 juillet 2014 3 09 /07 /Juil /2014 08:05

Ma première rencontre avec la justice au RER commence en chambre de préparation :

Sur le premier tableau il m’est dit que la justice exige de moi un travail pénible en cherchant, persévérant et soufrant, pour trouver au fond de moi le lien qui m’uni avec un être qui soit plus près de moi que celui qui m’a donné la vie. Les maximes de ce premier tableau m’affirment qu’il est près de moi mais que je m’en suis éloigné et que je dois m’en rapprocher par mes désirs et ma soumission à ses lois. Ce premier tableau me mets face à mon état déchu et d’obscurité et me laisse espérer en une lumière qui m’est promise. En témoignent les guides présents sur la table : la parole divine exprimée par la présence de la Sainte bible et cette lumière vacillante d’une simple bougie qui me font penser que je ne suis pas seul.

Dans notre rituel la justice est nommée comme un attribut du Grand Architecte de l’Univers dès l’invocation d’ouverture de la loge : « Grand Architecte de l’Univers, Etre éternel et infini, qui est la bonté, la justice et la vérité même… »

Cette justice me sera révélée lorsque je recevrai la première lumière lors de ma réception :

Le second surveillant après m’avoir ôté le bandeau me montre de la pointe de son épée le mot « justice » et les épées des frères tirées vers moi, puis le vénérable m’explique que les lois de la justice sont éternelles et immuables et que je ne dois pas avoir peur des sacrifices qu’elle exige mais être juste avec tous les hommes en faisant fi de mes passions et de mes intérêts personnels. Je vois déjà se profiler mon futur travail sur la pierre brute que je suis.

Je ne peux pas parler de la justice sans aborder la clémence qui lui est associée et tempère ses rigueurs a ceux qui se soumettent à ses lois. C’est ainsi que je peux en déduire dès à présent que la justice divine qui m’as envoyé dans ce corps et ce monde matériel pour la faute que j’ai commise moi-même en m’éloignant de ses lois me permet par sa clémence de retrouver en moi la petite lumière de la souvenance de mon état originel et l’espoir de la réintégration possible.

La clémence n'est pas une des 4 vertus « cardinales » citées en maçonnerie, mais elle est néanmoins une vertu. Je dirais qu'elle est une « sous vertu » de par sa position à l'occident ; elle est nécessaire et soutient la vertu de justice située à l'orient, premier endroit dévoilé au candidat.

Que suggère la justice à l'orient ? Une connaissance de soi, d'être juste envers soi-même et envers autrui :

Et que suggère cette vertu de clémence, située à l'occident ? A nous rappeler que nous ne serons jamais seuls dans ce long et pénible « périple » de la connaissance de soi ; la clémence nous aidera à supporter les vicissitudes et les difficultés ; enfin, cela me rappelle la clémence d'un certain Jésus envers les hommes de mal.

Justice, Clémence : tout est dit pour préparer le candidat à devenir un homme de désir. On peut dissocier Justice divine et justice nécessairement faillible des hommes (ne pas oublier le symbole de la justice à la fois les yeux bandés et armée d'un glaive), dissocier la justice de la Clémence c'est :

- oublier le cœur (le maçon dont le cœur ne s'ouvre point aux besoins et aux malheurs des autres hommes est un monstre dans la société des frères).
- oublier le chemin montré par le Christ et la nécessité de pardon (si vous apercevez dans cette Loge un ennemi seriez-vous prêt à lui pardonner ?)
- oublier que l'on doit tendre vers le mieux.

Pour moi l'une ne va pas sans l'autre. Tout ceci me sera confirmé lors du retour à la lumière. « SIC TRANSIT GLORIA MUNDI » me libère des illusions qui disparaissent plus vite que l’éclair et le Vénérable Maître m’incite à aimer exclusivement la vérité et la justice afin d’acquérir un bonheur solide et durable.

Lors de la remise du tablier d’apprenti le vénérable Maître m’indique que sa blancheur nous indique la pureté qui est le but de nos travaux que nous cherchons à recouvrer et que c’est avec l’aide de la justice, la droiture du cœur et l’innocence des mœurs que nous y parviendront.

Dans l’instruction aux apprentis par questions réponses il est demandé :

« Que venez-vous faire en loge comme apprenti ? » la réponse est que je viens apprendre à vaincre mes passions, à surmonter mes préjugés et à soumettre mes volontés aux lois de la justice pour faire de nouveaux progrès en maçonnerie.

« Pourquoi ce faible rayon de lumière est-il accordé à l’apprenti ? » Pour lui faire connaitre les lois de la justice et lui apprendre qu’il doit s’y soumettre.

« Es-ce là mon frère le seul fruit de ses travaux ? » afin d’augmenter son courage, on lui montre à l’occident la clémence, qui arrête les rigueurs de la justice.

L’apprenti apprend par cette épreuve que malgré sa faiblesse et ses erreurs, il ne doit pas désespérer d’atteindre son but s’il renonce lui-même à la vengeance et use de modération et d’indulgence avec les autres hommes.

« Que signifie ce glaive sur le cœur ? » Que le vrai maçon doit toujours être prêt à sacrifier ce qu’il a de plus cher, pour la justice et la vertu, et qu’il ne doit pas murmurer dans l’infortune. Je vois ici un appel à sortir du monde de la dualité et s’orienter vers le monde intérieur reflet de l’unité Divine.

C’est donc après que le vénérable m’ai frappé par trois coup sur la tête du compas posée sur mon cœur que je fus renvoyé à l’occident ou j’y ai reçu d’abord un faible rayon de lumière qui, en me découvrant la justice et la clémence m’a fait espérer mon avancement dans l’Ordre.

En fin d’instruction par questions réponse le vénérable Maître nous exhorte à nous souvenir que nous sommes toujours en présence du Grand Architecte de l’Univers et que devant lui tous les instants seront à jamais marqué par nos actions ainsi, nous ne devons jamais nous écarter devant nos frères et les autres hommes des lois de la justice et de la charité. Notre Ordre est un Ordre chevaleresque qui doit nous mener à une bienfaisance active basée sur les lois de la justice et de la charité.

Dans la règle maçonnique à l’article premier chapitre 2 il nous est rappelé que nous ne pourrions pas supporter le regard de Dieu si dans sa bonté paternelle il ne nous avait envoyé un réparateur pour nous aider à nous racheter de nos erreurs et que sans lui nous serions abandonnés aux égarements de la raison et livrés à la justice Divine.

Le tableau de la Loge lui aussi présente la Justice (c'est la fait que la colonne soit tronquée, la Chute) et la Clémence (elle reste ferme sur sa base : l'homme a toujours les moyens de retourner vers sa « vraie patrie »).

Je pense que la Justice est la Loi Universelle intangible, la CLEMENCE est la qualité à acquérir pour rebâtir la colonne brisée, ou tronquée.

Etre clément avec soi. Etre clément avec tout le monde, y compris la vie, car la clémence c'est surtout accepter de ne pas savoir, et donc, de ne pas juger, et donc, de pardonner.

En pardonnant, on se donne les moyens d'être en harmonie avec la JUSTICE, et donc, de se rapprocher de la réconciliation... La Clémence est la première porte pour accéder à la Bienfaisance.

Le symbolisme de la réception au 1er grade du R.E.R., souvent fort méconnu par les F\ F\ et S\ S\ des autres rites, est tout simplement prodigieux. Comme chaque apprenti le sait, l'homme est l'image de Dieu même si c'est une image défigurée.

Or Dieu a des qualités et l'homme a des qualités. Ainsi, si l'homme veut être semblable à Dieu, les qualités de l'homme doivent être semblables à celles de Dieu.

On peut donc très bien considérer que les vertus de l'homme doivent être semblables aux vertus de Dieu. Ainsi tout comme Dieu est juste, l'homme aussi est appelé à être juste, et tout comme Dieu est clément, de même l'homme est appelé à être clément. A partir de là, il faut se rappeler que Dieu a fait agir sa justice lorsqu'il a exclu l'homme de sa proximité avec Dieu. Mais, Dieu a aussi fait agir sa clémence lorsqu'il a laissé à l'homme, ainsi éloigné de lui, tous les moyens pour retrouver cette proximité perdue.

Déchu de notre origine céleste par notre propre faute qui consista à s’éloigner de la présence divine et de ses lois, la justice du grand Architecte de l’Univers nous a relégués dans ce corps de chair et ce monde matériel, mais dans sa clémence il nous a envoyé un réparateur sous la forme de son fils unique le christ afin de nous aider à nous souvenir de notre état originel et nous permettre de retrouver la lumière de cet état autorisant l’espérance d’une réconciliation afin de rendre possible la réintégration pour tous.

J’ai dit.

Source : www.ledifice.net

Par T\ B\ - Publié dans : Planches
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Lundi 7 juillet 2014 1 07 /07 /Juil /2014 06:53

Le Devoir est l’application de la loi morale, la nécessité que l’homme se doit à lui-même et envers les autres, que l’homme devrait posséder dés sa maturité …; Quand je dis maturité, Je veux dire lâge ou l’homme, en pleine possessions de ses moyens de réflexions personnelles ; devrait être capable de discerner le juste milieu qui lui permet d’évoluer pour devenir réellement un homme,… Un être humain, qui, quel que soit la situation à laquelle il se trouve confronté, sache conserver sa dignité et être capable d’affronter le miroir de sa conscience en toute sérénité pour avancer vers la lumière.

DEVOIR INTEGRITE CONSCIENCE.

Nous les retrouvons dans le rituel complet de suspension des travaux du premier degré de notre rite.
Commençons par le devoir que je considère comme une obligation morale intérieure que l’on devrait s’imposer et que nous devrions tous posséder…
Encore faut t’il que tout êtres la possèdent ! Est-ce vraiment le cas ?... Je ne suis pas certain de répondre par l’affirmative…
Les hommes de devoir semblent se raréfier de nos jours au profit d’un vieil adage :

Après moi le déluge
Et certains individus semblent dépourvus de sens moral

Il existe deux devoirs.
Le premier est une règle dans toutes sociétés qui se veulent démocratique.
C’est le Devoir Civique qui s’impose à toutes sociétés organisées sur une constitution votée démocratiquement par les représentants d’une nation et qui garantit les libertés individuelles.
Mais ; s’il est imposé par voie de contrainte sans compensations de droits, il relève de la dictature. Ce n’est plus un devoir. C’est une obligation sous menaces de représailles, sur la personne qui se refuse à exécuter ce qui n’est plus une nécessité mais une contrainte au profit d’une oligarchie.
Le deuxième Devoir est personnel puisqu’il s’agit de Devoir Moral.
En fait le problème est bien la. Car le devoir moral découle de ce que nous nommons la conscience. Encore faut-il accepter d’écouter la voie de la conscience.Tout êtres possèdent le libre choix d’écouter cette voie ou de la laisser en sourdine pour vivre avec ses passions qui ne reflètent pas toujours ce que nous sommes réellement.
Je suis persuadé ; et ceci est une affirmation ! Que bien des hommes, en faisant fi de l’intégrité qu’ils devraient conserver ; s’accaparent la moralité à leurs besoins propres ! …
Caste… famille sociale …ethnie… parti politique ou corporatisme dont ils dépendent au détriment des autres et d’eux même …
Quand je dis eux même … Je veux parler de la vraie personnalité individuelle que possède chaque être humain qui est toujours sous l’influence du groupe dont il est membre, alors qu’il appartient à ce que nous appelons communément : L’Humanité.
La diversité réunit dans un ensemble : le Tout en Un. Ce qui devrait être harmonie n’est que cacophonie. Sommes-nous si égoïstes au point d’ignorer l’autre?
Le Devoir moral devrait se situer au dessus de toutes luttes partisanes.
Ce dernier ne réapparait que si l’humanité est en danger. Mais une fois le danger écarté ; le partisanisme revient au galop. Chaque clan voulant le pouvoir pour lui-même pour imposer ses idées qui sont les meilleures ; cela va de soi !...
Ce qui m’amène la remarque suivante : la plupart du temps le devoir moral s’exerce en fonction des éducations religieuses ou civiques imposées par la société à laquelle nous appartenons malgré nous.
La liberté, c’est d’être capable de se libérer de tous ces carcans qui nous empêchent d’entrevoir la lumière au delà de nos mesquineries matérielles et de nos préjugés culturels, imposées par l’influence de certaines minorités qui ne possèdent que l’intérêt de leurs clans qui sont toujours lucratifs pour garder leurs pouvoirs de mercantiles.
Le Devoir moral devrait posséder l’impartialité et la lucidité de jugement avant toutes décisions qui entrainent un acte juste. Malheureusement ; bien souvent nos préjugés culturels prennent le pas sur la raison… Ce qui devient un handicap pour la réflexion qui se voile de l’obscurantisme.
Regardez autour de vous, voyez dans quelle monde nous vivons et vous verrez que mes remarques ne sont pas celles d’un rêveur.
Le Devoir moral devrait se réaliser sur l’équilibre du jugement personnel ; au delà des influences extérieures qui agissent sur notre comportement malgré nous…
Ce Devoir n’est-il pas une nécessité pour évoluer ?...
Seul avec nous même, nous devons oser affronter le miroir pour accepter le combat avec le plus terrible des ennemis : nous même...
Le premier pas dans un voyage est celui qui compte le plus disait Lao Tseu., car il nécessite la volonté d’agir.
On distingue plusieurs devoirs moraux. Le premier est celui qui ne coute rien et qui peut s’accomplir par amour propre vis-à-vis du regard des autres,… ou pour se dire : j’ai fait ma bonne action
Par exemple : donner un chèque annuel à une organisation caritative, qui sera déductible des revenus ; ou bien donner la pièce à un sdf. Ce devoir n’amène ni contraintes ni réflexions.
Certaines personnes portées vers l’altruisme et qui s’affranchissent des limites de la loi en se dirigeant dans l’humanitaire, s’oriente vers ce que nous pourrions nommer :

Morale caritative.

Cette dernière intervient chez des personnes qui possèdent l’éthique de la bonne action indéniable, comme les restos du cœur, ce qui en fait n’est plus une bonne action mais un devoir spontané contre le refus d’une injustice qui atteint la dignité humaine et qui peut être éliminée par la pureté des intentions d’aller vers le bien.
Il y a également celui qui n’écoutant que son courage décide d’intervenir pour sauver une vie, mais risque la sienne. Ce qui est également un devoir spontané…
Maintenant, prenons pour exemple une personne qui décide de faire opposition à un ordre arbitraire dont elle n’est pas la victime mais simple spectateur…
La décision de lutter contre l’injustice vient du sentiment qu’elle ne doit pas rester impassible devant cette décision qui atteint sa conscience et l’insurge. Le fait de désobéir devient un devoir parce qu’elle estime qu’il y a atteinte à la dignité d’autrui.
Mais autrui, n’est ce pas notre semblable ? Et s’il n’est pas respecté, si sa dignité est atteinte ne le sommes nous pas également ?.... Respecter autrui c’est se respecter.
Autrui n’est il pas un autre moi, autre que moi ?
En exécutant mon devoir je réalise ce que je pense être nécessairement accompli parce que mon choix est allé vers le bien, parce que ma conscience m’a guidé vers un acte décidé seul et désintéressé.
Si c’est un acte intéressé ce n’est plus un devoir… Pure vanité ! C’est une recherche de privilèges ou de distinctions pour se distinguer des autres et en obtenir le respect. Alors que ces derniers ne doivent être attribués que sur le bien de l’utilité publique.
Le devoir qui est une exigence morale, n’existe que par sa distinction de la bonne volonté qui repose sur la pureté des intentions de l’homme : c’est la conscience morale spontanée ; elle n’existe que par la nécessité de ce qui est nécessairement accompli est bien. C’est la pureté de l’intention qui tient à la pensée dont l’essence est la liberté et qui permet de conserver la dignité en accomplissant ce que l’homme reconnait être juste, pour être humain et digne de sa conscience.

Mais qu’est ce que la conscience morale ?

C’est ce qui nous fait juge de nous même. En ce cas le devoir devient une obligation intérieure que l’on s’impose. Mais c’est aussi la liberté intérieure de penser. Elle désigne le sentiment intérieur d’une norme du bien et du mal qui nous dit comment apprécier les valeurs des conduites humaines, qu’il s’agisse des nôtres ou de celle d’autrui. C’est un retour sur nous même.
C’est ce que nomme Rousseau : la voie de la conscience. La même en tout homme. Malgré la diversité et la variabilité des mœurs et des connaissances : Elle est universelle, elle est la voie de la nature : Tout vient de l’intérieur, nous même…
À condition de bien vouloir l’écouterCette conscience qui rend semblable l’homme à dieu…
Si Rousseau la considère non pas comme un jugement mais comme un sentiment ; Kant la considère au contraire, comme l’expression de la raison pratique.
Mais, une personne dépourvue de sentiments est elle capable de raison ? Celle-ci sera encline à suivre le chemin de ses désirs et de ses passions uniquement pour en jouir !
Pour Bergson, la conscience est le produit d’un conditionnement social et pour Freud l’héritière direct du surmoi ; instance pourtant en majeure partie inconsciente. Cette dernière représentant l’intériorité de l’être…
Combien d’êtres vivent ? Combien d’êtres fonctionnent ? Voici une question intéressante que nous devrions nous poser quelquefois !
Pour Pascal : la conscience équivaut à la pensée qui nous révèle les limites de notre existence… Est ce la pensée qui oppose l’homme au reste de la création ?... Pensée qui fait la grandeur de l’homme qui lui révèle également la misère de sa condition et qui le sort d’une vie inerte ; végétative….
Nous possédons ce que les autres règnes n’ont pas.
Le minéral existe parce qu’il a une structure, c’est une chose et c’est tout. La plante existe et sent, possède une forme de vie végétative sans mouvements, mais non insensible au milieu sonore. L’animal existe, sent et connaît, sait qu’il connait et possède une sensibilité.
Mais l’homme, existe, sent, connaît, sait qu’il connaît et possède une réflexion sur soi :
Conscience… du latin : Cum : avec. Scienta : science, donc un attribut humain !
C’est bien cet attribut qui nous distingue des autres règnes et qui permet à l’humain de s’élever dans sa condition. Condition que nous cherchons à rendre toujours meilleure, ce qui se fait par la découverte de l’égo.
Cependant certains d’entre nous sont capables de dépasser la sphère de l’ego pour faire abstraction d’eux même au profit des principes universels qui supporte la vie.
A ce stade apparaît l’amour inconditionnel de son prochain, le sens vivant de la compassion et le fondement dans le sacré. Le respect de la vie sous toutes ses formes.
Ces personnes qui atteignent ce niveau sont très rares : Bouddha, Jésus, Gandhi, Martin Luther King, Sœur Theresa et Sœur Emmanuelle, le Dalai Lama, appartiennent à cette catégorie.
C’est ce que j’appelle des hommes de cœur… Chez les soufis les mystiques sont :

Les hommes du cœur.

En Orient, cet organe vital est le siège de la spiritualité et la base de la nature intellectuelle de l’homme. C’est aussi la conscience révélée dans la quintessence des êtres crée afin que Dieu puisse contempler l’homme par ce moyen. C’est le trône de Dieu et son temple dans l’homme. En Occident, le cœur est le siège de l’affectivité.
Est-il possible d’être sans sentiments ? Il existe malheureusement ce genre d’individus ; fort rares, je l’admets…
Pour les autres, dont nous sommes membres…
Je reconnais pour ma part que je raisonne par la sensibilité que je possède ; mais pas par sensiblerie qui ; elle, affecte la réflexion… Certain se contentent de fonctionner et n’écoute non pas la voie de la conscience mais celle de leur passions…
La passion est un sentiment que nous subissons sans comprendre et qui affecte l‘évolution de la conscience pour trouver la paix intérieure. C’est une émotion incontrôlable qui ne dévoile pas obligatoirement le microcosme de chaque être et qui mérite une planche. Mais peut-on l’éviter ?... Ceci demande réflexions.
L’intégrité de nos réflexions doit se réaliser au delà des passions et des influences extérieures que nous subissons malgré nous dans le monde moderne ; et ces dernières sont assez nombreuses et puissantes pour manipuler les consciences de bien de nos semblables. Aussi nous faut-il redoubler de calme intérieur et de méfiance pour conserver un jugement sain de ce que nous nommons :

Valeur Morale.

Cette dernière peut englober beaucoup de valeurs ou de principes qui peuvent influencer des personnes naïves ou peu soucieuses de réflexions appliquant à la lettre l’enseignement manipulateurs de pseudos mentors ,ou soi disant gardien du dogme et diriger les masses populaires vers les pires excès.
Gardons nous bien de ceux là, il nous suffit d’observer ce que peut provoquer la dérive de ceux qui se prétendent les gardiens des valeurs morales en regardant leurs résultats.
Heureusement la Franc Maçonnerie est bien au dessus de toutes ses mesquineries qui pourrissent la vie des hommes.
La Valeur Morale, la vrai Valeur Morale est celle qui nous élève vers un monde ou la condition est une ascension de la pensée et non pas une régression vers l’animalité.
Ce qui serait une tendance ces dernières décennies me semble- t‘il !
La Valeur morale s’impose à la conscience comme un idéal que l’homme ne dispose pas, mais qu’il souhaite. C’est l’homme, qui les invente à partir de ce qu’il juge être bon ou mauvais. De là, découle des dérives que je nomme dogmatiques ; celles ci peuvent engendrer l’extrémisme…
Religieuses ou athées ; dans les deux cas elles rejettent les idées de différences d’opinions qui doivent être combattues au profit de l’uniformité de la pensée, puisqu’ ‘elles agissent sur les écrits religieux, et de certains philosophes dont les interprétations servent à manipuler à des fins d’asservissements et de contrôle à des pouvoirs oligarchiques.
Nous devons garder cette indépendance qui se situe au delà des discordes partisanes oligarchiques, dont nos congénères semblent dépendants et que le prosélytisme de ces dernières affecte et influence les masses pour nous écarter du chemin de lumière qui est le seul chemin que l’homme doit prendre pour s’élever afin de retrouver ce qui nous manque :
La Sagesse et la Sérénité qui permettent de concevoir et d’entreprendre une vie ou l’homme peut marcher en paix sur terre parmi ses frères.

J’ai dit !

source : www.ledifice.net

Par P\ P\ - Publié dans : Planches
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Dimanche 6 juillet 2014 7 06 /07 /Juil /2014 08:54

1 – Que la nourriture que tu manges peut te soigner mais qu’elle est aussi la principale source de tes maladies et que toutes les manipulations que l’on y fait ne fera rien pour arranger ce fait

2 – Que ce n’est pas parce qu’une médication est gratuite qu’il faut que tu la prennes sans t’assurer auparavant qu’elle ne fera pas de toi un client fidèle de ceux qui en font le commerce

3 – Que les principaux terroristes ne sont pas ceux qui posent les bombes mais ceux qui les financent, les fabriquent et les vendent car tant qu’il y aura des armes, il y aura forcément des gens pour les utiliser

4 – Que ceux qui créent les plus grands crimes ne sont pas uniquement ceux qui en ont l’air. Il ne faut pas te laisser éblouir par un masque mais voir au delà des apparences

5 – Que les lois ne seront jamais appliquées tant que ceux qui les décident ne les appliqueront pas eux-mêmes

6 – Que l’histoire du monde couramment enseignée n’est qu’un amalgame d’idées souvent contredites par les faits et les découvertes

7 – Que notre niveau de civilisation actuel a déjà été égalé, et même dépassé dans les temps reculés par des civilisations maintenant disparues

8 – Que le phénomène OVNI n’est pas une histoire de croyance mais de connaissance, et qu’il est, a été, et sera présent dans toutes les cultures et civilisations

9 – Que l’environnement pourrait ne pas être pollué si certains lobbies financiers ne s’y opposaient pas. Des énergies naturelles et gratuites sont depuis longtemps connues mais ignorées pour raison économique.

10 – Que lorsque l’homme brise l’équilibre naturel, la nature brise l’homme

11 – Que les plus grands cataclysmes que l’homme risque de subir seront ceux qu’il créera lui-même

12 – Que le monde se dirige vers une nouvelle ère de paix mais que cela nécessitera de grandes transformations et bouleversements dont il te faudra t’adapter si tu veux survivre

13 – Que les phénomènes « paranormaux » sont tout à fait normaux, compréhensibles et explicables

14 – Que les plus grands communicateurs privilégient l’écoute à la prise de parole car c’est en écoutant que tu apprends

15 – Que tu es responsable du monde dans lequel tu vis et de tout ce qui t’arrive mais qu’il ne faut en aucune manière te sentir coupable si les évènements ne te semblent pas correspondre à tes désirs. Tout ce qui t’arrive est toujours la meilleure chose qu’il puisse t’arriver car ses évènements sont toujours là pour t’élever et non pas pour t’abaisser

16 – Que tu ne pourras changer le monde qu’en te changeant toi-même car le monde ne sera toujours que le reflet de toi-même

17 – Que tant que tu n’auras pas découvert l’Amour qui est enfoui en toi, tu seras toujours à la recherche de l’âme sœur

18 – Que le plus grand voyageur n’est pas celui qui fait dix fois le tour du monde mais celui qui fait une seule fois le tour de lui-même

19 – Qu’il faut te laisser guider par les vagues (écouter la voix qui est au fond de toi) mais choisir les vagues que tu prends (agir en parallèle de manière concrète)

20 – Qu’il ne faut pas te complaire dans tes habitudes mais te plaire dans ta complétude car tout t’est donné. Tout est en toi.

21 – Que la volonté de réussir permet de réussir à volonté mais que seules des actions amènent des réactions

22 – Que si tu deviens égoïste ou radin tu perds ta liberté car tu deviens l’esclave de l’argent

23 – Que chacun se voit donner un jour la clef de sa réussite mais qu’il est nécessaire de l’insérer dans la serrure avant que celle-ci ne soit changée

24 – Que personne sur Terre ne peut se dire parfait car rien que le fait de le dire montre qu’il ne l’est pas. Il ne faut en aucune manière te prendre pour Dieu mais être Dieu. 
Si tu comprends la nuance tu as tout compris !

25 – Que le courageux n’est pas celui qui n’a jamais peur mais celui qui agit malgré sa peur

26 – Que si tu réussis à te convaincre que tu réussiras, tu n’auras aucune peine à réussir car le meilleur moyen d’atteindre un objectif est de te convaincre toi-même que tu l’as déjà atteint

27 – Que la connaissance est une source où chacun peut venir s’abreuver

28 – Que la pire des choses à faire est de ne rien faire

29 – Que la vie est belle pour ceux qui savent la contempler

30 – Que tout est dans l’un, tout comme l’un est dans tout et que c’est pour cela que tu devras te fondre dans la totalité pour reconstruire ton unité

31 – Que tu ne dois jamais croire ce que l’on te dit sur parole – même pas ce présent message – mais qu’il te faudra le vérifier par toi-même

32 – Que le fait que tu n’ais pas le temps de faire toi-même tes propres vérifications est voulu afin de te maintenir dans l’ignorance

33 – Que plus tu seras dans l’ignorance, et plus tu seras manipulable et manipulé… 

Toi qui désire savoir,  apprends a penser par toi-même,  à comprendre, et à devenir conscient du monde qui t’entoure,  et c’est en faisant ainsi que tu découvriras le chemin de la liberté.

 

Extrait de « Initiation : Récit d’un voyage intérieur » de I.M. chez Harmonia Editions 

 Source : http://www.gadlu.info/

Commentaire : les points 8 et 13 sont sujets à caution…

Par I.M
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Samedi 5 juillet 2014 6 05 /07 /Juil /2014 08:01

Seul dans ma petite cellule,

Sans la compagnie de quiconque,

Le pèlerinage avant le départ vers la mort

Fut précieux.

 

Une petite cabane isolée,

Pour le pardon de mes péchés:

Une conscience droite et claire

Vers le saint Paradis.

 

Passions faibles et fanées,

Renonciation à ce monde misérable;

Pensées pures et ardentes;

Que cela soit ma prière à Dieu!

 

Lamentation du fond du cœur

Vers le ciel nuageux,

Confessions sincère et véritablement pieuses,

Vives averses de larmes.

 

Un lit froid et plein d'anxiété,

Comme celui où s'étend un homme condamné à mort:

Un sommeil bref, plein d'appréhension,

Comme s'il y avait danger,

Des prières fréquentes et matinales.

 

Ma nourriture, comme le veut mon statut,

Précieuse fut la captivité:

Mon dîner, indubitablement,

Ne me rendra pas vigoureux.

 

Accorde-moi la contrition du cœur,

Afin que je ne tombe pas en disgrâce;

Ô Seigneur, protège-moi et accorde-moi les larmes.

 

Pour le badinage que j'eus avec les femmes

Qui ne m'ont pas repoussé,

Accorde-moi, ô Créateur, des larmes

Qui coulent en ruisseaux de mes yeux.

 

Pour ma colère, ma jalousie et mon orgueil,

Actes insensés, fais venir des larmes

du plus profond de moi.

 

Mes faussetés, mes mensonges et ma cupidité,

Tous trois aussi graves, bannis-les en moi,

O Marie Mère de Dieu, accorde moi les larmes.

 

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après une prière irlandaise des premiers siècles

Source : http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.fr/

Par X - Publié dans : spiritualité
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Vendredi 4 juillet 2014 5 04 /07 /Juil /2014 12:30

Cinq francs-maçons se retrouvent au bar avant une tenue :

Le premier déclare : « Je suis le meilleur maçon de l'atelier, c'est le Vénérable Maître qui me l'a dit ».

Le second répond alors : « Peut-être, mais en ce qui me concerne, je suis le meilleur maçon de la région, c'est le Conseiller de l’Ordre qui me l'a dit ».

Le troisième dit à son tour : « Mouais, mais moi je suis le meilleur maçon de l'obédience, c'est notre Grand Maître qui me l'a dit ».

Le quatrième affirme : « Peut-être, mais, moi, je suis le meilleur franc-maçon du monde et c'est le Grand Architecte De l'Univers qui me l'a révélé ».

Le cinquième tourne alors la tête vers lui et surpris déclare : « Moi, je t'ai dit ça ? »

Source : www.ledifice.net

Par S.S
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Vendredi 4 juillet 2014 5 04 /07 /Juil /2014 07:35

30 juillet 1944

Je viens de faire quelques vols sur P. 38. C’est une belle machine. J’aurais été heureux de disposer de ce cadeau-là pour mes vingt ans. Je constate avec mélancolie qu’aujourd’hui, à quarante trois ans, après quelques six mille cinq cents heures de vol sous tous les ciels du monde, je ne puis plus trouver grand plaisir à ce jeu-là. Ce n’est plus qu’un instrument de déplacement - ici de guerre. Si je me soumets à la vitesse et à l’altitude à mon âge patriarcal pour ce métier, c’est bien plus pour ne rien refuser des emmerdements de ma génération que dans l’espoir de retrouver les satisfactions d’autrefois. Ceci est peut-être mélancolique, mais peut-être bien ne l’est-ce pas. C’est sans doute quand j’avais vingt ans que je me trompais. En Octobre 1940, de retour d’Afrique du Nord où le groupe 2 - 33 avait émigré, ma voiture étant remisée exsangue dans quelque garage poussiéreux, j’ai découvert la carriole et le cheval. Par elle l’herbe des chemins. Les moutons et les oliviers. Ces oliviers avaient un autre rôle que celui de battre la mesure derrière les vitres à 130 kms à l’heure. Ils se montraient dans leur rythme vrai qui est de lentement fabriquer des olives. Les moutons n’avaient pas pour fin exclusive de faire tomber la moyenne. Ils redevenaient vivants. Ils faisaient de vraies crottes et fabriquaient de la vraie laine. Et l’herbe aussi avait un sens puisqu’ils la broutaient. Et je me suis senti revivre dans ce seul coin du monde où la poussière soit parfumée (je suis injuste, elle l’est en Grèce aussi comme en Provence). Et il m’a semblé que, toute ma vie, j’avais été un imbécile... Tout cela pour vous expliquer que cette existence grégaire au coeur d’une base américaine, ces repas expédiés debout en dix minutes, ce va-et-vient entre les monoplaces de 2600 chevaux dans une bâtisse abstraite où nous sommes entassés à trois par chambre, ce terrible désert humain, en un mot, n’a rien qui me caresse le coeur. Ça aussi, comme les missions sans profit ou espoir de retour de Juin 1940, c’est une maladie à passer. Je suis « malade » pour un temps inconnu. Mais je ne me reconnais pas le droit de ne pas subir cette maladie. Voilà tout. Aujourd’hui, je suis profondément triste. Je suis triste pour ma génération qui est vide de toute substance humaine. Qui n’ayant connu que les bars, les mathématiques et les Bugatti comme forme de vie spirituelle, se trouve aujourd’hui plongé dans une action strictement grégaire qui n’a plus aucune couleur. On ne sait pas le remarquer. Prenez le phénomène militaire d’il y a cent ans. Considérez combien il intégrait d’efforts pour qu’il fut répondu à la vie spirituelle, poétique ou simplement humaine de l’homme. Aujourd’hui nous sommes plus desséchés que des briques, nous sourions de ces niaiseries. Les costumes, les drapeaux, les chants, la musique, les victoires (il n’est pas de victoire aujourd’hui, il n’est que des phénomènes de digestion lente ou rapide) tout lyrisme sonne ridicule et les hommes refusent d’être réveillés à une vie spirituelle quelconque. Ils font honnêtement une sorte de travail à la chaîne. Comme dit la jeunesse américaine, « nous acceptons honnêtement ce job ingrat » et la propagande, dans le monde entier, se bat les flancs avec désespoir. De la tragédie grecque, l’humanité, dans sa décadence, est tombée jusqu’au théâtre de Mr Louis Verneuil (on ne peut guère aller plus loin). Siècle de publicité, du système Bedeau, des régimes totalitaires et des armées sans clairons ni drapeaux, ni messes pour les morts. Je hais mon époque de toutes mes forces. L’homme y meurt de soif. Ah ! Général, il n’y a qu’un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles, faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien. On ne peut vivre de frigidaires, de politique, de bilans et de mots croisés, voyez-vous ! On ne peut plus vivre sans poésie, couleur ni amour. Rien qu’à entendre un chant villageois du 15ème siècle, on mesure la pente descendue. Il ne reste rien que la voix du robot de la propagande (pardonnez-moi). Deux milliards d’hommes n’entendent plus que le robot, ne comprennent plus que le robot, se font robots. Tous les craquements des trente dernières années n’ont que deux sources : les impasses du système économique du XIXème siècle et le désespoir spirituel. Pourquoi Mermoz a-t-il suivi son grand dadais de colonel sinon par soif ? Pourquoi la Russie ? Pourquoi l’Espagne ? Les hommes ont fait l’essai des valeurs cartésiennes : hors des sciences de la nature, cela ne leur a guère réussi. Il n’y a qu’un problème, un seul : redécouvrir qu’il est une vie de l’esprit plus haute encore que la vie de l’intelligence, la seule qui satisfasse l’homme. Ca déborde le problème de la vie religieuse qui n’en est qu’une forme (bien que peut-être la vie de l’esprit conduise à l’autre nécessairement). Et la vie de l’esprit commence là où un être est conçu au-dessus des matériaux qui le composent. L’amour de la maison - cet amour inconnaissable aux Etats-Unis - est déjà de la vie de l’esprit. Et la fête villageoise, et le culte des morts (je cite cela car il s’est tué depuis mon arrivée ici deux ou trois parachutistes, mais on les a escamotés : ils avaient fini de servir) . Cela c’est de l’époque, non de l’Amérique : l’homme n’a plus de sens.

Il faut absolument parler aux hommes.

A quoi servira de gagner la guerre si nous en avons pour cent ans de crise d’épilepsie révolutionnaire ? Quand la question allemande sera enfin réglée tous les problèmes véritables commenceront à se poser. Il est peu probable que la spéculation sur les stocks américains suffise au sortir de cette guerre à distraire, comme en 1919, l’humanité de ses soucis véritables. Faute d’un courant spirituel fort, il poussera, comme champignons, trente-six sectes qui se diviseront les unes les autres. Le marxisme lui-même, trop vieilli, se décomposera en une multitude de néo-marxismes contradictoires. On l’a bien observé en Espagne. A moins qu’un César français ne nous installe dans un camp de concentration pour l’éternité. Ah ! quel étrange soir, ce soir, quel étrange climat. Je vois de ma chambre s’allumer les fenêtres de ces bâtisses sans visages. J’entends les postes de radio divers débiter leur musique de mirliton à ces foules désœuvrées venues d’au-delà des mers et qui ne connaissent même pas la nostalgie. On peut confondre cette acceptation résignée avec l’esprit de sacrifice ou la grandeur morale. Ce serait là une belle erreur. Les liens d’amour qui nouent l’homme d’aujourd’hui aux êtres comme aux choses sont si peu tendus, si peu denses, que l’homme ne sent plus l’absence comme autrefois. C’est le mot terrible de cette histoire juive : « tu vas donc là-bas ? Comme tu seras loin » - Loin d’où ? Le « où » qu’ils ont quitté n’était plus guère qu’un vaste faisceau d’habitudes. Dans cette époque de divorce, on divorce avec la même facilité d’avec les choses. Les frigidaires sont interchangeables. Et la maison aussi si elle n’est qu’un assemblage. Et la femme. Et la religion. Et le parti. On ne peut même pas être infidèle : à quoi serait-on infidèle ? Loin d’où et infidèle à quoi ? Désert de l’homme. Qu’ils sont donc sages et paisibles ces hommes en groupe. Moi je songe aux marins bretons d’autrefois, qui débarquaient, lâchés sur une ville, à ces nœuds complexes d’appétits violents et de nostalgie intolérable qu’ont toujours constitués les mâles un peu trop sévèrement parqués. Il fallait toujours, pour les tenir, des gendarmes forts ou des principes forts ou des fois fortes. Mais aucun de ceux-là ne manquerait de respect à une gardeuse d’oies. L’homme d’aujourd’hui on le fait tenir tranquille, selon le milieu, avec la belote ou le bridge. Nous sommes étonnamment bien châtrés. Ainsi sommes-nous enfin libres. On nous a coupé les bras et les jambes, puis on nous a laissé libres de marcher. Mais je hais cette époque où l’homme devient, sous un totalitarisme universel, bétail doux, poli et tranquille. On nous fait prendre ça pour un progrès moral ! Ce que je hais dans le marxisme, c’est le totalitarisme à quoi il conduit. L’homme y est défini comme producteur et consommateur, le problème essentiel étant celui de la distribution. Ce que je hais dans le nazisme, c’est le totalitarisme à quoi il prétend par son essence même. On fait défiler les ouvriers de la Ruhr devant un Van Gogh, un Cézanne et un chromo. Ils votent naturellement pour le chromo. Voilà la vérité du peuple ! On boucle solidement dans un camp de concentration les candidats Cézanne, les candidats Van Gogh, tous les grands non-conformistes, et l’on alimente en chromos un bétail soumis. Mais où vont les Etats-Unis et où allons-nous, nous aussi, à cette époque de fonctionnariat universel ? L’homme robot, l’homme termite, l’homme oscillant du travail à la chaîne système Bedeau à la belote. L’homme châtré de tout son pouvoir créateur, et qui ne sait même plus, du fond de son village, créer une danse ni une chanson. L’homme que l’on alimente en culture de confection, en culture standard comme on alimente les bœufs en foin.

C’est cela l’homme d’aujourd’hui.

Et moi je pense que, il n’y a pas trois cents ans, on pouvait écrire La Princesse de Clèves ou s’enfermer dans un couvent pour la vie à cause d’un amour perdu, tant était brûlant l’amour. Aujourd’hui bien sûr les gens se suicident, mais la souffrance de ceux-là est de l’ordre d’une rage de dents intolérable. Ce n’a point à faire avec l’amour. Certes, il est une première étape. Je ne puis supporter l’idée de verser des générations d’enfants français dans le ventre du moloch allemand. La substance même est menacée, mais, quand elle sera sauvée, alors se posera le problème fondamental qui est celui de notre temps. Qui est celui du sens de l’homme et auquel il n’est point proposé de réponse, et j’ai l’impression de marcher vers les temps les plus noirs du monde. Ca m’est égal d’être tué en guerre. De ce que j’ai aimé, que restera-t-il ?Autant que les êtres, je parle des coutumes, des intonations irremplaçables, d’une certaine lumière spirituelle. Du déjeuner dans la ferme provençale sous les oliviers, mais aussi de Haendel. Les choses. je m’en fous, qui subsisteront. Ce qui vaut, c’est certain arrangement des choses. La civilisation est un bien invisible puisqu’elle porte non sur les choses, mais sur les invisibles liens qui les nouent l’une à l’autre, ainsi et non autrement. Nous aurons de parfaits instruments de musique, distribués en grande série, mais où sera le musicien ? Si je suis tué en guerre, je m’en moque bien. Ou si je subis une crise de rage de ces sortes de torpilles volantes qui n’ont plus rien à voir avec le vol et font du pilote parmi ses boutons et ses cadrans une sorte de chef comptable (le vol aussi c’est un certain ordre de liens). Mais si je rentre vivant de ce « job nécessaire et ingrat », il ne se posera pour moi qu’un problème : que peut-on, que faut-il dire aux hommes ?

Antoine de Saint-Exupéry

Commentaire : Antoine de Saint-Exupéry est mort le lendemain abattu en pilotant son P-38.

Par Antoine de Saint-Exupéry - Publié dans : Philosophie
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Jeudi 3 juillet 2014 4 03 /07 /Juil /2014 06:59

"La croyance désigne toute certitude sans preuve ...
Lorsque la croyance est volontaire et jurée d'après
la plus haute idée que l'on se fait du devoir humain, son vrai nom est la foi"
Alain.

Penser est un long travail et une paix préalable. Sortant des forêts pleines de dieux l'homme, au bord de la falaise reconnut son redoutable royaume. Et c'est alors qu'il osa penser. Penser n'est pas croire. Peu de gens comprennent cela. Presque tous, et même ceux qui se défendent le plus de croire, cherchent obstinément quelque chose qu'ils puissent croire. Nous nous accrochons tous, plus ou moins, à nos idées et nous n'aimons pas toujours que l'on veuille nous les enlever.
La croyance désigne une disposition involontaire à accepter, sans preuve, une doctrine, un jugement ou un fait. La croyance désigne toute certitude sans preuve et les degrés du croire sont les suivants :
- Croire par peur ou par désir, ce que l'on redoute ou ce que l'on souhaite ;
- Croire par coutume ou par imitation ;
- Croire les rois, les riches, les orateurs, les prêtres ;
- Croire les vieillards, les traditions ;
- Croire ce que tout le monde croit, par exemple que l'Australie existe ;
- Croire enfin ce que les plus savants affirment en accord avec des preuves, par exemple que la terre tourne.
Lorsque la croyance est volontaire et jurée d'après la plus haute idée que l'on se fait du Devoir Humain, son vrai nom est la foi. Le fondement de la croyance de notre époque se trouve dans les créations mythiques dont le couronnement est le mythe chrétien. Croire est agréable. Mais c'est une ivresse dont il faut se priver. Ou alors il faut dire adieu à la Liberté, à la Justice et à la Paix. Le doute est le sel de l'Esprit, car sans la pointe du doute, toutes les connaissances sont bientôt pourries. Le doute est un passage et pour l'essayer, il faut d'abord sentir sous le pied, une inébranlable résistance. Ainsi le doute est-il, en un sens, le premier signe de la certitude.
Un croyant est un homme qui prend comme preuve sa propre humeur. Et contre cette mauvaise science, il faut seulement la volonté, le refus de croire, l'impiété délibérée. Il faut dire non aux signes, il n'y a pas d'autre moyen de les comprendre, mais toujours se frotter les yeux et scruter le signe. C'est cela même qui est veiller, autrement c'est dormir. Il faut percer l'apparence, car croire, c'est ne rien savoir. C'est même ne rien vouloir savoir. L'incrédulité est un bon mouvement. Sans l'incrédulité, la foi ne serait pas connue. Il faut partir de la stupide croyance. Il faut se sauver de là, toujours.
Seulement, il y a croire et croire. Et la différence apparaît dans les mots croyance et foi. Lorsqu'on dit qu'un homme est crédule, on veut dire par là qu'il subit l'apparence. Mais quand on dit d'un homme d'action qu'il a la foi, on veut exprimer justement le contraire. En fait, ceux qui refusent de croire sont des hommes de Foi. Croire à la Paix est foi. Mais il faut alors la vouloir. La foi est courage. Vouloir la Paix, tenir fermement cette espérance, c'est refus de croire, c'est la Foi.
Kant nous éclaire le chemin pour comprendre ce qu'est la foi. Il y a deux ordres des choses : celles qui sont et celles qui seront parce qu'on les voudra. Le ciel, au dessus de nos têtes est un symbole des choses qui sont. L'univers est un fait, il faut ici que la raison s'incline. Il faut qu'elle se résigne à dormir avant d'avoir compté les étoiles. Sans chercher dieu, pour savoir si le monde est bon ou mauvais. Car le monde n'est ni bon, ni mauvais. Il existe, c'est tout. Il faut donc ici ne pas croire, mais savoir.
Mais je ne sais pas si la Justice sera, car le futur n'appartient pas au savoir. Je dois croire qu'elle sera : voilà l'objet de la foi. Quand on voit qu'un homme qui entreprend quelque chose doute déjà de réussir avant d'avoir essayé, on dit qu'il n'a pas la foi. Vouloir, sans croire que l'on pourra vouloir sans un grand serment, ce n'est pas vouloir. Le plus haut devoir humain est qu'il faut croire, croire en sa propre volonté, comme l'entend Auguste Comte lorsqu'il affirme : "qu'il n'y a qu'un Dieu, l'Humanité et qu'une Providence, la Volonté raisonnable des Hommes".
L'histoire de Jeanne d'Arc est plus belle que la légende d'Hercule. Car Hercule avait la force. Jeanne n'eut que la foi. La foi contre la religion, la justice affirmée, la révélation directe, le vrai miracle qui est de Foi et d'Action, l'Amour combattant. Cette belle histoire finit tragiquement par le retour des évêques, des hiérarchies, des dogmes. C'est par les mêmes forces que la Révolution a fini par l'Empire : la crédulité contre la foi.
Il y a dans Jeanne, une idée flamboyante, une idée qui parle. Prodigieux mouvement de la Pensée, car cette idée veut être réalisée. Jeanne change les choses par bonne volonté, par liberté, sous l'idée d'un Devoir impérieux. Son Dieu l'inspire, mais ne l'aide pas. Aucun Dieu invisible ne marche à côté d'elle. En fait, Jeanne est seule, l'Idée est seule, partout seule. Et le bûcher de la fin éclaire le commencement. Car un vrai miracle, selon l'ordre traditionnel, descend du ciel sur les hommes. Le miracle de Jeanne était seulement dans le coeur. Il n'y aurait donc qu'à vouloir pour changer tant de choses. Prodigieux exemple. Et l'on finit par considérer comme magie noire et diabolique ce miracle de la volonté, ce dangereux miracle.
La médiocrité s'est bien vengée. Jeanne qui était l'esprit et la volonté a été brûlée par la bureaucratie de ce temps là. Mais le Peuple éclaire la Pensée lorsqu'il veut que le mot coeur exprime à la fois l'Amour et le Courage, vérité que le bourreau n'a pas brûlée. Ainsi, il y a la foi de Jeanne et la foi de ceux qui l'ont brûlée. Et j'y vois deux religions ennemies, deux Dieux en lutte : un dieu qui est chose et un Dieu qui est Esprit. Il n'est d'ailleurs pas rare que l'on croie en Dieu comme aux sorciers. Alors, le jugement se plie, l'homme se fait petit, adorateur, il croit aux sorciers, mais il applaudit aussi quand on les brûle. La vie est alors prosternée et il y a une manière de se tenir à genoux qui vous jette à quatre pattes.
Jeanne connut un autre Dieu, un autre culte, d'autres preuves. Elle se parla à elle-même, dans le silence. Elle s'éveilla à elle-même, elle jugea ce qui existait et le dit injuste. Cette foi s'éleva contre toutes les forces. L'Esprit décidait souverainement : Je dois, je veux, je vaincrai. Révélation par le dedans, Dieu Esprit. La croyance est esclavage, guerre et misère. La foi est à l'opposé de la croyance. La foi en l'Homme, c'est la foi en l'Esprit vivant. C'est une Foi qui secoue le dormeur.
Mais il y a aussi de vrais Croyants : un petit nombre de ceux qu'on ne peut atteler, qui ne croient à rien. Ceux-là ont la foi, la Foi qui sauve. Ainsi croyance et foi ne sont pas de l'ordre du savoir ou de la connaissance, mais bien de l'ordre de la conscience. D'où l'inévitable impuissance des mots pour exprimer ce qui relève de l'indicible.
"Il n'est pas sûr que les chemins s'ouvriront si on a la foi, mais il est sûr que tous les chemins seront fermés si l'on n'a pas d'abord la foi. Si l'on y regarde bien, la foi ne peut aller sans l'espérance et il y a un genre d'espérance et aussi un genre de foi qui concernent tous les hommes et dont le vrai nom est charité". - Alain.

source : www.ledifice.net

Par Eusthènes - Publié dans : Planches
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