Lundi 7 juillet 2014 1 07 /07 /Juil /2014 06:53

Le Devoir est l’application de la loi morale, la nécessité que l’homme se doit à lui-même et envers les autres, que l’homme devrait posséder dés sa maturité …; Quand je dis maturité, Je veux dire lâge ou l’homme, en pleine possessions de ses moyens de réflexions personnelles ; devrait être capable de discerner le juste milieu qui lui permet d’évoluer pour devenir réellement un homme,… Un être humain, qui, quel que soit la situation à laquelle il se trouve confronté, sache conserver sa dignité et être capable d’affronter le miroir de sa conscience en toute sérénité pour avancer vers la lumière.

DEVOIR INTEGRITE CONSCIENCE.

Nous les retrouvons dans le rituel complet de suspension des travaux du premier degré de notre rite.
Commençons par le devoir que je considère comme une obligation morale intérieure que l’on devrait s’imposer et que nous devrions tous posséder…
Encore faut t’il que tout êtres la possèdent ! Est-ce vraiment le cas ?... Je ne suis pas certain de répondre par l’affirmative…
Les hommes de devoir semblent se raréfier de nos jours au profit d’un vieil adage :

Après moi le déluge
Et certains individus semblent dépourvus de sens moral

Il existe deux devoirs.
Le premier est une règle dans toutes sociétés qui se veulent démocratique.
C’est le Devoir Civique qui s’impose à toutes sociétés organisées sur une constitution votée démocratiquement par les représentants d’une nation et qui garantit les libertés individuelles.
Mais ; s’il est imposé par voie de contrainte sans compensations de droits, il relève de la dictature. Ce n’est plus un devoir. C’est une obligation sous menaces de représailles, sur la personne qui se refuse à exécuter ce qui n’est plus une nécessité mais une contrainte au profit d’une oligarchie.
Le deuxième Devoir est personnel puisqu’il s’agit de Devoir Moral.
En fait le problème est bien la. Car le devoir moral découle de ce que nous nommons la conscience. Encore faut-il accepter d’écouter la voie de la conscience.Tout êtres possèdent le libre choix d’écouter cette voie ou de la laisser en sourdine pour vivre avec ses passions qui ne reflètent pas toujours ce que nous sommes réellement.
Je suis persuadé ; et ceci est une affirmation ! Que bien des hommes, en faisant fi de l’intégrité qu’ils devraient conserver ; s’accaparent la moralité à leurs besoins propres ! …
Caste… famille sociale …ethnie… parti politique ou corporatisme dont ils dépendent au détriment des autres et d’eux même …
Quand je dis eux même … Je veux parler de la vraie personnalité individuelle que possède chaque être humain qui est toujours sous l’influence du groupe dont il est membre, alors qu’il appartient à ce que nous appelons communément : L’Humanité.
La diversité réunit dans un ensemble : le Tout en Un. Ce qui devrait être harmonie n’est que cacophonie. Sommes-nous si égoïstes au point d’ignorer l’autre?
Le Devoir moral devrait se situer au dessus de toutes luttes partisanes.
Ce dernier ne réapparait que si l’humanité est en danger. Mais une fois le danger écarté ; le partisanisme revient au galop. Chaque clan voulant le pouvoir pour lui-même pour imposer ses idées qui sont les meilleures ; cela va de soi !...
Ce qui m’amène la remarque suivante : la plupart du temps le devoir moral s’exerce en fonction des éducations religieuses ou civiques imposées par la société à laquelle nous appartenons malgré nous.
La liberté, c’est d’être capable de se libérer de tous ces carcans qui nous empêchent d’entrevoir la lumière au delà de nos mesquineries matérielles et de nos préjugés culturels, imposées par l’influence de certaines minorités qui ne possèdent que l’intérêt de leurs clans qui sont toujours lucratifs pour garder leurs pouvoirs de mercantiles.
Le Devoir moral devrait posséder l’impartialité et la lucidité de jugement avant toutes décisions qui entrainent un acte juste. Malheureusement ; bien souvent nos préjugés culturels prennent le pas sur la raison… Ce qui devient un handicap pour la réflexion qui se voile de l’obscurantisme.
Regardez autour de vous, voyez dans quelle monde nous vivons et vous verrez que mes remarques ne sont pas celles d’un rêveur.
Le Devoir moral devrait se réaliser sur l’équilibre du jugement personnel ; au delà des influences extérieures qui agissent sur notre comportement malgré nous…
Ce Devoir n’est-il pas une nécessité pour évoluer ?...
Seul avec nous même, nous devons oser affronter le miroir pour accepter le combat avec le plus terrible des ennemis : nous même...
Le premier pas dans un voyage est celui qui compte le plus disait Lao Tseu., car il nécessite la volonté d’agir.
On distingue plusieurs devoirs moraux. Le premier est celui qui ne coute rien et qui peut s’accomplir par amour propre vis-à-vis du regard des autres,… ou pour se dire : j’ai fait ma bonne action
Par exemple : donner un chèque annuel à une organisation caritative, qui sera déductible des revenus ; ou bien donner la pièce à un sdf. Ce devoir n’amène ni contraintes ni réflexions.
Certaines personnes portées vers l’altruisme et qui s’affranchissent des limites de la loi en se dirigeant dans l’humanitaire, s’oriente vers ce que nous pourrions nommer :

Morale caritative.

Cette dernière intervient chez des personnes qui possèdent l’éthique de la bonne action indéniable, comme les restos du cœur, ce qui en fait n’est plus une bonne action mais un devoir spontané contre le refus d’une injustice qui atteint la dignité humaine et qui peut être éliminée par la pureté des intentions d’aller vers le bien.
Il y a également celui qui n’écoutant que son courage décide d’intervenir pour sauver une vie, mais risque la sienne. Ce qui est également un devoir spontané…
Maintenant, prenons pour exemple une personne qui décide de faire opposition à un ordre arbitraire dont elle n’est pas la victime mais simple spectateur…
La décision de lutter contre l’injustice vient du sentiment qu’elle ne doit pas rester impassible devant cette décision qui atteint sa conscience et l’insurge. Le fait de désobéir devient un devoir parce qu’elle estime qu’il y a atteinte à la dignité d’autrui.
Mais autrui, n’est ce pas notre semblable ? Et s’il n’est pas respecté, si sa dignité est atteinte ne le sommes nous pas également ?.... Respecter autrui c’est se respecter.
Autrui n’est il pas un autre moi, autre que moi ?
En exécutant mon devoir je réalise ce que je pense être nécessairement accompli parce que mon choix est allé vers le bien, parce que ma conscience m’a guidé vers un acte décidé seul et désintéressé.
Si c’est un acte intéressé ce n’est plus un devoir… Pure vanité ! C’est une recherche de privilèges ou de distinctions pour se distinguer des autres et en obtenir le respect. Alors que ces derniers ne doivent être attribués que sur le bien de l’utilité publique.
Le devoir qui est une exigence morale, n’existe que par sa distinction de la bonne volonté qui repose sur la pureté des intentions de l’homme : c’est la conscience morale spontanée ; elle n’existe que par la nécessité de ce qui est nécessairement accompli est bien. C’est la pureté de l’intention qui tient à la pensée dont l’essence est la liberté et qui permet de conserver la dignité en accomplissant ce que l’homme reconnait être juste, pour être humain et digne de sa conscience.

Mais qu’est ce que la conscience morale ?

C’est ce qui nous fait juge de nous même. En ce cas le devoir devient une obligation intérieure que l’on s’impose. Mais c’est aussi la liberté intérieure de penser. Elle désigne le sentiment intérieur d’une norme du bien et du mal qui nous dit comment apprécier les valeurs des conduites humaines, qu’il s’agisse des nôtres ou de celle d’autrui. C’est un retour sur nous même.
C’est ce que nomme Rousseau : la voie de la conscience. La même en tout homme. Malgré la diversité et la variabilité des mœurs et des connaissances : Elle est universelle, elle est la voie de la nature : Tout vient de l’intérieur, nous même…
À condition de bien vouloir l’écouterCette conscience qui rend semblable l’homme à dieu…
Si Rousseau la considère non pas comme un jugement mais comme un sentiment ; Kant la considère au contraire, comme l’expression de la raison pratique.
Mais, une personne dépourvue de sentiments est elle capable de raison ? Celle-ci sera encline à suivre le chemin de ses désirs et de ses passions uniquement pour en jouir !
Pour Bergson, la conscience est le produit d’un conditionnement social et pour Freud l’héritière direct du surmoi ; instance pourtant en majeure partie inconsciente. Cette dernière représentant l’intériorité de l’être…
Combien d’êtres vivent ? Combien d’êtres fonctionnent ? Voici une question intéressante que nous devrions nous poser quelquefois !
Pour Pascal : la conscience équivaut à la pensée qui nous révèle les limites de notre existence… Est ce la pensée qui oppose l’homme au reste de la création ?... Pensée qui fait la grandeur de l’homme qui lui révèle également la misère de sa condition et qui le sort d’une vie inerte ; végétative….
Nous possédons ce que les autres règnes n’ont pas.
Le minéral existe parce qu’il a une structure, c’est une chose et c’est tout. La plante existe et sent, possède une forme de vie végétative sans mouvements, mais non insensible au milieu sonore. L’animal existe, sent et connaît, sait qu’il connait et possède une sensibilité.
Mais l’homme, existe, sent, connaît, sait qu’il connaît et possède une réflexion sur soi :
Conscience… du latin : Cum : avec. Scienta : science, donc un attribut humain !
C’est bien cet attribut qui nous distingue des autres règnes et qui permet à l’humain de s’élever dans sa condition. Condition que nous cherchons à rendre toujours meilleure, ce qui se fait par la découverte de l’égo.
Cependant certains d’entre nous sont capables de dépasser la sphère de l’ego pour faire abstraction d’eux même au profit des principes universels qui supporte la vie.
A ce stade apparaît l’amour inconditionnel de son prochain, le sens vivant de la compassion et le fondement dans le sacré. Le respect de la vie sous toutes ses formes.
Ces personnes qui atteignent ce niveau sont très rares : Bouddha, Jésus, Gandhi, Martin Luther King, Sœur Theresa et Sœur Emmanuelle, le Dalai Lama, appartiennent à cette catégorie.
C’est ce que j’appelle des hommes de cœur… Chez les soufis les mystiques sont :

Les hommes du cœur.

En Orient, cet organe vital est le siège de la spiritualité et la base de la nature intellectuelle de l’homme. C’est aussi la conscience révélée dans la quintessence des êtres crée afin que Dieu puisse contempler l’homme par ce moyen. C’est le trône de Dieu et son temple dans l’homme. En Occident, le cœur est le siège de l’affectivité.
Est-il possible d’être sans sentiments ? Il existe malheureusement ce genre d’individus ; fort rares, je l’admets…
Pour les autres, dont nous sommes membres…
Je reconnais pour ma part que je raisonne par la sensibilité que je possède ; mais pas par sensiblerie qui ; elle, affecte la réflexion… Certain se contentent de fonctionner et n’écoute non pas la voie de la conscience mais celle de leur passions…
La passion est un sentiment que nous subissons sans comprendre et qui affecte l‘évolution de la conscience pour trouver la paix intérieure. C’est une émotion incontrôlable qui ne dévoile pas obligatoirement le microcosme de chaque être et qui mérite une planche. Mais peut-on l’éviter ?... Ceci demande réflexions.
L’intégrité de nos réflexions doit se réaliser au delà des passions et des influences extérieures que nous subissons malgré nous dans le monde moderne ; et ces dernières sont assez nombreuses et puissantes pour manipuler les consciences de bien de nos semblables. Aussi nous faut-il redoubler de calme intérieur et de méfiance pour conserver un jugement sain de ce que nous nommons :

Valeur Morale.

Cette dernière peut englober beaucoup de valeurs ou de principes qui peuvent influencer des personnes naïves ou peu soucieuses de réflexions appliquant à la lettre l’enseignement manipulateurs de pseudos mentors ,ou soi disant gardien du dogme et diriger les masses populaires vers les pires excès.
Gardons nous bien de ceux là, il nous suffit d’observer ce que peut provoquer la dérive de ceux qui se prétendent les gardiens des valeurs morales en regardant leurs résultats.
Heureusement la Franc Maçonnerie est bien au dessus de toutes ses mesquineries qui pourrissent la vie des hommes.
La Valeur Morale, la vrai Valeur Morale est celle qui nous élève vers un monde ou la condition est une ascension de la pensée et non pas une régression vers l’animalité.
Ce qui serait une tendance ces dernières décennies me semble- t‘il !
La Valeur morale s’impose à la conscience comme un idéal que l’homme ne dispose pas, mais qu’il souhaite. C’est l’homme, qui les invente à partir de ce qu’il juge être bon ou mauvais. De là, découle des dérives que je nomme dogmatiques ; celles ci peuvent engendrer l’extrémisme…
Religieuses ou athées ; dans les deux cas elles rejettent les idées de différences d’opinions qui doivent être combattues au profit de l’uniformité de la pensée, puisqu’ ‘elles agissent sur les écrits religieux, et de certains philosophes dont les interprétations servent à manipuler à des fins d’asservissements et de contrôle à des pouvoirs oligarchiques.
Nous devons garder cette indépendance qui se situe au delà des discordes partisanes oligarchiques, dont nos congénères semblent dépendants et que le prosélytisme de ces dernières affecte et influence les masses pour nous écarter du chemin de lumière qui est le seul chemin que l’homme doit prendre pour s’élever afin de retrouver ce qui nous manque :
La Sagesse et la Sérénité qui permettent de concevoir et d’entreprendre une vie ou l’homme peut marcher en paix sur terre parmi ses frères.

J’ai dit !

source : www.ledifice.net

Par P\ P\ - Publié dans : Planches
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Dimanche 6 juillet 2014 7 06 /07 /Juil /2014 08:54

1 – Que la nourriture que tu manges peut te soigner mais qu’elle est aussi la principale source de tes maladies et que toutes les manipulations que l’on y fait ne fera rien pour arranger ce fait

2 – Que ce n’est pas parce qu’une médication est gratuite qu’il faut que tu la prennes sans t’assurer auparavant qu’elle ne fera pas de toi un client fidèle de ceux qui en font le commerce

3 – Que les principaux terroristes ne sont pas ceux qui posent les bombes mais ceux qui les financent, les fabriquent et les vendent car tant qu’il y aura des armes, il y aura forcément des gens pour les utiliser

4 – Que ceux qui créent les plus grands crimes ne sont pas uniquement ceux qui en ont l’air. Il ne faut pas te laisser éblouir par un masque mais voir au delà des apparences

5 – Que les lois ne seront jamais appliquées tant que ceux qui les décident ne les appliqueront pas eux-mêmes

6 – Que l’histoire du monde couramment enseignée n’est qu’un amalgame d’idées souvent contredites par les faits et les découvertes

7 – Que notre niveau de civilisation actuel a déjà été égalé, et même dépassé dans les temps reculés par des civilisations maintenant disparues

8 – Que le phénomène OVNI n’est pas une histoire de croyance mais de connaissance, et qu’il est, a été, et sera présent dans toutes les cultures et civilisations

9 – Que l’environnement pourrait ne pas être pollué si certains lobbies financiers ne s’y opposaient pas. Des énergies naturelles et gratuites sont depuis longtemps connues mais ignorées pour raison économique.

10 – Que lorsque l’homme brise l’équilibre naturel, la nature brise l’homme

11 – Que les plus grands cataclysmes que l’homme risque de subir seront ceux qu’il créera lui-même

12 – Que le monde se dirige vers une nouvelle ère de paix mais que cela nécessitera de grandes transformations et bouleversements dont il te faudra t’adapter si tu veux survivre

13 – Que les phénomènes « paranormaux » sont tout à fait normaux, compréhensibles et explicables

14 – Que les plus grands communicateurs privilégient l’écoute à la prise de parole car c’est en écoutant que tu apprends

15 – Que tu es responsable du monde dans lequel tu vis et de tout ce qui t’arrive mais qu’il ne faut en aucune manière te sentir coupable si les évènements ne te semblent pas correspondre à tes désirs. Tout ce qui t’arrive est toujours la meilleure chose qu’il puisse t’arriver car ses évènements sont toujours là pour t’élever et non pas pour t’abaisser

16 – Que tu ne pourras changer le monde qu’en te changeant toi-même car le monde ne sera toujours que le reflet de toi-même

17 – Que tant que tu n’auras pas découvert l’Amour qui est enfoui en toi, tu seras toujours à la recherche de l’âme sœur

18 – Que le plus grand voyageur n’est pas celui qui fait dix fois le tour du monde mais celui qui fait une seule fois le tour de lui-même

19 – Qu’il faut te laisser guider par les vagues (écouter la voix qui est au fond de toi) mais choisir les vagues que tu prends (agir en parallèle de manière concrète)

20 – Qu’il ne faut pas te complaire dans tes habitudes mais te plaire dans ta complétude car tout t’est donné. Tout est en toi.

21 – Que la volonté de réussir permet de réussir à volonté mais que seules des actions amènent des réactions

22 – Que si tu deviens égoïste ou radin tu perds ta liberté car tu deviens l’esclave de l’argent

23 – Que chacun se voit donner un jour la clef de sa réussite mais qu’il est nécessaire de l’insérer dans la serrure avant que celle-ci ne soit changée

24 – Que personne sur Terre ne peut se dire parfait car rien que le fait de le dire montre qu’il ne l’est pas. Il ne faut en aucune manière te prendre pour Dieu mais être Dieu. 
Si tu comprends la nuance tu as tout compris !

25 – Que le courageux n’est pas celui qui n’a jamais peur mais celui qui agit malgré sa peur

26 – Que si tu réussis à te convaincre que tu réussiras, tu n’auras aucune peine à réussir car le meilleur moyen d’atteindre un objectif est de te convaincre toi-même que tu l’as déjà atteint

27 – Que la connaissance est une source où chacun peut venir s’abreuver

28 – Que la pire des choses à faire est de ne rien faire

29 – Que la vie est belle pour ceux qui savent la contempler

30 – Que tout est dans l’un, tout comme l’un est dans tout et que c’est pour cela que tu devras te fondre dans la totalité pour reconstruire ton unité

31 – Que tu ne dois jamais croire ce que l’on te dit sur parole – même pas ce présent message – mais qu’il te faudra le vérifier par toi-même

32 – Que le fait que tu n’ais pas le temps de faire toi-même tes propres vérifications est voulu afin de te maintenir dans l’ignorance

33 – Que plus tu seras dans l’ignorance, et plus tu seras manipulable et manipulé… 

Toi qui désire savoir,  apprends a penser par toi-même,  à comprendre, et à devenir conscient du monde qui t’entoure,  et c’est en faisant ainsi que tu découvriras le chemin de la liberté.

 

Extrait de « Initiation : Récit d’un voyage intérieur » de I.M. chez Harmonia Editions 

 Source : http://www.gadlu.info/

Commentaire : les points 8 et 13 sont sujets à caution…

Par I.M
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Samedi 5 juillet 2014 6 05 /07 /Juil /2014 08:01

Seul dans ma petite cellule,

Sans la compagnie de quiconque,

Le pèlerinage avant le départ vers la mort

Fut précieux.

 

Une petite cabane isolée,

Pour le pardon de mes péchés:

Une conscience droite et claire

Vers le saint Paradis.

 

Passions faibles et fanées,

Renonciation à ce monde misérable;

Pensées pures et ardentes;

Que cela soit ma prière à Dieu!

 

Lamentation du fond du cœur

Vers le ciel nuageux,

Confessions sincère et véritablement pieuses,

Vives averses de larmes.

 

Un lit froid et plein d'anxiété,

Comme celui où s'étend un homme condamné à mort:

Un sommeil bref, plein d'appréhension,

Comme s'il y avait danger,

Des prières fréquentes et matinales.

 

Ma nourriture, comme le veut mon statut,

Précieuse fut la captivité:

Mon dîner, indubitablement,

Ne me rendra pas vigoureux.

 

Accorde-moi la contrition du cœur,

Afin que je ne tombe pas en disgrâce;

Ô Seigneur, protège-moi et accorde-moi les larmes.

 

Pour le badinage que j'eus avec les femmes

Qui ne m'ont pas repoussé,

Accorde-moi, ô Créateur, des larmes

Qui coulent en ruisseaux de mes yeux.

 

Pour ma colère, ma jalousie et mon orgueil,

Actes insensés, fais venir des larmes

du plus profond de moi.

 

Mes faussetés, mes mensonges et ma cupidité,

Tous trois aussi graves, bannis-les en moi,

O Marie Mère de Dieu, accorde moi les larmes.

 

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après une prière irlandaise des premiers siècles

Source : http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.fr/

Par X - Publié dans : spiritualité
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Vendredi 4 juillet 2014 5 04 /07 /Juil /2014 12:30

Cinq francs-maçons se retrouvent au bar avant une tenue :

Le premier déclare : « Je suis le meilleur maçon de l'atelier, c'est le Vénérable Maître qui me l'a dit ».

Le second répond alors : « Peut-être, mais en ce qui me concerne, je suis le meilleur maçon de la région, c'est le Conseiller de l’Ordre qui me l'a dit ».

Le troisième dit à son tour : « Mouais, mais moi je suis le meilleur maçon de l'obédience, c'est notre Grand Maître qui me l'a dit ».

Le quatrième affirme : « Peut-être, mais, moi, je suis le meilleur franc-maçon du monde et c'est le Grand Architecte De l'Univers qui me l'a révélé ».

Le cinquième tourne alors la tête vers lui et surpris déclare : « Moi, je t'ai dit ça ? »

Source : www.ledifice.net

Par S.S
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Vendredi 4 juillet 2014 5 04 /07 /Juil /2014 07:35

30 juillet 1944

Je viens de faire quelques vols sur P. 38. C’est une belle machine. J’aurais été heureux de disposer de ce cadeau-là pour mes vingt ans. Je constate avec mélancolie qu’aujourd’hui, à quarante trois ans, après quelques six mille cinq cents heures de vol sous tous les ciels du monde, je ne puis plus trouver grand plaisir à ce jeu-là. Ce n’est plus qu’un instrument de déplacement - ici de guerre. Si je me soumets à la vitesse et à l’altitude à mon âge patriarcal pour ce métier, c’est bien plus pour ne rien refuser des emmerdements de ma génération que dans l’espoir de retrouver les satisfactions d’autrefois. Ceci est peut-être mélancolique, mais peut-être bien ne l’est-ce pas. C’est sans doute quand j’avais vingt ans que je me trompais. En Octobre 1940, de retour d’Afrique du Nord où le groupe 2 - 33 avait émigré, ma voiture étant remisée exsangue dans quelque garage poussiéreux, j’ai découvert la carriole et le cheval. Par elle l’herbe des chemins. Les moutons et les oliviers. Ces oliviers avaient un autre rôle que celui de battre la mesure derrière les vitres à 130 kms à l’heure. Ils se montraient dans leur rythme vrai qui est de lentement fabriquer des olives. Les moutons n’avaient pas pour fin exclusive de faire tomber la moyenne. Ils redevenaient vivants. Ils faisaient de vraies crottes et fabriquaient de la vraie laine. Et l’herbe aussi avait un sens puisqu’ils la broutaient. Et je me suis senti revivre dans ce seul coin du monde où la poussière soit parfumée (je suis injuste, elle l’est en Grèce aussi comme en Provence). Et il m’a semblé que, toute ma vie, j’avais été un imbécile... Tout cela pour vous expliquer que cette existence grégaire au coeur d’une base américaine, ces repas expédiés debout en dix minutes, ce va-et-vient entre les monoplaces de 2600 chevaux dans une bâtisse abstraite où nous sommes entassés à trois par chambre, ce terrible désert humain, en un mot, n’a rien qui me caresse le coeur. Ça aussi, comme les missions sans profit ou espoir de retour de Juin 1940, c’est une maladie à passer. Je suis « malade » pour un temps inconnu. Mais je ne me reconnais pas le droit de ne pas subir cette maladie. Voilà tout. Aujourd’hui, je suis profondément triste. Je suis triste pour ma génération qui est vide de toute substance humaine. Qui n’ayant connu que les bars, les mathématiques et les Bugatti comme forme de vie spirituelle, se trouve aujourd’hui plongé dans une action strictement grégaire qui n’a plus aucune couleur. On ne sait pas le remarquer. Prenez le phénomène militaire d’il y a cent ans. Considérez combien il intégrait d’efforts pour qu’il fut répondu à la vie spirituelle, poétique ou simplement humaine de l’homme. Aujourd’hui nous sommes plus desséchés que des briques, nous sourions de ces niaiseries. Les costumes, les drapeaux, les chants, la musique, les victoires (il n’est pas de victoire aujourd’hui, il n’est que des phénomènes de digestion lente ou rapide) tout lyrisme sonne ridicule et les hommes refusent d’être réveillés à une vie spirituelle quelconque. Ils font honnêtement une sorte de travail à la chaîne. Comme dit la jeunesse américaine, « nous acceptons honnêtement ce job ingrat » et la propagande, dans le monde entier, se bat les flancs avec désespoir. De la tragédie grecque, l’humanité, dans sa décadence, est tombée jusqu’au théâtre de Mr Louis Verneuil (on ne peut guère aller plus loin). Siècle de publicité, du système Bedeau, des régimes totalitaires et des armées sans clairons ni drapeaux, ni messes pour les morts. Je hais mon époque de toutes mes forces. L’homme y meurt de soif. Ah ! Général, il n’y a qu’un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles, faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien. On ne peut vivre de frigidaires, de politique, de bilans et de mots croisés, voyez-vous ! On ne peut plus vivre sans poésie, couleur ni amour. Rien qu’à entendre un chant villageois du 15ème siècle, on mesure la pente descendue. Il ne reste rien que la voix du robot de la propagande (pardonnez-moi). Deux milliards d’hommes n’entendent plus que le robot, ne comprennent plus que le robot, se font robots. Tous les craquements des trente dernières années n’ont que deux sources : les impasses du système économique du XIXème siècle et le désespoir spirituel. Pourquoi Mermoz a-t-il suivi son grand dadais de colonel sinon par soif ? Pourquoi la Russie ? Pourquoi l’Espagne ? Les hommes ont fait l’essai des valeurs cartésiennes : hors des sciences de la nature, cela ne leur a guère réussi. Il n’y a qu’un problème, un seul : redécouvrir qu’il est une vie de l’esprit plus haute encore que la vie de l’intelligence, la seule qui satisfasse l’homme. Ca déborde le problème de la vie religieuse qui n’en est qu’une forme (bien que peut-être la vie de l’esprit conduise à l’autre nécessairement). Et la vie de l’esprit commence là où un être est conçu au-dessus des matériaux qui le composent. L’amour de la maison - cet amour inconnaissable aux Etats-Unis - est déjà de la vie de l’esprit. Et la fête villageoise, et le culte des morts (je cite cela car il s’est tué depuis mon arrivée ici deux ou trois parachutistes, mais on les a escamotés : ils avaient fini de servir) . Cela c’est de l’époque, non de l’Amérique : l’homme n’a plus de sens.

Il faut absolument parler aux hommes.

A quoi servira de gagner la guerre si nous en avons pour cent ans de crise d’épilepsie révolutionnaire ? Quand la question allemande sera enfin réglée tous les problèmes véritables commenceront à se poser. Il est peu probable que la spéculation sur les stocks américains suffise au sortir de cette guerre à distraire, comme en 1919, l’humanité de ses soucis véritables. Faute d’un courant spirituel fort, il poussera, comme champignons, trente-six sectes qui se diviseront les unes les autres. Le marxisme lui-même, trop vieilli, se décomposera en une multitude de néo-marxismes contradictoires. On l’a bien observé en Espagne. A moins qu’un César français ne nous installe dans un camp de concentration pour l’éternité. Ah ! quel étrange soir, ce soir, quel étrange climat. Je vois de ma chambre s’allumer les fenêtres de ces bâtisses sans visages. J’entends les postes de radio divers débiter leur musique de mirliton à ces foules désœuvrées venues d’au-delà des mers et qui ne connaissent même pas la nostalgie. On peut confondre cette acceptation résignée avec l’esprit de sacrifice ou la grandeur morale. Ce serait là une belle erreur. Les liens d’amour qui nouent l’homme d’aujourd’hui aux êtres comme aux choses sont si peu tendus, si peu denses, que l’homme ne sent plus l’absence comme autrefois. C’est le mot terrible de cette histoire juive : « tu vas donc là-bas ? Comme tu seras loin » - Loin d’où ? Le « où » qu’ils ont quitté n’était plus guère qu’un vaste faisceau d’habitudes. Dans cette époque de divorce, on divorce avec la même facilité d’avec les choses. Les frigidaires sont interchangeables. Et la maison aussi si elle n’est qu’un assemblage. Et la femme. Et la religion. Et le parti. On ne peut même pas être infidèle : à quoi serait-on infidèle ? Loin d’où et infidèle à quoi ? Désert de l’homme. Qu’ils sont donc sages et paisibles ces hommes en groupe. Moi je songe aux marins bretons d’autrefois, qui débarquaient, lâchés sur une ville, à ces nœuds complexes d’appétits violents et de nostalgie intolérable qu’ont toujours constitués les mâles un peu trop sévèrement parqués. Il fallait toujours, pour les tenir, des gendarmes forts ou des principes forts ou des fois fortes. Mais aucun de ceux-là ne manquerait de respect à une gardeuse d’oies. L’homme d’aujourd’hui on le fait tenir tranquille, selon le milieu, avec la belote ou le bridge. Nous sommes étonnamment bien châtrés. Ainsi sommes-nous enfin libres. On nous a coupé les bras et les jambes, puis on nous a laissé libres de marcher. Mais je hais cette époque où l’homme devient, sous un totalitarisme universel, bétail doux, poli et tranquille. On nous fait prendre ça pour un progrès moral ! Ce que je hais dans le marxisme, c’est le totalitarisme à quoi il conduit. L’homme y est défini comme producteur et consommateur, le problème essentiel étant celui de la distribution. Ce que je hais dans le nazisme, c’est le totalitarisme à quoi il prétend par son essence même. On fait défiler les ouvriers de la Ruhr devant un Van Gogh, un Cézanne et un chromo. Ils votent naturellement pour le chromo. Voilà la vérité du peuple ! On boucle solidement dans un camp de concentration les candidats Cézanne, les candidats Van Gogh, tous les grands non-conformistes, et l’on alimente en chromos un bétail soumis. Mais où vont les Etats-Unis et où allons-nous, nous aussi, à cette époque de fonctionnariat universel ? L’homme robot, l’homme termite, l’homme oscillant du travail à la chaîne système Bedeau à la belote. L’homme châtré de tout son pouvoir créateur, et qui ne sait même plus, du fond de son village, créer une danse ni une chanson. L’homme que l’on alimente en culture de confection, en culture standard comme on alimente les bœufs en foin.

C’est cela l’homme d’aujourd’hui.

Et moi je pense que, il n’y a pas trois cents ans, on pouvait écrire La Princesse de Clèves ou s’enfermer dans un couvent pour la vie à cause d’un amour perdu, tant était brûlant l’amour. Aujourd’hui bien sûr les gens se suicident, mais la souffrance de ceux-là est de l’ordre d’une rage de dents intolérable. Ce n’a point à faire avec l’amour. Certes, il est une première étape. Je ne puis supporter l’idée de verser des générations d’enfants français dans le ventre du moloch allemand. La substance même est menacée, mais, quand elle sera sauvée, alors se posera le problème fondamental qui est celui de notre temps. Qui est celui du sens de l’homme et auquel il n’est point proposé de réponse, et j’ai l’impression de marcher vers les temps les plus noirs du monde. Ca m’est égal d’être tué en guerre. De ce que j’ai aimé, que restera-t-il ?Autant que les êtres, je parle des coutumes, des intonations irremplaçables, d’une certaine lumière spirituelle. Du déjeuner dans la ferme provençale sous les oliviers, mais aussi de Haendel. Les choses. je m’en fous, qui subsisteront. Ce qui vaut, c’est certain arrangement des choses. La civilisation est un bien invisible puisqu’elle porte non sur les choses, mais sur les invisibles liens qui les nouent l’une à l’autre, ainsi et non autrement. Nous aurons de parfaits instruments de musique, distribués en grande série, mais où sera le musicien ? Si je suis tué en guerre, je m’en moque bien. Ou si je subis une crise de rage de ces sortes de torpilles volantes qui n’ont plus rien à voir avec le vol et font du pilote parmi ses boutons et ses cadrans une sorte de chef comptable (le vol aussi c’est un certain ordre de liens). Mais si je rentre vivant de ce « job nécessaire et ingrat », il ne se posera pour moi qu’un problème : que peut-on, que faut-il dire aux hommes ?

Antoine de Saint-Exupéry

Commentaire : Antoine de Saint-Exupéry est mort le lendemain abattu en pilotant son P-38.

Par Antoine de Saint-Exupéry - Publié dans : Philosophie
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Jeudi 3 juillet 2014 4 03 /07 /Juil /2014 06:59

"La croyance désigne toute certitude sans preuve ...
Lorsque la croyance est volontaire et jurée d'après
la plus haute idée que l'on se fait du devoir humain, son vrai nom est la foi"
Alain.

Penser est un long travail et une paix préalable. Sortant des forêts pleines de dieux l'homme, au bord de la falaise reconnut son redoutable royaume. Et c'est alors qu'il osa penser. Penser n'est pas croire. Peu de gens comprennent cela. Presque tous, et même ceux qui se défendent le plus de croire, cherchent obstinément quelque chose qu'ils puissent croire. Nous nous accrochons tous, plus ou moins, à nos idées et nous n'aimons pas toujours que l'on veuille nous les enlever.
La croyance désigne une disposition involontaire à accepter, sans preuve, une doctrine, un jugement ou un fait. La croyance désigne toute certitude sans preuve et les degrés du croire sont les suivants :
- Croire par peur ou par désir, ce que l'on redoute ou ce que l'on souhaite ;
- Croire par coutume ou par imitation ;
- Croire les rois, les riches, les orateurs, les prêtres ;
- Croire les vieillards, les traditions ;
- Croire ce que tout le monde croit, par exemple que l'Australie existe ;
- Croire enfin ce que les plus savants affirment en accord avec des preuves, par exemple que la terre tourne.
Lorsque la croyance est volontaire et jurée d'après la plus haute idée que l'on se fait du Devoir Humain, son vrai nom est la foi. Le fondement de la croyance de notre époque se trouve dans les créations mythiques dont le couronnement est le mythe chrétien. Croire est agréable. Mais c'est une ivresse dont il faut se priver. Ou alors il faut dire adieu à la Liberté, à la Justice et à la Paix. Le doute est le sel de l'Esprit, car sans la pointe du doute, toutes les connaissances sont bientôt pourries. Le doute est un passage et pour l'essayer, il faut d'abord sentir sous le pied, une inébranlable résistance. Ainsi le doute est-il, en un sens, le premier signe de la certitude.
Un croyant est un homme qui prend comme preuve sa propre humeur. Et contre cette mauvaise science, il faut seulement la volonté, le refus de croire, l'impiété délibérée. Il faut dire non aux signes, il n'y a pas d'autre moyen de les comprendre, mais toujours se frotter les yeux et scruter le signe. C'est cela même qui est veiller, autrement c'est dormir. Il faut percer l'apparence, car croire, c'est ne rien savoir. C'est même ne rien vouloir savoir. L'incrédulité est un bon mouvement. Sans l'incrédulité, la foi ne serait pas connue. Il faut partir de la stupide croyance. Il faut se sauver de là, toujours.
Seulement, il y a croire et croire. Et la différence apparaît dans les mots croyance et foi. Lorsqu'on dit qu'un homme est crédule, on veut dire par là qu'il subit l'apparence. Mais quand on dit d'un homme d'action qu'il a la foi, on veut exprimer justement le contraire. En fait, ceux qui refusent de croire sont des hommes de Foi. Croire à la Paix est foi. Mais il faut alors la vouloir. La foi est courage. Vouloir la Paix, tenir fermement cette espérance, c'est refus de croire, c'est la Foi.
Kant nous éclaire le chemin pour comprendre ce qu'est la foi. Il y a deux ordres des choses : celles qui sont et celles qui seront parce qu'on les voudra. Le ciel, au dessus de nos têtes est un symbole des choses qui sont. L'univers est un fait, il faut ici que la raison s'incline. Il faut qu'elle se résigne à dormir avant d'avoir compté les étoiles. Sans chercher dieu, pour savoir si le monde est bon ou mauvais. Car le monde n'est ni bon, ni mauvais. Il existe, c'est tout. Il faut donc ici ne pas croire, mais savoir.
Mais je ne sais pas si la Justice sera, car le futur n'appartient pas au savoir. Je dois croire qu'elle sera : voilà l'objet de la foi. Quand on voit qu'un homme qui entreprend quelque chose doute déjà de réussir avant d'avoir essayé, on dit qu'il n'a pas la foi. Vouloir, sans croire que l'on pourra vouloir sans un grand serment, ce n'est pas vouloir. Le plus haut devoir humain est qu'il faut croire, croire en sa propre volonté, comme l'entend Auguste Comte lorsqu'il affirme : "qu'il n'y a qu'un Dieu, l'Humanité et qu'une Providence, la Volonté raisonnable des Hommes".
L'histoire de Jeanne d'Arc est plus belle que la légende d'Hercule. Car Hercule avait la force. Jeanne n'eut que la foi. La foi contre la religion, la justice affirmée, la révélation directe, le vrai miracle qui est de Foi et d'Action, l'Amour combattant. Cette belle histoire finit tragiquement par le retour des évêques, des hiérarchies, des dogmes. C'est par les mêmes forces que la Révolution a fini par l'Empire : la crédulité contre la foi.
Il y a dans Jeanne, une idée flamboyante, une idée qui parle. Prodigieux mouvement de la Pensée, car cette idée veut être réalisée. Jeanne change les choses par bonne volonté, par liberté, sous l'idée d'un Devoir impérieux. Son Dieu l'inspire, mais ne l'aide pas. Aucun Dieu invisible ne marche à côté d'elle. En fait, Jeanne est seule, l'Idée est seule, partout seule. Et le bûcher de la fin éclaire le commencement. Car un vrai miracle, selon l'ordre traditionnel, descend du ciel sur les hommes. Le miracle de Jeanne était seulement dans le coeur. Il n'y aurait donc qu'à vouloir pour changer tant de choses. Prodigieux exemple. Et l'on finit par considérer comme magie noire et diabolique ce miracle de la volonté, ce dangereux miracle.
La médiocrité s'est bien vengée. Jeanne qui était l'esprit et la volonté a été brûlée par la bureaucratie de ce temps là. Mais le Peuple éclaire la Pensée lorsqu'il veut que le mot coeur exprime à la fois l'Amour et le Courage, vérité que le bourreau n'a pas brûlée. Ainsi, il y a la foi de Jeanne et la foi de ceux qui l'ont brûlée. Et j'y vois deux religions ennemies, deux Dieux en lutte : un dieu qui est chose et un Dieu qui est Esprit. Il n'est d'ailleurs pas rare que l'on croie en Dieu comme aux sorciers. Alors, le jugement se plie, l'homme se fait petit, adorateur, il croit aux sorciers, mais il applaudit aussi quand on les brûle. La vie est alors prosternée et il y a une manière de se tenir à genoux qui vous jette à quatre pattes.
Jeanne connut un autre Dieu, un autre culte, d'autres preuves. Elle se parla à elle-même, dans le silence. Elle s'éveilla à elle-même, elle jugea ce qui existait et le dit injuste. Cette foi s'éleva contre toutes les forces. L'Esprit décidait souverainement : Je dois, je veux, je vaincrai. Révélation par le dedans, Dieu Esprit. La croyance est esclavage, guerre et misère. La foi est à l'opposé de la croyance. La foi en l'Homme, c'est la foi en l'Esprit vivant. C'est une Foi qui secoue le dormeur.
Mais il y a aussi de vrais Croyants : un petit nombre de ceux qu'on ne peut atteler, qui ne croient à rien. Ceux-là ont la foi, la Foi qui sauve. Ainsi croyance et foi ne sont pas de l'ordre du savoir ou de la connaissance, mais bien de l'ordre de la conscience. D'où l'inévitable impuissance des mots pour exprimer ce qui relève de l'indicible.
"Il n'est pas sûr que les chemins s'ouvriront si on a la foi, mais il est sûr que tous les chemins seront fermés si l'on n'a pas d'abord la foi. Si l'on y regarde bien, la foi ne peut aller sans l'espérance et il y a un genre d'espérance et aussi un genre de foi qui concernent tous les hommes et dont le vrai nom est charité". - Alain.

source : www.ledifice.net

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Mercredi 2 juillet 2014 3 02 /07 /Juil /2014 05:30

L’EGO (l’homme extérieur) dit :
Quand tu dévoiles tes sentiments on te blesse
Quand tu es fidèle on te trompe
Quand tu aimes on te largue
Quand tu es honnête on te mens.

Le SAINT-ESPRIT (l’homme intérieur) dit :
Quand tu dévoiles tes sentiments à une personne 
dont tu ne t'es pas assurer avant qu'elle était fidèle tu te trompes - 
Quand tu aimes une personne 
dont tu ne t'es pas assurer avant qu'elle était honnête tu te mens ;
En conséquence tu es blessé(e) et on te largue.

« Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu'il approuve! Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu'il mange est condamné, parce qu'il n'agit pas par conviction. Tout ce qui n'est pas le produit d'une conviction est péché. » Romain 14. 22-23

« Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. » Romain 6. 23

 

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Mardi 1 juillet 2014 2 01 /07 /Juil /2014 19:53

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Mardi 1 juillet 2014 2 01 /07 /Juil /2014 07:21

Le 23 octobre 1921, la Grande Loge de France avait été l'une des Puissances maçonniques qui avait signé la déclaration de principe du Congrès International de Genève.

Cette déclaration précisait notamment :

— La Franc-Maçonnerie a pour devoir d'étendre à tous les membres de l'humanité les liens fraternels qui unissent les Francs- Maçons sur toute la surface du globe.

A ce principe, la Grande Loge de France n'a jamais failli depuis ce jour.

Le 25 avril 1922, le Conseil Fédéral adressait une circulaire à toutes les loges pour leur demander d'organiser les secours pour les victimes de l'effroyable famine qui régnait alors en Russie.

Dans les temples de la rue Puteaux, siège de l'Obédience, plusieurs Loges regroupaient alors les exilés Russes. Au banquet du Convent de 1923, ce fut le frère Kousmins-Karavaeff, de la Loge « Astrée » qui prit la parole au nom des Francs-Maçons russes pour remercier la Grande Loge de France de l'accueil qu'elle avait réservé à ses compatriotes exilés.

Ce fut à ce moment que l'Obédience fut proclamée « Terre d'asile maçonnique ». En fait, il n'y avait là que la confirmation d'une tradition très ancienne. Déjà, au début du XVllle siècle, les premières loges spéculatives implantées en France dans la région de Saint-Germain-en-Laye avaient été créées par des officiers écossais et irlandais obligés de fuir leur pays après la défaite des Stuarts.

Il demeure que ce fut après la guerre de 1914-1918 que les réfugiés politiques affluèrent dans les temples de la rue Puteaux. Les Loges travaillant en langue russe au sein de la Grande Loge de France devaient tenir un congrès à la fin de janvier 1949 et rappeler leur histoire déjà vieille de 27 années.

— La Loge « Astrée », créée en 1922, se voulait gardienne des anciennes traditions de la Maçonnerie russe ; elle s'intéressait surtout aux questions philosophiques et sociales.
— « L'Aurore boréale », créée en 1924, se consacrait à des recherches métaphysiques.
— « Hermès », créée elle aussi en 1924, s'intéressait surtout aux problèmes économiques.
— « La Toison d'or », créée en 1924, regroupait essentielle­ment des originaires du Caucase, de la Géorgie, de l'Arménie et des montagnards mahométans.
— La Loge « Gamaïounne », fondée en 1930, s'efforçait avant tout de répondre aux aspirations d'une nouvelle génération d'émi­grés.
— La Loge « Lotos », fondée en 1933, regroupait des Frères qui cherchaient à développer dans la Franc-Maçonnerie les affinités nées dans l'exil.

La « Toison d'or » allait donner naissance à deux nouvelles Loges. Les montagnards et les Géorgiens créaient en effet « Pro­méthée » alors que les autres membres de la Loge se regroupaient au sein de « Jupiter » qui allait devenir le plus actif des Ateliers russes de la Grande Loge de France.

Il existait, bien entendu, entre ces différentes Loges de même tradition, des collaborations étroites. Ainsi, « Hermès » avait pris en charge la formation maçonnique des jeunes Frères de tous les Ateliers russes de Paris.

Il suffit aujourd'hui encore de parcourir l'annuaire de la Grande Loge de France pour constater que chaque nouvelle persécution dans un pays d'Europe a provoqué tout naturellement la naissance, au sein de notre Obédience, d'une nouvelle Loge d'accueil regrou­pant des Francs-Maçons en exil.

La Loge espagnole « Francisco Ferrer » a commencé ses travaux à Paris en 1910. La Loge « Rafla Libera » a vu le jour en 1913. La même année naissait la Loge espagnole - Plus ultra ».

Le 13 avril 1924, le Conseil Fédéral élevait une double protes­tation, d'une part contre la déportation du professeur Miguel de Unamuno, recteur de l'Université de Salamanque, d'autre part contre la condamnation en Russie des professeurs de Kiev.

Le Convent de 1926 adressa un message de sympathie à tous les persécutés politiques du monde.

C'était alors la montée du nazisme en Allemagne.

Le 6 mai 1933, la Grande Loge de France s'associait à la résolution prise à Bruxelles par le Comité Exécutif de l'Associa­tion Maçonnique Internationale qui déclarait :

« Le Comité Exécutif, profondément ému par les violences et les mesures d'exception dont sont l'objet dans certains pays, et particulièrement en Allemagne, plusieurs catégories de citoyens en raison uniquement de leurs origines, de leurs croyances ou de leurs opinions, fidèle aux principes de liberté, de tolérance et de justice qui sont à la base de l'Ordre Maçonnique, stigmatise devant la conscience humaine ces procédés de persécution indignes de nations civilisées, assure toutes les victimes de la sympathie agissante et incite toutes les puissances maçonniques du globe à s'unir pour assurer le respect des principes de liberté et de dignité humaine qui sont l'honneur de notre civilisation. »

A partir de 1934, ce sont les Francs-Maçons allemands, per­sécutés par le nazisme, qui se regroupent au sein de la Grande Loge de France.

En 1939, à la veille de la guerre, la dernière grande cérémo­nie maçonnique célébrée dans le temple de la rue Puteaux est l'intégration solennelle à la Grande Loge de France de la Loge

« Mozart », fondée par des Frères autrichiens qui ont été chassés de leur pays par l'arrivée des troupes hitlériennes.

En cette circonstance, le Grand Maître Michel Dumesnil de Gramont déclare :

« Frères de « Mozart », quelques-uns d'entre vous sont parfois venus remercier en ma personne la Grande Loge de France de l'hospitalité qu'elle a été heureuse de vous accorder et de l'empressement avec lequel elle vous a octroyé une patente de constitution. Croyez-le, ce n'est pas à vous de nous remercier.

C'est à nous bien plutôt de vous témoigner notre gratitude pour votre exemple de fidélité à l'Ordre Maçonnique que vous nous apportez aujourd'hui. C'est à nous, Maçons libres encore de poursuivre leurs travaux, de proclamer notre reconnaissance envers vous, Maçons proscrits qui, en ces jours chargés d'angoisse, êtes venus nous donner une retentissante profession de foi et d'espérance maçonnique. »

Le Vénérable de la nouvelle Loge, après avoir évoqué plusieurs des dignitaires autrichiens déjà tombés dans les bagnes nazis, répond alors au Grand Maître :

« Si je regarde ce Temple brillamment illuminé, je pense douloureusement à ce carré long de la Grande Loge de Vienne dans lequel nous avons reçu la lumière. Il est détruit, à moins que l'on en ait fait un musée antimaçonnique. On a pu détruire nos Temples, ô mes Frères, ils ne tueront jamais l'Esprit. »

L'écho de ces paroles prophétiques ne s'est pas encore dissipé dans le Temple de la rue Puteaux que déjà commence pour les Francs-Maçons français le temps des épreuves et des persécu­tions.

A la fin de la guerre, on vit renaître les Maçonneries allemande, autrichienne et italienne. Par contre, les Loges durent se mettre en sommeil en Pologne, en Roumanie, en Tchécoslovaquie, en Yougos­lavie. En Espagne et au Portugal, les Francs-Maçons étaient tou­jours traqués.

« Copernic », Loge de tradition polonaise, avait été créée en 1940 à Paris, « Exilio », de Montpellier, regroupe des républicains espagnols à partir de 1945. A Toulouse, ce fut à partir de 1946 la Loge « Reconstruction », puis à Paris à partir de 1947, la Loge « Espafia ».

En 1951, deux Loges de tradition roumaine virent le jour : « La Chaîne d'union » et « La Roumanie unie ». Elles ont depuis donné le jour à « La Chaîne d'union écossaise ».

« Martinovics », fondée en 1956, est une Loge de tradition hongroise.

Terre d'accueil maçonnique, la Grande Loge de France l'a été également par les positions publiques qu'elle a su prendre contre toutes les intolérances et toutes les iniquités. Depuis, nous avons vu venir à tous nos Frères d'Egypte, d'Indochine, d'Afrique du Nord.

Au Convent de 1950, présentant un panorama de la Franc- Maçonnerie Universelle, Michel Dumesnil de Gramont, alors Grand Chancelier de la Grande Loge de France, affirmait que la Maçonnerie de l'Europe représentait la Maçonnerie militante et souf­frante. « C'est elle, disait-il, qui définit une politique propre à satis­faire un désir d'universalisme fraternel ».

Le Convent de 1956 entendit et discuta un rapport sur les Maçonneries persécutées à travers le monde.

Au Convent de 1972, les Députés des Loges votèrent une motion par laquelle la Grande Loge de France dénonçait la violence raciale et politique au nom de laquelle venaient d'être commis les crimes qui avaient ensanglanté les Jeux Olympiques de Munich.

Aujourd'hui encore, il n'est de semaine où nous ne devions accueillir quelques-uns de nos Frères sud-américains, qu'ils aient été chassés de chez eux par une dictature militaire ou par une révolution populaire.

Chez nous, ils ne trouvent pas seulement le secours matériel et l'accueil que nous leur devons. Ils trouvent surtout la chaleur d'une fraternité retrouvée.

C'est le Grand Maître de la Grande Loge d'Iran (en exil) qui confiait récemment au Grand Maître de la Grande Loge de France :

« Depuis que l'intolérance et le fanatisme on détruit nos Temple, et nous ont chassés de notre patrie, c'est seulement dans votre maison qu'il nous arrive d'oublier que nous sommes des exilés. »

Publié dans le PVI N° 42 - 3éme trimestre 1981

 

Source : www.ledifice.net

Par PVI - Publié dans : Planches
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Lundi 30 juin 2014 1 30 /06 /Juin /2014 09:18

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