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Lundi 23 décembre 2013 1 23 /12 /Déc /2013 07:06

La question de MAITRISE qui m'est posée est :
" 7 ANS ET PLUS "
Formule à définir.
Toute simple en apparence !... mais en apparence.... seulement car, à l'étude, il en est tout différemment !
Toutefois essayons d'examiner "les éléments" de la question, rationnellement et simplement.
Elle se divise à l'analyse, en trois parties :
Le chiffre 7
Le NOM mis au pluriel ANS
La locution adverbiale ET PLUS
Autrement dit, nous sommes en présence de 3 éléments distincts ayant chacun valeur propre et signification !
Assemblés dans un ordre voulu, ces trois éléments forment une "expression" qu'il nous faut analyser et définir....
.... Voilà le jeu !
Mais attention mes FF\, car vous savez que "7" est une puissance "créatrice d'univers" alors où mettons-nous les pieds ?
En sachant que notre Grand Architecte de l'Univers mit 7 jours pour créer le monde.... et qu'avec cet enjeu mobile de "7" c'est étonnant le nombre de DOMAINES que l'on aborde !... Nous pourrions presque dire 7 "INFINIS" pour les DEFINITIONS !
Si l'un de vous est incrédule, qu'il veuille bien réfléchir.... mais en effleurant seulement (et seulement en échantillon) la question, sinon nous serons encore là demain.... et plus.... !
Pensez par exemple :
aux 7 voyelles des Phéniciens
aux 7 Planètes des Chaldéens
aux 7 plantes sacrées de la Saint Jean des DRUIDES
aux 7 plans d'évolution de la Terre des Grecs
aux 7 degrés initiatiques mazdéénniens des Iraniens avec MITHRA en tête et qui priaient 7 fois par jour !
Et n'oublions pas notre convention avec en corrélation un "étalon de Mesure qualitatives.... avec cotation de valeurs.... d'expériences de Poids moral.... d'assurances de Garantie.... etc.... et cela pourrait être dans le cas présent qui nous occupe : LA BASE d'une ESTIMATION CONVENTIONNELLE LOGIQUE, D'ACQUISITION de VALEURS dans le "BAGAGE" nécessaire au PARCOURS.... d'un "VOYAGE SUPERIEUR" !?
Alors, mes Frères cela sous-entend que nous admettons que ce "7 ans" théorique et symbolique, soit une sorte de "DIPLOME" ou "un LAISSEZ-PASSER", ou une VALEUR NECESSAIRE INDISPENSABLE au bagage du Prétendant à l'avancement à GRAVIR la pyramide ? ... Bien qu'évidemment, la durée soit théorique, symbolique et fictive ??
Quant au "PLUS", il s'agit de bien autre chose !
Voyons plutôt :
Avec le "PLUS" nous abordons mes frères une question d'importance SUPERIEURE !
Alors.... qu'est-ce que "PLUS" et qu'est-ce que "PLUS" dans une vie ?
"PLUS : adverbe. Marque le comparatif devant un adjectif ou un adverbe", nous dit le "QUILLET". C'est L'AJOUT.... à quelque chose !
Mais PLUS dans la vie est un élément ou un événement déterminant, et dans notre sujet, c'est le déclenchement d'une progression du "MOI" de la valeur de l'entité.... c'est une augmentation de l'Acquit de la personnalité morale, spirituelle, professionnelle, et des connaissances déjà enregistrées et "stockées"!
PLUS est aussi un MOBILE de dépassement de Soi-même !
PLUS est l'expérience acquise quotidiennement, mais c'est aussi "l'opportunité heureuse.... le coup de chance".
PLUS peut être un FAIT surgissant dans le vie quotidienne banale et bouleversant avec bonheur et joie les habitudes ordinaires. L'arrivée d'une fortune.... par exemple !
PLUS peut être un conseil judicieux venant à propos !
PLUS peut être un "ENSEIGNEMENT CAPITAL" ou un AVIS fort judicieux opportun, un renseignement de 1er ordre, une opportunité très heureuse.
PLUS peut être également une EPREUVE plus ou moins pénible mais qui apporte une connaissance, une expérience.
PLUS peut être aussi l'enseignement d'une trahison, d'une escroquerie due à un excès de CONFIANCE ou a un crédit moral excessif ou mal placé.
Plus peut être le fruit d'une belle pratique d'un art ou l'exercice d'un commerce, d'une industrie ou d'un sport, ou encore d'un voyage, d'une exploration, etc.... Aussi pour mieux expliquer, mieux illustrer et mieux servir votre compréhension, mes Frères.... notre Grand Ami et Vénérable maître, m'a prié de faire abstraction d'une PUDIQUE MODESTIE et de vous décrire "les PLUS" déterminants qui ont construit peu à peu "L'ARTISTE PEINTRE" que je suis devenu !
Eternel et légendaire autant que familial 7 ANS l'âge de raison, c'est-à-dire l'âge où normalement l'enfant commence à prendre conscience de lui-même, de son environnement et de ses responsabilités vis-à-vis de lui-même et en rapport avec les autres.
Pour beaucoup d'enfants, c'est aussi l'âge où l'on commence à "raisonner" vis-à-vis de soi, par rapport aux personnes de l'entourage.
C'est le début de l'affirmation du caractère et de la personnalité.
En fait "L'âge de raison" n'est pas forcément "7 ans" et son espace-temps peut varier beaucoup en fonction du milieu ambiant ou familial, et de l'ethnie.... L'expression est plus "abstraite" que rigoureuse et veut exprimer LA PERIODE DU CHANGEMENT de comportement moral et physique dans l'individu.... car c'est souvent aussi l'âge de la "FORMATION" qui apporte bien des transformations dans le comportement du garçon ou de la fille !... et il existe de grandes variantes en fonction de l'ethnie et du climat.
Avec ce chiffre "7" nous pouvons aller très LOIN.
Si par exemple, nous chatouillons les philosophies orientales avec les 7 échelons d'ETUDES et de PRATIQUE du BOUDDHISME.... les 7 facteurs d'éveils, les 7 OBSTACLES D'ILLUMINATION... les 7 DEGRES de "MAYA ", Déesse de l'ILLUMINATION ! Où allons nous ? Vers le "7, MERVEILLE DU MONDE" ? Mais qu'importe, continuons sur les 7 GRANDS PRINCIPES DE L'AME.... avec les 7 Centres Psychiques ou "CHAKRAS" reliés par la "KUNDALINI" (Force fluidique de la vie) avec toutes ses SPECIFICITES ! Etc....
... Ou, plus simplement (en apparence) revenons à la base des 7 couleurs de "L'ARC-EN-CIEL" qui sont la décomposition de la lumière solaire.... dans son aspect le plus simple sans se poser de questions , de leur "POURQUOI" ?... et de leurs qualités particulières et de leurs fonctions vibratoires qui sont liées aux qualités de la vie végétale et animale BASE de notre VIE sur cette planète.... ce qui nous emmènerait beaucoup trop loin dans l'étude des définitions des bases vitales qui nous entourent.... et en liaison avec les ondes de vie, les sons, les cris des animaux et des oiseaux qui ont tous leurs importances complémentaires dans la nature qui nous entoure et dont nous dépendons.
... Certaines religions, et non des moindres ont leurs racines et les principes de leurs bases dogmatiques dans l'observation et même dans l'application de ces éléments vitaux naturels.
... Qu'en pensez vous mes Frères ? Nous pouvons développer le sujet encore longtemps !? Mais ne nous égarons pas sur.... la fragilité inconsciente et fluctuante de l'esprit de l'HOMME....
Le chiffre "7" est important, car DYNAMIQUE puisque NON-EQUILIBRABLE par Moitié !
L'HISTOIRE et les LEGENDES sont pleines d'exemples de la "Dynamique" parfois fatale du chiffre "7"!...
Je laisse cette pensée à vos méditations, pour reprendre l'étude particulière du "7 ANS ET PLUS"
Alors que signifie : "AN" (première et quatorzième lettres de notre alphabet réunies en un mot)
- Unité de temps conventionnelle ?
- Cycle se divisant en "PERIODES QUALIFIEES"
- Durée d'estimation d'accumulation de "VALEURS " ?... Alors, Tant Pis pour moi et pour vous !
Allons-y !
Lorsqu'en 1918 je suis né d'un père glorieux, sorti des tranchées et devenu Officier d'Aérostation (les ballons captifs appelés "SAUCISSES"), créateur de la première Ecole Nationale d'Observateurs, etc.... et reprenant dans le civil son métier d'ARCHITECTE, avec autant de rigueur et de discipline appliquées à son bureau d'Études et à ses chantiers, comme dans son attitude familiale... où il n'admettait que "le SANS FAUTE", intraitable, très respecté.... admiré... il ne lui était pas possible d'avoir des Amis ! Expert près des tribunaux, sa rigueur et sa droiture étaient légendaires ! Sans jamais admettre "aucune compromission", dans ses projets d'architecte, sur ses plans, il eut été vain de chercher le moindre défaut, la moindre erreur, ni une fuite ou un défaut dans une maison réalisée sous sa responsabilité et son autorité !
Mon père ne me fit JAMAIS un seul compliment sur un bon dessin ou sur un concours réussi quand je lui soumettais mes résultats.... mais J'étais TRES CONTENT lorsqu'il me disait : "BON, ça va, passes à autre chose et tâche de faire mieux encore, car tu DOIS ETRE ... le MEILLEUR." Ainsi je gagnais mes premiers PLUS.
Mon inscription aux cours ABC de dessin par correspondance où mon père avait retrouvé un camarade de guerre, devenu un des principaux PROFESSEURS, Monsieur GAZAN, qui accepte de me prendre particulièrement "en mains" fut pour moi "un plus" très important. J'appris à "VOIR SIMPLE", à "CONSTRUIRE MON DESSIN RAPIDEMENT, SUREMENT", à le mener à bien en toute sûreté. Et peu à peu, toutes les techniques me devinrent très familières et surtout, j'apprit à dompter mes trois outils :
Le REGARD, l'APPRECIATION, La MAIN.
Parallèlement, j'appliquais l'enseignement de la pratique en travaillant dans le bureau d'étude avec les autres dessinateurs d'architecture, sous la direction d'un Maître d'étude qui appliquait les rigoureuses directives du "PATRON" qu'était mon Père qui, naturellement, était comme il se doit, bien plus sévère avec moi : "normal", ... pour l'exemple !
Mais je l'en remercie, car ce fut un PLUS très fort.
En récompense de mon travail je pouvais aller prendre des cours de peinture chez un professeur et chez un parent Peintre et Grand Musicien, Chef d'orchestre à Mantes et à Paris.... ce qui lui valu de connaître beaucoup d'artistes renommés de l'époque et notamment de grands peintres tels que FOUJITA, BRAQUE, PICASSO et DALI auxquels il parla de moi, de mes qualités particulières et qui auraient accepté de me prendre dans leurs ateliers. Mais, mon Père s'y opposa formellement, ne voulant pas faire de son fils "UN BOUFFE CROUTE". Voilà un "PLUS" pénible !
Il a fallu réunir un "CONSEIL DE FAMILLE" pour faire accepter à mon père mon entrée à la préparation à l'admission à l'ECOLE DES BEAUX-ARTS, ARCHITECTURE ! Ma mère et son frère, ingénieur à Paris, finirent par gagner !
Ma montée à Paris pour étudier aux BEAUX-ARTS fut pour moi un PLUS très important.
Alors, je travaillais beaucoup, l'architecture bien sûr, mais aussi clandestinement "la peinture" et en même temps la préparation militaire supérieure sous le direction d'un OFFICIER MODELE EXTRAORDINAIRE, Le Commandant CORDONNIER.... Quel "PLUS" ce FUT.... Extraordinaire.
Alors je sortis "1er de promo" E.O.R. Je réussis mes examens d'entrée à l'ECOLE DES BEAUX-ARTS, et tout marchait très fort. Quel "PLUS" ! Je continuais dans l'enthousiasme et j'avais d'excellents camarades et amis dans cette si belle ECOLE DES BEAUX-ARTS et que les criminelles exactions de Mai 68, dont certains sont si fiers, ont détruite ! QUEL CRIME !!
... Mes "PLUS" s'ajoutaient aux "PLUS". Quand la GUERRE fut déclarée, il ne me restait que 2 ANS à faire pour être architecte D.P.L.G. et ce fut la mobilisation. Puis l'Ecole de l'air.... VERSAILLES.... Le MAROC, l'école d'observation, les Concours, les diplômes.... Promu OFFICIER ASPIRANT et breveté OBSERVATEUR-BOMBARDIER, MEILLEUR TIREUR de l'Armée, décoré etc.... de fameux "PLUS", n'est-ce pas ??
Mais je continuais à peindre, grâce à une amie qui m'avait acheté le matériel nécessaire et voulait me lancer....
D'autres circonstance en décidèrent autrement !
... Alors il y eut de TRES BEAUX "PLUS"... et d'autres !
... Démobilisé je revins en France, en zone occupée pour épouser une amie d'enfance : il y a des "PLUS" qu'il faudrait pouvoir éviter.
C'était l'Occupation allemande avec les restrictions de toutes natures.... la peur de chaque instant, chaque jour et chaque nuit avec les arrestations, les rafles et surtout la nuit, les bombardements et l'insupportable présence de surveillance constante dans les rues, le métro, les trains, le terrible jeu mortel de cache-cache avec l'occupant et la Faim qui nous tenaillait, les combines pour se procurer au marché noir un petit peu pour manger, se vêtir, etc., et le travail à 11 francs de l'heure à l'autre bout de Paris, qu'il fallait traverser avec le risque permanent des contrôles dans le métro, dans les rues, pour aller travailler chez un architecte urbaniste.
Mais, mon idée était la publicité alors je l'étudiais de toutes les manières possibles : livres, dessins, contacts avec des professionnels, puis école de Publicité où il était possible de prendre des cours tout en travaillant. Par un ami, je peux travailler dans des agences de publicité comme dessinateur ... Enfin j'obtiens mon diplôme de "Chef de Publicité" d'annonceur.
Ce titre officiel me vaut un bon engagement où on me demande, pour commencer, de faire une enquête publicitaire pour situer la position des produits des marques dont j'allais avoir à m'occuper, et, connaître, à la fois, les positions de la concurrence et les possibilités de champs d'actions publicitaires.
Je devais commencer par ROUEN, ensuite LILLE, LYON etc.
ROUEN, Mai 1944, occupée par les Allemands, plein la ville, de nombreux officiers festoyaient.... Avant de partir de l'Hôtel MORAN, dans la Tour Jeanne d'Arc où mon beau-frère, industriel à Dannetal et ami de l'hôtelier, avait pu me trouver une chambre disponible au 5e étage, rue Morand.
Toute la journée j'avais parcouru le ville de ROUEN pour la connaître, voir des commerçants vendant les produits à l'étude, observer la publicité existante et celle qu'il était possible de faire, prises de notes sur plan, ... etc.
Très las, je rentre à l'hôtel où la patronne, très aimable me fait dîner du mieux possible. Elle m'explique qu'ayant des officiers allemands en pension, elle bénéficie d'un meilleur ravitaillement. Tous les officiers allemands partent sauf un colonel qui, très triste, dit à la patronne :
"Ô ! madame, c'est terrible ce qui va se passer cette nuit" et il est monté se coucher (pour la dernière fois). J'en fais autant et monte dans une petite chambre, la seule restée libre, au 5e étage, mansardée, ayant une petite fenêtre d'où je voyais tout Rouen et Sotteville. Je me couche et m'endors et je suis réveillé brusquement par les sirènes, la D.C.A. et les bombes.
Je me lève, regarde par la fenêtre.... c'était horriblement beau, tout illuminé par les fusées brasaro parachutées qui descendaient lentement, les éclairs des bombes, les incendies, les tirs traçants. Sotteville était un brasier. Je vois les bombes tomber sur la cathédrale où le gros bourdon, une énorme cloche s'est transformée en "flaque de Bronze", le feu, partout le FEU, des cris, des hurlements, la mitraille, la D.C.A. ... Un enfer.
A peine je m'étais retiré de ma fenêtre qu'un obus de D.C.A. la fracasse et éclate dans le fond de ma chambre en perçant le mur !... Je m'habille sur mon pyjama, ramasse mes affaires dans ma petite valise et ma serviette et je sors sur le palier, j'y trouve un voisin de chambre, indemne, qui me dit : "je crois qu'il faudrait descendre" ; au même moment une bombe fait sauter murs et cloisons portes et fenêtres.... Et une autre bombe nous passe sous les pied, éclate et dans une gerbe de feu où pierres et poutres dansent devant nous.... C'est la chute et tout se bloque dans un arrêt des plus brutal : choc de l'arrivée. Nous sommes tombés ensemble, l'un à côté de l'autre, dans la position accroupi, écrasés.... Mais où ? Quel étage (nous saurons plus tard que c'était au niveau de la rue) ? Nous nous présentons, mais nous ne pouvions bouger, coincés, écrasés, respirant un nuage de poussière lumineuse (ma lampe électrique était sortie de la valise et s'était allumée). Des appels au secours venaient d'en dessous ; nous saurons plus tard qu'ils venaient de la cave où l'hôtelière, ses enfants et des clients s'étaient réfugiés et, les conduites d'eau ayant crevées, ils furent tous noyés.
Nous relayant pour appeler au secours, un quidam nous entendit et nous chercha ; à ce moment, il marcha sur un pan de mur qui m'appuyait sur le dos ; je le lui dis ; alors, il posa sa casquette à cet endroit et partit chercher du secours. Quelques temps plus tard, pompiers et policiers vinrent nous dégager et nous emmener dans ce qui restait de l'hôpital "HOTEL-DIEU".
Je passe sur beaucoup de faits pour venir à un "PLUS" MAJEUR, un enseignement capital dans l'expérience suivante : j'étais blessé à la tête, aux jambes et ailleurs, mais surtout à la tête ! Rassemblés sous une toile de tente installée à la hâte, avec une caisse pour siège, le chirurgien n'ayant rien pour m'anesthésier et m'ayant donné dans la main gauche une bougie allumée pour l'éclairer, me dit : "Excusez-moi, Monsieur, je vais vous faire très mal, mais il faut que j'explore votre plaie à la tête, une fente au cuir chevelu de plus de dix centimètres, couverte d'éclats et poussière de verre, et ruisselant de sang. Alors, parlez-moi sans cesse", et il s'attaqua à ma blessure ! Le contact était PLUS que douloureux. Alors je lui dis : "Docteur je ne vois plus qu'à 10 mètres.... à 8 mètres.... à 5 mètres.... à 3 mètres et.... plus rien ! perte de connaissance, MAIS J'AVAIS COMPRIS LA RETRACTATION DE LA VUE. Je sentis une main qui prenait la mienne, d'autres me soutinrent et je fus emmené dans un lit. J'avais appris la FACULTE de la VUE qui fonctionne exactement sur le principe du RADAR ! C'est-à-dire "Émission d'un rayon" ou "onde dirigée" , rectiligne, jusqu'à l'objet regardé et retour instantané de l'onde chargée de l'information captée par les innombrables microscopiques caméras qui tapissent le fond de l'œil et qui transmettent au cerveau qui décode et interprète l'information.
Le lendemain matin ou plus exactement quelques heures plus tard, vers 7 heures (?) un chirurgien couvert de sang, vient demander s'il y a des blessés qui se sentent assez forts pour libérer la place, parce qu'il ne sait plus où mettre ceux qu'il venait d'opérer. Je lui demande de bien vouloir m'examiner et je lui dis que ma sœur habitait DARNETAL à 6 km de Rouen, etc.... Il me donne l'autorisation de partir, j'étais encore habillé, je mets ma gabardine couverte de sang et de boue et je pars sous un ciel noir de fumée. Des gens compatissants me voyant dans cet état et la tête enveloppée de bandages, saignant, se débrouillent pour trouver quelqu'un qui peut m'emmener chez ma sœur à DARNETAL (je passe sur les émotions et les soins qui ont suivi et des réactions un mois plus tard !)
De retour à mon travail, mon "rapport" eut un très gros succès et valut l'offre d'une très belle situation de "Chef de Publicité" du consortium de produits chimiques et d'entretien, et ce fut 4 années de grande création de toute la publicité pour les produits Abeille, Sultane, Jav, Polisso, etc.... Très grands succès, décuplement du chiffre d'affaire pour l'ensemble, et situation personnelle en rapport ! Mais le PATRON qui n'était ni industriel, ni commerçant mais ancien banquier, vend ses marques secrètement à différentes sociétés extérieures et dissout les siennes.
Je me retrouve à la rue, avec une belle indemnité.... Alors je fonde "PUBLICITE MORAC", agence-conseil et créations publicitaires, et lance de nombreuses marques dans les produits les plus divers : Alimentation, Aviation, Jeux, compresseurs frigorifiques, réfrigérateurs FRIMATIC, Moteur CLARET, vannes spéciales en acier inoxydables pour l'industrie nucléaires, produits de conserve William SAURIN, parfum, etc.... Et créateur-conseil d'un homme politique durant plus de 5 ans, je crée de très nombreuses affiches et imprimés de toutes sortes et pour la France et l'étranger de nombreux stands expo, etc., etc. Alors vous comprendrez que tout cet ensemble de créations et d'actions de propagande envers les individus et les foules ont crée en mon être de très nombreux et très importants "PLUS".
Entre temps, l'arrivée d'une fille magnifique, fut et reste un très grand PLUS dans la vie de Père et de GRAND-PERE, puisqu'elle m'a donné deux splendides et adorables petits-enfants, fille et garçon, avec aussi, évidemment, un gendre très au-dessus de la moyenne, médecin et adorable !
Mais s'il y a de très beaux et heureux "PLUS" comme ceux que je viens de citer, il y a des "PLUS" d'un tout autre genre, que l'on acquiert, si l'on peut dire (car ils vous ruinent) Ce sont les trahisons d'amis ou, encore mieux, avec celles d'un AMI-AVOCAT, qui, par son action très bien rémunérée, vous fait perdre en même temps situation et fortune en vous vendant à votre adversaire et en reconnaissant "VRAI" de fausses cessions de parts de vos propres sociétés et des procurations sur vos comptes en banques, plus la trahison simultanée d'un complice-ami, célèbre Grand
Maître d'un ordre ésotérique et de sagesse puissante, de réputation mondiale et qui trahit également, "monnaie oblige".
Alors là, mes Frères, je vous garantie que le "PLUS" que vous recevez est de taille ! Mais je ne le souhaite à Aucun d'entre-vous....
Car lorsque d'un seul coup, tout s'effondre autour de vous, tout ce que, durant des années d'efforts, vous avez peu à peu construit, accumulé précieusement, FOYER, FAMILLE, réussite sociale, fortune honorable, situation et que lorsque vous arrivez dans votre foyer, que vous annoncez la nouvelle du vol et de la trahison, votre femme vous traite de "C..." en vous reprochant de ne pas avoir danser avec les salopards pour se laisser compromette et salir pour sauver sa situation.... ?
Alors ?
Alors, alors peut-être feriez vous comme j'ai fait, c'est-à-dire prendre quelques affaires dans une petite valise, "la boite de peinture", dans la voiture, et en route vers l'aventure, en rejoignant les très rares amis, dans ce cas, qui osent encore vous tendre la main, pour vous aider à repartir vers une autre façon de vivre tout en vous sortant de ce gouffre où l'on vous a fait tomber !
Pour terminer cette énumération de quelques douloureux "PLUS", il y a celui de cette année, ma chute d'un wagon SNCF mal entretenu dont les marches sortantes ont oublié de sortir et m'ont permis d'apprécier la solidité des pavés du quai de la gare de Pierrelatte par rapport à mon poignet gauche, mes mains et ma colonne vertébrale....
Mais cela mon défenseur contre la SNCF, notre frère Alain, pourra vous donner tous les détails, s'il en apprécie la nécessité ! Toutefois, outre les douleurs qui ne sont pas terminées, pas plus que les soins, ce "PLUS" m'a privé de la joie de venir vous rejoindre ICI !
Et puis, il y a aussi dans la vie, les beaux "PLUS".
Avec les Diplômes, les honneurs, les décorations qui viennent jalonner vos efforts, vos mérites ! Bah ! Il faut le reconnaître, sur le moment ça fait plaisir et après on les range dans un tiroir : j'en ai plein, des médailles françaises, étrangères, des cravates de Commandeur "pour faits de guerre ", de résistance ou mieux pour reconnaître votre niveau dans un "ordre ésotérique" hautement qualifié ; Bah ! quelle importance ? Je le sais ; On le sait.... Alors Pourquoi, sauf exception, les exposer sur la poitrine, telles des pancartes !?
Pour épater quelques sots ?
Les hommes vraiment supérieurs n'ont pas besoin de ce genre d'indication pour reconnaître la VRAIE VALEUR d'un HOMME.
Et le "PLUS" qu'ils marquent, est dans l'esprit qu'ils fortifient et réconfortent secrètement par RECONNAISSANCE DU "FAIT".
ALORS ?
Alors, me direz vous mes Frères ?
Que fais-tu de tous ces "PLUS" reçus dans la vie ? De tous ces diplômes, médailles, grands cordons et des constats de Gloire, ou de déconvenues, ou de chagrins, ou de blessures morales et physiques, et sanctions de toutes natures des Gloires et des Peines perdues ?
Et bien mes Frères, me croiriez-vous si je vous dit que c'est là mon trésor où je puise chaque jour indéfiniment pour créer !!?
Car créer nécessite l'énergie considérable de la connaissance venue de l'expérience et l'accumulation de tous ces "PLUS" de toutes natures se composent entre eux.
Dans le "Magma" des souvenirs, des expériences, des épreuves de toutes sortes se groupent par similitudes dans les réflexion d'une mémoire mûre et décantée pour constituer "un terreau" d'une grande richesse.
Un fabuleux terreau où "LES GRAINES D'IDEES" POUSSENT à MERVEILLE !
Alors chaque fois que je réfléchis à une création nouvelle, où je viens composer devant mon chevalet où j'ai placé une toile, des dizaines de "PETITS PLUS" sortent de la masse-réserve et se présentent pour être utilisés.... le cas échéant, car mon esprit, mes mains sont également mis en action, guidés avec l'harmonie de la volition créative, matérialisée sur le support de l'expression qui devra "Rayonner" à son tour : de nouveaux "PLUS" bénéfiques à d'autres Etres capables de les recevoir !
Et, croyez moi, mes frères, ce n'est pas le chemin pour FORTIFIER.
Mais c'est ainsi que d'Autres comprendront que le "TERREAU" doit être vivant et renouvelé pour expliquer
POURQUOI, par exemple, l'Image du Christ bénissant fait du bien au croyant qui le contemple !?
POURQUOI Le maître d'œuvre fait comprendre la Cathédrale et sa raison d'être !?
POURQUOI un HIPPOZOIZE et des ZOIZINS versent aux coeurs un sentiment de bonheur de liberté !?
POURQUOI tel ou tel tableau crée une Émotion, un Plaisir !?
Mystère ? Je dis "NON" .
Car le peintre permets par l'expression picturales de communiquer la "Translation des Valeurs Spirituelles" et par ce biais de la "transposition des sources spirituelle" peut-être comprendrons nous POURQUOI "La LANCE DU DESTIN" maniée par Gain Cassius devenant de ce fait "LONGINUS", après avoir percé le "flan du Christ" déclenche-t-il immédiatement la naissance du Christianisme ?
POURQUOI quelques gouttes d'eau bénite, une goutte d'huile, un grain de sel, font-ils d'un "PAYEN" un "CHRETIEN" sous la main du prêtre !?
POURQUOI une pincée de poudre de projection transforme-t-elle le PLOMB en "OR" !?
POURQUOI un néophyte devient-il maître sous le choc du maillet et de l'épée flamboyante maniée par le Vénérable Maître ?
Enfin,
POURQUOI une petite graine jetée en terre devient-elle Plante.... Arbre.... blé.... farine.... Pain ou fleur ou fruit ?...
Cela en simple exemple des "PLUS "rencontrés chaque jour.
Alors, comment s'étonner, mes frères, que dûment autorisé et guidé par vous tous et notre Vénérable Maître, délégué conventionnel du Grand Architecte de l'Univers, ainsi parfaitement préparé et encouragé à ce geste de PROGRESSION, notre Frère "Jeune maître" va poser le pied sur la première marche, Le "PLUS" de la Pyramide de la CONNAISSANCE et du PROGRES ?
Pour un "PLUS" dans son élévation progressive et spirituelle ? Certes, mais aussi, pour un "PLUS" dans la progression de notre "FRATERNITE".

J'ai dit, Vénérable Maître.

Source : www.ledifice.net

Par A\ B\ - Publié dans : Planches
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Vendredi 20 décembre 2013 5 20 /12 /Déc /2013 07:08

L’origine du 7 pourrait venir du sanskrit sapta Ce terme est utilisé dans les textes sacrés de l’Inde, il est synonyme de l’idée de sagesse, d’océan, de montagne ou d’île-continent. Il pourrait venir également du latin septem. Tarot maçonnique : le 7, c’est le chariot, car : la maîtresse est censée avoir acquis un certain degré de maîtrise d’elle-même comme Hercule après ses travaux, Ulysse après ses péripéties. La maîtresse a triomphé des tentations, des épreuves et des difficultés. Elle maîtrise les énergies. Tarot d’après Bayard : Association du 3 et du 4. Le triangle surmontant le carré, l’âme s’associant au corps. 7 est le nombre du monde sidéral, ce domaine des astres qui a une influence paraît-il sur notre destinée. 7 somme du chiffre du ciel 3 et du chiffre de la terre 4 représente l’union entre Dieu et les hommes. 7 c’est le centre. Le monde fut, d’après la tradition chrétienne créé en 7 jours. Le triangle 3 surmontant le carré 4 = 7 représente également la connaissance issue de la matière et la dominant. 7 indique le sens d’un changement après un cycle accompli et d’un renouvellement positif. 7 nombre des cieux est aussi selon Dante celui des sphères planétaires auxquelles les Cathares faisaient correspondre les 7 arts libéraux. Le nombre 4 qui représente la terre et ses points cardinaux avec le 3 du triangle qui évoque le ciel = 7 qui représenterait la totalité de l’univers. 7 est pour les égyptiens symbole de la vie éternelle. Une tradition Hindoue attribue au soleil 7 rayons, 6 correspondent aux directions de l‘espace, le 7ème au centre. Si une maîtresse maçonne était perdue, on la retrouverait entre l’équerre et le compas ou bien au centre du cercle. Les chaldéens invoquaient 7 dieux. Au 6ème siècle il existait en Grèce un groupe formé de législateurs et de philosophes désigné sous le nom de 7 SAGES dont le plus ancien est Thalès de Milet célèbre pour son fameux théorème : toute parallèle à la base d’un triangle divise celle-ci en deux triangles semblables de côtés proportionnels. Dans le rituel du 3ème degré, la V S 2ème surveillante vient de l’orient. Les secrets véritables de la maîtresse maçonne ont été perdus par la mort du respectable Maître Hiram. Les travaux sont ouverts en chambre du milieu. A la clôture des travaux, à la question d’où venez-vous, la V S 2ème S répond : de l’occident où nous avons cherché les secrets véritables de la maîtresse maçonne. Dans l’instruction au 3 ème degré, à la question de la V S 1ère S : comment êtes-vous parvenue à la chambre du milieu, la V S 2ème S répond : en montant un escalier tournant comportant 3, 5 et 7 marches séparées en deux repos. Autre question : quelles étaient les dimensions du tombeau du R M Hiram : 3 pieds de largeur, cinq de profondeur et 7 de longueur. Les 7 échelons de l’échelle des Kadosh de la Maçonnerie Écossaise c’est le nombre des états spirituels hiérarchisés qui permettent le passage de la terre au ciel. Le nombre 7, rituel au 3ème degré symbolise la connaissance qui doit s’accroître indéfiniment. Les 7 péchés capitaux : orgueil, avarice, luxure, envie, gourmandise, colère et paresse. La Franc-Maçonne doit laisser ses métaux à la porte du temple. Le rituel maçonnique nous invite à un cheminement. Le 7 comporte une anxiété car il indique le passage du connu vers l’inconnu. Selon Saint Augustin, il mesure le temps de l’histoire, le temps du pèlerinage de l’homme. On prête à Hippocrate cette phrase : le nombre 7 par ses vertus cachées, maintient dans l’être toutes choses ; il dispense vie et mouvement. La maîtrise implique une transformation totale et profonde du comportement. La maîtresse est morte au monde pour renaître dans toute sa splendeur. Elle est devenue la fille de la lumière. A ce moment là, la maîtresse est un ensemble parfait comme la rose aux 7 pétales qui évoque les 7 cieux, les 7 hiérarchies angéliques, tous ensembles parfaits. Les 7 degrés de la perfection nous permettent d’atteindre le Grand Architecte de l’Univers. Les circumambulations de la Mecque comprennent 7 jours. Ce rite est vieux comme le monde. Je pense immédiatement aux Indiens d’Amérique déambulant les uns derrière les autres autour d’un feu central et également aux rondes enfantines et puis encore aux feux de la Saint Jean. En maçonnerie, les participants à la circumambulation évoquent les compagnons désignés par le Roi Salomon pour rechercher le corps d’Hiram. Le travail comporte une lutte continuelle contre l’ignorance, le fanatisme et l’ambition que représente les 3 compagnons. Pourquoi 3 ? On revient au début du cycle on ne sait ni lire ni écrire, on ne sait qu’épeler. Hiram est mis à mort par des ignorants qui ont compris par la suite l’inutilité de leur crime. La mort d’Hiram est comparable au grain de blé : si le grain de blé ne tombe en terre, s’il ne meurt il reste seul. Mais il meurt, il porte beaucoup de fruits et c’est un fruit qui demeure. 7 c’est la vie éternelle mais il faut passer par la nuit pour renaître (mort d’Hiram). Le 7 symbolise un cycle complet, une perfection dynamique. Que faut-il pour qu’une loge soit parfaite : 3 la dirigent, 5 l’éclairent ,7 la rendent juste et parfaite. Le 7 dans la bande dessinée : Tintin et les 7 boules de cristal (BD que l’on peut lire de 7 à 77 ans) et au-delà bien sûr… Le héros de cette bande dessinée est averti, les épreuves qui l’attendent sont terribles, il va d’abord subir le rite de passage : il va arriver de l’état de conscience ordinaire à une position d’ouverture aux exigences profondes et mystérieuses du SOI. Le héros est sur la voie de l’harmonie et de la paix à l’intérieur de lui-même et avec les autres. Hergé dans ses BD fait apparaître les aspects du parcours initiatique : peur et paix, souffrance et bonheur, action et méditation. Dualité fondamentale des ténèbres et de la lumière. ( On pense bien sûr au pavé mosaïque et au voyage dans le labyrinthe ). Le 7 dans les contes : Les bottes de 7 lieues. Dans le conte, les bottes sont magiques, elles permettent de parcourir sept lieues en une seule enjambée. L’origine remonte au 17 ème siècle, les bottes étaient utilisées par les postillons entre deux relais de poste distants d’environ 7 lieues. Ces bottes assuraient une protection des jambes en cas de choc ou de morsures. Les bottes de 7 lieues rappellent les rapides sandales de Persée, les talonnières d’Hermès, les chaussures d’or d’Athénée dans l’Odyssée. Dans le petit Poucet, le chiffre 7 apparaît 4 fois : la fratrie est composée de 7 garçons, l’ogre à 7 filles, les bottes sont de 7 lieues et Poucet est âgé de 7 ans. Blanche Neige et les 7 nains représenteraient les 7 péchés capitaux qui vont se transformer peu à peu en 7 vertus par l’amour que se porte mutuellement l’héroïne et les nains. Dans les contes il est dit que 7 exprimerait les 7 états de la matière, les 7 degrés de la perfection, les 7 étapes de l’évolution. La rose croix a deux symboles, la croix et la rose. Pour les rosicruciens qui la placent souvent au centre de la croix, la rose symbolise le sang du Christ répandu lors de la crucifixion et ses 7 cercles de 7 pétales représentent les 7 stades de l’initiation spirituelle. Le 7 au cinéma (appelé 7ème art) : 7 mercenaires défendent gratuitement un village du Mexique contre les bandits. La trahison de quelques villageois les font capturer. Libérés, les mercenaires reviennent et continuent leur travail au péril de leur vie. (Hiram a lui aussi été trahi par ses amis compagnons). Les 7 merveilles du monde qui d’ailleurs vont changer en 2007 rappellent la diversité des genres d’architecture : funéraire, cosmologique (pyramide), civile (phare) et religieuse (temple) statuaire et architecture de jardins. Pour moi : le mausolée d’Halicarnasse, la pyramide de Chéops, le phare d’Alexandrie, le colosse de Rhodes, les jardins suspendus de Babylone, la statue de Zeus à Olympie et le temple d’Artémis à Ephèse. c’était le chiffre d’Apollon dieu grec du soleil et d’Ishtar déesse babylonienne de la fertilité.
Les alchimistes attribuaient aux 7 métaux (argent, cuivre, « tain, fer, mercure or et plomb, une divinité et une couleur fondamentale.
Le septénaire règle en principe la vie de l’homme :
Après 7 mois de gestation, le foetus est viable,
À 7 mois apparition des dents de lait qui seront perdues à 7 ans,
 7 ans c’est l’âge de raison, c’est quand même un peu jeune !
L’heptagone est une forme géométrique à 7 côtés. Au sol, les anciens géomètres utilisaient une corde à 13 noeuds équidistants qu’ils disposaient en triangle et dont-ils renouvelaient la rotation 7 fois autour d’un centre. Les 7 pointes de la couronne portée par la statue de la liberté en rade du port de New-York représentent les 7 continents. Le septentrion est une constellation des 7 étoiles de la petite et de la grande ourse désignées comme étant les 7 voies ou septem triones qui en langage poétique désigne le nord. Les 7 piliers de la sagesse : en 1926, Thomas Edward Laurence publie cette autobiographie. L’auteur fait la description entre autre des vertus et des défaillances d’une race aux pulsions brutales. Mais n’importe quel être humain a ses défauts et ses qualités. Pour concevoir ni préjugés ni jugements il faut un travail de longue haleine sur soi-même. C’Est-ce que la Franc Maçonne essaie de réussir. On raconte que Pythagore demandait à ses disciples de méditer durant 7 ans sur certaines figures géométriques fondamentales comme le cercle, le point, la croix ou le triangle. Dans le Zohar traité ésotérique juif à la base de l’enseignement de la kabbale qui date du 12ème ou 13ème siècle, il est mentionné :
7 fautes majeures : l’orgueil, le crime, l’envie, la colère, l’impureté, la concupiscence et l’idolâtrie.
Le chandelier à 7 branches selon la tradition hébraïque symbolise la divinité et la lumière. Abordons la religion chrétienne qui reconnaît 3 vertus théologales (la foi, l’espérance et la charité) et 4 vertus cardinales (le courage, la justice, la sagesse et la tempérance). Au 7ème mois, le 17ème jour, l’arche de Noé s’arrêta sur les monts d’Ararat. Le nombre 7 est caractéristique de Marie :
« Les 7 mystères du chapelet commémorant les douleurs de Marie,
« La couronne que porte Marie est au coeur de 7 roses et de 7 poignards piqués sur son coeur,
« Les 7 fêtes de Marie que sont purification, annonciation, visitation, assomption, nativité, présentation de Marie et immaculée conception.
Le 7 revient souvent dans l’apocalypse, (40 fois exactement) c’est la clé de l’évangile de Saint Jean. La bête de l’apocalypse et l’hydre de Lerne avaient 7 têtes. On trouve dans la religion 7 archanges, 7 chérubins ,7 séraphins, les 7 dons du Saint-Esprit, les 7 sacrements, les 7 paroles du Christ sur la croix, les 7 patriarches, 7 candélabres d’or, les 7 invocations du Pater le livre aux 7 sceaux. Chaque plaie d’Egypte a duré 7 jours. Pharaon a rêvé de 7 vaches et de 7 épis de blé. Le Saint temple contenait 7 portes d’entrée. Salomon construisit le temple en 7 ans. Lors de la prise de Jéricho, 7 prêtres portant 7 trompettes doivent le 7ème jour faire 7 fois le tour de la ville. Le naja d’Angkor a 7 têtes et Boudha a 7 emblèmes de même que Boudha a mesuré l’univers dit-on en faisant 7 pas dans chacune des 4 directions. Les 7 chakras des hindouistes appelés roues, lotus ou centres subtiles. Sil y a 7 sons dans la gamme, il semble que ce soit à cause du mouvement des astres. Sous le cercle du zodiaque, il y a 7 astres errants. En ajoutant la terre, s’explique le huitième degré de l’échelle diatonique (d’après Aurélien) et Saint Ambroise d’écrire plus tard, « l’octave c’est la perfection ». Seshat la déesse égyptienne de l’écriture, astronomie, astrologie est représentée avec une rosette à 7 branches au-dessus de la tête assimilée à une couronne. Je peux encore citer : le jeu des 7 familles, les 7 cordes de la lyre d‘Orphée, le boeing 777, les 7 ouvertures du crâne, les faces opposées d’un dé à jouer font toujours 7., le bateau à 7 mâts. 7 sphères dans le système de Ptolémée savant grec. Il imagina et développa un système cosmologique ingénieux apte à rendre compte des mouvements astronomiques. Et enfin, question mariage, l’idéal était-il de se marier le 7/7/2007 pour atteindre le 7ème ciel, mais avant de prononcer le oui fatidique, tourner sa langue 7 fois dans sa bouche, choisir comme véhicule une BMW série 7, partir en voyages de noces par la RN 7 et souhaiter aux mariés beaucoup de bonheur celui de dépasser les noces de laine (7 ans de mariage) pour fêter 7 décennies de vie commune entourés de 77 petits et arrière petits enfants et enfin arriver aux noces de platine le 7/7/2077.

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Jeudi 19 décembre 2013 4 19 /12 /Déc /2013 07:11

Le 3ème repos que l’on atteint après sept marches, figure les sept arts libéraux dont la science m’a fait trouver digne d’être reçu au grade de Maître. Or les sept arts libéraux sont appelés les sept colonnes de la sagesse, et le Maître parvenu à la sagesse est en mesure d’approcher la connaissance. Daniel Beresniak disait " Accéder à la connaissance, c’est prendre conscience qu’au delà de la nature humaine est cachée la vrai nature de l’homme ". Cette connaissance qui doit mener à la vrai nature de l’homme, commence donc par la sagesse. Or, quelle est la définition de la sagesse ? C’est s’occuper du bien pour éviter le mal. Si l’on se réfère à la Bible, dans le livre de Job, le poème de la sagesse pose la question suivante : " Et d’où vient la sagesse ? et quel est le lieu de l’intelligence ?

Voici, craindre Adonaï (c’est à dire Dieu) est la sagesse et s’éloigner du mal est l’intelligence " ( Job 28 : 20-28 )
Or le nombre sept est formé des nombre trois ( le ciel ) c’est le cercle, le compas et le domaine de l’esprit, et du nombre quatre ( la terre ) c’est le carré, l'équerre et l’homme. C’est donc l’union parfaite du divin et de l’humain. Pour arriver à cette union, je pense qu’il est primordial de comprendre son propre fonctionnement en tant qu’être humain, pour pouvoir le transcender, afin de découvrir cette partie mystérieuse qui est donc notre vrai nature, que je pourrai appeler divine, qui sommeille encore en nous. Si sept ans est l’âge de raison, je pense que le "et plus " correspond à cette partie mystérieuse qui nous reste à découvrir et dont notre inconscient fait partie intégrante. Alors, la parole perdue est à mon sens enfouie dans cet inconscient. Cette partie divine qui est en nous et la recherche de la spiritualité seraient donc la voie à suivre. Plotin disait "le mode spirituel n’est pas ailleurs qu’en nous-même" Il nous invitait à une métamorphose de notre perception intérieure précisant "Il faut que la conscience, cessant de se dédoubler, vienne coïncider avec ce niveau supérieur de tension et d’unité qui est notre vrai moi ". Et d’ajouter " il faut apprendre à regarder en nous pour découvrir en nous le monde spirituel. Si le monde spirituel est en nous, il est aussi en dehors de nous. S’il suffit de savoir regarder en nous pour le découvrir, il suffit de savoir regarder hors de soi pour l’apercevoir derrière les apparences. A la métamorphose du regard intérieur répondra la métamorphose de la vision sensible "

Comme les sept jours de la semaine, le nombre sept rassemble et termine un cycle complet, et le cycle achevé il y a donc renouveau. Donc si le septénaire ferme le cercle de l’être il en marque la fin et la conclusion, il indique également le sens d’un changement après un cycle accompli. Synonyme d’une fin, c’est le début d’un renouvellement qui marque le passage d’un cycle connu à un cycle inconnu. Le nombre sept peut donc être apparenté au monde dans lequel on se trouve et duquel on est condamné à disparaître un jour ou l’autre. Je pense que l’on est dans le passage de la transition et que cette transition a déjà commencé. Il s’agit maintenant de trier le bon grain de l’ivraie, de distinguer la vérité du mensonge. C’est une véritable involution qui commence car il est beaucoup plus facile de percevoir ce qui est à l’extérieur de soi que ce qui est à l’intérieur. Par le passage au dessus du cercueil d’Hiram du septième au huitième pas, ce huitième pas, qui nous mène au compas et à l’Orient, marque une fin avec notre mort symbolique par les 3 coups qui vont nous amener à prendre la place
d’Hiram. A ce moment là la parole est perdue. Symboliquement identifié à Hiram, et étendu dans son cercueil, cette mort symbolique est l’épreuve de la terre ou la mort à soi- même.

La renaissance se fera par les 5 points parfaits de la maîtrise et par le mot sacré substitué après que le TVM ai dit que seul nous ne pouvons rien.

Cette renaissance, par ce passage du plan terrestre horizontal au plan vertical lors du cinquième point est celle de l’homme nouveau, trait d’union entre le ciel et la terre, la vie et la mort. C’est une véritable renaissance de son être intérieur permettant la mort des anciennes pensées et comportements pour permettre aux nouveaux de naître.

Lors du cinquième point, la main gauche du TVM, celle du cœur, rejoint l’épaule droite du futur Maître. C’est dans cette position qui fait penser à un huit allongé, signe de l’infini, que le TVM donne l’accolade fraternelle durant laquelle il communique à l’une et l’autre oreille les syllabes du mot sacré. Je crois qu’à ce moment là, il y a une transmission de vie d’être à être, comme un flambeau qui allume un autre flambeau et le nouveau Maître devra lui même être transmetteur de vie.

Mais en même temps que cette renaissance, comment retrouver la parole perdue enfouie dans l’inconscient. Je pense que le souffle de vie retrouvé après cette renaissance correspond à une certaine énergie qui se trouvait au fond de soi et qui a été réanimée. C’est en abordant les nombres suivants que doit s’effectuer la recherche, notamment à partir du nombre neuf, de la famille du novénaire, c’est à dire de l’énergie.

Pour les Pythagoriciens, le nombre 8 représente l’équilibre final, la libération résultant de l’évolution. Le nombre huit est ainsi le symbole du monde nouveau et de la renaissance. Le Huitième jour est en effet le premier jour de la nouvelle semaine de l’histoire du monde. Annoncé par le déluge qui est la fin du monde ancien, ainsi que le rappelle l’épître de Pierre " Eux, ayant refusé de croire, jadis, lorsque temporisait la patience de Dieu, aux jours de Noé, lequel construisit l’arche dans laquelle peu, c’est-à-dire 8 personnes furent sauvées à travers l’eau " I.Pierre verset 3,20 ; également : " Il n’a pas épargné l’ancien monde, mais il a protégé le huitième ( homme ), Noé, prédicateur de justice... " II.Pierre verset 2,5. Le huitième est donc la marque du monde nouveau. Traditionnellement, le 8 est le chiffre du Christ. Il est constitué de deux cercles ou d’un seul qui se spire. C’est le soleil d’en haut qui se reflète en bas. Le 8 est le signe de la lumière qui se réverbère, se reflète. En regardant le 8 on peut retrouver le tracé de deux 6, mouvement de la lumière du bas vers le haut et inversement. C’est pourquoi le 8 a été choisi comme symbole de l’infini dans les mathématiques car son expression elle même est infinie. C’est donc vers ce symbole de l’infini que l’on doit essayer d’aller.

Si le 8 est le symbole de l’infini et du monde nouveau vers lequel nous devons nous diriger, le nombre 9 doit marquer un recommencement et une transposition sur un nouveau plan. Le nombre 9, carré de 3, est le dernier de la série des 9 nombres de base qui servent à former tous les autres nombres. Sa forme stylisée fait penser à un fœtus et le fœtus fait penser à la naissance. Le nombre 9 correspondrait donc à un commencement qui serait né d’une fin.

Comme je l’ai dit précédemment, avec le 9 commence la famille du novénaire, c’est-à-dire la famille de l’énergie. Jakin est le symbole du foyer générateur de l’énergie qui exerce son influence de l’intérieur sur l’extérieur. Wirth disait qu’il correspondait à l’énergie expansive qui part de tout être, principe d’activité intérieure, d’initiative et d’action personnelle. Les énergies qui animent le corps peuvent soit descendre vers la terre, soit s’élever vers le ciel. L 'homme serait donc le trait d’union entre le bas et le haut. Ce serait donc le début d’un autre cycle, celui de l’énergie intérieure dans lequel le 10 aurait une place prépondérante. Mais une réalité me vient à l’esprit : être neuf c’est partir à 0. Le 10 est composé du 1 (c’est-à-dire l’unité) et du 0 ( c’est-à-dire du néant ) Lorsque l’unité rencontre le néant, c’est pour le féconder, donc pour créer l’univers et cela nous ramène à l’unité ce qui nous porte vers une nouvelle série. Voilà une idée importante. Le 10 marquerait donc ce nouveau départ de cette nouvelle vie qui nous permettrait d’avancer pour retrouver la parole perdue.

Cette parole perdue rappelle l’histoire d’Adam et Eve, c’est-à-dire à la chute et à l’évolution.
Adam et Eve étaient intérieurement très évolués mais pas parfaits. Lorsque le serpent s’est enroulé autours de l’arbre de vie, ils ont goûté au fruit défendu, ce qui a entraîné toute leur race dans leur chute avant leur nouvelle évolution.
Je n’ai pu m’empêcher de faire le rapprochement avec la Kabbale et avec les 10 Séphiroths de l’arbre de vie. Une des applications les plus connues des 10 Séphiroths est d’y voir le chemin et l’évolution.

Dans l’arbre de vie, il y a 3 colonnes. Celle de droite s’appellent Yachim et comporte les Séphiroths d’aspect masculin. Celle de gauche s’appelle Boaz et comporte les Séphiroths d’aspect féminin. Celle du centre est l’équilibre. Elle représente le devenir théorique de tout être humain. Le disciple commence ce chemin à la dixième Séphira nommé MALKOUT correspondant au monde physique et au corps et gravit une à une toutes les Séphiroths. IESOD est la deuxième Séphira en partant du bas et donc la première marche à gravir sur cette colonne de l’équilibre. Elle porte le numéro 9 et signifie fondement, base. Elle correspond au monde psychique, c’est-à-dire l’âme et la qualité de IESOD est la pureté. Or la pureté est la base de tout. En purifiant notre âme qui évolue au sein de IESOD, nous polissons en quelque sorte un joyau intérieur en le rendant plus transparent ce qui permettra d’amener en nous les vertus des Séphiroths supérieurs et ce, jusqu’au numéro 1, KETER, qui correspond au monde Divin.

En conclusion je pense que si l’on compare le chemin que l’on a parcouru en Franc Maçonnerie avec cet arbre de vie de la Kabbale, notre âge de Maître, Sept ans et plus signifie dans le « et plus » qu’il faut par un travail intérieur permanent progresser vers la maturité, c’est à dire vers le dix pour retrouver l’unité de nous même en rassemblant ce qui est épars pour commencer à comprendre quelque chose et retrouver la parole perdue. Nous ne faisons que remonter une pente, alors qu’au commencement nous étions en haut. Il ne s’agit donc pas d’une simple évolution, mais d’une involution, suivie d’une évolution qui doit nous pousser à descendre en nous pour tenter de retrouver cette parole perdue cachée dans notre conscience.

En nous interrogeant sur notre existence et par un processus de purification de notre être, nous pourrons effectuer la transformation nécessaire à ce processus de maturation. Tel l’arbre de vie nous partirons du 10 pour tenter d’arriver le plus près possible de la Séphira ultime et du couronnement, le 1, KETER dont le monde est présent dans l’univers ainsi que dans l’homme puisque l’homme est à l’image de l’univers.

J'ai dit

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Mardi 17 décembre 2013 2 17 /12 /Déc /2013 07:01

Tel est l’âge symbolique du Maître Maçon. Qu’en dire ? Sous quel angle raboter cette planche ? Evidemment, des idées me viennent mais comment les agencer ? Il me paraît incontournable de parler du symbolisme et de la signification du nombre 7 mais je ne maîtrise guère les quantités d’informations que l’on peut trouver à ce sujet : interprétations alchimique, soufie, hermétique et j’en passe. Si par extraordinaire on appréhendait la totalité d’un symbole, on aurait immédiatement connaissance du tout et être Maître, ça n’est pas tout savoir mais plutôt savoir ce qu’il nous reste à apprendre. Dois-je alors parler davantage du « et plus » et de ce qu’il m’inspire ? Je ne peux, par ailleurs faire l’impasse sur ce que nous disent les rituels (REAA ancien et nouveau et le Rite Français). Faut-il également que j’évoque mon vécu de Maître Maçon qui a, lui, et de façon non symbolique, dix ans et plus ? Le sujet me paraît bien vaste à traiter. Pourtant, à l’instar du compagnon qui gravi l’escalier en colimaçon et s’apprête à entrer à reculons dans le temple plongé dans l’obscurité et l’affliction, je dois regarder en arrière, refaire le chemin parcouru avec, autant que possible, une certaine clarté d’esprit. Ainsi, il me faut dans un premier temps évoquer l’âge du Maître [7] mais sans pour autant le dissocier du 9 de la batterie du grade. Dans un deuxième temps, il me paraît important de se fier à ce que me disent les rituels que j’ai pratiqués. Enfin, je terminerai par évoquer ce que signifie pour moi avoir sept ans et plus. Commençons par évoquer la signification du 7 comme âge du Maître. Le nombre 7 a toujours représenté depuis des temps les plus reculés le degré le plus élevé de l’initiation. Il semble donc naturel qu’une école initiatique comme la Franc-Maçonnerie offre une large part dans son symbolisme à la valeur des nombres et à leur signification. Mais pourquoi l’âge du Maître est-il symbolisé par le 7 ? Pourquoi la batterie de ce même grade est-elle de neuf coups ? Pourquoi aussi ce décrochage entre l’âge et la batterie au 3ème degré alors que dans les grades d’App.°. et de Comp.°. âges et batteries sont parfaitement associés : 3 pour les App.°. et 5 pour les Comp.°.. Sept ans, c’est l’âge de raison chez l’enfant, dit-on ; c’est aussi l’âge du raisonnement, de la connaissance. Doit-on comprendre par là que parvenus à notre symbolique « 7 ans et plus » nous possédons les clefs de la connaissance et que c’est à nous à présent de savoir en ouvrir les portes afin de la développer indéfiniment ? Constitué de l’addition du 3, plan divin, nombre sacré ou triade chez les Pythagoriciens et du 4, plan de la création, le 7 assemble ainsi le triangle et le carré. C’est ainsi l’association de la pierre cubique, que nous avons polie au cours de nos années d’apprentissage et de compagnonnage, et de la pyramide à 4 faces, symbole de l’achèvement. Pierre cubique et pyramide forment ensemble la pierre cubique à pointe. Si l’on reste dans le domaine arithmétique, le 7 est également le total de 3 + 3 + 1. Cela nous donne deux triangles et un point. Nous connaissons la symbolique du triangle mais ce point, que signifie-t-il ? Les Pythagoriciens y voient la Monade divine, d’aucuns l’image du Sceau de Salomon avec les deux triangles imbriqués. Pour moi, ce point, c’est le centre du cercle (comme nous le dit le rituel) où se trouve le Maître Maçon. Le nombre 7 ne peut donc pas être considéré comme le nombre absolu de la perfection – c’est le Un – même si l’idée d’achèvement pourrait le laisser augurer. Qu’il soit 4 + 3 ou 3 + 3 + 1, le 7 est un nombre ambivalent. Il est à la fois le Bien (les 7 vertus) ou le Mal (les 7 péchés capitaux). En outre, il indique un caractère progressif. Je ne ferais pas de catalogue de toutes les significations du 7 dans toutes les traditions mais, pour l’avoir étudié en réunion de MM.°., j’évoquerais le culte mystérieux de Mithra qui présente de troublantes analogies avec notre Rite. Il y avait 7 portes, 7 autels accessibles après avoir franchi 7 marches, 7 mystères. Les adeptes de Mithra suivaient un parcours initiatique de 7 degrés. Pour le Maçon, il symbolise donc un cycle complet, d’où l’idée déjà évoquée d’achèvement, mais dans le sens d’un changement, d’un renouvellement positif, d’un aboutissement à une plénitude. Cependant, si cycle il y a – on l’appellera cycle septenaire – cela veut dire qu’un autre est prêt à être commencé. C’est sûrement en partie cela la notion de « et plus ». A l’instar des sept notes de la gamme musicale, un autre cycle recommence mais à l’octave supérieur. Quel curieux nombre que le 7 ! Il est aussi l’équilibre, l’harmonie. En effet, dans nos ateliers, ne dit-on pas qu’il faut 7 Maîtres pour qu’une loge soit juste et parfaite ? Notons de même que les mesures du tombeau d’Hiram correspondent à trois pieds de large, cinq de profondeur et sept pieds de longueur. Les nombres 3, 5 et 7 forment un cycle progressif complet que l’on retrouve dans la description de l’escalier en colimaçon qui parvient à la Chambre du Milieu. Cet escalier qui s’enroule en spirale autour d’un axe vertical est divisé en trois parties ou repos : l’un de trois marches que peuvent figurer les trois ans où l’on est initié aux mystères maçonniques ; le second de cinq marches associées aux cinq ans du compagnon, aux cinq branches de l’étoile flamboyante, aux cinq sens ; enfin, le troisième de sept marches conduisant à la connaissance. Les Egyptiens connaissaient ce symbole comme en témoignent les pyramides à degrés ou bien cet escalier à sept marches que les âmes des morts devaient gravir pour comparaître devant Isis et Osiris afin d’y subir le jugement par la pesée de la conscience. Puisque la suite 3 – 5 – 7 est un cycle, est-ce que cette suite continue ou bien redémarre-t-elle ? Jacques Trescases dans La symbolique de la mort nous dit que « si le Maître a sept ans et plus, c’est qu’il connaît le huit et surtout le neuf sur le quel son attention a été spécialement attirée : ce sont neuf maîtres sont allés à sa recherche quand il était dans son tombeau et il a entendu les neuf coups de la batterie du grade ». Autrement dit, si le 7 symbolisait une sorte d’état « d’apesanteur » dissocié des notions d’espace et de temps, le 9 suggère par le son et le rythme perçus une notion de temps subi. 9 c’est le carré de 3. C’est le rythme de notre batterie qui mesure ainsi le temps par trois fois trois coups. On peut y voir par ailleurs une sorte de cycle signifiant le commencement, la durée et la fin des choses. Le neuf a ainsi un aspect limitatif et extérieur à nous-mêmes alors que le 7 évoque plutôt un état qui se manifeste au-dedans de nous. Ne considérons pas pour autant comme négatif ce 9 associé au 7 car la batterie, par son rythme, réalise la mise en mouvement, le cadre nécessaire à notre cheminement de Maître. Que nous disent les rituels au sujet de ce « sept ans et plus » ?
Quand je dis les rituels, j’évoque ceux que je connais : le Rite Ecossais Ancien & Accepté (ancien et nouveau) ainsi que le Rite Français.
Le REAA « ancien », celui auquel nous travaillons dans notre atelier nous dit ceci :
-« Quel âge avez-vous ?
- Sept ans et plus.
- Que veut dire cela ?
- Le nombre 7 symbolise la Connaissance, « et plus » indique que cette connaissance doit s’accroître indéfiniment. »
Le REAA « Cerbu » varie un peu. Il dit cela :
- « Quel âge avez-vous ?
- Sept ans et plus.
- Que veut dire ceci ?
- Que le Maître parvenu à la sagesse est en mesure d’approcher la Connaissance. »
Quant au Rite Français, il propose une définition moins métaphysique et qui se réfère davantage au mythe d’Hiram mais tout aussi chargée de sens :
-« Quel est l’âge d’un Maître ?
- Sept ans et plus.
- Pourquoi dites-vous sept ans et plus ?
- C’est que Salomon employa sept ans et plus à la construction du Temple. »
Si l’on se fie à ce que nous dit notre rituel « écossais », le Maître serait en effet à la fin d’un cycle qui lui aurait apporté la sagesse et qu’il serait « en mesure d’approcher la Connaissance ». C’est ce que nous dit « le Cerbu » qui paraît moins encourageant que notre rite actuel qui, lui, révèle que le Maître a la connaissance mais qu’il lui faut l’accroître. En tous les cas, les deux sentences montrent que le Maître est à l’orée d’un autre cycle. D’ailleurs, si l’on en revient au rituel, le Maître n’a pas terminé son parcours après avoir gravi les marches de l’escalier en spirale. Il est monté en dessinant des cercles concentriques autour d’un axe vertical. Cet axe, c’est son soi intime autour duquel il construit tout ce qui représente sa vie, ses intérêts, ses émotions. Arrivé en haut de l’escalier, que fait-il ? Se contente-t-il de contempler ce qu’il vient d’effectuer ? Comme le jugement des âmes propre aux Egyptiens, pèse-t-il à sa juste valeur les plans qu’il a tracés ? Sûrement, car c’est à reculons qu’il est introduit dans la Chambre du Milieu où règne la plus profonde obscurité et la plus grande affliction. En effet, le Maître refait une seconde fois le chemin parcouru mais, cette fois, il le vit « en esprit » pour bien marquer le changement de plan. A l’image de l’escalier spiraloïde, le Maître Maçon se tourne en lui-même, vers son fond le plus enfoui afin « d’approcher » ou « d’accroître » - selon les rituels – la Connaissance. On retrouve là la symbolique de V.I.T.R.I.O.L. Peut-être le Maçon croyait-il enfin atteindre la pleine lumière mais ce sont les ténèbres qui l’attendent ! Il doit même veiller à ce que son tablier et ses mains ne soient entachés d’aucune souillure. Il doit connaître l’épreuve de la mort avant de passer à une nouvelle étape : celle de la résurrection. Auparavant, il doit quitter le tombeau qui mesure trois coudées de large, cinq de haut et sept de long qui s’associent aux âges des trois grades. Hiram ou le Maître qui l’incarne quitte donc un univers limité à trois dimensions pour un univers au-dessus, celui de la Connaissance. Il est capable de cela grâce aux cinq points de la Maîtrise qui lui insufflent une nouvelle énergie qu’il devra utiliser à bon escient quand il voyagera de l’Orient à l’Occident et de l’Occident à l’Orient c’est-à-dire de la lumière vers les ténèbres et vice-versa. Quel cycle va-t-il entamer maintenant ? Celui, je pense, de répandre la lumière. Voilà, le Maître en mesure d’approcher la Connaissance comme nous le dit notre rituel. Mais cela s’apparente à de la petite métaphysique maçonnique. Tout cela ne prend son sens véritable que si nous pouvons nous en servir pour modifier nos conduites. Approcher la Connaissance, c’est d’abord se connaître soi-même. La devise de notre Rite n’est-elle pas ce vieil adage : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux » ? Si l’on fait le parallèle avec la formule « sept ans et plus », sept ans, c’est peut-être le temps nécessaire pour se connaître tandis que « et plus » serait cette perception du divin. Que représente pour moi ce « connais-toi toi-même » ou cette « approche de la Connaissance » ? En premier lieu, c’est connaître ses réactions mentales (pulsions, émotions, instincts) et corporelles c’est-à-dire devenir maître de soi. Mais prenons l’exemple d’une situation concrète et banale de la vie de tous les jours car on n’est pas Maître Maçon qu’un samedi soir par mois : un événement nous contrarie et déclenche chez nous une attitude colérique – je prends volontairement un exemple qui m’est connu. On se dit à ce moment qu’il faut avoir une attitude modérée, mesurée comme le ferait tout bon franc-maçon et l’on essaye tant bien que mal de ne pas laisser apparaître cette conduite, de la masquer en la refoulant. Cependant, l’état intérieur de colère n’a en rien disparu. Alors, que faire pour se dépouiller de ce métal ? Tout le travail sur soi, autrement dit devenir maître de soi, consiste à retrouver ce centre immobile qui, lorsqu’il est confronté à une situation « sensible » restera immuable, imperturbable ou infiniment moins colérique. Comment ? Par des exercices associant le corps et l’esprit où l’on apprend à domestiquer nos réactions mentales et épidermiques, à maîtriser ses cinq sens. Les gestes, les postures que nous pratiquons en loge sont une invitation à cela. Il me semble que ces rares moments ne suffisent pas. A nous, par le sport, la relaxation, le yoga ou que sais-je encore de développer cette connaissance. Celle-ci ne doit pas en rester à un plan purement conceptuel par trop métaphysique mais s’appliquer à un plan pratique, existentiel. Même si au grade de Maître on entend souvent dire que l’esprit domine la matière, il me semble quand même que l’on doive accorder une place éminente à notre matière. Nous ne connaissons guère notre corps et sommes peu intéressés par son fonctionnement non pas au sens anatomique du terme mais au sens de l’association corps/esprit. Autrement dit, se connaître soi-même ne revient pas uniquement à connaître son mental, son esprit, son intellect, sa psyché. Les alchimistes, me semble-t-il – mais je ne maîtrise pas le sujet – ne distinguaient pas esprit et matière. En second lieu, je dirais que se connaître revient à « rassembler ce qui est épars ». A l’instar d’Isis qui rassemble les parties du corps démembré d’Osiris, il s’agit, comme je viens de l’évoquer, de rassembler le corps et l’esprit mais également de réunir ou plutôt de réunifier ce qui au cours de notre vie et de notre parcours maçonnique a été remarquable : les bonnes choses comme les mauvaises. Je repense à l’image de ce franc-maçon qui, après avoir gravi les sept marches, doit se retourner et contempler le chemin parcouru. Un périple vient de s’achever ; un autre va commencer. C’est la porte ouverte sur l’Inconnu, au-dessus de la pesanteur terrestre, un voyage dans cette voûte étoilée sur laquelle s’ouvre notre temple, dans ce Cosmos infini, tellement immense que l’on pourrait s’y perdre mais qui est paradoxalement l’endroit où l’on peut se trouver. Donc, avoir « sept ans et plus », c’est savoir que ce que nous avons appris jusqu’à présent n’est rien ou n’est qu’un commencement auprès de ce qu’il reste à apprendre. On rejoint par là ce que nous dit le rituel : « être en mesure d’approcher la Connaissance ». Cela revient à découvrir par soi-même, par l’intérieur, sous les symboles, la Vérité ou tout au moins une parcelle de Vérité. Avoir Sept ans et plus, c’est faire son Devoir. Non pas un devoir imposé, contraignant, une action pénible mais plutôt un devoir à caractère sacré. Je m’explique. Il convient d’accepter d’abord ce qui nous incombe en tant que Maître : l’assiduité, le travail, s’instruire et instruire, le bien de la loge et des frères qui la composent, ne pas être incité à l’action par l’espoir du résultat sans pour autant se complaire dans une inertie pesante. Je dirais que c’est cela le devoir de base. Mais, il existe un Devoir plus sacré encore : c’est l’acceptation de ce qui nous échoit, de ce qui fait notre vie, notre parcours, nos épreuves. Tout cela est à considérer comme les opportunités nécessaires à notre progrès ultérieur. Autrement dit, une sorte d’alchimie qui consiste à tirer de chaque épreuve, de chaque problème, la substance qui alimentera notre parcours. Enfin, je dirais que le Devoir c’est l’obéissance volontaire à ce qui nous relie au Divin. Un rituel compagnonnique nous dit quelque chose d’un peu semblable à propos du Devoir :
- Quel serment vous a-t-on fait faire ?
- De soutenir mon Devoir.
- Qu’entendez-vous par Devoir ?
- Il m’est impossible de vous le dire. C’est comme une prière mais je ne m’en souviens pas.
Avoir Sept ans et plus, c’est alimenter sans cesse notre flamme, répandre la lumière autour de nous. Avoir Sept ans et plus, c’est … beaucoup de choses. Des choses qui ne peuvent se dire ou pas encore se dire car elles appartiennent au Maître intérieur.

Source : www.ledifice.net

Par G.R - Publié dans : Planches
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Lundi 16 décembre 2013 1 16 /12 /Déc /2013 07:02

a. Définition du Nombre 7

En ésotérisme, le chiffre 7 est le symbole de virginité, de perfection, de transcendance. Il est à remarquer que l'heptagone, polygone régulier à 7 cotés, est le premier à ne pas être constructible avec la règle et le compas (j'y reviendrai sûrement quand j'aurai un peu vieilli). Pour Hippocrate, le nombre 7 dispense vie et mouvement. Et voilà que pour 7 j'emploie indifféremment chiffre et nombre. Essayons ici de redéfinir un peu cela. Dans le Petit Robert, nous voyons qu'au XVe siècle, un chiffre est une écriture secrète qui vient du latin médiéval « cifra » qui veut dire zéro et de l'arabe « sifr » qui signifie vide. Mais un chiffre, c'est la représentation d'un nombre en mathématique. Toujours dans le Petit Robert, le nombre c'est le concept de base des Mathématiques, une des notions fondamentales de l'entendement que l'on peut rapporter à d'autres idées (de pluralité, d'ensemble, de correspondance), mais qu'on ne peut définir. En linguistique au XVIe siècle, c'est la catégorie grammaticale, fondée sur la considération du compte, suivant que le mot est employé pour désigner un objet ou concept unique ou pluralité. Par exemple, s'accorder en genre et en nombre. En didactique, c'est la répartition rythmique et harmonique des éléments d'un vers, d'une phrase. Nous voyons ainsi qu'au cours des siècles les mots évoluent et leurs significations ne sont plus les mêmes. Il me paraît donc opportun d'essayer de se replonger dans la signification de la pensée médiévale. C'est ce que nous essaierons de faire tout au long de cette planche.

b.L'Art

En effet, avant d'aller plus loin j'ai essayé de lire le précis « d'Art et beauté dans l'esthétique médiévale » d'Umberto Eco. Je ne sais pas si j'ai tout compris, mais une chose est claire, c'est que pour l'érudit de l'époque le Beau est une manière d'arriver à Dieu. Le beau transcende le mal. A cette époque ou la culture n'était pas dans la rue, elle devait être dans les Cathédrales car l'Art, et la, nous parlons de peinture, servait à 3 choses : (encore le ternaire) :

  1. Avant tout, embellir la demeure du Seigneur.
  1. Remettre en mémoire la vie des Saints.
  1. Procurer de l'agrément aux ignares.

En effet, la peinture est la littérature des laïcs : pictura est laïcorum litteratura. Et pour la littérature la directive courante est celle, archi-connue, du juvare delectando, « procurer un plaisir utile », de la intelligentiae dignitas et eloquii venustas (dignité du sujet et beauté de l'expression). Veuillez me pardonner mes F\ F\ de l'emploi du Latin, mais c'était la langue de l'époque. Au Xe siècle, l'Art, c'est d'abord la science, le savoir. Puis, jusqu'au XVIIe, c'est un moyen, une méthode. Exemple :
a. L'art de faire quelque chose. b. Avoir l'art et la manière.
Nous voyons donc ici que du temps des maçons opératifs au temps des maçons spéculatifs, l'Art n'a plus la même signification. L'art peut désigner soit la technique et ses applications, et s'opposer en ce sens à la science considérée comme une connaissance théorique, soit le talent, le génie humain, et s'opposer en ce sens à la nature et à ses créations : c'est ainsi que Bacon définissait l'art « c'est l'homme ajouté à la nature ». Esthétique : toute production de beauté réalisée par une œuvre humaine. Ensemble d'ouvre exprimant un idéal de beauté, dans un pays déterminé ou à une époque précise. Ouvrage ou précis exprimant un idéal esthétique et les règles à pratiquer pour y atteindre.

a. Libéraux

Au pluriel : on distingua très tôt les arts libéraux, ainsi nommé parce qu'ils étaient, dans l'antiquité, pratiqués par les hommes libres, des arts mécaniques réservés aux esclaves ; dans les premiers, le travail de l'esprit l'emporte sur le travail manuel ou sur le travail mécanique, prédominants dans les seconds. Au moyen âge, 7 arts libéraux étaient enseignés dans les facultés : la grammaire, la dialectique, la rhétorique formant le trivium. A la renaissance, les beaux-arts, pratiqués par les artisans on désignait ainsi les arts soucieux uniquement de réaliser des œuvres d'une beauté plastique : peinture, sculpture, gravure, architecture, musique et danse ; on y rattache parfois l'éloquence et la poésie. Et l'on réunit sous le nom d'art d'agrément la danse, la musique, le dessin, s'ils sont pratiqués comme distractions. Il y a bien une rupture avec le Moyen Age. Fixés par Rome au Premier siècle, il y avait 7 disciplines dans les arts libéraux :

Intelligence (trivium) :

  • Grammaire.
  • Rhétorique.
  • Dialectique.

Connaissance (quadrivium)

  • Arithmétique
  • Géométrie
  • Astronomie
  • Musique

Essayons maintenant d'avoir une vue plus synthétique. Les 7 Arts libéraux. Revenons au Petit Robert pour comprendre le sens des mots.

Grammaire : Art de lire et d'écrire.

Rhétorique : Art de bien parler, technique de la mise en ouvre des moyens d'expressions (par la composition, les figures). On parle de la rhétorique d'Aristote. Arrêtons-nous un moment sur Aristote, disciple de Platon. Les idées du philosophe. Si Aristote accepte certaines idées platoniciennes, comme l'immortalité de l'âme et la nature divine des corps célestes, il remet en cause certaines théories du maître : pour lui le plus haut degré de réalité n'est pas ce qui apparaît par le raisonnement, mais ce qui est perçu par les sens. Il affirme que la raison est vide avant que les sens n'entrent en action. Il pose les lois du raisonnement et fonde la logique comme instrument de précision du discours philosophique.Il partage le savoir en trois domaines correspondant à des champs de l'activité humaine : la création ou art, la pratique ou morale, la théorie ou science. - Il introduit une conception des phénomènes de causalité dans la nature, qu'il divise en quatre : la cause matérielle, la cause efficiente, la cause formelle et enfin la cause finale. C'est cette dernière qui fonde le principe d'Aristote sur la finalité des choses ; selon lui, tout obéit à un « dessein » qui nous dépasse ; cette idée aura une grande influence sur les théologiens chrétiens du Moyen Âge. - Il lie politique et éthique ; pour lui, la plus haute forme de société ne peut être que la démocratie.

Les idées de l'homme de science :

 Il construit une somme de connaissances dans toutes les disciplines (biologie, astronomie, physique), basée sur l'observation et l'expérimentation. Il établit une classification des êtres vivants, en partant du principe que tous les êtres vivants ont une âme, mais une âme de nature différente (âme nutritive, âme sensitive, âme appétitive et locomotrice). Seul l'homme a une âme rationnelle. Il édifie une « échelle de la Nature », qui est une échelle de complexité croissante de « l'âme », partant de la matière inanimée et s'élevant vers les plantes, puis les éponges, les méduses, les mollusques et ainsi de suite jusqu'au sommet où figurent les mammifères et l'homme.

Postérité

C'est par l'intermédiaire des traductions et des commentaires des philosophes arabes comme Avicenne et Averroès que l'ouvre d'Aristote est parvenue en Occident et a nourri la pensée médiévale. Ainsi au XIIIe siècle, Saint Thomas d' Acquaint tente de concilier la philosophie aristotélicienne et la foi révélée des Écritures. - Reconnu par la postérité comme le « premier Maître », Aristote sera durant des siècles la référence dans tous les domaines, faisant l'objet de discussions, commentaires, controverses, interdictions, réfutations. C'est à partir de lui que les penseurs et scientifiques arabes et occidentaux du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle se déterminent. Père de la logique et de la métaphysique, Aristote est aussi le père de la biologie (du moins le père de la zoologie, si l'on considère Théophraste comme celui de la botanique).Sa classification des êtres vivants servira de prototype aux classifications du XVIIIe siècle, plus de vingt et un siècles après lui.

Dialectique : Ensemble des moyens mis en ouvre dans la discussion en vue de démontrer, réfuter, emporter la conviction. Pour Platon, c'est l'art de discuter par demandes et réponses. D'après Hegel, c'est une démarche de la pensée reconnaissant l'inséparabilité des contradictoires (Thèse et antithèse) que l'on peut réunir dans une entité supérieure (synthèse). Et voilà le Ternaire qui revient. On pourrait développer ici le Ternaire. Pour ce qui nous concerne, la dialectique serait-elle la synthèse de la grammaire et de la rhétorique ? Il semblerait que oui. Ils forment un tout dans le trivium.

Arithmétique : Art de calculer, fondé sur la science des nombres rationnels. C'est la partie des Mathématiques qui étudie les propriétés et les relations élémentaires sur les ensembles des entiers et des nombres rationnels.

Géométrie : Science de l'espace. Pour Kant, la géométrie est science de tous les espaces. Pour Russel, c'est la science des ensembles ordonnés à plusieurs dimensions.
Au XVIIe c'est l'équivalent des Mathématiques. Ensemble des sciences qui ont pour objet la quantité et l'ordre. Les Mathématiques concrètes étudient les grandeurs mesurables et particulièrement l'espace et le mouvement.

Astronomie : C'est la science des astres et des corps célestes. Mais au XIIe c'était l'observation des astres et la divination.

Musique : Toujours au XIIe c'est l'art des Muses, c'est à dire l'esprit d'ordre et d'agrément. C'est l'art de combiner les sons d'après des règles, d'organiser une durée avec des éléments sonores.

b. Et voilà, maintenant que nous avons tout défini, qu'en faisons-nous ?

Pour ma part, je pense que je dois, sinon faire, du moins appréhender le cheminement de la philosophie des Maçons opératifs du Moyen Age vers la Maçonnerie spéculative du XVIIIe. Ce faisant, je peux déjà voir que les mots n'ont pas la même signification. L'étude du Trivium va donc me permettre de maîtriser le langage et les mots. Le Quadrivium doit me permettre quant à lui d'appréhender l'universalité du monde. En effet loin des sciences et des découvertes d'aujourd'hui la connaissance médiévale, fondée sur l'observation et le raisonnement ont permis au philosophe de transcender la connaissance et au mystique d'apercevoir Dieu. En effet au XIIe, tout été lié et le « Beau » transcendait l'art et permettait une approche du Divin. « L'Univers apparaît comme une inépuisable irradiation de beautés, comme une capacité diffusante de la beauté originelle, un déversement éblouissant de splendeur ». (U. ECO au sujet de De divinis nominibus du Pseudo-Denys l'Aéropagite). Ainsi, appréhendant l'Universalité, maîtrisant le langage et ayant les fondements communs de la connaissance maçonnique, m'est il permit d'espérer, de marcher dans les traces de mes prédécesseurs. Dépasser la connaissance, chercher la lumière, aller au-delà des dogmes et des apparences, tel est aujourd'hui mon chemin. Il n'est en effet pas facile de quitter les préjugés du XXe, reconnaître le Moyen Age comme porteur de vérités et de lumières. Il faut faire preuve d'humilité, refaire le chemin et retrouver une certaine parole perdue. Cette parole n'est peut être pas maçonnique, du moins pour l'instant, mais l'héritage du passé doit se découvrir avec le langage du passé. Les sens ont changé mais la symbolique reste. Le travail est immense, mais je suis prêt. J'ai conscience que cette planche me pose plus de questions que de réponses, mais les Arts libéraux sont probablement le chemin à parcourir pour changer de dimension et appréhender l'Espace après le plan. Avant de terminer, je veux vous faire-part d'un extrait du Régius découvert sur le Net qui reprend tout cela. Bien des années plus tard, le bon clerc Euclide enseigna le métier de géométrie partout autour, et il fit en ce temps lui aussi, divers métiers en grand nombre. Par la haute grâce du Christ au ciel, il fonda les sept sciences :

  • Grammaire est la première, je le sais.
  • Dialectique la seconde, je m'en félicite.
  • Rhétorique la troisième sans conteste.
  • Musique la quatrième, je vous le dis.
  • Astronomie est la cinquième, par ma barbe.
  • Arithmétique la sixième, sans aucun doute.
  • Géométrie la septième, clôt la liste car elle est humble et courtoise.

En vérité, la grammaire est la racine. Chacun l'apprend par le livre mais l'art dépasse ce niveau.

Comme le fruit de l'arbre vaut plus que la racine ? La Rhétorique mesure un langage soigné et la Musique est un chant suave. L'Astronomie dénombre, mon cher frère, l’arithmétique montre qu'une chose est égale à une autre, la Géométrie est la septième science qui distingue le vrai du faux. Je sais que ce sont les sept sciences, celui qui s'en sert bien peut gagner le ciel. Vénérable Maître je n'ai rien dit. En effet, à cet instant où je croyais ma planche achevée, je me rends compte de mon ignorance. Je n'ai pas évolué depuis déjà quelques mois et mon initiation au grade de compagnon ne m'a rien donné ou plutôt, j'étais dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont point saisie. Alors, comme à chaque fois, je me tourne vers mes F\ M\. L'un me dit ton travail n'est pas génial, un autre, c'est quoi le pas du compagnon ? Un autre encore explore d'autres voies, mais rien n'y fait, aucune clarté ne semble poindre. Parallèlement à tout cela, un maître quittant la loge nous fait découvrir un chemin initiatique des jardins de Versailles. Je crois saisir le sens de ce chemin mais, ce qui me surprend, c'est qu'il faut être compagnon. Sur le moment je ne saisis pas. Je lui fais part de mes doutes et la, il me dit 2 choses :

  1. Ne crois-tu pas que tant de beautés ne soient pas le fruit du Divin ? Tu crois être maître de ton destin mais en fait, tu réagis aux évènements.
  2. Si tu cherches sincèrement et avec ardeur tu trouveras et, ce dans toutes choses. Moi, ce sont les arbres qui me parlent.

Un autre M\ me dit : quoique tu cherches, tu ne rencontreras pas Dieu, il n'y a que le vide. Cherche ailleurs. Mais ou ? Dans la Kabbale, L'Alchimie, La Magie. Qu'importe, cherches et tu trouveras. Oui, mais j'ai peur des ténèbres, je suis la, sur un chemin bien balisé, le long du fil à plomb, et il faut que je m'écarte. Enfin, j'ai dit le mot magique. Je fais 3 pas puis, je m'écarte. Qu'est ce que je voie ? Non pas les ténèbres, mais une étoile à 5 branches avec un G au milieu, une lueur sur le chemin. L'étoile du compagnon, telle celle des Rois Mages va désormais me guider dans ma quête. Je comprends que pour chercher la lumière, il me faut désormais m'écarter du chemin, faire des détours. Je comprends la nécessité des voyages et tels les Compagnons opératifs, il me faut faire mon tour de France. Faisons maintenant un rapide tour de ce que nous a amené l'initiation au grade de Compagnon. D'abord, les 5 voyages :

  1. Les « Sens ».
  1. L'Architecture.
  1. La Science.
  1. Les Philosophes ou Initiés ?
  1. Le Travail.

Vue, Ouïe, Toucher, Goût, Odorat, Dorique, Ionique, Corinthien, Toscan et Composite.

Grammaire, Rhétorique, Logique, Arithmétique, Géométrie, Musique, Astronomie (Tiens, voilà les 7 Arts libéraux).

Moïse, Pythagore, Socrate, Jésus, Confucius. Gloire au Travail.

Dans la littérature maçonnique, ces voyages sont très controversés. En effet, si on se rapproche trop littéralement des choses, cela ne nous apporte rien. De nos jours les personnes sont plus instruites qu'au Moyen Age, voire. Nous ne sommes plus capables de lire les témoignages des Cathédrales. Les jardins de Versailles sont un livre ouvert que peux d'Initiés savent lire, etc.
Pour l'instant, n'allons pas trop loin, les 5 voyages se rapportent à la connaissance qu’au compagnon de lui, de sa loge, de son univers. Il faut qu'il prenne conscience de cela. On lui adjoint en outre le maillet et le ciseau avec les 5 sens, la règle et le levier avec les principaux ordres d'architecture, la perpendiculaire et le niveau avec les 7 arts libéraux, l'équerre avec les grands philosophes et les mains libres pour le travail. On lui montre son étoile avec la lettre G au milieu. Et cela suffit. Le Compagnon, (Je), est (suis) prêt au voyage. Dans cette planche, G c'est peut être la Grammaire. En effet, il faut savoir lire avant de savoir parler. Il faut acquérir un minimum de "science" ou connaissance avant de voyager. Il faut savoir écouter, voir, sentir, goûter pour apprécier et apprendre des voyages qui seront faits. J'ai 5 ans, je dois me perfectionner et apprendre mon métier. L'orateur a insisté sur le rôle de l'étoile flamboyante et de la lettre G. Mais G et Guy ne sont-ils pas la même lettre ? Bien sur on peut y voir le G\ A\ D\ L\U\ , la Géométrie, le Jardin (Garden en Anglais), la maGie, etc. En tout cas tout ce que j'y verrai sera bon pour me perfectionner et de cette connaissance je construirai mon chef d'ouvre. Les 7 arts libéraux, avec le fil à plomb me montrent que la connaissance doit servir à s'élever. Du Cabinet de réflexion à la voûte étoilée le chemin est long, mais c'est le chemin de l'apprenti. Cela veut donc dire que lors de mes voyages, je ne dois oublier ni d'ou je viens ni ou je veux aller. Mon pas de côté n'a qu'un seul dessin, celui de mon libre arbitre. Je dois être curieux du monde mais je dois aussi revenir sur le droit chemin. C'est pourquoi de nouveaux outils me sont donnés, la règle et le levier. Cela veut dire aussi que maintenant je dois découvrir le monde avec mes 5 sens mais ceux-ci doivent être passés par le tamis de l'initiation. Je ne suis plus un homme comme les autres. Le Compagnon est un initié qui poursuit sa quête à l'extérieur de sa loge et, comme l'a dit mon F\ dans les jardins de Versailles : Regarde autour de toi avec l'oïl de l'initié. Apprend le langage des oiseaux. Sans la rectitude et si je n'amplifie pas mes connaissances avec le levier, ma quête restera stérile. La connaissance doit servir au bienfait de l'Humanité. Cette connaissance, que je cherche, je ne doit pas la chercher que pour moi mais aussi pour les autres. Ma quête restera vaine si je ne m'aide pas du levier pour amplifier sa valeur. Aussi, pour ma quête cette maxime je suivrai : Compagnon, L'Etoile flamboyante sur le chemin te Guidera. Le G tu chercheras. Le travail Glorifiera Et, l'ouvre, Grandement, accomplira.

J'ai dit,

V\ M\

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Par X - Publié dans : Planches
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Vendredi 13 décembre 2013 5 13 /12 /Déc /2013 07:36

L'âge Maçonnique ne correspond en rien à la définition habituelle qui est donnée à ce mot dans le monde profane. C'est d'ailleurs une manière spécifique de marquer la rupture avec les normes de ce lui ci : il faut y voir une occasion de plus de détacher l'individu de l'univers quotidien immédiat.

En Maçonnerie l'âge est directement lié au grade du Franc-maçon, cela signifie qu'à chaque degré de l'évolution du Maçon correspond un âge symbolique, décompté en « Trois, Cinq et Sept » ans.

Ces chiffres sont ceux du tombeau de notre maître Hiram : trois pieds de profondeur, cinq pieds de largeur et sept pieds de longueur.

Sur cette planche je vais aborder pour « sept ans et plus » quelques propriétés du nombre sept avec ses mystères dans le temps et l'espace.

Dans la longue suite des chiffres ayant acquis une valeur symbolique au fil des siècles, le « sept » tient une place particulière. Alchimistes, Kabbalistes, ésotéristes s'accordent à lui reconnaître une dimension hors du commun qui, au-delà des sphères hermétiste, n'est pas sans rapport avec sa très bonne réputation dans le monde profane.

Dans les contes et légendes ce nombre exprime les sept états de matière, sept degrés de la conscience, les sept étapes de l'évolution :

- conscience du corps physique : désirs apaisés de façon élémentaire et brutale ;
- conscience de l'émotion : les pulsions se compliquent de sentiment et d'imagination ;
- conscience de l'intelligence : le sujet classe, ordonne, raisonne ;
- conscience de l'intuition : les relations avec l'inconscience se perçoivent ;
- conscience de la spiritualité : détachement de la vie matérielle ;
- conscience de la volonté : qui fait passer le savoir dans l'action ;
- conscience de la vie : qui dirige toute activité vers la vie éternelle et le salut.

Associant le nombre quatre qui symbolise la terre (avec ces quatre points cardinaux) et le nombre trois qui symbolise le ciel, sept représente la totalité de l'univers en mouvement.

Le septénaire résume aussi la totalité de la vie morale, en additionnant les trois vertus théologales « la fois, l'espérance et la charité » avec les quatre vertus cardinales « la prudence, la tempérance, la justice et la force ».

Les sept couleurs de l'arc en ciel et les sept notes de la gamme diatonique révèlent le septénaire comme un régulateur des vibrations, dont plusieurs traditions primitives font l'essence même de la matière.

Sept est le nombre, a-t-on noté d'abord, de l'achèvement cyclique et de son renouvellement. Le monde ayant été crée en six jours, Dieu chôma le septième et en fit un jour saint ; « Le sabbat » n'est donc pas vraiment un repos extérieur à la création, mais son couronnement, son achèvement dans la perfection.

C'est ce qu'évoque la semaine, durée d'un quartier lunaire. Sept désigne la totalité des ordres planétaires et Angéliques, la totalité des demeures célestes, la totalité de l'ordre moral, la totalité des énergies et principalement dans l'ordre spirituel. Il était chez les Egyptiens symbole de vie éternelle.

Sept indique le sens d'un changement après un cycle accompli et d'un renouvellement positif. Les sept différentes étapes sur la voie mystique sont symbolisés par Attar, dans son célèbre poème intitulé Le Langage des Oiseaux, par sept Vallées : la première est celle de la recherche (talab) ; la deuxième est celle de l'Amour (eshq) ; la troisième est celle de la connaissance (ma'rifat) ; la quatrième est celle de l'indépendance (istignâ) ; la cinquième est celle de l'unité (tawhid) ; la sixième celle de l'émerveillement (hayrat) ; et la septième, celle de dénuement (faqr) et de la mort mystique (fanâ).

De fait toutes les civilisations les plus anciennes ont accordé une place à part au nombre sept, lui conférant une aura de plénitude et en faisant quasi unanimement - souvent sans la moindre concertation - le symbole de la perfection et de l'harmonie.

Il était inévitable que la Franc-maçonnerie dans nombre de ses rituels, en fît - avec une constance surprenante quel que soit le rite pratiqué - l'un des nombres les plus évocateurs et chargés de sens.

Pour avoir une vision complète de ce que représente le sept dans la franc-maçonnerie, il suffit de parcourir quelques passages des instructions symboliques pour le grade de Maître :

  • Sept Francs-maçons sont indispensables pour constituer officiellement une Loge : « Trois la dirige, cinq l'éclairent sept la rendent juste et parfaite ».
  • Pour nombre d'auteurs spécialisés, il existe sept symboles initiatiques fondamentaux : les colonnes, le delta lumineux, la pierre cubique, l'étoile Flamboyante, la lettre G, le meurtre d'Hiram, la résurrection du Maître.
  • L'on compte sept vertus Maçonniques : La loyauté, le courage, la patience, la tolérance, la prudence, l'amour et le silence.

Autre image du sept réalisé, en volume cette fois : la pierre cubique ; le carré (le quatre), associée au triangle (le trois), pour donner la pierre cubique à pointe, véritable projection dans l'espace de la forme parfaite qu'était le cube. Dans l'univers Maçonnique, le sept évoque donc la Maîtrise.

En fin revenons à la marche du Maître ; (Après les trois ans de l'apprenti et cinq ans du compagnon). L'âge symbolique du Maître est sept ans. Au Rite Ecossais Ancien et Accepté, contrairement à d'autres rites, son cheminement ne s'arrête pas à ce nombre...il y a un plus au-delà des degrés symboliques, après les pas d'apprenti et compagnon, d'enjamber trois fois le cercueil du Maître. Ces pas sont donc des passages au dessus de l'emblème de la mort physique. Les enjambements symbolisent un « au dessus » de cette mort, voir un au-delà.

Ils indiquent à l'initié un outre passement de la peur de mourir, une préparation au phénomène qu'un Maître doit s'efforcer de surmonter, conscient de son ignorance de pourquoi de la mort et de ce qu'il va devenir après la mort le disparu.

Un anéantissement total ou une autre vie étant des hypothèses métaphysiques invérifiables l'une comme l'autre. Une attention particulière doit être portée sur le dernier pas, exécuté devant le cercueil, face à l'Orient, ce pas est en effet le huitième à partir du premier pas d'apprenti.

De même que les marches de l'Apprenti et du Compagnon sont en concordance avec l'âge symbolique de chacun d'eux, les huit pas du Maître déterminent son âge : Sept ans et plus. Ce « plus » figuré par le huitième pas symbolise le supplément de connaissance initiatique à acquérir par tout Maître Maçon.

Comme il est fort bien dit dans notre rituel « que le Maître Maçon parvenu à la sagesse est en mesure d'approcher la connaissance » et c'est pour approcher cette connaissance que nous sommes là.

J'ai dit.

Source : www.ledifice.net

Par W\ R\ - Publié dans : Planches
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Mercredi 11 décembre 2013 3 11 /12 /Déc /2013 06:59

Ce deuxième travail que je vais vous présenter tentera de traiter du symbolisme de la règle, en corrélation avec mon niveau de connaissance, et de mon interprétation personnelle des différents articles dont j’ai pris connaissance et qui traitent de ce sujet.

Commençons tout d’abord par une définition profane : La règle du latin « regula » est un instrument allongé qui sert à tracer des lignes droites. Elle peut être graduée ou non.

Nous connaissons tous l’utilité de cet instrument dans le monde profane, pour l’avoir utilisé dès notre plus tendre enfance à l’école. Elle permet de tracer une droite et de mesurer une distance. Mais qu’elle est sa raison d’être dans le monde de la franc-maçonnerie ?

Pour répondre à cette question, il est indispensable de dissocier le caractère opératif de l’outil tel qu’il était utilisé en franc-maçonnerie opérative, et son caractère symbolique en maçonnerie spéculative.

Si nous considérons le caractère opératif de cet outil : lorsque la règle est associée au compas, elle permet de réaliser presque toutes les figures géométriques. De la mesure au tracé, la règle est donc un outil indispensable à la réalisation des plans. Lorsque un travail est achevé, elle permet, de par sa mesure, de valider la réalisation en adéquation avec les plans. Elle est donc présente du début à la fin des travaux. A la différence du ciseau qui ne peut tailler la pierre qu’en s’associant au marteau, qui lui fournit l’énergie nécessaire, la règle se suffit à elle-même. Elle est autonome. Pour cette raison, elle est définie comme outil actif.

Si nous considérons le caractères symbolique de cet outil : La règle symbolise en premier lieu la rectitude, associée au verbe « regere » de par sa racine latine « regula », qui signifie diriger. Elle nous permet de suivre la voie : Notre chemin de franc-maçon.

Lorsqu’elle n’est pas graduée, elle symbolise l’infini. Son utilité n’est pas à la mesure, mais au tracé.

La règle nous donne donc le chemin à suivre. Un chemin qui s’étend vers l’infini. Le voyage d’un F\ M\ serait-il donc sans fin ?

Remémorons-nous les paroles du V\ M\ : A chaque clôture des travaux, il nous annonce « Nos travaux sont terminés. De longs et pénibles efforts seront encore nécessaires avant que notre tache soit achevée. La pierre brute est à peine dégrossie. » Ces quelques mots changeront-ils un jour ?

Non, ces paroles sont et resteront à jamais les mêmes. Il semble donc être évident que le but à atteindre est une utopie. Le travail d’un franc-maçon est sans limite. Sa tache ne sera jamais achevée. Alors pourquoi doit-il continuer ?

Parce qu’aucun d’entre nous n’oublie le principe de la franc-maçonnerie qui est énoncé en ces termes dans notre livret d’apprenti : La Franc-maçonnerie travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité » : Amélioration et perfectionnement, deux synonymes qui intrinsèquement n’induisent aucune fin, et il est vrai, que nous espérons tous l’immortalité de l’humanité. Tout est dit dans cette phrase, la fin n’existe pas.

Et, comme nous le savons tous, le rite est un invariant pour chaque atelier. Il est infini, comme la règle, de par son aspect cyclique et son atemporalité. Il se répètera sans cesse identique à lui-même. Mais c’est aussi un guide. Il contient tous les éléments nécessaires, à un franc-maçon. Des éléments qui lui permettront d’avancer, de se perfectionner. En fait, de réaliser son devoir de franc-maçon. Et en faisant le parallèle entre règle et rite, comme la règle est présente dans tous les rites quelque soit l’obédience, on pourrait dire que la règle est une abstraction du rite. La règle peut être identifiée à un méta rite.

De plus, en continuant notre oeuvre hors du temple, nous transmettons la règle au monde profane. De franc-maçon à profane, de profane à profane, elle circule et peu potentiellement s’étendre à l’infini hors du lieu sacré. L’infini s’identifiant à l’ensemble des hommes et femmes présents sur cette terre et à leur descendance. Le franc-maçon doit cependant s’assurer qu’elle est transmise sans erreur. Un peu à l’image de la circulation des mots de semestre, il doit s’assurer que le message transmis revient conforme à celui qu’il a émis. Le retour de profane à franc-maçon est indispensable.

De par sa rectitude, la règle symbolise la direction à prendre, celle de la droiture morale.

De par son caractère infini, elle symbolise l’atemporalité et l’étendue du travail d’un franc-maçon.

Et lorsqu’elle se pare de graduations, elle se divise en 24, à l’identique des heures de la journée. Elle est aussi le produit des quatre premiers nombres entiers (1 x 2 x 3 x 4). Le travail d’un franc-maçon est effectif à toute heure du jour et de la nuit. La règle nous le rappelle encore.

Un franc-maçon doit-il être malheureux pour autant ? Savoir que son travail ne sera jamais achevé. Comme nous l’a dit notre F\ Serge lors de sa planche sur le bonheur : « Le bonheur est dans le prés ». Le bonheur d’un franc-maçon n’est-il pas de se voir tel qu’il est au moment présent ? Le bonheur d’un franc-maçon n’est-il pas de se rendre perfectible, pour pouvoir revenir sans cesse sur ce qu’il est ?

Le grand expert, porte la règle sur son cordon. C’est lui qui a en charge le contrôle de la construction. Elle est associée à l’épée et à l’œil qui voit tout. Le grand expert en est le garant dans le Temple. Nous en sommes les garants dans le monde profane.

Puis lorsqu’elle nous permet de mesurer notre travail. Elle mesure qui nous sommes. Cette mesure se fait à un instant unique : le présent. Un des rares instants ou nous pouvons ressentir le bonheur, le bonheur d’être franc-maçon.

Et si la règle nous dicte notre droiture morale, elle est aussi intérieure. Elle permet donc de se rapprocher de la verticale, de nous recentrer sur nous même en allant à l’essentiel.

En assemblant cette analyse et les réflexions de notre S\ Gisèle, lors sa planche sur « le voyage », et de notre F\ Maxime, lors de sa planche sur « la verticale », nous pouvons en déduire que notre travail de franc-maçon est un voyage intérieur qui suit la droiture morale. Quel est le chemin le plus court ? C’est bien sûr, la ligne droite que nous permet de tracer la règle.

Pour conclure, je voudrais dire que la règle est représentée par son symbole, mais aussi par tous les frères et les sœurs de cet atelier. Pourquoi ? Lorsqu’on me pose la question : « Etes vous franc-maçon ? », je réponds « Mes frères et mes sœurs me reconnaissent comme tel ». Par cette réponse, je sous entends que mes frères et mes sœurs me jugent. Ils jugent que je suis sur la bonne voie, que je suit la règle.

Ce sont les frères et les sœurs de notre atelier qui constituent la règle.

D’ailleurs, au travers de la chaîne d’union, lorsque nous la construisons à l’identique de nos frères du passé, nous contribuons à perpétuer la règle. Sans mes frères et mes sœurs du passé, la règle n’existerait pas, et elle n’existerait pas sans ceux du présent.

Source : www.ledifice.net

Par Frédéric BAR\ - Publié dans : Planches
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Mardi 10 décembre 2013 2 10 /12 /Déc /2013 07:33

« Orient » vient du latin oriens, orientis, participe présent du verbe signifiant « naître », « se lever ». L’orient, c’est la direction où le soleil se lève, d’où, après les ténèbres, renaît chaque jour la lumière. A l’opposé, l’Occident, du latin occidens, « tombant », est la direction ou le soleil disparaît à chaque fin du jour, où la lumière s’arrête. « De l’occident à l’orient ». Trois termes : d’abord, un point de départ. L’occident. C’est le monde manifesté, perceptible par les sens. Ensuite l'Orient, qui, par contraste représente le monde qui ne se révèle qu'à l'esprit. Symboliquement le lieu de la création, de l'origine de toute chose. Enfin, de l’un à l’autre, un chemin peut-être, mais avant tout une direction. Comme l'Orient est l'origine de la lumière physique, la quête initiatique, celle de la lumière métaphysique, (et dont le but est sa propre transformation), doit s'orienter dans cette direction.

L’aspiration à la lumière

L’initiation, mise en mouvement de cette quête, est d’abord rupture, séparation. Elle oppose lumière et ténèbres, monde profane et monde spirituel. La séparation est à mettre en rapport avec la création, qui est, sur le plan mythique, séparation de la lumière d’avec les ténèbres, avant manifestation du monde comme émergence à partir du chaos. Cette séparation est revécue à chaque tenue au début du rituel d’ouverture avec une triple séparation : clôture de l’espace (nous sommes à couvert), clôture temporelle (il est l’heure) et spirituelle (nous avons l’âge). La séparation opérée, l’espace n’est plus uniforme. La polarisation occident orient apparaît. La lumière se pense maintenant par l’idée d’orientation, s’opposant à l’obscurité.

L’orientation de l’espace

De tout temps l’homme a éprouvé le besoin de se relier à un principe primordial. C’est le sentiment « religieux » (je précise «religieux » du verbe « relier », indépendamment de toute religion). L’homme se sent partie intégrante d’un tout qui ne se limite pas à ce qui est perçu par les sens. Pour cela, l’homme structure l’univers physique pour l’orienter, faisant apparaître les signes d’une réalité spirituelle superposant à la réalité physique. Le point d’appui est le centre, point fixe par lequel passe l’axe du monde, et figuré dans nos loges par le fil à plomb qui donne la direction Nadir - Zenith, axe de l’élévation spirituelle. Autour de ce centre, le monde s’ordonne selon deux axes perpendiculaires qui déterminent les quatre directions cardinales. A la structuration de l’espace en deux fois deux, quatre parties (quatre, nombre du monde manifesté), correspond, avec la course du soleil, la division du temps. Le temps, de linéaire, devient cyclique, ordonné suivent les alternances des jours et des saisons. Ainsi, le monde physique n’est plus chaos. Il devient ordonné suivant un tout (espace temps et lois), et peut prendre sens. En occident, l’édifice religieux, en tant que médiation entre l’homme et le monde spirituel, est bâti sur ce modèle. Il est tourné vers l’orient.

La tradition kabbalistique

Le temple maçonnique est lui aussi symboliquement orienté de l’occident vers l’orient. C’est un carré long, un couloir, un chemin, l’axe de la recherche spirituelle. Il s'étend symboliquement « du Zénith au Nadir », « de l'Orient à l'Occident » et « du Septentrion au Midi », c'est à dire qu'il englobe tout l'univers. Après séparation, pour que le temple devienne image du monde spiritualisé, il faut donc l’ordonner spirituellement, l’illuminer. L’initié tourne son regard vers l’orient, et la lumière de l’origine se déploie en suivant le chemin orient - occident. Il y a au départ une toute petite lumière qui jamais, au moins symboliquement, ne s’est éteinte, celle posée sur le plateau du Vénérable Maître. C’est aussi la petite lumière qui a continué de briller en nous et qu’il faut raviver. L’ouverture des travaux représente la propagation de la lumière spirituelle depuis l’orient, qui, par étapes progressives, s’installe, et illumine l’espace physique banal pour en faire l’athanor de transformation de l’initié. Cette propagation de la lumière est illustrée par la tradition ésotérique de la Kabbale. Dans la tradition kabbaliste, tout procède d’un principe unique renfermant tout en puissance. La lumière primordiale de l’infini descend dans le monde pour donner le souffle de vie et illuminer les créatures. En elle-même lumière absolue, hors de portée de l’entendement humain, elle descend, chemine, se déploie et se difracte en prenant la forme de dix réceptacles de lumières, les sefirot, contenant chacun un aspect de la puissance de l’origine accessible à notre compréhension. Ainsi, la lumière descend et vivifie la création. L’arbre des sefirots, composé de trois triangles, est la multiplicité éclairée progressivement par la lumière originelle issue de l’unité (la sefirah Kether), jusqu’à la dixième et dernière sefirah (dite Malkhout), celle du monde manifesté. Cette dernière donne naissance à l’homme complet, termine le cycle et permet le retour de la lumière vers l’origine de tout. C’est le rythme secret du mouvement, la loi dynamique de la manifestation. Dix est le nombre du cycle achevé.

La descente de la lumière dans la loge

Le deuxième et la troisième lumière procédant immédiatement de l’origine sont la pensée créatrice, le logos, et l’Intelligence. Elles forment un premier triangle de lumière, d’ordre ontologique, de l’ordre de la pensée pure, de l’esprit. Hors de portée de notre intellect, nous ne pouvons le percevoir que par le delta lumineux qui nous apparaît à l’Orient. Suivant son cheminement de l’Orient à l’Occident, la lumière descend et éclaire un second triangle de lumière, qui est cette fois la fondation éthique de la vie manifestée, les trois lumières d’ordre moral, afférent à l’individualité humaine, à l’âme. Nous les voyons apparaître sous la forme symbolique des trois grandes lumières : compas, équerre et volume de la loi sacrée. Puis le troisième ternaire éclairé se rapporte à l’action réalisatrice, au corps, à la construction. Nous le voyons apparaître sous la forme des trois piliers qui s’éclairent ; force, sagesse et beauté, en correspondance avec les lumières sur les plateaux des surveillants. Le triple ternaire doit être ramené à l’unité par l’éclairement de la dixième et dernière lumière, situé dans le dernier monde, le monde physique, Alors, l’essence spirituelle, le psychisme et le corps pourront se réunifier en penser, vouloir, et agir. Nous serons aptes à construire. La lumière qui a entièrement illuminé le monde physique pourra revenir vers l’unité. Mais, dans le rituel d’ouverture, aucune lumière physique n’est allumée pour cette dixième et dernière. Mais, est-ce étonnant puisque finalement, il doit s’agir de nous illuminer chacun de nous individuellement ?

La circulation de la parole

Ainsi mis en condition, la lumière va circuler pour que chacun de nous s’enrichisse. La lumière prend alors la forme humaine de la parole. Le monde et la vie apparaissent comme une infinie diversité, un chaos d’éventements et d’actions. Nous filtrons ce chaos de manière telle que seule une potion devienne significative pour nous. Chacun s’est ainsi construit à l’âge adulte son propre système de croyances et de valeurs. Pour s’élever et donc se libérer, il s’agit de s’ouvrir à l’autre à travers sa parole. Pour l’initié, le point de vue de chaque Frère est donc bien une richesse, suivant la phrase d’Antoine de Saint Exupéry. « Si tu diffères de moi mon Frère, loin de me léser, tu m'enrichis ». Il me semble que la parole d’un F\ devient ainsi lumière dans un triple don : D’abord donner la parole ; Ensuite donner sa confiance, en délivrant sa propre vision des choses avec sa raison et son coeur, sans paroles convenues ; Enfin, donner son attention, c’est à dire être réceptif et s’ouvrir à la parole de l’autre, sachant la valeur donnée par sa sincérité. Après, ma vérité n’est plus tout à fait celle d’avant. Mais paradoxalement, c’est d’autant plus la mienne qu’elle n’est le plus produit aveugle des circonstances de la vie, mais qu’elle procède de liens retrouvés. La lumière de l’autre a éclairé mon ombre. C’est la lumière dans le sens de transformation. Le don créé la reliance, le lien véritable. La reliance créé la synthèse qui approche la vérité. La vérité donne l’unité retrouvée dans un acte de création. En maçonnerie, la connaissance n’est pas consignée dans des livres. Elle se transmet avec la tradition en se récréant, en reprenant forme et en se vivifiant dans les esprits des Frères. Symboliquement, c’est une construction. La parole remonte vers l’orient.

Le cycle de la connaissance

Cette polarisation manifeste les deux pôles de l’existence manifestée, qui oppose réceptivité d’une part, et action sur le monde d’autre part. Ou encore imagination et rationalité intellectuelle, rétraction et expansion, introspection, et extérioration, Yin et Yang dans la tradition orientale, etc. Le monde se transforme sans fin sous l’effet de ses deux polarités contraires. Voir l’opposition et le chaos qui en résulte n’est qu’une vision des choses. Pour l’initié, les deux sont tout autant nécessaires l’un que l’autre, et doivent s’ordonner suivant des cycles, puisque tout est respiration et cycle. Pour être en phase avec le monde spiritualisé, il faut s’orienter selon le parcours juste, le cycle de la connaissance, donné par le parcours et le sens des déplacements dans la loge. Tout part de la colonne BOAZ ou l’apprenti reçoit son salaire. L’initié progresse vers l’orient. Il doit être réceptif à la lumière sous la lumière l’éclairage de l’imagination. A partir du concret, c’est l’ouverture aux vérités de nature spirituelle. A l’orient, l’orientation symbolique devient une conversion. De la connaissance lunaire réfléchie, cyclique, imaginative, le regard se tourne vers la connaissance solaire, directe, immédiate. L’initié se transforme. La progression le long de la colonne du midi est l’extériorisation. L’initié devient source de lumière en direction de l’occident. A l’occident, l’initié expérimente confronte sa connaissance au concret du monde manifesté. Il est de retour à son point de départ, mais transformé intérieurement. Le cycle conduit à l’élévation sur l’axe Nadir Zénith, l’axe de l’élévation de la conscience. L’initié est prêt pour un nouveau cycle.

Conclusion : L’approche philosophique.

Pour terminer, je voudrais indiquer quelques éléments de la pensée du philosophe Spinoza. Pour Spinoza, acquérir la liberté est possible en connaissant les lois sous-jacentes du monde et, en se rendant compte de leur nécessité. Contrairement à ce que notre vanité voudrait croire, l’individu a une position subordonnée, mais grâce à son travail, il peut approcher la lumière de l’origine et devenir plus conscient. Il vaut la peine de tendre ses forces vers la libération d’une influence extérieure arbitraire en permettant à notre essence vraie de façonner nos actions et nos vies. Par une prise de conscience active de la connexion de toute chose avec l’Origine, nous devenons nous-mêmes libres parce que notre identité embrasse maintenant un peu plus le Tout et n’est plus un ego étroit, et frustré par ce qui périt et change dans des événements isolés. La liberté est donc une tâche qui exige que nous connaissions précisément notre nature. Connaître notre nature, c’est dire que nous nous comprenons en tant qu’aspect particulier du Tout. Plus nous réussissons à nous libérer des frustrations et des attaches liées à l’ego matériel, plus nous réussissons à nous reconnaître comme intérieurement partie d’une réalité plus globale, plus libres nous sommes.

V\ M\, j’ai dit.

Source : www.ledifice.net

Par X - Publié dans : Planches
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Lundi 9 décembre 2013 1 09 /12 /Déc /2013 06:58

Votre pensée est créatrice des évènements que vous vivez, apprendre à penser juste, c'est en quelque sorte être co-créateur de l'univers. Comment sortir de nos cercles infernaux et changer notre monde me direz-vous ? Nous pensons très souvent à tort et à travers et, notre déséquilibre d'homme se traduit par le déséquilibre de la société. Apprendre à se connaître c'est avant tout connaître ses possibilités. Comment l'être pourrait-il trouver sa place dans la société s'il ne trouve pas sa place en lui-même ? Nous avons pris l'habitude depuis principalement Ie début du siècle, de n'être jamais satisfait. L'augmentation, sans cesse croissante, des attraits de la société de consommation a fait de nous d'éternels insatisfaits. Et, ce conditionnement, dès notre plus jeune âge, fait de nous des créateurs d'énergie négative (-).

Le premier pas à faire dans le processus de la pensée créatrice est donc d'inverser le processus. Arrêtons de pleurer sur nos malheurs qu'ils soient d'hier ou d'aujourd'hui. Encore que bien des êtres pleurent sur ceux de demain. Une attitude de pensée négative entraîne une sorte de cercle infernal dont il est quelquefois bien difficile de sortir. L'attitude juste consiste à inverser le processus pour rétablir la balance car le négatif n'existe pas même si le bonheur n'est pas toujours aussi spectaculaire que le malheur. Il est toujours plus facile de se replier sur soi-même que d'aller vers les autres, de s'ouvrir aux autres, d'aller de l'avant. La pensée négative est avant tout une paresse de l'esprit. Tentez dès aujourd'hui l'exercice inverse, examinez d'abord tout ce qu'il y a eu de (+) dans votre vie et, réjouissez-vous en, laissez cette joie entrer en vous, vous pénétrer : Maintenant examinez les points qui pour vous sont (-) et apprenez à voir la part du (+). Bien sûr cela semble difficile, pour certains points, voir impossible, mais accrochez-vous et chaque jour vous franchirez de nouvelles étapes. Car dans votre vie, chaque point (-), chaque échec vous a amené à prendre conscience de votre erreur, de sa cause et à ne pas renouveler un tel acte. Le sentier initiatique est semblable à un immense escalier, chaque marche a son palier pour vous reposer, pour faire le point, et chaque contre marche est une épreuve nouvelle qu'il vous faut surmonter pour y voir clair, si vous voulez monter pour atteindre la lumière, il vous faudra lever la jambe, accomplir l'effort nécessaire pour passer de marche en marche. Il en est de même pour ces actes que vous jugez comme (-), chacun de ces points est analogue à une marche et il est bien rare quand ce ou ces points n'ont pas amené ou permis un évènement (+).

Ce travail est un examen de conscience. A vous de le mener à terme. Mais pas de triomphalisme, le plus dur reste à faire, car derrière le passé et le futur, il reste le plus difficile à entrevoir : le présent. Et, au risque de me répéter pour certain, je vous redonnerai le vieil adage "le passé n'est rien s'il ne sert à vivre le présent pour construire l'avenir" et, dans le cas qui nous concerne, créer au présent des pensées (+), revient à préparer le futur âge d'or de votre maître intérieur et par la suite de l'humanité. L'être est habitué dès son plus jeune âge à réagir suivant ses instincts ses pulsions, et, l'être ne va pas plus loin. Il faut que vous preniez conscience aujourd'hui que cette pulsion n'est que l'énergie qui permet à l'être de dépasser ce premier stade. Cette notion est vraie à tous les stades de votre vie. La pensée créatrice va puiser son énergie dans la pulsion pour la dépasser et construire... et précisément au moment où tout va mal, il vous faudra vivre ce fait afin de tirer pleinement la leçon. Mais il faut semer dès le début les germes de votre être à venir en pensant vous engendrez le (-) et vous réitérez les erreurs du passé. Il va sans dire que vos débuts dans la pensée créatrice ne seront pas sans rechute. Il est bien difficile, lorsque l'on vient de subir une cassure sentimentale de baigner dans la joie, mais sachez remettre chaque chose à sa place. Essayez de ne voir que le côté (+) de cette rupture ou même, soyez persuadé que tout va s'arranger. Se lamenter ne servira à rien si ce n'est à entériner une situation latente. "J'avais tellement de reconnaissance envers l'univers que j'arrivais à considérer comme positif tout ce qui venait à moi". Faites votre, cette citation d'A. Gide. C'est en luttant contre le (-) que vous vous en débarrasserez. Vous n'avez pas un sou en poche ? Qu'importe !

Regardez autour de vous, combien y a t'il de plaisirs gratuits, de loisirs simples et enrichissants ? Bien sûr, c'est dès le matin qu'il vous faut positiver la journée, reprenez à votre compte la méthode "Coué". "Chaque matin, jour après jour, je vais de mieux en mieux". Obligez votre pensée (+), de même le pire des services que vous pouvez rendre, c'est d'écouter quelqu'un gémir. Au contraire, faites lui entrevoir le côté (+), les solutions qui lui restent et qu'il n'a pas utilisé. Dans chaque situation, arrêtez dès le départ le côté (-) et inversez-le. Cette attitude est valable également pour le monde des autres. Chaque pensée (-) que vous émettez part vers son destinataire, c'est une des raisons qui fait que l'église dogmatique précise que l'acte n’est pas seul en cause et que la pensée est autant fautive et condamnable car elle nuit autant, si ce n'est plus que le passage à l'acte. En bref, n'empoisonnez pas l'aura des gens qui vous entourent Avant de clore momentanément sur ce sujet, j'aimerais aborder le thème de l'Amour - d'une manière succincte - car c'est un thème inépuisable. Je voudrais tout d'abord, vous amener à méditer sur cette citation de St Exupéry : "L'amour, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction". Pensez à construire votre amour, ne le prenez jamais comme un acquis, une finalité. La pulsion qui vous anime au départ, le soi-disant "coup de foudre" est un joli départ, mais c'est avant tout une pulsion, plus elle sera forte, plus l'énergie sera importante mais si vous ne vous en servez pas ce sera comme laisser tourner le moteur de votre voiture à l'arrêt, la batterie se videra.

D'autre part, prenez un temps de recul avant de parler d'amour. Aimer ! c'est avant tout accepter l'autre tel qu'il est et non, essayer de l'amener à penser comme nous. Notre société a le triste record de 50% de divorces ! Combien de ces divorces n'auraient ils pas été évités si nous n'étions pas égoïstes, si nous nous prenions pas pour le centre du monde et si nous apprenions à accepter l'autre tel qu'il est, sans détour, prenons conscience de ce que représente le respect de l'autre. Plus qu'autrui, de par votre position sur la voie initiatique, notre volonté doit être de créer une véritable fraternité humaine, alors soyons en les bâtisseurs et, comme toute bonne charité commence par soi-même, créons nous foncièrement (+), créons autour de nous un véritable champ de vibrations positives et recouvrons en l'humanité, voilà l'esprit du Cénacle ! Voilà l'esprit qui doit vous animer en tant que templier ! Que la paix soit avec vous !

Source : www.ledifice.net

Par X - Publié dans : Planches
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Vendredi 6 décembre 2013 5 06 /12 /Déc /2013 07:08

Je ne m’étais pas rendu compte combien, ce passage à ce grade, dont sur le moment, je n’avais pas saisi toute la complexité, les subtilités, la symbolique, tout ce qui m’était encore donné par mes frères, avait pu me transformer. C’est au moment, où pour la première fois j’ai du plancher en tant que maitre et que j’ai moi même de tout mon cœur voulu partager, comme je tente de le faire avec vous, que j’ai réalisé dans le travail, combien quelque chose avait changé. Cette évolution semblait avoir révélé, exacerbé, comme jamais, ce désir d’« aller plus loin » et de « m’éprouver ». C’était une envie de chercher, où je ne trouvais pour seule réponse que de nouvelles questions. Elle semblaient m’amener vers un essentiel, quelque chose qui ne me « faisait reconnaître » que ce que je semblais déjà connaître, tant certains mots, certains gestes, m’arrêtaient, m’appelaient et qui comme depuis le début de mon initiation, se révélaient grâce au rituel et semblaient éclairer d’une nouvelle lumière tout une partie de mon esprit. Ce grade de maitre dans ma vie, c’était d’abord l’impression d’avoir une nouvelle responsabilité. Nietzsche disait : « Deviens sans cesse, celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi même ». L’impératif de cette phrase ne pouvait que me montrer la direction de ce chemin tendant vers la connaissance et la maitrise de moi même ainsi que l’obligation permanente de travailler sur ma pierre. C’était pour moi également, une nouvelle exigence de tous les instants auprès de ma famille, de mes frères et de l’ensemble des hommes. Cette responsabilité c’était aussi un positionnement, une attitude, une écoute. L’écoute imposée depuis le septentrion et librement souhaitée aujourd’hui. Hiram était un exemple, la perfection du maître maçon qui me montre la voie, ou la voix dans sa parole. Pourtant une question ne cessait de m’habiter. Ces trois compagnons qui ont « trahi », qui ont commis « ce crime inouï », avaient été pourtant ceux qui avait « rendu leurs maitres satisfaits » en tant qu’apprentis. Une nouvelle apparence de l’ambiguïté, de la contradiction semblait se faire jour… Que s’étaient ils donc passé ? Hiram ne les avaient ils pas entendu parmi les 183600 ouvriers du chantier ? Difficilement concevable pour moi. De manière symbolique me disait il, m’enseignait il d’être toujours plus à l’écoute de l’autre ? De chaque singularité ? Et si c’était pour moi maitre maçon une autre chose à écouter ? Hiram, était mort, sa parole était perdue, le rituel d’apprenti m’apprenait que le Maître de la loge « s’illuminait sous la double influence de la raison et de l’imagination », que notre travail purement symbolique nous donnait en plus de la logique une autre façon de penser, de poser des liens grâce à l’analogie. Le Rituel de maitre me disait que je devais recevoir le récit d’Hiram comme une allégorie, que je pouvais concevoir tout ce qui m’était donné, d’une autre façon. Cette parole perdue, ce manque était ce qui semblait faire de moi un être qui cherchait de plus en plus. Mais de manière allégorique et analogique, cette parole per-du n’était elle pas a entendre comme la parole du père. Ce père symbolique qui dirigeait le chantier comme il dirigeait ma vie. Mais ce père n’est plus. Est ce donc là une nouvelle naissance dans un processus d’individuation. « Si vous rencontrez le Boudha, tuez le Boudha, si vous rencontrez le maître tuez le maître » c’est que le maître zen Lin-Tsi inculquait à ses élèves. Une mort bien évidemment symbolique comme celle de notre rituel. Pour lui, cela était un passage essentiel, un changement de direction nécessaire pour trouver sa propre voix(e), prémisse de tout processus d’individuation. Mais cette individuation semblait impliquer un autre devoir : Que dorénavant l’on n’attendait plus de moi la simple exécution d’une pensée de l’autre, donnée, mais la mise en chantier perpétuelle d’une pensée aussi créatrice que singulière. Etre maitre, c’est être à une nouvelle place, comme d’ailleurs ce que nous montra Hiram, une place plus exposée. Une place aussi, qui sous entend une autre façon de se positionner, à la fois parfaitement à travers les 5 points et le relèvement dans une verticalité. Je me suis posé une autre question qui elle aussi a modifiée mon comportement de vie. Et si comme notre père, il s’était sacrifié pour nous, pour nous faire vivre cette expérience de la mort et de la renaissance, pour nous la montrer. Pour ne plus que cela soit lui, mais pour que cela soit nous qui « nous éclairions et nous soutenions dans nos afflictions ». Pour que nous ne contions plus sur lui et que nous puissions donner le meilleur de nous ; pour nous pousser à chercher par nous même davantage. Pour moi, c’était donc dorénavant ce devoir la, de faire au mieux de tout mon cœur, pour être fidèle à une transmission pouvant aller jusqu'au sacrifice absolu. Je recevais aussi, qu’il avait voulu nous montrer à travers un acte fondateur, la vision spiritualiste de la permanence de la personne et à travers elle le triomphe de la vie, de la lumière sur les ténèbres… Cette mort, cette perte me renforçait. Encore un fait qui aurait pu sembler une nouvelle ambiguïté, comment se renforcer d’une perte, mais au contraire qui depuis mon accession à la maitrise, orientait ma pensée vers une autre façon de tout écouter, de tout voir, de tout concevoir. Je choisis ce moment pour faire un écho à cette notion de perte. Depuis le premier instant de mon entrée en maçonnerie, l’on m’a fait perdre mes métaux. Au grade de compagnon, j’ai perdu pour un temps mes frères lors d’un départ aussi émouvant de difficile à vivre. Aujourd’hui je perds (mon père), mon maitre, sa parole et son sacrifice, ces sacrifices m’ont fait prendre conscience de ce qui pouvait me manquer ? En fait que me manque t il vraiment ? Et si cette perte avait été voulue pour me permettre de voir que toutes les ressources étaient déjà en moi, en nous. Sans cette perte, nous nous reposerions en grande partie sur la parole de ce maitre et nous ne pourrions que partiellement nous éveiller intérieurement. Parallèlement quand je relis cette légende, je ne peux être qu’être frappé par la dimension totémique de l’Olivier. S’il n’était pas mort, s’il ne s’était pas sacrifié (comme le Christ) pour nous montrer le chemin, sa présence en nous ne serait pas aussi forte. Le G.A.D.L.U a toujours été la c’est « avec son aide » que j’ai vécu dans ma vie maçonnique mon augmentation, mon élévation et j’ai aussi l’impression que c’est lui qui a placé cet Olivier là, comme tous les autres signes de ma vie qui me font choisir le bon chemin. C’est par sa mort, qu’Hiram se rend encore plus présent dans notre devoir moral de fidélité (symbole de l’olivier à travers le lit de pénélope), d’exemplarité, de parole, de choix qui influenceront dorénavant toutes mes actions. Je pourrais y voir une perte mais par l’esprit, elle se transforme en un plus dans une dualité à unifier et à concevoir. Ce mot perdu, c’est d’accepter en tant que maitre qu’il n’y ait pas de totalité et de perfections absolues possibles (seul dieu peut réaliser cette perfection)… C’est une nouvelle fois accepter cette perte dans notre humilité et l’utiliser pour nous dépasser. Ce mot perdu ne nous dit il pas simplement qu’il nous faut faire au mieux avec ce qui nous a été donné. Cette parole perdue m’a montré combien ce qu’un profane pourrait concevoir dans un manque désespérant était une source de création infinie, pour moi le jeune architecte qui a encore tout à découvrir. J’ai évoqué le devoir et c’est fut pour moi un apport essentiel de la maîtrise. Devoir des serments faits depuis mon initiation : devoir d’être fidèle jusqu'à la mort à mes engagements et à ce que je suis. Devoir aussi dans cet impératif évoqué plus tôt, que cette exigence morale prime sur tout autre chose. Je ne me lancerais pas, car j’en serai bien incapable devant vous mes TCF, sur la résonance de l’impératif catégorique de Kant avec cette légende d’Hiram. Mais dans la pensée de ce philosophe, un point m’a marqué et m’a fait évoluer dans ma vie : c’est cette notion de devoir de ne pas juger. L’on me décrit ces mauvais compagnons, mais pour moi en tant que maitre il m’est impossible de juger de la valeur morale de leur actes, puisque ils ne sont pas devant moi, qu’ils ne peuvent pas eux même parler, et surtout que je ne peux pas personnellement apprécier toutes les motivations de leur actes. J’ai déjà moi même tant de difficulté a juger mes propres actes selon l’équerre, tant le travail d’introspection est difficile et permanent. Il n’est qu’un seul juge, le rituel me l’a montré à deux reprises, et il est en moi et pour me juger moi. Je puis la aussi tirer de cette maitrise un enseignement que pour moi même le plus loin possible de tout préjugés. Je puis me juger moi mais je ne puis quoi qu’ils fassent, que plus aimer les autres en paraphrasant le mot de Marc Aurèle qui disait : « Le propre de l’homme c’est d’aimer ceux qui l’offensent ». Je me suis aussi beaucoup questionné sur cet Acacia. Je ne discourrais pas sur sa symbolique (l’aspect imputrescible et la victoire de la vie éternelle sur la mort, sur le piquant de l’arbre a rapprocher peut être du piquant nécessaire de l’esprit pour la aussi voir les choses autrement, le bois de l’arche d’alliance,…) mais simplement sur une de ces association, celle de la pureté. J’ai été frappé de lire dans le rituel par le 1er surveillant, que les frères qui avaient voyagé, avaient aperçu une tombe, de la terre fraichement remuée, et un acacia qui avait été planté. Cela sous entend pour moi que même les hommes coupables du plus odieux des crimes, ont planté cet acacia…avec sa symbolique. Voulait on que l’on trouve le bien aimé Hiram ? Voulaient ils qu’on les trouve eux même (car cela indique aussi une direction) ? Pour moi cela m’enseigne aussi que même dans le cœur que l’on pourrait juger le plus noir, il y a de la lumière, il y a ce respect de l’humanité. Cela me questionne comme j’en ai parlé sur le jugement ? Sur l’introspection ? Sur ma position, sur une façon différente de voir le monde, sur ce qui peut être (bien ou mal) car il semble toujours que la position juste soit entre ces contrastes, ces pôles, ces directions, que le rituel énonce comme « apparemment opposé » et que la sagesse tente de concilier en « rassemblant » tout ce qui est épars. Depuis ma première planche de maitrise, la parole semblait me dire quelque chose. Notre rituel et Saint Jean me disaient à chaque tenue que tout « a été fait par elle » et que surtout les mots et mon esprit étaient des outils qui me permettaient tous les possibles. Plus je lisais le rituel et plus un autre sens des mots me paraissent pensables. Mais cette parole qui peut tout, portait en elle une nouvelle fois un contraire. Depuis que nous parlons nous avons aussi perdu quelque chose. Car aucun mot ne pourra vraiment exprimer ce que nous sommes et ce que nous voulons. Il nous faut à chaque fois substituer des mots à d’autres mots pour faire passer nos intentions. Enfin cette parole perdue, ne me disait elle pas qu’il n’y avait que des vérités partielles et singulières loin de tout absolu, de toute intolérance. Si cela était le cas, ma position de maitre en loge et dans la vie devait ressembler au compas dans sa souplesse et devait s’éloigner du fanatisme du mauvais compagnon. Tubalcain était le mot de passe, Ce maitre du fer et des alliages, celui qui par cela, avait la « possession du monde », un monde de tous les possibles... Allier les contraires, les sens possibles, Le « tous crussent » de Jean était il un croire ou un croitre pour me montrer le devoir de verticalité du maître, L’Acacia, dont le sens grec est issu d’innocence mais dont le Kacia veut dire le vice donc le contraire) qui existe en tant que vrai ou faux acacia, qui est dur et léger, m’est il connu ou méconnu en un seul mot, pour la encore me pousser a chercher plus loin ? Je n’avais aucune certitude et cela me faisait avancer comme jamais. J’aurais pu vous citer, mes bien aimés frères de nombreux autres questionnements sur le sens des mots qui m’interrogeaient a chaque grade dans notre rituel mais pour ne pas rallonger cette planche je vous redis juste que leur apport allégorique me faisait voir le monde avec un autre regard. Tout cela me semblait me donner une flexibilité, une souplesse, pour trouver ma juste place, entre. Car la place du maitre est d’être entre l’Equerre et le Compas. La rigidité d’une définition donnée, transmise et la souplesse de la création. Quelque part dans un etat de conscience entre l’Etre (Ushin de la philosophie Zen) et le Mushin (vide absolu) entre l’orient et l’occident, entre le nadir et le zénith…entre tous les sens des mots. Le maître est dans un présent entre passé et futur. Dans un cercle dont le centre est partout mais aussi et surtout comme le rituel me la montré sur mon cœur. De ce cœur je puis faire tous les cercles, de toutes les tailles pour repenser tous les « préjugés » du vulgaire. Pénétrer et comme le disait saint Exupéry, « ne voir qu’avec le cœur » le sens des mots car les mots seuls ne suffisent pas a connaître le secret maçonnique et ne pas juger encore une fois dans l’apparence des choses car comme le dit notre rituel « les plus humbles peuvent symboliser les réalisés les plus hautes ». Des le premier instant j’avais été ni nu ni vêtu…dans l’entre deux… Ce sont les 3 grands coups qui m’avaient introduit en loge, et fait recevoir la lumière et ce sont aussi les trois grands coups qui me privaient de mon maitre et donc de sa lumière. Tout pouvait donc prendre un sens et son contraire. Chaque chose pouvait être bonne ou mauvaise… Telle une équerre, avec sagesse c’était à moi de lui donner le sens du bien, de la vertu, de la vérité. En Maître chacune de mes actions doit être inspiré par le cœur. Beethoven disait que « seuls les cœur purs faisaient de bonne soupes »… C’est cette pureté qui me ramène à un autre éclairage du rituel de maitrise à travers le devoir de la sincérité… Sine Cérus, sans cire, tendre vers un miel couleur or, mais sans cire, sans impureté, continuer a persévérer dans ce voyage alchimique plus intérieur et plus spirituel pour arriver a plus de pureté plus d’essentiel. Cette sincérité c’est aussi un écho a cette quête du connais toi toi même permanente. Cette sincérité m’amène à un tout dernier point, le maitre maçon ne se sert pas uniquement de sa parole, il redonne vie à toute chose, par un dire qui est en lien à un acte (les 5 points parfaits et le mot sacré seulement donné la). Il lie son acte à sa parole avec cette sincérité de dire ce qu’il pense et de faire ce qu’il dit. Cela l’inscrit uniquement dans des actes de volonté, de décision, de choix et donc de liberté. Pour conclure, un mot de Pascal à la fin de mon travail, qui résume pour moi la place d’un maitre maçon : « L’homme dans la nature est un néant à l’égard de l’infini, un tout au regard du néant et un milieu entre le rien et le tout… » Ce milieu, cet entre, d’une souplesse que seul ce travail en moi permettra de faire progresser, tout ces changements permis par mes frères font que je peux en paix chercher, me tromper, mourir, mais si je reste fidèle à mon serment d’homme de maçon, des frères me chercheront toujours (Comme les 9 qui m’ont cherché), et me permettront de renaitre et de continuer ce parcours spirituel. Cela a éveillé en moi que je suis une colonne mais je peux m’appuyer sur mes frères, sur les autres colonnes) car ce sont eux, l’autre, les autres qui m’ont fait changer pour aller vers autre chose (« tout est immuable il n’y a que les autres qui vous font changer » disait Descartes). Je peux être vrai avec tous ceux qui m’entourent car quand on devient Maître il y a le voile du DE’B’IR qui se lève, comme le masque de la personnalité. Je peux dire : Je, dans cette démarche personnelle qui ne peux se vivre qu’ensemble. Je peux dire : Je ne sais pas dans cette incertitude du sens mais J’ai le devoir de me positionner. Cela me fait plus chercher, être curieux pour vouloir connaître la suite de cette histoire (que sont devenus ces mauvais compagnons ?) et « aller encore plus loin ». Je peux aussi vous demander pardon pour le coté brouillon de ce texte qui m’a fait aussi trouver et me trouver. Je peux aussi et surtout aimer encore plus et de multiples autres façons et c’est en tout cela que ce grade m’a fait le plus fait évolué.

J’ai dit T\ V\ M\

Source : www.ledifice.net

Par X - Publié dans : Planches
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