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Hauts Grades

l'évangile de la Paix

15 Octobre 2005 , Rédigé par texte apocryphe Publié dans #spiritualité

Et alors beaucoup de malades et des paralytiques vinrent vers Jésus et lui dirent: «Si Tu connais toutes choses, Tu peux nous dire pourquoi nous devons souffrir de tant de maux douloureux. Pourquoi ne sommes-nous pas en santé comme les autres hommes? Maître, guéris-nous afin que nous aussi nous redevenions fortes et que nous ne soyons pas accablés plus longtemps par notre misère. Nous savons que Tu as le pouvoir de guérir toutes sortes de maladies. Libère-nous de Satan et de tous les maux terribles dont il nous navre. Maître, aie pitié de nous!»

Et Jésus leur répondit: «Heureux êtes-vous d'avoir faim de Vérité,  car je vous donnerai satisfaction en vous offrant le pain de la sagesse. Heureux êtes-vous d'avoir frappé, car j'ouvrirai pour vous de vouloir échapper au pouvoir de Satan, car je vous conduirai dans le royaume des anges de Notre Mère, là où le pouvoir de Satan ne peut pénétrer.»

Et grandement surpris, ils demandèrent: Où est Notre Mère et qui sont ses anges? Où se trouve sont royaume?»

«Votre Mère est en vous et vous êtes en Elle. C'est Elle qui vous a enfantés et qui vous a donné la vie. C'est à Elle qui vous êtes redevables de votre corps, et c'est à Elle que vous devrez le rendre un jour. Heureux serez-vous lorsque vous serez arrivés à la connaître, Elle et son royaume, lorsque vous recevrez les anges de votre Mère et lorsque vous vous conformerez à ses lois. Je vous le dis, en vérité, celui qui est arrivé à cela ne verra jamais la maladie, car le pouvoir de votre Mère domine tout. Et il détruit Satan ainsi que son royaume; et la loi de votre Mère régit tous vos corps comme tous les êtres vivants.

»Le sang qui coule dans nos veines procède de notre Mère, la terre. Son sang tombe des nuages, jaillit du sein de la Terre, murmure dans les ruisseaux des montagnes, coule largement dans les fleuves des plaines, dort au sein des lacs et mugit avec force en les mers tempétueuses.

L'air que nous respirons est né du respire de notre Mère, la Terre. Son souffle est azuré dans les hauteurs des cieux, il murmure au sommet des montagnes, susurre au travers des feuilles de la forêt, s'élève comme une houle au-dessus des champs de blé, sommeille dans les vallées profondes, brûle torride dans le désert.

»La rigidité de nos os provient de notre Mère, la Terre, des roches et des pierres. Leurs éléments sont à nu, face au ciel, au sommet des montagnes, ils sont comme des géants qui dorment au flanc des coteaux, comme des idoles sises dans le désert, ils sont également cachés au plus profond du sein de la terre.

»La souplesse de nos muscles est née de la chair de notre Mère, la Terre; cette chair, jaune et rouge, fournit la substance des fruits, nos arbres; elle nous donne aussi la nourriture qui jaillit des sillons des champs.

»Nos viscères sont formés des entrailles de notre Mère, la Terre, et sont cachés à nos yeux ainsi qu'il en est pour les profondeurs invisibles de la terre.

»La lumière de nos yeux, le pouvoir d'entendre de nos oreilles, sont nés des couleurs et des sons de notre Mère, la Terre, car ils nous baignent tout entiers ainsi que le font les vagues de la mer pour le poisson ou les remous de l'air pour l'oiseau.

»Je vous le dis, en vérité, l'Homme est le Fils de la Mère, la Terre, et c'est d'Elle que le Fils de l'Homme doit recevoir la totalité de son corps, de même que le corps du nouveau-né procède du sein de sa Mère. Je vous le dis, en vérité, vous êtes un avec la Mère, la Terre; Elle est en vous et vous êtes en Elle. C'est d'Elle que vous êtes nés, par Elle que vous devez vivre et en Elle que vous devrez enfin retourner. C'est pourquoi, gardez ses lois, car personne ne peut vivre de longues années ni être heureux du moment où il n'honore pas sa Mère et n'en respecte pas les lois.

Car votre souffle est son souffle, votre sang, son sang, vos os ses os, votre chair sa chair, vos entrailles ses entrailles, vos yeux et vos oreilles, ses yeux et ses oreilles.

»Je vous le dis, en vérité, si, une fois seulement, vous négligez de respectez une de ces lois; si vous nuisez, une fois seulement, à l'un des membres de votre corps, vous tomberez impitoyablement dans l'une ou l'autre de vos graves maladies et il y aura des pleurs et des grincement de dents. Je vous le dis, tant que vous ne suivrez pas les lois de votre Mère, vous ne pourrez, dans aucun cas, échapper à la mort. Et celui qui s'attachera à respecter les lois de sa Mère, c'est à celui-là que sa mère s'attachera. Elle guérira tous ses maux et jamais il ne sera malade. Elle lui donnera longue vie, le protégera contre toutes les afflictions et le gardera des atteintes du feu, de l'eau et de la morsure des serpents venimeux. Car c'est votre Mère qui vous a enfantés et c'est Elle qui maintient la vie en vous. Elle vous a donné votre corps et personne d'autre qu'Elle ne vous guérit. Heureux celui qui aime sa Mère et qui se repose en paix sur son sein! Car, même lorsque vous vous éloignez d'Elle, votre Mère vous aime. Et combien plus encore vous aimera-t-elle si vous revenez à Elle. Je vous le dis, en vérité, grand est son amour, bien plus grand que les hautes montagnes, bien plus profond que le mers les plus profondes. Et ceux qui aiment leur Mère ne sont jamais abandonnés par Elle. De même que la poule protège ses poussins, la lionne ses petits, la mère son nouveau-né, ainsi votre Mère, la Terre, protègera le Fils de l'Homme de tous les dangers et de tous les maux.

»Car je vous le dis, en vérité, des maux et des dangers innombrables attendent les les Fils des Hommes. Belzébuth, le prince de tous les démons, la source de tout mal, demeure en attente dans le corps de tous les Enfants des Hommes. Il est source de mort, maître tous les fléaux, et, sous des dehors attrayants, il tente et séduit les Fils des Hommes. Il leur promet richesse et pouvoir, des magnifiques palais, des habits d'or et d'argent, une multitude de serviteurs et toutes choses; il promet encore renommée et gloire, joies sensuelles et luxure, plaisirs de table et vins généreux, vie d'orgies ou jours passés dans la paresse et l'oisiveté. C'est ainsi qu'il séduit chacun en faisant appel à ce pour quoi son coeur a le plus d'inclinaison. Et, du jour où les Fils des Hommes sont devenus tout à fait esclaves de toutes ces vanités et de toutes ces abominations, c'est alors qu'en payement de ces jouissances, il arrache aux Fils des Hommes tous les biens que la Mère, la Terre, leur avait donnés en si grandes abondance. Il les prive de leur souffle, de leur sang, de leurs os, de leurs oreilles. Alors le souffle du Fils de l'Homme devient court et il suffoque; sa respirations devient des plus douloureuses et son haleine empeste comme celles des animaux impurs. Et son sang s'épaissit, répandant une odeur nauséabonde, telle l'eau des marais, il se coagule et noircit, semblable à la nuit de mort.

»Et ses os se déforment, deviennent cassants et couverts de nodosités, leur intérieur se désagrège, alors ils se brisent en deux comme pierre qui tombe sur un rocher. Et sa chair devient grasse et aqueuse, elle se pourrit et se putréfie, il se forme des croûtes et des abcès qui sont affreux. Et ses entrailles se remplissent d'ordure abominables, se résolvant en flots puants de pourriture dans lesquels des légions de vers immondes établissent leur demeure. Et ses yeux s'obscurcissent jusqu'à ce qu'enfin la nuit profonde s'y installe; et ses oreilles sont atteintes de surdité, il y règne le silence du tombeau. Et c'est ainsi qu'enfin de compte le Fils de l'Homme par ses propres erreurs, perd la vie, pour ne pas avoir su respecter les lois de sa Mère et pour avoir accumulé fautes sur fautes. C'est pourquoi tous les dons de sa Mère, la Terre, lui ont été repris; souffle, sang, os, chair,, entrailles, yeux et oreilles, et, finalement, la vie dont la Mère, la Terre, avait gratifié son corps.

Mais si le Fils de l'homme reconnaît ses erreurs, s'il déplore ses péchés et y renonce, s'il revient à sa Mère, la Terre, et si, respectant les lois de sa Mère, la Terre, il se libère des griffes de Satan et résiste à ses tentations, alors la Mère, la Terre, recevra à nouveau le Fils qui s'était égaré dans l'erreur, elle lui prodiguera son amour et lui enverra ses anges qui se mettront à son service. Je vous le dis, en vérité, dès que le Fils de l'Homme résiste à Satan qui demeure en lui et dès qu'il ne fait plus sa volonté, à l'instant même, les anges de la Mère s'établissent en lui afin de le servir de tout leur pouvoir, libérant ainsi les fils de l'Homme de l'emprise de Satan.

»Car personne ne peut servir deux maîtres. En effet, ou l'on sert Belzébuth et ses diables ou bien l'on sert notre Mère, la Terre, et ses anges. On sert la mort ou la vie. Je vous le dis, en vérité, heureux ceux qui suivent les lois de la vie et qui ne marchent pas sur les sentiers de la mort. Car, en eux, les forces de vie s'accroîtront, devenant toujours plus fortes et ils échapperont à l'emprise de la mort.»

Et tous ceux qui étaient auprès de Lui écoutaient ses paroles avec étonnement, car ses paroles étaient pleines de force et il enseignait d'une tout autre manière que les prêtres et les scribes.

Or, bien que le soleil fût maintenant couché, ils ne s'en retournaient pas vers leurs demeures. Ils s'assirent auprès de Jésus et lui demandèrent: «Maître, quelles sont ces lois de vie? Reste plus longtemps avec nous et enseigne-nous. Nous voulons écouter ton enseignement et le retenir afin de pouvoir marcher dans la droiture.»

Alors Jésus s'assit au milieu d'eux et dit: «En vérité, je vous le dirai: personne ne peut être heureux, s'il ne suit la loi.»

Et les autres de répondre: «Nous suivons tous les lois de Moïse, c'est lui qui nous a donné la Loi telle qu'elle est consignée dans nos Saintes Écritures.»

Et Jésus répondit: «Ne cherchez pas la loi dans vos Écritures, car la loi est vie alors que l'Écriture est mort. Je vous le dis en vérité, Moïse n'a pas reçu de Dieu ses lois par l'Écriture, mais par la parole vivante. La Loi est une parole de vie, proférée par le Dieu de vie, transmise à des prophètes vivants pour des hommes vivants. Dans toute chose qui a vie se trouve écrite la Loi. Vous la trouverez dans l'herbe, dans l'arbre, dans la rivière, dans la montagne, dans les oiseaux du ciel, dans les poissons des lacs et des mers, mais cherchez-la surtout en vous-mêmes. Car je vous le dis, en vérité, toutes les chose qui sont douées de vie sont plus près de Dieu que les écrits qui sont privés de vie. Dieu a ainsi fait la vie et toutes les choses vivantes de façon qu'elles soient la parole de vie éternelle et qu'elles enseignent à l'homme les lois du vrai Dieu. Dieu n'a pas écrit ses lois en des pages de livres, mais dans votre souffle, dans votre sang, dans vos os, dans votre chair, dans vos entrailles, dans vos yeux, dans vos oreilles et dans chacune des parties les plus intimes de votre corps. Elles sont présentes dans l'air, dans l'eau, dans la terre, dans les plantes, dans les rayons du soleil, dans les profondeurs et dans les hauteurs. Toutes ces choses vous parlent afin que vous puissiez comprendre la parole et la volonté du Dieu vivant. Malheureusement, vous avez fermé les yeux pour ne rien voir et vous vous êtes bouché les oreilles pour ne rien entendre. Je vous le dis, en vérité, l'Écriture est l'oeuvre de l'homme, tandis que la vie et tous ses hôtes sont oeuvre de notre Dieu. Pourquoi ne prêtez-vous pas l'oreille aux paroles de Dieu qui sont écrites dans ses oeuvres? Et pourquoi étudiez-vous les Écritures dont la lettre est morte, étant oeuvre de la main des hommes?»

«Comment pourrions-nous lire les lois de Dieu ailleurs que dans les Écritures? Où sont-elles donc écrites? Lis-les pour nous là où Tu les vois, car nous ne connaissons pas d'autres Écritures que celles dont nous avons héritées de nos ancêtres. Enseigne-nous les lois dont tu parles, afin qu'après les voir entendues, nous puissions être guéris et justifiés.»

Jésus dit: «Vous ne pouvez comprendre les paroles de vie, parce que vous êtes dans la mort. Les ténèbres obscurcissent vos yeux et vos oreilles sont atteintes de surdité. Cependant, je vous le dis, il ne vous est d'aucun profit d'avoir les yeux fixés sur des Écritures dont la lettre est morte, si, par vos actions, vous donnez un démenti à Celui qui vous a donné les Écritures. Je vous le dis, en vérité, Dieu et ses lois ne sont pas en ce que vous faites. Elles ne sont pas dans la gourmandise et dans la beuverie, pas plus qu'en une vie dissipée dans les excès et dans la luxure, encore moins dans la recherche des richesses et surtout pas en cultivant la haine contre vos ennemis. Car toutes ces choses sont très éloignées du vrai Dieu et de ses anges. Mais toutes ces choses procèdent du royaume des ténèbres et du seigneur de tous les maux. Or, toutes ces concupiscences vous les portez en vous-mêmes; aussi la parole de Dieu et sa puissance ne peuvent entrer en vous à cause de toutes les mauvaises pensées de diverse nature que vous cultivez et de toutes les sortes d'abominations qui ont pris demeure en votre corps et en votre esprit. Si vous voulez que la parole du Dieu vivant et sa puissance arrivent à vous pénétrer, ne souillez ni votre corps ni votre esprit. Car le corps est le temple de l'Esprit, le temple de Dieu. C'est pourquoi vous devez purifier le temple afin que le Seigneur du Temple puisse y prendre sa demeure et y occuper une place digne de lui.

»Et pour fuir toutes les tentations de votre corps et de votre esprit, tentations qui procèdent de Satan, retirez-vous à l'ombre du ciel de Dieu.

»Régénérez-vous vous-mêmes et jeûnez! Car je vous le dis, en vérité, Satan et ses maléfices ne peuvent être chassés que par le jeûne et la prière. Rentrez chez vous et jeûnez dans la solitude, ne laissant voir à personne que vous jeûnez. Le Dieu vivant, Lui, le verra et grande sera votre récompense. et jeûnez jusqu'à ce que Belzébuth et tous ses maléfices vous aient quittés et que tous les anges de notre Mère, la terre, soient venus pour vous servir. Car je vous le dis, en vérité, tant que vous n'aurez pas jeûné, vous ne serez jamais délivrés de l'emprise de Satan et de toutes les maladies qui procèdent de Satan. Jeûnez et priez avec ferveur, aspirant de tout coeur à recevoir la force du Dieu vivant pour en obtenir votre guérison. Durant votre jeûne, évitez les Fils des Hommes et recherchez la compagnie des anges de votre Mère, la Terre, car celui qui cherche avec ferveur trouvera.

»Recherchez l'air pur de la forêt ou celui des champs, car c'est là, dans cette ambiance, que trouverez l'ange de l'air. Déchaussez-vous, quittez vos habits et laissez l'ange de l'air embrasser tout votre corps. puis respirez lentement et profondément afin que l'ange de l'air puisse pénétrer en vous. Je vous le dis en vérité, l'ange de l'air chassera de votre corps toutes les impuretés qui le souillaient extérieurement et intérieurement. Et de la sorte toutes les mauvais odeurs et toutes les impuretés s'échapperont de vous comme la fumée du feu, qui ondule dans l'ail et se perd dans l'océan des cieux. Car je vous le dis, en vérité, saint est l'ange de l'air, il purifie tout ce qui est souillé et transforme en suaves parfums toutes les substances qui répandent une mauvaise odeur. personne ne peut se présenter devant la face de Dieu si l'ange de l'air ne le laisse pont passer. En fait, tout doit être rénové par l'air et par la vérité, car votre corps respire l'air de la Mère, la Terre, et votre esprit respire la vérité du Père Céleste.

»Après l'ange de l'air, recherchez l'ange de l'eau. Enlevez vos souliers et vos habits et laissez l'ange de l'eau embrasser tout votre corps. Abandonnez-vous complètement dans ses bras berceurs et aussi souvent que vous mettez en mouvement l'air par votre respiration, faites également mouvoir l'eau par les balancements de votre corps. Je vous le dis, en vérité, L'ange de l'eau chassera de votre organisme toutes les impuretés qui le souillent tant au dehors qu'au dedans. Et toutes les choses impures ou malodorantes s'écouleront loin de vous, de même que la saleté d'habits lavés dans l'eau de la rivière est emportée avec le courant et se perd dans sa course. Je vous le dis, en vérité, saint est l'ange de l'eau, il purifie tout ce qui est souillé et transforme en parfums suaves toutes les mauvaises odeurs. Personne ne peut se présentes devant la face de Dieu si l'ange de l'eau ne le laisse point passer. En fait, tout doit être rénové par l'eau et par la vérité, car votre corps baigne dans le fleuve de vie terrestre et votre esprit baigne dans le fleuve de la vie éternelle. Car vous recevez votre sang de notre Mère, la Terre, et la Vérité de notre Père Céleste.

Ne vous imaginez pas qu'il soit suffisant que l'ange de l'eau vous embrasse extérieurement seulement. Je vous le dis, en vérité, l'impureté intérieure est encore plus grande que l'impureté extérieure. Or, celui qui se purifie extérieurement tout en restant impur dans son intérieur, ressemble aux sépulcres qui, au dehors, sont revêtus de peintures éclatantes, mais qui, au dedans, sont remplis de toutes sortes d'impuretés et d'abominations. Aussi, je vous le dis, en vérité, souffrez que l'ange de l'eau vous baptise également à l'intérieur afin que vous soyez libérés de tous vos péchés passés: dès lors, vous serez devenus intérieurement aussi pur que l'écume de la rivière qui se joue dans le rayon du soleil.

»Pour ce faire, procurez-vous une grosse calebasse ayant une tige rampante de la longueur d'une homme; videz la calebasse de son contenu et remplissez-la de l'eau de la rivière que le soleil a réchauffée. suspendez la calebasse à la branche d'un arbre, agenouillez-vous devant l'ange de l'eau et souffrez que l'extrémité de la tige de la calebasse pénètre dans votre postérieur afin que l'eau puisse s'écouler par toutes vos entrailles. Puis restez à genoux, sur le sol, devant l'ange de l'eau et priez le Dieu de vie qu'Il vous pardonne tous vos péchés passés et demandez l'ange de l'eau de libérer votre corps de toutes ses souillures et de toutes ses maladies. Alors, laissez l'eau s'écouler de votre corps, en sorte qu'avec elle, soit éliminé de votre intérieur tout ce qui procède de Satan, tout ce qui est impur et malodorant. Et, avec vos yeux, vous verrez et avec votre nez, vous sentirez toutes les abominations et les impuretés qui salissaient le temple de votre corps et en même temps vous vous rendrez compte de tous les péchés qui habitaient en vous et vous tourmentaient de toutes sortes de maux. Chaque jour de votre jeûne, renouvelez ce baptême d'eau et persistez jusqu'au jour où vous verrez que l'eau qui s'écoule de votre corps et aussi pure que l'écume de la rivière. Alors plongez votre corps dans la rivière aux flots mouvants, et là, dans les bras de l'ange de l'eau, remerciez le Dieu vivant qui vous a libéré de vos péchés. Et ce saint baptême par l'ange de l'eau signifie: Renaissance à une vie nouvelle. Car, dès lors, vos yeux verront et vos oreilles entendront. En conséquence, après de baptême, ne péchez plus afin qu'en toute éternité, les anges de l'air et de l'eau puisse habiter en vous et vous servir à toute heure.

» Et si, après cela, il demeure en vous encore quelques traces d'impuretés, étant donné vos péchés antérieurs, faites appel à l'ange de la lumière solaire. Déchaussez-vous, dévêtez-vous et souffrez que l'ange de la lumière solaire embrasse tout votre corps. Alors respirez longuement et profondément afin que l'ange de la lumière puisse pénétrer en votre intérieur. Alors l'ange de la lumière chassera de votre corps toutes les choses nauséabondes et impures qui vous souillent extérieurement et intérieurement. Et tout ce qui est impur et malodorant s'éloignera de vous, telle l'obscurité  de la nuit qui se dissipe devant l'éclat du soleil naissant. Car je vous le dis, en vérité, saint est l'ange de la lumière, il purifie et chasse toute impureté et i1 transforme en parfums suaves toutes les mauvaises odeurs. Personne ne peut se présenter devant la face de Dieu si l'ange de la lumière ne le laisse point passer. En fait, tous doivent être enfantés encore une fois par le soleil et par la vérité, car votre corps est réchauffé par les rayons du soleil de votre Mère, la Terre, tandis que votre esprit est embrasé par la lumière solaire de vérité de votre Père céleste.

 Les anges de l'air, de l'eau et du soleil sont frères, ils ont été donnés au Fils de l'Homme pour son service et afin qu'il puisse toujours faire appel à l'un ou à l'autre.

Pareillement saint est leur embrassement. Ils sont des enfants indivisibles de votre Mère, la Terre ; en conséquence, ne séparez pas ceux que le ciel et la terre ont unis. Que ces trois anges frères puissent vous adombrer chaque jour et qu'ils demeurent avec vous tout le temps de votre jeûne.

Car je vous le dis, en vérité, le pouvoir des démons, tous les péchés et toutes les souillures quitteront en hâte le corps qui est adombré par ces trois anges. De même que les voleurs s'enfuient d'une demeure abandonnée à l'arrivée du maître de maison,l'un prenant là fuite par la porte, l'autre par la fenêtre, le troisième par le toit, chacun s'échappant là où il se trouve et comme il le peut, de même s'enfuiront de votre corps tous les démons de la maladie, tous vos péchés passés, toutes les impuretés et tous les maux qui souillent le temple de votre corps. Lorsque les anges de la Mère, la Terre, ont pris possession de votre corps à tel point que les Seigneurs du Temple puissent y venir à nouveau, alors toutes les odeurs nauséeuses quitteront en hâte votre corps, que ce soit par la respiration ou par la peau ; les eaux corrompues s'en iront par votre bouche et par votre peau, par votre anus et par vos parties sexuelles. Et toutes ces choses vous les verrez avec vos yeux, vous les sentirez avec votre nez et vous les toucherez avec vos mains. Et lorsque tous les péchés et toutes les impuretés s'en seront allés loin de votre corps, alors votre sang deviendra aussi pur que le sang de votre Mère, la Terre, telle l'écume du torrent qui joue dans le rayon de soleil. Et votre souffle deviendra aussi pur que l'odorant parfum des fleurs, votre chair aussi pure que la chair des fruits rougissant parmi les feuilles des arbres ; la lumière de vos yeux sera aussi claire et brillante que l'éclat du soleil resplendissant dans le ciel bleu. Et alors, tous les anges de la Mère, la Terre,  seront à votre service. Et votre souffle, votre sang,  votre chair ne feront plus qu'un avec le souffle,  le sang et la chair de la Mère, la Terre ; alors  votre esprit pourra devenir un aussi avec l'Esprit  de votre Père céleste. Car, en vérité, personne  ne peut atteindre le Père céleste si ce n'est au  travers de la Mère, la Terre ; de même que le  nouveau-né ne peut comprendre l'enseignement  de son père tant que sa mère ne lui a pas donné  le sein, qu'elle ne l'a pas baigné, dorloté et mis dans son berceau pour dormir après avoir été nourri. Car, la place de l'enfant, lorsqu'il est encore en bas âge, est auprès de sa mère et il doit obéissance à sa mère. Mais dès que l'enfant a grandi, son père le prend avec lui afin qu'il travaille aux champs à ses côtés, et l'enfant ne revient vers sa mère qu'à l'heure du dîner et du souper. C'est alors que son père lui donne son enseignement afin qu'il devienne habile dans les œuvres de son père. Et lorsque le père voit que son fils a compris ce qui lui a été enseigné et qu'il accomplit parfaitement son ouvrage, il lui donne tous ses biens afin qu'ils deviennent la propriété de son fils bien-aimé et afin que ce fils puisse continuer l'œuvre de son père.

»Je vous le dis, en vérité, heureux est ce fils qui suit les conseils de sa mère et qui se comporte en conséquence. Mais cent fois plus heureux est ce fils qui accepte et se comporte selon les conseils de son père, car il vous a été dit : « Honore ton père et ta mère afin que tes jours soient prolongés sur cette terre ». Et je vous dis, Fils de l'Homme : « Honorez votre Mère, la Terre, et gardez toutes ses lois afin que vos jours soient prolongés sur cette terre et honorez votre Père céleste afin que vous héritiez de la vie éternelle dans le ciel. Car le Père céleste est cent fois plus grand que tous les pères par la génération et par le sang ; de même la Mère la Terre est plus grande que toutes les mères par la chair. Et, aux yeux de son Père céleste et de sa Mère, la Terre, le Fils de l'Homme est encore bien plus cher qu'il ne l'est aux yeux de son père par le sang et par la génération et à ceux de sa mère par la chair. Et, bien autrement remplies de sagesse sont les paroles et les lois de votre Père céleste et de votre Mère, la Terre, que ne le sont les paroles et la volonté de tous vos pères par le sang et par la génération et de toutes vos mères par la chair. Et, d'infiniment plus grande valeur est l'héritage de votre Père céleste et de votre Mère, la Terre : le royaume de vie tant terrestre que céleste ; héritage préférable à tous ceux que peuvent vous laisser vos pères par le sang et par la génération et vos mères par la chair.

»Et vos vrais frères sont ceux qui font la volonté de votre Père céleste et de votre Mère, la Terre, et non vos frères par le sang. Je vous le dis, en vérité, vos vrais frères, selon la volonté du Père céleste et selon celle de votre Mère, la Terre, vous aimeront mille fois plus que vos frères selon le sang. Car depuis les jours de Caïn et Abel, où des frères selon le sang transgressèrent la volonté de Dieu, il n'y a plus de vraie fraternité par le sang. Et des frères se conduisent à l'égard de leurs frères comme envers des étrangers. C'est pourquoi je vous dis d'aimer vos vrais frères en la volonté de Dieu, mille fois plus que vos frères selon le sang.
 

CAR VOTRE PÈRE CÉLESTE EST AMOUR.   CAR VOTRE MÈRE, LA TERRE, EST AMOUR.   CAR LE FILS DE L'HOMME EST AMOUR.

C'est par l'amour que le Père céleste, la Mère, la Terre, et le Fils de l'Homme sont un. Car  l'esprit du Fils de l'Homme procède de l'Esprit du  Père céleste et son corps de sa Mère, la Terre. En  conséquence, soyez parfaits tel l'esprit de votre Père céleste et tel le corps de votre Mère la Terre. Aimez donc votre Père céleste comme II aime  votre esprit. Et, pareillement, aimez votre Mère, la Terre, comme Elle aime votre corps. Aimez de même vos vrais frères comme votre Père céleste et votre Mère, la Terre, les aiment. Et alors, votre Père céleste vous donnera son Esprit-Saint et votre Mère, la Terre, son Corps Saint. C'est alors que les Fils des Hommes, comme de vrais frères, auront de l'amour les uns pour les autres, amour tel qu'ils l'ont reçu de leur Père céleste et de leur Mère, la Terre ; c'est alors qu'ils deviendront les uns pour les autres de vrais consolateurs. Alors seulement disparaîtront de la terre tous les maux et toutes les tristesses, et alors, sur terre, régneront l'amour et la joie. La terre alors sera devenue semblable aux cieux et le règne de Dieu arrivera. Et le Fils de l'Homme viendra aussi dans toute sa gloire pour prendre possession de son héritage : le royaume de Dieu. Et alors, les Fils des Hommes partageront leur héritage divin, le royaume de Dieu. Car les Fils des Hommes vivent dans le Père céleste et dans la Mère, la Terre, et le Père céleste et la Mère, la Terre, vivent en eux. Et alors, avec le royaume de Dieu, viendra la fin des temps. Car l'amour du Père céleste donne à tous la vie éternelle dans le royaume de Dieu. Car l'amour est éternel. L'amour est plus fort que la mort.

Alors que je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l'amour, je suis comme l'airain qui résonne ou comme la cymbale qui retentit. Alors que je prédirais l'avenir et bien que je connaîtrais tous les secrets et toute la sagesse et quand j'aurais une foi forte comme la tempête qui soulève les montagnes de leurs bases, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. Et même, si je distribuais tous mes biens aux pauvres, pour les nourrir, et encore si je leur donnais tout le feu que j'ai reçu de mon Père, si je n'ai pas l'amour, je n'en retire ni profit ni sagesse. L'amour est patient, l'amour est doux, l'amour n'est pas envieux, il ne fait pas le mal, ne connaît pas l'envie ni la dureté, jamais égoïste, il est lent à la colère, il n'imagine pas le mal, ne se réjouit pas dans l'injustice, mais trouve sa joie dans la justice ; l'amour explique tout, l'amour croit tout, l'amour espère tout, l'amour supporte tout, jamais il ne se lasse ; par contre, pour ce qui est des langues elles cesseront et pour ce qui est de la connaissance elle disparaîtra. Pour le moment, nous avons des parcelles d'erreur et de vérité, mais une fois arrivée la plénitude de la perfection, ce qui n'est que partiel sera effacé. Lorsque l'homme était enfant, il parlait comme un enfant, comprenait comme un enfant, mais une fois parvenu à l'âge d'homme, il abandonne toutes ces vues enfantines. Or, maintenant nous voyons à travers un verre sombre et par le moyen de maximes obscures. Actuellement, nos connaissances sont fragmentaires, mais lorsque nous serons parvenus devant la face de Dieu, nous ne connaîtrons plus partiellement, mais en totalité, étant enseignés par Lui. Et maintenant, ces trois choses demeurent : la, foi, l'espérance et l'amour, cependant la plus grande des trois est l'amour. 

Et, pour l'heure, grâce à l'assistance du Saint- Esprit de notre Père céleste, je vous parle le  langage de vie du Dieu vivant. Il n'y en a point encore parmi vous qui puissent comprendre tout ce que je vous dis. Ceux qui vous expliquent les Ecritures vous parlent en langage mort des hommes, au travers de leur corps malade et mortel. C'est pourquoi tous les hommes peuvent les comprendre, car tous les hommes sont malades et tous sont dans la mort. Aucun ne perçoit la lumière de vie. Des aveugles conduisent des aveugles sur les noirs sentiers du péché, de la maladie et de la mort, aussi, en fin de compte, tous, ils tombent dans la fosse de la mort. 

Je suis envoyé par le Père afin de faire briller devant vous la lumière de vie. La lumière s'éclaire elle-même et dissipe les ténèbres, tandis que les ténèbres se connaissent seules et ignorent la lumière. J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas encore les comprendre. Car vos yeux sont affaiblis par les ténèbres et la pleine lumière du Père céleste vous rendrait aveugles. C'est pourquoi vous ne pouvez pas encore comprendre tout ce que je vous dis concernant le Père céleste qui m'a envoyé vers vous. En conséquence, suivez premièrement les lois de votre Mère, la Terre, lois dont je vous ai déjà entretenus. Et lorsque ses anges auront purifié et renouvelé vos corps et lorsqu'ils auront fortifié vos yeux, alors vous serez capables de supporter la lumière de notre Père céleste. Lorsqu'il vous sera possible de fixer sans broncher l'éclat du soleil de midi, vous pourrez regarder la lumière aveuglante de votre Père céleste, lumière qui brille mille fois plus que l'éclat d'un millier de soleils. Or, comment pourriez-vous contempler la lumière aveuglante de votre Père céleste, alors que vous ne pouvez pas même supporter l'éclat du soleil flamboyant ? Croyez-moi, le soleil est comparable à la flamme d'une bougie à côté du soleil de vérité de votre Père céleste. C'est la raison pour laquelle, ayez seulement la foi, l'espérance et l'amour. Je vous le dis, en vérité, vous ne manquerez pas de recevoir votre récompense. Si vous croyez à mes Paroles, vous croyez aussi à Celui qui m'a envoyé, à Lui qui est le Seigneur de tous et en qui toutes choses sont possibles. Car tout ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu, et avec Dieu.    Si vous croyez aux anges de la Mère, la Terre, et si vous respectez leurs lois, votre foi vous soutiendra et vous ne verrez jamais la maladie. Ayez en outre la foi en l'amour de votre Père céleste, car celui qui met sa confiance en Lui, ne sera jamais déçu et ne verra pas même la mort. Aimez-vous les uns les autres, car Dieu est amour et c'est ainsi que Ses anges connaîtront que vous marchez dans Ses sentiers. Et alors, tous Ses anges viendront à vous et vous serviront. Et Satan, avec tous ses péchés, toutes ses maladies et toutes ses impuretés quittera votre corps. Allez, renoncez à vos péchés, faites repentance vous-mêmes, baptisez-vous vous-mêmes afin que vous puissiez renaître et ne plus jamais pécher. »

Alors Jésus se leva. Cependant tous les autres restaient assis, car chacun était pénétré par le pouvoir de sa parole. Les nuages s'étant séparés, la pleine lune apparut en ce moment et Jésus fut baigné dans cette lumière. Et, de sa chevelure, des étincelles jaillissaient en l'air, et II se tenait au milieu d'eux dans la lumière lunaire, semblant planer au-dessus du sol. Or, personne ne bougeait ni même ne proférait un son. Et personne ne se rendait compte de la durée du temps qui s'écoulait, car le temps demeurait immobile. Alors Jésus, étendant ses mains sur eux, leur dit: «La Paix soit avec vous ! »

Et c'est ainsi qu'il les quitta aussi doucement que la brise légère balance les feuilles des arbres.  Et pour un long temps, tous les assistants restèrent tranquillement assis, puis, dans le silence, les uns après les autres, ils reprirent conscience comme des hommes se réveillant d'un long rêve. Mais personne ne voulait s'en aller, comme si les paroles de Celui qui les avait quittés résonnaient encore à leurs oreilles. Et ils restaient assis comme écoutant une merveilleuse musique. A la fin, cependant, l'un deux dit avec une certaine crainte : « Comme il est bon d'être ici. » Un autre ajouta: «Si seulement cette nuit pouvait durer éternellement. » Et d'autres encore : « Si seulement II voulait toujours demeurer avec nous. »

»C'est bien le messager de la vérité envoyé par Dieu, car il a semé l'espérance en nos cœurs. » Et personne ne désirait retourner à la maison, ils disaient : « Je ne rentre pas chez moi où tout est sombre et sans joie. Pourquoi faudrait-il revenir à la maison où personne ne nous aime ? »

Et c'est ainsi qu'ils parlaient entre eux, car, tous, ils étaient plus ou moins pauvres, boiteux, aveugles, estropiés, mendiants, sans foyer, méprisés à cause de leur misère ; celle-ci suscitait un mouvement de pitié, leur permettant de trouver refuge pour quelques jours dans certaines maisons. Il y avait même certains d'entre eux qui possédaient ces deux choses : maison et famille et cependant ils disaient : « Nous aussi, nous voulons demeurer avec vous. » Car chacun sentait que les paroles de Celui qui s'en était allé unissaient la petite compagnie par des liens invisibles. Et tous sentaient qu'ils venaient de vivre une nouvelle naissance. Et bien que la lune fût voilée par les nuages, ils voyaient devant eux un monde lumineux. Et dans les cœurs de tous ces hommes s'épanouissaient de merveilleuses fleurs, d'une beauté sublime : les fleurs de la joie. Et lorsque les lumineux rayons du soleil apparurent à l'Orient, tous ils perçurent que c'était le soleil annonçant la venue du royaume de Dieu. Et, le visage rayonnant de joie, ils s'en allèrent à la rencontre des anges de Dieu. Et beaucoup d'impurs et de malades suivirent les conseils de Jésus et se rendirent sur le bord de la rivière aux flots mouvants. Ils se déchaussèrent et se dévêtirent ; ils jeûnèrent, abandonnant leurs corps aux anges de l'air, de l'eau et des  rayons du soleil. Alors les anges de la Mère, là  Terre, les embrassèrent, prenant possession de  leurs corps tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Et  chacun d'eux vit ses maux, tous ses péchés et toutes ses impuretés le quitter en toute hâte. Et l'haleine de quelques-uns devint aussi nauséabonde que les matières qui s'échappent des intestins; d'autres eurent un flux de salive abondant et ils vomirent de leur intérieur des détritus nauséeux et impurs. Toutes ces impuretés s'écoulaient de leur bouche, chez quelques-uns l'écoulement avait lieu par le nez, chez d'autres par les yeux et les oreilles. Et beaucoup répandaient une sueur infecte et abominable qui filtrait par tous les pores de leur peau. Et sur plus d'un membre se formèrent d'énormes abcès cuisants, donnant passage à un pus malodorant ; et, du corps de certains malades, s'écoulait une urine abondante tandis que, chez beaucoup d'autres, l'urine était épaissie, aussi dense que du miel d'abeilles, chez d'autres encore, elle était presque rouge ou noire ou de la consistance assez semblable à la boue des rivières. Et la plupart expulsaient de leurs intestins des vents putrides, semblables aux souffles des démons. Et la puanteur qu'ils dégageaient devint telle qu'aucun d'eux ne pouvait la supporter. Et lorsqu'ils se baptisèrent eux-mêmes, l'ange de l'eau entra dans leur corps; il s'en écoula alors toutes les abominations et toutes les impuretés de leurs péchés passés; et, de même une cascade qui descend de la montagne, ainsi de leurs corps s'écoulaient, dures ou molles, d'abondantes abominations. Or le sol où ces flux s'étaient répandus fut souillé, et si grande fut la puanteur que personne ne put rester en cet endroit. Et les démons quittèrent leurs entrailles sous la forme d'innombrables vers qui grouillaient dans le limon pollué par toutes ces excrétions intérieures. Et ils se tordaient de rage impuissante, furieux d'avoir été ainsi expulsés des entrailles des Fils des Hommes par l'ange de l'eau. Et alors, sur ces vers, s'appliqua le pouvoir de l'ange du soleil ; ils périrent  là en des contorsions désespérées, à terre, écrasés  sous les pieds de l'ange du soleil. Et tous les assistants tremblaient de terreur lorsqu'ils virent toutes ces abominations de Satan dont les anges les avaient délivrés. Alors, ils rendirent grâce à Dieu  qui leur avait envoyé ses anges pour leur salut.

Et il y en avait quelques-uns qui étaient tourmentés par des maux terribles dont ils ne pouvaient se débarrasser; et ne sachant que faire, ils décidèrent d'envoyer un messager vers Jésus, car  ils désiraient ardemment l'avoir au milieu d'eux.

Et lorsque deux d'entre eux s'en furent allés pour le quérir, ils virent Jésus qui s'approchait sur la berge de la rivière. Et alors, leurs cœurs furent remplis d'espérance et de joie lorsqu'ils entendirent Sa salutation; « La Paix soit avec vous !

Et nombreuses étaient les questions qu'ils désiraient Lui poser, mais à leur grand étonnement, ils ne purent commencer la discussion, car aucune idée ne venait à leur esprit. Alors Jésus leur dit : « Je suis venu parce que vous aviez besoin de  moi. » Et l'un d'eux s'écria : « Maître, nous avons un urgent besoin que Tu viennes pour nous libérer  de nos maux. Alors Jésus leur parla en paraboles : «Vous êtes semblables au fils prodigue qui, pendant de nombreuses années, s'adonna aux festins et à la boisson et qui, avec des amis, passa toutes ses journées dans la débauche et le libertinage. Et, chaque semaine, sans que son père en eût connaissance, il contractait de nouvelles dettes, gaspillant le tout en quelques jours. Les usuriers cependant lui avançaient toujours de nouvelles sommes, parce que son père possédait de grandes richesses et payait chaque fois les dettes de son fils. Et c'est en vain que le père par de doux reproches, avait essayé de reprendre son fils ; celui-ci ne tint jamais compte des remontrances de son père qui le supplia en vain de bien vouloir renoncer à ses débauches toujours nouvelles et d'aller dans les champs pour surveiller le travail des serviteurs. Chaque fois le fils promettait tout ce qu'on lui demandait dans 1'espoir que ses anciennes dettes fussent soldée; mais le jour suivant, il recommençait de plus belle. Et, pendant plus de sept années, le fils continua sa vie déréglée. A la fin, cependant, le père perdit patience et refusa de payer aux usuriers les dettes de son fils. « Si je continue à payer chaque fois, se dit-il, il n'y aura point de fin aux péchés de mon fils. » Alors les usuriers furent grandement déçus, ils se saisirent du fils pour en faire leur esclave, afin que, par son travail journalier,il puisse leur rembourser tout l'argent qu'ils lui avaient avancé. Dès lors, festins, beuveries et excès eurent une fin.

»Depuis le matin jusqu'au soir, à la sueur de son front, le fils devait arroser les champs et, à la suite de ce travail, dont il n'avait nullement l'habitude, tous ses membres lui faisaient mal. Et il dut vivre de pain sec, n'ayant pour l'amollir que ses larmes. Et après avoir terriblement souffert de la chaleur et de la fatigue durant trois jours, il dit à son maître : « Je ne puis plus travailler, car tous mes membres sont douloureux. Combien de temps comptez-vous me tourmenter ? — Jusqu'au jour où, par le travail de vos mains, vous m'aurez remboursé toutes vos dettes, et lorsque sept ans se seront écoulés, vous serez libre. » Et le fils, désespéré, répondit en pleurant : «Mais je ne pourrai jamais supporter cette vie plus de sept jours. Ayez pitié de moi, car tous mes membres me brûlent et me font mal ! » Et le méchant usurier l'apostropha : « Avance à l'ouvrage ; si pendant sept armées tu as pu dissiper tes jours et tes nuits en débauches, maintenant tu dois travailler durant sept ans. Je ne te pardonnerai rien tant que tu ne m'auras pas remboursé toutes tes dettes jusqu'à la dernière drachme. » Et le fils, avec ses membres brisés par la douleur, s'en retourna désespéré aux champs pour continuer son travail. Lorsque vint le septième jour, jour du sabbat, durant lequel personne ne travaille dans les champs, à peine pouvait-il se tenir sur ses  pieds, telles étaient ses douleurs et sa faiblesse.

»Alors le fils rassembla ce qui lui restait de  force et se rendit en chancelant à la demeure de son père. Et, se jetant aux pieds de son père, il lui  dit : « Père, pour cette fois, crois-moi et pardonne toutes mes offenses contre toi. Je te fais serment que jamais plus je ne vivrai dans la débauche et que je serai un fils obéissant en toutes choses. Délivre-moi des griffes de mon oppresseur. Père regarde et vois mes membres douloureux et n'endurcis point ton cœur. » Alors les larmes vinrent  aux yeux du père, et il prit son fils dans ses bras et dit : « Soyons dans l'allégresse, car aujourd'hui une grande joie nous est donnée, mon fils  bien-aimé, que j'avais perdu, est enfin retrouvé. » Et il le vêtit des plus beaux vêtements et, tout le long du jour, ils furent dans la joie. Et dès le matin du jour suivant, le père donna à son fils un sac d'argent pour qu'il puisse s'acquitter de toutes ses dettes contractées envers ses créanciers. Et lorsque le fils revint à la maison, le père lui  dit : « Mon fils, vois combien il est facile par une vie de débauche de contracter des dettes pour sept  années, mais leur payement est difficile et ne se solde que par sept ans de dur labeur.  - Père, il est déjà très dur de devoir les solder par un travail de sept jours seulement. » Alors son père lui fit cet avertissement, disant : « C'est pour cette fois uniquement qu'il t'a été permis de payer tes dettes en sept jours en lieu et place de sept années, le reste t'a été remis. Mais prends bien garde à  l'avenir de ne pas contracter de nouvelles dettes. Car je te le dis en vérité, ton père ne te pardonnera pas encore une fois tes dettes parce que tu es son fils. En effet, pour toute dette nouvelle, tu  aurais à travailler durement pendant sept années pour t'en acquitter ainsi qu'il est commandé dans nos lois. »

»Mon père, à partir de ce jour, je serai ton fils obéissant et aimant et je ne contracterai plus aucune dette, car j'ai appris combien il est dur de les payer. »

»Alors il se rendit dans le champ de son père et surveilla chaque jour le travail des laboureurs de son père. Et, jamais, il ne fit travailler durement les ouvriers, car il se rappelait le temps de son propre dur labeur. Et les années passèrent, et, grâce au travail de ses mains, la fortune de son père s'accroissait chaque jour, car la bénédiction de son père était sur son travail. Or, petit à petit, le fils rendit à son père dix fois plus que ce qu'il avait gaspillé durant ses sept années de débauche. Et lorsque le père eut constaté que son fils traitait humainement les ouvriers et prenait soin de tous ses biens, il lui dit : « Mon fils, je vois que mes biens sont en de bonnes mains. Je te donne tous mes troupeaux, ma maison, mes terres et mes trésors. Que toutes ces choses constituent ton héritage; continue à le faire fructifier afin que je puisse me réjouir en toi. » Et lorsque le fils eut pris possession de l'héritage de son père, il remit leurs dettes à tous les débiteurs qui ne pouvaient s'en acquitter, car il n'avait pas oublié qu'à lui aussi sa dette avait été remise alors qu'il ne pouvait la payer. Et Dieu le bénit, lui octroyant une longue vie, avec beaucoup d'enfants et d'abondantes richesses parce qu'il était bon envers tous ses serviteurs et à l'égard de ses troupeaux. »

Alors Jésus se tournant vers le peuple de malades leur dit : «Je vous ai parlé en paraboles afin que vous puissiez mieux comprendre la parole de Dieu. Les sept ans de festins, de beuveries et de débauches représentent les péchés du passé. Satan est le méchant créancier. Les dettes sont les maladies. Le dur travail symbolise les douleurs. Le fils prodigue, c'est vous-mêmes. Le payement des dettes se fait en chassant hors de vous les démons et les maladies pour guérir votre corps. Le sac d'argent reçu du père, c'est le pouvoir libérateur des anges. Le père est Dieu. Les possessions du père sont constituées par la terre et les cieux. Les serviteurs du père sont les anges. Le champ du père, c'est le monde qui sera changé en royaume des cieux si les Fils de l'Homme s'accordent pour travailler en union avec les anges du Père céleste. Car, je vous le dis, en vérité, il est préférable que le fils obéisse à son père et surveille les serviteurs de son père dans leur champ plutôt que de s'exposer à devenir le débiteur du mauvais créancier et de devoir travailler à la sueur de son front, comme un esclave, pour rembourser toutes ses dettes.

 

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