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Hauts Grades

discours historique du Chevalier du Serpent d'Arain

17 Novembre 2005 , Rédigé par Rituel REAA25 Publié dans #hauts grades

Les Israélites ayant mérité la punition du Ciel par leurs crimes, Dieu les frappa de la peste dans le désert, et il en périt un nombre considérable cependant Moyse se rendit sur le mont SinaÏ où Dieu lui était apparu ; il invoqua sa Toute-Puissance ; pour faire cesser les maux affreux répandus sur son peuple. A peine sa prière était-elle finie , qu’il aperçoit un grand serpent qui se glissait entre les broussailles ; il le suivit doucement et fut témoin d’une chose extraordinaire.

Arrivé sur un large quartier de roc le serpent s’était arrêté ; Moyse vit près de lui un autre serpent qui ayant reçu plusieurs blessures d’où le sang sortait avec abondance, était sur le point d’expirer. Moyse fut dans un grand étonnement, quand il vit le premier serpent qui s’était offert à ses yeux, frotter à plusieurs reprises le corps de celui qui était malade ; avec une herbe dont il ignorait le nom, et ce dernier revenir à lui, agir comme s’il était entièrement guéri, et s’enfuir avec son bienfaiteur, en poussant un sifflement de joie. Moyse s’empressa de ramasser l’herbe précieuse que le serpent avait laissé sur l’herbe, la renferme dans son sein, et se rendit dans son cap auprès des Israélites.

Ce sage observateur voulant faire l’essai de l’herbe des serpents, alla trouver un vieillard malade, qui était sur le point de succomber à sa douleur. Il passa légèrement l’herbe miraculeuse sur les ulcères enflammées qui couvraient le corps de l’Israélite, et à sa grande satisfaction, Moyse le vit se lever de lui-même et montrer tous les signes de la santé.

Moyse ayant obtenu un si grand succès, remercia le Seigneur qui avait exaucé sa prière ; il divisa le brin d’herbe en deux parties, en donna une au vieillard ; et après avoir fait tous deux la même opération sur tous les Israélites, ils se convainquirent que le mal contagieux avait entièrement cessé.

En effet, au bout de trios jours, il ne restait plus aucune trace du fléau dévastateur qui avait frappé le peuple de Dieu.

Moyse ordonna aux Israélites de rendre des Actions de grâce au Tout Puissant, et en mémoire de la guérison qu’il en avait obtenue, il fit faire un grand serpent d’airain qu’on promena dans le camps après l’avoir fait fixer autour d’une longue perche en forme de croix ; c’est ce qu i a fait dire que la vue du serpent d’airain avait provoqué la guérison des Israélites. Le trésor fut longtemps conservé dans les trésors d’Israël.

Ce fut quelques temps après cet événement que Moyse s'attacha quelques amis fidèles et entre ’autres le vieillard dont nous avons parlé, afin de les initier dans les sciences qu’il possédait. Il leur expliqua comment il avait trouvé l’herbe salutaire dont le serpent d’airain n’état que l’emblème et il les conduisit sur le mont Sinaï, pour aller à la recherche de cette herbe. Telle est la tradition qui fut transmise d’âge en âge jusqu’à l’époque de la première croisade, à laquelle remonte l’origine des chevaliers du serpent d’airain.

Quelques temps après la prise de Jérusalem, les croisés ayant été chassés de la terre sainte, plusieurs d’entre eux se retirèrent dans le vaste désert qui sépare l’Egypte de la Judée. Durant ce voyage, ils parvinrent à délivrer un grand nombre de leurs compagnons d’armes, qui étaient tombés au pouvoir des infidèles. L’histoire rapporte que le combat le plus sanglant et le plus glorieux qu’ils livrèrent aux barbares, dura depuis une heure jusqu’à l’heure du soir ; aussi ces valeureux guerriers conservèrent-ils toujours dans l’institution qu’ils formèrent le souvenir de ces heures mémorables.

Quand ils eurent vaincu leurs ennemis, les Croisés marchant vers les sources de Moyse et y arrivèrent ensemble au nombre de trois cents. Ils se dirigèrent ensuite vers le mont Sinaï, sur lequel ils construisirent un couvent qui existe encore de nos jours.

Ces pieux chevaliers animés par la foi et remplis d’un noble courage, se dévouèrent entièrement à l’étude des sciences et au culte du Vrai Dieu, et à la délivrance des captifs. Ils choisirent, pour les commander, le seigneur Jean de Ralp qui, par sa valeur et ses vertus digne de leur confiance (sic).

Connaissant la tradition dont il a été parlé, et se trouvant sur la même montagne où Moyse avait trouvé l’herbe des serpents, ils instituèrent le sublime grade que nous possédons. Jean de Ralps, leur Grand Maître, leur donna des règlements ; il fixa les Obligations que chacun aurait à remplir ; il exigea d’eux un serment terrible. Cent chevaliers du serpent d’airain devaient durant six mois se porter sur les confins de la Palestine, afin de protéger les pèlerins et d’arracher à l’esclavage ceux que les Infidèles auraient réduits en captivité. Les six mois expirés, ils revenaient au Mont Liban, et étaient remplacés par cent autres. Cent chevaliers s’occupaient de la recherche des simples et autres herbes précieuses, propres à confectionner des remèdes spécifiques ; le reste des chevaliers se livraient à des exercices de piété et à l’étude des sciences.

Tous les ans, ils députaient quatre missionnaires, chargés d’aller prêcher la morale de la religion chrétienne, dans les quatre parties du monde. Ces missionnaires revenaient au temps limité, au bout duquel ils devaient revenir au Mont Sinaï, pour remplacer les missionnaires qui succombaient sous le fer des ennemis, en admettant à l’initiation des Chrétiens délivrés par les chevaliers qui, par leurs vertus, étaient jugés dignes de cette faveur. Ainsi fut fondé l’Ordre des chevaliers du serpent d’airain qui, depuis, reprit vigueur en Ecosse, et qui constitue le 25 degré de la Maçonnerie Ecossaise.

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