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Hauts Grades

1760-1789, premier âge d'or des hauts grades

13 Décembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #histoire de la FM

1760 Jacques Lacorne, substitut particulier du Comte de Clermont (Grand-Maitre de la Grande Loge) se trouve contesté par 12 Maîtres de loges parisiennes, qui élisent Peny le 19 mai, Président et adoptent de nouveaux statuts et règlements.
A partir de 1761, apparaîtront successivement : le grade de Grand Inspecteur Grand-Élu (Chevalier Kadosh) puis Souverain Prince Rose-Croix (en remplacement du Chevalier de l’Aigle). Cette année là, le 27 aout, voit aussi, fort discrètement l’octroi d’une patente à Etienne Morin pour installer les hauts-grades aux Amériques. Nous y reviendrons plus bas.
En 1762, Martinès de Pasqually installe à Bordeaux la Loge La Perfection Élue Écossaise ». C’est le grand développement de la maçonnerie dans les « isles » (françaises, anglaises et américaines).
1763 voit se ressouder la Grande Loge de France, qui publie de nouveaux statuts et règlements le 24 avril. En réaction, quelques dissidents menés par un intime de Chaillon de Joinville, Jean-Pierre Moët, fondent le « Souverain Conseil des chevaliers d’Orient de Paris ».
1765, l’escalade se poursuit par la création du grade d’Écossais de Saint-André par le baron de Tsoudy qui espère ainsi supplanter le plus haut-grade du moment, celui de Kadosh !
1766 est une année particulière de condamnations, dissensions, puis d’exclusions et enfin de scissions en réaction au concordat signé entre la Grande Loge de France et la Grande Loge d’Angleterre.
1767, l’assoupissement du Comte de Clermont favorise les intérêts de Martinès de Pasqually qui installe à Paris le «Tribunal Souverain de l’Ordre des Chevaliers Maçons Élus Ccëns de l’Univers». Un fait remarquable, à noter dés à présent, l’ouverture de la première loge Écossaise sur le sol américain, très exactement à Albany. C’est un délégué d’Etienne Morin qui en est chargé.
1771, le duc de Chartres succède au comte de Clermont, décédé le 16 juin. Les loges dissidentes de 1766 rentrent au bercail.
1772, c’est la grande année de remise à niveau : la Stricte Observance Templière, réorganisée par Willermoz, prend le 24 juin, le nom de Rite Écossais Rectifié tandis que la Grande Loge de France et le Souverain Conseil des Empereurs se fondent le 9 aout en Souveraine et Très respectable Grande Loge de France.
1773, création du Grand Orient de France qui se substitue à l’éphémère précitée. Un décret très important, l’élection annuelle des Maîtres de loges (précédemment, ils étaient nommés ad-vitam) va… provoquer immédiatement une nouvelle sécession, Grande Loge nationale de France, qui perdurera jusqu’en 1799 ! Un nouvel espace s’ouvre ou plutôt, une place vacante : mysticisme, ésotérisme et illuminisme s’y engouffrent et va permettre à Savalette de Lange jette les bases de son futur rite des Philalètes.
1776, création des Illuminés de Bavière par Weisphaut.
1778, Convent des Gaules. Willermoz parachève son entreprise en escamotant la Stricte Observance Templière, qui devient l’Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité-Sainte. C’est l’aboutissement pour le Rite Écossais Rectifié.
1780 : création des Philalètes par Savalette de Lange, puis du Rite Primitif (ou encore des Philadelphes) de Narbonne par le comte Chefdebien d’Aigrefeuille.
1782 : Convent de Wilhemsbad qui confirme en grande partie les dispositions du Convent des Gaules. C’est l’apogée de l’influence de Willermoz sous la protection de Ferdinand de Brunswick.
1784 Cagliostro crée et introduit le rite d’une haute-maçonnerie égyptienne et fonde à Lyon, la célèbre loge La Sagesse Triomphante.
1788 Le succès est grand qui conduira à la fondation de l’Ordre Oriental de Misraïm et des ses hauts-grades.
1789, c’est la révolution française.

J Courtois

http://rflexionssurtroispoints.blogspot.com

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