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Hauts Grades

Kadosch Philosophique(fonds Kloss)

11 Août 2008 Publié dans #hauts grades

 

Discours historique

Dans les siècles de barbarie, où l'ignorance la plus grossière était le partage de la presque totalité des peuples, nos ancêtres,les mages, seuls possesseurs des connaissances philosophiques, étaient regardés comme des impies parce qu'au lieu d'adorer de stupides idoles, ils adoraient et adressaient directement leurs hommages au Gr:. Arch:. de l'Univers Ils s'assemblaient dans les vastes souterrains d'Egypte si vantés dans l'histoire des antiquités, où eux seuls pouvaient entrer; par cela seul, ils devinrent suspects et leur destruction fut jurée. Ils furent donc obligés de prendre la plus grande précaution pour tenir leurs assemblées secrètes et d'adopter cet appareil guerrier qui forme encore aujourd'hui nos décorations, afin de n'initier dans leurs mystères que des hommes dont les épreuves les plus fortes, la constance la plus caractérisée et les dispositions les plus certaines les assurent des qualités nécessaires aux aspirants, où ils exigeaient d'eux le serment le plus fort pour garant de leur discrétion; et les mages juraient entre eux de sacrifier le premier qui manquerait à cette discrétion, de laquelle dépendait leur sûreté et celle de l'ordre entier.

De là naquit cette filière de grades sous divers symboles, jugée nécessaire afin que dans le cas où l'on s'apercevrait dans le cours des réceptions des grades précédent de l'incapacité de l'aspirant on put se dispenser de lui donner connaissance des derniers mystères. C'est de cette époque qui dérive la dénomination de magicien; le peuple voulant par cette dénomination de magicien exprimer la magie ou l'intelligence qu'il supposait être entre nos philosophes et les Dieux infernaux à l'existence desquels il croyait fermement.

En Angleterre les principes de la Maçonnerie philosophique se conservèrent dans toute leur pureté jusqu'à l'époque où le fameux Cromwell voulant établir son fameux système en Angleterre, imagina de tronquer ce grade et d'en changer les bases fondamentales pour y substituer tout ce qui pourrait servir ses vastes projets à se faire des partisans à la saine morale et à la vraie philosophie; il substitua les principes les plus atroces et les plus convenables à ses fins. .

Une autre innovation non moins désavantageuse pour notre ordre, mais plus horrible par sa nature, prit naissance à l'époque de l'expulsion des Jésuites de France. Les principes abominables qui y sont prêchés n'y sont soutenables en aucune de leurs parties; ils jurent fidélité au Prince et tout à la fois, ils jurent et crient vengeance contre lui, au mépris des lois de l'état et ce par le vil désir de rentrer dans la possession des biens de leurs ancêtres; biens destinés et qui appartiennent de droit aux pauvres, au bien de l'humanité, de la candeur, qui sont l'apanage du sage, on y découvre l'orgueil des innovateurs perçant dans tous les points. Dominations, règles, arrêts impérieux Rien de cette fraternité et aménité qui forment la base de notre ordre.

Ces deux ouvrages, si préjudiciables à notre ordre, enfantés par l'orgueil et la soif de la vengeance furent semés avec tant de profusion dans le monde qu'il en résulta les plus funestes effets. L'homme vertueux trompé par l'apparence du vrai, saisi d'horreur à la lecture de principes si atroces, prit de l'aversion pour ce qui eut mérité son admiration s'il en eut connu le vrai sens. C'est ainsi que l'homme de bien est souvent le jouet du méchant.

Développement de la Maçonnerie

La Maçonnerie et la philosophie, sans être une même chose, ont le même but et se proposent une même fin. Le culte du Gr:. Arch:. de l'Univers la connaissance des merveilles de la nature et le bonheur de l'humanité, par la pratique constante de toutes les vertus.

Un Franc-Maçon est un philosophe pratique qui, sous des emblèmes religieux, adoptés de tous les tems, par la sagesse, construit, par des plans tracés, par la nature et la raison, l'édifice moral de ses connaissances.

Le Maçon doit trouver dans le rapport symétrique de toutes les parties de cet édifice rationnel en même tems le principe et la règle de tous ses devoirs et la source de ses plaisirs dans l'exercice de ces mêmes devoirs. Il perfectionne son moral, devient meilleur et trouve dans la réunion d'hommes vertueux assemblés dans des vues pures, le moyen de multiplier les actes de bienfaisance.

La quintessence philosophique est le nectar dont les parfaits Maçons s'abreuvent; elle est l'ambroisie dont ils se nourricent.

L'échelle mystérieuse des êtres dont le pied est en terre, et dont la tête s'enfonce et se perd dans l'immensité des cieux, leur sert de marches et de degrés pour s'élever depuis la fange où rampent les autres êtres, jusqu'à la sphère sublime où brille le triangle lumineux dont l'image décore nos Temples.

Les symboles de la sagesse ornent ce même Temple où tout est allégorique et relatif à ce but secret de la Maçonnerie. C'est pour la sagesse que l'encens brûle au fond de nos coeurs et sur nos autels. L'origine de la Maçonnerie marche de front avec la philosophie religieuse parce qu'elle lui doit sa naissance et qu'elle est sa fille chérie.

On ne l'a vu disparaître de dessus la terre que dans ces siècles de barbarie et de fausse philosophie où un athéisme insipide a chassé la mère et la fille et avec elles les sciences et les vertus.

L'origine de la Maçonnerie est due au mercure égyptien, plus connu sous le nom de Trimégiste, c'est à dire trois fois grand. Cet ancien souverain de Thèbes, qui a donné son nom à la philosophie hermétique, fut à la fois grand philosophe, grand prêtre et grand politique. Cet homme dont la reconnaissance a fait l'apothéose en le plaçant au rang des Dieux, était de la famille des Cathabantes qui ont apporté dans les pays méridionaux de l'Asie et sur les bords du Nil, les débris des arts et des sciences de l'ancien monde enseveli sous les eaux.

C'est cet Hermès, qui fut l'instituteur de la sagesse égyptienne si fameuse dans l'antiquité; qui est le véritable fondateur de la Maçonnerie et de la science antique des sages.

Hermès Trimégiste dont les doctes écrits sont attestés par l’antiquité, comme la source primitive où tous les sages ont pensé, fonda, en même tems, un collège de mages (mot qui signifie architecte), il les fit dépositaires des principes de la Maçonnerie et de ses connaissances sublimes écrites en caractères sacrés dont ils devaient être les seuls interprètes.

Il les obligea de mettre leurs biens en commun, de vivre en fières et de s'engager par serment à ne confier les explications et l'intelligence de ces emblèmes philosophiques qu'à ceux qui mériteraient cette faveur après s'être assurés, par le tems et les épreuves, de leur fidélité et de leur constance.

Il fut assez heureux pour avoir en sa possession une des colonnes qu'avaient érigées les enfant de Lamech, inventeurs des arts avant le déluge. Jaloux de conserver à leur postérité leurs inventions, ils gravèrent sur des colonnes de marbre les principes des arts qu'ils avaient inventés, les noms des inventeurs et la date de leur érection. L'histoire universelle fait mention de ces colonnes.

Cette colonne fut trouvé en l'an 2076 de notre ère; ce fut pour Hermès une étincelle qui fit éclore de ce grand homme une multitude de connaissances et de combinaisons scientifiques.

Il trouva le moyen d'observer les merveilles de la nature par l'art de l'astrologie; il prouva, par le résultat de ses combinaisons qu'il n'y a qu'un Dieu. Il divisa le jour en douze heures et le zodiaque en douze signes. Il inventa l'écriture hiéroglyphique telle que nous l'avons conservée. Cette Maçonnerie, comme nous le voyons, n'était autre chose que le dépôt des connaissances de l'ancien monde écrites dans les langues primitives, réunies à l'architecture morale. Elle se conserva chez les patriarches qui la rétablirent dans sa pureté primitive. C'est dans un siècle de paix et d'innocence que la Maçonnerie prit une forme constante épurée et déterminée.

Ces patriarches ou mages, ces anciens philosophes religieux que le vulgaire regardait comme les adorateurs du feu céleste parce qu'ils adoraient le Gr.'. Arch. de l'Univers sous cet emblême éclatant, étaient seuls dépositaires des sciences divines et humaines, ayant seuls la connaissance des symboles et de la langue sacrée dans laquelle elles étaient écrites.

Etablis en Egypte, les Maçons, les prêtres, les mages et les philosophes ne formèrent qu'une seule communauté; ils vivaient en frères. Ils n'initiaient dans leurs mystères que par une longue gradation. Eux seuls étaient chargés de l'éducation des hommes destinés à gouverner parce qu'ils étaient les seuls qui connussent les arts, les sciences et la nature.

Leur doctrine était une théologie naturelle fondée sur le culte et l'adoration d'une divinité suprême; l'histoire d'Abraham, de Jacob, de Joseph, et surtout celle de Moïse constate que ces grands hommes devaient beaucoup de leurs connaissances à ces mages et qu'ils avaient puisé dans cette source de lumière.

Le magisme dégénéra peu à peu par l'oubli des symboles hiéroglyphiques de la langue sacrée et des grandes vérités expliquées par ces emblèmes. Les erreurs de l'ignorance vinrent inonder le monde; heureusement qu'au milieu de ce désordre plusieurs collèges de prêtres, principalement ceux de Memphis et d'Héliopolis conservèrent le magisme et la Franche-Maçonnerie dans toute leur pureté. C'est là qu'Orphée, Pythagore, Thalès, Solon et les autres sages de la Grèce ont puisé ces traces de lumière dont ils ont ébloui la postérité.

Pythagore alla en Egypte chercher la sagesse et, pour être initié, il subit les épreuves les plus effrayantes. Il rapporta en Europe la science des sages et la connaissance des vrais systèmes tels que ceux de Copernic, Galilée, Descartes et Newton l’ont démontré par les faits et les observations. Salomon, ce roi philosophe, si instruit dans tous les secrets de la nature, fut le restaurateur de la science antique des sages. Il la symbolisa dans les degrés qui constituent le premier Temple.  

Dans les temps où les hérésies pullulèrent de toutes parts, comme la religion, la Maçonnerie éprouva des révolutions. Les Maçons voyant avec peine les lieux où s'étaient pratiqués les plus grands mystères de la religion envahie par les infidèles, créèrent les grades compris dans la Maçonnerie connue sous le nom de Maçonnerie renouvelée. Ces grades sont allégoriques aux événement qu'ils éprouvèrent pour rétablir leur culte.

Lors des croisades, les chrétiens confondus parmi les infidèles, se virent forcés de tenir leurs assemblées secrètes, pour y célébrer leurs mystères sous des emblèmes. Chaque secte religieuse jugea convenable d'établir une compatibilité entre son opinion religieuse et maçonnique. Vers la fin du 13e siècle, Godefroy de Bouillon, conduisant les croisés à la conquête de la terre sainte, pour cacher et couvrir les mystères de la religion chrétienne sous des figures emblématiques et allégoriques, institua le sublime grade de Rose-croix, et en fit le point parfait de la Maçonnerie, qu'il dénommera la Maçonnerie chrétienne.

Ainsi furent établis tous les divers rites sous les noms de Maçonnerie générale d'Hérodom, Chrétienne, Adonhiramite, Ecossaise, de St André, d'York, Prussienne, Anglaise et Philosophi­que.

De là cette filière de grades innombrables; quelques-uns établis par une fausse délicatesse d'opinion; mais la plus grande partie par une ignorance orgueilleuse et même par une honteuse cupidité.

Cette multiplicité de grades dont la plus grande partie n'a ni but, ni morale, ne tend qu'à faire tourner l'ordre en dérision par ceux qui ne sont point à même d'être instruits des vrais principes.

C'est ce qui arriva en France où la Maçonnerie fut totalement suspendue et oubliée. Elle n'y fut ramenée que vers l'an 1727 que plusieurs anglais l'apportèrent et qu'un d'entre eux ouvrit la première Loge à Paris et y fut élu Grand Maître.

Heureusement qu'au milieu de ce désordre, plusieurs illustres Maçons conservèrent le dépôt précieux de la science antique des sages, l'étincelle du feu sacré de la Maçonnerie primitive.  Dès l'an 924 ils sollicitèrent d'Adelstan, Souverain d'Angleterre, le droit de tenir des assemblées pour y célébrer leurs mystères et initier ceux qu'ils jugeraient dignes d'y participer. Ils obtinrent non seulement ce qu'ils demandaient, mais il leur accorda même des franchises et leur donna droit de Juridiction. La Grande Loge des Véritables francs-maçons fut établie à York où elle resta jusqu'en l'an 1422 que Jacques I, Grand Maître alors de toutes les Loges, jugea convenable de la transporter à Hérodorn, à 60 milles d'Édimbourg. De ce lieu est ressortie toute la dépendance directe et absolue du corps maçonnique.

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