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Hauts Grades

Grand Elu Parfait et Sublime Maçon(fonds Kloss)

11 Août 2008 Publié dans #hauts grades


Discours historique

Votre conduite, mon cher Frère, votre zèle et votre discrétion m’ont déterminé à vous donner le dernier degré de la vraie connaissance de la Perfection. Vous avez à présent le nom de Grands Elus, Parfait et Sublime Maçons.Nous sommes maintenant heureux, mon Frère, de vous avoir donné cette connaissance et avoir eu assez de discernement pour faire un bon choix. Nous ne craignons pas la même fatalité qui est arrivée aux trois premiers grades et l'application que vous avez mise à pénétrer les mystères de chaque grade par lesquels vous avez passé avant de parvenir à celui-ci nous a convaincu que vous possédez toute l'histoire de la Maçonnerie jusqu'à la miraculeuse époque où Jibulum, Johabert et Stolkin, par la permission divine trouvèrent ce saint nom gravé sur le brillant Delta dans la 9' arche sous la terre où Enoch l'avait placé secrètement sous le sanctuaire du Temple qu'il avait élevé à Dieu sur la montagne Hacel-dama, près le mont Sion, appelé auparavant la terre d'argile ou de potier, maintenant appelée terre du sang, au sud de la vallée de Josaphat. Il serait inutile de perdre de précieux moments pour retourner aux circonstances de l'origine de cette histoire.

Vous avez pénétré jusqu'au lieu où trois Frères zélés, choisis par la providence, ou pour mieux dire, par Dieu lui-même, firent la découverte de ce nom sacré; comment ils l'apportèrent dans l'appartement de Salomon où il était avec le roi de Tyr et qui pour les récompenser de leur travail, les créa les trois premiers Chevaliers de Royale Arche, et leur promit de leur expliquer le mot sacré dès qu'ils auraient pu trouver une place pour le déposer et lorsqu'il fit le signe d'admiration en disant: Dieu permettra que vous soyez récompensés de vos vertus et que vous soyez décorés du sublime grade d’Elus, Parfaits et Sublimes Maçons.

Vous savez, mon f.'., que lorsque le Temple de Jérusalem fut achevé les Maçons acquirent beaucoup d'honneur et leur société devint un ordre où la délicatesse des Frères dans leurs choix les rendit partout respectables. La mérite les fit parvenir, ainsi que vous, mon chevalier f.'., les Grands Elus, Parfaits et Sublimes Maçons.ne se laissèrent jamais séduire en faveur des Candidats.'.. Ils ne reçurent que ceux qui en parurent dignes. Un grand nombre de ces habiles Architectes partirent de Jérusalem, après la dédicace du Temple.'. ; ils se dispersèrent chez les nations voisines pour les instruire de l'excellence de l'art royal avec la plus grande précaution de n'initier que des mâles libres. Malgré cette résolution, les Maçons des plus hauts grades multiplièrent sur la surface de la terre leur nombre au delà de l'expression; ce qui fut cause que leur secret fut bientôt publié. Ils perdirent, par ce moyen l'estime générale et il n'y ait que les Grands Elus, Parfaits et Sublimes Maçons.qui eurent le plus grand soin de conserver les derniers mystères de l'ordre, et qui prirent la résolution de les garder parmi eux, sous le sceau le plus inviolable; ce qu'ils exécutèrent en ne donnant que les trois premiers grades. La généralité des ff.'. qui était parvenue aux trois premiers grades, fut si peu circonspecte dans ses paroles, actions et conduite que les profanes obtinrent souvent les mots, signes et attouchements, par leur imprudence et leur indiscrétion. Ces désordres chagrinèrent les premiers Maçons ; ils prirent toutes les peines du monde pour arrêter la contagion. Leurs peines et leurs soins furent inutiles, la Maçonnerie dégénéra insensiblement. Les réceptions se multiplièrent. On n'observa plus aucun intervalle entre chaque grade et souvent même on obtint tous les trois à la fois. Enfin ils préféraient l'amusement à l'instruction. Des innovations s'élevèrent, une nouvelle doctrine détruisit l'ancienne que l'on n'aurait jamais du abandonner. Ces différences créèrent des disputes, des dissensions et produisirent à la fin une découverte volontaire de travaux par laquelle la Maçonnerie a perdu ses trois premiers grades. Heureusement pour nous que nous avons la consolation de connaître les secrets des Grands Elus, Parfaits et Sublimes Maçons.dont ils étaient entièrement ignorants. Faisons tous nos efforts pour rendre impossible que les autres degrés éprouvent le même destin que les trois premiers, pour ranimer notre zèle, pour obtenir cette ancienne perfection, nous travaillons à apprendre cette science qui donne seule la discrétion et qui seule, peut nous faire parvenir à la connaissance du Gr.'. Architecte de l'Univers.

Cette grande parole était celle des anciens maître. Salomon l’avait choisie pour inspirer aux ouvriers de la vénération pour lui et pour les engager à travailler avec fidélité et ardeur à la construction du Temple ce sage roi, qui connaissait toute la force de ce saint nom, savait que le Gr.'. A.'. de l'Univers avait apparu à Moise dans le buisson ardent au pied duquel notre Loge doit être sans cesse et que lui déclarant que c'était le seul nom vrai, et qu'il était le seul des Patriarches qui en eussent connaissance; qu'il ne l'invoquât dorénavant que par ce saint nom dans le Temple qu'il avait ordonné de bâtir dans la terre promise sur le plan et le dessin du Tabernacle qu'il leur donna.

Ce saint nom ayant tant de rapport avec la construction du emple était la parole de maître.'. lorsque Hiram-Abif fut tué.

Salomon, bien convaincu de sa courageuse discrétion et persuadé qu'il n'avait pas divulgué le secret, résolut de ne le jamais donner à l'avenir à aucune personne qui se puisse être. En conséquence, la parole, les attouchements et signes furent changés, ainsi qu'il a été dit ci devant, et il n'y eut que les anciens maître.'. qui la connurent, jusqu'à ce que les trois Chevaliers de Royale Arche eurent retrouvé le Delta dans les ruines du Temple d 'Enoch où était écrit le vrai nom qui fut le principal objet de la Maçonnerie.

Salomon et Hiram ayant mis en sûreté ce précieux dépôt dans le Saint des Saints, appela ce lieu voûte sacrée, dénomination vraiment juste puisqu'il n'y avait sur le piédestal que le Delta et cette Colonne était la 3ème qui supportait le Temple , dont le vulgaire ignorait la situation et dont les caractères étaient inconnus. Ce pilier s'appelait celui de la beauté, parce qu'il soutenait la plus belle et la plus glorieuse place de l'univers.

Les profanes curieux, ainsi que les Maçons. des basses classes, n'avaient jamais pu découvrir la place où cette parole sacrée avait été déposée puisqu'elle avait été conservée comme le plus grand secret parmi les bons Maçons du grade de Royale Arche et de la Perfection; aussi était-elle gardée avec le plus grand soin et une telle prudence qu'on ne permettait l'entrée de la voûte sacrée qu'aux Gr Elus, Parf.'. et Sub Maçon.'. quand ils allaient contempler les mystères de cette parole; et il ne fut pas possible de prendre plus de précaution, que n'en prit pas ce sage roi, pour préserver ce grand nom de toute profanation, ce qui a toujours été observé par les Gr Elus, qui, animés du même zèle, se le communiquèrent les uns aux autres. Depuis a commencé cette union de Frères, union que les Maçonsse sont jurée et dont cette parole est le sceau.

Le Temple fut achevé en l'an 3000. Sa construction a duré six ans, six mois et dix jours. Salomon en avait posé la 1' pierre avec la plus grande pompe et magnificence quand le Temple fut fini, Salomon donna audience à tous les Maitres successivement, pendant trois jours.

Le 1" jour fut consacré aux maîtres Elus qui furent introduits dans la voûte sacrée, tandis que les Chevaliers de la Royale Arche gardaient l'entrée de la 1' arche. Pendant ce tems les Grands Architectes étaient dans l'appartement du roi.

Il accorda le grade de la Perfection des deux ordres et leur fit promettre solennellement de vivre toujours entre eux, en pair, union et concorde, d'exercer les oeuvres de charité et de bienfaisance pour imiter leur défunt chef; de prendre, ainsi que lui, la sagesse pour base, la justice et l'équité; de garder le plus profond silence sur leurs mystères; de ne jamais les révéler qu'à des personnes qui mériteraient cette faveur signalée par leur zèle, ferveur et constance; de s'assister mutuellement dans leurs besoins; de punir sévèrement la trahison, la perfidie et l'injustice. Il leur donna sa bénédiction et leur découvrit l'arche d'alliance, de laquelle l'éternel rendait ses oracles; il ordonna plusieurs sacrifices, les admit aux saintes libations et leur donna à chacun une bague d'or philosophique, comme une preuve de l'alliance qu'ils venaient de contracter avec la vertu et les vertueux. Il leur fit plusieurs présents et leur permit de rester à Jérusalem, ou de voyager comme ils le jugeraient à propos.

Le 2° jour il donna audience, dans le coeur du Temple aux Elus Intendants des Bâtiments, Prévôts et Juges, Secrétaires Intimes, Maitre:. Parf:. , Maitre:. Secrets et aux Maitres:. ; il leur fit faire les mêmes promesses qu'aux autres Maçons.' Il les invita fortement à ne jamais s'écarter des principes de la vertu dont leur ancien chef leur avait donné l'exemple; leur accorda le grade de Gr:. Maitre:. Architecte, les décora de tous les ornements attachés à ce grade. Les fit juger d'être fidèles gardiens de leurs mystères et de ne les communiquer qu'à ceux qui en seraient dignes; leur fit divers présents; leur permit de rester ou d'aller où bon leur semblerait.

Le 3° jour il donna audience aux Compagnons et aux Apprentis:. dans la partie de l'Orient du Temple , devant le tombeau d'Hiram pendant que les Apprentis:. gardaient le dehors. Il donna aux Compagnons qui en étaient les plus dignes, le grade de Maitre:. ; ensuite il fit entrer les Apprentis:. ; les fit introduire dans le portique du Temple où il leur donna le grade de Compagnon:. et leur fit faire alors, le serment à tous d'être toujours unis; de se secourir mutuellement, de garder entre eux les signes, mots et attouchements; de ne les communiquer qu'à des hommes vertueux; il leur fit des présents et leur permit d'aller où bon leur semblerait et donna ordre à ses intendants de les défrayer de leurs dépenses, jusqu'à ce qu'ils fussent arrivés dans leur pays.

Mais Salomon, ce monarque si sage, si vertueux, ce roi que Dieu avait choisi dans son coeur, fut sourd à sa voix et devint orgueilleux de se voir le ler roi de l'univers, parce qu'il avait bâti un Temple d'une structure si magnifique qu'il était l'admiration de l'univers. Il oublia la bonté de Dieu et se livra à la débauche. Ses complaisances pour un sexe aussi dangereux qu'aimable détruisirent sa piété. Il abandonna le vrai Dieu et offrit de l'encens à l'idole Moloc; encens qui n'eut jamais dû brûler que dans le saint des saints. Ses crimes pénétrèrent les coeurs de tous les Maçons:. lesquels n'instruisirent pas moins leurs enfants dans les sentiers de la vertu et leur communiquèrent cette sainte et parfaite union qui avait toujours subsisté entre eux. Ils essayèrent, par leurs conseils et leurs bons exemples, d'écarter du sacrilège et de l'impiété leurs concitoyens; mais ils n'y purent parvenir. Ils eurent beau leur rappeler, dans l'amertume de leur coeur, la vengeance que Dieu avait exercée sur leurs ancêtres, par le déluge et autres plaies dont il les avait frappés; ils leur représentèrent que le tonnerre grondait sur leurs têtes; que le superbe Temple de Salomon pourrait être détruit, Jérusalem ruinée et écrasée; que leurs femmes et leurs enfants souffriraient de leurs iniquités par le plus dur esclavage. Toutes ces sages remontrances de la part des Gr:. Elus furent infructueuses. Ne pouvant les faire revenir de leur égarement, ces vertueux Maçons quittèrent volontairement leur pays natal; les uns allèrent à Athènes la superbe, d'autres à Rome et la plus grande partie passa dans la Calidonie, alors habitée par les Scots ou Ecossais afin de n'être pas témoins des horreurs qu'ils envisageaient.

Les crimes de ces peuples étant à leur comble, Dieu inspira à Nabuchodonosor, roi de Babylone, de faire le siège de Jérusalem, dont il se rendit ensuite maître, ainsi que de toute la Judée, avec une armée commandée par Nabuzardan, lequel, après s'être rendu maître de la cité sainte, écrasa les murailles, détruisit le Temple même jusqu'aux fondations, fit les habitants prisonniers avec leur roi Sedécias, le 9° jour du 4' mois qui répond au mois de juin de l'année sainte; les fit charger de chaînes, et après avoir enlevé toutes les richesses du Temple il les conduisit prisonniers à Babylone. Cet événement arriva 470 ans, 6 mois et 10 jours après la dédicace du Temple.

Les Grands Elus, Parfaits et Sublimes Maçons.qui étaient restés à Jérusalem, la défendirent avec la plus grande intrépidité; mais ils ne purent résister ni au nombre ni à la force des conquérants; ils se souciaient fort peu des trésors, ils ne considéraient que ceux qui étaient sous la voûte sacrée et ils avaient la plus grande crainte qu'ils ne fussent découverts. Leur intrépidité les exposa à la fureur des soldats qui gardaient les ports; ils combattirent ces mêmes soldats; ils pénétrèrent ainsi dans la voûte sacrée et trouvèrent là Coath, fils de Levi, homme considéré parmi les parf:. Maçons. Ce Coath, lors de l' invasion du Temple par les ennemis, était de garde dans la voûte sacrée pour entretenir les flammes ardentes qui brûlaient continuellement et pour y contempler et adorer l'ineffable parole. Cet homme égal à Hiram-Abif qui, 400 ans auparavant, aima mieux perdre la vie que de déclarer la parole sacrée des Maitres:. préféra d'être enseveli sous les ruines du Temple plutôt  que de découvrir, par sa fuite, le trésor confié à ses soins et de le laisser entre les mains des barbares. Dès qu'ils eurent pénétré dans la voûte, ils s'écrièrent Mac-Ma-Ha, Ra-ba-hack, qui signifie: Dieu soit loué! Nous l'avons trouvé.

Il serait difficile d'exprimer les démonstrations de joie qu’ils témoignèrent dans ce moment. Ils se mirent, sur le champ, à l'ouvrage, effacèrent le nom sacré, de façon qu'il fut illisible et afin qu'il ne pu être découvert par les impies, ils mirent la plaque d'or dans l'arche qui renfermait les tables de la loi et d'autres précieux trésors, cassèrent la pierre cubique d'Agathe, renversèrent le piédestal et creusèrent un trou de 27 pieds de profondeur où ils jetèrent le tout; dépouillèrent Coath de la robe de chef des Levites, qui consistait en une thiarre de fin lin; ils le couvrirent d'une table de marbre qui avait été déposée dans la voûte sacrée et qui avait été trouvée par Jibulum, Johabert et Stolkin dans les ruines du saint patriarche Enoch. Ils se retirèrent, très satisfaits, résolus de ne confier qu'à leur mémoire, ce grand nom de ne le transmettre à la postérité que par tradition. C'est de là que vient l'usage de l'épeler lettre par lettre sans jamais prononcer une syllabe. Cet usage fut ensuite observé quand le Temple fut rebâti par Cyrus. Le grand prêtre, au milieu d'un petit nombre de parfaits Maçons , formait une chaîne, en forme de cercle, et l'épelait, une fois l'année dans le Temple... Il ordonnait au peuple de faire beaucoup de bruit, de peur qu'il ne vint frapper les oreilles des assistants. Par cette grande circonspection on a perdu l'habitude de l'écrire et de le prononcer; on est même incertain des lettres qui le composent et la vraie prononciation a été seule connue des Grands Elus, Parfaits et Sublimes Maçons.'..

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