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Hauts Grades

Grand Inspecteur Général(fonds Kloss)

11 Août 2008 Publié dans #hauts grades


 

Historique

Le T.'. P.'. S.'. Gr.'. Maître Commandeur, ou Chef Souverain des Souverains des Princes du Royal Secret, fut notre illustre frère Frederik II, Roi de Prusse. Il établit ce grade de concert avec notre frère, Son Altesse Royale Louis de Bourbon, Prince du sang de France et d'autres illustres personnes qui avaient le grade de Kadosch et celui de Prince du Royal Secret.

Le grade de Kadosch ou Chevalier Kadosch est le plus éminent et le plus important; dans ce grade, vous vous êtes solennellement obligé sans restriction à détruire un ordre d'hommes pour ses crimes commis, il y a plusieurs siècles, sans égard aux principes communs de l'humanité et aux lois du pays; et malgré les plus grandes précautions dans le choix des candidats, quelques personnes indignes d'être admises à ce grade, peuvent y être reçues, ou qui, par un zèle mal dirigé ou un enthousiasme religieux dans l'observation littérale de ses obligations, peuvent être induites à commettre des actions qui ne furent jamais prescrites.

En conséquence le Roi forma et établit, le premier Mai 1786, le trente troisième grade, pour fixer l'étendue des devoirs de celui de Kadosch. Le Roi, persuadé que selon le cours des événements humains, il ne pouvait pas vivre encore beaucoup d'années, il conçut et exécuta le glorieux dessein de concentrer le Souverain Pouvoir Maçonnique qu'il tenait, comme Souverain Grand Commandeur de l'ordre des Princes du Royal Secret, en un Conseil de Grands Inspec­teurs Généraux, afin qu'il pu régler, après son décès, conformément à la Constitution et aux Statuts qu'il forma alors, le Gouvernement de la Maçonnerie dans tous ses grades, depuis le 17 ou Chevalier d'Orient et d'Occident inclusivement, laissant l'inspection des Loges Symboliques de la grande, ineffable et sublime Loge de Parfait Maçon ou de Chevalier d'Orient au Grand Conseil des Princes de Jérusalem qu'il concevait être justement chargés de ce pouvoir.

Le nouveau grade s'appelle: Grand Inspecteur Général du Suprême Conseil du 33' degré.

Les Chevaliers Kadosch sont députés des Grands Inspecteurs Généraux; ils agissent en vertu des pouvoirs spéciaux accordés à cet effet; mais le souverain pouvoir appartient à ce grade. Quand le Conseil est formé, il peut prendre connaissance de toutes les circonstances qui dépendent de la Maçonnerie, depuis le 17' grade et au-dessus; accorder des patentes aux Députés Inspecteurs Généraux pour établir des Conseils, entendre tous les appels des Conseils ou individuels au-dessus du Grand Conseil des Princes de Jérusalem comme il est plus amplement expliqué dans la Constitution qui accompagne ce grades.

Nul Inspecteur Général ne possède aucun pouvoir individuel dans un pays où un Conseil Suprême d'Inspecteurs Généraux est établi parce qu'il faudrait une majorité de leurs voix pour donner de la légalité à leurs décisions. En conséquence des pouvoirs dont les Inspecteurs de ce grade sont revêtus il est nécessaire de limiter leur nombre.

Il suit de là qu'un Conseil ne peut être composé que de neuf membres, cinq desquels au moins doivent professer la religion chrétienne. Nulles affaires ne peuvent être traitées ou ce grade donné que quand trois membres sont présents, excepté pour établir et composer un Conseil ainsi qu'il est prescrit par la Constitution. Il ne peut y avoir qu'un Conseil de ce grade dans chaque nation ou Royaume d'Europe; deux dans les Etats Unis d'Amérique le plus éloignés l'un de l'autre qu'il est possible; un dans les îles anglaises de l'Amérique et un des îles françaises. Aucun des Inspecteurs ne peut posséder ce grade manuscrit à l'exception de ceux qui d'abord forment chaque Conseil. Quand un Inspecteur Général va dans un autre pays établir ce grade, il


lui sera alors donné sous l'obligation de ne jamais le communiquer excepté à celui qu'il choisira pour le seconder dans cet établissement.

Les signes, mots et attouchements seulement sont donnés à tous les Inspecteurs Généraux.

Les injustes cruautés, les insultes et les injures articulées contre les Chevaliers Templiers sans les avoir provoquées ni méritées et dans lesquelles les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem ou de Malte participèrent et qui donnèrent lieu à la formation et établissement du grade de Kadosch, sont parfaitement et d'une manière sensible, décrites dans ce grade et dans l'histoire des Chevaliers de Malte de l'abbé de Vertot. Les Chevaliers Templiers formaient un ordre de Chevaliers institué sous le règne du Pape Gelase, vers l'année 1117, et ainsi appelés parce qu'ils demeuraient dans une partie du Temple de Jérusalem, non loin du sépulcre de Jésus-Christ. Ils recevaient et assistaient les étrangers chrétiens et les Pèlerins charitablement et, revêtus de leur armure, les conduisaient dans la terre sainte pour y voir les monuments sacrés de la chrétienté sans crainte des infidèles.

Cet ordre s'accrut en nombre, en pouvoir, en richesses et vers l'an 1200 se répandit dans toute l'Europe. Leurs principales commanderies étaient situées sur les bords de la Méditerranée. Leur influence et leurs possessions étaient immenses et s'accroissaient journellement. Philippe le Bel, Roi de France en devint jaloux et cette jalousie se transforma bientôt en une haine implacable parce qu'ils épousèrent la cause de Boniface VIII, dans les différents qu'eut ce Pontife avec Philippe qui jamais ne leur pardonna.

Le 13 Octobre, anno lucis 1307, il fit arrêter tous les Chevaliers Templiers qui se trouvèrent dans son royaume et les livra aux plus horribles supplices. En 1312 tout l'ordre fut supprimé par le Pape Ciment V à la requête du Roi et du Pape.

Les Rois d'Angleterre, de Castille et de Sicile, le Comte de Provence et tous les Souverains de l'Europe firent arrêter les Chevaliers Templiers, s'emparèrent de leurs possessions et misent des gardiens dans leurs Commanderies.

Le 1" Octobre de la même année, le concile de Vienne bannit tout l'ordre de concert avec le Pape et donna la plus grande partie de leurs possessions aux Chevaliers Hospitaliers de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem, Chevaliers de Rhodes maintenant nommés Chevaliers de Malte, qui fut établi vers l'an Maçonnique 1120, lorsqu'Honorius fut élu Pape.

Les Chevaliers Kadosch furent originairement appelés Chevaliers Templiers; mais après leur massacre, par ordre de Philippe le Bel, le peu qui échappa fut obligé de changer de nom et d'apparence pour mieux éviter persécutions de leurs ennemis jusqu'à ce que leur nombre augmentât et qu'ils fussent en état de prendre les armes pour leurs justes et légitimes droits. Ils cessèrent de porter le cordon noir et la croix rouge et y substituèrent un large cordon, couleur de sang, porté de l'épaule gauche à la hanche droite, auquel est suspendu un aigle noir à deux têtes, les ailes étendues, tenant dans ses serres une épée nue. Vers l'an 1767 des recherches furent faites dans Paris, pour s'assurer si des Maçons qui prenaient le titre de Chevalier Kadosch étaient réellement des Templiers. Si cette découverte eut réussi, cet ordre eut été, une seconde fois, anéanti: il fut, en conséquence, déterminé dans le Grand Conseil de Communication de Berlin et de Paris, qu'ils prendraient à l'avenir le titre de Chevalier de l'Aigle blanc et noir.

Pour que les Chevaliers de Malte puissent conserver les possessions qu'ils ont illégitimement reçues, ils sont solennellement obligés d'exterminer l'ordre des Chevaliers Templiers, qui sont actuellement, et de bonne foi, ceux qui ont reçu le grade de Kadosch. Pour cet effet les Chevaliers Kadosch, ou de l'Aigle blanc et noir se sont mutuellement et solennellement promis et ont juré au nom et en présence du Grand et Eternel Dieu de conserver une éternelle inimitié envers les Chevaliers de Malte et de les exterminer quand il sera en leur pouvoir, quoique nous nous soyons imposé le devoir de nous efforcer à détruire cet ordre qui, lui même, s'occupe de notre destruction. Il est cependant convenable que l'étendue de notre et de nos hostilités envers cet ordre soit bien définie.

Cette obligation n'exige pas que si quelqu'un de nous allait, pour ses affaires, dans la Méditer­ranée ou par accident et qu'il rencontrât quelque Chevalier de cet ordre il tirât immédiatement un poignard et lui en perçât le sein. Ce serait un meurtre condamné par les lois de tous les pays et serait puni de mort; mais si quelques Souverains Puissants leur déclaraient la guerre ou à quelques puissances avec lesquelles ils fissent un traité offensif et fussent, pour cet effet en campagne, nous sommes liés par l'obligation solennelle que nous avons prononcée; si cependant nos affaires nous le permettent, de rejoindre immédiatement l'armée de leurs ennemis et d'employer tous nos talents, soit dans le cabinet, soit dans l'armée, pour nous efforcer à exterminer leur ordre, pour que nous puissions, encore une fois posséder et jouir de ces places fortes et riches qui appartiennent de droit aux Templiers.

Les différents grades Maçonniques étant obligés d'obéir à leurs supérieurs, il s'en suit que lorsque le corps Maçonnique sera assez nombreux et puissant, il sera conduit vers l'ennemi par le Souverain du 33' degré; et si ses armées étaient victorieuses, les Chevaliers Kadosch se déclareront et prendront possession des pays dont ils sont maintenant illégitimement privés et resteront paisiblement sous la bannière et la protection du Souverain de ce grade dont ils recevront un système de gouvernement fondé sur le droit des Chevaliers et sur leur zèle, services et vertueuses souffrances, nos forces seront dirigées par les ordres donnés dans le grade du Prince du Royal Secret; mais comme le Très Illustre Souverain des Souverains a bien voulu revêtir ce grade d'un pouvoir exécutif suprême, le commandement en chef des troupes, après son décès, nous est dévolu. En conséquence, S. M. le Roi de Prusse a ordonné que le 1" et le 2e Officier du Conseil Suprême du 33e grade, fussent les premier et second en commandement sur les troupes, districts, nations et royaumes sur lesquels ils ont la juridiction Maçonnique. A l'arrivée des troupes de terre au lieu désigné à Jérusalem le Conseil Suprême de tous ceux qui ont reçu le 33' grade seront immédiatement mandés et chaque Inspecteur Général produira ses lettres de créance, sera déclaré et proclamé aux troupes en qualité de Généralissime et prendra le titre de Très Puissant Souverain Grand Commandeur. Tous les autres grades militaires seront donnés successivement selon les dates des différentes lettres de créance. Les titres de la même date seront déterminés par le ballot ou scrutin. A l'avenir tous les rangs, honneurs, dignités, titres et possessions seront héréditaires. Le Gouvernement de l'ordre restera toujours dans la famille du Souverain Grand Commandeur. A la réduction des Chevaliers de Malte, le Souverain Grand Commandeur assemblera immédiatement un Suprême Conseil du 33' degré, dans lequel sera formée une Constitution et un Système de Gouvernement pour l'ordre qui sera toujours militaire; alors l'ordre prendra son titre réel. L'uniforme de l'ordre, en campagne, est bleu, revers blancs, ainsi que les bords, boutons blancs sur lesquels est le Bijou du 33e grade qui est l'aigle et sur les petits boutons, le N° 33. Comme nous avons de puissants ennemis à combattre, il convient, pour nous mettre à l'abri des ruses des méchants, de la malice et de l'envie des ignorants, d'être perpétuellement en garde et d'être très discrets.

Nourrissons, dans nos coeurs, le germe de la vertu; et dans notre conduite et nos expressions n'offensons jamais personne; respectons la race humaine, même nos ennemis; combattons les ouvertement et avec honneur, et si nous devenions victorieux ne tâchons pas nos lauriers, en insultant nos ennemis vaincus; prouvons leur, par la magnanimité de notre conduite, que la justice n'exige point l'aide d'une main assassine, mais que la vertu sera sa propre récompense; convainquons les de l'atrocité de leur conduite par la droiture de la notre, et de leur injustice, par notre clémence.

En quelque pays que la capricieuse fortune puisse vous jeter, soyez  fidèles et obéissants à ses lois et à son gouvernement; car un Maçon qui ne servit pas fidèle au pays qu'il habite n'hésiterait pas à sacrifier le secret de son ordre. Vénérés l'Etre qui vous donna la naissance; soyez tendre mari envers l'associée de votre coeur, et père affectionné de votre progéniture; élevés la et dirigés la dans les sentiers de la vertu et de la religion. Que votre vieillesse soit couronnée par la paix de l'âme, exempte de reproches; introduises vos fils dans l'ordre Maçonnique. Soyez sincère envers vos amis et vos frères, supportés patiemment leurs fautes; soyez indulgents pour les faiblesses de l'humaine nature; soyez l'exemple vivant de la vertu et de la bienfaisance pour tout ce qui vous entoure; aidés le pauvre et l'affligé; Maçons ou non, donnez leur les secours dont ils ont besoin, selon vos facultés; et surtout offrez sans cesse, des prières au Grand et Eternel Dieu pour toutes les preuves signalées de bonté et de miséricorde que vous avez reçues de lui; et efforcés vous, avec ardeur, d'atteindre à cette béatitude céleste et éternelle que lui seul peut accorder. Amen !

 

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