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Hauts Grades

Prince de Mercy(fonds Kloss)

14 Août 2008 Publié dans #hauts grades

Système du grand oeuvre Philosophique

Le Prince Excellent dit:
D. F 1er Excellent, quelle est la première étude d'un philosophe?

R. C'est la recherche des opérations de la nature.

D. Quel est le terme de la nature?

R. Dieu, comme il en est le principe.

D. Que représente la lumière des Maçons?

R. Le souffle divin, le feu central et universel qui vivifie tout ce qui existe.

D. Quelles qualités doivent avoir les scrutateurs de la nature, F 2ème Excellent?

R. Ils doivent être tels que la nature elle même, c'est à dire, vrais, simples, patients et constants; ce sont les caractères essentiels qui distinguent les bons Maçons; et lorsqu'on inspire déjà ces sentiments aux Candidats dans les premières instructions, on les prépare d'avance à acquérir les qualités nécessaires pour la classe philosophique.

D. Quelle est la vraie et première matière des métaux?

R. La première et la principale est une humidité de l'air mêlée avec un air chaud, adhérente à chaque chose pure et impure.

D. Comment les philosophes ont-ils nommé cette humidité?

R. Mercure.

D. Quelle est la seconde matière?

R. C'est la chaleur de la terre, c'est à dire, une chaleur sèche que les philosophes appèlent souffre.

D. Quelle est la vie des métaux?

R . Elle n'est autre chose que le feu lorsqu'ils sont encore couchés dans leurs mines.

D. Quelle est leur mort?

R. Leur mort et leur vie ont un même principe puisqu'ils meurent également par le feu, mais un feu de fusion.

D. Les divers métaux connus, ont-ils chacun des semences différentes?

R. Ils ont tous une même semence; mais le lieu de leur formation a été la cause de leur différence.

D. F1er Excellent, comment se forme l'or dans les entrailles de la terre?

R. Quand la première matière dont nous avons parlé, est sublimée au centre de la terre, et qu'elle passe dans les lieux chauds et purs, où une certaine graisse de souffre adhère aux parois, alors cette vapeur, ce mercure des philosophes s'unit, se joint à cette graisse qu'elle sublime; de ce mélange résulte une certaine onctuosité qui venant à se sublimer de nouveau en passant par d'autres lieux nettoyés par la vapeur précédente et où la terre est plus subtile, pure et humide, remplit les pores de cette terre, se joint à elle et c'est alors ce qui produit l'or.

D. Quel est l'objet de la recherche des philosophes?

R. C'est la connaissance de l'art de perfectionner ce que la nature a laissé imparfait dans le genre minéral, et d'arriver au trésor de la pierre philosophale.

D.Qu'est ce que cette pierre?

R. La pierre philosophale n'est autre chose que l'humide radicale des éléments parfaitement purifiés et amenés à une souveraine fixité, ce qui fait qu'elle produit de si grandes choses.

D. F2ème Excellent, quelle route doit suivre le philosophe pour parvenir à la connaissance et à l'exécution de l'oeuvre physique?

R. La même que le Grand Architecte de l'Univers suivit pour la création du monde, en observant comment le chaos fut débrouillé.

D. Combien d'opérations y a t il dans notre oeuvre?

R. Il n'y en a qu'une seule qui se réduit à la sublimation, qui n'est autre chose que l'élévation de la substance sèche par le moyen du feu, avec adhérence à son propre vase.

D. Quand un philosophe peut-il entreprendre la confection du Grand oeuvre?

R. Lorsqu'il saura par théorie tirer d'un corps dissous, et par le moyen d'un esprit cru, un esprit digeste, lequel il faudra derechef rejoindre à l'huile vitale.

D. F1er Excellent, expliquez moi cette théorie plus clairement?

R. Pour rendre la chose plus sensible, en voici le procédé; ce sera lorsque le philosophe saura par le moyen d'une menstrue végétale, uni et minéral, dissoudre un troisième essentiel, avec lesquels réunis il faut laver la terre, et l'exalter ensuite en quintessence céleste, pour en composer leur foudre sulfureux, lequel, dans un instant pénètre les corps, et détruit leurs excréments.

D. Combien d'or distinguent les philosophes?

R. Trois, comme vous l'avez dit plus haut: l'or astral, l'or élémentaire et l'or vulgaire.

D. Qu'est ce que l'or astral?

R. Il a son centre dans le soleil qui le communique à tous les êtres inférieurs. C'est une substance ignée et qui reçoit une continuelle émanation des corpuscules solaires qui pénètrent tout ce qui est sensitif et végétatif.

D.      Est ce dans ce sens qu'il faut considérer le soleil peint au tableau des premiers grades de

l'ordre?

R.       Oui, Prince Excellent, toutes les autres interprétations sont des voiles pour déguiser au Candidat les vérités philosophiques.

D. Quel est l'or élémentaire?

R. C'est la plus pure et la plus fixe portion des éléments et de toutes les substances qui en sont composées, de sorte que tout les êtres compris dans les trois règnes, contiennent dans leur centre un précieux grain de cet or élémentaire.

D.Comment cet or est-il figuré dans le tableau des trois premiers grades?

R. Ainsi que le soleil indique l'or astral, la lune signifie son règne sur tout les corps sublunaires qui lui sont subjacents, contenant en leur centre le grain fixe de l'or élémentaire.

D. Expliquez moi l'or vulgaire?

R. C'est le plus beau métal que la nature puisse produire, aussi parfait en soi qu'inaltérable.

D. Où trouve-t-on sa désignation aux symboles de l'art royal?

R. Dans les trois bijoux principaux: le triangle, le compas et l'équerre.

D. De quelle espèce d'or est la pierre philosophale?

R. De la seconde espèce, comme étant la plus pure portion de tous les éléments métalliques après sa purification.

D. Où se trouve la matière que nous employons?

R. Elle se trouve par tout, mais il la faut chercher principalement dans la nature métallique, où elle se trouve plus spécialement qu'ailleurs.

D. Laquelle doit on préférer à toutes les autres, F 2ème Excellent?

R. On doit préférer la plus mure, la plus propre et la plus facile, mais il faut la chercher principalement dans l'essence métallique, et qu'elle y soit non seulement en puissance, mais aussi en acte et qu'elle y ait une splendeur métallique.

D. F 1er Excellent, tout est-il renfermé dans ce sujet?

R. Oui, Prince Excellent; mais il faut pourtant secourir la nature, afin que l'ouvrage soit mieux et plutôt fait et cea par les moyens indiqués plus haut, et en employant le foudre sulfureux dont nous avons expliqué l'origine; c'est par ce procédé qu'on extraira de la matière l'or pur philosophique.

Le Prince Excellent dit au Récipiendaire:

Vous voyez, Très Excellent frère, par ce léger aperçu de notre théorie que la transmutation des métaux nous est connue; il est tems que vous appreniez le but et l'objet de tout nos travaux. Nous tenons des philosophes qui nous ont précédés l'important secret de composer l'or; mais les dangers qu' entrainent cette connaissance admirable, nous obligent à travailler sans cesse aux moyens de nous défier de nous mêmes.

Dans peu de jours d'une étude suivie, et en devenant le témoin secret de nos opérations vous ne tarderez pas à coopérer à ce que nous appelons le grand oeuvre, vous deviendrez chimiste habile, et vous ferez de l'or.

Il est une chose importante à vous révéler, c'est qu'aucun de nous n'à le droit de détourner la moindre parcelle de ce métal précieux. Si les philosophes qui m'entourent, ne prenaient pas la sagesse pour guide de leurs actions, ils s'approprieraient de suite l'or qu'ils confectionnent et se procureraient toutes les jouissances que donne la richesse. Qu'en résulterait-il? Que la facilité de produire entraînerait la nécessité de dépenser; que le public, le Gouvernement même serait intéressé à connaître la source de tant de biens et qu'enfin l'imprudent compromettrait sa personne, sa vie, et causerait infailliblement notre perte. Pour prévenir tant de malheurs, voici la marche régulière que nous avons adoptée.

Tout l'or sorti de notre laboratoire, où vous allez être introduit, nous le déposons dans une caisse artistement faite, qui contient pour environ trois millions de lingots. La lenteur de nos opérations et les précautions que nous prenons, afin d'écarter tout soupçon, exigent de nous trois ans de travail pour que nous puissions remplir cette caisse. Quand cette valeur métallique est complétée, le plus ancien de nous, qui est chargé durant trois années des fonctions dont je suis dépositaire, emporte cette caisse, nous dit un éternel à Dieu, après avoir prononcé un Serment terrible, et va jouir dans une contrée lointaine des fruits de son travail, de ses études et de sa discrétion.

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raphodon 07/11/2010 15:49



Y a-t-il une datation de ce document sur la copie que tu as pu consulter au Centre Maçonnique Culturel Prince Frédéric à La Haye ?