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Hauts Grades

2ème grade Chevalier de la Toison d’Or (1)

13 Septembre 2012 , Rédigé par Loge de Recherche Pierre d'Aumont Publié dans #Rites et rituels

Décoration de la salle du conseil de guerre des Chevaliers de la Toison d’Or

Cette salle, qui doit aussi porter le nom de conseil de guerre, doit être tendue de blanc et de rouge. Elle sera éclairée par un grand chandelier à trois branches avec trois grosses bougies de cire jaune. Il doit y avoir deux terrines dans l’une desquelles il y aura des cendres et dans l’autre de l’esprit de vin, placées au milieu de la loge dite conseil de guerre. Il y aura un globe ou sphère comme dans la première salle des Vaillants Généraux des Argonautes.

Titre et ornements des Chevaliers

Le Très Vaillant Général et les Vaillants Généraux seront ornés et nommés comme dans la première salle jusqu’à la fin de la réception ou jusques après l’ouverture du conseil de guerre s’il n’y a point de réception. Alors, ils prendront les titres, savoir le Très Vaillant, de Très Illustre Chevalier, et les Généraux, d’Illustres Chevaliers de la Toison d’Or. Ils seront décorés d’une couronne de laurier, d’un sceptre peint en blanc, des gants blancs doublés et bordés de rouge, d’un crachat (8) où sera brodé en or un soleil rayonnant, d’une écharpe de soie rouge frangée en or et d’une chaîne dont les chaînons seront alternativement l’un en or et l’autre en argent qu’on portera en sautoir et où sera suspendu le bijou de ce grade qui est une croix. Le ceinturon du glaive dont ils seront armés sera rouge ou or et le fourreau blanc. Les fauteuils sur lesquels seront assis les Chevaliers seront blancs et rouges. On observera comme dans la première salle que le Maître soit à l’orient et les autres F\ F\ à droite et à gauche suivant l’ordre de leur réception.

Les figures du tableau se trouveront dans la description qu’on donnera ci-après et dans le catéchisme ou instruction.

Manière d’entrer dans la salle des Chevaliers de la Toison d’Or

On frappera un grand coup avec la main droite.
Le dernier reçu dira : « Qui vive ! »
Le Chevalier répondra : « Général des Argonautes ».
Le reste du cérémonial comme dans la salle précédente, à l’exception que le Très Vaillant Général fera à celui qui est introduit les questions suivantes :

D. D’où venez-vous ?
R. De la Thessalie.
D. Où allez-vous ?
R. A Colchos.
D. Qu’allez-vous faire à Colchos ?
R. La conquête de la Toison d’or.
Ensuite, le Général introduit et salue comme à la première salle et prend place.

Ouverture du 2ème conseil de guerre

Le Très Puissant frappe un coup de son glaive sur la table et demande :

D. A quelle heure s’ouvre le conseil de guerre ?
R. Un instant avant la victoire.
D. Dans quel temps obtient-on la victoire ?
R. Après dix mois de combat.
D. Où remporte-t-on la victoire ?
R. A Colchos, dans le champ de Mars.
Le Très Vaillant Général dit :

« Vaillants Généraux, puisque le conseil de guerre s’ouvre un instant avant la victoire, que la victoire s’obtient après dix mois de combat et qu’il faut le remporter à Colchos dans le champ de Mars, débarquons-nous puisqu’il y a dix mois que nous naviguons et que nous voici arrivés à Colchos et allons aussi sans différer au champ de Mars remporter la victoire qui nous attend ».

Après ce dernier mot, le Très Vaillant Général et les Vaillants Généraux feront le signe du Général des Argonautes et crieront trois fois : « Combat ! » S’il n’y a point de réception, tous les F\ F\ se décoreront des attributs de Chevaliers de la Toison d’Or. S’il y en a, on procédera comme suit.

Réception

Tous les Généraux des Argonautes étant passés à la seconde salle, le dernier Général reçu ira trouver le récipiendaire qui est resté seul dans la première salle, c’est-à-dire après l’ouverture du conseil de guerre. Il lui couvrira les yeux d’un bandeau et le conduira jusqu’à la porte de la seconde salle ; il lui dira d’attendre là le signal qu’on lui donnera pour frapper un grand coup à ladite porte avec le pied droit.

Le dernier reçu qui est déjà rentré dans la salle, entendant ce coup, criera : « Qui vive ! »

Le récipiendaire répondra : « C’est un Vaillant Général des Argonautes qui désire faire le voyage de Colchos ».

Le dernier reçu répondra : « Halte-là ! », et rendra compte au Très Vaillant et aux Vaillants Généraux.

Le Très Vaillant Général dit au dernier reçu : « Vaillant Général, allez examiner le récipiendaire sur le grade qu’il vient de recevoir et, s’il satisfait à vos questions, vous l’introduirez après que vous serez assuré qu’il a les yeux couverts et avoir fait parvenir jusqu’à moi l’ordre et la consigne ».

Le dernier reçu exécute l’ordre du Très Vaillant, questionne le récipiendaire, l’introduit et le place à l’occident.

Dès que le candidat est introduit et placé, le Très Vaillant Général lui fait les questions suivantes :

(Nota. On dicte au récipiendaire les réponses.)

D. Vaillant Général, que demandez-vous ?
R. Très Vaillant Général, je demande de faire avec vous et vos vaillants compagnons le voyage de Colchide, si tel est votre bon plaisir.

Cette réponse faite, tous les Vaillants Généraux frappent de leur glaive sur la table pour marquer leur consentement.

Le Très vaillant Général continue :

D. Avez-vous les vertus nécessaires ainsi que les qualités pour faire ce voyage et mériter par [là] la récompense de vos travaux ?
R. Oui, Très Vaillant Général, j’ai la charité et la discrétion, et je suis en état de vous donner des preuves de ma sagesse et de ma constance.
D. Puisque vous avez choisi la discrétion et la charité et que vous êtes en état de nous donner des preuves de votre sagesse et de votre constance, nous promettez-vous, foi de Vaillant Général des Argonautes, de ne jamais révéler et sous quel prétexte que ce puisse être nos secrets et nos mystères, et de garder scrupuleusement les ordonnances de notre milice ?
R. (Réponse qui sert d’obligation comme suit :) Oui, Très Vaillant Général, je le promets et le jure.

(Nota. On prononçant ces mots, on fait étendre la main droite au récipiendaire et la porter ensuite en équerre sur le Volume de la Sainte Loi.

Cette obligation prêtée, le Très Vaillant Général et tous les Vaillants Généraux quitteront les attributs de Vaillants Généraux et se décoreront de ceux de Chevaliers de la Toison d’Or et en prendront en même temps le titre, c’est-à-dire le Maître de Très Illustre et les F\ F\ d’Illustres Chevaliers de la Toison d’Or.

Ensuite, le Très Illustre dit au plus ancien Chevalier :

« Illustre et ancien Chevalier, ayez la bonté d’aller sortir le bandeau au récipiendaire auquel vous ferez faire le tour du globe terrestre et lui ferez frapper avec la massue et le glaive duquel il est armé les deux éléments qui le composent, ainsi que la marche ordinaire, et le ferez ensuite parvenir jusqu’à moi ».

Le plus ancien Chevalier exécute l’ordre, lui fait faire le tour du globe, frapper et lui fait traverser par la marche ordinaire de Général des Argonautes une terrine de cendres et une autre où il y a de l’esprit de vin ; après quoi, il le fait parvenir jusqu’au Très Illustre Chevalier par la marche des Chevaliers de la Toison d’Or qu’il lui apprend pour y recevoir l’ordre, la consigne, le signe, l’attouchement et l’accolade comme suit.

Consigne, signe, attouchement, accolade et ordre

La consigne est le mot Eriotcive Victoire.

Le signe est de lever la main droite et de la fermer comme si on prenait quelque chose et de montrer avec l’index le bijou que l’on a sur la poitrine.

L’attouchement est de prendre avec les deux poings fermés de celui qui vous reconnaît.

L’accolade est de baiser au front celui qui vous reconnaît, c’est-à-dire comme à la 1ère salle.

L’ordre, c’est le mot Segam ed meelhteb  Mages de Bethléem.

Décoration et création de Chevalier

Le Très Illustre Chevalier, après avoir donné au récipiendaire l’ordre, le signe, l’accolade et l’attouchement, il le décore de tous les ornements et attributs de Chevalier de la Toison d’Or, et ensuite le crée en lui disant :

« Par la plénitude de la puissance dont je suis revêtu et du consentement des Illustres Chevaliers de la Toison d’Or, je vous délie de toutes les obligations que vous avez contractées jusques ici dans la carrière maçonnique, n’en exceptant que celles que vous avez prêtées pour obtenir les grades de Vrai Maçon et de Vaillant Général des Argonautes, et d’Illustre Chevalier de la Toison d’Or que je vous confère pour jouir à perpétuité des prérogatives et avantages que vos combats et vos victoires vous ont si glorieusement acquis ».

Après les dernières paroles du Très Illustre, tous les Chevaliers font le signe et crient ensemble trois fois Victoire.

Ensuite, le Très Illustre dit au récipiendaire de s’aller faire reconnaître à tous les Illustres Chevaliers, laquelle reconnaissance faite il lui dit de prendre séance selon son rang et de prêter l’oreille à l’instruction qui suit.

Instruction par demandes et réponses

D. Qui êtes-vous ?
R. Illustre Chevalier de la Toison d’Or.
D. A quoi pourrai-je connaître que vous êtes tel ?
R. A mon nom, mes armes et mes vertus.
D. Comment vous appelez-vous ?
R. Jason
D. Que signifie ce nom ?
R. Art de guérir
D. Quel a été votre maître en cet art ?
R. La magicienne Médée.
D. Quelles sont vos armes ?
R. Celles de la nature.
D. Quelles sont les armes de la nature ?
R. Celles qu’un chacun prend selon ses lumières et connaissances, mais les plus honorables et profitables sont celles du signe de la croix que je porte.

(En disant ces derniers mots, l’Illustre Chevalier qui répond montre la croix de son bijou.)

D. A quoi vous en êtes-vous servi ?
R. A parfaire le grand œuvre.
D. Quelles sont vos vertus ?
R. La charité et la discrétion.
D. Pourquoi dites-vous cela ?
R. Parce qu’un adepte doit garder un secret inviolable et faire du bien au prochain.
D. Quel âge avez-vous ?
R. Des années sans nombre.
D. Pourquoi dites-vous cela ?
R. Parce que par le moyen de l’élixir je me suis rajeuni et puis pousser ma carrière aussi loin qu’il plaira à mon créateur.
D. Avez-vous [un] ordre ?
R. Oui, Très Illustre.
D. Quel est votre mot d’ordre ?
R. On dit le mot Mages de Bethléem etc.
D. Pourquoi prenez-vous ces mots pour notre ordre ?
R. Parce que comme eux j’ai été éclairé par une étoile qui m’a conduit à la vérité.
D. Vous a-t-on donné une consigne ?
R. Oui, Très Illustre.
D. Donnez-la-moi.
R. On dit le mot Victoire.
D. Pourquoi ce mot ?
R. Parce qu’un adepte pour parvenir à son but a surmonté tous les obstacles qui s’y opposent.
D. Vous avez sans doute reçu un signe ?
R. Oui, Très Illustre.
D. Donnez-le-moi.
R. On fait le signe.
D. Que signifie ce signe ?
R. Que j’ai enlevé et possédé la Toison d’or.
D. N’avez-vous rien reçu de plus?
R. Pardonnez-moi : un attouchement et une accolade.
D. Donnez l’attouchement.
R. On le donne.
D. Donnez l’accolade.
R. C’est la même et même signification que celle de Général des Argonautes.
D. Quelle est votre marche ?
R. Trois pas redoublés militaires.
D. Que signifient-ils ?
R. Que la multiplication de l’œuvre va beaucoup plus vite que l’œuvre.
D. Combien frappez-vous de coups pour entrer dans la salle du conseil de guerre ?
R. Un seul grand coup avec le pied droit.
D. Pourquoi cela ?
R. Pour montrer qu’après avoir commencé par 1 et continué par 2, 3 et 4, je suis enfin parvenu à l’unité par le 5ème, moitié du nombre sphérique qui est dix, et qu’en outre je sais opérer.
D. Pourquoi avez-vous été introduit les yeux couverts ?
R. Pour désigner l’aveuglement et l’ignorance où j’étais avant de connaître la pratique du grand œuvre.
D. Quel voyage fîtes-vous ?
R. Le tour du globe terrestre.
D. Que fîtes-vous dans ce tour ?
R. Je frappai avec ma massue et mon glaive les deux éléments qui composent ce globe.
D. Pourquoi fîtes-vous le tour du globe terrestre et frappâtes-vous ces éléments ?
R. C’était pour purger la terre et la mer des éléments qui l’infectent.
D. Que fîtes-vous ensuite ?
R. L’on me fit traverser deux terrines dans l’une desquelles étaient des cendres et dans l’autre de l’esprit de vin.
D. Quel fut votre guide ?
R. Mes seules lumières.
D. Quel fruit rapportâtes-vous de votre voyage et de vos combats ?
R. La conquête de la Toison d’or et le royaume que mon oncle Pélias avait usurpé à mon père Eson.
D. Sur quoi est appuyé votre conseil de guerre ?
R. Sur deux tours ou les deux colonnes J. et B. qui n’en sont que le symbole.
D. De quelle matière sont ces colonnes ?
R. D’or et d’argent.
D. Où sont-elles situées et comment s’appellent-elles ?
R. Elles sont situées l’une du côté de l’Espagne et l’autre du côté de l’Afrique ; celle qui est située du côté de l’Espagne s’appelle Calpé  et celle du côté d’Afrique se nomme Abila .
D. Pourquoi ces colonnes sont-elles situées dans deux parties du monde ?
R. Pour m’apprendre que la matière et le feu doivent être pris dans diverses minières, mais d’une seule et même racine.
D. Expliquez-moi dans quelle racine peut-on trouver ces diverses minières ?
R. C’est dans un sujet connu des ignorants comme des savants mais que les seuls philosophes savent travailler pour en extraire leur matière et leur feu.
D. Comment appelez-vous la matière et le feu ?
R. La matière s’appelle soufre et mercure animé, c’est-à-dire acuits  de leur propre sel, et le feu se nomme eau ignée ou dissolvant du soufre et du mercure animé.
D. Qu’en provient-il ?
R. De cette dissolution est engendré l’enfant qu’on nomme philosophique qui, sept fois nourri clibaniquement de son propre sang, parviendra enfin dans dix mois à la plénitude de l’âge parfait et alors pourra communiquer sa perfection à ses F\ F\ imparfaits sortis comme lui du ventre de la même mère.
D. Pourquoi votre conseil de guerre est-il appuyé sur les colonnes d’Hercule ?
R. Parce que c’est le non plus ultra de la Maçonnerie.
D. Qui reconnaissez-vous pour père dans cet Art royal ?
R. Hermès trismégiste.
D. Et pour frères ?
R. Tous les adeptes.

L’instruction faite, le Très Illustre Chevalier priera le Chevalier le plus ancien de faire au Chevalier nouveau reçu l’explication du tableau et l’histoire de ce grade comme suit.

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