Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Hauts Grades

30ème Grade : Grand Elu Chevalier Kadosh, CKH

30 Octobre 2012 , Rédigé par Frédéric de Prusse Publié dans #hauts grades

Mes Frères, désolé, mais cet article ne pouvait être court. Bonne lecture

Un peu d’histoire pour instruire nos Frères

30ème degré ou grade : le sommet est atteint. Pourtant chaque Maçon devrait savoir que le sommet n’existe pas.

Il n’existe aucun Himalaya ou K...2 maçonnique.

La quête me rappelle cet homme qui passe de couloir en couloir de porte en porte et se retrouve nu dans la rue.

Quoi que nous fassions, nous sommes toujours nus, de la naissance à la mort.

C’est pour cela qu’il faut prendre avec beaucoup d’humilité et surtout une grande lucidité et réserve, l’échelle que gravissent les FF de tous les Rites en général et du REAA en particulier.

Si l’on peut comprendre la démarche du REAA, il faut savoir faire une distinction avec l’écossisme, clamé par les « purs et durs » comme la vérité, et qui entrent en écossisme comme d’autres en religion cloîtrée ou, comme certains Ayatollahs, en guerre sainte.

Ils devraient savoir que la burqa n’a jamais fait le soufi.

« on ne se bat vraiment pour la paix et la liberté qu'en renonçant à la vengeance, qu'en agissant avec prudence, indulgence, amour, et qu'en essayant de ne contribuer ni aux conflits, ni aux oppressions, ni aux folies glorieuses. »

Alors, que dire de tous ces FF qui parlent de secrets et les partagent, se chuchotent à l’oreille quelques mots ou noms obscurs tirés de la Bible pour faire plus vrai, authentique, « genuine », font quelques gestes abscons des pieds et des mains ?

Le seul secret à connaître en Maçonnerie est de savoir et comprendre qu’il n’y en a pas.

Que dire de ces frères qui prodiguent année après année un pseudo enseignement maçonnique et lancent leur Vérité « ex cathedra, et urbi et orbi » comme la Lumière divine, coupent, tranchent, parlent de haut et quasiment au Nom du Très Haut et se comportent dans la vie d’une façon étrange en voulant imposer aux autres leurs diktats déclarés comme spirituels?

Alors, quid du grade de vengeance du Kadosh ?

Quelle Lumière demande-t-on au Kadosh ? Celle de la Liberté.

C’est cette Liberté qui est notre Lumière intérieure. Mais peut-on jamais être libre ?

Et cette fameuse échelle que Jacob voit dans son rêve ? Le Maçon peut avoir la tête dans les étoiles, mais, qu’il le veuille ou non, il vit les pieds sur terre parmi les siens, ses Frères.

Le Maçon est et reste toujours humain, et avec l’homme, va le cortège qui l’accompagne toute sa vie : orgueil, vanité, cruauté, désir inextinguible du pouvoir, etc. et nous en revenons au début, au point de départ, au bas de l’échelle : ce combat contre lui-même, que l’homme a d’immenses difficultés à mener.

J’en reviens à l’utilité toute relative de la multiplication des grades, lumière qui attire les papillons de minuit, qui y brûlent, à défaut de leurs ailes, quelques centaines d’euro annuels.

Ainsi, l’on peut avoir tout gravi, mais l’on doit se rendre à l’évidence qui est la base de la Sagesse : ce qui est en haut est le reflet de ce qui est en bas et vice-versa.

Là où certains passent des décennies pour chercher à savoir in fine qu’il n’y a quasiment rien à apprendre intellectuellement, d’autres « simples en esprit » le comprennent et le connaissent en très peu de temps. D’aucuns diraient que c’est « injustice ».

Et quand ces FF bien intentionnés, modèles de sagesse et de perfection, viennent à rencontrer un de ces olibrius injustement éclairés, qui mettent en péril leurs certitudes bâties sur des petits livres de papier fragiles, nommés rituels des Hauts-Grades, que font-ils ?

Assis sur le trône de leur suffisance et de leur condescendance, de leurs médailles et tabliers brodés, ils lui disent: « tu n’a rien compris, tu n’a pas encore tué le vieil homme, tu es dans l’illusion. »

Chacun de vous a déjà entendu ces sentences ultimes, proférées par les hauts-gradés, dont les regards illuminés se perdent dans la lettre G de l’étoile flamboyante et dans la flamme divine et purificatrice de la Grande Lumière.

J’ai parfois honte d’avoir cautionné ce système pyramidal et d’avoir cru y avoir trouvé mon salaire.

Les sages de tous temps, en tous lieux, l’ont dit, redit et écrit : il faut essayer de vivre avec les autres en les respectant, ne pas chercher à les dominer ou les asservir et ne pas prétendre détenir les clefs de « La Vérité ».

Alors, mes Frères, faut-il trente trois degrés ou grades (voire plus) pour comprendre cela ou est-ce que trois suffisent amplement pour mettre en place la dramaturgie de la faiblesse humaine ?

L’homme, si petit au regard de l’Indicible, doit faire face à sa vie, donc à sa mort.

C’est là son seul problème et c’est de ces (ses) chaînes, de ses peurs, qu’il doit essayer de se libérer. Et c’est pour les oublier, pour se griser et se tromper lui-même, qu’il est en guerre permanente contre les autres, alors qu’il ne devrait se battre que contre lui-même.

L’homme n’est jamais libre; pourtant, il doit se battre pour croire qu’il peut l’être.

C’est son plus beau combat et sans doute sa plus belle illusion.

Venons-en aux « traditionnels » secrets et rebondissements du 30ième acte de cette longue pièce du théâtre de « l’écossisme ».

Je vais donner ici deux différentes versions qui ont été et sont utilisées aujourd’hui, chose que je n’ai pas faite pour les grades administratifs du 31ième au 33ième.

L’imposture du 30ième grade est la même pour ceux du 31 au 33.

Chacun choisit sa version, l'arrange et la manipule, violant ainsi la Tradition sans vergogne.

Le fait qu’il y ait des versions largement différentes depuis les 18 et 19ième siècle rajoute au ridicule de ceux qui évoquent la Tradition et s’en prétendent aujourd'hui les détenteurs : ils ne sont que des imposteurs.

Nous savons tous l’imperfection et la difficulté de la transmission de la Tradition. Alors, transmettons ce que nous pensons être juste et vrai, sans dire que nous sommes les détenteurs du Graal.

Mes FF, lisez, comparez. Je ne suis pas ici pour vous demander de tout renier, mais mon devoir est de vous faire comprendre que la Maçonnerie de Tradition n’est pas celle que l’on veut vous faire croire.

Signe :

Version 19ième :

Placer la main droite les doigts écartés sur le cœur et la laisser retomber sur le genou droit que l’on empoigne en fléchissant. Puis, saisir le poignard suspendu au cordon, le lever comme pour frapper et dire « Nekam, Adonaï » (vengeance, Seigneur)

Version SCPLF 2012 :

La main droite étant sur le coeur, la laisser tomber sur la cuisse droite en fléchissant le genou droit, comme pour prêter un serment.

Signe d’ordre :

19ième : Glaive dans la main gauche, placer la main droite étendue sur le cœur.

SCPLF 2012 : Ordre: La main droite sur le coeur, les doigts écartés, le glaive levé dans la main gauche (ou en l'absence. d'épée: poing gauche tendu et pouce levé.)

Ndlr : au 19ième siècle, il ne pouvait être envisagé que des FF arrivassent dans l’Atelier sans glaive…

Attouchement :

19ième : On se touche réciproquement par la pointe du pied droit et le genou et en se présentant le poing fermé de la main droite.

Le pouce étant levé le prendre alternativement, le laisser glisser en reculant d’un pas et en levant le bras comme pour frapper d’un poignard. (ndlr : ce qui est capital)

L’on dit, le premier : Nekham (Nekhama) Belaïm (vengeance des traitres) le second répond Pharasch-chol (tout est expliqué)

Version SCPLF 2012: La pointe du pied droit contre celle du frère, genou contre genou; l'un présente le pouce droit levé, l'autre le saisit rapidement et tous deux reculent d'un pas.

Le premier dit: '' HABORACH'' qui signifie: Je louerai Le second dit: '' ETH ADONAI'' qui signifie: Seigneur tout puissant

Ndlr : on voit très bien ici que la Tradition a été bafouée par les rédacteurs actuels du Rituel du SCPLF. Les mots actuels, leur signification et même la gestuelle trahissent la Tradition d’une façon incontestable.

Batterie

Trois fois 2 et 1 : 11-11-11-1

Elle est la même dans les deux versions

Marche : trois pas précipités les mains croisées sur la tête

Elle est la même dans les deux versions

Âge : un siècle et plus

Ndlr : Dans la version SCPLF 2012 il est rajouté : « je ne compte plus » Les FF qui connaissent le système savent très bien que ceux qui dirigent le SCPLF comptent plus souvent qu’à leur tour et que c’est aujourd’hui une de leur principale préoccupation.

Insignes et décors : un peu long à décrire, sans grand intérêt

Mots de passe :

version19ième

pour entrer : Nekam (vengeance) réponse Menahhem (consolateur)

pour sortir Phangal-chol (tout est accompli) réponse Pharasch-chol (tout est expliqué)

Version SCPLF 2012

Demande: BEGOHAL kol (tout évolue en soi-même) Réponse: BARAH ETH KOL ( tout est expliqué)

Ndlr : là aussi, on voit très bien ici que la Tradition a été bafouée par les rédacteurs du SCPLF. Les mots actuels trahissent la Tradition et son sens d’une façon indigne.

Mots sacrés :

version19ième

Nekam Adonaï (vengeance) réponse Pharasch-chol (tout est expliqué)

Version SCPLF 2012

''MI KAMOHA BA ELIM ADONAI'' (Qui d'entre les forts est semblable à Toi Seigneur)

Je vais arrêter ici la comparaison :

L’échelle mystique ou mystérieuse (chacun peut la définir à son gré) est composée de deux montants ayant chacun sept échelons :

Le premier montant à droite se nomme : Oheb Eloah (amour de Dieu)

Le second montant à gauche se nomme Oheb Kerobo (amour du prochain)

Echelons du premier montant :

1er) Tzedakah, Justice

2ème) Schor-Laban (pureté)

3ème) Matok (douceur)

4ème) Emounah (force)

5ème) Amal-Sagghi, travail

6ème) Sabbal, fardeau

7ème) Ghemoulnah Thebounah, prudence

Echelons du deuxième montant à gauche : les 7 arts libéraux

Finalement, que peut-on dire après avoir obtenu ce nouveau grade ?

Je vous fais part ci-dessous de courts extraits de la planche d’un Frère CKH :

« Chevaliers, vous voici armés pour le combat. »

« Oheb Eloah et Oheb Kerobo, respectivement traduits par Amour de Dieu et Amour du Prochain, sont les deux montants de l’échelle.

Amour de Dieu, c’est-à-dire à la fois l’amour que Dieu a pour nous et l’amour que nous lui portons. (…)

Oheb Kerobo, amour du prochain, du prochain immédiat bien entendu mais aussi de l’ensemble des hommes qui peuplent l’univers.

En effet, parvenu au stade ultime de sa réalisation métaphysique, le Chevalier Kadosch a compris que si, lorsque qu’il gravissait l’échelle, la finalité était Aime ton Dieu, une deuxième finalité en découlait automatiquement et était le Droit de Dieu, à savoir aime pour Moi ; cet Amour pour Dieu sous-entend de respecter le droit de Dieu en chacun des êtres de l’univers et implique une descente, un retour parmi les hommes.

(…) Chevaliers, vous voici armés pour le combat ; cette fois-ci , on y est ; action et combat, voilà nos attributions. « Quel combat doit mener le Chevalier Kadosch ? » : celui de défendre la cause de la justice et les droits de l’homme contre toute autorité usurpée ou abusive, quelle soit politique, militaire ou religieuse », dit le rituel. [ cette affirmation est à rapprocher des Grandes Constitutions de 1786 où l’on peut lire les pouvoirs ridicules que, 33 èmes, nous avons et qui ne sont « qu’autorité abusive » ]

Lors de l’ouverture des travaux au 30ième degré : « Eminent Premier Grand Juge, cherchez vous autre chose ? Justice ».

Le concept de la Justice a été de tout temps adossé à celui de vengeance et en Franc-maçonnerie les grades d’Elus sont dits grades de Vengeance ; c’est particulièrement vrai pour le 30ième degré. (…)

Au plus profond de son Etre, le Chevalier Kadosch comprendra que ce glaive ne peut être pour lui que le glaive de l’Esprit, cette force qui va lui permettre de séparer le Bien du Mal, la Justice de l’injustice et de faire en sorte que la Lumière de la Vérité guide toutes ses actions. [souligné par Frédéric]

Il s’agit de cette force unificatrice, de cet UN qui nous est consubstantiel et qu’enfin nous arrivons à faire resplendir. Seul, univers complet, responsable devant notre conscience et riche de connaissance et d’amour, nous allons pouvoir agir et exercer notre rôle de soldat de l’universel et de l’Eternel.

Très Eminent Commandeur et vous mes Frères Chevaliers Kadosch, j’ai dit. »

Notre Frère, qui à l’évidence écrit avec talent, vit toujours dans un monde binaire. Être 30ième et plus devrait au minimum permettre d’atteindre une certaine connaissance et perception intuitive du Principe, à savoir que le bien et le mal n’existent pas. On ne peut arriver « au sommet du REAA » et être toujours perdu dans ces redites éternelles, cent fois écrites.

On ne peut arriver au sommet de l’écossisme et écrire dans la nébulosité extrême des mots faciles et des formules creuses.

Chacun sait que l’histoire des hauts-grades est de penser encore et encore « carrière, pouvoir et médailles ».

C’est là le cancer de la Maçonnerie dite des Hauts-Grades.

Je ne peux arrêter cet article en éludant la phase du mot « Amour », avec un « grand A », cette tarte à la crème qui nous est maintes et maintes fois servie en point d’orgue lors de planches ou de l’Agape, « Agapè ».

Il faut éviter d’abuser du mot « Amour » et cesser de le mettre à toutes les sauces.

D’aucuns le citent comme l’alpha et l’omega maçonniques dans leur fameux: « mes FF, je vous aime ».

Lorsque l’on connaît les guerres intestines permanentes pour savoir qui doit être le premier dans les diverses organisations maçonniques…. Il faudrait parfois tourner 7 fois sa langue dans la bouche avant de prononcer le mot « Amour ».

L’Amour dont il est question en Maçonnerie, n’a rien de personnel.

Il est même anti-personnel. Il n’a rien d’individuel. Il s’oppose à l’individu, à la personne nommée. Tout au plus pourrait-il être rapproché du mot harmonie sur la table du même nom ou dans les sphères céléstes.

L’Amour dont il est question en Maçonnerie est un état vécu hors du corps physique et mental, (tiens, voilà un exemple de formule creuse type) de la pensée, comme s’il était possible de sortir de son enveloppe charnelle pour devenir simple poussière d’étoile parmi les étoiles.

Alors, mes Frères, puisque je critique et assassine l’écossisme, qu’ai-je à proposer de mieux ou à sa place?

Je vous propose le retour à la Tradition.

Essayons simplement d’être des Maîtres Maçons situés au Centre, entre Enfer et Paradis, les pieds posés sur le pavé mosaïque de la vie quotidienne, et dans nos coeurs, tournons sans fin, bras en croix, la tête dans les étoiles, dans l’axe du fil à plomb que tient pour nous le G\A\D\L\U\.

Commençons par cela, mes Frères et nous aurons fait une bonne partie du chemin.

A l’attention de ceux pour lesquels les mots qui précèdent sont obscurs, je conseille d’entrer dans les Hauts-Grades. Ils y trouveront ce qu’ils sont venus chercher entre amis de ripaille et d'affaires.

J’ai dit

PS: naturellement, je ne veux pas fustiger, vous l'aurez bien compris les nombreux Frères qui sont entrés au SCPLF, espérant y trouver des clefs supplémentaires dans leur quête sincère. Je ne m'intéresse qu'à ceux qui utilisent un système pervers (auquel je participe encore aujourd'hui), détiennent les clefs d'un pouvoir sur les hommes crédules et qui en abusent pour assouvir leur ego et intérêts personnels d'argent ou de gloire.

Source : http://deusmeumquejus.over-blog.com/

Partager cet article

Commenter cet article