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Hauts Grades

la vengeance d'Hiram

3 Mai 2005 Publié dans #hauts grades

Quand on informa le roi Salomon que Hiram n'apparaissait plus parmi les Bâtisseurs du Temple, il ordonna d'arrêter tous les travaux et que l'on cesse de délivrer la paye, tant que Hiram ne serait trouvé mort ou vif. Tous les frères se mirent à sa recherche. La tombe de Hiram, sur laquelle poussait une branche d'acacia, fut découverte par le frère Stolkin et, par ce fait, lui mérita une confiance particulière du Roi. Mais, n'admettant que la mort de Hiram puisse rester impunie, Salomon donna l'ordre de trouver les assassins et fixa une haute récompense à celui qui les amènerait à lui.

Un jour que Salomon s'entretenait dans son palais avec les Maîtres dont le nombre était supérieur à quatre-vingt-dix, le chef de la garde entra et l'informa qu'un Étranger avait à lui communiquer un secret d'une haute importance. Salomon sortit voir l'inconnu et, après un court laps de temps, revenant dans la salle, il leur communiqua que l'Étranger connaissait le refuge des assassins du Maître et proposait d'y conduire tous ceux qui désireraient le suivre. Tous les frères, d'une même ardeur, exprimèrent le désir de suivre l'Étranger. Le Roi fort touché par cet élan, leur déclara que neuf Maîtres suffiraient et que le sort désignerait ceux des frères qui devraient aller chercher les coupables et ceux qui auraient l'honneur de reprendre les travaux de la construction du Temple. Des billets portant les noms de tous les frères furent placés dans une urne et les neuf frères dont les noms sortirent furent ainsi élus...

À peine les noms des neuf Élus cités, leur visage s'illuminèrent de joie. Salomon leur ordonna de suivre l'Étranger vers la caverne où le meurtrier nommé Aviram, avait trouvé refuge. Les neuf Élus se mirent en route. Pendant un certain temps, ils marchèrent ensemble mais l'un d'entre eux, nommé Yahoben, brûlant d'impatience et poussé par une soif de vengeance, devança les autres. Il arriva le premier devant la caverne que cachait un buisson et devant laquelle se trouvait un chien et où se cachait l'assassin de Hiram. Il y pénétra.

A la lumière d'une lampe qui brûlait dans la caverne, il vit le meurtrier se reposant couché sur le dos. Oubliant les instructions de Salomon, Yahoben saisit son poignard et frappa le meurtrier à la tête, puis au cœur Ce dernier se réveilla, écumant de rage, mais le coup reçu et l'aspect sans peur de Yahoben le firent chanceler. Il tomba et hurla comme un forcené : “ NAQAH ! NAQAH ! ”, ce qui veut dire “ Il a pénétré ” et rendit l'âme. La fureur enivra Yahoben. Il trancha la tête du meurtrier et la plaça à coté du poignard ensanglanté. Puis, ayant vu une source d'eau fraîche jaillissant dans la caverne, il étancha sa soif et, s'affaissant à terre, s'endormit d'un profond sommeil.

Entre temps, les huit autres Élus arrivèrent ensemble en compagnie de l'Étranger. Ils brûlaient du désir d'accomplir la volonté du Roi. Quelle fut donc leur stupéfaction lorsqu'ils virent Yahoben endormi avec, à ses pieds, la tête tranchée d'Aviram et le poignard ensanglanté. Leur premier cri fut : “ Nekam ! Nekam ! ”. Réveillé par ce cri, Yahoben se leva brusquement et hurla à son tour : “ Vengeance ”. Les frères lui dirent “ Yahoben, qu'avez-vous fait ? Que dira le Roi ? ” Le front de Yahoben s'assombrit. Il se rendit compte de la gravité de son crime. Il lui resta un seul espoir : la clémence du Roi.

Ayant pris d'une main la tête du meurtrier et de l'autre le poignard, il suivit ses frères qui le conduisirent au palais. Salomon fut fort réjoui quand il apprit que les Élus étaient revenus le soir même. Il était convaincu qu'ils avaient ramené l'assassin de Hiram et méditait sur la peine qu'exigeait une justice suprême. Et voilà qu'il vit entrer Yahoben avec la tête d'Aviram à la main. Il maîtrisât avec peine le courroux qui s'empara de lui mais ayant de son regard sage jeté un coup d’œil dans l'âme de Yahoben, il lui pardonna. ..

Salomon fit embaumer la tête pour qu'elle puisse se conserver et être exposée avec celle des 2 autres assassins quand il les trouverait.

Les deux autres meurtriers de Hiram avaient quitté la montagne située près de Yaffa et s'étaient réfugiés à Gath et s'y croyaient en sûreté. Six mois après la mort de Hiram-Abif, Akiroph-Bengader, un des intendants de Salomon, faisant des perquisitions dans le pays de gath, tributaire de Salomon, apprit que Sterkin et Oterfut les deux autres assassins de Hiram-Abif s'y étaient retirés et s'y croyaient en sûreté.

Salomon l'ayant appris écrivit immédiatement à Maakah, roi de Gath et lui marqua le désir qu'il avait de découvrir les coupables et de leur faire infliger la peine due à leur crime.

En conséquence Salomon choisit 15 des plus dignes Frères et zélés Maîtres, dans le nombre desquels il comprit les 9 qui avaient été à la recherche d'Aviram. Ils partirent le 15 du mois Thammuz (répondant au mois de juin de notre ère). Ils arrivèrent le 28 du même mois dans le pays de Gath. Ils remirent la lettre à Maakah qui, épouvanté par cette nouvelle, donna sur-le-champ des ordres pour que l'on fit la recherche la plus exacte des 2 assassins et qu'ils fussent livrés aux Israélites, se trouvant fort heureux de délivrer ses états de pareils monstres.

On employa 5 jours à faire les perquisitions les plus exactes. Zerbal et Eli’am furent les premiers qui les découvrirent dans une carrière nommée Bendicat. Ils furent enchaînés et chargés de fers sur lesquels on grava le crime dont ils étaient coupables et le genre de châtiment qui leur était réservé. Ils arrivèrent à Jérusalem le 15 du mois suivant et furent conduit à Salomon qui leur reprocha le noir forfait dont ils s'étaient rendus coupables. Il ordonna de les conduire dans la Tour d'Achivazar jusqu'au moment de l'exécution.

Le lendemain à 10 heures du matin ils furent attachés à deux poteaux par le cou, les pieds et les bras qu'on fixa par derrière. Leurs corps furent cruellement ouverts depuis la poitrine jusqu'à l'os du pubis. Ils demeurèrent dans cet état pendant 8 heures. Les mouches et autres insectes vinrent se repaître de leur sang et de leurs entrailles. Leurs cris et leurs gémissements étaient si lamentables qu’ils touchèrent le cœur même de leurs bourreaux qui leurs coupèrent la tête. Ils jetèrent leurs corps pardessus les murailles de Yeroushalaïm (Jérusalem) pour servir de pâture aux corbeaux et aux bêtes féroces.

Les têtes des trois assassins de Hiram-Abif furent ensuite accrochées aux cintres des trois portes sud, ouest et est de Yeroushalaïm.

La punition des trois assassins étant accomplie, Salomon pour récompenser le zèle et la constance des 15 Grands Élus, pour leur donner un grade plus élevé et pour n’admettre entre eux aucune préférence, choisit par bulletins 12 d’entre eux et ordonna que les 12 premiers noms qui sortiraient de l’urne seraient ceux qui formeraient le Grand Chapitre et commanderaient les 12 tribus d’Israël. Les trois qui furent écartés pourraient être appelés à d’autres missions Il donna aux douze Élus le titre d’excellents Emeth* qui signifie en hébreu “ vérité ou homme vrai, véritable, en toutes occasions.

Il leur montra les choses précieuses qui étaient enfermés dans le Tabernacle et les Tables de la Loi gravées du doigt de Dieu sur le mont Sinaï, auprès du buisson ardent ainsi que le chandelier à sept branches, la menorah et le voile du saint des Saints.

Il les arma de l’épée de Justice et leur accorda plusieurs autres faveurs.

 

 

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AMBLETON 18/10/2012 16:35


Bonjour, 


J'ai effectué un travail sur le sens de cet épisode du Mythe d'Hiram. Comment interpréter "L'Etranger et le chien" Quel sens lui donner, quelle morale? Merci.