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Hauts Grades

SO: Chevalier de l'Orient

21 Mai 2005 Publié dans #hauts grades

Ce grade parut premièrement à Venise l’an 1708, sous Borcias Maître de Loge, puis en France l’an 1712, sous Rameau Maître de Loge et ailleurs.
Les excellents passages de ce catéchisme rédigé ont été adaptés au bon système, c’est-à-dire autant que possible, par un certain Richard de La Rivière qui avait pris un tel goût à tenir ce grade défectueux en vrais faits (ne contenant que des faux exposés, qui n’eurent jamais lieu) et le cultivait avec un tel attachement qu’il ne le discontinua qu’après des defenses bien expresses, réitérées fort souvent par les chefs capitulaires d’Ordre de 1750 jusqu’en 1760.


1. D: Comment êtes-vous parvenu au haut degré de Chevalier de l’Orient, autrement dit de l’Épée ?
R: J’y suis parvenu par l’humilité, la patience et les fréquentes sollicitations.
2. D: A qui vous adressâtes-vous ?
R: A un puissant roi d’Orient.
3. D: Quel est votre nom ?
R: Zorobabel.
4. D: Quelle est votre origine et d’où êtes-vous sorti ?
R: De la tribu de Juda, de parents très nobles qui occupajent le 3e rang de prince dans la tribu.
5. D: Quel est votre mérite ?
R: La Franche-Maçonnerie.
6. D: Quels édifices construisez-vous ?
R: Des temples, des tabernacles, mais faute de terrain nous les élevons dans nos coeurs en l’honneur de l’humanité bienfaisante.
7. D: Quel est le nom des Chevaliers Maçons ?
R: Celui de Maçons Très libres occupés des desseins du Temple.
8. D: Pourquoi portez-vous encore le titre de Chevalier de l’Épée?
R: Parce que les Maçons libres, dans la personne du prince Zorobabel ceint d’une épée royale par la munificence du roi d’Assyrie, acquirent cette qualité.
9. D: Pourquoi Maçons Très libres?
R: Parce que les Maçons qui furent employés au Temple de Salomon furent exempts, eux et leurs descendants males, de l’impôt et de porter les armes ; ce que toutefois dans les besoins de l’État us faisajent afin d’illustrer leur corps et de là leurs families furent appelées très libres; mais le Temple de Salomon ayant été bâti, les Maçons faits captifs perdirent ce nom et ce titre qu’ils n’ont recouvré que 70 ans après par la clémence de Cyrus, roi des Assyriens, qui, les ayant remis en liberté, les honora des marques les plus authentiques d’une haute estime ; alors et depuis ils ont repris le nom et le titre de Très libres.
10. D: Pourquoi le roi Cyrus les remit-il en liberté ?
R: Pour qu’après leur retour en Judée us reconstruisent le Temple détruit et ruiné.
11: D: L’ancien Temple hait-il beau ?
R: C’était la 1ère  merveille de l’univers, célébre par ses richesses et son étendue, puisque son parvis contenait 100.000 âmes.
12. D: Qui en avait ordonné la construction?
R: Le Grand Architecte de l’Univers.
13. D: A qui fut-il ordonné?
R: Au roi David.
14. D: Ce roi exécuta-t-il cet ordre sacré ?
R: Non.
15. D: Pourquoi ?
R: Parce qu’ayant péché, il irrita le Grand Jéhova et que ce grand oeuvre fut réservé à son fils Salomon.
16. D: Qui était Salomon?
R: Comme il a été dit, fils de David et, dans les commencements de son règne, le plus sage roi de son temps, qui possédait les hautes sciences où excellaient les Égyptiens et savait de plus allier les métaux avec un art qui n’est plus connu.  
17. D: Quel fut l’architecte qui a conduit ce grand oeuvre ?
R: Hyram, Kyram ou Abyram.
18. D: Quel fut cet Hyram ?
R: Un Tyrien, fils d’Aur ou Or et d’une femme de la tribu de Nephtali ; d’autres disent d’un père de la tribu de Nephtali et d’une mere Tyrienne qui fut veuve avant qu’il fût nommé chef des travaux du Temple. Au reste, il en est fait mention au 1er livre des Rois, chap. 7, verset 13 ; encore au 2e livre des Chroniques, chap. 2, verset 13.
19. D: Qui a post la 1ère pierre de cet incomparable édifice ?
R: Salomon, avec une pompe aussi solennelle que religieuse.
20. D: Quelle était cette première pierre ?
 R: On assure que c’était une pierre d’agathe d’un pied œ cube; d’autres disent un marbre noir mélée de veines d’or, ou encore une pierre de jaspe aussi veinée d’or, de 3 pieds cubes l’une et l’autre ; quoiqu’il en soit, leur forme était cubique.
21. D: A quelle heure du jour cette pierre fut-elle posée ?
R: A l’aurore, c’est-à-dire avant le lever du soleil.
22. D: Pour quelle raison dans ce temps?
R: Pour démontrer que la vigilance doit présider à toute bonne oeuvre.
23. D: Quel ciment employa-t-on?
R: Un qui fut composé d’oeufs, de farine, d’huile, de yin et plus.
24. D: Un tel ciment n’a-t-il pas été compost pour renfermer quelque sens mystique ?
R: Oui, sans doute, et c’est celui-ci se faire ressouvenir à l’homme sous cet emblème que lorsqu’il plut à Dieu de lui donner l’existence, sa fécondité, sa bonté, sa sagesse et sa puissance composèrent son ensemble.
25. D: Où Salomon posa-t-il cette pierre?
R: Au juste milieu de l’enceinte marquée pour faire le sanctuaire et recevoir le Saint des Saints.
26. D: Combien de portes avait le Temple?
R: 3, dont la 1ère  à l’orient, la 2e au midi, la 3e au septentrion.
27. D: Par qui le Temple fut-il détruit?
R: Par Nabuchodonosor, roi d’Assyrie.
28. D: Quelle a été la durée de ce superbe et fameux monument?
R: 470 ans, 6 mois, 10 jours.
29. D: Quel sens nous offre la prise de Jérusalem attaquée par différents endroits?
R: Celui de nous faire ressouvenir qu’une juste et parfaite loge ne saurait êre trop bien couverte et que si elle n’est pas exactement bien fermée dans l’intérieur par le zèle, vigilance et activité, il est possible d’être surpris durant les travaux ou, au noms, interrompu.
30. D: Pourquoi observe-t-on que les assiégeants eurent commisération envers les habitants de la ville ?
R: Pour démontrer que par le bon exemple, par l’excellence des Frères de l’Ordre des Francs-Maçons, la douceur et la candeur de leurs meurs, ils se concilient une estime uni­verselle.
31. D: D’où vient que les assiégeants emmenèrent toutes les personnes de distinction et laissèrent dans les ruines le bas peuple errer?
R: Cette circonstance est propre à nous faire observer le peu de cas qu’on doit faire des profanes bas et vils et peu s’in­quiéter de leurs absurdes discours en tenant une conduite irréprochable, soutenue par des procédés affables et hon­nées.
32. D: Que signifie la résistance que firent les Maçons lorsque les Assyriens vinrent attaquer les dehors du Temple ?
 R: Elle démontre les soins, l’activité que tout bon Maçon doit mettre en ouvre pour bien couvrir et défendre la loge contre les approches des profanes, même aux risques et périls de sa vie.
33. D: D’où vient qu’ils cédèrent aux ennemis ?
R: Parce que les Maçons étant inférieurs en nombre, ils ne purent résister plus longtemps aux violents efforts qu’on fit pour les vaincre; d’ailleurs, encore cet événement démontre que si un Maçon n’apporte une sérieuse attention pour bien s’instruire et se fortifier contre les surprises, il pourrait lui arriver d’être trompé et de donner dans les embûches que lui tendraient ses adversaires.
34. D: Que signifie la destruction du Temple de Jérusalem et le peuple captif?
R: La division d’une loge qui ne s’applique pas aux moyens convenables d’établir un travail solide et constant et qui, tôt ou tard, devient à rien en diminuant ses membres peu satisfaits, semblables aux feuilles qu’emporte le vent, se perdent de leur tige et se dispersent pareillement.
35. D: Que signifie la colonne brisée et le chandelier enlevé ?
R: Que quand un Frère assez infame et misérable pour transgresser ses obligations et découvrir quelque chose de nos mystères maçonniques ou à des Frères incompétents ou à des profanes, leur transmettant des notions importantes, [il] obscurcit l’Ordre et son éclat, qui doit se promettre de n’avoir dans son sein aucun perfide ni parjure.
36. D: Que signifie de plus l’enlèvement du chandelier à 7 branches?
R: Qu’un Maçon qui prodigue criminellement les notions de nos us et mystères brise la colonne dont il est l’emblème, s’attire la haine et le mépris de tous ceux qui connaissent son crime, se fait expulser comme étant indigne de fixer notre lumière.
37. D: Que signifie Zéphan, sacrificateur qui répond de l’arche, des livres saints qui lui furent donnés en garde, le tout sous peine de mort s’il s’exposait à les perdre ?
R: Qu’un vrai Maçon doit de même conserver dans son ceur les secrets qu’on lui confie, aimant mieux mourir que de violer ou blesser des obligations qu’il a contractées de manière si solennelle et si chère à l’honneur.
38. D: Pourquoi le nombre 81 est-il tant célébré parmi nous?
R: Parce que ce nombre faisant 9 fois 9 présente en quelque sorte l’idée de la Divinité et de l’Éternel, que nous supposons marquée par le triangle ou delta et par le carré de 9 fois 9.
39. D: Pourquoi les chaînes des Israélites furent-elles triangulaires ?
R: Ce fut afin de mortifier plus vivement ce peuple captif qui admettait dans ce religieux emblème un rapport intime au Dieu très fort qu’il avait si grièvement offensé ; en conséquence les Assyriens prirent cette forme pour forger leurs chaînes.
40. D: Pourquoi les chaînes du roi Sédécias étaient-elles d’or?
R: Pour nous marquer que les grandes richesses opérent de grands maux en excitant la jalousie qui produit de puissants ennemis.
41. D: Pourquoi les Maçons, antérieurement libres, du Temple ne pouvaient-ils pas travailler à d’autres édifices?
R: Pour nous enseigner sous cette hyperbole que tout fidèle et zélé Maçon ne doit jamais faire naitre le schisme, soit en innovant, tronquant, créant ou introduisant des change­ments illicites et contraires au bien des loges, sous peine d’être déchu de sa qualité parmi ses Frères.
42. D: Quelle fut la principale raison qui fit souhaiter désirer la liberté aux captifs?
R: Le louable désir de rétablir le saint Temple afin d’y adorer le vrai Dieu ; ainsi tout bon Maçon doit non seulement tra­vailler a inspirer la propagation de l’Ordre, mais encore le faire par l’établissement de justes et parfaites loges, strictes observatrices de nos lois, où la gloire du Grand Architecte de l’Univers soit exaltée de plus en plus par des monuments aux vertus élevés jusque dans les coeurs des sages mortels.
43. D: Quelles furent les dimensions que le roi Cyrus prescrivit pour reconstruire le 2e  Temple ?
R: Celles de 120 coudées de profondeur, 60 coudées de largeur et 60 coudées de hauteur.
44. D: Pourquoi ordonna-t-il qu ‘on tirerait les bois de construction du nouveau Temple des forêts du uban et les pierres de ses carrières ?
R: Pour désigner que le 1er  Temple ayant été bâti des mêmes matériaux, le 2e devait aussi l’être, afin que rien ne varia; ce qui signifie que la Maçonnerie renouvelée et continuée jusqu’à ce jour doit constamment demeurer la même sans varier ni changer, afin d’être avouée par toute la terre pure, sans erreur et sans schisme.
45. D: Pourquoi Zorobabel se prosterna-t-il au pied du trône?
R: Pour marquer l’excellence de l’Ordre, la sublimité de nos mystères auxquels on ne peut parvenir que par l’humilité et les nobles instances qu’inspire la vertu.
46. D: Pourquoi, après la reconstruction du 2e Temple, y sacrifiait-on pour la prospérité des rois de Babylone?
R: Pour nous apprendre qu’on doit prier pour les princes et les grands qui protègent l’Ordre et tous gens de bien qui lui sont favorables.
47. D: Expliquez-moi le nom des principaux ouvriers qui eurent la direction du nouveau Temple?
R: Bebyl, Mocpas, Eurreq, Juneau, Ediluriac = penper, Granetly, Ubec, Squerra, Nigée, Exionucet, Tassi = dieu, mots tournés en anagrammes; les 3 premiers ayant la direction des plans comme Byble (sic), Compas, Equerre; les autres, celle des ouvriers, comme Niveau, Perpendiculaire, Cube, Triangle, Quarrés (sic); les 3 derniers étant Génie, Exécution, Assiduité.
48. D: Quelle utilité pouvons-nous tirer du combat que les Maçons donnèrent sur le fleuve ? R: Celle que nous devons veiller sur nous-mêmes, combattre nos passions et reprendre avec affabilité nos Frères au besoin.
49. D: Que nous représente la pâque que les Hébreux célébrèrent avant leur départ de Babylone?
R: Que nos banquets, sous les auspices divins, doivent etre décents, inspirer l’union, l’esprit de concorde, d’associa­tion, seul propre à notre propagation, et enfin doivent être avec décence solennelle, ainsi que l’était la paque chez les Hébreux.
50. D: Que nous représente la ville de Jérusalem désolée, ruinée, plongée dans la tristesse?
R: Elle est la véritable image d’une loge clandestine, irrégulière, où la cabale, l’intrigue, l’intérêt, la mésintelligence, des vues basses étouffent le bon ordre et l’arnour du bien général pour l’Ordre.
51. D: Que représentent les 3 mois, 7 jours de marche et l’arrivée à 3 heures après-midi ?
R: Ce temps représente les intervalles que l’esprit du bon ordre exige qu’on laisse subsister entre les grades du Compagnon, de Maître, d’Écossais et autres; c’est-à-dire que l’Apprenti et Compagnon ne doivent parvenir en grades qu’après avoir été bien instruits et qu’on juge que leur bon caractère ou connaissances physiques sont utiles au bien général et particulier; qu’il faut donc qu’un cer­tain espace de temps s’écoule avant que de monter aux degrés de Maîtrise et d’Écossisme, etc., pour que les aspirants ne jugent pas légèrement des grades parcourus à la hâte et comme donnés au hasard.
52. D: Que signifient les 7 jours de repos avant que de commencer l’édifice ?
R: Qu’une loge parfaite et bien réglée ne doit jamais rien entreprendre ni faire exécuter que dans un parfait accord de ses membres dignitaires et avec entière connaissance de cause, le tout dûment agrée par un nombre compétent et porté au protocole avec exactitude, puis lu en loge de conférence; sans quoi la confusion, une espèce de désordre produiront le mécontentement dans les esprits ; il résultera toujours des mesures mal prises que le bon ordre n’ayant pas été observé un abus succédera à l’autre, si le Vénérable oublie qu’il n’est que le premier entre ses égaux; d’autant que ses résolutions prises avec ses deux Surveillants ne suffisent pas pour agir au contentement de ses membres, sans l’aveu d’un nombre compétent au moins de 9 de ses dignitaires. [...]
53. D: Que signifient les ouvriers payés par bandes, les uns à la porte, les autres sur les degrés, d’autres enfin dans la nef ou l’intérieur du Temple ?
R: C’est encore une figure applicative relativement aux grades établis et où parviennent successivement les Frères ; ce qui sert a prouver qu’on doit donner les choses à connaître, car la précipitation à les prodiguer pour satis­faire uniquement la curiosité de l’aspirant devient non seulement nuisible, mais encore fait tourner en ridicule et considérer en pure bagatelle les objets les plus sérieux; donc ce doit être, suivant le mérite, la bonté du coeur, l’ex­cellence du caractère, la pureté des meurs, l’étendue des connaissances et finalement d’une bonne conduite, que le Vénérable, avec la participation de ses Officiers digni­taires, doit avancer tout bon sujet, convenablement à ce qui lui est propre; observant avec une continuelle atten­tion que toute promotion effectuée par l’intérêt ou l’appat du num6raire rend les chefs fort suspects, attire une froide indifférence pour les plus hautes conséquences de la part des sujets auxquels on fait faire des sauts immodérés sans autre égard a aucun mérite que celui de faire (dit-on) des fonds de caisse; maxime qui fut et sera toujours très préjudiciable au bien général de l’Ordre en ce qu’elle [conduit à] une curiosité désordonnée qui fait regarder comme un jeu d’enfants la pluralité des rubans dont on est enharnaché. De plus et indépendamment de la science qui nous est très nécessaire, il convient encore de prendre en mûre considération l’excellence du coeur, [la] bonté des moeurs, vertus essentielles pour nourrir, fomenter la bonne harmonie, et prévenir toute discorde; car c’est un fait constant que toute loge qui ne se guide que par des vues d’intérêt se peuplera tôt ou tard de mauvais sujets et travaillera ensuite au détriment de son propre bien-être.
54. D: Que signifie l’épée que portaient les ouvriers du Temple au côté droit?
R: Leur ardeur pour défendre et arrêter les obstacles apportés a la reconstruction ; de même les membres d’une juste et parfaite loge doivent s’armer du glaive du silence, de la modestie et du repos de la nuit pour cacher nos sages mys­tères, inclus dans nos différents travaux, aux yeux des indiscrets curieux qui ont pour but ordinaire sinon la médisance, au moms la raillerie, d’autant qu’il est de l’es­sence des petits esprits parvenus de toujours juger mal de ce qu’ ils ne connaissent pas.
55. D: Pourquoi la loge est-elle éclairée de 70 lumières ?
R: En mémoire des 70 ans qu’Israël demeura captif dans Babylone.
56. D: Pourquoi parmi nous le Vénérable est-il ici titré du nom de Souverain ?
R: Parce que Zorobabel, leur libérateur, quoiqu’il ait une application au récipiendaire, lorsque le Vénérable en a une an roi Cyrus, cependant la réception terminée l’on peut considérer le Vénérable sous l’image de Zorobabel, qui était prince et fut établi par Cyrus dans la qualité de chef souverain des tribus de J. & B.
57. D: Pourquoi le 1er Surveillant est-il appellé et qualifié Nabuzardan?
R: Parce qu’alors qu’on introduisit le prince Zorobabel a la cour d’Assyrie pour obtenir sa demande qui lui fut en tout accordée, le 1er Surveillant, en vertu de sa charge et des ordres du roi, l’instruisit dans le fait de la guerre.
58. D: Pourquoi le 2e Surveillant est-il qualifié du nom de Mithridate?
R: Par un fait de la même conséquence, le 2e Surveillant représentant Mithridate eut ordre du roi, en qualité de trésorier de l’empire, de mi remettre les précieux restes des dépouilles dn Temple.
59. D: Pourquoi les Chevaliers sont-ils en loge titrés Princes ?
R: Parce que la loge représentant le conseil impérial de Babylone, au moyen de leur reception, après avoir à envisagés dans la personne de Zorobabel, ils conservent, en qualité de l’excellence du grade qu’ils ont obtenu, ce titre qui les élève au-dessus des autres Maçons par la double raison encore que c’est hors de leur classe qu’on élit les Officiers des loges.
60. D: Pourquoi le récipiendaire est-il couvert d’un drap noir parsemé de taches de cendres ?
R: C’est un témoignage que l’humilité doit gésir dans le coeur et la soumission dans l’esprit des Frères, étant l’antidote de l’orgueil, vice insupportable qui caractérise un homme mal éduqué; ainsi donc pour bien exécuter les ordres utiles au bien de l’Ordre, un Maçon doit abjurer tout amour-propre déraisonnable et tout orgueil, devant par cet habit se souvenir sans cesse de ces importantes maximes.
61. D: Pourquoi reparaît-il vêtu de blanc ?
R: C’est un témoignage de la joie raisonnable que nous sommes en droit d’éprouver quand nos travaux sont couronnés d’heureux succès pour le bien de l’humanité ; signifiant de plus par cette couleur queue doit être la pureté de nos intentions.
62. D: Pourquoi Zorobabel demande-t-il grâce pour ses Frères?
R: C’est afin de nous donner cette leçon si salutaire par le bon exemple, qui est de prier pour nos Frères, de les supporter charitablement dans leurs défauts tolérables, de les ramener par des moyens affables et doux a l’accomplissement de leurs devoirs ; un Chevalier devant de plus ne discontinuer d’opérer tout le bien qui est en son pouvoir.
63. D: Pourquoi les Frères et le récipiendaire frappent-ils doucement du pied à la porte du Conseil ?
R: C’est pour nous instruire à observer religieusement le profond respect dû à la personne des souverains, des princes et des chefs d’un État quelconque, dont les portes des appartements cérémoniaux doivent être vénérées et non heurtées indécemment.
64. D: Pourquoi le récipiendaire se couvre-t-il la face des deux mains?
R: C’est une utile leçon qu’on ne doit jamais avoir l’orgueilleuse prétention de s’estimer digne de fixer effrontément en face les souverains, d’approcher indiscrètement leurs trônes de trop près ou même des tribunaux des chefs régissant les États.
65. D: Pourquoi, étant introduit, le fouille-t-on, le garde-t-on à vue ?
R: C’est pour montrer qu’il faut qu’un Maçon ne conçoive jamais ni ne participe dans l’abominable projet de vouloir attenter a la vie sacrée d’un souverain, d’un prince ou des chefs d’État, soit directement ou indirectement, ni dans aucune conspiration quelconque ou complot, qui heurta en quelque sens la tranquillité publique, devant vivre et mourir fidèle sujet et bon citoyen du pays qu’il habite, révé1ant tout ce qu’il pourrait apprendre qui fût pernicieux à 1’État ; et aussi pour faire qu’on doit etre en garde contre un faux Frère. De plus, il faut qu’un légitime Maçon n’entreprenne jamais rien contre les intérêts généraux ou particuliers de l’Ordre.
66. D: Que signifie le Conseil que tient le Souverain au sujet du récipiendaire ?
R: C’est pour examiner si quelq’un fût fondé en raisons solides contre le récipiendaire, qui dussent retarder son admission on même l’exclure.
67. D: Y a-t-il encore quelque autre motif que celui qui a été déduit, qui fasse revêtir le récipiendaire en blanc ?
R: Oui, et c’est encore un témoignage de sa qualité d’homme libre, et pour désigner que le mérite, la candeur de ses moeurs l’ont fait constituer Chevalier de l’Orient, autrement dit de l’Épée.
68. D: Que signifie le tribut des 3 agneaux, 5 moutons, 7 béliers?
R: C’est pour signifier que l’agneau est le symbole de la douceur et de la candeur, en ce qu’il ne change point en devenant bélier ; de même encore que bien que nous devenions scientifiques dans les vraies connaissances des mystères de l’Ordre, nous n’en devons pas être ni plus orgueilleux ni moins servants que dans les premiers temps de notre association.
69. D: Pourquoi porte-t-on le cordon couleur d’eau parsemé de têtes de morts ?
R: C’est pour nous rappeler le combat de nos prédécesseurs an passage du fleuve Starbuzanaï où ils défirent leurs ennemis, lequel sépare la Syrie de la Judée et va porter ses eaux dans la Tibériade ; de sorte que ce cordon représente le passage dudit fleuve par sa devise en trois lettres, placées sur un pont L.D.P., qui veulent dire : Liberté de passage ; et les têtes de morts parsemées représentent la défaite des ennemis vaincus et jetés dans ledit fleuve.
70. D: Quel autre sens moral nous offre-t-il encore ?
R: Celui de la courte durée des choses d’ici-bas, la brièveté de la vie qu’on doit bien employer, vainquant ses passions, pour apprendre à bien mourir.
71. D: Pourquoi fait-on avancer le récipiendaire par 7 pas précipités en ligne droite ?
R: C’est pour désigner que pour parvenir an sublime grade des Chevaliers de l’Orient, autrement dits de l’Épée il faut avoir passé par les épreuves du coeur et pratiqué les autres grades inférieurs, ainsi que le démontre l’examen que subit le postulant, afin de mieux sentir, par ces gradations, les fins qu’on lui propose et dont il doit travailler à faire un sage et digne usage jusqu’au moment si désiré où il pourra jouir du bonheur de coopérer à l’entier et parfait rétablissement du Temple.
 
Point Capital qui constitue en Général le devoir des Chevaliers de l’Orient, autrement dits de l’Épée
 
Tout chevalier de l’Orient on de l’Épée est indigne de l’être : s’il ne vit en bon chrétien, s’il n’aime, adore Dieu, s’il n’a le mensonge en horreur; si, selon son pouvoir, il ne secourt pas ses Frères dans leurs besoins urgents, si sagement il ne fait un accueil honnête aux étrangers ; s’il ne visite et console les malades, lorsqu’il est en faculté de le faire, si, quand il le peut décemment, il n’ensevelit pas les morts ; s’il ne prie pour ceux qui sont persécutés ; s’il n’aime raisonnablement tous les hommes, à l’exemple de Jésus-Christ et sans autre égard que celui qu’inspire la vertu, s’il ne fuit les vicieux, leurs illicites assemblées, de même que tout lieu qui excite à la prostitution; s’il ne défère et dénonce an Conseil tous les sujets parvenus à sa connaissance qui peu­vent effectuer, par leurs désordres, du scandale, accusant sans aucun respect humain tout fauteur, exposant toute gravité d’action, qui blesserait l’honneur d’une juste et parfaite loge; si, enfin, réglé dans sa conduite et avec bonnes moeurs, en fidèle observateur de l’Art royal, il n’est zélé à instruire ses Frères selon l’étendue de ses connaissances et à la portée des leurs, en usant toujours avec douceur et affabilité, reprenant avec amour et sans fiel ceux qui manquent an bon ordre, transgressent légèrement les lois; et que, finalement, comme il a été dit, il les déclare aux Chevaliers du Conseil qui sont en charge, supposé que ceux-là ne s’amendassent ensuite de fraternels avis et exhortations.
 
Supplément

Chaque Chevalier est encore tenu à savoir que, lorsque le Souverain lui a imposé une tâche ou taxe, il doit s’y conformer en la subissant, sons peine d’interdiction ou toute autre peine arbitraire décernée dans le Conseil, en l’absence du fautif et contre icelui ; devant être généralement reconnu que les délibérations du Conseil sont des arrêts et tons ses autres rapports des mandements.

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