Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Hauts Grades

la bataille de Bannockburn(grades templiers)

22 Mai 2005 Publié dans #fondements historiques de la FM

 

 

 

 Six mois après l´exécution de Wallace, le 11 février 1306, Robert Bruce tue son rival pour le trône d´Ecosse, John Comyn. Il se fait couronner roi le 25 mars. Edouard déclenche aussitôt la levée de son armée du Nord. Une avant-garde anglaise rencontre l´armée de Bruce et la met en fuite. Sa tête mise à prix, il vit comme un fugitif. PLus intéressés par l´appât du gain que par le sort de leur pays, les barons écossais sont eux aussi un danger pour de Bruce. Marginalisé, il devient comme Wallace avant lui le héros d´une Ecosse qui veut s´affranchir de la domination anglaise.

Le 6 juillet 1307, Edouard Ier meurt alors qu´il est encore en expédition en Ecosse. Sur son lit de mort, il fait promettre à son fils de finir la campagne et de toujours faire porter son cercueil en avant de son armée, afin que les Ecossais aient une image de leur vainqueur. Mais Edouard II n´est pas du même métal que son père. Il saisit le prétexte des funérailles pour rentrer à Londres. On peut penser que s´il avait achevé la campagne de son père, il aurait pu alors capturer facilement de Bruce, aux abois.

Sa situation reste quand même précaire. La majorité des châteaux d´Ecosse sont aux mains des Anglais. Bruce déclenche la guérilla et reprend peu à peu possession de ses terres. En 1310, Edouard II lance une expédition mais, victime de la terre brûlée pratiquée par Robert, il se replie sur Berwick. Edouard veut alors recommencer. Mais ses officiers ne voient pas en lui un chef de guerre entraînant et refusent. Robert Bruce est alors mis en confiance. Il lance des raids de plus en plus audacieux et en 1313, il contrôle Stirling.

L´affrontement est inévitable, Edouard II rassemble une vaste armée : 2 à 3000 chevaliers, 20 000 archers et guerriers et une importante masse de piétaille paysanne.
Le 23 juin 1314, les troupes d´Edouard II arrivent dans la région de Stirling, sans rencontrer d´opposition jusqu´à la rivière Bannock. De son côté, Robert Bruce a rassemblé 5000 guerriers solides plus une piétaille hétérogène, à peine le quart des effectifs anglais. La force de l´armée écossaise, ce sont les schiltrons, une masse carrée de piquiers entraînés à rester en parfaite cohésion et à n´obéir qu´aux ordres de leurs chefs. Ils savent utiliser la moindre faille dans l´attaque de leurs adversaires.
Bruce déploie son armée en trois parties de deux schiltrons chacune. Douglas commande l´aile gauche, Randolf le centre et Edouard Bruce (son frère) la droite. Un petit contingent de cavalerie, sous les ordres de sir Keith, est placé en arrière et à droite du dispositif général. La réserve, cachée des yeux adverses, est commandée par de Bruce. Anticipant une charge de cavalerie lourde sur l´aile gauche, Robert ordonne de préparer en avant de cette position des pièges, des fossés et des pieux pour la briser.

 

Il ne s´est pas trompé. Une fois encore, les jeunes chevaliers anglais chargent la ligne adverse. Au cours de cette charge, le comte Humphrey de Bohun trouve  Bruce en pleine inspection de ses premières lignes et le provoque en duel. Le combat tourne à l´avantage de l´Ecossais, qui pourfend en deux son adversaire et reprend sa place dans la réserve. Au même moment Clifford et de Beaumont, à la tête de 700 cavaliers, pénètrent le flanc est écossais qui se replie. Ce contingent se place donc entre le château de Stirling et Bruce ; conscient qu´il ne peut réduire la brèche, il préfère la laisser se faire encercler puis anéantir. De son côté plutôt que de se replier, Clifford préfère continuer à charger. Il est finalement tué et ses forces se dispersent. La nuit arrive, les opérations s´arrêtent, chacun campe sur ses positions. Robert Bruce décide de jouer le tout pour le tout et d´accepter une seconde journée de bataille.

Le 24 juin au matin, Edouard demande au comte de Gloucester de mener la charge générale. La fine fleur de la chevalerie écossaise vient s´empaler sur les piques écossaises. Les archers gallois tentent alors de tirer par-dessus leurs troupes. Mal ajusté, le tir s´abat au-delà des schiltrons soit pire encore, sur les premières lignes anglaises ! Bruce fait progresser ses unités régulièrement, obligeant les Anglais à reculer. Les archers gallois n´ont pas le temps de riposter, ils sont culbutés par une charge de la cavalerie écossaise. Enfin, Robert mène la réserve qui achève la déroute de l´armée anglaise. Edouard II s´enfuit, n´arrêtant sa course qu´à l´abri des remparts du château de Dunbarr...
Gloucester, 6 barons, 200 chevaliers et des milliers de soldats anglais sont morts. Le comte Angus de Heresford, 70 chevaliers sont capturés, la victoire écossaise est totale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Commenter cet article