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Hauts Grades

hauts grades maçonniques

8 Juin 2005 , Rédigé par Jean Tourniac Publié dans #hauts grades

TT.RR. Hauts Dignitaires et Dignitaires, TT.RR.CC., j'ai eu l'occasion d'accueillir il y a peu, le Très Rév. Grand Prieur et Grand Maître National Peter RIKLIN du G.P.I.D.H., ainsi que le Sérénissime Grand Maître de la Grande Loge Provinciale du Schleswig-Holstein, Otto SCHWARTZ et de leur dire toute l'affection que nous leur portons ainsi qu'aux délégués de notre Grand Prieuré à la Chancellerie Générale de l'Ordre, nos TT.RR.CC. et amis Raymond CLARYS et René HANER.
La présence à nos côtés de ces Hauts Dignitaires témoigne des liens d'amitié qui unissent les Chevaleries Templières Maçonniques Chrétiennes, parentes par l'esprit et parfois issues d'un même tronc commun primitif, comme il en va pour la maçonnerie de Rite suédois et pour celle de Rite écossais rectifié. Ce rapprochement organique est du reste dans le droit fil des règles fixées par les Codes de l'Ordre à l'aube du Rite.

Bien entendu les parentés rituelles s'accompagnent d'une parfaite et fraternelle courtoisie à l'égard des prestigieux systèmes des Hauts Grades Maçonniques différents du nôtre, systèmes avec lesquels nous souhaitons intensément - l'adverbe n'est pas excessif - entretenir d'affectueuses relations fondées sur le respect de leur entité spirituelle et initiatique, de leur hiérarchie propre et de leurs instances souveraines.

Ainsi ne peut-il y avoir de malentendu. Les problèmes qui ont parfois pu se poser, dans ce domaine, ne naissent au fond que des confusions dues à l'oubli des principes. Selon l'axiome formulé par notre Frère René GUÉNON : " Il n'y a pas de problèmes insolubles, il n'y a que des problèmes mal posés. "
Pour être tout à fait précis, je dirai que d'un système à l'autre l'économie rituelle et le contenu des grades diffèrent parfois profondément. Ce sont des chemins non point divergents mais différents. Sans doute les points de départ et d'aboutissement sont-ils communs, puisque la finalité initiatique est la même et se résout dans le même Sommet Principiel ; sans doute la démarche initiatique est-elle également convergente qui s'inscrit dans l'identité des concepts ésotériques propre à la Tradition Maçonnique et à ses structures supérieures. Sans doute les grandes charnières rituelles sont-elles analogues lorsqu'elles articulent les systèmes maçonniques autour des cycles vétéro et néo-testamentaires, ou apocalyptiques, et ce, par le jalon des Temples d'Israël et du Christ.


Cependant chaque grand système de Hauts Grades possède sa voie particulière, son contenu incommunicable extérieurement, disons, à défaut de terme plus adéquat, son " expérience initiatique " spécifique d'où découle sa cohérence thématique et hiérarchique. Chacun dispose donc d'une méthode qui le caractérise et le différencie des autres en même temps qu'elle modèle la prise de conscience ou de surconscience de l'initié.
Reconnaissons que ces nuances sont à peine perceptibles entre les Rites référés à une même source historique ou ésotérique, comme il en va pour le Rite suédois et le Rite rectifié dont les affinités sont telles qu'elles transparaissent dans les catégories graduelles. Ce sont deux Rites cousins procédant d'un même tronc originel, au moins par l'esprit.
Ces nuances s'estompent également aux grades les plus élevés, lorsque la dominante de ces grades ultimes conjugue les apports chevaleresques, maçonniques, templiers et chrétiens ou christiques, comme c'est le cas pour les Knights Templar, les C.B.C.S. et les Chevaliers du Rite suédois.

En revanche, ces nuances sont plus tranchées et plus dignes d'attention lorsqu'il s'agit de comparer le Rite Écossais Rectifié et le Rite Écossais Ancien et Accepté. Pour l'Écossisme Ancien et Accepté, l'ascension répond à d'autres critères éminemment traditionnels et ce Rite contient une pluralité de richesses initiatiques qui s'alimentent à une source différente de celle dont procède le Rite Rectifié.
Il faut s'en réjouir et il faut savoir respecter la spécificité des Rites, ce qui implique qu'on ne puisse parfois sans danger définir des équivalences arbitraires qui tiennent peu compte des réalités sacrales.
C'est pour cela qu'il faut se louer de l'appartenance de nos Frères aux deux Rites : Rite Écossais Rectifié et Rite Écossais Ancien et Accepté, lorsque cela leur est possible. Loin de conduire à la confusion, elle devrait en effet permettre l'approfondissement et la connaissance effective de chaque Rite, la connaissance par l'intérieur.
Ces données bien comprises, sans esprit de rivalité ou de concurrence absurde, nous fournissent la plate-forme raisonnable d'une entente sereine et sérieuse avec le Rite Écossais Ancien et Accepté. À partir de cette base d'estime réciproque, il me semble que l'on pourrait espérer les mutuelles déférences, les accords hiérarchiques et les rencontres amicales entre dirigeants des deux Rites.
Tel est mon sentiment et si je m'abuse on voudra ne retenir de cet exposé succinct que ma bonne volonté pour l'approche de cette question qui me tient à cœur.
Un mot pour conclure :
- Il n'est aucun système de Hauts Grades maçonniques sans appartenance à la Franc-Maçonnerie de Tradition.
- Il n'est aucune appartenance à notre Ordre Maçonnique quel que soit le Rite, sans esprit de Fraternité, sans " communion " initiatique.
En conclusion, et pour citer encore René GUÉNON " l'Unité n'est pas l'Uniformité ".

 

 

 

 

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