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Hauts Grades

les Cryptic degrees

19 Juin 2005 , Rédigé par GLMMMF Publié dans #hauts grades

 

Tout Maçon curieux des Grades Cryptiques est invité à lire : A History of the Cryptic Rite (en 2 vols.) par Eugene E. Hinman, Ray V. Denslow & Charles C. Hunt, publié par le General Grand Council, Royal and Select Masters, U.S.A.; Tacoma, Wa. 1931.

Cette notice a été établie à partir de cet ouvrage monumental, ainsi que de : Coil’s Masonic Encyclopedia, par Henry W. Coil, révisée par Allen E. Roberts; Macoy Publishing, Richmond, Va. 1966; et de Masonic Rites and Degrees par Ray V. Denslow, publié chez l’auteur, 1955.

Bien que l’un des petits Ordres, c’est l’un des plus importants, et des plus curieux systèmes maçonniques. Il se compose de deux Grades : ceux de Maître Choisi et de Maître Royal, d’origines très diverses, auxquels un troisième : le Super-Excellent Maître, a été rattaché, bien qu’assez étranger à la série. A ce noyau, le Très Excellent Maître a généralement été ajouté, dans les pays pratiquant la forme anglaise de l’Ordre de la Sainte Arche Royale. Notre Grand Conseil a, en outre choisi d’adjoindre à la série l’Excellent Maçon, ou cérémonie du Passage des Voiles.

Après la création de la Grande Loge d’Angleterre de 1717, bien des Grades maçonniques firent leur apparition, se fondant sur des légendes tirées des Anciens Devoirs, alors même que de nombreux éléments disparaissaient du cérémonial, bien que des passages de ces Constitutions manuscrites y ayant trait, étaient lues lors des réceptions. Ceci devait inexorablement amener à l’apparition de Grades additionnels, tels que l’Arche Royale, rapidement enrichie dans les îles britanniques de développements tels que les Maçon de Marque, Maître de Marque, Excellent Maçon ou Maître, Super-Excellent Maître ou Maçon, etc. . . . , pendant qu’en France une immense variété de Grades voyaient le jour, introduisant de nombreuses légendes complémentaires. La plupart, sinon la totalité, des Grades encore pratiqués de nos jours, remontent à tel ou tel de ces rites ou grades du 18e siècle.

Bien qu’une forme du Maître Choisi (Select Master) ait pu être pratiqué de nombreuses années avant, à Albany (vers 1769), et Charleston (vers 1782) la première occurrence documentée de la collation du Maître Choisi, est un diplôme daté du 9 novembre 1790 à Savannah (Georgia), par lequel Moïse Cohen, Grand Inspecteur Général du Rite de Perfection à Kingston, Jamaïque, certifie qu’il a conféré certains Grades à Abraham Jacobs, parmi lesquels ceux de “Maçon Choisi des 27” et “Grand Maître Écossais”, lesquels ne firent jamais partie de ce rite ou système.

Bien qu’à l’époque les intitulés des Grades peuvent souvent prêter à confusion, on croît que ce “ Maçon Choisi des 27 ” est bien ce que nous appelons maintenant le “ Maître Choisi ”. Une copie préservée du “ rituel de Jamaïque (ou de Panama) ” du Rite de Perfection donne suffisamment de détails quant à la forme de la loge et le cérémonial d’ouverture, de fermeture et de réception pour voir qu’il est très proche de notre Maître Choisi.

Un certain Henry Wilmans, natif de Brême en Allemagne, immigré à Charleston vers 1788, s’installa à Baltimore, Maryland, vers 1792, où il visita une Loge comme Passé Maître d’une Loge St-Jean N°13, de Caroline du Sud. Cette même année, en vertu d’une Patente de Grand Inspecteur Général du Rite de Perfection l’investissant de pouvoirs pour “établir, ordonner, ériger et donner vigueur” à de tels ateliers, il y fonda un “Grand Conseil de Maçons Choisis (Select Masons)”.

En 1795 Philip P. Eckel succéda à ses prérogatives au sein du “Chapitre” de Maçons Choisis de Baltimore. Jeremy L. Cross en reçut le Grade en 1816, avec pouvoirs de le diffuser.

De nombreux chercheurs ont avancé que le projet réel avait toujours été d’intégrer ce Grade au système d’Arche Royale. Mais cela ne peut être. Pourquoi, en effet, Henry Wilmans, parvenant à la Grande Maîtrise de la G.L. du Maryland un an avant sa mort, n’essaya-t-il même jamais de faire procéder à l’intégration ? Et, plus tard, pourquoi Eckel et son associé Hezekiah Niles, firent-ils tout leur possible pour maintenir le Grand Conseil à Baltimore ? Philip Eckel non plus, qui devait devenir un membre très influent de l’Ordre de l’Arche Royale, ne tenta jamais l’intégration.

A part quelques rares références antérieures, la première mention du Grade de Maître Royal n’apparaît pas avant 1804, lorsque Abraham Jacobs se rendit à New York où il l’aurait conféré à Thomas Lownds. C’était alors l’apogée de la crise profonde entre deux Suprêmes Conseils rivaux du R.E.A.A., ceux dirigés par John J Gourgas et Joseph Cerneau, et on ne saura peut-être jamais précisément quand (1807 ou 1808) et par qui notre Grade fut effectivement conféré à New York.

La première mention documentaire de la collation de ce Grade se trouve dans les archives du Columbian Grand Council of Royal Master Masons de New York, fondé par Thomas Lownds le 2 septembre 1810. Sept ans plus tard, ce corps semble s’être adjoint le Grade de Super-Excellent Maître et, bien que Lownds ne semble pas avoir pratiqué le Maître Choisi avant 1817, le Grand Conseil ne devait intégrer un Conseil de Maîtres Choisis le 8 décembre 1821.seulement.

Pendant ce temps, Jeremy L. Cross s’étant vu conférer le Select Master par Eckel en 1816, disséminait le Grade en Nouvelle Angleterre, puis fondait un Conseil à Windsor, au Vermont, tandis que John Barker faisait de même dans les états du Sud. En 1818, Cross recevait le Royal Master (avec ou sans le Super-Excellent), et commençait immédiatement à conférer les deux Grades à New Haven, au Connecticut. La même année le premier Grand Conseil de Maîtres Royaux et Choisis y été constitué, suivi en 1820 par la Virginie, puis le New Hamsphire en 1823.

La première tentative réussie d’amener ces Grades dans le giron de l’Arche Royale eut lieu au Maryland, où le Grand Chapitre autorisa ses Chapitres en 1817 à conférer le Select Master, pour, dix ans plus tard circulariser tous les Grands Chapitres les incitant à faire de même. Dès cette époque, les Grands Chapitres existant alors aux États-Unis, s’attribuèrent ou abandonnèrent tout à tour la pratique de ces Grades, tandis que le Grand Chapitre Général leur recommandait d’en prendre le contrôle. Après 1827, comme pour rendre les choses plus difficiles, quelques Députés Inspecteurs du Rite Écossais autorisaient les Conseils de Princes of Jérusalem (16°) de leur secteur à s’emparer de ces Grades.

En 1847, le Grand Chapitre Général autorisait les Chapitres à conférer les Grades de Maître Royal et Choisi dans les états non encore pourvus de Conseils et, en 1850, le Suprême Conseil du R.E.A.A. de la juridiction Nord publia un manifeste proclamant sa compétence sur les Grades de Royal & Select et décrétant propriété exclusive. Le Suprême Conseil de la juridiction Sud faisait rapidement de même pour ne pas être en reste. En 1853, lorsque le Grand Chapitre Général inversa sa position, renonçant à tout droit, le Grand Chapitre du Maryland (jusqu’en 1872) ainsi que celui de Virginia (de 1841 jusqu’à nos jours) les conserva sous sa coupe, tout comme la Virginie Occidentale dès sa création. D’autres Grands Chapitres prirent aussi le contrôle des Grades Cryptiques, même après la renonciation formelle de 1853 : le Texas (de 1864 à 1907), l’Illinois (1877-1882), le Mississippi (1877-1888), le Kentucky, l’Arkansas et le Wisconsin (1878-1881), le Nebraska (1878-1886) et la Caroline du Sud (1880-1881).

Outre les premiers déjà vus, des Grands Conseils se constituèrent au Massachusetts et en Georgie en 1826, au Kentucky en 1827, dans l’état de New York en 1828, en Louisiane en 1829 et dans l’Ohio en 1830. Dans la fin des années 1840 deux autres Grands Conseils devaient voir le jour, puis 10 de 1850 à 1860, 6 autres avant 1870 et enfin 3 avant 1880. Enfin, après plusieurs tentatives, un Grand Conseil Général fut constitué le 23 août 1880, puis ratifié dès le 1er mars 1881 par le nombre requis d’états constituant.

La Maçonnerie Cryptique, telle qu’actuellement pratiquée fut “ré-introduite” en Angleterre par patentes octroyées par le Grand Conseil de l’État de New York en 1871, et le Grand Conseil d’Angleterre fut constitué en 1873. L’Ordre “re-gagna” l’Écosse grâce à des patentes octroyées par le Grand Conseil de l’Illinois en 1878 et le Grand Conseil d’Écosse vit le jour en 1880. Il a depuis volontairement abandonné sa souveraineté pour être incorporé au Grand Chapitre Suprême de la Sainte Arche Royale de ce pays.

De nos jours, quelques quatre-vingt Grands Conseils administrent plus de 1 600 Conseils rassemblant aux environs de 300 000 Maçons Cryptiques de par le monde.

 

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Michel SASTRE 08/07/2014 16:28


Responsable des relations fraternelles entre le Grand Conseil AMD de France et celui du Canada, je tente de retrouver la trace du Secrétarit pour la France.


Merci du coup de main.


TVF Michel Sastre


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1 289 362 2424