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Hauts Grades

Grade d'Architecte

3 Janvier 2007 , Rédigé par gibelain Publié dans #hauts grades

Le grade de Grand Architecte, qui est au-dessus de Maître Grand Ecossais, est une connaissance parfaite et générale de l'ancien Temple de Salomon, une récapitulation de tous les faits qui se sont passés lors de sa construction et l'explication de toutes les figures, meubles, ornements, &c, et de tous les em­blèmes, de même que des signes, paroles et attou­chements qui ont servi à tous les grades précédents.

Loge d'Apprenti

 

La loge est tendue de rouge, il doit y avoir un trône élevé sur trois marches, couvert d'un dais bleu céleste parsemé d'étoiles d'or et garni de franges d'or; l'autel doit être couvert d'un tapis d'étoffe rou­ge, garni de franges, et, sur le devant, doit être un triangle en jaune, sur lequel sera brodé le mot qui signifie Jehova. La loge doit être éclairée par vingt-sept lumières, rangées de neuf en neuf comme en loge ordinaire, c'est-à-dire qu'il y aura, à l'occi­dent, trois chandeliers portant chacun trois lumières, trois [autres] au midi et trois à l'orient. Dans le mi­lieu de la loge est un Tableau où doit être tracé le pavé du Temple, dans lequel est [un] carré de trois pieds de haut, le parvis des prêtres avec les quatre portiques, l'autel d'airain pour les sacrifices, la mer d'airain soutenue par douze boeufs et les dix cuviers; à la sortie du parvis des prêtres ou Sacrificateurs est la porte, autrement dit le vestibule où sont, à droite et à gauche, les colonnes J et B avec leurs orne­ments.

Au-dessus du trône, il doit y avoir une Etoile flamboyante et transparente; au milieu de laquelle sera la lettre G, le soleil à droite et la lune à gauche.

Cette même étoile doit être tracée sur le tableau entre deux colonnes. Sur le piédestal de la colonne J doit être tracé, en hébreu, le mot ….et, sur le piédestal de la colonne B, celui de….. indépendamment des lettres J et B. Les Apprentis Grand Architectes doivent porter un tablier blanc, bordé et doublé de rouge, avec une seconde bordure, d'un ruban bleu dont le milieu [porte] un triangle en bro­derie d'or, entouré d'un nuage bleu et or, surmonté d'un arc-en-ciel; et, sur la bavette, est également bro­dé un triangle enfermant un cercle dans lequel est la lettre G.

Les Apprentis doivent porter, à la boutonnière de leurs habits, une ganse de ruban bleu, où pend un triangle renfermant un cercle; ils doivent avoir des gants bordés de rouge.  

 

 

 

Façon d'ouvrir la Loge

La loge est tendue et éclairée comme nous l'avons dit ci-dessus, le Très Puissant Maître, qui représente Salomon, doit être assis sur son trône, ayant à sa droite Hiram, roi de Tyr, et à sa gauche Mahanom successeur du Respectable père Hiram Abif; à la deuxième place à droite, doit être le Frère Adonhiram et, à la deuxième place à gauche, le Frère Orateur. Les Frères Trésorier et Secrétaire doivent faire les fonctions de Surveillants. Tous les autres Frères doivent être placés à droite et à gauche par ancienneté.

Le Très Puissant Maître frappe trois coups de maillet sur l'autel, qui sont répétés par les Surveil­lants; il en frappe encore trois autres, qui sont en­core répétés par les Surveillants; il finit enfin par en frapper trois autres et, après que les Surveillants les aient rendus, le Très Puissant Maître se lève et dit :

Mes Frères Très Respectables et Très Puissants, aidez-moi à ouvrir la loge d'Apprenti Grand et Parfait Architecte ! ».

Les Surveillants répètent la même chose.

Le Très Puissant Maître, adressant la parole aux Surveillants 1, lui dit : « Vous savez mes Chers et Res­pectables Frères, qu'une loge ne saurait être trop bien cou­verte, sommes-nous à l'abri des profanes ? »

A quoi les Surveillants répondent : « Nous sommes entièrement à l'abri, nous avons fait notre devoir, vous pouvez commencer l'ouvrage ! »

Le Très Puissant parle alors en ces termes :

D. Etes-vous Apprenti Grand Architecte ?

R. j'ai été assez heureux pour le mériter.

D. A quoi pourrai-je le reconnaître ?

R. Aux signes, attouchements, aux paroles et à mes connaissances.

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Dans le parvis des Sacrificateurs, à l'entrée du
Temple du vrai Dieu, entre les deux Colonnes.

D. Quelle heure est-il ?

R. La Grande Lumière commence à luire.

Le Très Puissant Maître dit alors « Puisque la Grande Lumière commence à luire, ilest temps que les ouvriers aillent aux Travaux; profitons-en, mes Chers et Respectables Prim, la loge est ouverte, nous sommes en Apprentis »

Le Très Puissant porte la main sur le front, le pouce appuyé, les quatre doigts serrés et étendus formant une équerre, regardant trois fois le ciel; de la main gauche et du bras, il forme un triangle sur la hanche, puis il frappe un coup de maillet sur l'autel. Tous les Frères frappent trois fois des mains et cha­cun prend sa place.

Pour la réception d'Apprenti, lorsqu'il y en a une à faire, le Très Puissant ordonne au Frère Adonhi­ram d'aller examiner le récipiendaire sur tous les grades par lesquels il a passé, et lui en demande les signes, les mots et les attouchements; après qu'il ait satisfait, il  vient en rendre compte au Très Puis­sant; en entrant en loge, il doit frapper un grand coup à la porte, que les Surveillants répètent et [dont ils] rendent compte au Très Puissant (cela doit se pratiquer toutes les fois que le Frère Adonhiram veut entrer en loge).

Le Frère Adonhiram va rejoindre le récipiendaire et, l'ayant désarmé, il lui bande les yeux et le conduit à la porte de la loge, où il frappe un grand coup de maillet, auquel les deux Surveillants répondent et, ayant dit au Très Puissant que l'on frappe en Grand Architecte, le Très Puissant ordonne, si c'est le réci­piendaire, de le faire entrer; les Surveillants ayant ouvert la porte, le Frère Adonhiram introduit le réci­piendaire et, l'ayant placé entre les deux Surveillants, il va reprendre sa place. Le Très Puissant demande au récipiendaire son nom, son âge et son grade, le récipiendaire y ayant répondu, il lui demande les si­gnes, les mots et attouchements de tous les grades par où il 3 a passé. Toutes les questions faites, k Très Puissant l'avertit que les épreuves auxquelles il va être livré sont terribles, que toutes celles qu'il a essuyé dans tous les grades par où il a passé ne sont rien en comparaison de celles qui restent à soutenir; qu'il serait au déses­poir s'il venait à y succomber [et] qu'il l'en avertit pour n'avoir rien à se reprocher. Il lui demande trois fois s'il persiste dans le dessein de se faire recevoir, lui laissant entrevoir qu'il doute de sa fermeté et qu'il craint pour lui; il ajoute qu'il est le moment de se retirer et que sa crainte ne lui fera point de tort parmi les Frères. Il tâche de l'ébranler autant qu'il est possible et le laisse quelque temps livré à ses réfle­xions. Le récipiendaire persistant à demander d'être reçu, le Très Puissant ordonne aux Frères Terribles de faire leur devoir; alors les quatre Frères, postés de chaque côté de lui, le saisissent chacun par un membre et, l'ayant élevé à plat autant qu'il est pos­sible, ils le couchent à plat dos sur le Tableau. Les Surveillants lui découvrent le sein du côté du coeur, ils lui appliquent la pointe d'une épée sur la mamel­le; cette épée étant à plomb, un des quatre Frères Terribles a soin de la soutenir avec attention par le pommeau

Le Très Puissant, l'ayant laissé quelques moments dans cette situation, il lui dit : Ce qui vous reste à faire est plus sérieux que vous ne pensez. vous êtes encore à temps de vous retirer, mais, bientôt, vous ne serez plus en même de le pouvoir, je vous conjure, par l'amitié que j'ai pour vous, et au nom de toute la log, de faire bien vos réflexion I »; alors le Très Puissant ordonne, élevant la voix, : Il n'est plus temps de vous dédire, malheureux ! Vous avec violé voter serment en révélant nos secrets, vous allez être puni comme vous le méritez ! Frères Terribles, faites votre devoir, je vous l'abandonne ! ».

Alors le Premier Surveillant le saisit et le relève à la façon des Maîtres et prononce tout haut Malle­nak; on le conduit ensuite au pied du trône où, étant arrivé, le Très Puissant ordonne de le faire voyager par neuf tours autour du Temple; le premier [tour] fait et le récipiendaire étant arrivé entre les deux Surveillants, on lui fait saluer le Très Puissant en Apprenti et prononcer le mot J. ; la fin du se­cond, il salue le Très Puissant en Compagnon et prononce le mot B. a; à la fin du troisième, il salue en Maître et prononce

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Obligation

« Je jure et je promets, devant la face du Dieu Vivant, Grand Architecte de l'Univers, qui éclaire nos ouvrages, de garder un secret inviolable sur tout ce qui rapport au Maçon ou à la Maçonnerie, et de ne jamais communiquer à aucun Maçon de grade inférieur au mien le sublime grade de Grand Architecte sans une permission de ma mire loge,- en cas d'infraction, je consens de perdre la vue, l'odorat, fouie, le goût et l'attouchement, de perdre enfin la vie dans les tour­ments les plus affreux; ainsi Dieu me soit en aide ! »

Au moment où il finit, et au signe que fait le Très Puissant par un coup de maillet sur l'autel, le Premier Surveillant lui débande les yeux. Le Très Puissant le laisse un moment dans cette situation, après quoi il ordonne à tous les Frères de reprendre leurs places, leur disant qu'il est très persuadé que le Frère récipiendaire a assez de zèle et de fermeté pour qu'on n'ait pas besoin d'eux. Après que tous les Frères aient repris leurs places, le Très Puissant dit au récipiendaire qu'il le dispense des épreuves qui lui restent à faire et qu'il s'en rapporte à lui; il le fait relever, lui donne le mot, le signe et l'attouche­ment.

(Signe) Le signe est de porter le pouce sur la bouche, les quatre doigts serrés et étendus, formant une équerre; et, du bras gauche, on forme un trian­gle en mettant la main sur la hanche gauche.

(Attouchement) L'attouchement se fait en se sai­sissant réciproquement le poignet avec la main gau­che, celui qui examine répond en donnant de la main droite l'attouchement de Maître.

Les mots sont Gomes, Jesoys, Naovoi I. Le premier fut la première parole que prononça le pre­mier homme après la Création, en action de grâce; le deuxième signifie Dieu Tout-Puissant et c'est le mot le plus utile parmi les Grecs; le troisième signi­fie jeune et vigilant

Le mot de passe est Jakin.

Le récipiendaire ayant reçu le signe, les mots et attouchement du Très Puissant va les rendre à tous les Frères, chacun à leur tour et, ensuite, il se place entre les deux Surveillants et le Très Puissant pro­cède à l'instruction de la loge.

Instruction

 

 

 

 

 

 

 

 

D. Etes-vous Apprenti Grand et Parfait Architecte ?

R. J'ai été assez heureux pour le mériter.

D. A quoi le reconnaîtrai-je ?

R. Aux signes, attouchements, paroles et à mes con­naissances.

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Dans le parvis des Sacrificateurs; à l'entrée du Temple du Vrai Dieu, entre les deux colonnes et B.

D. A quoi vous occupiez-vous avant votre récep­tion ?

R. A édifier le-s Apprentis et Compagnons par mon exactitude à remplir mes obligations.

D. Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir Apprenti Grand Maître et Parfait Architecte ?

R. Pour mériter davantage, en devenant plus parfait et plus vertueux.

D. Qu'avez-vous vu en entrant en loge ?

R. Rien

D. Qu'avez-vous entendu ?

R. Une voix ineffable qui m'aidait à faire mon de­voir.

D. Que vous disait-elle ?

R. Des paroles tendres, frappantes et insinuantes.

D. Qu'est-ce qui s'est opposé à votre réception ?

R. Les plus rudes épreuves.

D. Les avez-vous soutenues ?

R. Le zèle que j'ai toujours eu pour la Maçonnerie est si grand qu'elles m'ont parues légères, en égard au bonheur dont je devais jouir.

D. Qu'avez-vous vu après votre réception ?

R. Le parvis du Temple du porche de Salomon

D. A quoi servait ce parvis ?

R. A contenir le Temple laïque.

D. Quelle en était la longueur et la largeur ?

R. Un carré parfait de soixante coudées.

D. Comment y entre-t-on ?

R. Par quatre grands portiques.

D. Comment étaient-ils disposés ?

R. L'un était à l'orient, l'autre à l'est, les autres au nord et sud est.

D. Quelle était la plus belle de ces portes ?

R. Celle de l'orient.

D. Comment s'appelait-elle ?

R. La porte du jufred ou Scio.

D. Qu'y avait-il dans le milieu de ce parvis ?

R. Une élévation d'airain, comme un échafaud de cinq coudées de long et de large et de trois de hauteur.

D. A quoi servait cette élévation ou échafaud ?

R. Ce fut là où Salomon fit sa prière à Dieu au nom de son peuple.

D. Qu'avez-vous vu ensuite ?

R. J'ai vu le parvis des prêtres et des Sacrificateurs.

D. Quelle en était la grandeur ?

R. Soixante coudées en carré.

D. Combien y avait-il de portes ?

R. Deux, l'une à l'orient, l'autre à l'occident.

D. De quoi étaient couverts ces portiques ?

R. De cuivre doré.

D. De quoi était décoré ce parvis ?

R. D'un pavé, de marches noires très gracieuses, dont les compartiments composent un grand ornement.

D. A quoi servait le parvis ?

R. A y sacrifier et immoler les victimes.

D. Qu'avez-vous remarqué ?

R. Un autel, un grand vase et dix autres pe­tits.

D. A quoi servait cet autel ?

R. A offrir des sacrifices à Dieu.

D. Où était-il placé ?

R. Au milieu du parvis.

D. Quelles en étaient les proportions ?

R. Il avait vingt coudées en carré et dix en hauteur.

D. De quelle matière était le parvis ?

R. Il était d'airain et creux à l'intérieur.

D. De quoi était-il couvert ?

R. D'une grille d'airain en forme de dais.

D. Qu'y avait-il à l'entour de cet autel ?

R. Une balustrade d'airain doré.

D. A quoi servait-elle ?

R. A écarter les laïcs : les Sacrificateurs pouvaient seuls en approcher.

D. Comment s'appelle-t-elle ?

R. En hébreu  : Gison.

D. Comment appelez-vous le grand vase ?

R. La mer d'airain.

D. A quoi servait-elle ?

R. Aux Lévites et aux Sacrificateurs, pour se purifier et se laver le visage et les mains et les pieds avant de monter à l'autel ou entrer dans le Tem­ple.

D. Comment était faite cette mer ?

R. Elle était d'airain, de figure ronde.

D. Quelles étaient ses proportions ?

R, Dix coudées de diamètre, cinq de hauteur et trente de circonférence.

D. De quoi était-elle décorée ?

R. De deux ceintures garnies chacune de trois cents bossettes en forme de courge où étaient gravées des têtes de bœufs.

D. Combien contenait ce grand vase ?

R. Dix mille Baksa , qui était une mesure de ce temps.

D. Où était-elle placée ?

R. Elle était à gauche, en entrant dans le parvis, du côté du septentrion.

D. Sur quoi était-elle soutenue ?

R. Sur douze boeufs, dont trois faisaient face à l'aquilon , trois à l'orient, trois à l'occident et trois au midi.

D. A quoi servaient les dix autres lavoirs ou vases ?

R. A purifier les entrailles des victimes qui devaient être offertes en sacrifice.

D. Où étaient-elles placées ?

R. Cinq à droite et cinq à gauche.

D. De quelle matière étaient-elles ?

R. Ils étaient également d'airain.

D. Quelle était leur forme ?

R. Ils étaient de figure ronde et portés par des sou­bassements de même matière, portés sur quatre roues; ces soubassements étaient décorés par des gravures représentant des têtes de lion, de chéru­bins et de boeufs.

D. Quelle était la forme des soubassements ?

R. Un carré parfait de quatre coudées.

D. furent-elles fondues ou faites ?

R. Salomon les fit fondre en la contrée du Jourdain, en terre argileuse, entre l'Ernotte et Sarradazette

D. Qu'avez-vous fait ensuite ?

R. J'ai passé dans le porche ou vestibule du Temple, où l'on m'a fait prêter mon Obligation entre les deux Colonnes J. et B., en face de la porte du Temple.

D. Comment appelez-vous ce lieu en hébreu ?

R. Olam, qui signifie vestibule.

D. Comment s'appelaient les dix lavoirs en hébreu ?

R. Muchemoir .

D. Quelles étaient les proportions du vestibule ?

R. Dix coudées de long et vingt de large.

 

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