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Hauts Grades

Royal Arche

3 Janvier 2007 , Rédigé par gibelain Publié dans #hauts grades

Le grade de Royal-Arche est absolument néces­saire à un Maçon qui désire faire des progrès dans l'Art et devenir utile à ses Frères; en effet, on peut convenir qu'il renferme une partie de nos mystères de laquelle il n'est fait mention dans aucun grade éminent de la Maçonnerie. Ce Grade est fort court mais il n'est ni moins curieux ni moins instructif que tous ceux qui renferment des faits aussi essentiels que celui dont il est traité dans le cours du Grade de Royal-Arche; il vous apprend une partie de l'histoire ignorée de la plupart des Maçons et d'autant plus vraie qu'elle est tirée d'un passage de la Genèse.

Histoire du Grade

Dès que le Temple de Salomon fut achevé, Salo­mon renvoya ouvriers. Les Maîtres Sublimes Écos­sais, qui étaient alors ses plus chers favoris, s'assem­blèrent et furent le trouver, le suppliant de leur don­ner le secret de Royal-Arche, qui n'était connu que de lui, du roi Hiram et d'Hiram l'architecte. Salomon leur répondit : Allez et Dieu vous le donnera; je ne puis k donner, ayant juré entre nous trou de ne jamais le donner si l'un des trois venait à mourir » Hiram étant assassiné et Salomon, n'ayant pas voulu manquer à sa parole, avait fait condamner une trappe dans le sanctuaire du Temple, qui communiquait avec un souterrain où il y avait neuf arches soutenues par trois piliers; de chaque côté les fenêtres étaient murées. C'était préci­sément dans cet endroit où ils avaient tenu loge entre eux. Longtemps après, Salomon envoya trois de ses Intendants au Temple, pour y chercher, dans les décombres, les choses les plus précieuses; l'un d'entre eux accrocha sa pioche à un gros anneau de fer; il vit que cet anneau était attaché à une grosse pierre, il appela ses compagnons et leur fit part de sa découverte. Ils attachèrent des cordes et, au moyen de poulies, ils élevèrent la pierre avec grande peine. Ils aperçurent un grand souterrain; le trou étant pro­fond, aucun d'eux n'osait se hasarder à y descendre; enfin, Giblim, qui en avait fait la découverte, consentid'y descendre; il ôta ses habits, lia une corde autour de son corps et se fit suspendre parses camarades, avec lesquels il convint que, lorsqu'il tirerait sur la corde, ce serait le signe de le retirer; il commença donc à descendre et fut obligé de baisser le dos et d'élever les pieds par rapport aux débris qu'il trou­vait, à l'obscurité dans laquelle il était; il parvint à la troisième arche et, ayant trouvé un grand espace, il fut saisi de peur et se fit retirer.

Etant arrivé vers ses camarades, il leur proposa d'y descendre; ils refusèrent; il résolut d'y descendre pour la deuxième fois, avec les mêmes précautions et les avertit qu'à chaque coup qu'il marquerait, ce serait autant d'arches qu'il aurait passé. Il parvint à la sixième arche, la peur le prit encore et se fit retirer; il engagea de nouveau ses deux compagnons d'y aller, ils le refusèrent. Il y descendit lui-même pour la troisième fois, avec les mêmes précautions et un flambeau allumé; il y descendit et parvint à la neu­vième arche et, par un des murs qui masquaient les fenêtres, le soleil pénétra et lança ses rayons sur une Pierre Triangulaire sur laquelle était écrit le mot de Royal-Arche; il fut pénétré d'admiration et fit le geste de surprise (qui est de présenter les bras et les mains ouvertes); c'est le même que leur avait fait Salomon, lorsqu'il leur dit « Allez, Dieu vous le donnera un jour ! »; il laissa tomber le flambeau (ici, on débande le yeux du récipiendaire); c'est dans cette posture qu'on le fait prosterner, le genou droit à terre, la main levée devant les yeux, comme pour se garantir des rayons du soleil. Giblim retourna à la première ouverture, il se fit retirer; les deux camarades s'aperçurent de sa gaieté, lui disant, en l'embrassant, « Giblim est un bon Maçon ». Il leur fit part des découvertes, ce qui les détermina à y descendre avec lui, au moyen d'une échelle de corde; étant arri­vés à la neuvième arche, ils rendirent grâce à Dieu, levèrent la Pierre Triangulaire et trouvèrent, tracé en lettre d'or, le mot sacré jabulurn ou Jabulurn. Ces mots sont ceux du Grade. Ils demander en à Giblim quel mouvement il avait fait lorsqu'une partie du mur s'étant détachée, il avait aperçu un rayon de clarté : il se prosterna, le genou droit à ter­re et la main devant les yeux.

 L'attouchement est de prendre son Frère par le bras comme pour le retirer du trou, en disant Gi­blim est un bon Maçon.

Le mot de passe est Je suis ce que je suis.

Le mot ne doit jamais se prononcer qu'en loge et de cette manière : on joint les mains l'une avec l'au­tre en forme d'arche et l'on donne le mot pat-dessus le coude; l'on ne peut recevoir à ce grade qu'on ne soit trois qui le possèdent.

Le mot est Jabulum comme ci-dessus, dont cha­cun prononce line syllabe, en joignant les mains en­semble par-dessus la tête, ce qui forme des arches et en donnant chacun une syllabe sur le coude, jusqu'à neuf fois.

Disposition de la Loge

La loge représente un Temple tombé en ruines et éclairé par neuf lumières disposées en arche; on pourra encore composer neuf arches avec des bou­gies et chaque arche aura une des lumières principa­les aux entrées des arches.

Le récipiendaire fera la même marche que fit Giblim, c'est-à-dire qu'étant à la troisième arche on le retirera par le coude; on le retirera encore à la sixiè­me et on lui donnera la lumière; il prendra un flam­beau et pénétrera jusqu'à la neuvième arche où il fera les mêmes signes que fit Giblim; étant de re­tour, les autres Frères partiront avec lui jusqu'à la neuvième arche où ils recevront le signe, l'attouche­ment et la parole du récipiendaire.

Le tableau de la loge doit représenter le sanctuai­re du Temple de Salomon, la trappe et les neuf ar­ches détachées de trois en trois.

Le récipiendaire sera présenté en loge par un Frère qui frappe …lorsqu'il sera introduit, on le dépouille de son habit seulement, on met une corde autour de son corps que deux autres Frères tiendront et, dans cette situation, il fera le tour des arches comme le fit Giblim; et l'on observe de n'omettre aucune cérémonie qui se rapporte à ce que fit le Respectable Maître lors de la découverte des arches.

Le Tablier est le même que celui de Grand Ecos­sais; il y aura, au milieu, neuf arches brodées ou des­sinées trois par trois. On peut être plusieurs pour cette loge, mais il est convenable de n'être que trois, le Respectable compris.

La réception finie, le Maître fait un discours au récipiendaire sur l'avantage qu'il y a de faire ce qu'il a fait., en mémoire d'un Maître aussi zélé que l'était Giblim; il l'exhorte à l'imiter et à faire continuelle­ment des recherches pour s'instruire dans la Maçon­nerie et sur le chemin de la vertu; il n'y a point d'ouverture de la loge, mais le Maître commence en proposant au récipiendaire de faire son devoir, le­quel commence à se dépouiller de son habit, et on procède à la cérémonie. Pour tirer la santé de ce grade, on tire le canon en neuf coups, en passant ensuite neuf fois sous le coude gauche, les serviettes liées autour du corps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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patrick benoit 05/04/2015 08:10

c'est très magnifique