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Hauts Grades

la légende d'Hiram(R.Français)

13 Juillet 2005 , Rédigé par Rite Français Publié dans #fondements bibliques de la FM

Les deux premiers grades vous ont appris à connaître l’usage des instruments, et l’emploi de matériaux. Vous vous attendez sans doute à trouver dans celui-ci le développement des emblèmes sous lesquels la vérité s’est, jusqu’à présent, dérobée à vos yeux; mais tout dans l’univers est sujet à d’étranges révolutions tout périt ! Le Temple que Salomon s’était plu à élever au roi des rois, éprouva ce sort funeste. La mort inattendue du chef de cette magnifique entreprise, peut vous retracer, par anticipation, la ruine de ce Temple fameux, que l’histoire nous représente sans cesse détruit, et sans cesse renaissant de ses propres ruines.

Salomon, fils de David, célèbre par sa sagesse et par t’immensité de ses connais­sances, résolut d’élever à l’Eternel un temple que son père avait projeté, mais que les guerres qu’il eut à soutenir contre ses voisins, ne lui permirent pas de construire; il envoya prier Hiram, roi de Tyr, de lui fournir les matériaux nécessaires à cette entreprise: Hiram accepta cette proposition avec joie; il envoya un de ces hommes rares dont le génie, l’intelligence, le goût, la supériorité des talents en fait d’architecture, et la vaste connaissance de l’essence des métaux, lui avaient acquis un tel degré de considération et de respect de la part du roi de Tyr, qu’il l’appelait son pare, parce qu’il se nommait Hiram comme lui, quoiqu’il fût fils d’un Tyrien et d’une femme de la tribu de Nephtali.

Salomon donna à Hiram l’intendance et la conduite des travaux. Le dénombrement qui fut fait de tous les ouvriers, les porte a 183.300. L’histoire les nomme « prosélytes », ce qui dans notre langue signifie « étrangers admis », c’est-à-dire « initiés ».

A Savoir:

- 30.000 hommes destinés à couper les cadres sur le Liban, qui servaient par tiers pendant un mois;

- 702000 apprentis,

- 3.300 maîtres.

Les habitants du Mont Gibel façonnaient les cadres et taillaient les pierres.

Les ouvriers, divisés en trois classes avaient des mots, des signes et des attou­chements pour se reconnaître entre eux, et recevoir la paie proportionnée au genre de travaux auxquels ils étaient propres. Les Apprentis recevaient leur salaire à la colonne J, les Compagnons à celle B, et les Maîtres dans la chambre du milieu. Le nom de la colonne des Apprentis signifie « préparation », et celle des Compagnons signifie « force ». Les monuments historiques qui nous sont parvenus nous apprennent que la colonne J fut placée au Nord et celle B au Midi, près de la porte d’Occident. On entrait dans le Temple par trois portes celle destinée aux apprentis et, par la suite, au peuple, était à l’Occident ; celle destinée aux compagnons et, après l’achèvement du Temple, aux lévites, était au Midi; et celle destinée aux maîtres et, par la suite, aux pontifes, était à l’Orient.

Aussitôt que les portes furent posées, Salomon fit publier une ordonnance, par laquelle il était enjoint à tous les apprentis et compagnons, de sortir du Temple la veille du sabbat, et de n’y rentrer que le lendemain du sabbat au matin, à l’ouverture des portes sous peine d’être puni de mort. L’ordre qui avait été établi parmi les ouvriers devait nécessairement assurer la tranquillité; la dernière ordonnance de Salomon avait pour but d’empêcher qu’on éludât, sous aucun prétexte, l’observation du sabbat; tout répondait aux voeux de Salomon, par les soins et la vigilance d’Hiram ; le Temple prenait chaque jour un nouvel accroissement, lorsque tout à coup un crime affreux vint suspendre les travaux, et jeter un deuil universel. Trois compagnons mécontents de leur paye, formèrent le projet d’obtenir celle de maître, à l’aide des signe, parole et attouchement, qu’ils espéraient se procurer à force ouverte.

Ils avaient remarqué qu’Hiram visitait tous les soirs les travaux, après que les ouvriers étalent retirés; ils se mirent en embuscade aux trois portes du Temple: l’un s’arma d’une règle, l’autre d’un levier et le troisième d’un fort maillet.

Hiram, s’étant rendu dans le Temple par une porte secrète, dirigea ses pas vers la porte d’Occident; il y trouva un des compagnons, qui lui demanda les mot, signe et attouchement de maître, et le menaça de le tuer s’il ne les lui donnait. Hiram lui dit: « Malheureux! que fais-tu ? tu sais que je ne peux, ni ne dois te les donner; ce n’est pas ainsi que je les ai reçus; efforce-toi de les mériter, et tu peux être assuré de les obtenir ».

A l’instant, le traître veut lui décharger sur la tête un coup violent de la règle qu’il tenait, mais le mouvement d’Hiram pour parer le coup, fit qu’il ne porta que sur l’épaule.

Dans ce moment, le Frère Premier Expert fait faire au Candidat un des trois pas mystérieux.

Il consiste à passer le pied droit par dessus la représentation, diagonalement de l’Occident où, il est placé, au Midi tenant la l. g. en éq. à la hauteur du gras de la l. et restant quelques instants sur la l. d.

Le Premier Expert soutient le Candidat en cette posture en lui donnant la main. A l’instant où le Récipiendaire à fait le premier pas, le Frères de la colonne du Midi qui avait le rouleau, lui en donne un coup léger, mais sensible, sur l’épaule droite.

TR. : Hiram voulut chercher son salut dans la fuite, et tenta de sortir par la porte du Midi ; il y trouva un autre compagnon qui lui fait la même demande avec la même menace; mais à l’instant où il voulut s’enfuir, le compagnon le poursuivit et lui porta un grand coup de levier, qui ne l’atteignit que sur la nuque du cou.

Le Frères Expert fait faire en ce moment au Récipiendaire le second pas mystérieux; il passe la l. g. par dessus la représentation, diagonalement du Midi au Nord, et tenant la j. d. en éq. contre le m. de la g.

Pendant ce passage, le Frère de la colonne du Nord, donne sur la nuque du Récipiendaire un léger coup du rouleau dont il s’était muni.

Le Frère Expert fait faire au Récipiendaire le troisième pas, en portant la j. d. au bas de la représentation, où il vient joindre les deux p. en éq. simple, sur le compas.

Aussitôt, les deux Frères Experts saisissent le Récipiendaire chacun par un bras, portant l’autre main sur sa poitrine, et posent chacun un pied derrière les talons du Récipiendaire ; pendant ce temps-là le Frère qui était couché se retire sans bruit, de manière que le Récipiendaire ne puisse s’apercevoir de rien et laisse à terre, à côté du tableau, le voile dont il était couvert.

Le Très Respectable quitte sa place, vient près du Candidat et continue: Ce coup mal dirigé ne fit qu’étourdir notre Respectable Maître qui, cependant, eut assez de force pour courir vers la porte d’Orient, où il trouva le troisième compagnon, qui lui fit encore la même demande et les mêmes menaces et, sur son refus, lui porta un grand coup de maillet sur le front et l’étendit mort.

Le Très Respectable donne sur le front du Récipiendaire, un coup de maillet, qu’il avait tenu caché ; aussitôt les deux Experts qui tenaient l’Aspirant, le poussent et le renversent, avec précaution, sur le dos.

Le Récipiendaire doit être couché, comme l’était le Frères qui occupait sa place; il a la tête un peu élevée et posée sur un coussin; il aura la jambe gauche étendue, la droite repliée en équerre; le genou élevé, le bras gauche étendu et le droit aussi plié en équerre ; la m. sur le c., à l’ordre de Compagnon, et recouverte de son tablier; enfin, on étendra sur lui le voile noir, de manière qu’il ait le visage couvert.

Chacun reprend sa place.

Le T\R\ rallume son chandelier à 3 branches et passe le boutefeu au premier Maître des Cérémonies qui rallume les neuf bougies des 3 grands chandeliers, puis celles des surveillants et éteint les lampes.

TR. : Mes Frères, le désordre s’est glissé dans nos travaux, la tristesse est peinte dans les yeux de tous les ouvriers; il ne nous est pas permis de douter que notre Respectable Maître Hiram ne soit mort mettons nous donc à la recherche de son corps, et tâchons par notre zèle et par nos soins de le découvrir.

Vénérable Frère Second Surveillant, prenez avec vous deux Maîtres et faites la recherche par le Nord.

Le Second Surveillant prend avec lui deux Frères qui étaient autour de la représentation; ils font le tour de la Loge en commençant par le Nord, dans le sens des aiguilles d’une montre et sondent le terrain avec la pointe de leur glaive, par petits coups irréguliers.

De retour à l’Occident les 2 F\ reprennent leur place; le Second Surveillant frappe un coup de maillet sur son plateau et dit: Très Respectable, nos recherches ont été vaines.

TR., * : Vénérable Frère Premier Surveillant, prenez avec vous deux Frères et faites la recherche par le Midi.

Le Premier Surveillant désigne deux Frères qui étaient autour de la représentation, avec lesquels il fait le tour de la Loge en commençant par le Midi, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, sondant la terre avec la pointe de leur glaive.

De retour a l’Occident, les 2 F\ reprennent leur place, le Premier Surveillant frappe un coup de maillet sur son plateau et dit: Très Respectable, nos recherches ont été vaines.

TR., * : Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères qui vous ont déjà accompagnés, à se joindre de nouveau à vous; je vais me faire accompagner de deux Frères et, tous de concert, nous ferons une recherche plus attentive: puissions nous être assez heureux pour faire cette importante découverte.

Ces Frères, au nombre de neuf, font le tour de la Loge dans l’ordre qui suit: le Second Surveillant, suivi de deux Maîtres de sa colonne part le premier par le Midi, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre; le Premier Surveillant, suivi des deux autres Maîtres de sa colonne, part par le Nord, dans le sens des aiguilles d’une montre.

Ils commencent ainsi le tour en se croisant à l’occident: quand ils sont parvenus à l’Orient, le Très Respectable se joint à eux, avec les deux autres Maîtres qu’il a désigné, et tous font trois fois le tour de la Loge , dans le sens des aiguilles d’une montre, en cherchant et sondant le terrain avec la pointe de leur glaive. Au second tour, le Second Surveillant s’arrête au Nord Est et dit: Très Respectable, je vois une vapeur s’ élever d’un petit espace de terrain approchons.

Ils font le troisième tour, après lequel le Très Respectable s’arrête en face du tableau, à l’Orient, là où sont représentés un monticule et une branche d’acacia.

Les deux Surveillants sont à l’Occident aux places correspondant à leur chaire.

Tous les Frères sont debout autour de la représentation.

1° S. : Très Respectable, la terre me parait fraîchement remuée en cet endroit ; nous pourrions bien trouver ici l’objet de nos recherches.

Le Très Respectable feint de s’appuyer sur la branche d’acacia et dit: Vénérables Maîtres, cette branche n’est pas crûe en cet endroit : ceci me paraît suspect, et je pense que nos recherches ne seront pas vaines.

Il se pourrait que les assassins eussent, à force de tourments, arraché de notre Respectable Maître le mot et le signe de Maître n’êtes-vous pas d’avis que le premier signe que l’un de nous fera et le premier mot qu’il prononcera, si nous trouvons le corps d’Hiram, soient désormais le mot et le signe de reconnaissance des Maîtres?

Tous donnent le signe d’approbation et laissent tomber la main droite sur la cuisse.

Le Très Respectable lève avec la pointe de son glaive qu’il tient de la main gauche, une partie du voile qui couvre le Récipiendaire ; les huit autres Frères font de même et retirent entièrement le voile tous ensemble vers le Nord. Aussitôt, ils font le signe d’horreur.

Le Second Surveillant s’approche, prend l’index droit du Récipiendaire, le laisse aller, en disant J...n et fait un pas en arrière en faisant le signe d’horreur.

Le Premier Surveillant s’approche ensuite, prend le second doigt ou médius du Récipiendaire, le tire à lui, et le laisse glisser en disant B..z ; il fait un pas en arrière avec le signe d’horreur.

Le Très Respectable s’approche du Récipiendaire et dit, en faisant le signe d’horreur, et reculant d’un pas: Vénérables Frères Surveillants, qui a dérangé le corps de notre Respectable Maître?

2° S. : Très Respectable, j'ai cru pouvoir le relever par l’attouchement d’Apprenti, mais la chaire quitte les os.

1° S. : Très Respectable, j’ai cru pouvoir le relever par l’attouchement de Compagnon, mais la chaire quitte les os.

TR. : Ne savez-vous pas que vous ne pouvez rien sans moi et que nous pouvons tout à nous trois.

Il s’approche du Récipiendaire, pose le pied droit contre le sien, genoux contre genoux ; de la main droite il lui enserre le poi..., de façon que les pau... des deux mains soient l’une contre l’autre, et lui passe le bras gauche sous l’omoplate droite, ayant par ce moyen, est... contre est... ; puis à l’aide des deux Surveillants, il le relève et lui dit à l’oreille, en lui donnant l’accolade par trois, les trois syllables du mot. M......n.

 

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