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Hauts Grades

le Hagakuré

17 Juillet 2005 , Rédigé par Yocho Yamamoto Publié dans #enseignements tactiques

 

 

 

 

  « Jusqu'à l’âge de quarante ans, un Samouraï doit veiller à ne pas se laisser séduire par la sagesse et le sens du jugement. Il doit dépendre uniquement de ses capacités et de sa force de caractère. Plus cette dernière est grande, meilleur est le Samouraï.
Même passée la quarantaine, mais cela dépend de l’individu et de sa position sociale, un Samouraï n’est rien s’il n’a pas de force de caractère. »

            

 

 

« Quand une réunion officielle est extrêmement sérieuse et que quelqu’un y introduit, à la légère, des sujets différents, les participants lui expriment souvent de la froideur et s’emportent.
Ceci n’est pas bien. Dans de tels moments, l’étiquette du Samouraï consiste à rester calme et à traiter la personne avec bienveillance. Maltraiter quelqu’un est une conduite digne d’un laquais.

 

 

 

« Une personne qui possède peu de connaissances se donne des airs de savant : c’est une question d’inexpérience.
Quand quelqu’un possède bien quelque chose, cela ne se remarque pas dans son comportement : une telle personne est bien éduquée. »

 

 

 

« Les décisions importantes devraient être prises dans le calme...
Les affaires mineures doivent être étudiées avec sérieux. Il y a peu de problèmes réellement très importants, il ne s’en présente pas plus de deux ou trois dans l’existence. Une réflexion quotidienne vous en convaincra. C’est pourquoi, il est indispensable de prévoir ce qu’il y a lieu de faire en cas de crise. Lorsqu’elle survient, il faut se souvenir de la solution afin de la résoudre en conséquence.
Sans une préparation quotidienne, quand survient une crise délicate, on sera incapable de prendre une décision rapide, ce qui risque d’avoir des conséquences désastreuses. »

 

 

 

S’il veut être prêt à mourir, un Samouraï doit se considérer comme déjà mort ; s’il est diligent dans son service et se perfectionne dans les arts militaires, il ne se couvrira jamais de honte. Mais s’il passe son temps à ne faire égoïstement que ce qui lui plaît, en cas de crise il se déshonorera. Il ne sera même pas conscient de son déshonneur. Si rien ne lui importe, hormis le fait d’être pas en danger et de se sentir heureux, il se laissera aller d’une façon indicible vers un état tout à fait lamentable.
Il est sûr  qu’un Samouraï qui n’est pas préparé à mourir, mourra d’une mort peu honorable.

 

 

 

Lorsque l’on rend visite à un Samouraï éprouvé par le malheur, ce qu’on lui dit pour l’encourager est toujours d’une extrême importance. Il est, en effet, capable de discerner aux travers des paroles, les mobiles véritables qui animent son interlocuteur.
Pour encourager un ami en difficulté, le secret à lui dévoiler est le suivant : un vrai Samouraï ne doit ni pavoiser ni perdre confiance. Il doit être celui qui va de l’avant, sinon il ne réussira pas et sera totalement inutile.

 

 

 

Il existe ce que l’on appelle «l’attitude pendant l’orage ». Quand on est pris dans une averse soudaine, on peut, soit courir le plus vite possible, soit s’élancer pour s’abriter sous les avancées des toits des maisons qui bordent le chemin. De toute façon, on sera mouillé.
Si on se préparait auparavant mentalement, à l’idée d’être trempé, on serait en fin de compte fort peu contrarié à l’arrivée de la pluie.
On peut appliquer ce principe avec profit dans toutes les situations.

 

 

 

La bonté ou la malignité du caractère d’un individu ne se reflète pas dans le succès momentané ou l’échec, ici-bas.
La réussite et l’échec ne sont, somme toute, que manifestations de la nature. Le bien et le mal sont, par contre, des valeurs humaines.
Il est pourtant commode, pour des raisons didactiques, de s’exprimer comme si succès ou échec dans le monde était le résultat direct d’un bon ou d’un mauvais caractère.

 

 

 

Le Seigneur Naoshige avait coutume de dire :
« la voie du Samouraï est la passion de la mort. Même dix hommes sont incapables d’ébranler un être animé d’une telle conviction ». On ne peut accomplir de grands exploits quand on est dans une disposition d’esprit normale.
Il faut devenir fanatique et développer la passion de la mort. Si l’on compte sur le temps pour accroître son pouvoir de discernement, il risque souvent être trop tard pour le mettre en pratique.
La loyauté et la piété filiale sont superfétatoires dans la voie du Samouraï ; ce dont chacun a besoin c’est la passion de la mort.
Tout le reste découlera naturellement de cette passion.

 

 

 

Un vieux proverbe dit : « décidez-vous en l’espace de sept souffles ».
Le seigneur Takanobu Ryuzoti fit un jour cette remarque : « Si un homme hésite trop longtemps à prendre une décision, il s’endort ».
Le Seigneur Naoshige dit aussi : « Si on s’élance sans vigueur, sept sur dix des actions entreprises tournent court. Il est extrêmement difficile de prendre des décisions en état d’agitation. Par contre, si sans s’occuper des conséquences mineures, on aborde les problèmes avec l’esprit aiguisé comme un rasoir, on trouve toujours la solution en moins de temps qu’il n’en faut pour souffler sept fois ».
Il faut considérer les problèmes avec calme et détermination.

 

 

 

« Les décisions importantes devraient être prises dans le calme...
Les affaires mineures doivent être étudiées avec sérieux. Il y a peu de problèmes réellement très importants, il ne s’en présente pas plus de deux ou trois dans l’existence. Une réflexion quotidienne vous en convaincra. C’est pourquoi, il est indispensable de prévoir ce qu’il y a lieu de faire en cas de crise. Lorsqu’elle survient, il faut se souvenir de la solution afin de la résoudre en conséquence.
Sans une préparation quotidienne, quand survient une crise délicate, on sera incapable de prendre une décision rapide, ce qui risque d’avoir des conséquences désastreuses. »

 

 

 

S’il veut être prêt à mourir, un Samouraï doit se considérer comme déjà mort ; s’il est diligent dans son service et se perfectionne dans les arts militaires, il ne se couvrira jamais de honte. Mais s’il passe son temps à ne faire égoïstement que ce qui lui plaît, en cas de crise il se déshonorera. Il ne sera même pas conscient de son déshonneur. Si rien ne lui importe, hormis le fait d’être pas en danger et de se sentir heureux, il se laissera aller d’une façon indicible vers un état tout à fait lamentable.
Il est sûr  qu’un Samouraï qui n’est pas préparé à mourir, mourra d’une mort peu honorable.

 

 

 

Lorsque l’on rend visite à un Samouraï éprouvé par le malheur, ce qu’on lui dit pour l’encourager est toujours d’une extrême importance. Il est, en effet, capable de discerner aux travers des paroles, les mobiles véritables qui animent son interlocuteur.
Pour encourager un ami en difficulté, le secret à lui dévoiler est le suivant : un vrai Samouraï ne doit ni pavoiser ni perdre confiance. Il doit être celui qui va de l’avant, sinon il ne réussira pas et sera totalement inutile.

 

 

 

Il existe ce que l’on appelle «l’attitude pendant l’orage ». Quand on est pris dans une averse soudaine, on peut, soit courir le plus vite possible, soit s’élancer pour s’abriter sous les avancées des toits des maisons qui bordent le chemin. De toute façon, on sera mouillé.
Si on se préparait auparavant mentalement, à l’idée d’être trempé, on serait en fin de compte fort peu contrarié à l’arrivée de la pluie.
On peut appliquer ce principe avec profit dans toutes les situations.

 

 

 

La bonté ou la malignité du caractère d’un individu ne se reflète pas dans le succès momentané ou l’échec, ici-bas.
La réussite et l’échec ne sont, somme toute, que manifestations de la nature. Le bien et le mal sont, par contre, des valeurs humaines.
Il est pourtant commode, pour des raisons didactiques, de s’exprimer comme si succès ou échec dans le monde était le résultat direct d’un bon ou d’un mauvais caractère.

 

 

 

Le Seigneur Naoshige avait coutume de dire :
« la voie du Samouraï est la passion de la mort. Même dix hommes sont incapables d’ébranler un être animé d’une telle conviction ». On ne peut accomplir de grands exploits quand on est dans une disposition d’esprit normale.
Il faut devenir fanatique et développer la passion de la mort. Si l’on compte sur le temps pour accroître son pouvoir de discernement, il risque souvent être trop tard pour le mettre en pratique.
La loyauté et la piété filiale sont superfétatoires dans la voie du Samouraï ; ce dont chacun a besoin c’est la passion de la mort.
Tout le reste découlera naturellement de cette passion.

 

 

 

Un vieux proverbe dit : « décidez-vous en l’espace de sept souffles ».
Le seigneur Takanobu Ryuzoti fit un jour cette remarque : « Si un homme hésite trop longtemps à prendre une décision, il s’endort ».
Le Seigneur Naoshige dit aussi : « Si on s’élance sans vigueur, sept sur dix des actions entreprises tournent court. Il est extrêmement difficile de prendre des décisions en état d’agitation. Par contre, si sans s’occuper des conséquences mineures, on aborde les problèmes avec l’esprit aiguisé comme un rasoir, on trouve toujours la solution en moins de temps qu’il n’en faut pour souffler sept fois ».
Il faut considérer les problèmes avec calme et détermination.

 

 

 

Celui qui a peu de connaissances devient vite prétentieux et se délecte à l’idée d’être un être compétent.
Ceux qui vantent leurs contemporains seront inévitablement punis par quelques manifestement du ciel.
Un homme qui ne sait pas se faire apprécier des autres ne saura d’aucune utilité à personne malgré sa haute compétence. Celui qui travaille âprement et sait rester modeste, qui se réjouit de la position subordonnée qu’il occupe tout en respectant ses pairs, sera grandement estimé.

 

 

 

Si vous désirez vous parfaire, le meilleur moyen pour y parvenir est de solliciter l’opinion des autres et de rechercher leurs critiques.
La plupart des gens tentent de se perfectionner en se fiant à leur seule faculté d’appréciation. Le seul résultat qu’ils obtiennent est de ne pas faire de progrès significatifs…
Les hommes qui recherchent les critiques des autres sont déjà supérieurs à la plupart.

 

 

 

La première parole prononcée par un Samouraï, en quelque circonstance que ce soit, est extrêmement importante. Il révèle par cette seule parole toute sa valeur.
En temps de paix, le langage signe la valeur. Mais, de même, par temps de trouble et de destruction, la grande bravoure peut se révéler par un seul mot.
On peut dire que ce mot unique est la fleur de l’âme.

 

 

 

Un Samouraï doit toujours éviter de se plaindre, même dans la vie courante. Il doit être sur ses gardes pour ne jamais laisser échapper un mot traduisant la faiblesse.
Une remarque anodine faite par inadvertance révèle souvent la valeur de celui qui l’a exprimée.

 

 

 

Un homme dont la réputation est basée sur son habilité pour une technique précise est insignifiant.
En concentrant toute son énergie sur un seul objet, il y est certes devenu excellent mais s’est abstenu de s’intéresser à autre chose. Un tel homme n’est d’aucune utilité.

 

 

 

Quel que soit le sujet, rien n’est impossible à faire qu’en on est déterminé. On peut alors remuer ciel et terre à sa convenance. Mais quand l’homme n’a pas de cœur au ventre, il ne peut s’en persuader. Remuer ciel et terre sans efforts est une simple question de concentration.

 

 

 

Maître Ittei disait encore :
« pour bien faire, il fait en un mot : endurer la souffrance ».
Ne pas accepter de souffrir est mauvais. C’est un principe qui ne souffre aucune exception.

 

 

 

D’après les anciens, un Samouraï doit être remarqué pour son excessive ténacité. Une chose faite avec modération peut être jugée insuffisante. Il faut «en faire trop » pour ne pas commettre d’erreur. C’est ce type de principe qu’il ne faut pas oublier.

 

 

 

Quand on a décidé de tuer quelqu’un, même si l’entreprise paraît difficile à réaliser sans hésiter, il ne sert à rien d’essayer de le faire par des moyens détournés. Le cœur peut fléchir, l’occasion manquer et en fin de compte tout peut échouer. La voie du Samouraï est celle de l’action immédiate et c’est pourquoi il est préférable de «foncer tête baisée ».

 

 

 

Quand on rencontre des gens, on devrait savoir saisir rapidement leur caractère et réagir de façon appropriée à telle ou telle personne.
Quand on rencontre quelqu’un qui aime argumenter, il faut lui tenir tête et l’emporter par la supériorité de la logique, sans toutefois être trop sévère de façon à ce qu’aucun ressentiment ne subsiste.
C’est tout à la fois une question de cœur et de mots.
C’est un conseil qui fut donné par un prêtre.

 

 

 

Uesugi Kenshin disait : « je n’ai jamais su ce qu’était gagner du début à la fin, j’ai seulement compris qu’il ne fallait jamais être inférieur à la situation et cela est important. Il est gênant qu’un Samouraï ne soit pas à la hauteur. Si nous n’étions pas constamment en dessous de la situation, nous ne nous sentirions jamais dans l’embarras.

 

 

 

Alors même qu’on vient d’avoir la tête tranchée, on devrait être encore capable de faire avec sûreté une dernière chose. Les derniers instants de Nitta Yoshisada le prouvent : s’il avait eu l’esprit faible, il serait tombé au moment exact ou sa tête fut tranchée. Ce fut récemment le cas de Ono Doken. Ces faits relèvent de la détermination.
Quand on possède valeur martiale et détermination, même la tête coupée, tout comme un esprit vengeur, on ne meurt pas.

 

 

 

Il est bon de considèrer le monde comme un rêve. Quand on fait un cauchemar et qu’on se réveille, on se dit que ce n’était qu’un rêve.
On dit que le monde dans lequel nous vivons n’est pas très diffèrent d’un rêve.

 

 

 

Le moine Keiho raconte que le seigneur Aki avait dit un jour que la vertu martiale était le fanatisme.
J’ai constaté que cela s’accordait avec ma propre résolution et dès lors je suis devenu de plus en plus extrême dans mon fanatisme.

 

 

 

Il est bon d’aborder les difficultés dans sa jeunesse car celui qui n’a jamais souffert n’a pas pleinement trempé son caractère.
Un Samouraï qui se décourage ou abandonne face à l’épreuve, n’est d’aucune utilité.

 

 

 

On ne peut changer son époque. Dès lors que les conditions de vie se dégradent régulièrement, la preuve est faite que l’on a pénètré dans la phase ultime du destin.
On ne peut, en effet, être constamment au printemps ou en été, il ne peut pas non plus faire jour en permanence ; c’est pourquoi il est vain de s’entêter à changer la nature du temps présent pour retrouver les bons vieux jours du siècle dernier. L’important est d’œuvrer pour que chaque moment soit aussi agréable que possible.
L’erreur de ceux qui cultivent la nostalgie du passé vient de ce qu’ils ne saisissent pas cette idée.
Mais ceux qui n’ont de considération que pour l’instant présent et affectent de détester le passé font figure de gens bien superficiels.

 

 

 

On doit enseigner aux jeunes Samouraïs les vertus martiales de façon à ce que chacun d’entre eux soit convaincu être le plus brave guerrier du Japon.
Parallèlement, les jeunes Samouraïs doivent évaluer quotidiennement leur progrès au regard de la Voie et se défaire au plus vite de leurs imperfections. Cet examen quotidien est la condition pour atteindre le but recherché.

 

 

 

Celui qui a peu de connaissances devient vite prétentieux et se délecte à l’idée d’être un être compétent.
Ceux qui vantent leurs contemporains seront inévitablement punis par quelques manifestement du ciel.
Un homme qui ne sait pas se faire apprécier des autres ne saura d’aucune utilité à personne malgré sa haute compétence. Celui qui travaille âprement et sait rester modeste, qui se réjouit de la position subordonnée qu’il occupe tout en respectant ses pairs, sera grandement estimé.

 

 

 

Si vous désirez vous parfaire, le meilleur moyen pour y parvenir est de solliciter l’opinion des autres et de rechercher leurs critiques.
La plupart des gens tentent de se perfectionner en se fiant à leur seule faculté d’appréciation. Le seul résultat qu’ils obtiennent est de ne pas faire de progrès significatifs…
Les hommes qui recherchent les critiques des autres sont déjà supérieurs à la plupart.

 

 

 

La première parole prononcée par un Samouraï, en quelque circonstance que ce soit, est extrêmement importante. Il révèle par cette seule parole toute sa valeur.
En temps de paix, le langage signe la valeur. Mais, de même, par temps de trouble et de destruction, la grande bravoure peut se révéler par un seul mot.
On peut dire que ce mot unique est la fleur de l’âme.

 

 

 

Un Samouraï doit toujours éviter de se plaindre, même dans la vie courante. Il doit être sur ses gardes pour ne jamais laisser échapper un mot traduisant la faiblesse.

 

 

 


Un homme dont la réputation est basée sur son habilité pour une technique précise est insignifiant.
En concentrant toute son énergie sur un seul objet, il y est certes devenu excellent mais s’est abstenu de s’intéresser à autre chose. Un tel homme n’est d’aucune utilité.

 

 

 

Quel que soit le sujet, rien n’est impossible à faire qu’en on est déterminé. On peut alors remuer ciel et terre à sa convenance. Mais quand l’homme n’a pas de cœur au ventre, il ne peut s’en persuader. Remuer ciel et terre sans efforts est une simple question de concentration.

 

 

 

Maître Ittei disait encore :
« pour bien faire, il fait en un mot : endurer la souffrance ».
Ne pas accepter de souffrir est mauvais. C’est un principe qui ne souffre aucune exception.

 

 

 

D’après les anciens, un Samouraï doit être remarqué pour son excessive ténacité. Une chose faite avec modération peut être jugée insuffisante. Il faut «en faire trop » pour ne pas commettre d’erreur. C’est ce type de principe qu’il ne faut pas oublier.

 

 

 

Quand on a décidé de tuer quelqu’un, même si l’entreprise paraît difficile à réaliser sans hésiter, il ne sert à rien d’essayer de le faire par des moyens détournés. Le cœur peut fléchir, l’occasion manquer et en fin de compte tout peut échouer. La voie du Samouraï est celle de l’action immédiate et c’est pourquoi il est préférable de «foncer tête baisée ».

 

 

 

Quand on rencontre des gens, on devrait savoir saisir rapidement leur caractère et réagir de façon appropriée à telle ou telle personne.
Quand on rencontre quelqu’un qui aime argumenter, il faut lui tenir tête et l’emporter par la supériorité de la logique, sans toutefois être trop sévère de façon à ce qu’aucun ressentiment ne subsiste.
C’est tout à la fois une question de cœur et de mots.
C’est un conseil qui fut donné par un prêtre.

 

 

 

Uesugi Kenshin disait : « je n’ai jamais su ce qu’était gagner du début à la fin, j’ai seulement compris qu’il ne fallait jamais être inférieur à la situation et cela est important. Il est gênant qu’un Samouraï ne soit pas à la hauteur. Si nous n’étions pas constamment en dessous de la situation, nous ne nous sentirions jamais dans l’embarras.

 

 

 

Alors même qu’on vient d’avoir la tête tranchée, on devrait être encore capable de faire avec sûreté une dernière chose. Les derniers instants de Nitta Yoshisada le prouvent : s’il avait eu l’esprit faible, il serait tombé au moment exact ou sa tête fut tranchée. Ce fut récemment le cas de Ono Doken. Ces faits relèvent de la détermination.
Quand on possède valeur martiale et détermination, même la tête coupée, tout comme un esprit vengeur, on ne meurt pas.

 

 

 

Il est bon de considèrer le monde comme un rêve. Quand on fait un cauchemar et qu’on se réveille, on se dit que ce n’était qu’un rêve.
On dit que le monde dans lequel nous vivons n’est pas très diffèrent d’un rêve.

 

 

 

Le moine Keiho raconte que le seigneur Aki avait dit un jour que la vertu martiale était le fanatisme.
J’ai constaté que cela s’accordait avec ma propre résolution et dès lors je suis devenu de plus en plus extrême dans mon fanatisme.

 

 

 

Il est bon d’aborder les difficultés dans sa jeunesse car celui qui n’a jamais souffert n’a pas pleinement trempé son caractère.
Un Samouraï qui se décourage ou abandonne face à l’épreuve, n’est d’aucune utilité.

 

 

 

On ne peut changer son époque. Dès lors que les conditions de vie se dégradent régulièrement, la preuve est faite que l’on a pénètré dans la phase ultime du destin.
On ne peut, en effet, être constamment au printemps ou en été, il ne peut pas non plus faire jour en permanence ; c’est pourquoi il est vain de s’entêter à changer la nature du temps présent pour retrouver les bons vieux jours du siècle dernier. L’important est d’œuvrer pour que chaque moment soit aussi agréable que possible.
L’erreur de ceux qui cultivent la nostalgie du passé vient de ce qu’ils ne saisissent pas cette idée.
Mais ceux qui n’ont de considération que pour l’instant présent et affectent de détester le passé font figure de gens bien superficiels.

 

 

 

On doit enseigner aux jeunes Samouraïs les vertus martiales de façon à ce que chacun d’entre eux soit convaincu être le plus brave guerrier du Japon.
Parallèlement, les jeunes Samouraïs doivent évaluer quotidiennement leur progrès au regard de la Voie et se défaire au plus vite de leurs imperfections. Cet examen quotidien est la condition pour atteindre le but recherché.

 

 

 

Il existe un dicton qui dit :  « lorsque l’eau monte, le bateau fait de même ».
En d’autres termes, face aux difficultés, les facultés s’aiguisent. Il est vrai que les hommes courageux cultivent sérieusement leurs talents quand les difficultés auxquelles ils sont confrontés sont importantes.
C’est une erreur impardonnable que de se laisser abattre par les épreuves.

 

 

 

Si les dieux ignorent mes prières sous prétexte que j’ai été souille par le sang de l’ennemi, je ne peux rien y faire, si ce n’est de poursuivre mes actes avec dévotion sans me soucier de la souillure.
Même si, comme on le dit, j’ai pour ma part une attitude qui m’est propre.
Je n’oublie jamais mon heure de prière quotidienne. Et même si sur-le-champ de bataille, je suis éclabousse par le sang, j’ai confiance en l’efficacité de mes prières adresses aux dieux, pour obtenir le succès militaire ou m’assurer une  longue vie.

 

 

 

La vie ne dure qu’un instant, il faut avoir la force de la vivre en faisant ce qui nous plaît le plus.
Dans ce monde fugace comme un rêve, vivre dans la souffrance en ne faisant que des choses déplaisantes est pure folie. Ce principe, mal interprété, peut toutefois être nuisible, aussi ai-je décidé de ne pas l’enseigner aux jeunes gens…
J’adore le sommeil. En réponse à la situation actuelle du monde, je pense ce que j’ai de mieux à faire est de rentrer dormir chez moi.

 

 

 

Il arrive souvent qu’un homme qui jouit de grandes facultés et qui est conscient de sa valeur, devienne de plus en plus arrogant.
Il est difficile de connaître réellement ses qualités mais il est encore plus difficile d’admettre ses faiblesses.
C’est le maître Zen Kaion, qui a fait cette réflexion.

 

 

 

La dignité d’un être se mesure à l’impression extérieure qu’il donne.
Il y a de la dignité dans l’effort et l’assiduité ; dans la sérénité et la discrétion. Il y a de la dignité dans l’observation des règles de conduite et dans la droiture. Il y a aussi de la dignité à serrer les dents et à garder les yeux ouverts : toutes ces attitudes sont visibles de l’extérieur.
Ce qui est capital, c’est d’agir toujours avec dignité et sincérité.

 

 

 

Il est mal de médire, il n’est pas mieux de louer autrui a tout propos. Un Samouraï doit connaître son envergure, observer la discipline sans se laisser distraire et parler le moins possible.

 

 

 

Un homme courageux doit rester calme et ne jamais donner l’impression être débordé.
Seuls les gens insignifiants, dont le caractère se révèle agressif, recherchent à tout prix la renommé et se heurtent à tous ceux qu’ils côtoient.

 

 

 

Dans un débat ou une dispute, il faut savoir perdre vite pour perdre avec élégance.
Ainsi dans la lutte Sumo, si pour vaincre à tout prix on se met à tricher, on devient pire qu’un vaincu, on est à la fois perdant et inélégant.

 

 

 

Quelqu’un a dit un jour : « Il y a deux sortes d’orgueil, l’orgueil interne et l’orgueil externe. Un Samouraï qui ne possède pas les deux est d’une utilité douteuse ». L’orgueil peut être aiguisé puis réintroduite dans le fourreau.

 

 

 

De temps en temps, elle en est tirée, brandie, puis nettoyé pour être remise dans le fourreau. Si le sabre d’un Samouraï est toujours tiré, s’il est tout le temps levé, les gens le craindront et il aura de la peine à se faire des amis. Si au contraire, il ne sort jamais de son fourreau, la lame se ternira et se couvrira de rouille et, les gens ne craindront plus celui qui le porte.

 

 

 

On devrait écouter avec respect et gratitude les paroles d’un homme de grande expérience, même s’il parle des choses que l’on sait déjà. Il arrive parfois, qu’après avoir entendu dix ou vingt fois la même chose, on ait une intuition soudaine et que cette intuition transcende la signification habituelle.
On a tendance à regarder de haut les personnes âgées et à ne pas prendre au sérieux leurs bavardages. On devrait au contraire, se souvenir qu’elles ont le bénéfice d’une longue et réelle expérience.

 

 

 

Un homme, Hyogo Naritomi, dit un jour : « La vraie victoire signifie la défaite de son ami. Gagner sur son allié veut dire remporter sur soi-même ; c’est la victoire de l’esprit sur le corps ».
Un Samouraï a le devoir quotidien de cultiver son esprit et d’exercer son corps de façon à ce qu’aucun – parmi mille alliés – ne puisse l’atteindre. Sans cela, il ne sera certainement jamais capable de défaire un ennemi.

 

 

 

On considéra toujours comme naturelles la qualification et la compétence d’un Samouraï quelle que soit la façon extraordinaire dont il accomplit ses exploits. Si ses performances sont comparables à celles de ses contemporains, on le trouvera de piètre valeur. Par contre, si quelque banal quidam insouciant réalise quelque chose de façon légèrement supérieure à la moyenne, il sera grandement loué.

 

 

 

L’absolue  loyauté vis à vis de la mort doit être mise en œuvre tous les jours.
On doit aborder chaque aube en méditant tranquillement, en pensant à sa dernière heure et en imaginant les différentes manières de mourir : tué par une flèche, par un boulet, tranché par le sabre, submergé par les flots, sautant dans un incendie, foudroyé par l’éclair, écrasé dans un tremblement de terre, tombant d’une falaise, victime d’un malaise ou de mort soudaine. On doit commencer sa journée en pensant à la mort.
Comme disait un vieil homme : « Quand vous quittez votre toit, vous pénétrez dans le royaume des morts ; quand vous portez, vous rencontrez l’ennemi ». Cette maxime ne préconise pas la prudence mais la ferme résolution de mourir.

 

 

 

Si vous vous lancez dans une grande entreprise, ne vous souciez surtout pas des accrocs de peu d’importance.

 

 

 

Il n’est pas grave qu’un Samouraï se révèle égoïste de temps à autre, s’il est par ailleurs parfaitement loyal et dévoué à son maître, s’il est brave et généreux en règle générale.
En fait, il est plutôt mauvais être toujours parfait en toutes choses, parce qu’on a alors tendance à perdre de vue qu’on peut être faillible. Un homme qui se lance à l’aventure ne peut pas ne pas commettre de fautes.
Quelle importance peut, en effet, avoir une erreur minime dans le destin d’un homme qui cultive l’honneur et l’intégrité.

 

 

 

Quand le Seigneur Katsushige était jeune, le Seigneur Naoshige, son père, lui enseigna ceci :
« Pour t’exercer à la coupe au sabre, va trancher la tête de quelques condamnes à mort ». Ainsi fut fait.
Sur la place, qui se trouve à présent à l’intérieur de l’enceinte de la Porte Ouest, des hommes furent alignes et Katsushige les décapita, l’un après l’autre.
Quand il en vint au dizieme, il s’aperçut qu’il était jeune et fort et dit « Je suis las, j’épargne la vie de cet homme ». Cet homme eut la vie sauve.

 

 

 

Kenshim Uesugi fit, un jour, la remarque suivante :  « Je ne connais pas de recettes pour assurer la victoire. Ce que je sais, c’est qu’il faut saisir toute possibilité et ne jamais laisser s’échapper une occasion ».
Ce commentaire ne manque pas d’intérêt.

 

 

 

Il existe un dicton qui dit :  « lorsque l’eau monte, le bateau fait de même ».
En d’autres termes, face aux difficultés, les facultés s’aiguisent. Il est vrai que les hommes courageux cultivent sérieusement leurs talents quand les difficultés auxquelles ils sont confrontés sont importantes.
C’est une erreur impardonnable que de se laisser abattre par les épreuves.

 

 

 

Si les dieux ignorent mes prières sous prétexte que j’ai été souille par le sang de l’ennemi, je ne peux rien y faire, si ce n’est de poursuivre mes actes avec dévotion sans me soucier de la souillure.
Même si, comme on le dit, j’ai pour ma part une attitude qui m’est propre.
Je n’oublie jamais mon heure de prière quotidienne. Et même si sur-le-champ de bataille, je suis éclabousse par le sang, j’ai confiance en l’efficacité de mes prières adresses aux dieux, pour obtenir le succès militaire ou m’assurer une  longue vie.

 

 

 

La vie ne dure qu’un instant, il faut avoir la force de la vivre en faisant ce qui nous plaît le plus.
Dans ce monde fugace comme un rêve, vivre dans la souffrance en ne faisant que des choses déplaisantes est pure folie. Ce principe, mal interprété, peut toutefois être nuisible, aussi ai-je décidé de ne pas l’enseigner aux jeunes gens…
J’adore le sommeil. En réponse à la situation actuelle du monde, je pense ce que j’ai de mieux à faire est de rentrer dormir chez moi.

 

 

 

Il arrive souvent qu’un homme qui jouit de grandes facultés et qui est conscient de sa valeur, devienne de plus en plus arrogant.
Il est difficile de connaître réellement ses qualités mais il est encore plus difficile d’admettre ses faiblesses.
C’est le maître Zen Kaion, qui a fait cette réflexion.

 

 

 

La dignité d’un être se mesure à l’impression extérieure qu’il donne.
Il y a de la dignité dans l’effort et l’assiduité ; dans la sérénité et la discrétion. Il y a de la dignité dans l’observation des règles de conduite et dans la droiture. Il y a aussi de la dignité à serrer les dents et à garder les yeux ouverts : toutes ces attitudes sont visibles de l’extérieur.
Ce qui est capital, c’est d’agir toujours avec dignité et sincérité.

 

 

 

Il est mal de médire, il n’est pas mieux de louer autrui a tout propos. Un Samouraï doit connaître son envergure, observer la discipline sans se laisser distraire et parler le moins possible.

 

 

 

Un homme courageux doit rester calme et ne jamais donner l’impression être débordé.
Seuls les gens insignifiants, dont le caractère se révèle agressif, recherchent à tout prix la renommé et se heurtent à tous ceux qu’ils côtoient.

 

 

 

Dans un débat ou une dispute, il faut savoir perdre vite pour perdre avec élégance.
Ainsi dans la lutte Sumo, si pour vaincre à tout prix on se met à tricher, on devient pire qu’un vaincu, on est à la fois perdant et inélégant.

 

 

 

Quelqu’un a dit un jour : « Il y a deux sortes d’orgueil, l’orgueil interne et l’orgueil externe. Un Samouraï qui ne possède pas les deux est d’une utilité douteuse ». L’orgueil peut être aiguisé puis réintroduite dans le fourreau.

 

 

 

De temps en temps, elle en est tirée, brandie, puis nettoyé pour être remise dans le fourreau. Si le sabre d’un Samouraï est toujours tiré, s’il est tout le temps levé, les gens le craindront et il aura de la peine à se faire des amis. Si au contraire, il ne sort jamais de son fourreau, la lame se ternira et se couvrira de rouille et, les gens ne craindront plus celui qui le porte.

 

 

 

On devrait écouter avec respect et gratitude les paroles d’un homme de grande expérience, même s’il parle des choses que l’on sait déjà. Il arrive parfois, qu’après avoir entendu dix ou vingt fois la même chose, on ait une intuition soudaine et que cette intuition transcende la signification habituelle.
On a tendance à regarder de haut les personnes âgées et à ne pas prendre au sérieux leurs bavardages. On devrait au contraire, se souvenir qu’elles ont le bénéfice d’une longue et réelle expérience.

 

 

 

Un homme, Hyogo Naritomi, dit un jour : « La vraie victoire signifie la défaite de son ami. Gagner sur son allié veut dire remporter sur soi-même ; c’est la victoire de l’esprit sur le corps ».
Un Samouraï a le devoir quotidien de cultiver son esprit et d’exercer son corps de façon à ce qu’aucun – parmi mille alliés – ne puisse l’atteindre. Sans cela, il ne sera certainement jamais capable de défaire un ennemi.

 

 

 

On considéra toujours comme naturelles la qualification et la compétence d’un Samouraï quelle que soit la façon extraordinaire dont il accomplit ses exploits. Si ses performances sont comparables à celles de ses contemporains, on le trouvera de piètre valeur. Par contre, si quelque banal quidam insouciant réalise quelque chose de façon légèrement supérieure à la moyenne, il sera grandement loué.

 

 

 

L’absolue  loyauté vis à vis de la mort doit être mise en œuvre tous les jours.
On doit aborder chaque aube en méditant tranquillement, en pensant à sa dernière heure et en imaginant les différentes manières de mourir : tué par une flèche, par un boulet, tranché par le sabre, submergé par les flots, sautant dans un incendie, foudroyé par l’éclair, écrasé dans un tremblement de terre, tombant d’une falaise, victime d’un malaise ou de mort soudaine. On doit commencer sa journée en pensant à la mort.
Comme disait un vieil homme : « Quand vous quittez votre toit, vous pénétrez dans le royaume des morts ; quand vous portez, vous rencontrez l’ennemi ». Cette maxime ne préconise pas la prudence mais la ferme résolution de mourir.

 

 

 

Si vous vous lancez dans une grande entreprise, ne vous souciez surtout pas des accrocs de peu d’importance.

 

 

 

Il n’est pas grave qu’un Samouraï se révèle égoïste de temps à autre, s’il est par ailleurs parfaitement loyal et dévoué à son maître, s’il est brave et généreux en règle générale.
En fait, il est plutôt mauvais être toujours parfait en toutes choses, parce qu’on a alors tendance à perdre de vue qu’on peut être faillible. Un homme qui se lance à l’aventure ne peut pas ne pas commettre de fautes.
Quelle importance peut, en effet, avoir une erreur minime dans le destin d’un homme qui cultive l’honneur et l’intégrité.

 

 

 

Quand le Seigneur Katsushige était jeune, le Seigneur Naoshige, son père, lui enseigna ceci :
« Pour t’exercer à la coupe au sabre, va trancher la tête de quelques condamnes à mort ». Ainsi fut fait.
Sur la place, qui se trouve à présent à l’intérieur de l’enceinte de la Porte Ouest, des hommes furent alignes et Katsushige les décapita, l’un après l’autre.
Quand il en vint au dizieme, il s’aperçut qu’il était jeune et fort et dit « Je suis las, j’épargne la vie de cet homme ». Cet homme eut la vie sauve.

 

 

 

Kenshim Uesugi fit, un jour, la remarque suivante :  « Je ne connais pas de recettes pour assurer la victoire. Ce que je sais, c’est qu’il faut saisir toute possibilité et ne jamais laisser s’échapper une occasion ».
Ce commentaire ne manque pas d’intérêt.

  

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