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Hauts Grades

questions..

24 Juillet 2005 Publié dans #spiritualité

1. Pour mieux connaître les personnes, on doit leur demander certaines choses au sujet desquelles elles doivent répondre d'une manière complète et sincère [A]. Si quelque chose demandait le secret, on le gardera comme il convient et comme il plaira à celui qui est interrogé. Commençant donc par son nom, on lui demandera d'abord :

 - Comment il s'appelle.

 - Quel est son âge.

 - Quelle est sa nationalité.

A. L'obligation de dire la vérité dans l'Examen doit être une obligation sous peine de péché ; [et ce péché est réservé à celui à qui on devait révéler ce qu'on a caché, ou à celui qui tiendrait sa place](27) Ainsi sera évitée la tromperie(28) qui pourrait résulter de ce qu'on ne s'ouvre pas en toute sincérité à son Supérieur, ce qui peut être source de difficultés au grand détriment de toute la Compagnie.

2. - S'il est né d'un mariage légitime ou non.

- Et si non, dans quelles circonstances il est né d'un mariage illégitime.

- S'il descend de parents chrétiens de vieille souche ou de chrétiens récents.

- Si quelqu'un de ses ascendants a été censuré ou déclaré coupable pour quelque erreur contre notre religion chrétienne, et comment.

- S'il a encore son père et sa mère, et comment ils se nomment.

- Quelle est leur condition et quel est leur métier et leur genre de vie. S'ils sont matériellement dans le besoin [B], ou dans l'aisance, et de quelle façon.

B. S'ils avaient actuellement un besoin extrême de son aide, il est certain qu'il ne faut pas qu'un tel candidat soit admis; mais de tels besoins sont habituellement rares.

3. -Au cas où le candidat se trouverait à un moment donné dans une difficulté ou un doute à propos de quelque dette(29), ou s'il était obligé de venir en aide à ses parents ou à sa famille pour quelque besoin spirituel ou corporel ou dans quelque autre besoin temporel, en leur rendant des visites ou autrement, on lui demandera s'il veut, abandonnant son sentiment et jugement propres, s'en remettre à la conscience ou au jugement de la Compagnie ou de son Supérieur, pour que, celui-ci ayant décidé ce qu'il estimerait être juste dans le Seigneur, il lui donne son accord.

4. - Combien il a de frères et de sours, mariés ou non.

- Quel est leur métier ou leur genre de vie.

5. - S'il a jamais prononcé des mots semblant le lier à un mariage [C] et de quelle manière.

- S'il a eu ou a un enfant.

C. [S'il l'avait promis avec effet immédiat, en consommant le mariage(30), ou d'une manière équivalente, il serait alors considéré comme relevant du quatrième empêchement, qui ne permet à personne d'être reçu dans la Compagnie], à moins de se trouver dans les conditions requises ordinairement pour qu'un homme marié puisse devenir religieux.

6. - S'il a des dettes(31) ou des obligations civiles; et, s'il en a, quels en sont le montant et la nature.

7. - S'il a appris un métier manuel.

- S'il sait lire et écrire; et, s'il le sait, que l'on examine continent il écrit et lit, au cas où on ne le saurait pas par ailleurs(32).

8. - S'il a eu ou s'il a une maladie cachée ou apparente, et laquelle. On lui demandera spécialement s'il souffre de quelques maux d'estomac ou de tête, ou d'une autre infirmité ou carence naturelle en quelque partie de sa personne; et on ne se contentera pas de l'interroger là-dessus, mais on l'examinera, autant que possible.

9. - S'il a reçu certains ordres sacrés(33).

- S'il s'est obligé par voeu à un pèlerinage ou à autre chose.

10. - Quel a été, dans son jeune âge et dans la suite jusqu'à maintenant, son comportement ou son attrait face aux choses salutaires à sa conscience.

- Premièrement, par rapport à la prière: combien de fois il avait l'habitude de prier, de jour et de nuit, à quelles heures, dans quelle attitude corporelle, avec quelles prières, et avec quelle dévotion ou quel sentiment spirituel.

- Comment il se comportait par rapport à l'assistance à la messe et aux autres offices divins ainsi qu'aux sermons; par rapport aux lectures de piété et à la fréquentation d'hommes de bien; par rapport à la méditation ou à la considération des choses spirituelles.

11. - On lui demandera s'il a eu ou s'il a des opinions ou des idées différentes de celles que tiennent communément l'Église et les docteurs qu'elle approuve; et, à supposer qu'il en ait eu parfois, s'il est prêt à soumettre son jugement et à penser conformément à ce que la Compagnie décidera qu'il faut penser sur ces choses.

12. - On lui demandera si, pour tout scrupule ou pour toute difficulté d'ordre spirituel ou de n'importe quel autre ordre qu'il a ou qu'il pourrait avoir à un moment donné, il s'en remettra au jugement et suivra l'avis d'autres personnes de la Compagnie, ayant science et vertu [D].

D. Le choix de ces personnes au jugement desquelles doit se remettre celui qui a des difficultés de cet ordre reviendra au Supérieur, si le subordonné est d'accord; ou ce choix reviendra au subordonné luimême, avec l'approbation du Supérieur. Si, dans certains cas ou pour quelque juste raison, il semblait à celui-ci que Dieu en serait servi et que celui qui a de telles difficultés en serait davantage aidé, on pourra permettre qu'une ou plusieurs des personnes chargées d'en juger soient étrangères à la Compagnie. Le choix de celles-ci sera laissé au Supérieur, comme on l'a dit. Si les difficultés touchaient à la personne du Supérieur luimême, le choix ou l'approbation en question reviendra aux Consulteurs. Mais nul, s'il est inférieur au Général ou au Provincial, et s'il n'a pas la permission de l'un de ceux-ci, serait-il Recteur de collège ou Supérieur d'une maison, ne pourra décider ni permettre que l'on soumette de telles difficultés portant sur sa personne à l'arbitrage de gens étrangers à la Compagnie.

13. - S'il est totalement décidé à quitter le siècle et à suivre les conseils du Christ notre Seigneur.

- Depuis combien de temps il a pris ainsi la décision, d'une façon générale, de renoncer au monde.

- Après l'avoir prise, s'il a faibli dans sa décision, et jusqu'à quel point.

- Depuis combien de temps ces désirs de renoncer au siècle et de suivre les conseils du Christ notre Seigneur ont commencé à lui venir, ou bien avec quels signes ou motifs ils lui sont venus à l'esprit.

14. - S'il a pris la décision délibérée de vivre et de mourir dans le Seigneur avec et dans cette Compagnie de Jésus notre Créateur et Seigneur.

- Depuis quand, où et par qui il y a été poussé la première fois.

- S'il répondait qu'il n'a pas été poussé par quelqu'un de la Compagnie, on passera à la suite. S'il répondait qu'il l'a été (bien qu'il ait pu y avoir été poussé de façon licite et méritoire), il semble que ce pourrait être pour lui la source d'un plus grand profit spirituel si on lui donnait quelque temps pour que, en y pensant, il se recommande entièrement à son Créateur et Seigneur, comme si personne de la Compagnie ne l'avait poussé; ainsi pourra-t-il avancer avec de plus grandes forces spirituelles, pour un plus grand service et une plus grande gloire de la divine Majesté.

15. Si, après avoir examiné cela, il sent et juge que, pour une plus grande louange et gloire de Dieu et pour mieux se consacrer au salut et à la perfection de son âme, comme à celle du prochain, il lui convient tout à fait d'entrer dans la Compagnie et s'il demande à y être avec nous dans le Seigneur, on pourra aller plus avant dans l'Examen.

 

 

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