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Hauts Grades

Légende d'Hiram

2 Juillet 2007 , Rédigé par RITE IRLANDAIS Publié dans #hauts grades

Le Volume de la Sainte Loi nous apprend qu’un jour, David, roi d’Israël, assis dans son palais, réfléchissait à l’avenir de son peuple. Il lui vint à l’esprit que si lui, le roi, habitait un palais magnifique fait de bois de cèdre, l’Arche d’Alliance et la Shekinah, qui représentaient la présence de JEHOVAH, n’avaient pour abri que le tabernacle, une cons truction mobile en forme de tente. Le Roi jugea que ce n’était pas bien ni convenable. Il décida de bâtir un Temple magnifique pour abriter l’Arche comme il le faut, où la Gloire du Seigneur pourrait résider pour l’éternité. Il dressa donc les plans du futur bâtiment et donna des instructions pour rassembler de grandes quantités d’or, d’argent, de pierres précieuses et d’autres choses semblables. Mais le prophète Nathan lui rapporta la parole du Seigneur: lui, le roi, ne pourrait entreprendre cette tâche, car il avait fait la guerre et ses mains étaient tachées de sang. Ce serait son fils, Salomon, qui aurait la charge de réaliser cette œuvre quand il monterait sur le trône d’Israël. Le Roi David se soumit à la volonté du Tout-Puissant et, à son heure, rejoignit ses pères. La quatrième année du règne du roi Salomon, le pays d’Israël était en paix, car il avait depuis quelque temps soumis les nations belliqueuses vivant à ses fron tières. Le roi Salomon n’avait pas oublié la promesse de son père, ni celle du Tout-Puissant, et il se prépara à construire le Grand Temple. Les Israélites étaient un peuple de paysans et de bergers, et il possédait peu l’art de construire. Salomon, qui n’ignorait pas cela, savait bien qu’il serait nécessaire de chercher de l’aide en dehors de son royaume. Le roi Hiram de Tyr avait été l’ami de son père David, en l’aidant à construire son palais car, à cette époque, les Phéniciens étaient connus pour leurs compétences comme architectes et comme bâtisseurs. Le Roi Salomon se résolut à joindre le roi Hiram de Tyr pour lui demander son aide. Lorsque le roi Hiram reçut les messagers du roi Salomon et qu’il entendit sa demande, il promit avec joie de faire tout ce qu’on lui demandait, en raison de l’amitié qu’il avait eue pour le roi David. Il commanda alors à ses serviteurs d’aller dans les forêts du Liban, et d’y couper des cèdres, qui furent convoyés par mer en radeaux, jusqu’au port maritime de Jaffa, qui était le port le plus proche de Jérusalem. Le roi Hiram envoya aussi des Ouvriers expérimentés pour couper et pour tailler le bois et, aussi, pour préparer les pierres de la future construction et enseigner cet art aux hommes d’Israël. En retour, le roi Salomon livrait au roi Hiram du blé, de l’huile et du vin. Le nombre d’ouvriers employés à la préparation de la construction était de 153 000, et le roi Salomon trouva plus sage d’avoir un homme qui ferait office d’Architecte en chef, ou d’Inspecteur, pour diriger les travailleurs et voir comment le travail avançait selon les plans. Il demanda de nouveau aide et conseil au roi Hiram, et celui-ci lui envoya un homme qui se révéla, à ce poste, capable et compétent dans tous les domaines. Cet homme s’appelait aussi Hiram, et c’était un ouvrier habile et d’expérience. On le connaissait comme le «fils de la veuve». Son père était Tyrien et sa mère une Israélite de la tribu de Nephtali. Cet Hiram était très respecté par le roi Hiram de Tyr, qui lui avait donné le titre de «ABIF», marque de respect signifiant «mon père». Les travailleurs furent divisés en trois classes, ou grades. D’abord, ceux qui faisaient les tâches les plus rudes, comme couper les arbres et la pierre; ensuite ceux qui étaient un peu plus expérimentés et qui façonnaient les matériaux à la forme et à la taille voulue; enfin, les Maîtres Ouvriers, ou Inspecteurs, amenaient les matériaux à leur place dans la construction. On préparait tout le travail de sorte que le bois, comme la pierre, prenait sa place sans qu’on entendît le son d’une hache ou d’un marteau, et qu’on n’utilisât un outil de fer. Lorsque nous lisons cette Légende, nous donnons des noms modernes à ces trois grades, et nous parlons d’Apprentis, de Compagnons et de Maîtres Maçons. Le roi Salomon, le roi Hiram et Hiram Abif s’établirent, sur cette vaste multitude de travailleurs, comme ce que nous pourrions appeler des «Grands-Maîtres». Ils faisaient office de Cour d’Appel, pour régler les différents et les problèmes qui pouvaient surgir entre les travailleurs. Pour montrer leur autorité, chacun d’eux portait sur la poitrine une Équerre d’or. Les salaires des ouvriers étaient payés comme suit: pour le premier grade, les Apprentis, en nature, blé, huile, etc.; pour le deuxième grade, les Compagnons, en partie en nature, et en partie en numéraire; et pour le troisième grade, les Maîtres Maçons, entièrement en numéraire. On comprend ainsi aisément que les premier et deuxième grades avaient l’ambition naturelle d’acquérir aussi vite que possible l’expérience qui leur permettait de passer au grade supérieur de Maître Maçon, pour recevoir un salaire plus élevé. On attribua un mot secret à chaque grade d’ouvriers, mot que ceux-ci devaient donner aux trésoriers lorsqu’ils venaient pour être payés, ce qui était fait selon leur grade. Le roi Salomon, le roi Hiram et Hiram Abif avaient une telle estime pour le grade de Maître Maçon, qu’ils se promirent solennellement ceci: le mot secret de Maître Maçon ne pourrait être communiqué qu’en leur présence, à un ouvrier, lors de son accession à ce Grade. La construction tirait à sa fin, et quinze ouvriers parmi les Compagnons eurent la crainte de ne pas accéder au Grade de Maître Maçon, avant que le Temple ne soit fini. Ils formèrent un complot pour trouver le mot secret du Maître Maçon, et trois d’entre eux, plus résolus et plus déterminés, déclarèrent qu’ils étaient prêts à commettre un meurtre, si cela leur permettait d’obtenir ce qu’ils convoitaient. Les douze autres quittèrent le complot, car ils n’étaient pas prêts à aller jusque là. À l’heure où le soleil est à son Méridien, les ouvriers avaient l’habitude de se reposer, pour prendre leur repas de midi. Hiram Abif passait cette heure de calme et de repos à l’intérieur du bâtiment en partie terminé, pour y méditer. Les trois conspirateurs connaissaient cette habitude, et ils savaient que le Grand-Maître était ainsi seul et coupé de l’ensemble des ouvriers. Ils estimèrent qu’il était bien celui à qui ils devaient parler, pour obtenir à tout prix ce qu’ils convoitaient si ardemment. Ils s’armèrent de lourds instruments, l’un d’une Règle de vingt-quatre pouces, l’autre d’une Équerre et le troisième d’un Maillet, et ils se mirent en attente à l’extérieur des portes de la cour du Temple, l’un à la porte du Midi, l’autre à la porte de l’Occident et le troisième à la porte de l’Orient. Lorsque Hiram Abif voulu quitter les abords du Temple par la porte du Midi, il se trouva face au premier conjuré qui lui demanda le mot secret du Maître Maçon. Le Grand-Maître lui expliqua que lui-même n’avait pas reçu le mot de cette manière et, donc, qu’il ne pouvait pas le lui communiquer. Il encouragea l’Artisan à continuer à travailler avec patience et zèle et que, sans nul doute, il recevrait sa récompense en temps voulu. Contrarié de ne pas avoir obtenu ce qu’il cherchait, le conjuré porta un coup à la gorge du Grand-Maître avec la Règle de vingt-quatre pouces. Effrayé par une attaque aussi brutale, le Grand-Maître ferma aussitôt la porte et chercha à fuir par la porte d’Occident, mais il y trouva le deuxième conjuré qui lui demanda, de la même manière, le mot secret du Maître Maçon. Hiram Abif lui fit des remontrances, et l’incita à ne pas chercher à obtenir ce qu’il désirait par des moyens aussi brutaux et aussi coupables. Furieux de ce refus, le conjuré le frappa au sein gauche, avec son Équerre. Le Grand-Maître ferma rapidement la porte d’Occident, et se dirigea vers la porte d’Orient pour s’échapper enfin. Mais, en traversant la cour, il fut prêt de s’évanouir, à cause de cette double . Arrivé à la porte d’Orient, il fut abordé par le troisième conjuré qui exigea de lui le mot secret du Maître Maçon, avec brutalité. Le Grand-Maître, toujours ferme dans son engagement, refusa de lui donner ce qu’il cherchait, et lui dit: «Ce n’est pas ainsi que je l’ai reçu, et je mourrais plutôt que de le révéler irrégulièrement». À cette réponse, le conjuré leva le lourd Maillet et frappa violemment le Grand-Maître au front, en disant: «Meurs, donc!». Constatant que le Grand-Maître était mort, les conjurés enlevèrent le corps et l’enterrèrent sommairement. Puis, ils s’enfuirent loin de Jérusalem. L’absence d’Hiram Abif plongea les ouvriers dans la confusion, car plus aucune instruction ne leur arrivait. Les douze ouvriers qui s’étaient retirés du complot initial, craignant que le Grand-Maître n’ait été mis à mort par les trois conjurés, se présentèrent devant Salomon pour lui dire ce qu’ils craignaient. Le roi Salomon ordonna immédiatement que des équipes partent pour trouver une piste ou obtenir des nouvelles de ce qui avait pu arriver au Grand-Maître et, aussi, pour trouver les meurtriers. On devait lui amener ces hommes, si on les trouvait. Trois équipes de recherche se mirent en route. L’une partit vers le Midi, et revint au bout de quelques jours, sans avoir rien trouvé. Une deuxième équipe partit vers l’Occident, et parvint finalement à la côte, à Jaffa, mais là, elle abandonna tout espoir, craignant que les assassins n’aient fui le pays par bateau. Pendant que les hommes réfléchissaient sur la conduite à tenir, ils entendirent, à leur grande stupéfaction, des voix qui semblaient venir du sol. Après avoir mieux cherché, ils découvrirent que les sons provenaient d’une grotte donnant sur la plage. En écoutant attentivement, ils entendirent une voix qui disait: «Malheur à moi! Que n’ai-je eu la gorge tranchée, la langue arrachée à la racine et enfouie dans les sables de la mer, à marée basse et à une encablure du rivage, là où le flux et le reflux se produisent deux fois en vingt-quatre heures, plutôt que d’avoir conspiré contre notre bon et généreux Grand-Maître». Une deuxième voix s’exclamait: «Malheur, malheur à moi! Que n’ai-je eu le sein gauche ouvert et le cœur arraché, et jeté aux rapaces de l’air, plutôt que d’avoir conspiré contre notre bon et généreux Grand-Maître». Et la troisième voix s’exclamait encore: «Malheur, malheur, malheur! Que le malheur soit trois fois sur moi! Que n’ai-je eu le corps coupé en deux, les entrailles arrachées, et le corps réduit en cendres et dispersé aux quatre vents de l’espace, pour qu’aucune trace d’un être aussi vil ne subsiste, car c’est ma main droite qui a porté le coup qui a tué notre bon et généreux Grand-Maître». Entendant ces mots, qui étaient une confession, les hommes de l’équipe se précipitèrent dans la grotte où ils trouvèrent les assassins. Ils les maîtrisèrent, les ligotèrent et les conduisirent devant le roi Salomon, qui ordonna que les châtiments qu’ils avaient invoqués leur soient appliqués avec la plus grande rigueur. La troisième équipe, après des recherches infructueuses, revint enfin à Jérusalem. Les hommes se reposèrent un moment, en réfléchissant à ce qu’ils allaient dire au roi Salomon. Après s’être mis d’accord entre eux, l’un des membres de l’équipe se préparait à aller voir le roi. En voulant se lever, il agrippa un arbuste qui, à sa grande surprise, s’arracha facilement du sol. Il attira l’attention de ses Frères sur ce fait inhabituel, ce qui les incita à examiner le sol plus attentivement. Ils en conclurent qu’on y avait probablement creusé, en toute hâte, une tombe pour quelque animal ou quelque personne impurs. Ils plantèrent une branche d’Acacia, pour marquer l’endroit, et pour servir d’avertissement aux passants et éviter, ainsi, par respect pour la loi de Moïse, qu’un Prêtre ou qu’un Lévite ne soit souillé. Craignant le pire, ils allèrent voir le roi Salomon, et lui firent part de leur découverte. À ces nouvelles, le roi leur ordonna de revenir auprès de ce qu’ils pensaient être la tombe, d’examiner ce qu’elle contenait et si, par hasard, elle contenait le corps du Grand-Maître absent, de procéder à la levée du corps, et de l’amener là où il pourrait être enterré de manière bien plus décente. Le roi leur ordonna aussi de faire très attention à tout ce qui pourrait se produire d’inhabituel, comme des Mots qui seraient prononcés ou des Signes qui seraient faits par ceux qui assisteraient à l’ouverture de la tombe. La mort prématurée d’Hiram Abif avait, en effet, mis un terme à la méthode utilisée pour communiquer les secrets du Maître Maçon et il fallait donc y substituer de nouveaux Mots et de nouveaux Signes et une méthode pour les communiquer. L’équipe de recherche revint à ce qu’ils pensaient être la tombe et ils se mirent aussitôt à en examiner le contenu. Après avoir enlevé un peu de terre, la tête d’un cadavre apparut, avec une profonde blessure au front. À cette vue, tous ceux qui regardaient se touchèrent le front, etc. Après avoir enlevé encore un peu de terre, ils sentirent monter la puanteur d’un corps en décomposition, ce qui fit se retourner ceux qui étaient là. Après avoir enlevé tout ce qui recouvrait le cadavre, les hommes découvrirent l’Équerre d’Or, sur la poitrine du corps. En la voyant, certains s’exclamèrent: «Hélas! c’est l’Architecte!» et, levant les mains au ciel, etc. Un des Ouvriers descendit dans la tombe pour relever le corps, et essaya de le relever par la Grippe d’Apprenti. À cause de la décomposition, la chair se détacha, et la main retomba sur le côté Un deuxième Ouvrier entra dans la tombe, et essaya de le relever au moyen de la Grippe de Compagnon. Une fois encore la chair se détacha, et la main retomba sur le côté.  Enfin, un Ouvrier d’expérience entra dans la tombe et, prenant la main du cadavre au moyen de la grippe connue sous le nom de ——, il releva le corps du niveau des morts vers celui des vivants [de l’horizontale à la verticale], comme je vous relève maintenant.  Je vous relève donc par les cInq Points du Compagnonnage [de la Maîtrise].

 

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