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Hauts Grades

Epître de Jacques

30 Août 2005 Publié dans #spiritualité

Salutation

Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus vivant dans la dispersion, salut.

Épreuve, endurance, perfection

Prenez de très bon cœur, mes frères, toutes les épreuves par lesquelles vous passez, sachant que le test auquel votre foi est soumise produit de l'endurance. Mais que l'endurance soit parfaitement opérante, afin que vous soyez parfaits et accomplis, exemptes de tout défaut.

La prière pour recevoir la sagesse

Si la sagesse fait défaut à l'un de vous, qu'il la demande au Dieu qui donne à tous avec simplicité et sans faire de reproche ; elle lui sera donnée. Mais qu'il demande avec foi, sans éprouver le moindre doute ; car celui qui doute ressemble à la houle marine que le vent soulève. Que ce personnage ne s'imagine pas que le seigneur donnera quoi que ce soit à un homme partagé, fluctuant dans ses démarches.

Le pauvre et le riche

Que le frère de condition modeste tire fierté de son élévation  et le riche de son déclassement, parce qu'il passera comme la fleur des prés. Car le soleil s'est levé avec le sirocco et a desseché l'herbe, dont la fleur est tombée et dont la belle apparence a disparu ; de la même façon, le riche, dans ses entreprises, se flétrira.

Épreuve et tentation 

Heureux l'homme qui endure l'épreuve, parce que, une fois testé, il recevra la couronne de la vie, promise à ceux qui L'aiment.
Que nul, quand il est tenté, ne dise : «Ma tentation vient de Dieu.» Car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente personne. Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l'entraîne et le séduit. Une fois fécondée, la convoitise enfante le péché et le péché, arrivé à maturité, engendre la mort. Ne vous y trompez pas, mes frères bien aimés. Tout don de valeur et tout cadeau parfait descendent d'en haut, du Père des lumières chez lequel il n'y a ni balancement ni ombre due au mouvement. De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de vérité, afin que nous soyons pour ainsi dire les prémices de ses créatures.

Ne pas se contenter d'écouter la parole 

Vous êtes savants, mes frères bien aimés. Pourtant, que nul ne néglige d'être prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère, car la colère de l'homme ne réalise pas la justice de Dieu. Aussi, débarrassés de toute souillure et de tout débordement de méchanceté, accueillez avec douceur la parole plantée en vous et capable de vous sauver la vie. Mais soyez les réalisateurs de la parole, et pas seulement des auditeurs qui s'abuseraient eux-mêmes. En effet, si quelqu'un écoute la parole et ne la réalise pas, il ressemble à un homme qui observe dans un miroir le visage qu'il a de naissance : il s'est observé, il est parti, il a tout de suite oublié de quoi il avait l'air. Mais celui qui s'est penché sur une loi parfaite, celle de la liberté, et s'y est appliqué, non en auditeur distrait, mais en réalisateur agissant, celui-là trouvera le bonheur dans ce qu'il réalisera. Si quelqu'un se croit religieux sans tenir sa langue en bride, mais en se trompant lui-même, vaine est sa religion. La religion pure et sans tache devant Dieu le Père, la voici : visiter les orphelins et les veuves dans leur détresse ; se garder du monde pour ne pas se souiller.

Nulle partialité en faveur de riches 

Mes frères, ne mêlez pas des cas de partialité à votre foi en notre glorieux Seigneur Jésus-Christ. En effet, s'il entre dans votre assemblée un homme aux bagues d'or, magnifiquement vêtu, s'il entre aussi un pauvre vêtu de haillons, si vous vous intéressez à l'homme qui porte des vêtements magnifiques et lui dites : «Toi, assieds-toi à cette bonne place», si au pauvre vous dites : «Toi, tiens-toi debout» ou «assieds-toi là-bas, au pied de mon escabeau», n'avez-vous pas fait en vous-mêmes une discrimination ? N'êtes-vous pas devenus des juges aux raisonnements criminels ? Écoutez, mes frères bien aimés ! N'est-ce pas Dieu qui a choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde, pour les rendre riches en foi et héritiers du Royaume qu'Il a promis à ceux qui L'aiment ? Mais vous, vous avez privé le pauvre de sa dignité. N'est-ce pas les riches qui vous oppriment ? Eux encore qui vous traînent devant les tribunaux ? N'est-ce pas eux qui diffament le beau nom qu'on invoque sur vous ? Certes, si vous exécutez la loi royale, conformément au texte : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous agissez bien. Mais si vous êtes partiaux, vous commettez un péché et la loi vous met en accusation comme transgresseurs. En effet, observer toute la loi et trébucher sur un seul point, c'est se rendre passible de tout, car Celui qui a dit : Tu ne commettras pas d'adultère a dit aussi : Tu n'assassineras pas et si sans commettre d'adultère, tu commets un meurtre, tu contreviens à la loi. Parlez et agissez en hommes appelés à être jugés d'après la loi de liberté. En effet, le jugement est sans pitié pour qui n'a pas eu pitié : la pitié dédaigne le jugement.

Sans actes, la foi est morte 

À quoi bon, mes frères, dire qu'on a de la foi, si l'on n'a pas d'œuvres ? La foi peut-elle sauver, dans ce cas ? Si un frère ou une sœur n'ont rien à se mettre et pas de quoi manger tous les jours, et que l'un de vous leur dise : «Allez en paix, mettez-vous au chaud, et bon appétit», sans que vous leur donniez de quoi subsister, à quoi bon ? De même, la foi qui n'aurait pas d'œuvres est morte dans son isolement. Mais quelqu'un dira : «Tu as de la foi ; moi aussi, j'ai des œuvres ; prouve-moi ta foi sans les œuvres et moi, je tirerai de mes œuvres la preuve de ma foi. Tu crois que Dieu est un ? Tu fais bien. Les démons le croient, eux aussi, et ils frissonnent.» Veux-tu te rendre compte, pauvre être, que la foi est inopérante sans les œuvres ? Abraham, notre père, n'est-ce pas aux œuvres qu'il dut sa justice, pour avoir mis son fils Isaac sur l'autel ? Tu vois que la foi coopérait à ses œuvres, que les œuvres ont complété la foi  et que s'est réalisé le texte qui dit : Abraham eut foi en Dieu et cela lui fut compté comme justice et il reçut le nom d'ami de Dieu. Vous constatez que l'on doit sa justice aux œuvres et pas seulement à la foi. Tel fut le cas aussi pour Rahab la prostituée : n'est-ce pas aux œuvres qu'elle dut sa justice, pour avoir accueilli les messagers et les avoir fait partir par un autre chemin ? En effet, de même que, sans souffle, le corps est mort, de même aussi, sans œuvres, la foi est morte.

La langue 

Ne vous mettez pas tous à enseigner, mes frères. Vous savez avec quelle sévérité nous serons jugés, tant nous trébuchons tous. Si quelqu'un ne trébuche pas lorsqu'il parle, il est un homme parfait, capable de tenir en bride son corps entier. Si nous mettons un mors dans la bouche des chevaux pour qu'ils obéissent, nous menons aussi leur corps entier. Voyez aussi les bateaux : si grands soient-ils et si rudes les vents qui les poussent, on les mène avec un tout petit gouvernail là où veut aller celui qui tient la barre. De même, la langue est un petit membre et se vante de grands effets. Voyez comme il faut peu de feu pour faire flamber une vaste forêt ! La langue aussi est le feu, le monde du mal ; la langue est installée parmi nos membres, elle souille le corps entier, qui embrase le cycle de la nature, qui est elle-même embrasée par la géhenne. Il n'est pas d'espèce, aussi bien de bêtes fauves que d'oiseaux, aussi bien de reptiles que de poissons, que l'espèce humaine n'arrive à dompter. Mais la langue, nul homme ne peut la dompter : fléau fluctuant, plein d'un poison mortel ! Avec elle nous bénissons le Seigneur et Père ; avec elle aussi nous maudissons les hommes, qui sont à l'image de Dieu ; de la même bouche sortent bénédiction et malédiction. Mes frères, il ne doit pas en être ainsi. La source produit-elle le doux et l'amer par le même orifice ? Un figuier, mes frères, peut-il donner des olives, ou une vigne des figues ? Une source saline ne peut pas non plus donner d'eau douce. Qui est sage et intelligent parmi vous ? Qu'il tire de sa bonne conduite la preuve que la sagesse empreint ses actes de douceur.

Sagesse terrestre et sagesse d'en haut 

Mais si vous avez le cœur plein d'aigre jalousie et d'esprit de rivalité, ne faites pas les avantageux et ne nuisez pas à la vérité par vos mensonges. Cette sagesse-là ne vient pas d'en haut ; elle est terrestre, animale, démoniaque. En effet, la jalousie et l'esprit de rivalité s'accompagnent de remous et de force affaires fâcheuses. Mais la sagesse d'en haut est d'abord pure, puis pacifique, douce, conciliante, pleine de pitié et de bon fruits, sans façon et sans fard. Le fruit de la justice est semé dans la paix pou ceux qui font œuvre de paix.

Des hommes au cœur partagé 

D'où viennent les conflits, d'où viennent les combats parmi vous ? N'est-ce pas de vos plaisirs qui guerroient dans vos membres ? Vous convoitez et ne possédez pas ; vous êtes meurtriers et jaloux, et ne pouvez réussir ; vous combattez et bataillez. Vous ne possédez pas parce que vous n'êtes pas demandeurs ; vous demandez et ne recevez pas parce que vos demandes ne visent à rien de mieux que de dépenser pour vos plaisirs. Femmes infidèles ! Ne savez-vous pas que l'amitié envers le monde est hostilité contre Dieu ? Celui qui veut être ami du monde se fait donc ennemi de Dieu. Ou bien pensez-vous que ce soit pour rien que l'Écriture dit : Dieu désire jalousement l'esprit qu'Il a fait habiter en nous ? Mais il fait mieux pour se montrer favorable ; voilà pourquoi l'Écriture dit : Dieu résiste aux orgueilleux, mais se montre favorable aux humbles. Soumettez-vous donc à Dieu ; mais résistez au diable et il fuira loin de vous ; approchez-vous de Dieu et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez vos cœurs, homme partagés ! Reconnaissez votre misère, prenez le deuil, pleurez ; que votre rire se change en deuil et votre joie en abattement ! Humiliez-vous devant le seigneur et Il vous élèvera.

Qui es-tu pour juger ton frère ? 

Ne médisez pas les uns des autres, frères. Celui qui médit d'un frère ou juge son frère médit d'une loi et juge une loi ; mais si tu juges une loi, tu agis en juge et non en réalisateur de la loi. Or un seul est législateur et juge : celui qui peut sauver et perdre. Qui es-tu, toi, pour juger le prochain ?

Ceux qui font des projets orgueilleux 

Alors, vous qui dites : «Aujourd'hui,– ou demain –, nous irons dans telle ville, nous y passerons un an, nous ferons du commerce, nous gagnerons de l'argent», et qui ne savez même pas, le jour suivant, ce que sera votre vie, car vous êtes une vapeur, qui paraît un instant et puis disparaît ! Au lieu de dire : «Si le seigneur le veut bien, nous vivrons et ferons ceci ou cela», vous tirez fierté de vos fanfaronnades. Toute fierté de ce genre est mauvaise. Qui donc sait faire le bien et ne le fait pas se charge d'un péché.

Avertissement aux riches 

Alors, vous les riches, pleurez à grand bruit sur les malheurs qui vous attendent ! Votre richesse est pourrie, vos vêtements rongés des vers ; votre or et votre argent rouillent et leur rouille servira contre vous de témoignage, elle dévorera vos chairs comme un feu. Vous vous êtes constitué des réserves à la fin des temps ! Voyez le salaire des ouvriers qui ont fait la récole dans vos champs : retenu par vous, il crie et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur Sabaoth. Vous avez eu sur terre une vie de confort et de luxe, vous vous êtes repus au jour du carnage. Vous avez condamné, vous avez assassiné le juste : il ne vous résiste pas.

Patience, le Seigneur approche 

Prenez donc patience, frères, jusqu'à la venue du Seigneur. Voyez le cultivateur : il attend le fruit précieux de la terre sans s'impatienter à son propos tant qu'il n'en a pas recueilli du précoce et du tardif. Vous aussi, prenez patience, ayez le cœur ferme, car la venue du Seigneur est proche. Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, pour éviter d'être jugés. Voyez : le juge se tient aux portes. Pour la souffrance et la patience, le modèle à prendre, frères, ce sont les prophètes, qui ont parlé au nom du Seigneur. Voyez : nous félicitons les gens endurants ; vous avez entendu l'histoire de l'endurance de Job et vu le but du Seigneur parce que le Seigneur a beaucoup de cœur et montre de la pitié.

Que votre oui soit oui 

Mais avant tout, mes frères, ne jurez pas, ni par le ciel, ni par la terre, ni d'aucune autre manière. Que votre oui soit oui et votre non, non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement.

La prière 

L'un de vous souffre-t-il ? Qu'il prie. Est-il joyeux ? Qu'il chante des cantiques. L'un de vous est-il malade ? Qu'il fasse appeler les anciens de l'église et qu'ils prient après avoir fait sur lui une onction d'huile au nom du Seigneur. La prière de la foi sauvera le patient ; le Seigneur le relèvera et, s'il a des péchés à son actif, il lui sera pardonné. Confessez-vous donc vos péchés les uns aux autres, afin d'être guéris. La requête d'un juste agit avec beaucoup de force. Elie était un homme semblable à nous ; il pria avec ferveur pour qu'il ne plût pas et il ne plut pas sur la terre pendant trois ans et six mois, il pria de nouveau, le ciel donna de la pluie, la terre produisit son fruit...

 

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