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Hauts Grades

Ahiman Rezon : brêve exhortation pour un MAÇON nouvellement initié.

21 Juin 2012 , Rédigé par L.DERMOTT Publié dans #histoire de la FM

Mon frère,

Vous voilà maintenant admis (avec le consentement unanime de notre loge), membre de notre très ancienne et très honorable socié­té; ancienne, parce qu'elle existe de temps immémorial; honorable, parce qu'elle tend à rendre tel en tous points l'homme qui veut bien se conformer à ses glorieux préceptes. Les plus grands monarques, à toutes les époques, tant en Asie et en Afrique qu'en Europe, ont encou­ragé l'Art royal; nombre d'entre eux ont présidé en qualité de grands maîtres les maçons de leurs territoires respectifs, ne croyant diminuer en rien leur impériale dignité en se mettant au niveau de leurs frères maçons, et d'agir comme ils le faisaient. Le Grand Architecte de l'Univers est notre Maître suprême ; et la règle infaillible qu'il nous a donnée est celle selon laquelle nous travaillons; les querelles religieuses ne sont pas tolérées en loge, car en tant que maçons nous ne pratiquons que la religion universelle, ou reli­gion naturelle ; c'est le ciment qui unit les principes les plus différents en un groupe sacré, et qui rapproche ceux qui étaient les plus éloignés les uns des autres. Il y a trois sortes de devoirs que les maçons devraient toujours inculquer, à savoir, envers DIEU, envers notre prochain et envers nous-mêmes : envers DIEU, en ne prononçant son nom qu'avec la terreur et le respect qu'une créature doit à son Créateur, de le considérer comme le bien suprême, dont nous sommes venus au monde pour profiter, et selon cette optique, régler toutes nos actions; envers notre prochain, en agis­sant selon l'équerre, ou agir envers lui comme on voudrait qu'il agisse envers nous ; envers nous-mêmes, en évitant l'intempérance et les excès qui nous rendraient incapables d'assurer notre travail ou nous mèneraient à une conduite incompatible avec nos activités louables, et restant tou­jours dans des limites raisonnables, et libres de toute souillure. En tant que citoyen, un maçon doit se conduire en paisible sujet obéissant, se conformant de bon gré aux ordres du gouvernement sous lequel il vit. II doit toujours être déférent envers ses supérieurs, et il doit plu­tôt être honoré de ses subordonnés, que d'exiger d'eux cet honneur. 11 doit être homme de bien et charitable, ne restant pas impassible alors que les hommes ses semblables (mais beaucoup plus ses frères) sont dans le besoin lorsqu'il est en son pouvoir (sans préjudice pour lui-même ou sa famille) de les soulager. En loge ii se conduit avec toute la dignité nécessaire, de peur que soient détruites l'harmonie et la beauté de celle-ci. Il doit obéir au maître et aux officiers qui président, et s'appliquer avec diligence au travail de îa loge, pour devenir plus rapidement expert, à la fois pour l'honneur de sa loge et le sien. Il ne doit pas négliger ses propres affaires  pour l'amour de la maçonnerie, ni s'impliquer dans des querelles avec ceux qui par igno­rance la calomnient ou la ridiculisent. Il doit aimer les arts et les sciences, et saisir toutes les occasions d'y faire des progrès. faut comprendre ici qu'un maçon ne doit pas appartenir à plusieurs loges à la fois, ni courir de loge en loge; ou encore, après des maçons ou la maçonnerie, ce qui peut mener à l'aban­don de son travail ou de sa famille; mais tout maçon est assujetti au règlement intérieur de sa loge, qu'il doit respecter strictement en permanence - car l'assiduité et tes capitations d'une loge ne doivent jamais nuire à lui-même ou à sa famille. S'il recommande un frère pour que ce dernier soit initié, il doit se por­ter garant qu'à son avis celui-ci est bien te! qu'il se conformera aux obligations ci-dessus énumérées, de peur que par sa mauvaise condui­te, la loge n'ait mauvaise réputation. Rien ne saurait choquer davantage tous les maçons loyaux que de voir un frère quelconque profaner ou enfreindre les règles sacrées de leur ordre; et on peut souhaiter que n'aient jamais été admis ceux qui pourraient ainsi les transgresser.

 L'ancienne façon de constituer une Loge

Afin d'éviter de nombreuses irrégularités, une nouvelle loge devrait être constituée par le grand maître, assisté de son député et des surveillants; ou, en l'absence du grand maître, le député remplace le grand maître, le premier grand surveillant fait fonction de député, et le maître en fonction d'une loge, de second surveillant. Ou, si le député est absent, le grand maître peut déléguer l'un de ses grands surveillants, qui peut en nomme d'autres, pro tempore. Lorsque la loge est ouverte et que les candidats, soit les nou­veaux maître et surveillants, sont encore parmi les compagnons, le grand maître demandera au député s'il les a interrogés, et s'il trou­ve le maître versé dans la noble science et l'Art royal, et dûment ins­truit de nos mystères, &c. Le député répond par l'affirmative et sur l'ordre du grand maître ira chercher le candidat parmi les compagnons, et le présentera au grand maître, disant, Très Respectable Grand-Maître, les frères ici présents souhaitent se former en une loge régu­lière, et je vous présente le digne frère A. B. (à installer) comme maître; je sais qu'il est fort habile et de bonne moralité, digne de confiance et loyal, il aime toute la fraternité, où qu'elle soit dispersée à la surface de la terre. Le grand maître place alors le candidat à sa gauche, et après avoir demandé et obtenu le consentement unanime des frères, pronon­cera ces mots (après quelques autres cérémonies et formules qu'on ne peut mettre par écrit): je constitue et forme ces bons frères en une nou­velle loge régulière, et vous nomme, frère A. B., son maître, ne doutant de vos capacité et soin à préserver le ciment de la loge, &c.

Sur ce, le député, ou quelque autre frère à sa place, répétera Obligation du maître, le grand maître demandera alors au candidat: us soumettez-vous à ces obligations comme les maîtres le font de m temps ? Et le nouveau maître donnant de bon cœur son accepta-n, le grand maître, selon certaines cérémonies symboliques et certains anciens usages, l'installera et iui présentera sa patente, le livre des constitutions, le livre de loge, et les instruments de sa fonc-n, l'un après l'autre; après chacun d'eux, le grand maître, son député quelque frère à leur place, récitera la courte obligation succincte qui correspond à l'objet donné. Le député et les grands surveillants, et tous les autres frères non membres de cette nouvelle loge, adresseront ensuite leurs félicitations nouveau maître, qui les remerciera comme il convient (envers des litres-maçons), d'abord le grand maître puis les grands officiers et les

très dans l'ordre. Ensuite le grand maître ordonne au nouveau maître d'entrer ssitôt en fonction; et ce dernier, appelant son premier surveillant, un compagnon (maître-maçon), le présente au grand maître pour avoir son probation et aux membres de la loge pour avoir leur consentement, ors le premier ou le second grand surveillant ou quelque autre frère a place répète l'obligation d'un surveillant, &c. d'une loge régulière; celui-ci signifiant qu'il s'y soumet de bon cœur, le nouveau maître lui net séparément les divers objets de sa charge, et à l'ancienne façon en due forme,  l'installe à la place qui lui convient. De la même façon le nouveau maître appellera son second surveillant, qui sera maître-maçon, et présenté comme précédemment au : second grand surveillant ou à quelque frère à sa place, et il sera installé la place qui lui convient. Et les frères de cette nouvelle loge témoigneront de leur obéissance aux nouveaux surveillants, par les félicitations usuelles dues aux surveillants. Alors le grand maître félicite tous les frères d'avoir un maître et s surveillants, &c. leur recommande l'harmonie &c. en espérant que leur seule rivalité sera une louable émulation dans la pratique de l'Art royal et des vertus sociales. Puis le grand secrétaire, ou quelque frère à sa place (sur l'ordre du grand maître), au nom de la Grande Loge, déclare et proclame cette nouvelle loge dûment constituée sous le n° , &c. Alors la loge toute entière (selon la coutume des maîtres) remercie cordialement et sincè­rement le Très Respectable Grand-Maître de lui avoir fait l'honneur de cette constitution. Le grand maître ordonne encore au grand secrétaire d'enregis­trer cette nouvelle loge dans le livre de la Grande Loge, et d'en donner notification à toutes les autres loges régulières; et après quelques démonstrations de joie et de satisfaction coutumières, il donne l'ordre au premier grand surveillant l'ordre de fermer la loge. PRIERE dite à l'ouverture des loges, &c en usage chez les francs-maçons juifs. Seigneur, dans ta vérité tu surpasses tout, et il n'est rien de grand comparé à toi; car à toi appartient la louange, qui vient de tous les œuvres de ta main, à jamais. Eclaire-nous, nous t'en supplions, en nous donnant la véritable connaissance de la maçonnerie; par les douleurs d'Adam, le premier homme que tu fis; par le sang d'Abel, homme saint à tes yeux; par la rectitude de Seth, qui te plut; et par ton alliance avec Noé, dont il te plut, grâce à son architecture, de préserver la graine de tes bien-aimés; ne nous compte pas au nombre de ceux qui ignorent tes lois, et les divins mystères de la Kabbale secrète. Mais accorde-nous, nous t'en supplions, que le gouverneur de cette loge ait sagesse et connaissance, pour nous instruire et nous expli­quer ses mystères secrets, comme notre frère saint Moïse ** le fit (en sa loge) pour Aaron, Eléazar, et Ithamar, (fils d'Aaron) et les soixante-dix Anciens d'Israël. Ht accorde-nous de comprendre, apprendre, et conserver toutes les lois et tous les commandements du Seigneur, ainsi que ce saint mys­tère pur et sans tache jusqu' à la fin de notre vie. Amen, Seigneur.

"PRIERE en usage chez les premiers Maçons chrétiens . 

Que ta puissance du père céleste, la Sagesse de son glorieux fils, par la grâce et la bonté du Saint Esprit, trois personnes en une seule divinité, soient avec nous en ce début, et nous accordent la grâce de nous gou­verner ici dans notre vie de telle sorte que nous venions en ce bonheur qui n'aura jamais de fin. Amen.

Autre prière, généralement dite à l'ouverture ou la consécration d'une loge. 

Seigneur Dieu, très saint et très glorieux, grand architecte du ciel et de la terre, qui dispenses tous les bienfaits et les grâces, et qui as promis que là où deux ou trois seraient réunis en ton nom, tu serais parmi eux : en ton nom nous nous assemblons et réunissons, te sup­pliant très humblement de bénir toutes nos entreprises, afin que nous puissions te connaître et te servir comme il convient, que toutes nos actions tendent à ta gloire et au salut de nos âmes. Et nous te supplions Seigneur Dieu, de bénir notre entreprise d'aujourd'hui, et de nous accorder que ce nouveau frère dédie sa vie à ton service, et qu'il soit un frère loyal et véritable parmi nous : donne-lui une parcelle de ta divine sagesse, que grâce au secrets de la maçon­nerie, il puisse comprendre les mystères de la sainteté et du christia­nisme. Nous t'en supplions humblement, pour l'amour de Jésus Christ notre Seigneur et sauveur et en son nom. "Dans la préface de la Mishna se trouve la tradition des Juifs, ainsi expliquée: DIEU ne donna pas seulement la Loi à Mo/se sur te Mt Sinaï, mais il en fournit aussi l'explication: Quand Moïse descendit de la montagne et entra sous sa tente, Aaron vint lui faire visite. Et Moïse enseigna à Aaron les lois qu'il avait reçues de Dieu en les expliquant; ensuite, Aaron se plaça à la droite de Moïse et E/éazareî Ithamar, fils d'Aaron furent admis, et Moïse leur répéta ce qu'il venait de dire à leur père; une fois ces deux hommes assis à la gauche et à la droite de Moïse, les soixante-dix anciens d'Israël composant le Sanhedrim, entrèrent et Moïse leur répéta les mêmes lois, avec leur interprétation, comme il l'avait fait pour Aaron et ses fils. Enfin tous ceux qui dans la foule le voulurent furent invités et Moïse les instruisit de la même façon, si bien qu'Aaron enten­dit quatre fois ce que Moïse avait reçu de Dieu sur le Mt Sinaï, Eléazar et Ithamar trois fois, les soixante-dix anciens deux fois, et la foule une fois. Ensuite Moïse mit par écrit les lois reçues, mais sans leurs commentaires; il jugea suffisant de les confier à la mémoire des personnes ci-dessus nommées qui, en étant bien instruites, les transmirent à leurs enfants, et ces derniers aux leurs et ainsi de suite de génération en génération.

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