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Hauts Grades

Ahiman Rezon : brêve exortation pour un maçon nouvellement initié

22 Février 2010 , Rédigé par Gibelain Publié dans #histoire de la FM

Mon frère,

 

Vous voilà maintenant admis (avec le consentement unanime de notre loge), membre de notre très ancienne et très honorable socié­té; ancienne, parce qu'elle existe de temps immémorial; honorable, parce qu'elle tend à rendre tel en tous points l'homme qui veut bien se conformer à ses glorieux préceptes. Les plus grands monarques, à toutes les époques, tant en Asie et en Afrique qu'en Europe, ont encou­ragé l'Art royal; nombre d'entre eux ont présidé en qualité de grands maîtres les maçons de leurs territoires respectifs, ne croyant diminuer en rien leur impériale dignité en se mettant au niveau de leurs frères maçons, et d'agir comme ils le faisaient.

Le Grand Architecte de l'Univers est notre Maître suprême ; et la règle infaillible qu'il nous a donnée est celle selon laquelle nous travaillons; les querelles religieuses ne sont pas tolérées en loge, car en tant que maçons nous ne pratiquons que la religion universelle, ou reli­gion naturelle ; c'est le ciment qui unit les principes les plus différents en un groupe sacré, et qui rapproche ceux qui étaient les plus éloignés les uns des autres.

Il y a trois sortes de devoirs que les maçons devraient toujours inculquer, à savoir, envers DIEU, envers notre prochain et envers nous-mêmes : envers DIEU, en ne prononçant son nom qu'avec la terreur et le respect qu'une créature doit à son Créateur, de le considérer comme le bien suprême, dont nous sommes venus au monde pour profiter, et selon cette optique, régler toutes nos actions; envers notre prochain, en agis­sant selon l'équerre, ou agir envers lui comme on voudrait qu'il agisse envers nous ; envers nous-mêmes, en évitant l'intempérance et les excès qui nous rendraient incapables d'assurer notre travail ou nous mèneraient à une conduite incompatible avec nos activités louables, et restant tou­jours dans des limites raisonnables, et libres de toute souillure.

En tant que citoyen, un maçon doit se conduire en paisible sujet obéissant, se conformant de bon gré aux ordres du gouvernement sous lequel il vit.

II doit toujours être déférent envers ses supérieurs, et il doit plu­tôt être honoré de ses subordonnés, que d'exiger d'eux cet honneur. Il doit être homme de bien et charitable, ne restant pas impassible alors que les hommes ses semblables (mais beaucoup plus ses frères) sont dans le besoin lorsqu'il est en son pouvoir (sans préjudice pour lui-même ou sa famille) de les soulager.

En loge ii se conduit avec toute la dignité nécessaire, de peur que soient détruites l'harmonie et la beauté de celle-ci. Il doit obéir au maître et aux officiers qui président, et s'appliquer avec diligence au travail de îa loge, pour devenir plus rapidement expert, à la fois pour l'honneur de sa loge et le sien. Il ne doit pas négliger ses propres affaires* pour l'amour de la maçonnerie, ni s'impliquer dans des querelles avec ceux qui par igno­rance la calomnient ou la ridiculisent. Il doit aimer les arts et les sciences, et saisir toutes les occasions d'y faire des progrès.

Il faut comprendre ici qu'un maçon ne doit pas appartenir à plusieurs loges à la fois, ni courir de loge en loge; ou encore, après des maçons ou la maçonnerie, ce qui peut mener à l'aban­don de son travail ou de sa famille; mais tout maçon est assujetti au règlement intérieur de sa loge, qu'il doit respecter strictement en permanence - car l'assiduité et tes capitations d'une loge ne doivent jamais nuire à lui-même ou à sa famille.

 

S'il recommande un frère pour que ce dernier soit initié, il doit se por­ter garant qu'à son avis celui-ci est bien te! qu'il se conformera aux obligations ci-dessus énumérées, de peur que par sa mauvaise condui­te, la loge n'ait mauvaise réputation.

Rien ne saurait choquer davantage tous les maçons loyaux que de voir un frère quelconque profaner ou enfreindre les règles sacrées de leur ordre; et on peut souhaiter que n'aient jamais été admis ceux qui pourraient ainsi les transgresser.

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MICROSECOUR 22/02/2010 11:37


Ce magnifique texte est repris quasi à l'identique dans l'exortationau nouveau Frère au Rite York tel que pratiqué à la GLNF ou il complète la partie "Symbolique" de l'instruction que vient de lui
transmettre le V.M.