Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Hauts Grades

Athéisme Déisme Théisme

21 Juin 2012 Publié dans #spiritualité

 

Athéisme

Le terme « athéisme » a désigné l'appartenance à une autre religion : les Romains du 1er siècle qualifiaient les chrétiens « d'athées », entendant par là que ceux-ci rejetaient le culte polythéiste traditionnel. « Athènes, la plus polie et la plus savante des villes grecques, prenait pour athées ceux qui parlaient de choses intellectuelles. » (Bossuet)
Dans la langue classique, l'athéisme est la doctrine ou l'attitude qui consiste à nier toute représentation d'un Dieu personnel et vivant. En ce sens précis, le
déisme, qui refuse toute représentation de Dieu, est un athéisme, ainsi que le panthéisme, qui identifie Dieu à la nature (Spinoza). Aujourd'hui, la notion d'athéisme a une extension beaucoup plus grande : elle désigne la doctrine ou l'attitude qui consiste à nier l'existence de Dieu, quel qu'il soit. Cette négation n'est pas toujours explicite : Nietzsche dit qu'il y a des gens qui ne se sont jamais souciés de l'existence ou de la non-existence de Dieu.
L’athéisme peut être considéré comme une attitude ou une doctrine qui ne conçoit pas l’existence ou affirme l’inexistence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit, contrairement, par exemple, au déisme, au
théisme et au panthéisme qui soutiennent ces existences, ou à l’agnosticisme qui considère qu’on ne peut répondre à ces questions.
L'athéisme développe l'image d'une humanité lucide et courageuse, représentée par Prométhée et par Don Juan, qui rejettent l'ordre divine refusent de se laisser dominer par la peur de la mort. Dieu n'existe pas et, par conséquent, selon Sartre, l'Homme est « condamné à la liberté ». Selon Feuerbach et Marx, toute croyance en Dieu est une « aliénation », une fuite devant la réalité, devant le problème fondamental, qui n'est pas celui de l'existence de Dieu, mais de l'avenir de l'homme. Quand Marx disait que « la religion est l'opium des peuples », il entendait que l'ouvrier, aliéné dans son travail et vivant sans espoir de jamais accéder à une condition meilleure en ce monde, se laisse bercer par l'idée d'un « autre monde » meilleur où il aura sa juste place, alors que, selon Marx, son salut est ici-bas. Les hommes doivent comprendre que le
paradis n'est pas « au-delà », mais qu'il leur appartient de le réaliser sur Terre en faisant régner la justice sociale et une société conforme à la morale. Bref, l'athéisme n'exclut pas les vertus morales propres à l'humanisme ; il récuse seulement l'intervention d'une divine Providence dans les affaires du monde et ne compte que sur le courage, le travail et la volonté des hommes.

Le déisme

Le déisme, courant de pensée née en Angleterre au XVIIe, influença de nombreux philosophes tels que Voltaire et Montesquieu. Le déisme est le système de ceux qui, rejetant toute révélation, croient seulement à l'existence de Dieu. Le déiste croit en Dieu mais se refuse à en dire quoi que ce soit et renonce à se le représenter. Les déistes opposent la religion naturelle, inhérente à tout individu et accessible par l'exercice de la raison, aux religions historiques dont ils réfutent les dogmes. Néanmoins, en pratique, la dénomination de déiste se prend en mauvaise part et est appliquée à l'individu qui répudie toute croyance religieuse (comme le libre penseur). Voltaire interprète ce système dans le sens étroit de la croyance à un seul Dieu : « Ce que le chancelier Bacon avait dit se trouve vrai à la lettre, qu'un peu de philosophie rend un homme athée et que beaucoup de philosophie mène à la connaissance d'un Dieu. Lorsqu'on croyait avec Epicure que le hasard fait tout, ou avec Aristote et même avec quelques anciens théologiens, que rien ne naît que par corruption, et qu'avec de la matière et du mouvement le monde va tout seul, alors on pouvait ne pas croire à la Providence. Mais depuis qu'on entrevoit la nature que les anciens ne voyaient point du tout ; depuis qu'on s'est aperçu que tout est organisé, que tout a son germe ; depuis qu'on a bien su qu'un champignon est l’ouvrage d'une sagesse infinie aussi bien que tous les mondes, alors ceux qui pensent ont adoré là où leurs devanciers avaient blasphémé. Les physiciens sont devenus les hérauts de la Providence. » (Dictionnaire philosophique)

Le Théisme

Le théisme désigne la croyance en un Dieu unique (monothéisme), créateur de l'Univers, dont il est extérieur, mais qui agit sur lui et se manifeste en permanence. Il est généralement décrit de manière humaine, comme une personne animée d'une volonté propre, qui aime, récompense, punit. La religion chrétienne s'exprime de manière théiste : Dieu y est présenté comme un Etre céleste, qui apprécie les louanges, écoute les confessions, révèle sa volonté et appelle à une vie spirituelle en communion avec lui.

Partager cet article

Commenter cet article