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Hauts Grades

Catéchisme pour le Grade d'Adepte ou Apprenti Philosophe Sublime et Inconnu

8 Décembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Rites et rituels

D: Quelle est la première étude d'un Philosophe ?
R : C'est la recherche des opérations de la nature.

D : Quel est le terme de la nature ?
R : Dieu, comme il en est le principe

D : D'où proviennent toutes les choses ?
R : De la seule et unique nature

D : En combien de régions la nature est elle divisée ?
R ; En quatre principales

D : Quelles sont elles ?
R : le sec, l'humide, le chaud, le froid, qui sont les quatre qualités
élémentaires, d'où toutes choses dérivent.

D : En quoi se change la nature ?
R : En mâle et en femelle

D : A quoi est elle comparée ?
R : Au Mercure

D: Quelle idée me donnerez vous de la nature ?
R : Elle n'est point visible, quoi qu'elle agisse visiblement, car ce n'est
qu'un esprit volatil, qui fait son office dans les corps, et qui est animée par
l"esprit universel, que nous connaisons en Maçonnerie vulgaire, sous le
respectable emblème de l'Etoile Flamboyante.

D : Que représente t'elle positivement ?
R : le souffle divin, le feu central et universel, qui vivifie tout ce qui
existe

D : Quelles qualités doivent avoir les scrutateurs de la nature ?
R : Ils doivent être tels que la nature elle même, c'est à dire simples, vrais,
patients et constants, ce sont les caractères essentiels qui distinguent les
bons Maçons et lorsque l'on inspire déjà ces sentiments aux candidats dans les
premières initiations, on les prépare d'avance à l'acquit des qualités
nécessaires pour la classe philosophique.

D : Quelle attention doivent ils avoir ensuite ?
R : Les Philosophes doivent considérer exactement si ce qu'ils proposent est
selon la nature, s'il est possible et faisable, car s'ils veulent faire quelque
chose comme la nature, ils doivent la suivre en tous points

D: Quelle route faudrait il tenir pour opérer quelque chose de plus excellent
que la nature ne l'a fait ?
R : On doit regarder en quoi et par quoi elle s'améliore et on trouvera que
c'est toujours avec son semblable par exemple, si l"on veut étendre la vertu
intrinsèque de quelque métal plus outre que la nature, il faut alors saisir la
nature métallique elle-même et savoir distinguer le mâle et la femelle de ladite
nature.

D : Où contient elle ses semences ?
R : Dans les quatre Eléments

D : Avec quoi le Philosophe peut-il produire quelque chose ?
R: Avec le germe de ladite chose, qui en est l'élixir, ou la quintessence
beaucoup meilleure et plus utile à l'artifice que la nature même ; ainsi d'abord
que le Philosophe aura obtenu cette semence ou ce germe, la nature pour le
seconder sera prête à faire son devoir

D : Qu'est ce que le germe ou la semence de chaque chose ?
R : C'est la plus accomplie et la plus parfaite décoction et digestion de la
chose même, ou plutôt c'est le baume du souffre qui est la même chose que
l'humide radical dans les métaux.


D: Qui engendre cette semence ou ce germe ?
R : Les quatre Eléments par la volonté de l'Etre Suprème et l'imagination de la
nature

D : Comment opèrent les quatre Eléménts ?
R : Par un mouvement infatiguable et continu, chacun d'eux selon sa qualité,
jetant leur semence au centre de la Terre, où elle est recuite et digérée,
ensuite repoussée au dehors par les lois du mouvement.

D : Qu'entendent les Philosophes par le centre de la Terre ?
R : Un certain lieu vide qu'ils conçoivent et où rien ne peut reposer

D: Où les quatres Eléments jettent ils et reposent ils donc leurs qualités ou
semences ?
R : Dans l'ex-centre, ou la marge et circonférence du centre, qui, après qu'il
en a pris une due portion, rejette le surplus au dehors, d'où se forment les
excréments, les scories, les feux, et même les pierrres de la nature, de cette
pierre brute, emblème du premier état maçonnique.

D : Expliquez moi cette doctrine par un exemple
R : Soit donnée une table bien unie, et sur icelle, en son milieu, bien assis et
posé un vase quelconque, rempli d'eau, que dans son contour on place plusieurs
choses de diverses couleurs, entre autre qu'il y ait particulièrement du sel, en
observant que chacune de ces choses soient bien divisées et mises séparément,
puis après que l'on verse l'eau au milieu, on la verra couler de ça et de là, ce
petit ruisseau venant à rencontrer la couleur rouge prendra la teinte rouge,
l'autre passant par le sel contractera de la salaison, car il est certain que
l'eau ne change point de lieux, mais la diversité des lieux change la nature de
l'eau, de même la semence jetée par les quatre Eléments au centre de la Terre,
contracte différentes modifications parce qu'elle passe par différents lieux,
rameaux, canaux ou conduits, en sorte que chaque chose naît selon la diversité
des lieux et la semence de la chose parvenant à tel endroit, on rencontrerait la
Terre et l'Eau pure, il en résultera une chose pure, ainsi du contraire.

D : Comment et en quelles façons les Eléments engendrent ils cette semence ?
R : Pour bien comprendre cette doctrine, il faut noter que deux éléments sont
graves et pesants, et les deux autres légers, deux secs et deux humides,
toutefois l'un extrémement sec l'autre extrémement humide et en outre sont
masculin et féminin, or : chacun d'eux est trés prompt à produire chose
semblable a soi en sa sphère : ces quatre éléments ne reposent jamais mais ils
agissent continuellement l'un l'autre et chacun pousse de soi et par soi ce
qu'il a de plus subtil : ils ont leur rendez vous général au centre, et dans ce
centre même de l'Archée, ce serviteur de la nature, où venant à y méler leurs
semences, il les agitent et les jettent ensuite au dehors. On pourra voir ce
procédé dans la nature et le connaître beaucoup plus distinctement dans les
grades sublimes qui suivent ici.

D : Quelle est la vraie et première matière des métaux ?
R : La première matière proprement dite est de double essence, ou double par
elle même, néanmoins l'une sans le concours de l'autre ne crée point de métal,
la première et la principale est une humidité de l'air, mélée avec un air chaud,
en forme d'une eau grasse, adhérente à chaque chose, pour pure ou impure qu'elle
soit.

D: Comment les Philosophes ont ils nommée cette humidité ?
R : Le Mercure

D: Par qui est il gouverné ?
R : par les rayons du Soleil et de la Lune

D: Quelle est la seconde matière ?
R : C'est la chaleur de la Terre, c'est à dire une chaleur sèche que les
Philosophes appellent souffre.

D : Tout le corps de la matière se convertit-il en semence ?
R : Non, mais seulement la huit centième partie qui repose au centre du même
corps, ainsi que l'on peut voir dans l'exemple d'un grain de froment

D : De quoi sert le corps de la matière relativement à la semence ?
R : Pour la préserver de toute excessive froideur, chaleur, humidité et
sécheresse et généralement de toute intempérie nuisible, contre lesquelles la
matière lui sert d'enveloppe.

D: L'Artiste qui prétendrait réduire tout le corps de la matière en semence,
en supposant qu'"il put y réussir, y trouverait il en effet quelque avantage ?
R : Aucun, son travail alors deviendrait absolument inutile, parceque l"on ne
peut rien faire de bien, sitôt que l'on s'écarte du procédé de la nature

D : Que faut-il donc qu'il fasse ?
R : Il faut qu'il dégage la matière de toutes ses impuretés, car il n'y a point
de métal, si pur soit il, qui n'ait ses impuretés, l'un toutefois plus ou moiuns
que l'autre

D : Comment figurons nous dans la Maçonnerie la necessité absolue et
préparatoire de cette dépuration ou purification ?
R : Lors de la première initiation du candidat au grade d'Apprenti, quant on le
dépouille de tous métaux et minéraux et que de manière décente, on lui ôte une
partie de ses vêtements, ce qui est analogue aux superfluités, surfaces ou
scories, dont il faut dépouiller la matière pour trouver la semence.


D : A quoi le Philosophe doit il faire le plus attention ?

R : Au point de la nature, et ce point il ne doit pas le chercher dans les
métaux vulgaires, parce qu'étant déjà sorti des mains de la formatrice, il n'est
plus en eux.

D : Quelle en est la raison précise ?
R : C'est parce que les métaux du vulgaire, principalement l'or, sont absolument
morts, alors que les nôtres au contraire sont absoluments vifs et ont esprit.

D: Quelle est la vie des métaux ?
R : elle n'est autre chose que le feu lorsqu'ils sont encore couchés dans leur
mine

D : Quelle est leur mort ?
R : leur mort et leur vie sont un même principe, puisqu'ils meurent également
par le feu mais un feu de fusion.

D : De quelle façons les métaux sont ils engendrés dans les entrailles de la
terre ?
R : Après que les quatres Eléments ont produits leur force et leur vertu au
centre de la terre et qu'ils y ont déposée leur semence, l'Archée de la nature,
en les distillant, les sublimise à la superficie par la chaleur et l'action d'un
mouvement perpétuel.

D : Le vent, en se distillant par les pores de la terre, en quoi se résout Il
R : Il se résout en eau, de laquelle naissent toutes choses, et ce n'est plus
qu'une vapeur humide, de laquelle vapeur se forme ensuite le principe principié
de chaque chose et qui sert de matière première aux Philosophes.

D : Quel est donc ce principe principié servant de matière première aux
enfants de la science dans l'oeuvre philosophique ?
R : Ce sera cette même matière, laquelle aussitôt qu'elle est conçue, ne peut
absolument plus changer de forme.

D : Saturne, Jupiter, Vénus, le Soleil, la Lune etc, ont ils chacun des
semences différentes ?
R : Ils ont tous une même semence, mais le lieu de leur naissance est la cause
de cette différence, encore bien que la nature ait plutôt achevé son oeuvre en
la procréation de l''argent qu'en celle de l'or, ainsi des autres.

D : Comment se forme l'or dans les entrailles de la terre ?
R : Quand cette vapeur que nous avons dit, est substitué au centre de la terre
et qu'elle passe par des lieux chauds et purs et où une certaine graisse de
Souffre adhère aux parois, alors cette vapeur que les Philosophes ont appelé
leur Mercure s'accomode et se joint à cette graisse qu'elle sublimise après avec
soi et de ce mélange résulte une certaine onctuosité qui laissant ce nom de
vapeur prend celui de graisse et venant après à se sublimer en d'autres lieux
qui ont été néttoyés par la vapeur précédente et auxquelles la terre est plus
subtile, pure et humide, elle remplit les pores de la terre, se joint à elle et
c'est alors que se produit l'or.

D : Comment s'engendre Saturne ?
R : Quand cette onctuosité ou graisse parvient en des lieux totalement impurs et
froids

D : Comment cette définition se trouve t'elle au Noviciat
R : Par l'explication du mot Profane qui supplée au mot Saturne, mais que nous
appliquons effectivement à tout ce qui est impur et froid, ce qui est marqué par
l'allégorie du monde, du siècle et de ses imperfections.

D : Comment désignons nous l'oeuvre et l'or ?
R : Par l'image d'un chef d'oeuvre d'architecture, dont au détail nous peignons
la magnificence toute éclatante d'or et de métaux précieux

D : Comment s'engendre Vénus ?
R : Elle s'engendre alors que la terre est pure, mais mélée de Souffre impur

D : Quel pouvoir à cette vapeur au centre de la terre ?
R : De subtiliser toujour par son continuel progès, tout ce qui est cru et
impur, attirant successivement avec soi ce qui est pur.

D : Quelle est la semence de la première matière des choses ?
R : La première matière des choses, c'est à dire la matière des principes
principiants, nait par la nature sans le concours d'aucune semence, c'est à dire
que la nature reçoit la matière des Eléments, de laquelle elle engendre ensuite
la semence


D : Quelle est absolument parlant la semence des choses ?
R : La semence en un corp n'est autre chose qu'un air congelé, ou une vapeur
humide, laquelle, si elle n'est résoute par une vapeur chaude, devient tout a
fait inutile

D : Comment la génération de la semence se renferme t'elle dans le règne
métallique ?
R : Par l'artifice de l'Archée, les quatre éléments en la première génération de
la nature, distillant au centre de la terre une vapeur d'eau pondéreuse, qui est
la semence des métaux et s'appelle Mercure, non à cause de son essence, mais de
sa fluidité et facile adhérence à chaque chose

D : Pourquoi cette vapeur est elle comparée au Souffre ?
R : A cause de sa chaleur interne

D : Que devient la semence après la congelation ?
R : Elle devient l'humide radical de la matière

D : De quel Mercure doit on entendre que les métaux sont composés ?
R : Celà s'entend absolument du Mercure des Philosophes, et aucunement du
mercure commun ou vulgaire, qui ne peut être une semence ayant lui même en soi
la semence comme les autres métaux

D : Que faut il donc prendre précisément pour le sujet de notre matière ?
R : On doit prendre la semence seule, ou grain fixe, et non pas le corps entier
qui est distingué en mâle vif, c'est à dire souffre et femelle vive, c'est à
dire en mercure.

D : Quelle opération faut il faire ensuite ?
R : On doit les conjopindre ensemble, afin qu'ils puissent former un germe, d'où
ils arrivent ensuite à procréer un fruit de leur nature

D : Qu'entend donc de faire l'Artiste dans cette opération ?
R : l'Artiste n'entend faire autre chose, sinon de séparer ce qui est subtil de
ce qui est épais.

D : A quoi se réduit conséquemment toute la combinaison philosophique ?
R : Elle se réduit à faire d'un deux, et de deux un, et rien de plus

D : Y a t'il dans la Maçonnerie quelque analogie qui indique cette opération ?
R ; Elle est suffisamment sensible à tous esprit qui voudra réfléchir en
s'arrêtant au nombre mystérieux de trois, sur lequel roule essentiellement toute
la science Maçonnique.

D : Où se trouve la semence et la vie des métaux et minéraux ?
R : La semence des minéraux est proprement l'eau qui se trouve au centre et au
coeur du minéral

D : Comment la nature opère t'elle par le secours de l'art ?
R : Toute semence, quelle qu'elle soit, est de nulle valeur si par l'art ou la
nature elle n'est mise en une matrice convenable, où elle reçoit sa vie en
faisant pourrir le germe, et causant la congélation du point pur ou grain fixe

D : Comment la semence est(elle ensuite nourrie et conservée ?
R : Par la chaleur de son corps

D : Que fait donc l'Artiste dans le règne minéral ?
R : Il achève ce que la nature ne peut finit à cause de la crudité de l'air, qui
par sa violence a rempli les pores de chaque corps, non dans les entrailles de
la terre, mais dans la superficie.

D : Quelle correspondance ont les métaux entre eux ?
R : Pour bien entendre cette correspondance, il faut considérer la position des
planètes et faire attention que Saturne est le plus haut de tous, auquel succède
Jupiter, puis Mars, puis le Soleil, Vénus, Mercure et enfin la Lune. Il faut
observer que les vertus des planètes ne montent pas, mais qu'elles descendent et
l'expérience nous apprend que Mars se convertit facilement en Vénus, et non pas
Vénus en Mars, comme étant plus basse d'une sphère : ainsi Jupiter se transmue
aisément en Mercure parceque Jupiter est plus haut que Mercure, celui là est le
second après le firmament, celui ci est le second au dessus de la Terre et
Saturne le plus haut, la Lune la plus basse, le Soleil se mêle avec tous mais
n'est jamais amélioré par les inférieurs. On voit clairement qu'il y a une
grande correespondance entre Saturne et la Lune, au milieu desquels il y a le
Soleil mais à tous ces changements, le Philosophe doit tâcher d'administrer le
Soleil

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