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Hauts Grades

Cérémonies des quatre Banquets d'obligation annuelle de l'Ordre des Coëns.

24 Octobre 2012 , Rédigé par Martines de Pasqually Publié dans #Rites et rituels

  

Le premier banquet est celui de la Trinité.

Le second est celui de St Jean-Baptiste.

Le troisième est celui de St Jean l'Evangéliste.

Le quatrième est celui de Pâques qui se fait à la troisième fête.

Pour la fête de la Trinité

Tous les frères de chaque établissement assisteront à une messe qui sera commencée à neuf heures et demie pour être finie à dix heures et demie ; et reviendront tous au (barré : temple) parvis du temple.

Tous les officiers dignitaires monteront dans le temple (* page 20), on en allumera toutes les lumières, alors les chefs conducteurs feront entrer tous les frères en général aux usages ordinaires.

Le T.R.M. d'Orient dit au Maître de Cérémonies de faire placer dans le cercle qui entoure celui du centre où est placée l'Etoile flamboyante douze frères des plus avancés en grade et des plus anciens sans cependant y comprendre aucun officier dignitaire.

On attachera au plancher perpendiculairement sur l'étoile du centre un oriflamme de l'intérieur de laquelle pendra une touffe de 12 rubans couleur de feu assez longs pour que les 12 frères qui sont placés comme il a été dit puissent tenir d'une main chacun un de ces petits rubans. Cet oriflamme sera blanc, bordé d'une faveur noire sur le côté qui regardera le midi et une faveur bleue sur le côté qui regardera le septentrion. L’entre-deux sera bordé d'une faveur rouge. Les surveillants du porche sont placés dans le temple en face des surveillants du temple au dessous des circonférences formant entre eux quatre un carré parfait comme il est figuré dans un grand temple par les quatre étoiles placées de même. Le T.V.Me. d'occident se tient aussi debout entre les deux surveillants ; le T.R.Me. d'Orient se tient de même entre les deux siens ; le Maître des Cérémonies du temple sur la droite du T.R.Me. d'orient ; le Maître des cérémonies du porche sur la droite du T.V.Me. d'occident. Les autres officiers dignitaires se placeront en colonne derrière leur chef conducteur respectif. Le Maître des cérémonies en plaçant les 12 frères observera de leur faire laisser un passage libre à l'orient et à l'occident pour que les deux maîtres de ces parties puissent entrer dans le centre et en sortir sans causer de dérangement. En ce jour, on n’allume aucune bougie du porche, tout y reste dans les ténèbres, attendu que les 3 principales lumières figurées par le T.V.Me. d'occident et ses deux surveillants n'y sont point. Les frères du porche seront placés dans leur classe aux usages ordinaires, ils seront debout faisant face au trône d'orient. Le Maître des cérémonies observera de faire tenir le petit ruban de la touffe de l'oriflamme de la main gauche aux six frères qui seront placés du côté du midi et de la main droite aux six qui seront du côté du septentrion. Si dans un temple, il se trouvait encore d’autres frères surnuméraires, le Maître des cérémonies les fera placer hors du cercle où sont les 12 premiers et derrière eux et tout contre eux de manière qu'ils puissent tenir chacun le bout du cordon d'Elu d'un de ces 12 premiers. Sur une ou plusieurs circonférences.

Les 12 frères célébrants seront habillés d'une veste, culotte, bas et souliers blancs ; ils n’auront sur eux aucun métal, pas même une épingle. Tous les autres frères ce jour-ci auront s'il est possible un manteau noir, veste, culotte, souliers de même ; les uns et les autres n'y auront point de boucles.

Tous les frères seront tête nue pendant toute la cérémonie, excepté les deux Maîtres d'orient et d'occident et les autres dignitaires qui auront chacun la coiffure qui leur est prescrite par les statuts généraux. Tous les frères en général ne se vêtiront que du cordon d'élu et du cordon bleu. Ceux qui auront le ruban blanc le porteront aussi par dessus le tout selon leur grade.

Tout étant ainsi disposé, les deux chefs conducteurs entrent au centre des circonférences sans glaive à la main, l'un après l'autre, ayant l'étoile du centre entre eux deux et ils prennent la posture prescrite. Le T.R.Me. d'orient dit au T.V.Me. d'occident : "Béni soit celui qui vient à moi dans ce lieu au nom de l'Eternel ô + 10. " Le T.V.Me. d'occ. répond : "Loué soit celui qui me parle au nom de l'Eternel" et prononce le même mot. Tout ceci se dit à voix basse. Le .R.Me. d'orient dit ensuite de même "Je veille sur toi homme, depuis ton origine, veille donc aussi sur moi, toi qui es mon image et ma ressemblance". Le T.V.Me. d'occident répond "amen" après quoi ils se marquent réciproquement le front entre les deux yeux un peu au-dessus des sourcils avec du cinabre rouge qu'ils tiennent sur eux dans une petite boite mise dans leur ceinture. Le doigt médius de l'un et de l'autre sera seul allongé, les autres doigts de

la main seront fermés et contenus par le pouce. Le T.R.Me. d'orient commence et dit avant et ayant le doigt à un pouce du front du V. Me. "Sois marqué par moi, homme dieu, image et ressemblance divine du sceau redoutable et invincible qui dirige et conduit tout l'univers dans sa course passagère, ainsi que tous les mineurs qui l'ornent par leur présence et le décorent par leur vertu et puissance spirituelle divine ; et qu'en vertu de cette marque que j'applique sur ton front, (il appuie le doigt sur le front du V. Me. jusqu’à la fin) ton âme soit jointe avec l'Esprit Saint qui est chargé de sa conduite, de sa pensée, de sa mémoire et de ses actions quelconques ; et que purifiée par lui, elle puisse lire plus particulièrement dans le Livre de Science universelle divine et spirituelle, ainsi que nos prédécesseurs l'ont obtenu par le secours de celui qui te fait marquer par moi en son nom (le même ô + 10) ". Après quoi le T.R.Me. d'orient baise le front du T.V.Me. d'occident en s'appuyant réciproquement les deux mains sur les épaules, ensuite il s'inclinent l'un devant l'autre ayant les deux mains chacun en croix sur la poitrine le bout des doigts proches des muscles de l'épaule. Ils quittent cette attitude pour reprendre celle des deux mains sur les épaules l'un de l'autre. Alors le T.V.Me. d'occident fait la même cérémonie sur le T.R.Me. d'orient et lorsqu'il est dans le moment du doigt près du front du T.R.Me. d'orient, il dit " Je rends grâce à ta bonté infinie, ô très haut et très V. Me pour le mineur qu'il t'a plu de faire marquer de ton sceau redoutable et invincible, pour la protection duquel il a été et il est devenu semblable à toi en toutes tes oeuvres, vertus, paroles, pensées et puissance spirituelles et par ce mot redoutable (il prononce le même mot ô + 10) je persiste dans mon intention immuable, d'être empreint en toi-même comme tu es en moi. Amen. Il baise le front du T.R.Me. d'orient, ils s'inclinent tous deux les bras croisés comme ci dessus et retournent chacun à leur place.

Les deux conducteurs s'assoient dans un fauteuil placé aux pieds de leurs trônes et toujours entre leurs surveillants. Le T.R.Me. d'orient aura sur sa droite un tabouret sur lequel sera la bible, sur la gauche un autre tabouret sur lequel sera le livre des statuts et du cérémonial de l'ordre ; il tiendra sur ses genoux une assiette de terre cuite sur laquelle il y aura la petite boite où est la couleur rouge.

Le T.R.Me. d'orient dit au T.V.Me. d'occident de faire avancer devant lui le plus ancien des frères qui tiennent les rubans de l’oriflamme pour renouveler son obligation au G. A. de l'U. et à l'ordre. Le T.V.M. d'occident va prendre le plus ancien de ces frères, le conduit à pas libres par la main droite devant l'orient, lui fait mettre le genou droit en terre entre les deux tabourets qui se trouvent un peu en avant du T.R.Me. d'orient et les mains en équerre sur les deux livres qui sont dessus les tabourets. Lorsque le plus ancien des douze frères est ainsi placé le T.V.Me. d'occident retourne s'asseoir sur son fauteuil ; après quoi le T.R.Me. d'orient demande à ce Frère :

1° quelle est sa façon de parler sur l'ordre qu'il a embrassé volontairement.

2° quel avantage il pense pouvoir retirer de son entrée dans l'ordre.

3° quel but il imagine que peut avoir l'ordre.

Le T.R. Me d’orient lui fait un petit discours en conséquence de ses réponses à ces trois questions. Après quoi il lui fait renouveler ses engagements ainsi qu’il suit :  

Renouvellement des engagements  

Je, (N. N. de famille et de baptême) promets au G. A. de l'Univers d'être inviolablement attaché à sa sainte loi, à ses préceptes, à ses commandements, à ma religion, à mon Roi, à ma patrie et à mes frères. 

Je promets d'être fidèle observateur des lois, règlements et cérémonies de l'ordre des coëns que j'ai volontairement embrassé et dans lequel je persiste volontairement aussi. Je promets sur ma parole d'honneur de ne me soustraire en rien à aucun de ces engagements, d'obéir avec docilité aux chefs de l'ordre et en particulier de ce temple en tout ce qu'ils m'ordonneront concernant le bien de l'ordre et de ses membres. Je prends tous mes frères ici présents à témoins de ce renouvellement de mes engagements que je fais en présence des chefs conducteurs et des officiers dignitaires de ce temple. Qu'ainsi Dieu soit à mon aide et me tienne pour un temps immémorial en sa sainte garde. amen.

Ensuite le T.R.Me. d'orient marque le front du frère avec la couleur rouge en lui disant le doigt appuyé sur le front : "Sois marqué, homme, du Signe Saint et très Saint, redoutable et invincible que l'Eternel fit donner par l'Esprit Saint de vertu, de force et de puissance à son fidèle serviteur Abraham ; et que par ce même signe tu sois toute ta vie l’emblème réel de celui qui te fait marquer par moi tant en vertu, qu'en force et en puissance. Amen.

Pendant que l'on marque le frère au front, le T.V.M. d'occident quitte sa place, vient derrière lui et lorsque le Me d'orient a cessé de parler il prend le frère par la main droite et le conduit à pas libres à la place où il l'avait pris. Il prend actuellement et de même le second frère, le conduit à l'orient, lui fait prendre la même attitude et retourne s'asseoir sur son fauteuil. Il en fait autant pour les dix autres frères célébrants.

Les douze frères célébrants conserveront, étant marqués, la même place et attitude dans le cercle qu'auparavant et ce jusqu’à la fin de la cérémonie du renouvellement des engagements.

Si les autres frères qui les entourent sont trop nombreux, pour ne pas trop allonger la cérémonie, le T.V.M. d'occident en fera deux bandes, le plus ancien de chaque bande ou le plus élevé en grade sera à la tête. Il prendra seul l'attitude des 12 premiers devant le T.R.Me. d'orient, il répondra pour lui et pour sa bande aux trois questions et fera de même pour le renouvellement d'engagement en son nom et pour tous les frères de sa bande ; tous ces frères auront derrière lui le genou droit en terre, la main gauche en équerre de champ sur la terre, le bras allongé le long du corps et la main droite également en équerre de champ sur la terre, le bras tendu en avant à sa hauteur naturelle. Ils resteront dans cette attitude jusqu’à ce que le frère qui est à la tête se relève, ce qu'ils feront aussi pour regagner tous leurs places.

Après que les frères assistants auront tous renouvelé ainsi leurs engagements sans recevoir cependant le sceau qui n'est donné qu'aux douze célébrants, le T.V.Me. d'occident, s'il n'est point R+, et le R. Me. Inspecteur du temple partagent tous les officiers dignitaires en deux bandes, les font placer comme il a été dit pour les frères assistants trop nombreux, se mettent chacun à la tête d'une bande et prêtent successivement leur renouvellement d'engagements comme ci-dessus.

Cette cérémonie étant finie tous les officiers dignitaires et tous les autres frères reprennent leur place ordinaire de travail ouvert, excepté les deux conducteurs d'orient et d'occident et les douze frères célébrants. Le T.R.Me. d'orient dit au T.V.Me. d'occident de faire approcher de lui deux frères dans les douze célébrants. Le T.V.M. d'occident va les prendre chacun par une main et à pas libres, les conduit à l'orient et reste derrière eux. Ces deux frères et le T.R.Me. d'orient forment ensemble une circonférence en s'appuyant réciproquement les mains sur les épaules. Etant ainsi, le T.R.M. leur dit à demi voix : "Mes frères, qu'il vous souvienne que le sang du juste crie encore vengeance aux cieux et qu'en cette mémoire, il vous est défendu de par l'Eternel de tremper vos mains dans le sang de vos frères et de souiller vos mains par aucune impureté. Ne soyez point avides de sang et n'en mangez jamais, puisqu’il vous est défendu, parce qu’en lui gît la vie".

Après cela le T.R.Me. d'orient fait placer ces deux frères l'un à sa droite l'autre à sa gauche ; pendant ce temps le T.V.Me. d'occident va chercher deux autres frères célébrants, les conduit et les place de même et se tient en arrière d'eux. Le T.R.Me. d'orient fait avec eux et leur dit la même chose qu'aux deux premiers et les fait placer de même à sa droite et à sa gauche. On en use ainsi successivement pour ces douze frères, de sorte qu'à la fin ils se trouvent placés six à droite et six à gauche du T.R.Me. d'orient et le T.V. Maître d'occident reprend sa place.

Nota. Toute cette cérémonie n'a lieu jusqu’ici que pour les officiers dignitaires et les frères du Temple et du Sanctuaire.

Après qu'elle est finie, le T.V.Me. d'occident rentre dans le Porche à sa place ordinaire sans cependant que ses deux surveillants se déplacent du Temple où ils restent. Le Maître des cérémonies du Porche le suit ensuite faisant porter par deux des frères gardes les livres qui étaient sur les deux tabourets à l'orient, ils seront placés de même à l'occident et seront gardés par les deux frères gardes, le glaive à la main et à l'ordre. Le T.V.Me. d'occident dit au Maître Inspecteur du Porche de faire mettre deux à deux tous les apprentifs Compagnons et Maîtres de cette classe et de les conduire ainsi devant lui sur une colonne, ou sur deux seulement s'ils sont trop nombreux ; les deux plus anciens Maîtres seront à leur tête et le chef de chaque bande pratiquera tout ce qui a été prescrit pour le Temple. Ensuite tous les officiers dignitaires du Porche feront la même chose. Après que le T.V.M. d'occident aura fini sa cérémonie dans le Porche, on reportera dans le même ordre les livres où ils étaient dans le Temple. Alors les Surveillants du Porche reprennent leurs places ordinaires de travail ouvert.

Cette cérémonie sera célébrée dans le Temple régulièrement assemblé et les quatre portes du Temple seulement ouvertes. Les trois portes du Porche ne s'ouvrent point parce qu'il n'y en a point en ce jour. La batterie pour l'ouverture du temple est celle d'Elu par quatre fois quatre qui sera cependant répétée par le T.V. Maître d'occident et ses deux surveillants qui sont dans le temple. Cette batterie par son addition indique le nombre spirituel.

Pendant que les surveillants du porche y rentrent pour occuper leurs places accoutumée, le Maître des cérémonies de cette classe va à pas libre avec une bougie à la main demander de la lumière du temple au Maître des cérémonies du Temple ; celui-ci prend cette bougie et va à pas libres l'allumer à une de celles qui brûlent sur l'autel d'orient, la présente allumée en se mettant à l'ordre au T.R.Me. d'orient qui prononce dessus ô + 10 du centre, la rend au Maître des cérémonies du Porche, étant tous les deux à l'ordre. Ce dernier toujours à l'ordre va au trône d'occident, présente la bougie au T.V. Maître qui prononce dessus le même mot, en allume son chandelier et la lui rend ensuite ; de là il va allumer lui-même les bougies des deux surveillants de sa classe et remet ensuite cette bougie au premier frère garde du Porche pour qu'il en allume toutes celles des autres dignitaires, pendant qu'un autre frère garde, en ayant

allumée une autre bougie, va éclairer toutes celles qui sont placées dans le Porche selon le cérémonial général de l'ordre.

Après que l'illumination du Porche sera faite, le T.R.Me. d'orient, ou le T.V. Maître d'occident, ou l'un ou l'autre Maître Orateur fera un discours instructif sur la cérémonie de ce jour. On en trouvera un précis à la suite de ce cérémonial.

Le discours d'instruction étant fini, le T.R.Me. d'orient fermera les quatre portes du Temple et les trois du Porche, quoique ces dernières n'ayant pas été ouvertes, et qu’il n'y ait point eu de mot, de consigne, de signe et de batterie donnés dans cette classe. Les surveillants cependant et le T.V.Me. d'occ. rendront à l'ordinaire les signes et batterie. 735  Cette fermeture faite par la classe du Porche aux usages ordinaires et de concert avec ceux du Temple, fait allusion à la jonction filiale que les étrangers idolâtres firent au sortir d'Egypte avec les enfants d'Israël en se soumettant à suivre leur loi divine et spirituelle que Dieu avait donné par la voix de Moïse. Ce qui a été renouvelé depuis par l’affiliation des gentils à la loi du Christ, après que toutes ses opérations spirituelles contenues dans cette loi furent entièrement finies par lui.

Tous les frères, tant du Temple et du Porche que les visiteurs qui auront assisté à cette cérémonie, pourront à la suite faire ensemble un repas très frugal, où il ne sera fait aucune cérémonie de l'ordre. Le chef recommandera seulement le respect et la décence après une pareille solennité et veilleront à ce qu'on ne s'entretienne ni de Religion, ni de politique ni de choses mondaines. Le chef conducteur fera une courte prière au commencement et à la fin du repas.

fin de la cérémonie du jour de la Trinité

Le T.R.Me. d'orient après avoir fait le feu nouveau et en avoir allumé la bougie destinée pour le centre avec les cérémonies prescrites, va seul au centre du tracé, la tenant de la main gauche, pour y tracer le mot sur 10, ensuite il fait sur cette bougie avant de la placer et après qu'elle est placée tout ce qui est prescrit pour cette cérémonie. Après quoi, restant à genou du genou droit seulement ayant la main gauche à l'ordre, le Me des cérémonies lui donne un glaive. Le T.R.Me. d'orient l'ayant pris de la main droite s'appuie dessus un moment pendant lequel il fait une prière pour sa purification. Ensuite il fait sur lui les trois signes du glaive et le 4e sur la terre, ce qu'il répète trois fois, finissant par jeter le glaive hors du cercle, à chaque fois qu'il porte le coup sur la terre, il dit abrenuntio. 

Restant dans la même attitude, mais avançant la main droite en équerre du champ sur la bougie du centre, il prononce, au signe de Moïse, le mot qui y est tracé et dit à haute voix : 

ô Eternel notre Dieu, nous t'offrons le sacrifice de nos esprits, de nos âmes et de nos corps, pour que nos pensées, volontés et actions te soient agréables dans la solennité que nous allons célébrer en l'honneur de ta Majesté et de ton essence unitrinaire ; donne à chacun de nous le désir sincère et la force de remplir ta loi sainte, afin que nous puissions tous jouir en toi et par toi des promesses que tu as daignées nous faire par ta pure miséricorde. Béni soit ton saint Nom ô + 10. Amen.

Après quoi le Maître des cérémonies présente au T.R.M. d'orient une bougie que celui-ci allume à celle du centre et la lui rend en se relevant et va ensuite à sa place aux usages ordinaires. Le Maître des cérémonies allume et en fait allumer toutes les bougies, répond aux mots 

Pour la fête de St Jean-Baptiste 

Au retour de la messe, tous les frères (étant) rendus au Parvis du temple et les officiers dignitaires entrés dans le temple, le T.R.M. d'orient ordonne le tracé qui n'est en ce jour qu'un quart d'angle à l'est, terminé par un double rayon au centre duquel on mettra une tête de chevreuil sur un plat de terre et à côté le nom d'esprit de Jean sur 8. avec sa bougie. Le Maître des cérémonies place ensuite sept glaives en circonférence au centre de l'appartement. Le T.R.Me. d'orient ayant fait le feu nouveau, en allume la bougie du quart d'angle et va la placer avec les cérémonies prescrites sur le nom de l'Esprit de Jean. Après quoi, il ordonne l'entrée de tous les frères dans le temple. Le Maître des cérémonies les fait tous placer indistinctement avec les dignitaires sur une seule ligne depuis l'angle du nord jusqu’à celui d'ouest et même jusqu’à celui du sud si les frères étaient nombreux et s'ils l'étaient encore plus, il les ferait ranger sur deux lignes en s’y mettant ensuite lui-même. Ils seront placés par grades et par ancienneté. Tous les frères étant ainsi placés, le T.R.M. d'orient va prendre à pas libres un des sept glaives du centre et retourne à l'ouest, d'où il commence la marche de Ballet (.) du pied droit ; au premier pas, il lance de la main droite un coup de son glaive vers midi en disant abrenuncio, au second pas, il en fait autant vers le nord ; au troisième pas, vers midi et ainsi successivement jusqu'à ce qu'il soit arrivé à l'angle d'est. Y étant arrivé, il y entre par trois pas balancés à l'ordinaire, tombe le genou droit en terre ; pendant ce temps il doit avoir la main gauche à l'ordre ; il fait sur lui les trois signes du glaive et le 4e sur la tête de chevreuil en disant abrenuncio, ce qui se répète trois fois. Il finit par laisser le glaive plongé dans la tête de chevreuil, ensuite restant dans la même attitude, il avance la main droite en équerre sur la bougie, la gauche restant à l'ordre, prononce trois fois sans aucun signe le nom sur 8 qui est dessous et dit à haute voix :

Je te conjure, ô esprit de Ionan, par toi et par ceux qui sont avec toi, de faire jonction avec mon esprit, mon âme et mon corps et de les présenter à l'Eternel pour qu'il me fasse la grâce que je puisse participer dignement à l'opération sainte que tu as faite pour sa plus grande gloire sur cette surface. Amen.

Le T.R.Me. d'orient se relève ensuite et reste debout à côté de l'angle, delà il appelle successivement six autres frères du temple les plus avancés en grades et les plus anciens en commençant par le V.M. d'occident qui viennent faire entièrement la même chose et pendant ce temps il tient sur la tête de celui qui la fait sa main droite en équerre. Excepté ces sept frères, tous les autres ne sont qu'assistants. Cette cérémonie étant finie, le T.R.Me. d'orient fera tracer une circonférence au centre de l'appartement dans laquelle il tracera les mots, caractères et hiéroglyphes qu'il jugera à propos avec leur bougie. Cela étant fait et chacun ayant repris sa place ordinaire, il ouvre les travaux à l'ordinaire. Il fait un discours instructif sur la cérémonie du jour et procède ensuite à la nomination des dignitaires ou à la confirmation des anciens, à la vérification des travaux des frères pour leur avancement en grade et à l'inspection des registres du temple. Après quoi il ferme les travaux aux usages ordinaires et fait effacer le tracé. Ce jour est destiné pour donner communication au Souverain de toutes les opérations qui se sont faites dans le temple pendant l'année. Pour le repas voyez celui de la Trinité. 

Pour la fête de St Jean l'Évangéliste. 

Tout le cérémonial est le même que le précédant excepté qu'il y aura une tête de chevreau avec le nom de l'Esprit de Jean l'Évangéliste sur 8 dans le quart d'angle. S'il y a quelque remplacement de dignitaire à faire, le T.R.M. d'orient le fait un jour par intérim et sans cérémonie. 

Pour la fête de Pâques qui se célèbre la 3e des trois fêtes. 

Au retour de la messe tous les frères étant rendus aux parvis, le T.R.Me d'orient fait rôtir un agneau entier après en avoir ôté tout ce qu'il convient, les frères tous décorés se rangent au banquet qui est servi à l'heure ordinaire. On ouvre le travail comme aux deux précédentes fêtes sans ordre ni consigne. Ensuite il fait un exorcisme sur l'agneau que l'on a placé devant lui et le bénit. Il découpe après les deux filets de l'agneau dans toute leur longueur en  observant de ne pas scier, il les partage en autant de petites portions qu'il y a de frères à table et leur en présente un à chacun au bout d'une fourchette ; une seule bouchée suffit ; il leur donne aussi à chacun en même temps une bouchée de pain. Les frères restent debout pendant toute cette cérémonie sans quitter leur place parce que le T.R.Me. d'orient fait la ronde en faisant à voix basse des prières relatives. Ce qui restera de l'agneau sera donné aux pauvres. Cette cérémonie fait allusion à la nourriture spirituelle que le C. a donné à ses disciples par sa mort. L'agneau étant mangé comme il est dit, les frères s'assoient et font leur repas à l'ordinaire. Voyez aux fêtes précédentes. 

Canevas d'un discours d'instruction pour la fête de la Trinité. 

Le T.R.Me. d'orient dans le centre d'une circonférence entouré de douze frères tenant chacun un ruban de l'oriflamme, fait allusion à la seconde opération que l'Eternel manifesta à Moïse pour lui donner pouvoir force et puissance pour délivrer son peuple élu de l'esclavage d'Egypte. Les douze rubans font allusion aux douze dons spirituels divins que Moïse y reçut et qui le rendirent si fort, si savant et si supérieur dans toutes ses opérations spirituelles pour le bien et contre le mal. Il devint lui-même le second type de la manifestation de la gloire du Dieu vivant comme Noé en avait été le premier type lorsque l'Eternel le choisit pour être spectateur de sa justice contre la terre et ses habitants qu'il réduisit en cadavres à l'exception du petit nombre conservé dans l'arche pour rendre témoignage de ce fléau dont Dieu a puni la terre et ses habitants et de sa justice qu'il exercerait contre ceux qui marcheront contre sa loi, préceptes et commandements. Noé est donc un premier type par son témoignage et par la réconciliation qu'il a faite du reste des mortels avec Dieu ainsi qu'il a appris à connaître par un signe mystérieux l'arc-en-ciel que Dieu avait donné vie à la terre et réconcilié le reste des mortels avec elle. Noé réconcilia le tout avec l'Eternel. C'est de cette première époque que le travail de Noé fut appelé opération puissante sur la vertu des eaux qui sont le second principe de la création universelle.  L'Eternel manifesta sa seconde opération divine en présence de Moïse dans le désert d'Horeb où il l'avait appelé pour recevoir ses ordres de puissance La forêt de ce désert était assez considérable ; Moïse étant au centre de cette forêt, entendit une voix effroyable et vit tout de suite descendre autour de lui douze traits de feu qui l'environnèrent si promptement qu'il craignit d'en être consumé ; son trouble fut si grand qu'il ne put soutenir l'attitude qu'il avait prise pour recevoir les commandements de Dieu, il acheva sa prosternation en terre en y appuyant sa face, sa vue physique matérielle ne pouvant plus supporter le grand feu spirituel qui l'environnait. Dans cette nouvelle attitude il reçut enfin les ordres de l'Eternel et fut marqué du quatriple sceau de Dieu, dont deux étaient empreints visiblement sur son front à côté de chaque oeil sous la forme de deux rayons de feu spirituel qui rendaient sa face éblouissante aux yeux de tous lorsqu'il faisait usage de sa quatriple puissance divine. Ce sont ces deux rayons que l'on prend vulgairement pour deux cornes sur le front de Moïse. C'est ce feu spirituel qui entourait la forêt d'Horeb pour en écarter tout profane qui a fait dire de même que Dieu avait apparu à Moïse dans un buisson ardent. La circonférence formée par douze frères est la figure de cette circonférence mystérieuse. Le T.R. Maître d'orient au centre de cette circonférence représente l'Eternel dans celle du désert d'Horeb ; l'entrée du T.V.Maître d'occident dans la circonférence fait allusion à celle de Moïse dans la circonférence mystérieuse. La communication secrète que les deux conducteurs du Temple font entendre dans la circonférence du centre est la figure de celle que Moïse eut avec Dieu secrètement en présence de sa cour spirituelle pour aller faire sortir son peuple de l'esclavage, le diriger et le conduire en force et puissance à sa destination. Les douze frères qui tenaient les rubans couleur de feu font allusion aux douze principaux chefs d'Israël sur lesquels Moïse rendit réversible ses douze dons spirituels sans que cela diminue rien de sa puissance pour la conduite particulière du peuple de Dieu qui était expressément soumise à Moïse. Les lumières qui brillent dans ce temple ont chacune leur nom mystérieux, leurs vertus et leurs puissances et font allusion aux différents Esprits saints qui ont assisté à l'opération que l'Eternel a faite en faveur de Moïse et de son peuple chéri. La marque mise sur le front des douze frères par le T.R.M. d'orient est la figure de celle que Moïse mit sur le front des douze principaux chefs d'Israël auxquels il communiqua par le moyen du signe du sang de l'holocauste de pacification, la vertu, la puissance et l'autorité spirituelle de correspondance divine. Le serment que les douze frères célébrants font entre les mains du T.R.M. d'orient fait allusion à l'acceptation cérémonielle de culte divin que les chefs firent entre les mains de Moïse pour leur servir de règle cérémonielle pour mettre en usage et en pratique les vertus et puissances qui leur avait été transmises par autorité divine avant la loi donnée. L'obligation renouvelée par tous les frères assistants du temple fait allusion à l'acceptation que les Israëlites firent de la loi divine que Moïse leur donna après l'avoir descendu du haut de la montagne mystérieuse dénommée Sinaï. Le renouvellement d'engagement que tous les frères de l'ordre font entre les mains du T.V.Maître d'occident après la grande cérémonie faite, fait allusion au serment de fidélité, de soumission et d'affiliation que les étrangers idolâtres firent pour adopter la loi divine que Moïse avait donné aux enfants d'Israël.

Source : le Manuscrit d'Alger

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