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Hauts Grades

Chevalier de la Palestine : historique du Grand Commandeur et épreuves

18 Mai 2012 , Rédigé par Rituel de Chevalier de la Palestine Publié dans #hauts grades

Historique du grand Commandeur de la Palestine
Le grade de commandeur est la perfection, et le complément de celui
de chevalier. Tous deux sont aussi anciens, aussi fondés sur les livres
ainsi qu'on peut le voir dans les annales de l'ordre, ou dans le second
livre des rois chapitre 23. D'après la tradition, la dignité de com-
mandeur exigeait autrefois de fortes épreuves et l'écriture fait
mention de celles des 3 premiers commandeurs institués par Salomon.
Sous les rois du peuple juif, ces épreuves consistaient d'ordinaire en
quelques actions utiles à l'état, à la religion et au prince, maintenant
les circonstances ne permettent plus de ces actes héroïques, la vie privée
des chevaliers ne le comporte point. L'esprit et le coeur sont les seuls que
l'on puisse éprouver; il n'est plus question de vaincre les ennemis de la
patrie mais celui de notre cause, les passions : et cette victoire de la
part des plus grands personnages a toujours été mise à l'égal des
plus brillantes conquêtes.

épreuves
La première consiste dans la production d'un mémoire que le candidat
doit déjà avoir remis au souverain pontife 3 fois 24 heures avant
le jour indiqué. De douze à l'avance pour le grand commandeur pour
l'admission et présentation du dit mémoire, au dit jour le chapitre
s'assemble en habit de cérémonie au lieu quelconque, supposé être
la chambre du Liban, là après les formules ordinaires, le pontife
donne lecture en présence du candidat de son mémoire, lequel
contient 1° son nom, surnom, nom de religion, ses qualités civiles
son âge, son état, les principales actions de sa vie par date et
époque 2° la généalogie de 3 degrés au moins, en remontant par
son père, son aïeul, son bisaïeul, leur fonction, état et dignité
autant qu'il est possible 3° les grades du récipiendaire dans la
maçonnerie, les emplois qu'il a occupé dans les loges, enfin son état
dans l'ordre de la Palestine.
Le chapitre alors apprécie la valeur des preuves contenues au
mémoire et juge si l'admission du récipiendaire est possible aux
termes des règlements, c'est-à-dire, en supposant que depuis 3 géné-
rations il ne soit échue dans la famille aucun acte de dérogeance
ou aucune tâche de roture. Cette épreuve est forte parce qu'elle touche
l'amour propre, la partie la plus délicate de l'humanité.
Si l'admission est accordée, le grand commandeur annonce au
candidat le jour fixé de son initiation et lui donne la note des
présents qu'il lui faut fournir et qu'il doit faire déposer en nature
à la chambre du Liban et sans aucune modification, ni remise
3 jours avant l'initiation.
2° épreuve
Elle tombe sur le désintéressement et l'esprit de
communauté, qui est le germe du bon accord en toute société
D'ailleurs acte d'obéissance nécessaire et modifiée au surplus de
façon à ne pouvoir gêner personne ni déranger les facultés.
Ces épreuves consistent Savoir :
Jeûne la veille
origine des présents
les présents tirent leur origine des dons, dont les princes des 12
tribus firent au tabernacle du seigneur, ainsi qu'on peut le voir au
chapitre 7 des Nombres et à cet égard ils sont indispensables, il en
résulte d'ailleurs divers sens allégoriques et moraux, ils sont
placés ici comme devant servir de nourriture commune des
chevaliers et ont même principe que ceux de la première réception

3° épreuve
la troisième épreuve est celle des tables, elle touche aux appétits sensuels et
ce n'est pas la moins difficile, elle se fait après que les candidats sur la
demande du grand commandeur après la seconde prière, ont
consenti à subir toutes les épreuves. Alors le grand commandeur lui-
même prend le candidat par la main et les fait entrer dans une salle
où on a préparé une table délicieusement servi et où on a assemblé
tout ce qui peut flatter leur goût, on les y enferme pendant une demie
heure et le chapitre rentre dans la chambre du Liban. Si le récipien-
daire touche à quelque chose, non initiation est remise au gré du
chapitre au temps qu'il plaira de préfiger

4e épreuve
La quatrième épreuve regarde l'esprit, au bout d'une demie heure ou trois
quart d'heure, suivant la prudence du grand commandeur, on fait
appeler le récipiendaire par le chevalier servant pendant qu'il est
dans la chambre du Liban, le pontife va examiner les viandes avec
un chevalier et vient rendre compte sur quoi alors le grand commandeur
propose à haute voix au candidat une question captieuse ou
problématique sur un point de morale, de doctrine ou d'affection
personnelle et pendant le temps que l'on lui laisse pour la solution
le grand commandeur va lui-même faire la vérification des viandes
revient prendre la réponse, laquelle reçue en aidant un peu
à la lettre, l'initiation commence.

Nota : que les chevaliers simples ne doivent rien savoir de la 3e et
4e épreuve, et à l'instant qu'elles vont commencer, le grand commandeur
les envoie au temple préparer toutes choses et attendre le chapitre
qui les rejoint après les épreuves faites.

source : mcyvard

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