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Hauts Grades

Chevalier du Temple

6 Juin 2012 , Rédigé par Fonds Latomia Publié dans #hauts grades

 

Le Tableau de la Loge


La chambre doit être tendue de noir, rempli de larmes, de têtes de mort et d'os en sautoir.

Les Chevaliers sont ornés d'un ruban noir, bordé de blanc; au milieu du ruban, sur l'estomac, est une tête de mort brodée en argent, un peu plus bas, deux os en sautoir, et trois larmes au-dessus de la tête de mort; au bas du ruban, pour l'attribut, est une lance en argent. On porte un ruban sur l'épaule gauche à la hanche droite, une ceinture de crêpe noir mise par-dessus l'habit, un mouchoir blanc atta­ché au côté gauche, des gants blancs et sur la tête nue. Pour toute lumière, il y a une Etoile Flam­boyante, laquelle donne ses rayons sur le tombeau; on la place au-dessus du tombeau jusqu'à ce que l'on ait retrouvé la lumière.

n'1 Le Maître Sage se place au midi, à genoux sur le genou droit, la main droite en équerre sur le tom­beau et sur le coeur de notre Maître Hiram.

n'2 Le Premier Sage se tient à genoux de même que le Maître, en faisant le signe, ayant les mains renversées en l'air au-dessus de la tête.

n’3 Le Second Sage se tient aussi à genoux, ainsi que le Premier, faisant le signe, les mains l'une dans l'autre et les doigts fermés.

n'4 Le Premier Sage Servant se tient dans le coin de la loge, à la gauche du Maître, à genou sur le ge­nou droit, faisant le même signe que le Second Sage, et a le visage contre terre.

commence donc à d'horizon; commençons nos prières afin qu'il plaise au Grand Architecte de récompenser notre Très Respec­table Maître Hiram, martyrisé pour avoir su se taire. Qu'il soit reçu dans le Jardin d'Eden et, comme l'homme juste, [qui il jouisse de la vue des bons anges, afin que nous L'ado­rions l de concert. Répétons ensemble ! »

Tous les Frères se remettent à genoux, sur le genou droit, la jambe gauche allongée formant une équerre, le visage contre terre appuyé sur les mains, et se frappant la poitrine en disant neuf fois : « II est innocent ! ». Après cela il est répété par les cinq Chevaliers en charge 3. Ensuite, on le relève.

Le Maître dit : a Avant que d'ouvrir la loge, mes Frè­res, examinons et voyons s il ne se trouve pas parmi nous des traîtres et, pour nous donner des preuves de notre sincérité, que les signes, attouchement et parole me parviennent ! ».

Signe

C'est mettre les mains jointes, renversées, sur la tête, et le dedans des mains en dehors, et le genou droit plié, comme si on voulait se mettre à genoux.


Attouchement


C'est de croiser les mains l'une dans l'autre et se tenir à pleines mains et serrer les doigts.

 

Mots

 

Abyram, Nicanor, Sidnay me sont connus comme trois scélérats, qui ont privé de la lumière notre Respectable Maître Hiram.

S'il se trouve plus de Chevaliers en loge que les cinq officiers, le Chevalier qui est à la droite du Maî­tre donne le signe au Chevalier qui est à côté de lui, aussi bien quel attouchement et le mot, qu'on se fait passer de Chevalier en Chevalier jusqu'au Premier Sage, qui le donne au Second Servant, le Second Servant au Se­cond Sage et le Second Sage au Premier Servant, et le Premier Servant le donne au Sage Maître. Le Sage Maître dit : « Mes Frères, puisque nous sommes assez heu­reux qu’il ne se trouve point de traître parmi nous, que tous, de concert avec moi, nous en témoignons notre joie. Après quoi, nous ouvrirons le Saint des Saints » Tous les Frères forment une sorte de chaîne et se donnent l'attou­chement en se disant à l'oreille : Nous serons des Elus devant notre Grand Architecte ! ».

Le Sage Maître dit au Frère Premier Sage : « De la part de notre sage 14 nous devons prier pour notre Res­pectable Maître Hiram; ainsi, mes Frères, joignez-vous tousavec moi ». Tous les Frères se remettent à genoux sur le genou droit, la jambe [gauche] allongée formant une équerre, le visage appuyé sur les deux mains. Les Chevaliers peuvent répéter à voix basse avec le Maître Sage :

« Toi, Grand Architecte, qui a tiré du chaos de la terre tous les éléments, Toi, qui es juste, accorde d notre Maître la récompense de ses travaux et le prix de son silence »

Tous les Frères répètent neuf fois : Ainsi soit-il ! ».

Le Maître Sage dit : La prière nous a donné l'ouver­ture à la Loge et le commencement de nos Travaux ». Tous les Frères se relèvent.

Quand il n'y a point de réception, on fait le caté­chisme.

 

Réception

 

Le Sage Maître demande au Premier Sage s'il n'y a rien de nouveau.

Le Premier Sage répond : « Un Martre Maçon se présente pour entrer dans le Saint des Saints ».

D. Avez-vous des preuves de son assiduité et s'il a accompli les fonctions qui furent établies par le Roi Sage; et s'il n'a pas trempé ses mains dans le sang de notre Respectable Maître Hiram; et répondez-vous pour lui ?

R. Je ne réponds que pour moi-même

Le Maître lui dit : « Faites-le examiner par le Second Frère Servant et qu'il lui demande s'il n'est pas du nombre des assassins et s'il n'a pas d'armes à feu sur lui; que son épée doit lui suffire pour sa défense, qu'il consulte son courage avant d'aller plus avant, qu'il pourrait peut-être se trouver en danger, ne s'étant trouvé personne qui voulût répondre pour lui, et même ceux qu'il croit ses meilleurs amis ! »

Alors le Premier Sage dit au Second Sage, le Se­cond Sage au Premier Servant, et le Premier Servant au Second, qu'il donne la place au plus ancien des Chevaliers et sorte pour rendre compte au Récipien­daire et revienne dire au Maître ce qu'il a dit.

Le Maître Sage dit au Premier Sage : « Allez dire qu'on prépare pour lui l'entrée du Saint des Saints ».


Préparation du Récipiendaire


Il doit être pieds nus, la tête nue, les mains nues, sans tablier, les yeux bandés, une corde au col, laquelle lui fait trois ou quatre tours autour du col; le Second Sage Servant le conduit à la porte de la loge en frappant cinq fois neuf coups. Le Premier Servant, qui est en dedans, lui répond de même. Notez que les huit premiers se frappent vite et qu'il y a un petit inter­valle au neuvième. Ensuite, on ouvre la porte de la loge. Le Premier Servant, qui est en dedans, lui dit : « Que demandez-vous I ». Le Second lui répond que c'est un Maître Maçon qui demande à être reçu Che­valier du Temple.

Cela revient, de voix en voix, jusqu'au Maître Sage.

Le Maître Sage dit au Premier Sage : Demandez-lui s'il se sent assez de foire pour surmonter tous les obstacles et les dangers qui peuvent se rencontra . dans ces voyages »

Cela revient toujours de voix en voix. Il répond oui ou non .

D. Demandez-lui son nom de Maître, son âge et le mot de passe de Maître.

R. Il les a rendus; son nom est Gabaon et son âge est sept ans et plus. Le mot de passe est Giblim ou l'acacia m'est connu.

D. Faites-le entrer.

Le Maître Sage demande pourquoi l'on ne fait pas avancer ce Maçon; le Second Sage répond qu'il lui est impossible de pénétrer plus avant.

D. Qui vous empêche ?

R. Sage Maître, le soupçon que l'on a contre le Frère d'avoir eu commerce avec les misérables qui ont assassiné notre Maître Hiram.

Le Sage Maître ordonne qu'on lui donne des ar­mes et qu'il jure et promette, en qualité de vrai Ma­çon, de ne pas faire les voyages qu'il n'ait percé le coeur des traîtres qui ont trempé leurs mains dans le sang de notre Res­pectable Maître Hiram.

Le récipiendaire répond : « Oui, je jure et promets de ne pas finir mes voyages que je n'aie vengé sa mort ! »

Le Second Servant lui donne deux épées, une dans chaque main, les pointes en bas, et les tient à pleines mains par-dessus les siennes. Le Maître Sage dit : « Puisqu'il a des armes et qu'il nous a promis de ven­ger la mort de notre Respectable Maître Hiram et de nous donner des preuves de son courage, qu'il commence ses voyages, que l'orient, l'occident, le midi et le septentrion soient témoins de son zèle et de sa fidélité ! »

On le fait voyager pendant neuf fois le tour de la loge, en commençant par l'orient. Au neuvième tour, il se trouve des Chevaliers au septentrion qui font du bruit avec leurs épées, le Second Servant lui dit : « Mon Frère, il faut retarder nos voyages, voici des Chevaliers en danger de péril, si vous ne les secondez. Ils combattent con­tre les traîtres qui ont assassiné notre Respectable Maître. Montrez votre courage et montrez-vous digne d'être Cheva­lier. »

Le Second Servant lui fait tenir les épées, la poin­te en haut, et lui fait pousser neuf coups. Ensuite, il lui dit : « Mon Frère, je vous félicite, les monstres sont morts et vous vous êtes montré digne de devenir Chevalier »

L'on crie trois fois : « Victoire ! ».

Le Sage Maître dit : « Puisqu'il nous a donné des preuves de son courage, qu'il continue ses voyages par les élé­ments, savoir le feu, le fer, l'eau et l'air ! ». On le fait voyager neuf fois le tour de la loge, tenant les épées comme ci-dessus, la pointe en bas. A son neu­vième tour, tous les Frères forment un cercle autour de lui et on lui fait jurer qu’il n'a pas trempé ses mains dans le sang de notre Respectable Maître Hi­ram.

Ensuite le Sage Maître dit : Qu 'On le fasse passer par le feu ! »

On prend un flambeau, on y jette de la résine, qui forme une espèce d'éclair.

Le Maître Sage ordonne de lui faire continuer ses voyages.

On lui fait faire neuf fois le tour de la loge, comme ci-dessus. Et on lui fait les mêmes questions.

Le Sage Maître commande qu'il passe par le fer, les Chevaliers forment une espèce de voûte avec leurs épées au-dessus de sa tête.

Le Maître dit de continuer ses voyages. Il voyage encore neuf tours comme ci-dessus et on lui fait les mêmes questions.

On apporte de l'eau dans une bassine, on lui mouille les pieds, les mains et un peu la tête.

Le Maître Sage dit de continuer ses voyages. Il voyage neuf tours comme ci-dessus et on lui fait les mêmes questions.

Le Maître ordonne qu'il passe par l'air. Tous les Chevaliers l'enlèvent en l'air et le couchent, le ventre contre terre, au septentrion.

Le Maître Sage leur dit : « Chevaliers, donnez-lui le secours, il est innocent »

Tous les Chevaliers le relèvent et le portent au­près du Maître, le genou droit en terre, la main gau­che sur son épée. Le Maître Sage, tenant sa main droite, lui fait prononcer son Obligation.

Tous les Chevaliers se remettent dans la posture de l'Ouverture de la Loge.


Obligation

 

« O Toi, Grand Architecte, qui tire du chaos les quatre éléments, qui nous a formés ci Ton image, qui nous a donné un cœur docile, dans lequel Tu as répandu toutes les semences de toutes les sortes de vertu, donne-moi présentement la force de remplir les engagements, les fonctions et les devoirs aux­quels je vais présentement m'obliger,- accorde-moi Ton secours et Ta bonté Je promets donc et jure à Toi, Grand Architecte, de ne jamais révéler aucuns des secrets, signes, mots et attou­chement qui me seront confiés dans la suite et de ceux qui m'ont été été donnés à aucun profane ni mime à aucun Frère Maçon que dans le Sanaa Sanctorum, en présence du tombeau de notre Respectable Maître Hiram, ayant reconnu des preuves de son innocence. Et, au cas d'infraction, je con­sens d'avoir les lèvres brûlées d'un fer rouge, la main coupée, mon corps pendu pendant la réception d'un Chevalier et qu'ensuite, il soit brûlé et que mes cendres et mon nom soient envoyées par toutes les loges de Chevaliers, afin qu'on se souvienne de ma perfidie. Pour garder les promesses, j'ai re­cours à Toi, Grand Dieu, afin que Tu me donnes la force de résister ainsi qu'a fait' notre Respectable Maître Hiram, à toutes les attaques qu'on pourrait me faire. Aide-moi, Grand Dieu, à garder ma promesse ! »

Ensuite, le Maître Sage dit au Second Servant : « Donnes-lui la lumière, qu'il jouisse des biens accordés par notre Grand Architecte à ceux qui sont du nombre des Chevaliers du Temple ! »

On fait un silence. Le sage Maître, ainsi que tous les Chevaliers, lui disent :

« Sage Chevalier, conservez-vous dans le bonheur dont vous jouissez. Gouttez-en les déli­ces, le sanctuaire de la vérité vous est ouvert, marchez d'un pas ferme. C'est ici le soir de la paix et de l'égalité, l'ami­tié j fixe son empire et rappelle l'homme aux devoirs de l'hu­manité, de la Religion et de la société civile, qualités essentiel­les, sans lesquelles un homme devient un fardeau sur la terre. Frère Premier Sage t, donnez à notre Frère nouvellement initié les signe, attouchement et parole pour que tous les Che­valiers puissent le reconnaître l'accueillir et le secourir dans le Saint des Saints, comme étant du nombre des Chevaliers »

Le Premier Sage lui donne le signe, l'attouche­ment et la parole. Ensuite, il les donne au Second Sage, au Premier Servant, au Second Servant et aux autres Chevaliers et, ensuite, il revient les donner au Maître Sage qui lui explique le signe

“ Sage Chevalier, le signe que vous venez de me donner ne peut être donné que dans le Saint des Saints, l'attouchement peut se donner par­tout, cependant prenez garde que quelque profane s en aper­çoive. Le mot est "Abram, Nicanor, Sidnay me sont connus"; ce sont les noms des trois scélérats que l’on soup­çonne d’avoir assassiné notre Respectable Maître Hiram, ce qui nous a été reconnu par leur absence et parce qu'ils n'ont plus paru dans le Temple. Voilà ce que vous ignoriez et ce qui vous met au nombre des Chevaliers »

Le Sage Maître dit à tous les Frères :

« Chevaliers Sages, que tous de concert nous nous félicitions d'avoir admis parmi nous un nouveau Chevalier qui, loin de chercher la ruine de la société, ne mérite que les moyens d'en assurer les fondements. Embrassons-nous, mes Frères, et faisons exalter notre joie »

Tous les Frères s'embrassent et frappent chacun neuf coups.

 

Pour fermer la Loge


Le Maître Sage dit : « Sages Chevaliers, nous appro­chons de la dernière heure du jour, le Soleil va finir sa car­rière, il nous faut préparer à finir nos travaux »

Tous les Chevaliers se mettent comme à l'ouver­ture de la loge et on observe le silence.

Le Maître Sage dit : « Premier Sage, informez-vous si le Frère Premier Servant a fini sa prière »

Le Premier Sage répond : « Oui, Sage Maître »

Le Maître Sage dit : « Sages Chevaliers, puisque nous avons tous adressé notre prière au Grand Architecte, pour qu'Il lui plaise de récompenser son hèle en faveur de notre Respectable Martre Hiram, martyrisé pour taire un secret, qu'il a souffert la mort plutôt que d'enfreindre le serment qu'il avait fait au Roi des Rois, en présence de son Respec­table Maître Salomon, afin qu'il jouisse de la vue des anges et pour L'adorer de concert avec eux, répétons tous ensemble, Sages Chevaliers, il est innocent ! »

Tous les Frères en charge le répètent neuf fois. Alors le Maître Sage dit :

« Sages Chevaliers, voilà nos prières finies, nous allons fermer la loge du Saint des Saints. Cachons, s'il se peut, un trésor si précieux et renfermons dans nos azurs le de ignoré de tous les profanes et, pour en as­surer la durée, que tous les Chevaliers, de concert avec moi, jurent et promettent au Grand Architecte devant le tombeau de notre Respectable Moere Hiram, de ne jamais révéler à aucun profane, ni mêmes aux Maçons, ce qui se passe dans le Saint des Saints »

Ici, on répète la même Obligation que ci-dessus.

Le Maître Sage leur dit : « Sages Chevaliers, les Obli­gations auxquelles nous venons de nous engager nous sont une preuve que nos cœurs se sont réunis et qu'il ne se trouve pas de traîtres parmi nous, puisque nos travaux n'ont pas été interrompus. Embrassons-nous en véritables Frères et promet­tons et jurons de ne jamais proposer des Maçons, pour être reçus Chevaliers du Temple, qui ne soient doués de toutes les vertus qu'il fauta un vrai Maçon »

Tous les Frères s'embrassent et frappent cinq fois neuf coups ensemble.

Le Maître Sage dit au Premier Sage

« Avertissez les Chevaliers que le Saint des Saints est fermé »


Instruction du Chevalier du Temple

 

D. Etes-vous Chevalier ?

R. Tous les Chevaliers me reconnaissent.

D. Comment vous faites-vous reconnaître ?

R. Par le bien et la prière.

D. Comment avez-vous voyagé ?

R. Hors du monde.

D. Combien de voyages avez-vous faits ?

R. Cinq fois neuf.

D. Comment ?

R. Du nord au midi par l'orient, du midi au nord par le couchant.

D. Avez-vous voyagé facilement ?

R. Facilement et difficilement.

D. Combien avez-vous surmonté d'obstacles ?

R. Beaucoup.

D. Quels sont les obstacles ?

R. La force de l'air, de l'eau, du feu et du fer, par où j'ai été purifié.

D. Où allez-vous ?

R. Au vrai bien et à l'utilité.

D. Qui vous les montre ?

R. L'Etoile.

D. Qui allume cette Etoile ?

R. Le Grand Architecte.

D. Quel chemin vous montre cette lumière ?

R. Celui de la vertu.

D. Avant d'être Chevalier, où étiez-vous ?

R. Dans l'aveuglement.

D. Pourquoi étiez-vous dans l'aveuglement et privé de la lumière avant d'être Chevalier, vous que l'on avait reconnu pour Maçon ?

R.L'exemple et la mémoire de notre Respectable Maître Hiram la perdit quand il fut assassiné et qu'on l'a retrouvé dans les ténèbres.

D. D'où provient cet aveuglement ?

R. De la faiblesse de la volonté et de la sagesse.

D. Sur quoi est soutenu le Temple ?

R. Sur l'égalité et la liberté.

D. Sur quoi est fondé le Saint des Saints ?

R. Sur les mêmes.

D. Comment vous nommiez-vous avant d'être Che­valier ?

R. Gabaon. D. De quoi vivez-vous à présent ?

R, De la manne.

D. Où êtes-vous présentement ?

R. Dans le monde des Chevaliers.

D. Comment êtes-vous entré dans le Saint des Saints ?

R. J'y suis entré doublement lié de nœuds de ténè­bres.

D, Pourquoi ?

R. Parce qu'il me restait deux degrés de lumière.

D. Par quel secours avez-vous vu ces degrés de lu­mière ?

R. Par le cinquième des Chevaliers.

D. D'où venez-vous ?

R. Du séjour de lamentations; la tristesse qui doit être peinte sur notre visage à l'aspect du tombeau de notre Respectable Maître Hiram. Par la joie vient notre innocence et l'assurance que doivent avoir les véritables Frères de n'être pas du nom­bre de ces scélérats complices de ces assassins et qu'ils n'auront jamais d'entrer dans le Saint des Saints.

D. Qui furent ces assassins ?

R. Abyrarn, Nicanor et Sidnay.

D. Quel est le monde des Elus ?

R. Les Chevaliers qui composent le Saint des Saints.

D. En mémoire de quoi avez-vous voyagé cinq fois neuf ?

R. En mémoire des quarante-cinq Compagnons qui furent à la recherche de notre Respectable Maître Hiram.

D. Pourquoi avez-vous voyagé facilement et difficile­ment ?

R. La difficulté n'était que dans les monstres qu'ils supposaient; la facilité était dans mon courage à défendre les Chevaliers qui me procuraient l'ai­sance de ma réception.

D. Pourquoi vous a-t-on fait passer par les Eléments ? R. C'est que l'on ne peut entrer dans le Saint des Saints sans être dépouillé de ses vices et passions.

D. Comment vous êtes-vous pris pour être reçu Maçon ?

R. En criminel.

D. Pourquoi donc en criminel ?

R. Pour avoir été soupçonné d'un crime qu'il m'a fallu éclaircir.

D. Quel était le crime ?

R. D'avoir trempé mes mains dans le sang de notre Respectable Maître Hiram.

D. Dans quel état avez-vous paru dans le Saint des Saints ?

R. Dans un état pauvre, soumis et humilié.

D. Pourquoi dans cet état ?

R. A l'imitation de Moïse, quand Dieu lui apparu dans un Buisson Ardent, qui lui dit : « Déchausse toi, tu n'es pas digne de fouler la terre que tu habites ! »
D. Combien notre Maître avait-il d'ouvriers sous sa direction ?

R. Soixante-dix mille portefaix, quatre-vingt mille tailleurs de pierres et trois mille six cents commis pour veiller sur les autres.

D. Quels sont ces trois mille six cents commis ?

R. Des Maîtres respectables.

D. Comment les appelait-on ?

R. Héradin.

D. Que veut dire Héradin ?

R. Conducteurs ou prévôts qui assistaient le roi Sa­lomon.

D. Parmi ces trois mille six cents commis que vous appelez Héradin, ne s'en trouvait-il pas de plus experts que les autres ?

R. Oui, Très Sage Maître.

D. Combien y en avait-il ?

R. Trois cents.

D. Comment les nommait-on ?

R. Artistes ou Menatzchim

D. Que veut dire artistes ou Menatzchim ?

R. Inspecteurs et consolateurs des gens du travail.

D. Pourquoi ?

R. Par la connaissance de la double lumière.

D. Combien y avait-il de Grands Maîtres ?

R. Trois.

D. Comment les appelait-on ?

R. Le roi Salomon, le roi Hiram et Hiram.

D. A quoi vous sert la lance que vous portez pour votre attribut ?

R. Pour percer le coeur des traîtres qui ont assassiné notre Respectable Maître Hiram.

D. Où les trouverez-vous ?

R. Dans une des quatre parties du monde.

D. Qui vous y conduira ?

R. La Lumière.

D. Où la trouverez-vous ?

R. Dans le Saint des Saints.

D. Où finira-t-elle ?

R. Au septentrion.

D. Qu'y ferez-vous ?

R. J'y pleurerai sans cesse la mort de notre Respec­table Maître Hiram.

D. Pourquoi, vous qui avez été reçu Maçon, vous prive-t-on de la lumière ?

R. En mémoire de notre Respectable Maître Hiram, qui se perdit quand il fut assassiné et qu'on l'a retrouvé dans les ténèbres.

 

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