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Hauts Grades

COLONNES et TRADITION

6 Avril 2012 , Rédigé par robert Publié dans #Planches

Nous allons simplement observer le sens de l’histoire qui affleure des mémoires

 

 

1-Introduction

 

En guise de prologue je citerais les derniers écrits « Vide dans le symbolisme maçonnique » et citant le symbolisme il est patent de lire parfois  « le symbolisme étant le langage de la Sagesse et de la Connaissance, il faut en chercher la Clef »

 

Ces deux mots doivent nous interpeller : symbolisme et clé…

Car, en effet, que sont ces colonnes ? D’ou viennent elles ? Que veulent elles nous dire ?

C’est à cela que je vais m’attacher a vous en donner une rapide réponse……..

Il faut garder en mémoire la permanence des symboles ; car les symboles qui passent les siècles et se retrouvent par les Hommes au fils des millénaires peuvent refaire une Tradition, et peut être même refaire une civilisation, car les traditions se conservent beaucoup mieux que les théories philosophiques………et parfois que l’histoire elle même !

La clé de ce symbolisme se situe dans ce que l’on nomme La Grande Tradition Primordiale………Nous allons juste l’effleurer. !:

Le matériel nécessaire à cette recherche étant composé des écrits de Platon,  d’Homère, de Diodore de Sicile, des annales géologiques de l’institut de géographie et de géologie et un très bon atlas géographique et géologique des périodes pré et glaciaires.

 

2-Retours au Timée

Je re-citerais d’abord le Timée et surtout sa suite, le Critias mais très rapidement………..Mais ce bref rappel étant à mon sens nécessaire pour mieux appréhender et comprendre la suite de ce petit exposé. car on ne peut pas comprendre la pensée occidentale et surtout son symbolisme sans en étudier sa genèse auprès de la Grèce antique……

Comme vous le savez, Critias se propose uniquement de conter la guerre qu’aurait menée l’antique Athènes contre les Atlantes ( ne riez pas !)

D‘après le récit de Critias, il aurait existé , quelque neuf mille ans avant Platon ( soit 9 millénaires et demi avant notre ère) une île située au milieu de la mer Atlantique, en face du détroit de Gibraltar, dont les habitants, « descendants »  du dieu Poséidon, auraient possédé une civilisation particulièrement avancée puisqu’ils auraient déjà été éleveurs, agriculteurs, et métallurgistes !

Critias continue en disant que l’on pouvait traverser cette mer, qu’elle avait une île devant ce passage « que vous  appelez les colonnes d’hercule »…….( n’oubliez pas que c’est un récit fait par un prête d’Egypte, Saïs, à Solon le Grec qui lui le rapporte aux aïeux de Platon…….)..Cette île, donc,  était suivant le récit, immense ! Les voyageurs de ce temps là pouvaient passer de cette île  sur les autres îles…et gagner le rivage du…continent opposé (*)…( cela est intéressant !)..Sur cette île une grande civilisation……connaissant même l’écriture puisque Critias dit : «  ils  - les habitants de cette île – gravaient sur une tablette d’or …. » .Ils gravaient ?  ceci amène naturellement à une question ; que devient alors le dogme de l’origine orientale de l’écriture ?

N’est-ce pas 9 millénaires avant J.C. reconnaître une bien grande civilisation à ce peuple atlante alors que tous les préhistoriens s’accordent à voir l’humanité entière ne sachant rien faire d’autre qu’éclater la pierre ou, au mieux, la polir pour se tailler des beefsteaks d’aurochs, alors que la dernière période glaciaire se termine à peine ?

Il est possible………..Et cependant nous verrons subsister, en Occident même, tenu pour arriéré, une telle science de la terre, de la nature, des animaux et sans doute des hommes, que cela semble moins inadmissible !

 

3-Et puis, il y eut ce cataclysme….. !

C’est Critias qui l’énonce…..Un cataclysme d’une telle ampleur qu’il détruisit………tout !

Il n’en faut pas tant pour détruire tous les moyens d’une civilisation, les survivants capables de recréer n’ayant pas forcément les « ouvriers » à leur disposition ; et les ouvriers isolés ne pouvant guère aller au delà de leur ouvrage !

Oui je sais, on ne peut absolument pas jurer, faute de preuves absolues, que l’île ait existé, mais les Atlantes, eux ont existé, et il est certain, que c’est principalement d’eux que nous tenons notre tradition occidentale, élevage, culture, et métiers, …………..et il est même probable que c’est également d’eux que les orientaux tiennent la leur !…..Rappelez vous ;……le jaune engendre le rouge, qui donne naissance au noir…. ;qui lui se verse dans le blanc ! Le jaune en est perdu pour nous occidentaux, mais du rouge tout nous subsiste par le noir….. Je vous ai fait un petit rébus bien maladroit et vous avez, je pense saisi ?

Toutefois, avant de parler de ce cataclysme qui marqua si profondément le monde, je souhaiterais m’attarder sur un petit problème géographico-linguistique qui me semble avoir eu une importance dans ce que l’on peut nommer «  l’après cataclysme »…..C’est à mon sens nécessaire pour la compréhension de la suite :

Donc, la faille de Tanger …(puisque avec les colonnes d’Hercule vous en avez déjà tous perçu la réalité )– goulet étroit à cette époque, allait jusqu'à la mer atlantique et aboutissait à un lac dont les rivages constitue aujourd’hui la baie de Tanger et sa plage !

Géologiquement on en retrouve la trace et ce lac devait occuper toute la partie ouest, la plus large de l’actuel détroit, entre Spartel situé au nord atlantique du Maroc et Cadix au sud-ouest atlantique de l’Espagne …Une large bande de roche fermait ce lac du côté océan ! Vous pouvez d’ailleurs tracer une ligne entre ces deux villes pour vous représenter la physionomie du détroit au temps « pré-cataclysmique » !

Or, la Tradition fait allusion, à multiples reprises, à un lac appelé « Triton » «  qui n’était séparé de la mer que par une étroite bande de terre » et sur les bords duquel était élevé « la triple enceinte ( tiens donc !) d’un temple de Poséidon » !

Par ailleurs, Diodore de Sicile ( auteur d’une excellente « Histoire universelle » que je vous recommande spécialement ) prétend même qu’il existait jadis (!), en Afrique du Nord, un très vaste lac que les anciens appelaient le lac Triton et qui disparut à la suite de tremblements de terre «  qui ont rompu les digues du côté de l’océan.. » ! Océan, terme bien réservé à l’atlantique…….

Or, il semble que l’on situe ce lac de triton dans la dépression de Gadès , une oasis tunisienne. Ce lac aurait donc disparu lors d’un exhaussement de terrain ( géologiquement prouvé) et de l’assèchement qui s’en suivit ! Mais c’est un lac qui se vide et non la mer qui le submerge…..! ( a titre de remarque il faut préciser que beaucoup d’auteurs donnent au lac Triton le nom de Tritonis pour une hellénisation de Térin, ou Terim ou.Tengiz…….Tanger ! ! !)

On peut dès lors se poser la question de savoir si le lac de Triton aurait été ce lac de Tingis sur les bords duquel était élevé, dans une triple enceinte, ce fameux temple de Poséidon ? Ce temple où Antée suspendait les têtes des étrangers qui avaient voulu pénétrer dans son royaume ! Antée qui, vous le savez, dans la mythologie grecque et même berbère, est le fils de Gaïa (la Terre) qu'elle engendre seule ou avec Poséidon selon les traditions !. Antée qui avait la particularité d'être pratiquement invincible tant qu'il restait en contact avec le sol, car sa mère la Terre ranimait ses forces chaque fois qu'il la touchait. Antée qui a été vaincu par Héraclès qui le souleva de terre et l’étouffa !  ( toujours la symbolique !)

Il faut alors se souvenir que Neth, l’égyptien auquel le temple de Saïs  était dédié, était assimilé par les Grecs à leur déesse personnelle Athéna, et qu’une légende fait naître Athénas sur les bords du lac Tritonis………Neth-Athéna auraient-ils été les éponymes d’une première invasion vers l’est des Atlantes partis des bords du lac Tritonis et qui, plus tard, s’opposèrent à une nouvelle invasion ?

Nous avons posé le décors, et après ce bref rappel, venons en à ce qui nous occupe ! au cataclysme et ses suites

Le récit de la guerre que Platon voulait conter ne nous est pas parvenu ! En effet, le Critias s’arrête au milieu d’une phrase ( oui c’est frustrant) ! La légende historique d’Hercule s’arrête également à la séparation de Calpée et d’Abyla ; les deux colonnes et ensuite Hercule descend aux enfers ; …….C’est ainsi que la légende tourna au symbole !

La préhistoire s’accorde quand aux dates, avec la légende et aussi avec Platon : c’est le fameux « hiatus » entre le mésolithique et le néolithique, approximativement situé vers le neuvième millénaire avant notre ère.

La date, Platon l’avait donnée, mais la légende aussi et par le truchement du Zodiaque, ce qui est un remarquable moyen de datation qui ne joue pas sur les rois et leurs dynasties, ni sur quelques événements humains, qui ne sont que des incidents au sens de l’histoire, mais sur les rythmes solaires, beaucoup plus stables !

Et c’est ainsi que la légende d’Hercule fournit tous les éléments d’un réel calcul.

Je vais m’efforcer d’être simple :

(a suivre)

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