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Hauts Grades

COLONNES et TRADITION

6 Avril 2012 , Rédigé par robert Publié dans #Planches

6-Au cœur du problème

Je reprend donc .

On sait maintenant que le point vernal, ce point dans le ciel où se trouve le soleil lorsqu’il coupe dans sa course l’équateur céleste, à l’équinoxe de printemps, varie chaque année d’une cinquantaine de seconde d’arc. Son déplacement dans le ciel est ainsi, approximativement, d’un degré d’arc tous les 72 ans….. ! Ce point vernal se déplaçant par rapport à la terre, dans les diverses constellations du zodiaque, il est donc possible de mesurer le temps par ce déplacement dans ces constellations.

On ne peut connaître la position de ce point par une visée directe et l’on a cru longtemps que les anciens n’avaient pas connu ce phénomène, retrouvé il est vrai assez récemment, mais on s’est ensuite rendu compte qu’ils le connaissaient parfaitement et que les Grecs ( ainsi que les Egyptiens, les Perses avant eux ) l’avaient fort bien calculé !  ( il existe d’ailleurs un excellent ouvrage à lire par tous FM ; Rythmes du temps Astronomie et calendriers de Emile Biémont Cet ouvrage replace la problématique de la mesure et de la découpe du temps dans son contexte astronomique, puis dans son contexte historique.)

Nous avons vu que ce point vernal fait le tour du zodiaque, c’est à dire revient à son point initial en environ 26000 ans, c’est à dire que le zodiaque étant divisé en 12 constellations admises égales et chacune de 30°, le point vernal parcourt donc chacune d’elles en 2150 ans environ….. !

Cette précession se faisant dans le sens rétrograde, c’est à dire dans le sens :

Poisson Verseau Capricorne Sagittaire Scorpion Balance Vierge Lion Cancer Gémeaux Taureau Bélier

…et le point vernal, qui se trouve actuellement dans la fin du signe des Poissons, se trouvait dans les signes :

du Bélier de :                – 150 à – 2300

du Taureau de :            – 2300 à – 4450

des Gémeaux de :        – 4450 à – 4600 *

du Cancer de :              – 6600 à – 8750

enfin du Lion de :         – 8750 à – 10900

ceci approximativement bien entendu !

Or, on constate que le temps pendant lequel le point vernal se trouve dans une constellation zodiacale correspond à une ère religieuse et que le symbole de cette ère est toujours, de sorte ou d’autre, dans un rapport étroit avec la constellation dans laquelle se trouve le point vernal.

Il est je pense, à peine besoin de rappeler que les premiers chrétiens dessinaient comme hiéroglyphe du Christ un poisson, que le Graal chrétien est gardé par un roi-pêcheur, que le Saumon du savoir est apparu dans les légendes celtiques, peu avant l’invasion de la Gaule par les Romains ; et que, pour les musulmans, le Croissant est à la foi lune et poisson…. !

Avant le Poisson était le Bélier, quand les Grecs de Jason allaient chercher la Toison d’Or, au temps de Jupiter Ammon, aux cornes de Bélier ; d’Amon-Râ, également aux cornes de bélier en Egypte, avec les allées de béliers à Karnac……….Et au temps de Bélen en Celtique, Bélen qui portait le nom même du Bélier : le Bélin….

Avant encore était le Taureau, avec le bœuf Apis, la vache Athor, le Minotaure en Grète, les Taureaux ailés de Babylone ( qui se survécurent ) et le Taureau de Cualngé en Irlande, le Taureau Tarnos en gaule.

L’avaient précédé, les Gémeaux qui ont laissés les deux colonnes phéniciennes, devenues colonnes des temples,( les voici !) pylônes égyptiens, et plus tard les tours gémellées de nos églises !

Avant encore était le Cancer, l’animal à carapace qui est resté comme un signe de temps de bonheur sous la forme du scarabée !

Avant encore, le Lion dont le sphinx en est un rappel dont la signification réelle est perdue.

Ainsi, ce sont les signes du zodiaque qui « signent » le rituel et la forme religieuse d’une ère, rituel et forme qui disparaissent avec le signe, mais la datation n’en est pas moins certaine et assez précise.

De plus, le rituel nouveau, à chaque changement d’ère et de forme religieuse ( et c’est seulement la forme et le rituel qui changent ) implique le rejet de l’ancien rituel et des anciennes formes, c’est à dire la « mise à mort » du signe précédent.

Pour s’en tenir aux temps les plus récents, à l’aurore du Bélier, Thésée tue le Minotaure, le Taureau d’Irlande est mis à mort et ses membres éparpillés….Au seuil du Poisson, on met à mort l’Agneau pascal sous la forme d’un Dieu…….Et actuellement……la chasse sous-marine commence à prendre quelque apparence rituelle, à cet égard existe d’ailleurs une « confrérie » extrêmement fermée, ouverte sur seule cooptation ( trois normalement ) en faveur de plongeurs de très très haut niveau et ayant été « remarqué » !

Or, les travaux d’Héracles ( c’est, pour lui la recherche des pommes d’or des Hespérides qui l’amena vers ce que l’on nomme maintenant Gibraltar, mais qui en des temps pré-déluviens n’était qu’un isthme reliant l’Europe à l’Afrique !) débutent par un travail rituel qui est la mise à mort d’un lion, le lion de Némée, ce qui normalement donne à l’ère hérakléenne le signe du Cancer, et son dernier travail est ainsi la formation des deux colonnes au détroit de Gibraltar, signature des Gémeaux !

En toute logique, l’ère hérakléenne se situe donc aux temps du Cancer, c’est à dire entre 8750 et 6600 avant notre ère.

Un « recoupement » géologique du temps de l’ouverture du détroit de Gibraltar serait, évidemment, déterminant, mais il apparaît bien difficile car l’érosion constante due au flux et reflux des marées interdit, vous vous en doutez, toute relèvement valables et si son élargissement est constant par suite de cette érosion, l’absence de mesures précises dans les temps anciens ne permet guère de conclusions qui soient d’une part intéressante et surtout d’autre part probantes !

Quand à la largeur de ce détroit, un premier chiffre ( fort sujet à caution) aurait été donné 500 ans avant notre ère. C’est d’ailleurs un chiffre Grec qui ne saurait donc être retenu, les Puniques ne permettant pas aux étrangers d'approcher de ce lieu   La largeur aurait été d’un mille ( 1609m)

Pithéas de Marseille ( dit « le massaliote » de Massalia, ou il résidait quand Marseille était une colonie Grecque  III° siècle avant Jésus-Christ). grand navigateur qui fut un des premiers, sinon le premier Grec à le franchir, ne semble avoir laissé aucune précision à son sujet, mais en son temps, Euton ( cité par Jacques Amyot. dans ses traductions de Plutarques -1784 ,édité par l’université d’Ottawa).l’estimait à 4 milles !

Mais encore plus précis ; vers le début du 1er siècle de notre ère, Tite-Live ( c’est le plus célèbre des historiens romains. Son oeuvre s'étend de la fondation de Rome à l'an 9 av J.C. Il faut lire impérativement La deuxième Guerre Punique ) lui attribuait une largeur de 7 milles ( env 11200 m) ; quatre cents ans après on lui accordait 12000 milles ( 19300m) !

Actuellement, cette largeur est de 15.000 milles ( soit 24 km !)…….Il est donc difficile d’en tirer une indication valable !

Quoi qu’il en soit, le cataclysme a dû être effroyable et la science moderne, qui ne croît pas du tout à l’existence de l’Atlantide mais croit en revanche au cataclysme, a essayer de l’expliquer. or, il apparaît qu’elle y soit parvenu après une multitude d’hypothèses

Pour peu que l’on ne possède pas les notions de bases ( c’est la raison pour laquelle je me suis autorisé à vous faire souvenir de quelques notions ) on s’y perd un peu dans le foisonnement de calculs intervenus dans cette explication, je vais faire simple :

( a suivre)

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