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Hauts Grades

COLONNES et TRADITION

6 Avril 2012 , Rédigé par robert Publié dans #Planches

On explique le mécanisme

La première question venant à l’esprit étant je pense la suivante : «  mais comment un tel cataclysme a-t-il pu survenir par ce percement entre deux mers de même niveau ? »

Là se situe effectivement le problème !

Retravaillons nos calculs :

Imaginons un barrage coupant et obstruant le détroit de Gibraltar……et observons à l’échelle du temps ;

Première observation ; l’évaporation des eaux sur toute la surface de la Méditerranée est telle que le rapport hydrique des fleuves qui s’y déversent, tant en provenance de l’Europe, de la Mer Noire que de l’Afrique, sont insuffisants pour compenser cette évaporation !

En temps normal, il s’ensuit que, si le niveau de la Méditerranée demeure constant, c’est que l’appoint est fait par les eaux de l’Atlantique se déversant par le seul passage qui existe entre ces deux mers, c’est à dire le détroit de Gibraltar. Effectivement, dans le détroit, les marées atlantiques provoquent un courant Océan-Méditerranée, puis baissent, provoquant un courant en sens contraire, mais ce courant de reflux est infiniment moins important que celui du flux. Autrement dit, l’Atlantique envoie plus d’eau en Méditerranée qu’il n’en revient. C’est cette différence qui constitue l’appoint à l’évaporation et rétablit l’équilibre des eaux !

Or, si par suite d’un « barrage » du détroit cet appoint venait à manquer, alors les eaux de la Méditerranée baisseraient jusqu'à ce que la surface d’évaporation soit telle que l’équilibre s’établisse entre la perte d’eau et l’apport fluvial. Et cet équilibre, calculs faits, s’établirait lorsque le niveau actuel de la Méditerranée aurait baissé de………200M……ce qui était la situation au moment du cataclysme !

Ceci effectivement suggère immédiatement à l’esprit que, lorsque le détroit n’était pas ouvert, la Méditerranée se trouvait près de 200M en contrebas de ce qu’elle est actuellement ! Ses rivages avaient donc un tracé tout différent de l’actuel ; par exemple une bonne partie de l’Adriatique était asséchée, la Méditerranée orientale séparée de la Méditerranée occidentale par de minimes ouvertures dans la bande de terre reliant la Sicile et la Tunisie. L’archipel Grec cessait d’être aussi fragmenté et les eaux de la mer Noire se frayant un chemin dans le Bosphore, avait toute l’apparence d’un fleuve en descente rapide. Or, le mot fleuve n’est-il pas resté d’ailleurs attaché à ce détroit ? En Turquie on dit le fleuve Bosphore du détroit ! Le nom d’origine de Bosphore vient d’un mot grec qui signifié « le gué de la vache ». Pourquoi ? Dans la mythologie, vous le savez, la nymphe Io, ( fille d'Inachos, dieu-fleuve et de Mélia ), courtisée par Zeus ( père des dieux) et transformée en génisse par la jalousie d’Héra ( épouse de Zeus ), Io chercha à échapper au taon que lui envoya Héra en plongeant dans les eaux bouillonnantes qui séparaient les deux continents. ! Eaux bouillonnantes, c’est bien  la description d’un fleuve !

Donc, au temps de la rupture, surtout si celle-ci s’accompagna d’un puissant raz de marée, d’énormes trombes d’eau durent se déverser, noyant en quelques heures toute la Méditerranée occidentale et, plus lentement mais tout de même assez brutalement, le bassin entier ; puis les terres basses dont le Sahara !

Il faut encore observer la carte géologique :

Logiquement, il ne dut émerger, de l’Afrique du Nord, de l’Asie antérieure et de l’Europe du Sud que l’Atlas, l’Ethiopie, le Liban, le Caucase, les Alpes, les Pyrénées et les hautes sierras d’Espagne. A partir des Pyrénées, la gaule dut être balayée mais certainement pas submergée…

Il est certain que mécaniquement les pays les plus atteints furent l’Amérique, balayée, peut-être même défoncée, en tout cas submergée, pendant un temps, jusqu’aux Andes. Les mouvement de terrain y furent d’ailleurs énormes puisque l’on a relevé des traces de constructions portuaires dans les Andes jusqu'à près de 3000M d’altitude !

Ainsi, balayée toute la civilisation, balayée l’Atlantide, à jamais engloutie ! En Afrique même, El Idrissi ( connu sous le nom latin de De Dreses, est un géographe et botaniste marocain, Il est renommée pour la rédaction d'un ouvrage de géographie descriptive « Le Livre de « Roger ». Ce livre fut rédigé à la demande de Roger II, roi normand de Sicile, pour illustrer et commenter un grand planisphère On peut le consulter à la BnF ) historien arabe qui recueillait des traditions orales, dit qu’au moment de la catastrophe, le niveau de la mer se serait élevé de 11 stades ! ! ! ! ( c’est env 2000M !)…..

Engloutie l’Atlantide, quel qu’ait été le lieu où elle se trouvait et dispersés les Atlantes, du moins ceux qui purent échapper, de l’Atlantide même ou de ses colonies, mais privés de tout, de culture, d’élevage, d’outils, de savoir……….Réfugiés, les survivants, dans les monts de l’Atlas, de l’Andalousie, des Andes, et sans doute de l’Europe d’au delà du 45ème parallèle……..Et aussi les marins qui avaient échappé aux tempêtes, aux raz de marée…….Ils sont devenus légendaires ; c’est Ut-napishtim en Suméro-babylonie, Dwifah de la légende celtique, Yima en Perse, Nala et Neua au Mexique, Manobosho chez les indiens canadiens, Pokawo pour les Delawares et……….évidemment, Noé sur son mont Ararat du Caucase !

Une dispersion……..une diaspora …..une mémoire conservée par le symbole !!

On ne sauve certes pas une civilisation avec quelques individus dispersés et sans moyens, mais aucune civilisation valable n’existe sans une tradition qui s’arme de symboles qui peuvent fort bien ne pas être compris par ceux qui les transportent, mais n’en restent pas moins des symboles, fragments de cette langue universelle qui passe par-dessus les langages, qui se transmettent un peu religieusement avec leurs tabous, qui les maintiennent dans leur intégralité !

Or, il ne fait aucun doute que pour les Hommes, le déluge a été et restera un fait d’une extrême importance certainement le PLUS important ! La symbolique entra en vigueur pour s’en souvenir, et les colonnes rappellent la rupture et l’ouverture de l’isthme de Gibraltar !………Cette rupture qui passa, non dans l’histoire, mais dans la tradition symbolique car….. les symboles qui passent les siècles et se retrouvent par les Hommes au fils des millénaires peuvent refaire une Tradition, et peut être même refaire une civilisation, car les traditions se conservent beaucoup mieux que les théories philosophiques………et parfois que l’histoire elle même !…..La permanence du symbole assure la transmission…..Ainsi le souvenir du déluge et ses suites en est gardé par les « colonnes »…..

Le problème alors qui se pose c’est  « Comment conserver le souvenir de ces colonnes? » A cette question une réponse vient immédiatement à l’esprit : Dans un Temple, lieu sacré par excellence , c’est d’ailleurs ce que les phéniciens ont fait !  Ensuite il faut résoudre le problème de leur emplacement : Ou les mettre en effet?  Rappelons nous que leur « origine » réside dans la création du détroit de Gibraltar, c’est à dire à l’entrée de la mer extérieure….A l’entrée du détroit ? c’est à dire à l entrée du Temple ! et c’est ce qui à été réalisé !

Reste alors maintenant à répondre aux questions du début :

Que sont ces colonnes ? : C’est suivant la grande tradition le souvenir du temps ou l’isthme existant à été « ouvert » en deux par le grand bouleversement qui a relié les deux mers…..

D’ou viennent elles ? : De la mémoire des peuples inscrit dans la légende et conservée dans la Tradition et principalement pour nous occidentaux, au Moyen Orient et en Grèce

Enfin, que veulent elles nous dire ? : C’est pour la Tradition la transmission du rappel que le genre humain a été décimé et « remodelé » par le déluge né de la rupture de l’isthme

Car , oui, le cataclysme, qui à mis en œuvre des forces prodigieuses, a re-modeler une nouvelle « race »………….En force,….. Il établira ; !…….C’est aussi une autre……. « lecture ». !

( a suivre)

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