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Hauts Grades

COLONNES et TRADITION

6 Avril 2012 , Rédigé par robert Publié dans #Planches

7- Du signe zodiacal apparent au signe caché ;

De la permanence du zodiaque

Abordons enfin très succinctement la notion zodiacale.

J’ai en effet, souvent fait référence au zodiaque, il semble alors naturel d’aborder cette notion afin simplement de démontrer, si tant est que cela soit possible, n’être pas encore un « doux illuminé ! »….. !

D’abord, il me faut vous préciser pour rappel, que c’est un livre de J Richier : géographie sacrée de la Grèce, qui fait le mieux saisir l’ampleur de l’entreprise Grecque pour reproduire sur terre la géographie sacrée des cieux, c’est à dire le zodiaque ! ( je vous rappelle que Richier est celui qui a établi le texte des œuvres complètes de G de Nerval !)

L’orientation des temples, les figurations sur les vases sacrés, tout ce qui a trait aux conceptions cosmogoniques des Grecs s’inscrit, de façon rigoureuse, dans le symbolisme zodiacal, dans une grille de repérage obtenue en traçant trois roues zodiacales dont les centres sont Delphes, Sardes et Délos.

Cela montre qu’il suffit de confronter à la grille zodiacale les symboles frappés sur les deux faces d’une pièce de monnaie grecque antique pour déterminer quelle cité avait émis cette pièce, avec autant de certitude que nos codes postaux actuels !

Lorsque l’on a bien lu son livre, on est obligé de donner raison à Platon, lequel fait dire à Solon que, dans les temps anciens et oubliés, Athènes avait accompli d’admirables exploits, à partir d’institutions cousines des égyptiennes, exploits même, supérieurs aux réalisations égyptiennes ( re-voyez le Timée en 20d à 22e).

Même si toutes les connaissances que l’on prétend encloses dans les pyramides y sont encloses, c’est peu de chose à côté de ce qu’ont réalisé les Grecs des temps archaïques.

Pour fixer les idées, il est certain que l’on ne peut certes pas comme cela, dénigrer l’antiquité égyptienne, mais force est de reconnaître que l’œuvre des Grecs est encore plus prodigieuse……prodigieuse dans le plein sens du mot, qui tient du prodige, car rien ne nous permet de comprendre comment, à une époque si lointaine que tout souvenir en était déjà perdu du temps de Solon ( 7 siècles avant JC !), les Grecs sont parvenus à établir leur triangle sacré, Delphe, Sardes et Délos de façon que Delphes et Sardes se trouvent sur le même parallèle, et que Délos forme avec elles un triangle isocèle presque parfait. ( Delphe au NO d'Athènes, Sardes à l’E de Smyre sur l’autre rive de la mer Egée et Délos est une île !)

Comment donc ont-ils fait, de plus, pour orienter, avec une très grande précision, le temple du mont Ida, dans l’île de Crète, sur le temple du mont Olympe situé tout au nord de la Grèce ! Comment ont-ils pu, techniquement, réussir cela et quelques autres prodiges de même nature ? Et, plus surprenant encore, qu’est-ce qui a pu leur donner l’idée de tenter de telles prouesses techniques ?

Je pense que l’on peu répondre sans se tromper que le mot clé est RELIGION !

 

La religion

Religion, comme vous le savez, vient du mot latin « religare » qui veut dire relier. Or, depuis que Lénine a dit que la religion est l’opium des peuples, l’usage s’est établi d’oublier que l’étymologie définit parfaitement l’objet initial des religions : c’est à dire maintenir le lien entre les cieux et la terre !

Cet objet est flagrant, dans les premières religions, dès qu’elles apparaissent dans l’histoire.

De l’origine des premières civilisations perdues dans la nuit des temps, nous savons surtout ce que les premières civilisations veulent bien nous en dire. Et elles disent TOUTES la même chose : les hommes émergeaient tout juste de l’animalité, lorsque les Elohims, physiquement analogues, sont arrivés du ciel ; et quand les célestes, après un demi échec ( c’est l’Adam avant l’Adam kadmon !) sont repartis « en haut » ils ont laissé à quelques humains sélectionnés, un ensemble de connaissances, avec mission de les garder et de les gérer au mieux de leurs capacités………C’est à cet instant qu’il a fallu graduellement conserver sous une forme « immuable » toutes ces connaissances pour leur transmission…….

Lorsque les temps historiques commencent, les premières civilisations sont là, à la foi surprenantes par leur savoir et désarmantes par leur modestie, attribuant tout leur savoir à l’héritage laissé par les Anciens qui avaient personnellement connu les dieux !Si les prêtres avaient cherché simplement à endormir leurs peuples avec un opium spirituel, afin de mieux les dominer, pourquoi se seraient-ils donné ce mal incroyable pour préserver les connaissances astronomiques zodiacales faisant partie de l’héritage allégué ? Pourquoi se seraient-ils donné ce mal, plus incroyable encore, de matérialiser dans la pierre un symbolisme ésotérique complexe, dont la signification ne pouvait être saisie par des peuples analphabètes ?

Dans les communautés primitives, les sorciers ne vont pas chercher si loin, ils en seraient d’ailleurs incapables dans leurs grandes majorités !.

Dans les communautés primitives, les sorciers proclament « sacré » ce qui leur plaît de proclamer « sacré » et c’est ainsi !

Dans les premières civilisations, tout au contraire, l’architecture, les rites, tout le symbolisme sont rigoureusement reliés à un ensemble de connaissances dont personne n’est jamais parvenu à expliquer comment il aurait pu être établi par les hommes des temps archaïques, et dont de temps à autre un « visionnaire ? » découvre l’articulation !

La religion des premières civilisations est une religion. Les prêtres en sont les mathématiciens, astronomes et architectes, absolument convaincus de la nécessité de maintenir le lien entre les cieux et la terre. Ils consacrent tous les instants de leur vie à l’étude de ces liens et à la recherche d’une compréhension meilleure de la Tradition :

Si la religion des premières civilisations est un opium pour le peuple, l’équivalent actuel de cet opium est la recherche scientifique ; les prêtres-astronomes de l’antiquité sont les pères spirituels des chercheurs d’aujourd’hui, qui eux aussi consacrent leur vie à l’étude des liens entre notre planète et le reste de l’univers.

Aujourd’hui, la cohérence de l’univers est attribuée à ce que Einstein appelait une orthodoxie mathématique ; dans l’antiquité, cette cohérence était attribuée à la loi de Dieu des dieux ! dans les deux cas, il s’agit d’une croyance, et une croyance en un principe immatériel. Et une telle croyance débouche, nécessairement, sur une vie d’étude d’une part, et de l’autre sur la résolution bien affirmée de faire admettre, aux masses incapables d’en percevoir la signification, la nécessité d’entretenir une recherche pure, et ce en assurant aux chercheurs un salaire honorable et les indispensables moyens dispendieux, car au bout de ces recherches, il y a la Connaissance de l’Univers !

( à suivre)

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