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Hauts Grades

COLONNES et TRADITION

6 Avril 2012 , Rédigé par robert Publié dans #Planches

Du possible et de l’impossible :

Le lien entre les cieux et la terre est toujours, dans toutes les premières civilisation, assuré par le symbolisme zodiacal. Notez ici une précision essentielle : aucune confusion n’est possible, entre une peuplade qui adore son animal-totem et une société dont la religion établit un lien avec les cieux par le symbolisme zodiacal !

Lorsqu’un animal apparaît, parmi les symboles d’une religion « zodiacale », c’est toujours un animal tiré du Zodiaque et il possède TOUJOURS son symbole annexe, le symbole diamétralement opposé : quand vous rencontrez un scarabée symbolique, si le symbolisme est zodiacalement orthodoxe, le capricorne n’est pas loin !

Mais avant, il faut commencer par bien comprendre ce que le zodiaque représentait, pour l’observateur de l’antiquité, qui observait à l’œil nu ! Son télescope est le télescope du pauvre ; la ligne d’horizon, avec quelques pierres levées, dont l’extrémité pointue constitue la ligne de mire. La région privilégiée du ciel est évidemment l’orient, où chaque matin se lève le soleil.

Devant sa ligne de mire, l’observateur voit les constellations tourner dans le sens gauche à droite. Lorsque la constellation qui, à la première observation, se trouvait à l’orient reparaît à l’orient, l’observateur constate que le cycle des saisons recommence sur la terre.

Constater que le printemps revient quand le soleil se lève à l’endroit où son lever cache les étoiles d’une constellation X et déterminer la durée d’une année comme retour du soleil devant l’étoile Y de la constellation X, c’est à la portée de l’observateur le plus primitif. Une année ainsi déterminée, par le retour du soleil devant une étoile de référence, c’est évidemment une année sidérale-solaire. Et l’année sidérale-solaire dure 365 jours 6H 9mn 9,6 s !

Mais nous avons vu brièvement avec la précession, que les choses sont moins simples : le soleil apparaît à l’horizon ( comme un point vernal) un peu avant que l’année sidérale-solaire ne soit achevée. Cette avance de 20mn 20s par an, constitue , vous le savez, le phénomène de la précession.

Mais cela, c’est quelque chose dont les observateurs de l’Antiquité ne pouvaient pas se rendre compte, dont ils ne pouvaient pas déceler le principe, et moins encore en déterminer la durée !

Mais quand je dis que les observateurs de l’Antiquité ne pouvaient pas s’en rendre compte, je m’avance beaucoup !

Pourquoi ? Jusqu’en 1969 où le livre de Santillana a jeté la perturbation ( je vous ai déjà parlé de Santillana avec son livre hamlet !), tous les historiens des sciences étaient d’accord pour conclure que découvrir l’existence d’un phénomène aussi lent, et aussi complexe, étaient très au-dessus des possibilités des astronomes de l’antiquité……..et ils en tiraient une conclusion en apparence logique : ce que les anciens n’ont pas pu déterminer, ils ne le connaissaient pas, DONC ils ignoraient le phénomène de la précession…cqfd !

Mais avant d’en venir à cette conclusion, jetons donc un coup d’œil sur les raisons qui avaient amené tous les historiens des sciences à professer que le principe de la précession n’a été découvert qu’en –128 par Hipparque et que la durée du phénomène n’a pu être sérieusement établie  qu’a partir du 16è de notre ère ! Les raisons de l’impossibilité alléguée par les historiens des sciences sont nombreuses , voici les plus « évidentes » :

-          l’année sidérale-solaire n’étant pas faite d’un nombre rond de jours, le décalage annuel de plus de 6H est bien visible, alors que le décalage « surajouté » par la précession est infime et passe donc, a peu près nécessairement inaperçu

-          au bout de 70ans environ, le décalage dû à la précession atteint, certes, un jour entier……mais le phénomène reste toujours imbriqué dans le décalage annuel majeur de 6H9Mn9,6S et qui, au bout de 70ans, représente plus de 4 jours et demi.

 De toute façon, 70 ans c’est long. En admettant qu’il commence sa carrière à l’âge précoce de 10 ans, lorsqu’il en aura 80, notre observateur antique n’aura plus ses yeux de jeune homme. Il aura certes formé des disciples. Et ces disciples formeront à leur tout des disciples. Au bout de quelques siècles, le décalage dû à la précession aura certes, produit des effets qui ne peuvent pas passer inaperçus : la naissance du printemps sera avancée de plusieurs jours, de 5 jours en trois siècles !

Mais des observateurs ne possédant pas une écriture scientifique précise, ont-ils pu, en se fondant sur des observations faites par des générations successives, déterminer l’existence d’une précession ?

Il semble exclu qu’ils aient pu accomplir un tel exploit.

Même aux temps historiques, les hommes n’avaient pas encore de calendrier constant au long des siècles, ni de garde-temps suffisamment précis pour étayer les observations nocturnes ( quand les cadrans solaires étaient inefficaces !), ni rien de ce que les historiens des sciences estiment indispensables pour découvrir l’existence du phénomène de la précession. Lorsqu’ils constataient que la naissance du printemps avait glissé, ils mettaient ce glissement sur le compte d’une mauvaise détermination du nombre d’heures que l’année sidérale-solaire a en plus de ses 365 jours entiers…….dans la mesure où ils n’incriminaient pas quelques fantaisies des dieux !

A ces raisons technologiques, les historiens ajoutent les données établies par leur discipline : si dans certains pays le début des semailles n’est pas à huit jours près, en Egypte, la prévision exacte du jour d’équinoxe était essentielle ; les crues fertilisantes du Nil étaient directement liées à l’équinoxe du printemps, donc à la précession de celui-ci ! C’est ainsi que les prêtres-astronomes égyptiens avaient ainsi été contraints de déterminer une année sidérale-solaire d’une précision remarquable.

Faisant débuter leur année le jour d’une crue du Nil, les prêtres-astronomes égyptiens prédisaient de façon exacte le jour où viendrait la prochaine crue fertilisante, et assurant ainsi une période de « vaches grasses » pour le restant le leurs jours. Mais, en moins d’un siècle, un décalage apparaissait, une crue arrivait un jour en avance sur les prévisions………et les vaches maigres arrivaient ! les prêtres ordonnaient des prières, des sacrifices, des guerres au besoin, pour amadouer les dieux. Les dieux ne se laissaient pas amadouer, les choses s’aggravaient, au contraire, et au bout d’un petit siècle de prières, le décalage dépassait deux jours !

C’est alors que les prêtres aux prières inefficaces étaient jetés à la trappe, d’autres prêtres-astronomes leur succédaient, qui rétablissaient le premier jour de leur calendrier à la crue expérimentalement constatée, recommençaient à prophétiser juste le jour de la crue suivante……et moins d’un siècle après, tout était à recommencer.

Les historiens des sciences ne s’avancent donc pas beaucoup, en affirmant que les prêtres-astronomes de l’Egypte des temps historiques ne connaissaient pas, étaient même incapables de découvrir le phénomène de la précession !

Mais Santillana ne soutient pas que ces prêtres connaissaient, ou avaient découvert, le principe de la, précession. Ce qu’il soutient, c’est que la précession était connue avant les temps historiques !

Il ne fait pas que le soutenir, d’ailleurs, il en fait la preuve ; tout comme il fait la preuve que les Traditions autres que l’hébraïque, avaient à peu près perdu cette connaissance, aux temps historiques !

Et l’on peut alors aller plus loin en soutenant que c’est très précisément la Tradition Judo-Chrétienne seule, qui elle n’a jamais perdu le fil….et que ce fil constitue son lien-religion avec les cieux.

( a suivre)

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