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Hauts Grades

De l'homme déchu et du Sacrifice de sa volonté

17 Novembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #spiritualité

Tout homme, instruit de l'excellence originelle de l'homme primitif, de sa haute et sublime destination dans l'univers créé, des grandes vertus, puissance et autorité dont il fut revêtu pour la remplir, ne peut se dissimuler, en voyant l'homme actuel déchu de toute sa gloire, tombé dans l'avilissement, malheureux et devenu esclave de l'implacable ennemi dont il avait été établi le dominateur, ( passage très important quand on sait que le mineur c'est vu attribuer la sublime fonction de geôlier des esprits prévaricateurs dans un premier temps puis la mission sacerdotale de les faire remonter dans un élan de pure intention vers la sphère ou le cercle de Saturne afin de réaliser la première étape de la Réintégration collective ) qu'il est soumis à un état de sévère punition justement méritée; que c'est l'orgueil, dont il reçoit encore journellement et à tout instant de nouvelles atteintes, qui l'a perdu; que ces abus énorme de sa puissance, de sa volonté et de toutes ses facultés intellectuelles qui l'a séparé de Dieu; que lié par son choix du Mal, il s'est rendu incapable de se rapprocher par lui-même du Bien, et qu'il resterait éternellement séparé de son Dieu, si l'Amour infini du Créateur pour sa créature chérie n'eut détruit cette barrière d'éternelle séparation par son incarnation dans un corps d'homme, ( principe de la Règle formulée en préceptes Mâle de la Vérité ) dont il a voulu se revêtir pour pouvoir souffrir et mourir dans ce corps, et expier ainsi pour le coupable tout ce qu'il devait à la justice.

 

Mais pour que l'homme puisse individuellement recueillir les fruits de la rédemption du genre humain et s'approprier la pleine jouissance de la part qui lui est destinée, il faut qu'il contribue, par tous les efforts dont il est capable, à l'acquérir; et comme c'est par l'abus de sa volonté qu'il s'est rendu coupable et a mérité sa punition, ce n'est que par un meilleur et constamment bon usage de sa volonté qu'il peut réparer sa faute, il faut donc nécessairement que sans cesse, et en toute occasions de quelque importance, il fasse et renouvelle du fond du cœur le sacrifice de sa volonté propre, de cette volonté du vieil homme qui lui rester pour son malheur; il faut qu'il contracte l'heureuse habitude d'une entière abnégation de la sienne et de la plus parfaite résignation à celle de Dieu, qui se fera toujours assez connaître quand sa résignation sera sincère. Nous en sentons tellement l'importance que nous la demandons tous les jours à Dieu dans la prière qu'il nous a Lui-même enseignée; mais convenons de bonne foi que nous la faisons souvent par habitude et sans beaucoup de réflexion. Dans ce cas, que peut-elle produire ?  ( simplement un mental parasité et compulsif de ses propres histoires, en l'occurrence ces pensées qui nous viennent de l'extérieur envahir les différents champs de perception de la conscience subjacente de l'âme ).

 

Le sacrifice de la volonté propre et l'entière abnégation de soi-même sont cependant si nécessaire à l'homme, qu'il ne doit pas espérer sa parfaite réhabilitation tant que ce sacrifice n'aura pas été fait, ( de la nécessité du Culte d'expiation et du Culte de réparation ) complété et accepté par la Justice. Le vie entière luis est donnée pour lui apprendre à le faire, mais souvent et presque toujours il arrive à son terme avant de l'avoir bien commencé, et il reste bien à plaindre; mais la divine Miséricorde toujours active en sa faveur, sans contrarier néanmoins les droits de la Justice, vient à son secours. * Elle lui accorde une seconde vie qui sera prolongée selon ses besoins *. 

 

Elle a crée pour lui un lieu de souffrances expiatoires, à différents degrés, et de privation purificatoire, dans lequel il pourra accomplir son œuvre, et mériter sa parfaite réconciliation; car c'est là que souffrant autant et aussi longtemps que l'exige la Justice, mais heureux par une ferme espérance, il payera sa dette jusqu'à la dernière obole.

Le précepte d'une entière soumission à la volonté de Dieu et d'un parfait renoncement à soi-même est si absolu, et sa constante exécution est en même temps si difficile, qu'il paraît que notre divin Seigneur et unique Maître Jésus-Christ est venu sur la terre pour nous l'enseigner autant par son exemple que par ses instructions. Quel plus grand exemple pouvait-il nous laisser que son consentement trois fois répété dans le Jardin des Oliviers de mourir ignominieusement sur une Croix, malgré la répugnance extrême que son humanité effrayée venait de manifester. Ô hommes, quelle leçon ! Méditez-là jour et nuit et ne la perdez jamais de vue.

 

Le travail auquel nous nous sommes livrés pour distinguer l'action particulière dans certains cas des deux natures réunies en Jésus-Christ nous a conduit à diverses observations et explications qui l'ont beaucoup prolongé, et dont nous laissons le soin à nos lecteurs d'apprécier l'utilité.

 

Extrait de L'Homme Dieu, Traité des deux Natures de Jean Baptiste WILLERMOZ.

source : blog des amis de Martinès de Pasqually

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