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Hauts Grades

Discours de l'Orateur

29 Avril 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #hauts grades

DISCOURS HISTORIQUE. Les Maçons, depuis la réédification du temple, ayant négligé leurs travaux, abandonnés aux rigueurs et aux vicissitudes des temps ; leurs ouvrages n'étant plus que des ouvrages de corruption, la sagesse de l'ouvrier, la solidité des matériaux et la beauté de l'Architecture firent place au désordre, à la confusion et au vice ; ce fut alors que le G:. A:. abandonna l'édification des temples matériels à l'ignorance et à la témérité des mortels, pour en construire, par la subl:. et supr:. intelligence, de spirituels, dont l'existence ne cessera jamais. ce fut alors que la véritable Maç:. fut presque anéantie parmi les humains : furent brisés, la lumière s'oscurcit, l'étoile flamboyante disparut et la parole fut perdue.


Cependant la volonté de celui qui dirige toutes choses mit un terme à cet événement malheureux, la lumière fut rendue, les outils brisés reprirent leur forme, l'étoile flamboyante reparut dans un plus grand éclat, la parole fut recouvrée.
Cette importante révolution ne fut appréciée à sa juste valeur que par les vrais maçons : eux seuls conçurent les trois col:. fondamentales. tenant à leurs principes, ils continuèrent à couvrir du voile de l'emblème les connaissances qu'ils ne devaient point prodiguer au commun des hommes ; ce sont ces emblèmes et ces connaissances dont la Maç:. est dépositaire, qu'elle transmet, d'âge en âge, dans ses cérémonies, dans ses paroles et ses caractères aux sujets qui s'en rendent dignes.
Les maçons imparfaits, c'est-à-dire les prétendus philosophes modernes, ayant perdu de les vrais principes constitutifs de l'univers, ou plutôt n'ayant jamais été initiés aux augustes mystères de la nature, ont établi des systèmes , contradictoires aux vrais principes. , Trismégiste, Moïse, Salomon, Pythagore, Platon et tant d'autres sont pour eux des énigmes.
Les vrais disciples de ces hommes célèbres regarderont toujours en pitié cette troupe d'aveugles errant autour du temple de la vérité, sans en découvrir l'entrée. Puissent-ils, changeant de système céder à cette voix inérieure et secrète qui leur annonce en nous trois partie bien distinctes, la matérielle, la spirituelle et la céleste, et, comparant leur être à l'univers entier, y reconnaître l'union et la ombinaison de ces trois principes ! Trois buts principaux déterminent l'immensité des connaissances maçonniques, de la réunion de ces buts naît ce que tout vrai maçon cherche... la vérité.


 Ces buts sont la métaphysique, la morale et la physique. Les éléments de ces connaissances sublimes sont renfermés dans nos trois premiers grades, dénommés, pour cette raison, gr:. .
Dans le premier grade, tout s'opère par treois, parce que tout a rapport à trois principes, la naissance, l'existence et la mort : l', le patient et le produit. Dans le second, on commence à détailler les premiers produits, les premières conséquences des trois principes, sous l'emblème cinq, parce que tout y a rapport avec cinq sciences ou connaissances : la métaphysique, la morale, l'astronomie, l'agriculture et l'architecture ; ces trois dernières sciences sont une avec la physique, dont l'étendue des propriétés des diverses productions de la nature et du mystère de ses générations détermine la connaissance.
L'ordre immuable du mouvement des corps célestes, aussi admirable qu'inconcevable, fut l'échelle qui porta l' humain jusqu'à l'intelligence suprême, en élevant l'âme des observateurs de toute chose créée ; ainsi naquit la métaphysique.
L'aspect de ces merveilles qui semblent suspendues sur nos têtes, détermina les observations d'un petit nombre. La série des observations, transmise d'âge en âge, forma l'Astronomie. Un heureux génie, inspiré par le G:. A:. et déterminé par la nécessité, développa ce sentiment inné de cultiver le sol que l'on habite et découvrit le trésor inépuisable de l'Agriculture.
L'agriculture perfectionnée et assurée par l'astronomie, devint la base et le principe fécond des sociétés politiques, dont l'existence nécessite les lois et le développement de la morale.
L'intempérance des saisons, la voracité des animaux, la nécessité de mettre à l'abri le des labeurs de l'homme, força son génie à élever des observations du génie et du goût, donna lieu à la théorie des lignes et des surfaces de l'architecture.


Ces connaissances diverses appartinrent nécessairement à un petit nombre d'individus qui, pendant bien des siècles, s'en assurèrent la possession exclusive, en se servant d'un voile impénétrable ; c'est ce qui donna lieu à ces institutions célèbres dont les sabéens et les brahmes, les mages, les hiérophantes, les furent autant de branches de ces mêmes initiés, que l' et l'étude des sciences et des lettres avaient réunis et que la meurtrière du temps a anéantis. On ne peut mettre en doute que les hiérophantes aient porté au plus haut degré ces différentes sciences. C'est par eux, par ces célèbres philosophes, que nous ont été transmis, par une tradition morale e constante, les de nos mystères.
L'architecture, portée chez les Egyptiens à un degré de sublimité qui étonne encore l'univers, appartenait à leurs prêtres, les hiérophantes.
La nécessité d'étendre, plus ou moins, leurs connaissances, suivant le mérite des sujets, déterminait la division des classes d'enseignement ; leur initiation comprenait trois parties : la purification du corps qui consistait en des austérités ; la purification de l'âme qui consistait en deux parties, l'invocation et l'instruction : l'une obligeait à aller aux sacrifices, l'autre aux conférences, et la manifestation qui était moins un exercice que la récompense des précédents.
Pythagore, à l'exemple des Egyptiens, chez qui il avait puisé ses connaissances et sa doctrine, n'admettait à ses travaux que ceux dont il s'assurait par des épreuves au-dessus des ordinaires. il donna à ses disciples les règles des prêtres égyptiens. Les philosophes juifs, appelés Esséniens, se conduisaient, à peu près, par les mêmes règles. Pythagore assujettissait ses disciples à un silence de cinq , pendant lesquels ils ne devaient qu'écouter sans jamais oser faire la moindre question : on les appelait écoutants. Au bout de ce temps, s'ils en étaient jugés dignes, ils avaient la faculté de parler et de proposer leurs doutes : on les nommait initiés aux sciences. C'étaient les seuls qu'il reonnaissait pour disciples ; il les faisait entrer avec lui dans le secret de ses raisons ; il leur expliquait les causes de tout ce qu'il enseignait, donnant lenom de chaque chose, ses propriétés et son emploi. Il formait leur cœur à la vertu. Les noms et les propriétés des matériaux devenaient, pour ces philosophes, autant d'emblèmes propres à leur rappeler continuellement les leçons du maître. Tout était allégorique.


De la première classe, on passait dans la seconde, où l'on avait les éléments de la science du calcul, des lignes et des surfaces. On y joignait, discrètement, la communication des découvertes et des pratiques secrètes. Cela dépendait du génie et du mérite du sujet, dont le caractère était l'objet de l'étude et de l'observation continuelle des maîtres.
La certitude des résultats géométriques et des calculs devint le principe riche et fécond de l'allégorie sublime par laquelle on élevait les âmes au-dessus d'elles-mêmes, en leur faisant prendre l'essor vers leur véritable patrie, et en les transportant du sein du vrai absolu au sein de la vérité.
La troisième classe était la réunion des connaissances des deux premières, avec la faculté d'en faire l'application. Le maître est celui qui peut enseigner. Il n'est de maître que celui qui connaît parfaitement le et toutes ses propriétés, qui connaît la création, l'accroissement, la perfection, l'unité d', de substance, de nature, dont le produit est le , principe de toutes vérités, de toutes les connaissances maçonniques, etc.
L'application qu'on peut en faire est donc renfermée dans les trois grades appelés ; mais il a été nécessaire, pour faciliter le travail de ceux qui aspirent à la découverte de la vérité, d'établir des classes dans lesquelles on peut donner une espèce de développement aux emblèmes qui s'offrent de toutes parts dans les premiers grades, sans cependant tirer le voile tout entier.


Le grade de R:. C:., tel qu'on le confère généralement, en est une preuve convaincante. Dans ce degré, tout est sensible, ton parle aux yeux, tout paraît à découvert. Hé bien ! ose-t-on se figurer que l'emblème cesse d'exister ? Non, les anciens maçons soit par prudence, soit par d'autres raisons, nous ont fait cacher le point le plus important sous des types hiéroglyphiques sui semblent n'annoncer aujourd'hui que des énigmes. Celui qui, par son travail et ses recherches, découvrira le secret des sublimes vérités qu'il renferme, sera parfaitement satisfait ; il sera assuré d'avoir trouvé la félicité où tout mortel aspire : ses seront heureux, ses mains seront pures, l'indigence et les infirmités auront peu d'empire sur lui [Note de l'auteur : Ce passage et ce qui le suit font allusion au grand-œuvre.] Prenons donc courage, redoublons d'efforts et travaillons avec zèle, constance et patience. Il existe une classe privilégiée de maçons philosophes, dignes de ce titre par l'étendue et la sublimité de leurs connaissances. convaincus que ce n'est pas sans motif que les professeurs de l'art des Sages, les vrais maîtres, adoptèrent pouyr chef celui qui, doué d'un don céleste, eut le silence et la sagesse en partage ; et que ce n'est pas aussi sans raison que les philosophes établirent leurs travaux sur le plan du temple célèbre élevé à la gloire du Très-Haut, par le plus sage des mortels... Salomon. Cette persuasion doit soutenir le zèle de tous les maç:., en songeant que l'art qu'ils professent doit les conduire dans le sanctuaire de la vérité par la pratique des vertus, et une étude constante et suivie de la nature et des merveilles du Grand Architecte de l'Univers.
Le T:. S:. fait applaudir au discours du F:. orateur. Il remercie ; on couvre sa batterie.
Le T:. S:. invite le nouveau chevalier à prêter toute son attention à l'Instruction qui va suivre.

Source : www.boutique.fs.com

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