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Hauts Grades

Disparition de Roland de La Poype

27 Octobre 2012 , Rédigé par Thomas Dalet

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Le colonel Roland de la Poype, compagnon de la Libération, ancien pilote des Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL) du Régiment de Chasse 2/30 "Normandie Niémen", est décédé le 23 octobre 2012 à Saint-Tropez (Var).
Roland Paulze d’Ivoy de la Poype est né le 28 juillet 1920 aux Pradeaux, dans le Puy-de-Dôme. Fils d'un colonel de réserve tué par l'ennemi en mai 1940, Roland de la Poype s'engage le 5 décembre 1939 au bataillon de l'air 131 du Mans. Affecté comme élève pilote à l'école élémentaire de pilotage d'Angers, il est promu caporal et breveté pilote en février 1940.
Répondant à l'appel du 18 juin du général de Gaulle, il rallie l'Angleterre le 24 juin en embarquant clandestinement sur l'Ettrick, un bateau polonais. Arrivé à Plymouth, il rejoint les FAFL. Il prend part à l’expédition de Dakar puis à la campagne du Gabon en qualité de mitrailleur du groupe réservé de bombardement (GRB n°1).
En novembre 1940, il est renvoyé en Grande-Bretagne pour parfaire son entraînementdans les écoles de pilotage de la Royal Air Force. Il débute à Odiham en février 1941, poursuit à Sywell en avril et termine à Ternhill en juillet. A partir d’octobre 1941, Roland de la Poype suit les cours de l’Operationnal Training Unit de Llandow au Pays de Galles avant d’être affecté au Squadron 602 en février 1942 au sud de Londres.
Pendant six mois, il escorte des bombardiers dans leurs missions. Promu au grade d’aspirant en mars 1942, il endommage un Messerschmitt 109 le 13 avril et abat son premier avion ennemi, également un Messerschmitt 109, le 22 août. Après une soixantaine de missions, il se porte volontaire pour rejoindre le Groupe de chasse n°3 «Normandie» qui se constitue au Moyen-Orient avant de partir pour la Russie fin novembre 1942.
Sous-lieutenant, pilote chef de patrouille, à bord de son Yak 3 de fabrication soviétique, Roland de la Poype se distingue pendant les opérations d'Orel, de Briansk, d'Ielna, de Smolensk, de Vitebsk, d'Orcha, de Borissov, de Minsk et bien sûr du Niemen. Au cours des batailles du front de l’Est, il abat 15 appareils ennemis. Fait «héros de l’Union soviétique» avec son camarade Marcel Albert, Roland de la Poype reçoit le commandement de la 1ère escadrille avec le grade de capitaine.
La guerre terminée le «Normandie» rejoint la France et arrive au Bourget le 20 juin 1945. Comme tous les autres pilotes survivants du régiment, Roland de la Poype, en raison de sa conduite au combat, titulaire de 10 citations à l’ordre de l’armée aérienne et de 2 citations à l’ordre de l’aviation de chasse, et totalisant 1 200 heures de vol, est autorisé par Staline à ramener son Yak 3 sur le territoire français.
Affecté au 2e bureau de l’état-major de l’armée de l’air en mars 1946, il quitte l’armée en 1947. Commandant de réserve, redevenu civil, il exerce plusieurs métiers dans lesquels il connaît une grande réussite.
Grand Capitaine d'industrie il fut l'inventeur du berlingot DOP et de la Citroën Méhari.
Il est nommé membre du Conseil de l'Ordre de la Libération en septembre 2002.
Le colonel de la Poype est titulaire de nombreuses décorations, dont:
·         Grand-Croix de la Légion d’Honneur
·         Croix de la Libération
·         Croix de Guerre 39-45 avec 12 citations
·         Croix de Guerre Tchécoslovaque
·         Héros de l’Union Soviétique (URSS)
 

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