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Hauts Grades

Ecossisme

22 Novembre 2012 , Rédigé par P\ M\ G.O. Le Havre 33° Publié dans #Rites et rituels

Avant propos ; ou prolégomènes :
L’écossisme serait le creuset initial de la F.M. dont les origines remonteraient à l’époque du « peuple des poteries cannelées orcadiennes » ( Orcades : archipel de G.B. N.E. de l’Ecosse ) et, aux temps des Egyptiens avec leurs relations à l’astronomie, notamment aux cycles Vénusiens, que l’ancien testament reprend dans ce qu’il appelle « la divine Shékinah » : la sainte lumière ; laquelle donnera le nom aux St Clair d’Ecosse.
La tradition Ecossaise vient donc de l’astronomie et de l’astrologie, toutes deux ayant comme croyance séculaire que la position des astres célestes affectent les actions des individus sur terre. L’écossisme maçonnique, est donc bien antérieur à la création le 24 juin 1717 de la Grande loge unie d’Angleterre ! Il y eut vers 1598, en Ecosse, la création « des statuts et ordonnances devant être observés par tous les maîtres maçons de ce royaume » par William Schaw sous Jacques 6 d’Ecosse, qui devint en 1603 James 1er d’Angleterre.
Cette conception maçonnique, aurait été véhiculée par les templiers, introduite en Ecosse après la mort de Jacques de Molay ; tradition Nazôréenne ( qui est la véritable histoire de J.C.) et, tradition opposée à celle de la G.L. unie d’Angleterre ; car elle prétend ( entre autre) que cette tradition spéculative a façonné des L.L. opératives de bâtisseurs ; il s’en suit l’opposition des « anciens » et des « modernes » où les « anciens sont les L.L. unies d’Angleterre, et les « modernes les L.L. Ecossaises.
Dans l’écossisme, à cause de l’héritage et de la destruction des templiers, on trouve une vive opposition à Rome, au Vatican. Opposition que l’on retrouvera pour d’autres raisons chez les Anglicans. Donc dualité des deux maçonneries ( Anglaise et Ecossaise ) que certains auteurs retrouvent dans la guerre de sécession du Nord contre le Sud en Amérique.
Deux thèses aussi confuses l’une que l’autre sont en concurrence pour l’établissement en France de l’écossisme : celle de l’implantation par le retour de Grasse-tilly et Hacquet venant des Antilles ; et, celle des Jacobites exilés à cause de la prise de pouvoir en 1714 de George de Hanovre .
Si l’on s’intéresse d’un peu près à l’histoire, il paraît évident que la maçonnerie ne date pas de 1717 ; cette date là ; la création de la G.L.U.A. ; ne serait qu’une réaction ; les « anciens » et les « modernes » est une opposition farouche de dynastie Stuarts, Hanovre, Nassau, politique, philosophico-idéologique, scientifique, républicains et traditionalistes théologiques, opposition Anglo - Ecossaise.
Ce que nous appelons aujourd’hui l’écossisme, n’a pas grand-chose à voir avec ce que l’on peut en supposer à l’étude du passé historique ; ( archéologie, histoire, bibliographie)
Pourquoi écossisme :
Une certaine forme de civilisation remonterait à l’époque « du peuple des poteries cannelées orcadiennes ». Ici référence à l’archéologie, et aux datations possibles par les techniques les plus modernes. Peuple situé en Ecosse, Irlande, d’où les recherches font ressortir que leur technologie de construction en pierre est un acte spirituel ; l’astronomie en est leur base calquée sur l’observation du soleil et de Vénus( équinoxes, solstices ) . Une scientifique actuelle soutiens la thèse que les fresques des grottes paléolithiques prouvent les connaissances astronomiques des hommes de la proto histoire.
Cette forme de civilisation est véhiculée vers le moyen orient favorisant l’évolution des Sumériens, puis, l’ensemble des autres sociétés : Egyptiennes, Hébraïques, que les templiers ont fréquentées, vécues et assimilées à leurs rituels ; et, ramenées en Europe, surtout en Ecosse où Hugues de Payns était le gendre de Jaques 6 d’Ecosse.
Le livre d’Enoch reprend les enseignements anciens où Vénus était l’astre suprême, possédait la divine lumière, ce qui a donné : « la divine Sékinah » ; laquelle, fût ensuite associée à l’astre solaire ; le tout formant un ensemble de connaissances détenu par des érudits, « prêtres » druides etc… lequel a été enseigné à des corporations opératives de bâtisseurs, lesquelles se sont organisées en fonction de leurs connaissances : apprentis, compagnons, maîtres. Les templiers ont été les gestionnaires de ces constructions, donc de ces connaissances, de leurs origines, et, plus tard, de ce qu’ils ont dénommé : « la vraie histoire de Jésus » ( de tradition Nazoréenne ) . Ils ont été les dépositaires et les transmetteurs de mythes, de symboles et de rites que ne pouvait accepter le dogme Romain. Cela associé à leur richesse matérielle provoquera la convoitise de la royauté et de la papauté, amenant leur ruine et leur destruction.
Les rescapés se sont réfugiés en Ecosse où les traditions templières étaient vivaces, les familles nobiliaires Ecossaises étant liées aux premiers templiers et à leurs traditions ; à noter que le nom de la famille St Clair, dont la présidence de la grande loge Ecossaise leur revenait de droit, vient de « saint lumière », donc, de la shekinah Hébraïque et du peuple des poteries cannelées.
Une lutte féroce était engagée entre les dynasties des Hanovre, celle des Stuarts, et celle des Nassau pour la domination du royaume : Angleterre et Ecosse. Le terme de Jacobite vient de cette époque où, leurs membres soutiennent Jacques 2 ( 1688 ) contre Guillaume de Nassau ; puis, les Stuarts contre les Hanovre.
En 1714, Georges de Hanovre devint roi de Grande Bretagne, écartant les catholiques Stuarts. Les jacobites s’exilèrent surtout en France et en Europe. Les fissures de la société se reflèteront dans la maçonnerie elle-même, amenant les pro Hanovriens à la dominer pour briser le monopole jacobite en créant en 1717 la G.L.U.A. ; laquelle, n’eut rien de plus urgent que de supprimer tous les anciens écrits, et, de proclamer en 1723 une constitution qui fût celle d’Anderson et de Désagulier que nous connaissons tous .
Les jacobites venus en France et en Europe, ont-ils crée des L.L. avec leur rituel, et, notamment une continuité de grades au-delà du 3ème ? Les membres de ces supposées L.L. étant Ecossais, ont-ils apposé leur titre où ont-ils été qualifiés d’écossais dans leur rite maçonnique ??
Ces Ecossais nobles pour la plus part se sont-ils engagés dans la guerre de sécession Nord Américaine, transportant leurs loges, leurs rites, leur maçonnerie ? Laquelle serait revenue en France avec Grasse Tilly et Hacquet ; il n’y a pas d‘études sérieuses à ce sujet ; d’où, les remarques d’André Doré dans son ouvrage : « vérités et légendes de l’histoire maçonnique ».
En tout état de cause plusieurs remarques s’imposent au sujet de la maçonnerie en général et de l’écossisme en particulier.
 La maçonnerie n’a pas été crée par la G.L.U.A.
On doit en discuter ses origines.
Des origines de ce qu’est l’écossisme et de son installation en France rien n’est clair ; il y a des différences entre ce que l’on peut supposer être l’écossisme et les bases de la G.L.U.A.
Avons-nous conservé certaines de ces différences ?
Dans le contexte de ce qu’est la maçonnerie actuelle et l’écossisme en particulier, des évolutions sont-elles possibles, nécessaires, ou impératives ?
La maçonnerie n’a pas été crée par la G.L.U.A. Quelles sont ses origines :
Dans notre héritage maçonnique, dont le syncrétisme édulcore les origines, s’il ne les falsifie pas, nous n’avons pas comme habitude de nous attarder sur les mythes celtes avec tous leurs symboles relatifs au bois, à la forêt ; notre F. Jacques Brengues a fait une étude sur le sujet dans : « la franc-maçonnerie du bois » ; ce qui n’a en rien modifié nos certitudes : n’allons pas chercher au-delà de 1717 ! ! Il existe bien un « rite forestier des modernes » ; mais, il ne semble pas que nos rituels s’en inspirent. Et …sans chercher à être iconoclaste, pourquoi ne pas se servir des matériaux et outils modernes mêlés aux anciens traditionnels pour définir une autre symbolique en rapport avec notre temps, et compréhensible par tous ?
Nous trouvons dans nos symboles de nombreuses réminiscences nous reliant à la civilisation celtique ; faut-il les méconnaître, faut-il les exalter ?
La chrétienté a été, et, est toujours, étouffante, « castatrice » , dominante, dogmatique. Le maçon doit s’en émanciper sans pour autant la renier; son identification peut être comparée à celle du chêne celtique, chêne sacré aux racines aussi touffues que son feuillage avec toute la symbolique s’y rattachant. Les regards passéistes, traditionalistes conservateurs, sont aussi nécessaires et dangereux que l’évolutionnisme débridé !
La néguentropie est la règle de toute société, si nous n’évoluons pas nous mourrons ; entropie égale sclérose et nécrose.
Reprenons nos bases, nos traditions, jusqu’au plus loin qu’il soit possible, redécouvrons la shékinah, les Celtes, les Egyptiens, et toutes les autres civilisations ; orientales, africaines, ou autres, pour en syncrétiser cet ensemble sur les bases de « la déclaration des droits de l’homme et du citoyen », pour une religion laïque, fraternelle, mondiale. Il parait évident qu’à priori l’on doive définir ce que l’on entend par « Maçonnerie »
Peut-être qu’ici nous devrions parler de « prémisses maçonnique » . Si dans le vécu actuel des diverses obédiences nous rencontrons des constantes ; on peut aussi observer de grandes différences ; avons-nous un « principe originel » ? Oui ; une connaissance ésotérique transmise par initiation, destinée à un cercle fermé , cercle élitiste par excellence ! Connaissances au prime abord astronomiques, qui ont évolué vers l’astrologie, lesquelles ont servi de bases au calcul, aux mathématiques et à l’édification de monuments dévolus à diverses formes de religiosité. Cet ensemble de principes est bien antérieur à 1717 ! Trouve-t-on des documents le prouvant ? Oui ! rarissimes certes, et pourquoi ? Nous l’avons évoqué en cours de Pl.
Les thèses officielles sont que la F.M. ou, « les F.M. » découle(nt) des constitutions d’Anderson, de 1723 suite à la création de la G.L.U.A. en1717 eh bien non !! En Ecosse sous jacques 6 , son confident, et précepteur, William Schaw reçoit le titre de « surveillant général des maçons » et, crée en 1598 : « des statuts et ordonnances devant être acceptés par tous les maîtres maçons de ce royaume » ; statuts et ordonnances consultables dans les actes de la L. N° 1 de Mary’s Chapel à Edimbourg. Suivent ensuite une première « charte St Clair » en 1602, et, une seconde en 1630 qui cite les L.L. de Dundee, de Glasgow, de Ayr, et de Sirling .
Autre document : en 1658 John Mylne « maître maçon, de la L. de Scone » répond à sa majesté Jaques 6 « en tant qu’homme libre, maçon, et compagnon » Ref, « Des templiers aux F.M. » P. 149 Michael Baigent – Richard Leigh
Pourquoi un rejet de ces faits connus, surtout à l’époque ? Nous tombons toujours sur les mêmes raisons ; politiques, religieuses, certainement le sectarisme, l’intégrisme, le pouvoir absolu avec ses conséquences.
La lutte faisait rage entre les dynasties des Stuarts, des Nassau, des Hanovre, et les F.M. soutenant l’un ou l’autre clan ; elles n’étaient issues d’ailleurs que de l’un ou de l’autre clan , et, à peu près exclusivement de nobles. Donc peu après 1723 les « anciens » (Hanovriens) étant établis, détruisirent les documents faisant référence aux « modernes » (Jacobites) .
Des origines de ce qu’est l’écossisme, et de son installation en France, rien n’est clair, il y a des différences entre ce que l’on peut supposer être l’écossisme, et la G.L.U.A.
Des origines de ce qu’est l’écossisme, de son arrivée en France, rien n’est clair ; ce chapitre a été survolé au cours de la Pl. ; André Doré, et, plus tard Jean Petit s’y sont longuement penchés ; c’était la maçonnerie telle que nous la connaissons aujourd’hui qui s’implantait ; un vrai fouillis !!
Entre les origines jacobites et la G.L.U.A. nous trouvons le pouvoir catholique Nazôréen d’héritage templier d’une part ; et, Anglican Hanovrien d’autre part.
Deux conceptions du « pouvoir » ; car ce sont bien de part leur recrutement, des structures de « pouvoir » dont il s’agit. L’une basée sur une tradition qu’il convient de redécouvrir, que l’on a sans doute tenté d’éradiquer ; l’autre sur le dogme Romain classique accommodé à la sauce Anglicane. Les unit ; la croyance en une divinité créatrice et gestionnaire de l’humanité, divinité masculine dogmatique, puisque n’admettant pas que l’on puisse être sincère, honnête, moral, et digne d’intérêt, si l’on n’est pas de sexe masculin, et si le doute nous habite quant à cette forme de croyance.
Avons-nous conservé certaines de ces « différences »et, dans le contexte de ce qu’est la maçonnerie actuelle, et, l’écossisme en particulier, des évolutions sont-elles possibles, nécessaires, ou impératives ?
Quelques références historiques anciennes
Nos rituels sont issus du langage des mythes, lesquels sont magiques et rattachés aux cérémonies religieuses en hommage à la déesse Lune . Ce langage fût corrompu au temps du minoen ( civilisation crétoise ou minoenne du nom du roi Minos, laquelle va de 2700 à 1200 Avt J.C. ) quand le patriarcat substitua le matriarcat ; d’où remodelage et falsification des mythes. La mythologie celtique fût supplantée par celle des Grecs ; elle s’opposa à ces mythes originaux, imposa Apollon comme matière d’illumination spirituelle . Il y a imbrication des anciennes religions celtiques, grecques, et hébraïques ; donc connexion entre les mythes primitifs, hébreux, grecs, et celtes par la conquête du peuple égéen pour en arriver à la prêtrise réservée aux mâles des araméens ou des indo-européens, puis du monothéisme, où Jupiter est le père, Vesta la mère, déesse à identifier à Vénus et Diane à Némi. Jupiter est dieu du chêne ; dans les sociétés primitives le père et la mère dans une cérémonie autour du feu sont représentés par un grand pontife et une prêtresse avec un bâton pointu et un bâton percé.
Une certaine rituélique maçonnique remonte à ces sources par la couleur des décors ; le blanc couleur de la déesse blanche, sa principale couleur, associée à la nouvelle lune, déesse de la naissance et de la croissance ; la pleine lune, déesse rouge, est celle de l’amour et du combat ; la vieille lune, est déesse noire de la mort et de nuit ; les trois menhirs dits « les trois femmes » de Moeltre Hill au pays de Galles rapellent ces 3 couleurs.
Ce culte de la déesse blanche lunaire est à rapprocher de celui de Vénus déesse blanche elle aussi. Puis, le passage du matriarcat au patriarcat, peut, en maçonnerie, être symbolisé par les deux colonnes du temple de Salomon, Jachin et Boaz ; l’un étant la lune, mère ; l’autre, le soleil, père.
En tradition Celtique, jachin associé à la lettre I est synonyme de mort ; nous retrouvons là, la symbolique maçonnique de la mort de l’apprenti, en jachin, pour se transmuter sous le rouge du soleil, du feu, en boaz.
Toute cette mythologie, remonte en terre d’Ecosse, et d’Irlande, pays celtique, et, aussi celui « des poteries cannelées orcadiennes ». Pays des druides, des traditions transmises oralement, et du culte des arbres, de leur utilisation dans les monuments religieux ; et, que nous retrouvons dans la construction du temple de Salomon par les cèdres du Liban ! Nos traditions sont donc bien antérieures à 1723 ; d’où…à penser que l’écossisme serait le gardien de la tradition … ?
Les LL\ dites loges de St Jean font référence au calendrier celte dont la seconde moitié de l’année débutait en Juillet, après 7 jours où l’on avait sacrifié en le brûlant, le chêne roi du 24 Juin.
La maçonnerie du bois nous fait remonter aux celtes où le premier arbre est l’épicéa, arbre femelle, et consacré en Grèce à Artémis, la déesse lune, ( voir une concordance avec la colonne jachin ).
Est-ce que c’est par ce que Vénus séduisit Anchise, pour sa perte, comme la reine des abeilles séduit, et émascule le bourdon, que le monothéisme est devenu patriarcal ?
En certains lieux, selon GRAVES, les dolmens servaient de porte basse sacrée sous lesquels les postulants devaient ramper avant l’initiation, autre coïncidence ! ?
Comme dans le culte des arbres, les forestiers ménageaient une clairière pour leur cérémonie en coupant les « houppiers » ; terme retrouvé dans la houppe dentelée des temples maçonniques.
Les peuples dits « barbares », autres que Grecs ou Romains, dans les périodes 3.500 à 1050 Avt J.C. tels les Lyciens, les Cariens, ou les Egéen, pratiquaient la filiation matrilinéaire, avec prédominance de « la grande prêtresse », la déesse blanche.
D’après James Fraser : « la légende, le dogme, et le rituel chrétien, sont le résultat de l’affinage d’un grand corps de croyances primitives et même barbares ; le seul élément original du christianisme est le personnage de Jésus. »
Dans « le canon hébraïque des arbres » selon Fraser, la grenade fruit du grenadier, est le seul à pouvoir être introduit dans le saint des saints ». Comme ce que l’on trouve au sommet des colonnes du temple de Salomon .
Le patriarcat importé de l’est, apporte le mariage individuel ; il n’existait avant, que des mariages en groupes de tous les membres féminins avec tous les membres masculins d’une même société totémique. Le stade purement patriarcal est celui du judaïsme tardif, puis du judéo-christianisme.
La déesse blanche est cruelle, capricieuse, et inconstante ; la vierge chrétienne est douce, constante, et…chaste ! Donc rien à voir .
Voila des thèmes sur lesquels j’ai tenté d’apporter ma contribution, au cours de diverses Pl. , et qui, méritent de sérieuses réflexions. Est-ce suffisant d’avoir inclus « la liberté absolue de conscience » en 1877 pour faire de la maçonnerie un pôle de rassemblement, de formation, de réflexion, et d’action sur l’individu en particulier, et la société en général ?

Source : www.ledifice.net

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