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Hauts Grades

Exposé sur le Grade et sur la Planche Traçée du Grade de Maître Maçon de Marque

13 Juin 2012 , Rédigé par Rituel de MMM Publié dans #hauts grades

 

EXPOSE SUR LE GRADE DE MAITRE MACON DE MARQUE

 

Lors de la construction de Temple du Roi Salomon et avant l'institution du Grade de Maître Maçon et de Passé Maître, quatre-vingt mille Maçons opératifs s'y trouvaient employés. Les uns taillaient la pierre dans les carrières de Tsérédatha tandis que les autres érigeaient le Temple. Il y eut en outre une levée de trente mille hommes dans les forêts du Liban.

Afin que chacun de ces cent-dix mille ouvriers fût connu de ses officiers supérieurs, afin que chaque partie de l'ouvrage fût examinée avec le soin le plus minutieux et aussi, afin que chaque Compagnon reçût ponctuellement la récompense de son travail et de son talent, ce nombre immense de travailleurs fût divisé en onze-cents Loges de Compagnons et d'Apprentis, ces derniers étant dirigés par les Compagnons qui les instruisaient dans le métier. Enfin trois mille trois cents Ménatsims Surintendants ou Maîtres de Marque les présidaient, trois par Loge. Ils sont habituellement appelés le Vénérable Maître et les Premier et Second Surveillants.

Chaque Compagnon avait une marque particulière au moyen de laquelle son Surintendant immédiat reconnaissait son travail. D'autre part, les Surintendants avaient en commun une marque générale à graver comme signe d'approbation sur le travail d'un Compagnon. Ils avaient d'autres marques pour indiquer la juxtaposition des pierres et leurs places respectives. C'est ainsi que, sans difficulté, on identifiait le travail de chaque individu, que l'on reconnaissait comme parfait et qu'on désignait sa place dans l'édifice. La Marque du Maître était le Triangle et faisait allusion à Dieu, le Grand Géomètre de l'Univers et le Grand Surintendant de l'Univers que nous devons tous adorer avec une humilité profonde.

Ces trois mille trois cents Surintendants se divisaient eux-mêmes en cent Loges, chacune de trente-trois membres, que présidaient trois cents Surintendants appelés également Ménatsims ou Maîtres de Marque. Hiram Abi lui même les nommait et c'était à eux qu'incombaient la responsabilité de payer les gages aux autres.

Quand les Compagnons et leurs Surintendants ou Maîtres de Marque allaient recevoir leur salaire, ils présentaient la main d'une façon différente et à un guichet différent, de sorte que si un Compagnon osait passer la main au guichet des Maîtres de Marque, il était immédiatement reconnu comme imposteur et le Second Surveillant se tenait prêt pour le punir de la façon prescrite, la hache à la main, à côté du Premier Surveillant. Cette troisième partie du signe en trois temps du Maître Maçon de Marque était comme la deuxième partie qui est de trancher l'oreille droite, un châtiment infligé chez les anciens Sidoniens.

Le devoir des Surintendants était non seulement d'éprouver la solidité de chaque pierre en lui donnant trois coups de maillet et d'en examiner le fini en la retournant sur toutes ses faces, mais encore de vérifier si elle était exactement conforme au plan avant de la laisser passer jusqu'au Maître Surintendant dont la responsabilité était de vérifier qu'elle était conforme à tous les critères.

Si la pierre était considérée comme parfaite sous tous les rapports, on y gravait la Marque de Maître de Marque et on l'envoyait au chantier du Temple. Sinon, elle était rejetée et cette opération était effectuée par deux ou plusieurs Compagnons qui s'en emparaient ainsi (Le Vénérable maître se lève et fait le Signe de Rejet) et après l'avoir balancée trois fois en avant et en arrière, la jetaient parmi les gravois. C'est de là que vient un des signes appelés Signe de Rejet.

Les autres signes, c'est à dire le Signe de Triangle et le Signe d'Acte de Grâce ont une origine également ancienne puisque leur usage dans ce grade est attribué à un incident particulier qui eut lieu lors de la construction du Temple du Roi Salomon. Les Maîtres de Marque avaient coutume chaque sixième jour de travail, de se présenter devant Hiram Abi qui faisait fonction de Grand Maître, pour recevoir de lui les plans détaillés ainsi que les instructions nécessaires pour la poursuite des travaux. Il apparaîtrait qu'une partie d'un ces plans fût égarée, mais un Compagnon habile et ingénieux, ou bien ayant vu le plan complet, ou bien s'étant forgé une idée exacte de ce que ce plan devait être d'après les particularités de la construction, s'aperçu qu'une pierre de forme toute spéciale manquait pour achever l'ouvrage.       

Pensant probablement se couvrir d'honneur en montrant la supériorité de ses connaissances, il se mit en devoir d'ébaucher une pierre de la forme voulue et, après un long labeur, il termina sa tâche et y mit la dernière touche en y gravant sa marque. Quand on examina les plans on ne sut trouver aucun emplacement pour cette pierre curieuse et le Compagnon, loin de se couvrir de gloire, n'encouru que des courroux et des reproches pour avoir perdu son temps. On ordonna que la pierre fût rejetée parmi les gravois, ce qui fût en effet exécuté par deux Compagnons trop heureux d'être témoin de l'humiliation de leur ambitieux Compagnon.

Celui-ci rempli de tristesse de voir l'indigne traitement subi par son oeuvre, plaça sa main dans le creux de sa joue et inclinant la tête dans une attitude de désespoir, s'écria : " Hélas, Hélas, peine perdue " ceci est le troisième signe du Grade et se nomme le Signe de Tristesse.

La pierre resta longtemps perdue parmi les gravois. Enfin, le moment approcha où l'on eut besoin de la pierre Clé de Voûte pour l'arche sacrée du Temple du Roi Salomon; c'était justement la pierre dont le plan précédemment mentionné avait été perdu. On fit des recherches dans le Temple mais on ne la trouva nulle part et l'on conclu, après une enquête minutieuse, qu'aucune pierre de la forme et de la configuration voulue n'y avait jamais été apportée.

Le Surintendant de cette partie de la construction, envoya immédiatement demander dans les carrières à son collègue chargé des plans et des instructions pour cette section des travaux pourquoi cette pierre n'avait pas été envoyée avec les autres. Il lui fût répondu qu'il n'y avait pas de plan parmi ceux qui lui avait été confiés pour une pierre ainsi taillée. Les travaux étant arrêtés, Hiram Abi en demanda la raison et elle lui fût expliquée. Il se rappela, non seulement avoir établi le plan et donné les instructions pour la réalisation de cette pierre particulière, mais aussi les avoir communiquées lui-même au Maître de Marque.         Celui-ci fût réprimandé pour son manque d'attention qui avait permis qu'il en perdit une partie, mais quand la forme de la pierre lui fût expliquée, il lui revint en mémoire qu'un de ses ouvriers en avait taillé une semblable. Il en informa immédiatement Hiram Abi en ajoutant que, n'ayant pas trouvé de plan de cette pierre, il avait refusé d'y apposer sa marque et l'avait fait rejeter parmi les gravois. Hiram Abi envoya aussitôt chercher le Compagnon qui avait taillé cette pierre et jugea par les Réponses de ce  dernier que c'était bien, en effet, la pierre qu'il fallait. On fit sans plus tarder une recherche minutieuse dans les carrières et la pierre fût enfin retrouvée en parfait état.

Hiram Abi, pour marquer sa haute appréciation du talent et de l'habileté du Compagnon ingénieux ordonna qu'il soit immédiatement avancé au grade honorable de Maître Maçon de Marque et lui commanda de graver la marque d'approbation du Maître de Marque sur la pierre autour de la sienne. Il lui fit graver en outre, sur le pourtour, huit lettres au sujet desquelles il existe une vague incertitude, la tradition n'ayant pas été conservée dans la langue originelle. On suppose généralement qu'elles représentent les mots "Hiram Fils de la Veuve Envoyé au Roi Salomon".

On transporta la pierre au Temple en grande pompe et ne procession et pendant qu'on la fixait à sa place, le nouveau Maître de Marque, dans un transport de joie, joignit ses mains ainsi qu'il a été expliqué dans le quatrième signe de ce grade et, levant les yeux au ciel, s'écria : "Grâce à Dieu, J'ai Bien Marqué".

 

EXPOSE SUR LA PLANCHE TRACEE DU GRADE DE MAITRE MACON DE MARQUE

 

Les marques adoptées par les Maîtres Maçons de Marque, tout en étant extrêmement variées dans le nombre de points compris dans la figure adoptée, ainsi que dans leur forme et leur nature en générale, sont pour la plupart prises parmi les ornements, emblèmes, bijoux et outils en usage dans l'Ordre, lesquels représentent symboliquement diverses vérités et valeurs morales inculquées par la Franc-Maçonnerie. Chaque ancien Maçon opératif, employé à la construction du Temple du Roi Salomon, était en mesure de reconnaître son propre travail à l'aide d'une marque particulière, ou symbole, gravée sur son oeuvre. Ainsi, le travail de chaque Compagnon était identifié par son Surintendant.

Parmi les symboles en usages, les suivants ont été choisis comme illustrant par excellence l'enseignement qui découle de cette branche particulière de notre ancien Ordre et nous leur attachons des explications symboliques.

 

1 - LE VOLUME DE LA LOI SACREE, considéré comme le premier de tous nos symboles, est la fondation de tout l'édifice maçonnique. Les Saintes Ecritures doivent diriger notre foi; sur Elles nos Candidats prêtent leurs Serments ou prennent leurs Obligations. Elles nous furent données par Dieu comme guide infaillible de la vérité et de la justice et pour nous permettre de régler notre vie et nos actions d'après les préceptes divins qu'Elles renferment. Ces Paroles de Lumière Divine sont nos guides les plus sûrs et par Elles nous apprenons, tout en pratiquant nos devoirs d'hommes, à devenir des pierres vivantes d'un Temple de bonheur.

2 - L'OEIL QUI VOIT TOUT, nous rappelle la constante et incessante vigilance du Grand Surintendant de l'Univers à qui, qu'elle que soit notre race ou notre croyance, nous attribuons non seulement notre création mais aussi la préservation de toutes choses. Malgré nos fautes et même si nous négligeons les devoirs qui nous incombent selon nos situations dans la société et en dépit de notre indifférence ou de notre apathie qui peut nous amener à faillir à notre devoir, l'Oeil de l'omniprésence ne dort ni ne somnole mais exerce inlassablement son contrôle sur les actions et les affaires de toute la race humaine. Ces considérations doivent nous inciter à tout moment à surveiller nos pas, à avoir une conduite prudente, à éviter tout langage offensant et à diriger tous les actes de notre vie afin de prouver la sincérité de notre conviction que nous sommes sans cesse sous la surveillance de l'Oeil du Tout Puissant qui voit tout.

3 - LE CISEAU, est l'emblème de la discipline et de l'éducation. L'Esprit dans son état primitif est rude et non poli, telle la pierre brute, et comme le Ciseau a pour effet sur la surface de la pierre d'en faire jaillir les beautés cachées, l'éducation fait ressortir aussi les vertus latentes de l'esprit, démontrant ainsi la perfection de la connaissance humaine - notre devoir envers Dieu et envers les hommes.

4 - LA REGLE DU FIL A PLOMB, est utilisée par les Maçons opératifs pour vérifier et dresser les montants en les fixant sur leurs propres bases; mais comme Maçons spéculatifs, elle nous enseigne l'équité et la droiture dans notre vie et nos actions. Comme toute construction qui n'est pas dressée à la perpendiculaire est menacée de s'effondrer et que sa chute est probable, celui dont la vie n'est pas soutenue  par une conduite droite et dont les principes sont régis par des impulsions incertaines de ses intérêts et de ses passions, perdra rapidement l'estime des bons et des vertueux?

Par contre, l'homme droit et résolu qui n'acceptera pas de se plier face aux tentations de la fortune, qui ne se détournera pas du droit chemin du devoir, restera toujours debout au milieu des tempêtes les plus violentes de sa destinée et sera bien au-dessus de la jalousie des envieux et de la calomnie des méchants.

5 - LE MAILLET, est utilisé pour enlever les aspérités inutiles et moralement nous apprend à rectifier notre conduite, à garder une attitude digne dans la discipline et à être content de notre sort. Le Maillet est pour l'ouvrier ce qu'est la raison éclairée pour le Maçon spéculatif. Il nous enseigne à restreindre nos ambitions et nos désirs, à modérer nos colères et à encourager l'harmonie de l'amour fraternel.

6 - LA TRUELLE, est un instrument utilisé par la Maçonnerie opérative qui sert à gâcher et répandre le mortier en cimentant les pierres de l'édifice et en réalisant l'unité. Elle nous enseigne symboliquement à cimenter les liens d'affection et de bienveillance qui unissent tous les membres de la famille maçonnique, où qu'ils soient dispersés sur la surface du globe, en un grand compagnonnage d'amour fraternel de charité et de vérité.

7 - L' ECHELLE DE JACOB, symbolise l'espoir que nous, Maçons, portons en notre coeur de parvenir aux cieux après une vie bien remplie en cette demeure terrestre. Elle est composée de nombreux échelons ou barreaux dont les trois principaux représentent trois vertus morales - la Foi, l'Espérance et la Charité. Le premier représente notre foi dans le Volume de la Loi Sacrée. Par l'observance des en enseignements contenus dans ce Livre Sacré, nous espérons pouvoir gravir le deuxième échelon qui représente l'Espérance. Ceci crée naturellement en nous le désir de partager les divines promesses de la rédemption. Le troisième et dernier échelon qui représente la Charité, renferme le tout car le Maçon qui possède cette vertu dans le sens le plus étendu, peut être considéré comme ayant vraiment atteint le sommet absolu de sa Foi.

8 - LA REGLE DE VINGT-QUATRE POUCES, sert aux Maçons opératifs à mesurer leurs ouvrages. Pour nous, Maçons spéculatifs, elle représente les vingt quatre heures de la journée, dont nous devons passer une partie à prier Dieu Tout-Puissant, une autre à travailler et prendre du repos et la dernière enfin à rendre service à un ami ou à un Frère dans le besoin sans toutefois que cela implique un préjudice pour nous-même ou pour notre famille.

9 - L'EQUERRE ET LE COMPAS, peuvent être ainsi symbolisés. L'Equerre nous enseigne à régler notre vie et nos actions suivant la voie et la règle maçonnique et à harmoniser notre conduite avec les préceptes de la vertu. Le Compas nous enseigne à limiter nos désirs en fonction de notre statut dans la société, de façon qu'en nous élevant par notre propre mérite à une situation éminente, nous soyons respectés de notre vivant et regretté à notre mort.

10 - LE SABLIER, est un emblème nous rappelant par l'écoulement rapide de son contenu, la nature transitoire de la vie humaine, si par chance nous surmontons les nombreux périls inhérents à l'enfance et à la jeunesse pour arriver à l'age adulte, plein de santé et de vigueur, nous devons aussi fatalement, plus tard quitter ce lieu d'épreuves. Efforçons-nous par conséquent de nous perfectionner pendant ce qui nous reste à vivre afin que, lorsque nous serons appelés à rendre compte, nous méritons une place dans ces régions sacrées ou règnent la vie et la lumière éternelle.

11 - LA CORDE ET L'ANCRE, tels qu'ils apparaissent là sont les emblèmes de l'espoir bien fondé venant d'une vie bien remplie. A l'aide de cette corde et de cette ancre spirituelle, nous serons enfin amarrés en sécurité dans un havre de paix où "les méchants cessent de causer des tourments et où ceux qui sont fatigués trouvent le repos", et où nous pouvons espérer être accueillis avec cette joyeuse acclamation : "C'est bien, bon et fidèle serviteur, entre donc dans la joie du Seigneur".

12 - LE NIVEAU, est un instrument utilisé par les Maçons opératifs pour définir les surfaces planes et pour vérifier les lignes horizontales. Pour nous, il est l'emblème de l'égalité. Au regard de Dieu, qui seul est grand, tous les hommes sont égaux, sujets aux mêmes infirmités, courant vers le même but et en se préparant à être jugés selon la même loi immuable. Souvenons-nous donc toujours que, malgré les différences actuelles de rang et de fortune qui existent entre nous, nous sommes tous frères et qu'un jour viendra où toutes les distinctions cesseront, sauf celles de la piété et de la bonté.

13 - LA HACHE, est un instrument de punition en usage autrefois par certaines nations. Elle se distingue dans ce grade comme emblème de l'office du Second Surveillant. Nanti de cette arme, c'était le devoir du Second Surveillant d'autrefois de se poster à la gauche du Premier Surveillant pendant le paiement des salaires aux différentes classes d'ouvriers employés à la construction de Temple du Roi Salomon.

Dans le cas où se présentait un imposteur, ou si quelqu'un était surpris à essayer d'obtenir sans en avoir le droit le salaire dû à un ouvrier de catégorie supérieure, le Second Surveillant devait lui infliger la peine ainsi encourue. Ceci doit nous apprendre à éviter le danger qu'il y a à nous livrer à des actes frauduleux ou d'abus de confiance mais à agir loyalement et au grand jour envers nos semblables de sorte que, avec la conscience d'être dans notre bon droit, nous n'ayons pas à craindre d'être découverts ou exposés au scandale mais que nous puissions marcher la tête haute et avancer avec notre conscience libre de toute faute envers Dieu ou envers les hommes.

14 - LE TRIANGLE EQUILATERAL, la plus parfaite de toutes figures géométriques, fût adopté par tous les anciens peuples comme le symbole de la Divinité et garde à ce jour cette signification comme emblème maçonnique. Dans la Maçonnerie de Marque il a une signification particulière indiquant l'approbation du Maître sur le travail qui lui est soumis. Cet emblème doit donc nous apprendre à faire des efforts sincères dans l'accomplissement de nos devoirs envers Dieu et envers les Hommes de sorte que, lorsque nous serons appelés après notre labeur ici-bas, nous puissions être jugés dignes de l'approbation du Grand Surintendant de l'Univers.

Le code ou chiffre qui est représenté ici devant vous est généralement considéré comme ayant un caractère et une origine maçonnique et nombreux sont ceux qui ont cru qu'il appartenait plus particulièrement à la Maçonnerie de Marque. Il peut être utilisé en diverses combinaisons et employé avantageusement comme moyen de communication après qu'on ait été dûment instruit de son usage, ce qui ne peut être fait oralement.

La pierre Cubique, la pierre Oblongue et la pierre Clé de Voûte occupent des positions importantes sur la Planche Tracée à seule fin de rappeler à notre mémoire les leçons inculquées par leur emploi durant la cérémonie d'Avancement et qui nous l'espérons, ne pourront s'effacer de notre esprit.

Le rayon de soleil frappant le toit du Temple possède dans ce grade une signification importante mais l'explication ne peut être donnée qu'à ceux qui sont admis au rang distingué de Maître d'une Loge de Maîtres Maçons de Marque.

Les illustrations représentées sur la Planche  Tracée décrivent les scènes et les événements associés au travail poursuivi pendant la construction du temple sur les terrains argileux entre Succoth et Zaradatha, dans les forêts du Liban et prés des côtes abruptes de Joppa. Ces illustrations ont été déjà minutieusement expliquées durant la cérémonie d'Avancement.

L'inscription en tête de la Planche tracée "Lapis reprobatus caput anguli"

Qui signifie "La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient, est devenue la principale de l'angle" nous rappelle avec force la première vérité enseignée par ce grade - la faillibilité du jugement humain, l'assurance réconfortante provenant de notre croyance dans l'existence d'un juge céleste par qui, tôt ou tard, notre oeuvre ici-bas sera jugée devant son tribunal impartial et, nous l'espérons, miséricordieux. Dieu ne voit pas les choses comme les voit l'homme. Si, malgré nos sincères efforts pour définir notre conduite conformément aux règles fixées pour nous, interprétant celles-ci du mieux de nos possibilités à la lumière imparfaite qui nous est donnée, nous sommes parfois mal jugés ou incompris par nos Frères humains égarés, nous pouvons toujours avec confiance compter recevoir notre récompense de Celui qui est aussi miséricordieux qu'infaillible.

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