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Hauts Grades

Grade d'Elu Suprême (1)

4 Juin 2012 , Rédigé par Fonds Latomia Publié dans #hauts grades

Titres

 

Le Maître qui préside au Tabernacle se nomme Très Puissant et siège sur un Tabouret, à l'angle de l'orient et du midi, avec une petite table auprès de lui, à sa gauche, sur laquelle est un bougeoir allumé avec son sceptre. Mais tout cela n'est point réputé trône, ne devant pas y en avoir dans le Tabernacle. Les trois Surveillants sont nommés Tout-Puissants Frères et les autres mem­bres Puissants Frères, à l'exception que l'on ajoute la qualité de chaque Officier. Le Premier Surveillant est placé à la porte du midi, le Second Surveillant à l'occident et le Troisième Surveillant, ou Introduc­teur, au septentrion.

Lorsque l'on va procéder à l'ouverture du Taber­nacle, tous les Frères forment un cercle, soit debout soit assis.

Lorsqu'il y a des réceptions, l'ouverture du Ta­bernacle doit se faire avec la deuxième perspective représentée dans la planche ci-après. Si c'est une loge sans réception, ce doit être la quatrième pers­pective qui doit être tendue.

Ouverture du Tabernacle

Lorsque tous les Frères sont assemblés à l'endroit désigné, l'on entre au vestibule, qui doit être décoré de tous les Grades de la Maçonnerie. Le Très Puis­sant peut être placé à un trône dans cet appartement seulement.

S'il y a quelque visiteur, il doit être examiné dans ce lieu et questionné sur tous les emblèmes qui lui sont représentés. S'il est en état d'être admis, le Très Puissant dit : « Mes Frères, habillons-nous, il est temps d'entrer dans le Tabernacle ».

Ils s'habillent comme il a déjà été dit, ensuite le Maître, le sceptre en main, passe le premier et est suivi par tous les Frères. Chacun selon son rang, ils entrent en loge du Tabernacle. Etant tous placés, le Très Puissant dit :

« Puissants Frères Premier, Second et Troisième Surveil­lants et Puissants Frères de cette Hiérarchie,  l'amour du Souverain Grand Maître, pour qui les rois, les potentats de la terre descendent de leurs trônes, nous unit en ce jour pour augmenter le nombre des sept parfaits adorateurs ». Le Très Puissant commence ensuite et dit

D. Puissant Frère Premier Surveillant, quelle heure est-il ?

R. Très Puissant, la première heure du jour des sept que Jehova employa à la construction de notre Hiérarchie, la première heure de la vie et de [la] justice.

D. Puissant Frère Premier Surveillant, annoncez que

le Tabernacle des Parfaits Elus est ouvert...

Le Très Puissant frappe sept coups distants du sixième au septième.

Le Premier Surveillant annonce que la Loge du Tabernacle est ouverte, ensuite sept membres répè­tent ce qu'a dit le Premier Surveillant.

Lorsqu'il n'y a point de réception, le Tabernacle s'ouvre à la quatrième perspective, mais, lorsqu'il y en a et que le candidat est proposé et accepté, après les scrutins et formalités requises et que les sept en­semble ont répété l'ouverture du Tabernacle, tous les Frères font le signe d'admiration. Ensuite, le Puis­sant Frère Introducteur, ou Troisième Surveillant, revêtu de son habit, sort et va chercher le candidat, qui doit être dans le vestibule, revêtu de son tablier et de son cordon. Il le mène à la porte du Taber­nacle dans autre formalité que de lui avoir inspiré beaucoup de respect pour tout ce qu'il 2va voir et apprendre. Etant arrivé à la porte, il  frappe sept coups comme il a été dit ci-dessus.

Le Second Surveillant dit : «Puissant Maître, on  frappe à la porte ».

D. Le Très Puissant : Tout-Puissant Frère Second Surveillant, voyez qui frappe ainsi

R. Très Puissant Maître, c'est un respectable Maçon
qui demande à être présenté au Temple achevé.

D. Combien de temps a-t-il travaillé ?

R. 2185 à obéir, autant à imiter et autant à perfec­tionner.

D. Quelle preuve en donne-t-il ?

R. La mort, dans l'énorme attentat de celle d'Hiram Abif et de la résurrection dans le sens de la ver­tu.

D. Qui lui a inspiré ce désir ?

R. L'amour des solennités et le Nom Ineffable de Celui qui a promis d'y fixer Sa demeure.

D. Que demande-t-il de plus ?

R. La sapience qui fut accordée à Salomon.

D. Est-il en état de paraître dans le Saint des Saints ?

R. Oui, Très Puissant. Le Très Puissant doit être assis, ainsi qu'il a été dit, et doit avoir, à son côté gauche, une petite table avec un bougeoir et son sceptre d'Élu. Tous les Frè­res sont assis devant un cercle autour du Chandelier à sept branches, qui est au milieu du Pavé Mosaïque, lequel doit être éclairé de sept lampes ou sept bou­gies.

Alors le Très Puissant dit : « Puissant Frère Intro­ducteur, faites avancer le récipiendaire par six pas ordinaires et un septième plus grand, faites-le ensuite reculer de même, puis avancer de nouveau encore par sept ».

Lorsqu'il est arrivé et placé près de la petite table qui est auprès du Tout-Puissant, le Très Puissant Maître dit : « Voi­ci la dernière heure du jour que dura la construction du Tem­ple, unissons-nous pour la sanctifier ».

Le Puissant Frère Surveillant 2s'avance vers le récipiendaire et dit : « Le Temple est ébranle', les autels sont renversés, un culte impie oppose les ténèbres de l'erreur il la lumière de la vérité ».

Le Puissant Frère Second Sur­veillant s'avance de même, se place de l'autre côté de l'autel et dit : « L'Urim 3et k Thumin sont inaccessi­bles et muets, le Saint des Saints n'exhale plus le pur encens offert par Salomon et son parvis sacré ne reçoit les signes mé­morables d'un véritable adorateur ». Le Très Puissant dit après : « Salomon édifia un Temple par l'ordre du Maître de ce Temple qui promit de venir l'habiter, Il reçut en Ga­baon ce qu'Il avait déjà reçu en Sion. Mais Salomon, par ses erreurs, donna atteinte à la gloire de jehova, Son esprit se retira de lui s,voila, pour toujours, Ses tabernacles sacrés. Cet exemple, aussi frappant que celui des Enfants d'Israël pendant les quarante jours que le prophète resta en Sinaï 6, nous a fait assez connexe l'instabilité et l'aveuglement de l'homme, mime réputé le plus sage. Si, néanmoins, par vos ouvrages jusqu'ici merveilleux, vous évitez mon Très Cher Frère, les écueils où ce mi, votre Frère, se perdit, vous réuni­rez nos suffrages et recouvrirez tous les droits que vous avec pour mériter l'entrée de nos Tabernacles sacrés ».

D. Persistez-vous, mon Frère, et voulez-vous continuer votre route jusqu'à la prééminence des

hauts lieux, séjour parfait de nos demeures ?

R. Oui, Très Puissant Maître.

 

Le Très Puissant poursuit

« Puissant Frère qui sur­veillez à l'occident, annoncez aux Respectables Frères de la sagesse du Conseil, plus éminente que la gloire d'Israël ne fut autrefois, l'heureuse résolution du Frère.

Frère Introducteur, conduisez le Respectable Frère aux points cardinaux de ce Temple ! »

Le Frère Puissant Introducteur fait faire au réci­piendaire le tour de la loge en commençant par le côté du midi. Etant arrivé au bout du nord, du côté de l'orient, il le fait entrer dans le couloir qui sé­pare également la Gloire 2et la Loge, il le fait rester assez longtemps pour que l'on change la loge en la troisième perspective, représentée dans le troisième dessin. L'on enlève les colonnes, le Pavé Mosaïque, pour laisser voir le sol du Temple, qui représente la mer, des paysages, des animaux, de façon qu'il ne reste de la deuxième perspective que le Chandelier à sept branches et les bougies du tour, non allumées. Tout étant disposé, le Frère Introducteur conduit le Respectable Frère au Second Surveillant, à l'occident, par la voie du midi, lequel 3demande au récipien­daire le signe de Maître et dit : Mon Frère, les voies que vous cherchez sont perpétuellement ouvertes aux yeux de l'univers, allez en Silve , en Gabaon, au Liban, à Oleb ' et en Sinaï 6,vous trouverez partout des traits qui déterminent une volonté sainte et vertueuse. Mais ne vous arrêtez pas au lieu de scandale et d'opprobre où Salomon, délaissant les voies du Seigneur, arbora l'étendard séducteur qui le précipita dans les mutes égarées du Paganisme. Le Temple, dédié à l'exécrable idole de Moloch, n'est pas la seule prévarication : chargé de l'administration des richesses d'Israël, qu'il avait consacrées au culte de Dieu, il prodi­guait ce qu'il y avait de plus précieux. Vous trouverez, dans la carrière qu'il vous reste à courir les marques lascives de ses orgies scandaleuses, qui justifieront l'horreur que je désire vous avoir inspirée de son péché. Puisvous imiterez les vertus du Puissant Frère qui vous précède. Revenez sans tache, ayant mérité les suffrages qui vous sont préparés ».

Ce discours fini, on donne l'attouchement et la Parole de Maître. Ensuite, le Puissant Frère Intro­ducteur conduit le récipiendaire au Premier Surveil­lant, du midi, lequel, après avoir reçu le signe de Maître, lui dit, en lui faisant remarquer les idoles qui sont à la troisième perspective :

 

« Puissant Frère, le Temple de Jehova souillé, délaissé et profané en Sion, le temple de Moloch abreuvé du sang des victimes humaines et son autel fumant de l'encens qui n'est dd qu'ai la Divinité, ne sont pas les seules taches que Salomon fit à sa gloire, ni les moindres dangers que vous avez à éviter. Astarot idole des Sidoniens, Chamos 3, Oscussion de Moab, Melehon s, les abominations des enfants d'Ammon, que vous voyez assis sur les autels, Bétheldam 6souillé des abominables productions de Phrahim, Samarre  Asot, Damas, et toute la suite des faux cultes qui furent rendus et dont les idoles furent enlevées 9dans la Palestine et l'Égypte où ils recevaient le culte que leur rendaient les humains, pour­rait s'opposer par les appas séducteurs de leurs faux plaisirs au point de vue des vertus qui vous guident, et vous faire briser contre cette égide redoutable qui renversa l'impie Salo­mon. Nous nous flattons cependant qu'en continuant les vic­toires que vous multipliez sur vos pas, vous arriverez au champ de glaire où vous devez être couronné ». Ici, tous les Frères se donnent réciproquement le signe, l'attou­chement et le mot de Maître.

Ensuite, le Puissant Frère Introducteur fait approcher le candidat devant le Très Puissant Maître qui lui dit :

« Les vapeurs qui s'élèvent du limon de la terre peuvent avoir un éclat à la splendeur du Soleil mais, sitôt que cet astre se retire, l'éclat du nuage s'éclOse et disparaît. Tel apparut, aux yeux du Respectable Frire, la variété des faux dieux que l'orgueil a forcé l'imbécillité de croire, ses oreilles ne se sont point prêtées aux chants mystiques qui les exaltent, sa bouche ni son azur ne les ont point adorés, son esprit, accoutumé à s'élever aux grandeurs suprêmes pour y chercher le puissant Dieu qui les remplit de Son immensite; comme l'aimant qu'une venue sublime attire, cherche avec em­pressement l'Urim et le Thurim de ses tabernacles sacrés. Déjà, en vous voyant au sanctuaire où il apprit de trouver son bonheur, il précipite, d'un pas rapide, sa brillante carrière pour vous inviter à l'unir à nous ».

Le Très Puissant pose la main sur les yeux du candidat et dit : Retirez-vous, sombres fantômes, noires exhalaisons, enfants incestueux de la chimère et du délire, qui égarent le voyageur incertain,. retirez-vous, oracles, prestiges, augures, devins sublimes et faux prophètes, monstres auda­cieux et chimériques usurpateurs des dons précieux que la Nature reçoit des Cieux, le Respectable, sur l'Olympe, triom­phe de la folie de vos sacrilèges attentats ! ».

Pendant que le Puissant Maître impose la main sur les yeux du récipiendaire et qu'il prononce les paroles ci-dessus, on retire la troisième perspective pour ne laisser voir que les paysages qui, avec le sol, doivent représenter le Paradis terrestre sans figure 1, Le Très Puissant, retirant la main de dessus les yeux du récipiendaire, il lui dit :

« Ne pleurez pas sur les malheurs d'Eden, sur les malheurs de Sion, ils ne sont point l'effet d'une volonté absolue, le frivole génie gui les traîna dans le néant de son empire avorté. Eden, cette patrie 2 an­tique de nos pères, ce Paradis visible, l'écoulement de la splen­deur des cieux qui l'embellirent, l'environnent et l'éternisent, ce séjour de triomphe et de béatitude que l'Eternel créa pour la postérité de notre Hiérarchie sera, désormais, votre demeu­re! 

Je n'entreprendrai pas de vous développer la grandeur du grade qui va vous être conféré. D'autres puissances vont s'unir à moi pour vous en donner, dans une exacte intelligence, la juste idée.

Prêtez toute l'attention dont vous êtes capable peur com­prendre, discerner [et] profiter de ce que vous allez voir et entendre, Puissant Frère Introducteur, rimez le Respectable Frère à la perspective du Temple où tout ouvrage est pal-ait et su' il   s’y repose un ins­tant r »

 

Pendant qu'il  va à l'occident, on enlève le Chandelier à sept branches et on ne laisse que le piédestal pour servir d'autel. S'il est assez grand, l'on y met sept bougies allumées disposées en cercle et, au milieu, un groupe coeurs dont l'un, plus grand que les autres, puisse contenir du feu. L'on met en­suite une coupe remplie de parfums et une petite cuillère. Si l'autel n'est pas assez grand, l'on pose les lumières dans des chandeliers rangés en cercle au­tour de l'autel.

 

Lorsque tout est préparé, le Premier Frère Intro­ducteur fait asseoir le candidat à l'occident, lui cou­vre la tête de son tablier et lui fait poser la tête in­clinée sur ses mains. Pendant qu'il est ainsi situé, l'on retire les nuages qui couvrent le firmament, l'on fait paraître la Lune en son croissant, puis en son plein, ainsi que les étoiles qui ornent le firmament. A mesure qu'elles disparaissent, le Soleil doit paraître comme à l'aurore, ensuite dans toute sa splendeur. On doit faire attention que, comme toutes ces cho­ses doivent être mouvantes, il faut que chacune pa­raisse assez longtemps afin que le candidat puisse tout examiner attentivement. Lorsque tout est prépa­ré et que les quarante-neuf lumières du tour de la loge sont allumées, le sol du temple change pour laisser voir la terre et la mer. Le Puissant Frère In­troducteur relève le récipiendaire et lui fait ôter les mains de dessus le visage et lui laisse toujours le tablier sur les yeux. Tous les Frères forment un cer­cle autour de l'autel et sont assis sur des tabourets. Le Puissant Introducteur vient y prendre place et laisse le candidat seul et debout. Ensuite, le Très Puissant Maître dit au récipiendaire : « Si vous vous sentez assez de courage pour soutenir l'éclat des merveilles gui vont apparaître à vos yeux, découvrez vous vous-même le visage ! ». Le récipiendaire ôte le tablier qui lui servait de voile, le met autour de lui et le Très Puissant commence l'Instruction, ainsi qu'il va être dit ci-après, ce qui fait partie de la réception.

 

Instruction

 

D. Puissant Premier Surveillant, êtes-vous membre du Tabernacle ?

R. Très Puissant, regardez-moi (il fait le signe du cordon, c'est-à-dire qu'il fait le signe du Grand Ecossais, le poing sur le côté ).

D. Qui êtes-vous ?

R. Un de vos Frères, le dernier des hommes éclai­rés.

D. Comment me le prouverez-vous ?

R. Le mot de passe, le Globe et le Triangle que je porte sont des preuves des connaissances que j'ai acquises.

D. Donnez-moi le mot de passe !

R. (Voyez à la page     et marque).

D. Où avez-vous puisé ces connaissances ?

R. Dans le Grand Livre de la Loi souveraine et im­muable qui m'en a donné la science.

D. Où est ce Livre ?

R. Il est perpétuellement ouvert aux yeux de l'uni­vers.

D. Comment est-il écrit ?

R. En caractères lumineux et ineffaçables.

D. Qui vous en a donné l'intelligence?

R. Celui qui invite l'esprit à s'élever aux choses su­blimes.

D. Que vous ont fait apparaître ces connaissances ?

R. La beauté, la stabilité et la puissance réunies au souverain degré de perfection.

D. Quels furent ensuite les objets de votre admira­tion ?

R. La Lune, cet astre céleste (la Lune en croissant doit paraître) faisant sa ronde dans les cieux; sa figure, sa forme, qui se remplit d'une lumière au-dessus d'elle, qu'elle dispensait sur le sommet d'un pratte  où je reposais. (Elle paraît ici en son plein).

D. Que vîtes-vous de plus ?

R. Des étoiles dans leurs orbes mobiles, continuant à décrire leurs cercles et qui faisaient encore apercevoir, à l'occident, les décorations du firma­ment, lorsque j'aperçus, à l'orient, l'aurore qui annonçait le retour du Soleil.

D. Qu'arriva-t-il ? (Le Soleil paraît)

R. Les barrières du jour, précédées de l'étoile du matin, s'ouvrirent, le Soleil, plein de majesté, pa­rut, dirigeant sa course immortelle de l'orient à l'occident et parcourant la sphère, dispersant à l'univers les rayons éthérés d'une lumière si par­faite qu'il est impossible aux yeux d'en supporter l'éclat.

D. Que produisit le Soleil ?

R. La beauté des deux dans toute sa splendeur; il réfléchissait le jour, produit de ses rayons, à cette immense sphère et éclairait, avec activité, les montagnes, les vallons, les plaines et les vastes réservoirs des eaux; toute la nature, prête à s'éteindre, reprend sa première beauté à l'influen­ce de sa chaleur vivifiante.

D. Qu'entendez-vous par chaleur vivifiante ?

R. Qu'à son aspect la terre obéit et reprend l'essor de son abondante fécondité. J'ai vu le sperme des créatures vivantes, les semences des fleurs et des fruits dont sa présence perfectionne la maturité, les fait éclore, germer et se produire. Et c'est ce qui renouvelle à chaque instant et perpétue les effets des ouvrages des six jours.

D. Quelle autre évidence en avez-vous ?

R. Mon existence matérielle, mortelle et visible, mon existence invisible et immortelle, caractérisée par la puissance que j'ai de voir, d'entendre et de comprendre.

D. Quelle puissance avez-vous par votre existence matérielle, visible et mortelle ?

R. Elle se borne à me démontrer substantiellement et visiblement le rapport qui lie la multiplicité et la variété des objets que j'admire dans la nature; elle me démontre encore que les créatures, for­mées et organisées d'un assemblage des quatre Elements, dans chaque règne, vivent, meurent, se dissolvent et sont la preuve de l'anéantissement du corps dans la matière.

D. Que vous apprend votre existence spirituelle, possible et immortelle ?

R. Comme elle émane du Principe Divin qui donne le mouvement à tout ce qu'il y a de mortel en mon corps, elle m'élève à la connaissance de l'immortalité où réside la puissance première et originale de toute existence.

D. Qu'entendez-vous par puissance première et ori­ginelle de toute existence ? R. Tes ouvrages sont grands, Divin Architecte de l'univers, vixvpliA vAvAlLA '. Tu ne te communique point à l'avidité de mes yeux, qui te cherchent, invisible au milieu de Ta splendeur, Tu résides sur un trône inaccessible sans que je puisse Te voir ni Te connaître; également attentif à T'élever au-dessus de mes regards et à Te ma­nifester aux sens de mon intelligence, Tu main­tiens les premiers dans l'immuabilité de Tes or­dres sacrés et Tu protèges les seconds dans Tes voies éternelles qui Te caractérisent et Te démontrent. La vaste circonférence du ciel, les espaces immenses qui séparent les constellations innombrables qu'il contient, l'étendue que mesure chaque constellation mille et mille fois plus gran­de que la terre, sont les témoignages que Tu me donnes de Ton immensité, de Ta grandeur et de Ta puissance. Les astres qui ornent le firmament, les Elements qui, depuis le premier jour que Tu les créas, conservent, sans dissipation ni augmen­tation de substance, la beauté et la stabilité de Ta puissance souveraine, sont les signes par lesquels Tu manifestes que Tu es l'Essence Unique et prééminente 2de toutes les beautés. La plénitude de Ta puissance et Ta stabilité réunissent le sou­verain degré de toutes les perfections.

D. Définissez plus amplement tous les signes de cette puissance première et originelle

R. V.ALVAICA. L'univers, que Tu expo­ses à mes yeux pour être le perpétuel témoignage de Ton existence suprême, ne s'exprime pas d'un langage que je puisse rendre sensible à la voix. Je ne suis, moi-même, qu'un atome des nations, mais, dans le grand signe des Maîtres du Taber­nacle

(Ici, la Gloire doit paraître.)

à l'aspect de la brillante lumière qui vient éclairer et présider à notre Loge, vous êtes forcé de le faire avec moi.

Ici le Très Puissant lève les yeux vers la Gloire, fait le signe et tous les Frères l'imitent, c'est-à-dire qu'après avoir levé les yeux à la Gloire, on les couvre avec la main gauche, et la main droite sur la poitrine, la tête bien inclinée.

D. Puissant Second Surveillant, quelle heure est-il ?

R. La dernière heure des six jours, où tout l'ouvrage fut accompli.

Le Puissant Maître adresse ainsi la parole à tous les Frères : « Puissants Frères de cette Hiérarchie, voici k première heure du premier jour de repos, heure de vie et de suavité. Remplissons nos devoirs ! »

Alors, tous les Frères, qui étaient assis en rond autour de l'autel, à l'exception du récipiendaire, qui est debout à l'occident, se lèvent et posent leurs couronnes au pied de l'autel. Le Maître pose son sceptre dessus. Ensuite, tous font le grand signe, qui est de former un Triangle avec les deux pouces et les deux doigts index, les mains tendues et retournées.Ensuite, ils se prosternent du côté de la Gloire et se lèvent aux sept coups que donne le Très Puissant Maître, ils tournent, en une procession, six fois au­tour de l'autel, très posément; au septième chacun, en passant à l'endroit où est la coupe d'encens, en prend et la jette dans le feu allumé; ils reprennent leurs places et se prosternent avant de s'asseoir comme auparavant.

Ensuite, le Frère Introducteur va reprendre le récipiendaire et le conduit devant le Très Puissant Maître, qui lui adresse ainsi la parole

« Très Respectable Frère, instruit, comme vous l'êtes, des lois de la Maçonnerie, que vous avez si dignement professée, vous connaissez ce que vous devez à l'Erre Suprême [et] aux hommes, et ce que vous vous devez à vous-même, pour l'entre­tien et le bonheur qui imprime la raison, qui forme les désirs qui rendent Pâme inquiète, a pu troubler' jusqu'à cette heure la paix intérieure que vous comptiez gainer dans les fastueuses maximes du monde d'où vous sortiez. Qu'avez-vous de désir maintenant, Très Respectable Frère ? Vous avez joui, dans les mystères qui nous constituent, dans notre sapiencifique Hiérarchie, vous connaissez nos solennités, nos autels, notre latrise nos extatiques contemplations fixées à la béatitude suprême de VAVAVA, qui reçoit en Sa Gloire le pur encens de Son amour 4,pour Lui-même, enflammé 5dans nos azurs. Voulez-vous are uni au cercle qui enferme ces fidèles adorateurs ? »

D. C'est en ce Nom Ineffable que je vous demande si vous consentez, sans aucune répugnance, d'y être parfaitement uni ?

R. Oui, Très Puissant Maître.

Le Maître dit : « Puissant Frère Introducteur, mettez le récipiendaire à l'aspect de l'autel ! »

Il  est conduit par six pas égaux en avant et un plus grand, on le fait reculer de même et avance ensuite à nouveau, après quoi on le fait se proster­ner, la face en terre, la tête sur les mains. Pendant qu'il est ainsi prosterné, tous les Frères font ensemble les acclamations par trois fois, en di­sant « Moabon, Moabon, Moabon ! ». Après, le Frère Introducteur fait relever le récipiendaire et le fait avancer vers le Très Puissant Maître par sept pas avancés et reculés. Lorsqu'il Iest à la gauche du Maître, le Très Puissant lui donne l'habit, en lui disant : « Que cet habit lumineux te voile à jamais aux ténè­bres de l'erreur et des vains préjugés». Lorsqu’il est habillé, le Très Puissant prend le cordon, le pose un instant, en triangle, sur la tête du récipiendaire [et] ensuite lui passe le cordon et lui dit : « Ce cordon dont je t'environne est le embole de l'éternité du Souverain Grand Mar>, qui na ni commencement et n'aura point de fin. Le Triangle qui te couronne est la preuve que tu as mérité d'être couronné du céleste Urim et Thurim, signes parfaits de ta vertu et de ta puissance ! ».

Ensuite, le Très Puissant lui donne le Tablier et les gants. Il lui fait un discours dans lequel il lui fait connaître les obligations qu'il contracte, de veiller et de travailler avec les Maçons, qu'il doit être leur prince et leur soutien, leur pro­tecteur et leur modèle. Ensuite, il ' lui donne le bai­ser, qui est au front, puis il dit au Frère Introducteur de le conduire à l'autel :

 

 

« Puissant Frère Introducteur, conduisez notre Très Res­pectable Frère à l'autel offrir à notre Souverain Grand Maître l'encens qui va l'engager à s'unir à jamais avec nous, s promet d'être fidèle observateur de tout ce qu'il vient de voir et d'entendre, ainsi que du secret inviolable, avec tout ce qui est indigne de participer à nos solennités et d'être instruit de ce qui concerne le sublime grade ».

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